Congo-Présidence : Denis Sassou N’Guesso reconduit ses proches collaborateurs clés

Par des décrets signés le 22 avril à Brazzaville, le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, a procédé à la reconduction de deux figures majeures de son entourage institutionnel immédiat.

 

En effet, Florent Ntsiba a été maintenu dans ses fonctions de ministre d’État, directeur de cabinet du président de la République. Occupant ce poste stratégique depuis le 22 août 2017, il demeure un pilier central de l’appareil présidentiel, chargé notamment de la coordination de l’action gouvernementale et du suivi des dossiers prioritaires de la présidence.

Dans la même dynamique, le chef de l’État a renouvelé sa confiance à Stevie Pea Ondongo, reconduit au poste de secrétaire général de la présidence de la République. Nommé pour la première fois le 27 octobre 2022, ce dernier continue d’assurer un rôle clé dans le fonctionnement administratif et institutionnel de la présidence, veillant à la mise en œuvre des orientations présidentielles.

Ces reconductions traduisent la volonté du président congolais de s’appuyer sur des collaborateurs expérimentés et fidèles, dans un contexte où la stabilité institutionnelle apparaît comme un enjeu majeur. En consolidant son équipe rapprochée, Denis Sassou N’Guesso mise sur la continuité pour poursuivre la conduite des affaires de l’État et faire face aux défis politiques, économiques et sociaux du pays.

Congo : Djoué 2 pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable

Le gouvernement, avec l’appui de ses partenaires, a lancé le projet Djoué 2, une initiative appelée à transformer durablement l’approvisionnement en eau de la ville.

 

À Brazzaville, ouvrir un robinet ne garantit pas toujours l’accès à l’eau potable. Sous l’effet d’une urbanisation rapide et d’une croissance démographique soutenue, les infrastructures hydrauliques de la capitale peinent à répondre à une demande sans cesse croissante. Face à cette pression, le gouvernement, avec l’appui de ses partenaires, a lancé le projet Djoué 2.

Le projet Djoué 2 constitue le premier jalon opérationnel du plan Mattei en République du Congo. Cette phase pilote prévoit la modernisation et l’extension du réseau hydraulique existant, avec pour ambition d’améliorer la desserte en eau potable dans plusieurs quartiers de la capitale. Selon l’ambassadeur d’Italie, Enrico Nunziata, les travaux ont déjà démarré.

L’expertise technique du chantier est assurée par le Programme des Nations unies pour le développement. Sa représentante résidente, Adama Dian Barry, souligne que le lancement des études de faisabilité constitue une étape déterminante pour garantir la viabilité technique, financière et environnementale du programme. Pour l’institution onusienne, l’enjeu dépasse la seule question des infrastructures : il s’agit d’accompagner une transformation structurelle du secteur de l’eau, au bénéfice direct des populations.

En misant sur Djoué 2, les autorités congolaises entendent ainsi poser les bases d’un système d’approvisionnement plus performant et plus résilient.

Congo : validation du projet de Référentiel national de cybersécurité

Les représentants des institutions publiques et privées, experts et techniciens ont pris part, mardi 21 avril à Brazzaville, à un atelier de restitution consacré au projet de Référentiel général de sécurité des systèmes d’information (Rgssi).

 

Organisé par l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi), l’atelier avait pour objectif de présenter, examiner et consolider ce futur outil stratégique au service de la cybersécurité nationale. Les travaux ont permis un examen approfondi du document, l’intégration des observations formulées par les participants et l’émergence d’un consensus autour du texte final, en vue de son appropriation par l’ensemble des parties prenantes.

Dans son allocution, le directeur général de l’Anssi, Conrad-Onésime Oboulhas, a insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre rigoureuse, fondée sur la coordination des acteurs, la formation et la sensibilisation. Car au-delà de son élaboration technique, le Rgssi est appelé à devenir un document structurant dans la gouvernance de la sécurité des systèmes d’information au Congo.

Véritable cadre normatif, le Rgssi définira les exigences auxquelles devront se conformer les infrastructures numériques publiques et privées. Il permettra de mesurer les écarts à la conformité, de renforcer les mécanismes d’audit, de contrôle et d’évaluation des dispositifs existants. Son adoption vise à garantir la sécurité et la résilience des systèmes d’information, harmoniser les pratiques à l’échelle nationale, renforcer la responsabilité des acteurs et consolider la confiance numérique.

À l’issue des travaux, les participants ont salué la qualité du document et sa conformité aux standards internationaux en matière de cybersécurité. Ils ont validé le projet, sous réserve de l’intégration des amendements formulés, en prélude à son adoption par l’Anssi.

Plusieurs recommandations ont été émises, notamment la finalisation des observations techniques, la mise en place d’un plan de vulgarisation et de formation, ainsi qu’un délai d’appropriation permettant aux structures concernées de se conformer progressivement aux exigences du référentiel avant son entrée en vigueur. Un mécanisme de suivi et d’évaluation de sa mise en œuvre a également été préconisé afin d’assurer son efficacité et sa pérennité.

À travers le Rgssi, le Congo ambitionne d’instaurer un socle commun de règles et d’accompagner les structures publiques et privées dans la sécurisation de leurs systèmes d’information. Enjeu stratégique majeur, ce référentiel contribue à la souveraineté numérique du pays, à la protection des institutions et au renforcement de la confiance des citoyens dans les services numériques.

Congo : Anatole Collinet Makosso encadre la transition gouvernementale

Au lendemain de la démission de son gouvernement, le Premier ministre congolais, a réuni à Brazzaville un Conseil de cabinet consacré à l’organisation de la gestion des affaires courantes, en attendant la formation d’une nouvelle équipe ministérielle.

 

Quelques heures après avoir remis sa démission et celle de son gouvernement au président de la République, Denis Sassou Nguesso, le chef du gouvernement sortant a tenu à fixer le cap de la période transitoire. Cette démarche s’inscrit dans le respect de l’article 83 de la Constitution du 25 octobre 2015, qui prévoit la démission du gouvernement après l’investiture du Chef de l’État, intervenue le 16 avril 2026 à l’issue de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars.

Réunis autour du Premier ministre, les membres de l’équipe sortante ont reçu des orientations précises sur la conduite des affaires courantes. Anatole Collinet Makosso a insisté sur la nécessité d’assurer la continuité de l’action publique, de préserver la stabilité administrative et de garantir le fonctionnement régulier des services de l’État.

Dans cette phase transitoire, l’accent a été mis sur la gestion rigoureuse des dossiers prioritaires afin d’éviter toute rupture dans la mise en œuvre des politiques publiques. Il s’agit notamment de veiller à la poursuite des engagements déjà pris et à la bonne marche des projets en cours, dans le strict cadre des affaires courantes.

Selon le communiqué de la présidence de la République, Denis Sassou Nguesso a accepté la démission du gouvernement et remercié les membres de l’équipe sortante pour le travail accompli entre 2021 et 2026, notamment dans la mise en œuvre du projet de société « Ensemble, poursuivons la marche ».

En saluant l’engagement de ses collaborateurs, le Premier ministre a appelé à une transition exemplaire, empreinte de responsabilité et de discipline administrative, en attendant la nomination du nouveau gouvernement.

Congo-Corée du Sud : vers un partenariat énergétique

En marge de l’investiture du président Denis Sassou N’Guesso à Brazzaville, l’envoyé spécial du ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Hai-Ung Jung, a rencontré le ministre congolais des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua.

 

Au cœur des échanges entre Hai-Ung Jung et Hai-Ung Jung, la perspective de partenariats énergétiques mutuellement bénéfiques entre la République du Congo et la République de Corée. Les deux parties ont exploré les opportunités de coopération dans un secteur stratégique pour leurs économies respectives.

Pays producteur de pétrole et de gaz, le Congo entend valoriser davantage ses ressources, tandis que la Corée du Sud, dépendante des importations énergétiques, mise sur son savoir-faire technologique pour sécuriser et diversifier ses approvisionnements.

À l’issue de l’entretien, Hai-Ung Jung a mis en avant la complémentarité entre les deux nations. « La Corée est un pays dépourvu de ressources naturelles comme le pétrole brut ou le gaz naturel, mais elle dispose d’une expertise avancée dans les industries pétrochimiques, ainsi que dans les technologies liées au gaz naturel liquéfié, notamment les terminaux et les navires spécialisés », a-t-il déclaré.

Selon l’émissaire sud-coréen, cette convergence d’intérêts ouvre la voie à des projets concrets de coopération. Il a salué la qualité des échanges avec les autorités congolaises et annoncé son intention de mobiliser, à son retour, les institutions gouvernementales et les entreprises de son pays afin d’explorer des pistes de collaboration structurantes.

Congo-Présidentielle : le CSLC déplore un manque de moyens

Le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), acteur central du processus électoral, a reconnu ne pas avoir pleinement accompli sa mission de régulation de la couverture médiatique lors de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars derniers.

 

Le constat a été dressé le 15 avril, lors de la restitution des résultats du monitoring des médias. Selon le secrétaire comptable du CSLC, Jérôme Patrick Mavoungou, l’institution avait pourtant engagé des préparatifs en amont, notamment à travers des réunions de sensibilisation avec les partis et groupements politiques entre le 27 janvier et le 12 février, afin de promouvoir un scrutin apaisé et respectueux des principes démocratiques.

Dans le cadre de sa mission, le CSLC a déployé des équipes à Brazzaville et à Pointe-Noire pour suivre la couverture médiatique. L’objectif était également d’étendre cette observation aux départements disposant de chaînes de télévision, de radios, de journaux et de médias en ligne. Mais, faute de financement suffisant, l’organe de régulation n’a pas pu couvrir l’ensemble du territoire national.

Les résultats du monitoring ont révélé des déséquilibres notables, en particulier à Pointe-Noire. Selon les données présentées, un candidat y a concentré près des deux tiers du temps d’antenne, tandis que d’autres n’ont bénéficié que de parts marginales, allant de 3 % à 14 %, certains n’ayant même obtenu aucune visibilité. Ces chiffres s’appuient sur les relevés et histogrammes établis par les équipes du CSLC.

Si la loi impose l’égalité du temps d’antenne en période électorale, le CSLC reconnaît que cette exigence n’a pas été pleinement respectée dans la pratique. Autrement dit, l’égalité prévue par les textes n’a pas toujours été effective dans la couverture quotidienne des médias.

Au regard de cette expérience, l’institution plaide pour une subvention spécifique dédiée à la régulation médiatique en période électorale, un renforcement de ses capacités techniques et humaines, ainsi qu’un encadrement plus rigoureux des médias numériques. Elle estime qu’un cadre juridique solide ne suffit pas, à lui seul, à garantir l’égalité sans moyens adéquats ni adhésion pleine des acteurs concernés.

À l’approche des prochaines échéances électorales, le CSLC appelle ainsi à des mesures concrètes pour assurer une régulation plus équitable et crédible du paysage médiatique.

Le Congo se dote d’une stratégie de communication et d’un fonds d’appui

Le ministre délégué chargé de la Réforme de l’État, Luc Joseph Okio, a réceptionné le 15 avril à Brazzaville deux documents destinés à renforcer la mise en œuvre du Plan stratégique de la réforme de l’État 2025-2029.

 

La stratégie de communication a pour objectif de mieux informer les citoyens, les administrations publiques et les partenaires sur les réformes en cours. Elle vise à expliquer les changements engagés, à valoriser les résultats obtenus et à encourager l’adhésion de l’ensemble des acteurs concernés. L’accent est mis sur la transparence, la diffusion des bonnes pratiques et le dialogue autour des politiques publiques.

Le second document concerne la mise en place du Fonds d’appui à la réforme de l’État. Ce mécanisme financier a pour mission de mobiliser et de sécuriser les ressources nécessaires à la conduite des réformes. Il doit permettre d’assurer un financement structuré et continu des actions prévues, afin de garantir leur efficacité et leur pérennité.

Selon le ministre Luc Joseph Okio, ces deux outils constituent une étape importante dans la modernisation de l’administration publique. Ils devraient améliorer la coordination des acteurs impliqués et faciliter la mise en œuvre des politiques publiques.

De son côté, la représentante du Programme des Nations unies pour le développement, Adama-Dian Barry, a salué une avancée significative, soulignant que ces instruments s’inscrivent dans une démarche globale axée sur la planification, la transparence et la performance.

Congo : la CNTR et le Pnud scellent un partenariat de 4,4 milliards FCFA

La Commission nationale de transparence et de responsabilité (CNTR) et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) ont officialisé, le 14 avril, un partenariat destiné à renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion des finances publiques au Congo.

 

Dotée d’un financement de plus de 4,4 milliards FCFA, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation de la gouvernance financière, avec un accent particulier sur la digitalisation et l’évaluation des pratiques publiques.

Adossé au Plan stratégique 2025-2029 de la CNTR, le projet vise à moderniser les mécanismes de gestion financière à travers la numérisation des processus de collecte, de traitement et d’analyse des données.

Parmi les innovations phares figure l’évaluation annuelle du code de transparence et de responsabilité, appuyée par une plateforme numérique dédiée. Cet outil permettra d’améliorer la collecte des données financières, d’en affiner l’analyse et de renforcer la reddition des comptes au sein des administrations publiques.

Intervenant à cette occasion, la représentante résidente du Pnud au Congo, Adama Dian Barry, a souligné que ce partenariat permettra de déployer des actions structurées et à impact rapide, notamment grâce à la digitalisation des outils de gestion. Elle a insisté sur la nécessité d’ériger la redevabilité en pilier central de l’action publique, la considérant comme un levier essentiel pour accroître l’efficacité des institutions.

Pour sa part, le président de la CNTR, Joseph Mana Fouafoua, a qualifié la signature de cet accord d’étape déterminante. Selon lui, elle ouvre la voie à l’élaboration d’un document de projet destiné à impulser et soutenir des actions concrètes, cohérentes et durables en faveur d’une meilleure transparence dans la gestion des finances publiques.

Présidence du Parlement panafricain : l’Algérie sollicite l’appui du Congo

L’Algérie intensifie sa démarche diplomatique auprès des autorités congolaises en vue d’obtenir leur soutien à sa candidature à la présidence du Parlement panafricain.

 

En visite mardi 14 avril à Brazzaville, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire d’Algérie au Congo, Riache Azeddine, a échangé avec les présidents des deux chambres du Parlement, Pierre Ngolo et Isidore Mvouba.

Au cœur des discussions, la consolidation des relations interparlementaires entre Algérie et République du Congo, mais surtout la sollicitation officielle de l’appui du Congo à la candidature algérienne à la tête du Parlement panafricain. Selon le diplomate, cette ambition s’inscrit dans la volonté d’Alger de dynamiser cette institution continentale, de renforcer son efficacité et de lui conférer un rôle plus visible dans la promotion des idéaux africains.

« À travers cette candidature, l’Algérie entend travailler étroitement avec les pays frères et amis, tels que le Congo, pour consolider les valeurs de solidarité, de fraternité, de paix, de sécurité et de développement », a souligné Riache Azeddine, mettant en avant l’importance d’un leadership fédérateur au sein des instances panafricaines.

Dans cette dynamique de rapprochement, l’ambassadeur a également réaffirmé la disponibilité de son pays à accompagner le Congo dans la mise en œuvre de son programme de développement pour le quinquennat 2026-2031. Il a salué, par ailleurs, l’initiative des sénateurs africains portant création d’une association destinée à renforcer la concertation entre les Sénats du continent.

Une visite prochaine de Pierre Ngolo en Algérie est annoncée, de même qu’un déplacement des membres des groupes d’amitié parlementaire des deux chambres congolaises, signe d’une coopération appelée à se densifier.

Congo-Investiture de Denis Sassou-N’Guesso : plusieurs chefs d’État déjà à Brazzaville

La capitale congolaise va vivre un moment politique majeur ce jeudi 16 avril 2026, avec la cérémonie d’investiture du président élu Denis Sassou N’Guesso.

 

Plusieurs chefs d’État africains ont foulé le sol congolais mercredi 15 avril 2026, pour prendre part à la cérémonie officielle d’investiture du Président Denis Sassou-N’Guesso, prévue ce jeudi. Parmi les personnalités déjà présentes dans la capitale congolaise figurent les présidents Paul Kagame du Rwanda, Azali Assoumani des Comores, Faustin Archange Touadéra de la centrafrique et Brice Clotaire Oligui Nguema du Gabon. Leur arrivée à Brazzaville témoigne de l’importance diplomatique accordée à cet événement et du renforcement des relations bilatérales entre le Congo et les pays frères du continent.

Outre ces présences africaines, les États-Unis d’Amérique seront également représentés. La délégation américaine sera conduite par le Sous-Secrétaire d’État adjoint chargé des réfugiés et de la migration, Erhardt Christian.

La cérémonie d’investiture, prévue ce jeudi, marquera l’ouverture d’un nouveau mandat de cinq ans pour le Président Denis Sassou-N’Guesso. Elle se déroulera en présence des corps constitués nationaux, de nombreuses délégations étrangères ainsi que des invités spéciaux.

Brazzaville, parée aux couleurs nationales, vibre déjà dans une atmosphère mêlant solennité institutionnelle et ferveur populaire.

Congo-Investiture de Denis Sassou-N’Guesso : un nouveau mandat s’ouvre

Conformément aux dispositions de la Constitution, la cérémonie d’investiture de Denis Sassou-N’Guesso, président de la République élu, se tiendra ce jeudi 16 avril 2026 au stade de Kintélé.

 

Devant la Nation et un parterre de hautes personnalités nationales et internationales, le Chef de l’État prêtera serment, marquant ainsi le début officiel d’un nouveau mandat de cinq ans à la tête du Congo. Cette étape solennelle consacre la continuité institutionnelle et ouvre une nouvelle phase de gouvernance pour le pays.

Le stade de Kintélé, cadre emblématique des grands rendez-vous nationaux, accueillera cette cérémonie qui s’annonce à la fois républicaine et symbolique. Autorités civiles et militaires, membres du corps diplomatique, représentants des institutions ainsi que de nombreuses forces vives de la Nation sont attendus pour cet événement majeur de la vie politique congolaise.

À travers cette investiture, le Président Denis Sassou-N’Guesso réaffirmera son engagement à servir la République, à préserver la stabilité des institutions et à poursuivre les efforts de développement économique et social. Ce nouveau quinquennat s’ouvre dans un contexte marqué par des défis multiples, mais également par des attentes fortes en matière de gouvernance, de relance économique et de consolidation de la paix.

La cérémonie du 16 avril scellera ainsi l’entrée du Congo dans une nouvelle étape de son histoire politique, placée sous le signe de la continuité et des ambitions renouvelées.

Congo-Architecture : l’OAC et l’UDSN scellent un partenariat

Le président de l’Ordre des architectes du Congo (OAC), Antoine Béli Bokolojoué, et le président de l’Université Denis-Sassou-N’Guesso (UDSN), le Pr Ange Antoine Abena, ont signé, le 13 avril à Kintélé, une convention destinée à renforcer la formation en architecture et urbanisme au Congo.

 

Cet accord vise notamment la relecture et la reformalisation des programmes de l’Institut supérieur d’architecture, urbanisme, bâtiment et travaux publics (ISAUBTP), qui forme depuis plusieurs années de jeunes architectes-urbanistes. Il prévoit également un encadrement accru de la formation continue, ainsi que l’implication active de l’OAC dans la formation des enseignants et la modernisation des cursus.

À travers ce partenariat, les deux institutions entendent créer des passerelles concrètes entre le monde académique et la pratique professionnelle. Des stages pratiques au sein des agences, cabinets et bureaux d’études membres de l’OAC seront consolidés, favorisant l’employabilité des étudiants et la professionnalisation des parcours.

La convention met aussi l’accent sur les défis contemporains, notamment l’intégration des énergies renouvelables dans la conception architecturale et urbaine, dans un contexte marqué par l’urgence climatique et l’ambition de bâtir des villes intelligentes.

Par ailleurs, l’OAC s’est engagé à œuvrer pour la reconnaissance des diplômes de l’UDSN à l’échelle africaine et internationale, en se rapprochant des instances mondiales de l’architecture telles que l’Union internationale des architectes et l’Unesco.

Pour Antoine Béli Bokolojoué, cet accord dépasse le simple cadre administratif. Il constitue « un levier stratégique » au service du développement national, en renforçant la synergie entre l’université et les corps professionnels organisés. « Il n’y a pas de développement sans université, pas d’avenir sans formation de qualité, pas de ville sans architectes », a-t-il rappelé.

Congo-Relance du football : vers la fin de la crise ?

Réunis samedi à Brazzaville, le Ministère de la Jeunesse et des Sports, des dirigeants de clubs, des techniciens et des chroniqueurs sportifs ont exprimé une volonté commune, restructurer et relancer durablement le football congolais.

 

Au cœur des échanges, la nécessité d’un sursaut collectif. Pour Hugues Ngouélondélé, le redressement ne peut être l’œuvre d’un seul acteur. « Il s’agit de reconstruire des institutions crédibles et de restaurer la confiance des partenaires ainsi que du public », a-t-il souligné, insistant sur l’importance d’un dialogue inclusif pour sortir de l’impasse.

Depuis deux ans, le football congolais traverse une zone de turbulences marquée par des divergences persistantes entre le ministère et la Fédération congolaise de football. Cette crise institutionnelle a entraîné l’arrêt des compétitions nationales et la fermeture de plusieurs stades, plongeant clubs et joueurs dans l’incertitude.

Les conséquences ont été lourdes : compétitions suspendues, carrières freinées, sponsors frileux et supporters désabusés. De nombreux jeunes talents se sont retrouvés sans cadre d’expression, dans un contexte où le football demeure pourtant l’un des principaux vecteurs de cohésion sociale et de visibilité internationale du pays.

Face à cette situation, les autorités annoncent la reprise prochaine du championnat national, assortie d’une réouverture progressive des stades. Cette relance, présentée comme une priorité, vise à redonner un souffle nouveau au football congolais et à restaurer son rayonnement sur la scène régionale et continentale.

Au-delà de la reprise des compétitions, l’enjeu est désormais structurel : poser les bases d’une gouvernance apaisée, transparente et conforme aux standards internationaux. Les acteurs du football congolais semblent conscients qu’il en va de la crédibilité du sport roi et de l’avenir de toute une génération de joueurs.

La balle est désormais dans le camp des institutions. Le succès de cette relance dépendra de la capacité des différents protagonistes à privilégier l’intérêt supérieur du football congolais sur les querelles internes.

Congo : la société civile exige des actes sur la forêt

Le président Denis Sassou Nguesso prêtera serment le 16 avril à Brazzaville pour inaugurer son cinquième mandat consécutif. Alors qu’un nouveau gouvernement est attendu, plusieurs organisations de la société civile appellent à placer la gouvernance forestière au cœur des priorités.

 

Le Congo est engagé dans plusieurs processus internationaux de gestion durable des forêts, notamment les Contributions déterminées au niveau national (CDN), le mécanisme REDD+, l’Initiative pour la forêt d’Afrique centrale (CAFI) et l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Des engagements salués par Nina Cynthia Kiyindou Yombo, directrice exécutive de l’Observatoire congolais des droits humains (OCDH), qui insiste toutefois sur leur application effective au niveau national.

Selon elle, il est urgent d’harmoniser le cadre juridique et de mettre en œuvre des actions concrètes pour lutter contre la déforestation et l’exploitation illégale des forêts.

De son côté, Christian Mounzeo, de la Rencontre pour la paix et les droits humains (RPDH), reconnaît les avancées du précédent quinquennat, notamment la révision du code forestier, l’adoption d’un code de transparence dans la gestion des finances publiques et la loi sur le registre des bénéficiaires effectifs. Mais il estime que ces réformes doivent désormais être complétées par des textes d’application.

Les organisations plaident également pour l’adoption d’une loi sur l’accès à l’information et d’un cadre de protection des défenseurs des droits humains et des lanceurs d’alerte. Objectif, garantir plus de transparence, de traçabilité et de redevabilité dans l’exploitation forestière, afin que la gestion des ressources naturelles bénéficie réellement aux populations.

Congo : MTN et Airtel mis en demeure par l’ARPCE

L’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) a adressé, mercredi 8 avril, une mise en demeure aux opérateurs MTN Congo et Airtel Congo, à l’issue d’une vaste campagne de contrôle de la qualité de service menée en février 2026 dans vingt localités de l’intérieur du pays.

 

Conduite du 6 au 23 février par les équipes de la Direction des réseaux et services de communications électroniques (DRSCE), cette campagne de « drive test » a couvert un large éventail de zones, du Kouilou à la Likouala, en passant par le Niari, la Bouenza, la Sangha et les Plateaux. Les tests ont porté sur les technologies 2G, 3G et 4G, aussi bien pour les appels voix que pour la navigation internet.

Les experts de l’ARPCE ont évalué plusieurs indicateurs techniques clés : taux d’établissement des appels, qualité sonore, temps de connexion, débit internet et continuité du signal lors des déplacements. Chacun de ces paramètres est encadré par des seuils réglementaires fixés par décision de l’autorité de régulation. Un système de notation par codes couleur permet par ailleurs de comparer les performances d’un semestre à l’autre et de repérer les localités où les engagements de couverture et de qualité ne sont pas respectés.

La réunion de restitution des résultats, présidée par le directeur de la DRSCE, Benjamin Mouandza, en présence des représentants des deux opérateurs, n’a pas été qu’un simple exercice de présentation. Elle a débouché sur une mise en demeure formelle accordant aux entreprises un délai de six mois, correspondant à la prochaine campagne d’évaluation, pour corriger les insuffisances relevées.

À travers cette décision, l’ARPCE entend rappeler aux opérateurs leurs obligations en matière de qualité de service et de couverture nationale. Dans un contexte où l’accès fiable aux communications électroniques est devenu un levier essentiel de développement économique et social, l’autorité de régulation affiche sa volonté de veiller à une amélioration tangible des prestations offertes aux usagers, notamment dans les zones de l’intérieur du pays souvent confrontées à des dysfonctionnements récurrents.

La prochaine campagne de contrôle sera déterminante pour mesurer les efforts consentis et, le cas échéant, envisager des mesures plus contraignantes.

Congo : adoption d’une loi mémorielle sur la traite négrière

Le texte a été initié par le député de Poto-Poto, Ferréol Constant Patrick Gassakys.

 

L’Assemblée nationale a adopté, le 8 avril 2026, la proposition de loi relative à la reconnaissance historique de la traite négrière transatlantique et à l’accès exceptionnel à la nationalité congolaise pour les Afro-descendants.

Présentée par la commission des Affaires étrangères, coopération et des Congolais de l’étranger, cette loi reconnaît la qualité de victime aux millions d’Africains déportés vers les Amériques et les Caraïbes durant la traite négrière. Elle consacre une reconnaissance morale, historique et symbolique de cette tragédie, tout en précisant qu’elle n’ouvre droit à aucune réparation ni indemnisation.

Le texte prévoit également la mise en place d’un cadre national de commémoration, d’éducation et de recherche afin de préserver la mémoire de cette histoire. Il vise à renforcer les liens culturels, académiques et humains entre la République du Congo et les Afro-descendants.

Autre innovation majeure : l’instauration, à titre exceptionnel et strictement encadré, d’un mécanisme d’accès à la nationalité congolaise pour certains Afro-descendants. Cette démarche devra reposer sur la preuve de liens mémoriels durables, d’un engagement personnel et du respect des valeurs républicaines.

Congo/Chine : un partenariat universitaire pour des semences améliorées

Le 3 avril, dans la commune de Kintélé, la délégation de l’Université de la province de Hainan a conclu un partenariat stratégique avec l’Université Denis-Sassou-N’Guesso (UDSN), axé sur la recherche en biotechnologies végétales et le développement de semences améliorées, notamment pour le manioc, le maïs, la patate et la banane.

 

Au cœur de cette collaboration, la lutte contre l’insuffisance alimentaire. Les semences améliorées, issues de filières spécifiques de production et dotées d’un fort potentiel génétique, offrent des rendements supérieurs aux cultivars locaux. Elles se distinguent par une meilleure résistance aux ravageurs et aux maladies, des cycles de maturation plus courts et une capacité accrue à soutenir une production à grande échelle.

« Nous sommes très fiers de recevoir cette délégation de l’Université de Hainan qui a mis en place la ligue des universités tropicales. L’UDSN a été retenue comme l’une des universités de l’Afrique subsaharienne. Le projet que nous avons adopté porte sur les biotechnologies végétales. Ils vont nous accompagner dans la recherche sur les semences améliorées. Dans un premier temps, nous allons élargir les champs de recherche », a déclaré le président de l’UDSN, le Pr Ange Antoine Abena.

Composée de sept membres, la délégation chinoise séjourne au Congo dans le cadre du protocole d’accord signé en 2022 entre les deux institutions, visant à renforcer la coopération académique et scientifique à travers les échanges universitaires, la recherche conjointe et le partage d’expertise.

L’Université de Hainan a également offert dix bourses de renforcement des capacités : cinq destinées aux étudiants et cinq aux enseignants, leur permettant de poursuivre des formations en Chine. Pour le chef de la délégation et vice-président de l’université, Chen Juin, cette visite à Brazzaville a été l’occasion d’échanger sur les défis et opportunités de l’agriculture tropicale, un secteur souvent caractérisé par une forte intensité de main-d’œuvre et un faible niveau d’industrialisation.

Au-delà de l’UDSN, la coopération s’étend à l’Université Marien-Ngouabi, qui a signé un accord similaire en présence de la ministre de l’Enseignement supérieur, la Pre Delphine Edith Emmanuel. Le président de cette institution, le Pr Parisse Akouango, a souligné que ce partenariat s’inscrit dans la dynamique de développement de l’université, notamment dans les domaines de l’agriculture et de la mer. Grâce à son école d’agronomie et de foresterie, l’établissement entend tirer profit de l’expérience chinoise pour renforcer ses capacités de recherche et d’innovation.

Congo : la nation rend hommage à l’Ambassadeur Benjamin Evayoulou

Un hommage a été rendu à l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo au Japon, saluant le parcours d’un diplomate engagé et d’un serviteur dévoué de l’État.

 

Figure respectée du corps diplomatique congolais, Benjamin Evayoulou aura marqué son mandat à Tokyo par son sens élevé du devoir, son professionnalisme et son attachement indéfectible aux intérêts supérieurs de la Nation. Par son action, il a œuvré au renforcement des relations bilatérales entre Brazzaville et Tokyo, consolidant les liens d’amitié, de coopération économique, culturelle et scientifique entre les deux pays.

Sous son impulsion, la coopération congolo-japonaise a connu un nouvel élan, notamment dans les domaines du développement durable, de la formation, des infrastructures et des échanges institutionnels. Il a su porter haut la voix du Congo sur la scène asiatique, tout en favorisant les opportunités d’investissement et de partenariat au bénéfice des deux peuples.

Au-delà de ses fonctions officielles, l’homme était apprécié pour sa courtoisie, sa rigueur et sa capacité à créer des ponts entre les cultures. Son engagement constant et sa diplomatie empreinte de respect et de dialogue ont contribué à rehausser l’image du Congo à l’international.

En lui rendant hommage, la nation salue non seulement un diplomate chevronné, mais également un patriote dont le parcours restera une source d’inspiration pour les générations futures. Son action au service de la République demeure gravée dans les annales de la diplomatie congolaise.

RDC-Congo : un nouveau cap dans la coopération militaire

Réunis à Kinshasa, les ministres en charge de la Défense des deux pays ont signé un communiqué conjoint destiné à consolider et structurer davantage leur coopération militaire.

 

Le document a été paraphé par le Vice-Premier ministre congolais chargé de la Défense nationale et des Anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, et son homologue de la République du Congo, Charles Richard Mondjo, à l’issue d’une rencontre bilatérale marquée par la volonté commune de répondre aux défis sécuritaires de la sous-région.

L’accord prévoit l’intensification de la coopération militaire et technique entre les deux États. Il met l’accent sur le partage d’expériences, l’organisation de formations conjointes, le renforcement des capacités opérationnelles ainsi que l’institutionnalisation de mécanismes réguliers de concertation stratégique.

À travers cet engagement formalisé, les deux parties ambitionnent de hisser leur collaboration à un niveau plus opérationnel et plus efficace, en adéquation avec les attentes de leurs peuples respectifs. Dans un contexte régional marqué par des menaces sécuritaires persistantes, cette démarche apparaît comme une réponse coordonnée et pragmatique.

La sous-région d’Afrique centrale demeure confrontée à des défis complexes : insécurité transfrontalière, circulation illicite d’armes, criminalité organisée et mouvements de groupes armés. Face à ces enjeux, Kinshasa et Brazzaville entendent multiplier les initiatives conjointes afin d’améliorer la coordination de leurs actions.

Les rencontres bilatérales régulières et la mise en place de cadres permanents de concertation traduisent ainsi une volonté affirmée de prévenir les menaces communes et de renforcer la stabilité régionale.

Congo-Déchets plastiques : Pointe-Noire adopte la déclaration sur le « produit R »

Réunis au musée Cercle africain, acteurs publics et privés ont validé une déclaration visant à transformer les déchets plastiques en ressources stratégiques créatrices de valeur et d’emplois.

 

L’atelier « Requalifier les déchets plastiques : de nuisances à ressources stratégiques », initié par l’ONG ACH Environnement, s’est achevé le 3 avril à Pointe-Noire par l’adoption de la Déclaration sur la requalification des déchets plastiques.

Pendant plusieurs jours, représentants des institutions publiques, collectivités locales, secteur privé, organisations de la société civile, membres du Réseau Climat Congo, jeunes et femmes ont échangé sur les solutions pour faire face à la prolifération des déchets plastiques, qui constituent une menace pour l’environnement, la santé publique, la biodiversité et l’économie locale.

Le directeur départemental de l’Environnement à Pointe-Noire, Ulrich Mavopa Ibouanga, a salué l’initiative. Il a rappelé que la gestion des déchets plastiques demeure un défi majeur, malgré l’existence de textes comme la loi n°33-2023 du 17 novembre 2023 sur la gestion durable de l’environnement et le décret de 2011 réglementant les sachets plastiques.

Face aux limites des approches basées uniquement sur l’interdiction et l’élimination, les participants ont mis en avant un nouveau modèle : considérer le plastique usagé comme une ressource. Le concept de « produit R », défendu par ACH Environnement, propose de requalifier, normaliser et intégrer les déchets plastiques dans une chaîne de valeur économique, sociale et environnementale durable.

Pour les organisateurs, cette approche peut générer des emplois, stimuler l’innovation et encourager l’investissement dans les filières locales de transformation. La déclaration adoptée appelle ainsi le secteur privé à intégrer davantage les plastiques recyclés dans la production, à soutenir les start-ups vertes et à renforcer les dispositifs de récupération.

Les participants se sont également engagés à intensifier la sensibilisation citoyenne, la mobilisation communautaire et le suivi des engagements afin de faire du déchet plastique une véritable ressource pour le développement local.

Congo : croissance de 5,3 % attendue en 2026

Cette perspective a été annoncée par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) à l’issue de la première réunion annuelle du Comité national économique et financier (Cnef), tenue le week-end dernier à Brazzaville.

 

L’économie congolaise devrait poursuivre sa consolidation en 2026, avec un taux de croissance projeté à 5,3 %. Présidée par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, cette session a permis d’examiner la situation macroéconomique nationale et d’évaluer les perspectives pour l’année en cours. Selon les conclusions des travaux, la dynamique de croissance sera principalement soutenue par le rebond de la production pétrolière, le développement du gaz naturel liquéfié ainsi que la poursuite des réformes économiques engagées par le gouvernement.

Le Cnef a également relevé la maîtrise de l’inflation, estimée à 2,7 %, un niveau inférieur au seuil communautaire de 3 % fixé par la Cémac. Ce résultat traduit une relative stabilité des prix dans un contexte régional marqué par des tensions inflationnistes ces dernières années.

Sur le plan du financement de l’économie, le Comité a noté avec satisfaction la progression des crédits bancaires, portée par une amélioration notable de la qualité du portefeuille. L’encours des crédits accordés au secteur privé a atteint 1 300,7 milliards de FCFA, soit une hausse de 23 %. Parallèlement, le taux des créances en souffrance a reculé à 13,5 %, contre 16,5 % en 2024, tandis que le taux de couverture de ces créances par les provisions a progressé à 65,1 %, témoignant des efforts d’assainissement du secteur bancaire.

Concernant le financement de l’État sur le marché des valeurs du Trésor de la Cémac, le Cnef a souligné une amélioration du taux de couverture des besoins exprimés par le Trésor congolais, passé de 46,3 % en 2024 à 49,4 % en 2025.

Congo-Pool : entre espoir de paix durable et attentes pressantes de développement

Réunis lors d’une rencontre citoyenne organisée par le président du Club perspectives et réalités (CPR), Aimé Hydevert Mouagni, les ressortissants du Pool ont dressé un tableau sans détour des priorités de leur département.

 

Au lendemain de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars derniers, ayant consacré la réélection du président Denis Sassou N’Guesso, les ressortissants et habitants du département du Pool ont exprimé, le 28 mars à Brazzaville, leurs principales attentes pour le nouveau mandat.

Ils se sont réunis au domicile du député de la première circonscription de Moungali. Cette rencontre a été l’occasion pour les participants de revenir sur leur engagement électoral et de réaffirmer leur volonté d’accompagner l’action du chef de l’État. « La population du Pool ne veut plus de dissensions », a souligné Mouanga Massamba Saouré.

Au cœur des échanges, la pacification du Pool. Plusieurs intervenants ont insisté sur la nécessité de tourner définitivement la page des tensions sécuritaires qui ont freiné le développement de la zone. L’idée d’un règlement concerté et durable de la situation liée au pasteur Ntoumi a été évoquée. Certains appellent à une solution diplomatique favorisant son retour dans un cadre visible et apaisé, afin de rassurer les populations rurales et de relancer sereinement les activités agricoles.

Au-delà de la sécurité, les attentes socio-économiques sont nombreuses. Réhabilitation des routes et des pistes agricoles, notamment le tronçon Kinkala-Mindouli, déplacement du poste de péage de Nganga-Lingolo vers Koubola, électrification accrue des localités : les habitants aspirent à des infrastructures modernes susceptibles de désenclaver le département et de dynamiser son économie.

La question de l’éducation a également été soulevée. Yves Toundé Koutsimouka, ressortissant de Kibouendé, a plaidé pour un meilleur encadrement du secteur privé éducatif, estimant que certaines écoles ne répondent pas aux normes requises. Il a par ailleurs appelé à une plus grande rigueur dans la gestion des ressources humaines de l’État, afin de préserver la qualité du service public.

Malgré la diversité des préoccupations exprimées, un message commun s’est dégagé, celui d’un Pool résolument tourné vers la paix et le développement. Pour ces citoyens, le nouveau mandat présidentiel doit marquer l’avènement d’une ère de stabilité durable, condition essentielle à la relance économique et à l’amélioration des conditions de vie.

Entre aspiration à la réconciliation et exigence de progrès concret, le département du Pool place ainsi ses espoirs dans un avenir apaisé, fondé sur l’unité nationale et la responsabilité partagée.

Coopération : le Congo accède au tarif douanier zéro pour ses exportations vers la Chine

Cette mesure s’inscrit dans le cadre de l’arrangement des récoltes précoces de l’Accord de partenariat économique pour le développement partagé, signé entre les deux pays le 4 novembre 2025.

 

À compter du 1er avril, la République du Congo bénéficie officiellement du traitement du tarif douanier zéro sur 100 % des catégories de ses produits exportés vers la Chine. Premier cercle des pays bénéficiaires de cette disposition préférentielle, le Congo se positionne ainsi à l’avant-garde de la coopération économique et commerciale entre la Chine et l’Afrique.

Dans un contexte international marqué par le ralentissement de la croissance mondiale, la résurgence du protectionnisme et l’intensification des tensions géopolitiques, la Chine affiche sa volonté de maintenir une politique d’ouverture. Le traitement du tarif douanier zéro constitue une mesure phare de cette stratégie d’élargissement unilatéral de l’accès à son vaste marché.

Annoncée lors du sommet du Forum sur la coopération Chine-Afrique en septembre 2024 à Beijing, la mesure visait initialement trente-trois pays africains les moins avancés. À partir de ce 1er avril, elle s’étend à cinquante-trois pays africains entretenant des relations diplomatiques et de coopération avec la Chine.

Cette évolution fait de la Chine l’une des premières grandes économies mondiales à ouvrir son marché à la quasi-totalité du continent africain, dans l’optique de partager les bénéfices de la modernisation et de réduire les écarts de développement.

Pour l’ambassadrice de Chine au Congo, An Qing, cette politique représente bien plus qu’une simple réduction tarifaire.

« Nous avons contourné une longue période de négociation et offert directement les préférences tarifaires les plus importantes au Congo, en vue de renforcer dans les meilleurs délais la compétitivité des produits congolais sur le marché international », a-t-elle déclaré, saluant l’entrée en vigueur de l’accord.

Selon la diplomate, cette mesure constitue un moteur essentiel de la diversification économique du Congo, pays doté d’importantes terres arables et de ressources hydriques abondantes. L’abaissement significatif des barrières d’accès au marché chinois permet à des produits agricoles congolais tels que le poria cocos et les arachides d’y pénétrer à des prix hautement compétitifs.

 

Congo : Pékin renouvelle son engagement aux côtés de Brazzaville

Le Président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, a adressé, lundi 29 mars 2026, un message officiel de félicitations à son homologue congolais, Denis Sassou-Nguesso, à la suite de sa réélection à la magistrature suprême de la République du Congo.

 

Dans cette correspondance, le dirigeant chinois a salué la confiance renouvelée du peuple congolais envers son Président. Il a souligné que cette victoire traduit la reconnaissance des efforts consentis en faveur de la stabilité, du développement et du rayonnement du Congo sur la scène internationale.

Au-delà des félicitations d’usage, le message de Xi Jinping met en lumière la solidité des relations bilatérales entre Pékin et Brazzaville. Le Président chinois a rappelé les liens anciens et constants qui unissent les deux pays, fondés sur la confiance politique, la coopération économique et les échanges socio-culturels.

Selon lui, le partenariat sino-congolais s’est considérablement renforcé au fil des années, grâce à un soutien réciproque sur les questions d’intérêt commun et les enjeux stratégiques majeurs. Cette coopération, a-t-il relevé, se distingue par des résultats concrets dans plusieurs secteurs clés, notamment les infrastructures, l’énergie, la santé et la formation.

Xi Jinping a également réaffirmé sa volonté de poursuivre, aux côtés du Président Denis Sassou-N’Guesso, le développement d’un partenariat stratégique global, au bénéfice des deux peuples. Il a insisté sur l’importance d’approfondir la solidarité politique et de consolider les acquis d’une collaboration qualifiée d’exemplaire sur le continent africain.

Ce message intervient dans un contexte marqué par le dynamisme des relations sino-africaines, où la Chine demeure un partenaire économique majeur pour de nombreux États du continent, dont le Congo.

Congo : des femmes avocates au chevet des femmes détenues

À l’occasion du mois consacré aux droits des femmes, le bâtonnier du barreau de Brazzaville, Andrée Brigitte Nzingoula, a conduit le 24 mars, une délégation de femmes avocates à la maison d’arrêt de Brazzaville.

 

Dans une atmosphère empreinte d’écoute et de solidarité, la délégation d’avocates est allée à la rencontre des femmes incarcérées pour s’enquérir de leurs conditions de détention et de l’état d’avancement de leurs dossiers. Cette initiative s’inscrit dans une démarche citoyenne et professionnelle visant à renforcer l’accès au droit pour les personnes en situation de vulnérabilité.

Prenant la parole devant les détenues, le bâtonnier Andrée Brigitte Nzingoula a rappelé la place essentielle de la femme dans la cellule familiale. « Vous êtes des mères et des piliers de la famille. Lorsqu’une maman est incarcérée, c’est l’éducation des enfants qui en pâtit, et toute la famille souffre », a-t-elle déclaré, soulignant ainsi l’impact social de la détention féminine.

Au cours des échanges, plusieurs cas de procédures en attente ou en situation de blocage ont été évoqués. Les avocates ont pris l’engagement d’assurer un suivi rigoureux des dossiers concernés, en multipliant les démarches auprès des juridictions compétentes afin de favoriser leur évolution. Elles ont toutefois précisé que cette assistance ne s’étend pas aux détenues dont les condamnations ont déjà été définitivement prononcées.

Au-delà de l’aspect strictement juridique, la visite a également revêtu une dimension humaine. Le bâtonnier a prodigué des conseils aux détenues, les exhortant à garder espoir et à se préparer à une réinsertion réussie dans la société.

La rencontre s’est achevée par un geste de solidarité la remise de kits composés de produits de première nécessité destinés à un usage quotidien.

 

Le Congo reçoit plus de 45 millions FCFA d’équipements de la part de l’OMS

L’Objectif est de renforcer la prise en charge des urgences, notamment les détresses respiratoires, et améliorer la qualité des soins dans les structures sanitaires du pays.

 

Le bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en République du Congo a remis au gouvernement congolais un lot d’équipements médicaux d’une valeur supérieure à 45 millions de francs CFA. La cérémonie officielle de remise s’est tenue en présence du représentant de l’OMS au Congo, Vincent Dossou Sodjinou, et du ministre de la Santé et de la Population, Jean-Rosaire Ibara.

Le matériel offert comprend des nébuliseurs, des concentrateurs d’oxygène, des appareils respiratoires mobiles, des insufflateurs manuels ainsi que des dispositifs de surveillance médicale. Ces équipements, essentiels dans la gestion des urgences respiratoires, permettront aux formations sanitaires d’améliorer la prise en charge rapide et efficace des patients, notamment dans les zones les plus vulnérables du territoire.

Ce soutien technique et matériel arrive dans un contexte où plusieurs hôpitaux confrontés à un déficit en équipements adaptés limitait la capacité d’intervention face aux cas critiques. Grâce à cet appui, les équipes médicales disposeront d’outils modernes pour stabiliser les patients en détresse respiratoire et réduire les risques de complications graves.

Congo : grève annoncée des enseignants communautaires dès le 4 avril

Réuni en assemblée générale le 21 mars dernier à Brazzaville, le Réseau national des enseignants communautaires (RNEC) a annoncé une grève effective à compter du 4 avril.

 

Le Réseau national des enseignants communautaires (RNEC) a décidé à l’issue de ses travaux de passer à l’action. Le syndicat exige le paiement immédiat d’au moins cinq mois d’arriérés de bourses sur les neuf cumulés. Il dénonce une situation devenue « intenable » pour des milliers d’enseignants à travers le pays.

Selon le RNEC, ces retards sont imputables au ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public, accusé de faire preuve de mépris à l’égard des enseignants communautaires. Une situation qui, d’après le réseau, affecte les conditions de vie des concernés et compromet leur engagement professionnel au service de l’école congolaise.

Au-delà des arriérés, le syndicat fustige ce qu’il qualifie de manque criant de considération du gouvernement envers cette catégorie d’enseignants, souvent en première ligne dans les zones rurales et périurbaines. Le RNEC dénonce également une gestion opaque des quotas de recrutement antérieurs, affirmant que certains postes auraient été attribués à des non-enseignants, voire à des commerçantes de marché, au détriment des véritables bénéficiaires.

Le réseau pointe par ailleurs l’inaction et le silence du bureau de la Coordination syndicale des enseignants communautaires du Congo (CSECC), malgré sa participation au traitement des dossiers. Il regrette que les résolutions adoptées lors des précédentes assemblées générales n’aient pas été suivies d’effets concrets.

Parmi les principales revendications figure l’application effective du projet de société du président Denis Sassou N’Guesso, qui prévoit la régularisation de 12 000 enseignants communautaires en activité. Pour le RNEC, cette promesse doit se traduire par des mesures urgentes et tangibles afin de mettre fin à la précarité persistante dans le secteur.

Sauf réaction rapide des autorités, les enseignants communautaires pourraient donc suspendre les cours dès le 4 avril, avec des répercussions attendues sur le fonctionnement des établissements publics à travers le pays.

Congo : un excédent de 81 milliards FCFA en 2024

Le Congo enregistre un solde excédentaire de sa balance des paiements en 2024. Une performance qui marque un net redressement après le déficit de 2023.

 

Les indicateurs économiques sont en nette amélioration pour la République du Congo. Réuni le 18 mars 2026, le Comité national de la balance des paiements (CNBP) a validé un solde global excédentaire de 81 milliards de FCFA pour l’année 2024. Un résultat qualifié d’historique, qui contraste avec le déficit enregistré en 2023.

Selon le rapport présenté par Armel Fridelin Mbouloukoue, rapporteur du CNBP, cette performance traduit une meilleure tenue des comptes extérieurs et une gestion plus rigoureuse des équilibres macroéconomiques. La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel est estimée à 2,1 % en 2024.

Cette progression a été portée en grande partie par le dynamisme du secteur hors pétrole. Un signal fort pour la stratégie nationale de diversification économique, longtemps freinée par la forte dépendance aux hydrocarbures. Cette évolution laisse entrevoir une économie plus équilibrée et moins vulnérable aux fluctuations des cours mondiaux.

Malgré ces avancées, les autorités restent prudentes. Le CNBP appelle à accélérer les réformes afin de consolider ces acquis, notamment en renforçant la diversification et en stimulant les échanges au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Le Congo présent à la 14e Conférence ministérielle de l’OMC à Yaoundé

À travers cette participation, Brazzaville réaffirme son engagement en faveur d’un commerce international plus équitable et plus inclusif.

 

La République du Congo prend part à la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), organisée du 26 au 29 mars 2026 à Yaoundé, au Cameroun. Membre de l’OMC depuis 1997, la République du Congo figure parmi les pays représentés à cette 14e Conférence ministérielle, la plus haute instance de décision de l’organisation. Cette rencontre internationale réunit les ministres du Commerce des 166 États membres afin de débattre des grandes orientations du commerce mondial.

La délégation congolaise participe aux discussions portant notamment sur la facilitation des échanges, le commerce électronique, l’agriculture, ainsi que les mécanismes de soutien aux pays en développement. Pour Brazzaville, l’objectif est clair : défendre les intérêts économiques nationaux tout en soutenant une meilleure intégration des économies africaines dans le système commercial international.

La conférence de Yaoundé constitue également une opportunité pour le Congo-Brazzaville de renforcer ses partenariats, d’explorer de nouvelles perspectives d’investissement et de consolider sa coopération avec les autres pays africains, notamment au sein des organisations régionales.

Congo-Présidentielle 2026 : le recours d’Uphrem Dave Mafoula à l’examen

La Cour constitutionnelle du Congo tient, ce samedi 28 mars 2026 à Brazzaville, une audience publique consacrée au recours introduit par ce candidat à la présidentielle de mars.

 

La Cour constitutionnelle de la République du Congo, dirigée par son président Auguste Iloki, siégera en audience publique ce samedi à 10 heures dans sa salle d’audience à Brazzaville. À l’ordre du jour : l’examen d’un recours déposé le 20 mars 2026 par Uphrem Dave Mafoula, candidat à l’élection présidentielle.

L’affaire inscrite au rôle oppose le requérant à Denis Sassou-N’Guesso, également candidat au scrutin présidentiel de mars 2026. Mafoula sollicite l’annulation des résultats proclamés ainsi que celle de l’élection de son adversaire.

Dans son rôle de juge du contentieux électoral, la Cour constitutionnelle est compétente pour apprécier la régularité du scrutin et statuer sur les contestations formulées dans les délais légaux. Pour aboutir, un recours en annulation doit démontrer l’existence d’irrégularités substantielles susceptibles d’avoir altéré la sincérité du vote, telles que des fraudes, des violences ou des manquements graves dans le processus de centralisation des résultats.

Cette audience dans le contexte post-électoral, constitue une étape déterminante pour la clarification juridique du scrutin. La décision de la haute juridiction fixera définitivement l’issue du contentieux.