Congo-UMNG : les négociations suspendues, aucun accord définitif trouvé

Les discussions entre le gouvernement et le collège intersyndical de l’Université Marien-Ngouabi (UMNG) ont été suspendues le 19 octobre à Brazzaville.

 

Les négociations entre le gouvernement et le collège intersyndical de l’Université Marien-Ngouabi (UMNG) marquent une pause. Ouverts depuis plus d’une semaine sous l’égide du ministère chargé du Dialogue social, les échanges n’ont pas permis de trouver un compromis sur l’ensemble des revendications du personnel enseignant et administratif.

Au cœur des discussions figurent notamment le paiement des sommes dues aux travailleurs et la mise en place d’un échéancier précis pour le règlement intégral des arriérés de salaires. Les représentants syndicaux attendent des engagements clairs sur les modalités et les délais de paiement.

Malgré cette suspension, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de maintenir le dialogue afin de rapprocher leurs positions et de parvenir à une solution consensuelle. La date de reprise des négociations n’a cependant pas été communiquée.

L’issue de ces concertations reste donc attendue, alors que le règlement des créances du personnel constitue l’un des principaux points de désaccord entre le gouvernement et les représentants des travailleurs de l’UMNG.

Brazzaville accueille une conférence régionale sur l’autonomisation économique des femmes

Du 21 au 23 octobre 2026, la capitale congolaise va abriter la conférence régionale « Sa Zlecaf » pour l’Afrique centrale, consacrée à la participation des femmes au commerce intra-africain et aux opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).

 

La promotion de l’entrepreneuriat féminin et le renforcement de la participation des femmes aux échanges commerciaux en Afrique seront au cœur des discussions de cette rencontre régionale. Placée sous le thème « Libérer le potentiel économique des femmes d’Afrique centrale pour accélérer la mise en œuvre inclusive de la Zlecaf », la conférence réunira des acteurs institutionnels, des partenaires techniques et financiers, des entrepreneurs ainsi que des opérateurs économiques.

Durant trois jours, les participants examineront les moyens de mieux intégrer les femmes dans les échanges commerciaux à l’échelle du continent. L’initiative vise notamment à promouvoir l’entrepreneuriat féminin et à faciliter l’accès des femmes aux débouchés et aux opportunités économiques offerts par le marché continental.

L’accent sera mis sur le rôle des femmes dans la transformation économique de l’Afrique centrale et dans la mise en œuvre inclusive de la Zlecaf. L’enjeu est de favoriser leur implication dans les chaînes de valeur régionales, tout en contribuant au développement de leurs activités entrepreneuriales.

Cette conférence entend ainsi contribuer à une meilleure prise en compte des besoins et du potentiel des femmes dans la dynamique d’intégration économique africaine.

Congo : l’AFD et le gouvernement échangent sur le renforcement du réseau électrique

Brazzaville et Pointe-Noire au cœur des discussions.

 

Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, a reçu, le 15 octobre à Brazzaville, une délégation de l’Agence française de développement (AFD), conduite par son directeur au Congo, Antoine Chevalier. Les échanges ont notamment porté sur l’avancement du projet de ligne électrique Moukoukoulou-Mindouli et le renforcement des réseaux de distribution dans les deux principales villes du pays.

La coopération entre le Congo et l’Agence française de développement dans le secteur de l’énergie était au centre de cette rencontre. Les discussions ont permis de faire le point sur l’état d’avancement du projet de ligne électrique entre Moukoukoulou et Mindouli, une infrastructure qui s’inscrit dans les efforts de développement du réseau électrique national.

Au-delà de ce projet, les deux parties ont également abordé les perspectives de renforcement de la résilience des réseaux de distribution d’électricité de Brazzaville et de Pointe-Noire. L’objectif est de contribuer à l’amélioration de la fiabilité des installations électriques dans ces deux grands pôles urbains du Congo.

La résilience des réseaux constitue en effet un enjeu important pour garantir une meilleure continuité de la fourniture d’électricité aux ménages, aux administrations et aux entreprises. Le renforcement des infrastructures de distribution pourrait ainsi contribuer à limiter les perturbations et à mieux répondre à la demande croissante en énergie.

Aucun calendrier de réalisation ni nouvel engagement financier n’a été précisé dans les informations communiquées sur cette rencontre.

Congo : Brazzaville lance Force 36

Brazzaville va abriter les 13 et 14 novembre prochains, la première édition du sommet Force 36, couplée au premier Gala de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) d’Afrique centrale.

 

La République du Congo s’apprête à accueillir un rendez-vous consacré à la mobilisation collective en faveur du développement durable en Afrique centrale. Les 13 et 14 novembre prochains, Brazzaville sera le cadre de la première édition du sommet Force 36, qui se tiendra en parallèle du premier Gala de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) d’Afrique centrale. L’événement a été officiellement annoncé le 13 octobre, lors d’une conférence de presse organisée dans la capitale congolaise.

Portée par la Fédération des Organisations pour la résilience et le changement émergent et coordonnée par l’association Communautés et peuples solidaires, cette initiative est née de la société civile, en partenariat avec le secteur privé et les pouvoirs publics. Elle rassemble plus de cinquante organisations de la société civile autour d’une ambition commune, renforcer les synergies entre les différents acteurs afin de favoriser des actions durables à l’échelle de la

Au-delà de cette première édition, le sommet Force 36 entend impulser une nouvelle dynamique de coopération en Afrique centrale. L’objectif est de dépasser les initiatives ponctuelles et dispersées pour construire une démarche collective, cohérente et structurée, capable de produire des résultats concrets à l’échelle macro-régionale.

Cette ambition devrait se traduire par l’élaboration d’une feuille de route décennale couvrant la période jusqu’en 2036. Celle-ci vise à donner une orientation commune aux engagements des organisations participantes et à inscrire leurs actions dans une perspective de long terme.

Le Gala de la RSE viendra compléter cette démarche en mettant en avant la contribution du secteur privé aux enjeux de développement et de responsabilité sociétale. Il s’inscrit dans une volonté de renforcer les passerelles entre les entreprises, les organisations de la société civile et les pouvoirs publics, afin de favoriser une mobilisation plus large autour des priorités de développement de l’Afrique centrale.

Congo : une campagne de quatre jours contre les cancers lancée à Brazzaville

L’initiative vise à encourager les femmes et les jeunes filles à se faire dépister pour favoriser une prise en charge précoce.

 

Le ministère de la Promotion de la femme et du Pacte social, en collaboration avec l’association « Pour Elles », a lancé, le 13 octobre, une campagne de sensibilisation consacrée aux cancers du sein et du col de l’utérus. Prévue pour durer quatre jours, cette initiative entend mobiliser un maximum de femmes et de jeunes filles autour de la prévention et du dépistage précoce.

Les organisateurs souhaitent à travers cette campagne, informer davantage les femmes sur ces maladies, renforcer leur prise de conscience et les encourager à connaître leur état de santé grâce au dépistage. L’objectif est de favoriser la détection précoce des cancers féminins, un enjeu majeur pour améliorer les chances de prise en charge et limiter les complications liées à un diagnostic tardif.

Pour atteindre le public ciblé, plusieurs activités sont inscrites au programme. Il est notamment prévu une marche sanitaire à travers la ville de Brazzaville, des séances de dépistage gratuit ainsi que des conférences-débats. Ces différentes actions permettront de sensibiliser les participantes aux facteurs de risque, à l’importance du suivi médical et aux moyens de prévention.

Au-delà de la sensibilisation, cette campagne constitue une occasion de rapprocher les services de dépistage des femmes et des jeunes filles, tout en contribuant à lever certaines réticences liées aux examens médicaux.

Pendant ces quatre jours, le ministère de la Promotion de la femme et du Pacte social et l’association « Pour Elles » entendent ainsi promouvoir une culture de prévention et rappeler l’importance du dépistage régulier dans la lutte contre les cancers du sein et du col de l’utérus.

Congo-tuSeo 2026 : Brazzaville célèbre le rire et le talent africain

La 19ᵉ édition du Festival international du rire de Brazzaville (tuSeo) se tiendra du 22 au 24 octobre, sous le thème « Soleil et défis ». Une vingtaine d’artistes de plusieurs pays sont attendus pour trois jours de spectacles et de célébration de l’humour.

 

Brazzaville s’apprête à vibrer au rythme du rire et de la créativité. La 19ᵉ édition du Festival international du rire de Brazzaville (tuSeo) réunira, du 22 au 24 octobre, des humoristes venus de plusieurs pays africains autour du thème « Soleil et défis ».

Les deux premières journées se dérouleront à l’Institut français du Congo, les 22 et 23 octobre, avant une dernière étape prévue le 24 octobre au mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza. Durant trois jours, les artistes se succéderont sur scène pour offrir au public brazzavillois des spectacles placés sous le signe de l’humour, du partage et de la découverte.

Cette édition réunira des talents de la République du Congo, de la République démocratique du Congo (RDC), du Burundi, du Gabon, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée, entre autres. Parmi les artistes annoncés figurent les humoristes congolais de la RDC Herman Amisi, Alain Dooly et Fidèle Ngansy, ainsi que l’Ivoirien Oualas, le Burundais Marcellin Eucon, le Burkinabè Aladji Cliachi et le Gabonais Fredelitus.

La scène accueillera également M. Satina et Dr Rigel Gandhi, de Guinée, ainsi que plusieurs humoristes congolais, notamment Elvira Dinga, Mvata, Nana Cepho, Gad Gadios, Ya Rabbi et Junior 007.

Le festival tuSeo entend une nouvelle fois faire de Brazzaville un carrefour de l’humour africain, où se rencontrent différentes sensibilités artistiques et culturelles.

Congo : trois avocats détenus, la profession se mobilise

Après le barreau de Pointe-Noire, celui de Brazzaville a, à son tour, décidé de suspendre ses activités professionnelles, en réaction à la détention de trois de ses confrères.

 

Le torchon brûle entre les barreaux de Brazzaville et de Pointe-Noire et les autorités judiciaires. Au cœur de la tension, la détention de trois avocats, Bob Kaben Mboko Massouka, Boniface Carle Malalou et Admyrey Mabondzo, que leurs confrères considèrent comme une atteinte aux garanties attachées à l’exercice de la profession.

Après la mobilisation du barreau de Pointe-Noire, le 29 septembre dernier, c’est désormais au tour de celui de Brazzaville de monter au créneau. Réunis en assemblée générale extraordinaire le 2 octobre, les avocats du barreau de Brazzaville ont exprimé leur préoccupation face à la situation de leurs confrères et dénoncé ce qu’ils qualifient d’atteintes répétées au statut de l’avocat.

Au terme de leurs échanges, les membres du barreau de Brazzaville ont notamment mis en avant les garanties prévues par l’article 53 de la loi régissant la profession d’avocat. Pour eux, ces dispositions constituent un socle essentiel à la protection de l’avocat dans l’exercice de sa mission de défense.

La détention de leurs confrères est ainsi perçue comme un signal préoccupant pour l’ensemble de la profession. Au-delà du cas individuel des trois avocats concernés, c’est donc la question de l’indépendance et de la sécurité juridique de l’avocat dans l’exercice de ses fonctions qui est posée.

La réaction des barreaux traduit une volonté de faire bloc. Dans une profession où l’avocat est appelé à défendre les droits et libertés des justiciables, ses représentants estiment que les garanties qui entourent son exercice doivent être scrupuleusement respectées.

La tension pourrait désormais franchir un nouveau cap. Les avocats des deux principaux barreaux du pays menacent en effet de boycotter la prochaine session criminelle si aucune évolution favorable n’est enregistrée dans ce dossier.

Une telle décision ne serait pas sans conséquences sur le fonctionnement de la justice, notamment sur la tenue des audiences criminelles nécessitant l’intervention des conseils pour assurer la défense des accusés.

Pour l’heure, le mouvement apparaît comme une démonstration de solidarité entre confrères, mais aussi comme une interpellation directe des pouvoirs publics et des autorités judiciaires sur le respect des règles encadrant la profession.

En décidant de suspendre leurs activités, les barreaux de Brazzaville et de Pointe-Noire entendent manifestement rappeler que la défense des justiciables ne peut s’exercer pleinement sans la protection de ceux qui l’assurent. Alors que la prochaine session criminelle se profile, les regards sont désormais tournés vers les autorités compétentes.

Congo-ZLECAF : les entreprises veulent renforcer leur compétitivité

Le sujet est au centre de la première édition du Café des entrepreneurs qui s’est ouvert vendredi 25 septembre 2026, à Brazzaville.

 

Des représentants des pouvoirs publics, des établissements financiers, des entrepreneurs et des investisseurs se sont réunis dans la capitale congolaise, Brazzaville. La rencontre s’inscrit dans le cadre de la première édition du Café des entrepreneurs, consacrée aux opportunités offertes par la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).

L’objectif de cette rencontre est de trouver des pistes pour renforcer la compétitivité des entreprises nationales et de faciliter leur accès au marché continental. Ouvert vendredi dernier, le Café des entrepreneurs est organisé par la Synergie pour le développement de tous (SDT), une organisation congolaise oeuvrant pour la promotion de l’entrepreneuriat et du développement économique, en partenariat avec la Chambre de commerce de Brazzaville et le Conseil congolais des jeunes entrepreneurs (CCJE).

Pour Dominique Mbéri, conseiller chargé de la ZLECAf auprès de la ministre congolaise du Commerce, la République du Congo dispose d’une stratégie nationale de mise en œuvre de l’accord pour la période 2021-2030. Les efforts portent notamment sur l’adaptation des procédures douanières, la délivrance des certificats d’origine et la préparation des entreprises aux échanges préférentiels.

Les entreprises congolaises sont appelées renforcer leurs capacités de production, d’innovation et de financement afin de tirer pleinement parti de l’ouverture du marché africain.

Congo : la Banque mondiale évalue deux projets sociaux à Brazzaville et Pointe-Noire

Une mission d’experts de la Banque mondiale séjourne du 21 septembre au 2 octobre à Brazzaville et Pointe-Noire pour évaluer l’état d’avancement de deux projets consacrés à la protection sociale, à l’insertion des jeunes et au développement de la petite enfance.

 

Pendant deux semaines, les experts de la Banque mondiale vont passer en revue les résultats enregistrés dans la mise en œuvre du Projet de protection sociale et d’inclusion productive des jeunes (PSIPJ), doté de 133 millions de dollars, soit environ 77 milliards de FCFA, ainsi que ceux d’un projet pilote consacré au développement de la petite enfance.

La mission prévoit des échanges avec les autorités en charge du Plan, de la Solidarité nationale et des Affaires sociales, mais aussi des séances de travail avec les équipes opérationnelles. Les experts procéderont notamment à une revue des indicateurs et à des visites de terrain afin d’identifier les éventuelles difficultés et de proposer les ajustements nécessaires à l’accélération des résultats.

Le projet prévoit notamment la formation de 40 000 jeunes à l’entrepreneuriat et de 5 000 autres à l’apprentissage d’un métier, soit 45 000 bénéficiaires au total. Âgés de 18 à 35 ans et considérés comme vulnérables, ces jeunes sont accompagnés à travers des formations et des subventions non remboursables destinées à favoriser leur insertion professionnelle et le développement de leurs activités.

Le projet comprend également des transferts monétaires au profit des ménages pauvres, des personnes âgées vivant seules et des personnes handicapées, avec des appuis pouvant servir au développement d’activités génératrices de revenus.

Autre chantier important, l’opérationnalisation du Registre social unique (RSU), destiné à améliorer l’identification des ménages éligibles aux programmes de protection sociale. La réhabilitation de circonscriptions d’action sociale et la formation des cadres et agents du ministère des Affaires sociales figurent également parmi les composantes du projet.

La mission s’intéressera par ailleurs au projet pilote consacré aux services de développement de la petite enfance pour les enfants de 0 à 3 ans, en particulier dans les zones urbaines et périurbaines.

Deux crèches communautaires sont déjà opérationnelles à Brazzaville, aux marchés Sukisa et Total. À Pointe-Noire, les experts visiteront de nouveaux sites afin d’évaluer les possibilités d’extension de cette expérience.

Congo-gouvernance locale : Brazzaville au cœur du dialogue africain

Réunis à dans la capitale congolaise à l’initiative du Pnud, des responsables locaux et experts africains échangent sur les moyens de renforcer la gouvernance territoriale et d’accélérer l’atteinte des Objectifs de développement durable.

 

Brazzaville accueille, du 30 juin au 1er juillet, un Dialogue régional consacré à la gouvernance locale, aux infrastructures territoriales et à l’accélération des Objectifs de développement durable (ODD) en Afrique. Organisée par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), cette rencontre réunit une cinquantaine de leaders locaux, responsables communautaires et experts du développement territorial issus de quinze pays d’Afrique australe, de l’Est, du Centre et de l’Ouest.

Pendant deux jours, les participants sont appelés à partager leurs expériences, confronter leurs approches et identifier des solutions concrètes susceptibles de renforcer l’efficacité de la gouvernance locale sur le continent. L’objectif est de promouvoir des modèles territoriaux capables de répondre aux attentes des populations tout en accélérant l’atteinte des Objectifs de développement durable.

Le programme prévoit des sessions interactives et des ateliers de co-création destinés à stimuler l’innovation territoriale, notamment à travers la cartographie et la valorisation des modèles de gouvernance ayant déjà démontré leur impact sur les ODD.

À travers cette initiative, le Pnud entend renforcer la coopération entre acteurs territoriaux africains et favoriser l’émergence de solutions adaptées aux réalités locales.

Zlécaf : Brazzaville accueille un café économique pour penser l’économie africaine de demain

Le Grand Lancaster de Brazzaville servira de cadre, du 21 au 22 août prochains, à un rendez-vous économique consacré à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf).

 

Initiée par la Synergie pour le développement de tous (SDT) et le Conseil congolais des jeunes entrepreneurs (CCJE), cette rencontre réunira décideurs publics, investisseurs, opérateurs économiques ainsi que jeunes entrepreneurs autour du « Café des entrepreneurs sur la Zlécaf ».

Placé sous le thème « Enjeux, perspectives et impact de la Zlécaf », l’événement se veut une plateforme d’échanges destinée à mieux faire comprendre les opportunités qu’offre l’intégration économique africaine et les défis liés à sa mise en œuvre.

Pendant deux jours, les participants auront l’occasion d’aborder plusieurs questions stratégiques portant notamment sur l’amélioration de la compétitivité des économies africaines, l’attractivité des investissements, le développement du secteur privé ainsi que le positionnement des jeunes entrepreneurs dans le nouvel espace économique continental.

Selon les organisateurs, cette initiative entend créer un cadre de dialogue entre les pouvoirs publics et les acteurs économiques afin de favoriser l’émergence de projets innovants et d’encourager une meilleure appropriation des mécanismes de la Zlécaf.

L’ambition affichée est également de sensibiliser les entrepreneurs congolais aux opportunités d’accès à un marché continental élargi, dans un contexte où l’Afrique accélère son processus d’intégration économique pour stimuler les échanges intra-africains et renforcer sa souveraineté économique.

Congo : Brazzaville accueille le FITE Congo 2026

Les 26 et 27 juin prochains, la capitale congolaise deviendra le point de convergence de l’innovation africaine à l’occasion du Forum de l’innovation, de la technologie et de l’entrepreneuriat (FITE Congo 2026).

 

Pendant deux jours, entrepreneures, expertes du numérique, porteuses de projets, étudiantes, décideurs publics et acteurs du secteur privé se retrouveront à Brazzaville pour réfléchir aux nouvelles opportunités offertes par l’économie numérique et construire des solutions adaptées aux réalités africaines.

Au-delà des échanges, le FITE Congo 2026 entend créer un espace d’apprentissage, de réseautage et d’action. Panels de haut niveau, ateliers pratiques, formations et expériences immersives rythmeront le programme afin de permettre aux participantes d’acquérir des compétences concrètes et de développer leurs projets entrepreneuriaux.

Dans un contexte où la transformation numérique redéfinit les modèles économiques et les parcours professionnels, le forum met particulièrement l’accent sur l’autonomisation des femmes et des jeunes filles. L’objectif affiché est clair : favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de leaders africaines capables d’innover, de créer de la valeur et de participer pleinement à la construction de l’économie de demain.

À travers cette initiative, Brazzaville confirme également son ambition de s’affirmer comme une place montante des rencontres consacrées à l’innovation, à l’entrepreneuriat et aux transitions technologiques sur le continent.

Plus qu’un événement, le FITE Congo 2026 se veut un appel à l’action, faire du numérique non seulement un outil de modernisation, mais aussi un vecteur d’égalité des chances et de transformation durable pour l’Afrique.

Congo-Journée de l’enfant africain : une mobilisation en faveur des enfants vulnérables

En prélude à la célébration de la Journée de l’enfant africain, commémorée chaque 16 juin, la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Marie-France Lydie Hélène Pongault, a conduit une opération d’assainissement et de sensibilisation au profit des enfants vulnérables dans plusieurs structures d’accueil de Brazzaville.

 

Réalisée avec la participation des députés juniors et des enfants bénéficiaires, cette initiative citoyenne s’est déroulée simultanément dans plusieurs centres, notamment à l’Institut des aveugles du Congo, au Centre d’inspection et de réinsertion des enfants vulnérables, au Centre national de prévention et de traitement des traumatismes psychiques ainsi qu’aux orphelinats Joseph-de-Gaston Céleste et La Paix du Christ.

Au-delà de l’opération d’assainissement, cette descente sur le terrain a permis aux autorités d’échanger directement avec les responsables des différentes structures afin de mieux cerner leurs besoins et leurs préoccupations en matière d’encadrement, de protection et d’accompagnement des enfants.

À cette occasion, la ministre Marie-France Lydie Hélène Pongault a apporté un appui financier aux structures visitées, traduisant ainsi la volonté du gouvernement de soutenir durablement les initiatives en faveur du bien-être des enfants.

Cette action s’inscrit dans la dynamique nationale de promotion des droits de l’enfant et témoigne de l’engagement des pouvoirs publics à renforcer les efforts dans les domaines de l’éducation, de la protection sociale, de l’hygiène et du développement harmonieux des plus jeunes.

Congo : la CNTR mobilise les acteurs nationaux et internationaux à Brazzaville

La Commission nationale de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques (CNTR) a organisé jeudi 11 juin à Brazzaville une importante rencontre de concertation réunissant les partenaires techniques et financiers ainsi que plusieurs institutions nationales.

 

Cette rencontre vise à créer un cadre d’échanges constructifs entre les différentes parties prenantes engagées dans l’amélioration de la gestion des finances publiques en République du Congo. Elle permettra notamment de faire le point sur les avancées enregistrées, d’identifier les défis persistants et d’explorer de nouvelles pistes de collaboration pour consolider les mécanismes de contrôle, de suivi et d’évaluation des dépenses publiques.

À travers cette concertation, la CNTR entend renforcer la synergie entre les institutions publiques, les partenaires au développement et les acteurs de la société civile autour d’un objectif commun : garantir une gestion efficace, transparente et responsable des ressources de l’État. Les discussions porteront également sur les bonnes pratiques en matière de gouvernance financière, la lutte contre les irrégularités et la promotion d’une culture de redevabilité au sein des administrations publiques.

La participation des partenaires techniques et financiers témoigne de l’importance accordée à la transparence budgétaire comme levier de développement économique et de confiance entre les citoyens et les institutions. Leur expertise et leur accompagnement constituent des atouts majeurs pour soutenir les réformes engagées dans ce domaine.

À l’heure où les exigences de bonne gouvernance occupent une place croissante dans les politiques publiques, cette rencontre de la CNTR apparaît comme une étape importante dans la consolidation des efforts visant à moderniser la gestion des finances publiques et à renforcer la confiance des citoyens dans l’action de l’État.

Congo : Denis Sassou-N’Guesso de retour à Brazzaville après un séjour à Pointe-Noire

Le président de la République du Congo a regagné Brazzaville le mardi 9 juin 2026 après avoir passé plusieurs jours à Pointe-Noire, la capitale économique du pays.

 

Le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, est rentré à Brazzaville ce mardi 9 juin 2026 au terme d’un séjour de quelques jours à Pointe-Noire. Le chef de l’État avait rejoint la ville océane le 4 juin dernier pour une série d’activités et de séances de travail.

Durant son séjour dans la capitale économique, plusieurs dossiers relatifs à la vie nationale et au développement du pays ont été examinés. Pointe-Noire, qui constitue le principal poumon économique du Congo, accueille régulièrement des missions de travail du président de la République en raison de sa stratégique pour l’économie nationale.

Le retour du chef de l’État à Brazzaville marque la reprise de ses activités au sein de la capitale politique, où l’attendent plusieurs échéances institutionnelles et dossiers prioritaires.

À son arrivée, le président Denis Sassou-N’Guesso a été accueilli par les autorités civiles et militaires, conformément au protocole républicain. Son séjour à Pointe-Noire s’inscrit dans le cadre du suivi des affaires de l’État et des projets de développement engagés dans le pays.

Cette version est rédigée dans un style de presse classique, avec un titre court et un chapeau concis.

Fonds bleu : 3 milliards de dollars déjà mobilisés

Réunis le 26 mai à Brazzaville dans le cadre d’une table ronde consacrée au financement du Fonds bleu pour le bassin du Congo, plusieurs partenaires techniques et financiers ont annoncé des engagements à hauteur de 3 milliards de dollars.

 

Le Fonds bleu pour le bassin du Congo franchit une nouvelle étape dans sa quête de financements. À l’issue d’une table ronde organisée à Brazzaville, les partenaires techniques et financiers ont annoncé des engagements financiers estimés à 3 milliards de dollars, soit plus de la moitié des 5,3 milliards de dollars nécessaires au financement d’un premier portefeuille de projets prioritaires.

Créé en 2016, ce mécanisme régional a pour vocation de soutenir la préservation des ressources naturelles du bassin du Congo tout en favorisant un développement économique durable. Il intervient notamment dans les domaines de l’eau, de l’énergie, de l’agriculture et de l’adaptation aux changements climatiques.

Le programme initial du Fonds bleu prévoit la mise en œuvre de 63 projets répartis dans 17 pays d’Afrique centrale et de l’Est. Ces initiatives visent à renforcer la résilience des populations face aux effets du changement climatique, à promouvoir une gestion durable des ressources naturelles et à soutenir la croissance verte dans la région.

Brazzaville et Kinshasa accélèrent la concrétisation du pont route-rail

Le sujet était au centre des échanges entre le président Denis Sassou-Nguesso et Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre et ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement de la RDC.

 

La rencontre entre les deux personnalités s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la coopération entre les deux pays voisins. Au cours des échanges, les différentes étapes déjà franchies dans la mise en œuvre de cette infrastructure stratégique, appelée à relier les deux capitales les plus proches du monde. Elles ont également évoqué les perspectives liées à l’accélération du processus de sélection du concessionnaire chargé du financement, de la construction et de l’exploitation de l’ouvrage.

Véritable symbole d’intégration régionale, le futur pont route-rail devrait contribuer à fluidifier la circulation des personnes et des marchandises entre les deux rives du fleuve Congo, tout en renforçant les échanges commerciaux et économiques dans l’espace de l’Afrique centrale. Les autorités des deux pays y voient un levier majeur pour stimuler les investissements, améliorer la connectivité régionale et favoriser le développement des corridors de transport sous-régionaux.

La rencontre entre le chef de l’État congolais et l’émissaire du gouvernement de la RDC intervient quelques jours après le lancement officiel de l’appel à propositions relatif au projet, une étape décisive qui marque une avancée significative vers la concrétisation de cette infrastructure attendue depuis plusieurs décennies.

Congo : Brazzaville accueille les Assemblées annuelles de la BAD

Le président de République, Denis Sassou N’Guesso échange avec le président de la BAD, Sidi Ould Tah, à la veille des assises pour s’assurer des derniers réglages avant l’ouverture des assises.

 

Prévue à Brazzaville du 25 au 29 mai, cette rencontre réunira plusieurs dirigeants africains, ministres des Finances, gouverneurs de banques centrales, partenaires techniques et investisseurs autour des questions liées au financement du développement, à la transformation économique du continent et à la résilience face aux crises mondiales.

Les discussions prévues durant les travaux porteront notamment sur le renforcement de l’intégration régionale, l’accélération de l’industrialisation du continent, la mobilisation des ressources financières et l’accompagnement des États africains dans leurs politiques de développement durable.

Pour le Congo, pays hôte de cette édition, l’organisation de ces Assemblées constitue une opportunité diplomatique et économique majeure. Elle permettra au pays de réaffirmer son engagement en faveur de la coopération africaine et de mettre en lumière ses ambitions en matière de développement et d’attractivité économique.

Congo : Brazzaville paralysée par une pénurie de carburant

Une situation qui entraîne un ralentissement de la circulation et complique les déplacements dans l’ensemble de la capitale congolaise.

 

Dans plusieurs quartiers de la ville depuis plusieurs jours, les images se ressemblent, bidons alignés devant les stations-service, motocyclistes en quête de carburant et automobilistes exaspérés par la rareté des produits pétroliers. Aux heures de pointe, les transports en commun deviennent difficiles à trouver, provoquant de longues attentes aux arrêts de bus.

Près de la mairie de Mfilou, dans le 7e arrondissement, Fiacre Nkombo, un usager rencontré sur place, déplore les conséquences de cette crise sur la population. « C’est une situation vraiment difficile. On peut avoir de quoi payer le transport, mais il n’est pas facile de trouver un bus, ni même un taxi », s’est-il indigné.

La pénurie touche particulièrement les chauffeurs de taxi et les conducteurs de bus, dont les activités sont fortement perturbées. Devant une station-service du centre-ville, un chauffeur de taxi confie vivre un véritable calvaire. « Cela fait trois jours que je cherche du carburant. C’est une vraie bataille, et dans ces conditions, il est difficile de faire la recette », raconte-t-il, épuisé après plusieurs tentatives infructueuses.

Dans les rares stations qui disposent encore de petites quantités de carburant, les forces de l’ordre peinent à contenir l’affluence et les tensions. Des policiers ont été déployés afin d’assurer le maintien de l’ordre et d’éviter les débordements.

Selon une source proche de la Société Commune de Logistique (SCLOG), chargée du stockage et du transport des hydrocarbures au Congo, les autorités ont dû se tourner vers Kinshasa, en République démocratique du Congo, pour acheminer quelques barges de carburant destinées à ravitailler Brazzaville et réduire progressivement la pression sur les stocks.

Dans un communiqué officiel, le gouvernement a attribué cette situation à une baisse des stocks aux niveaux national et international, conséquence directe de la crise qui secoue actuellement le Moyen-Orient.

Face à la rareté du carburant dans le circuit officiel, plusieurs automobilistes se rabattent désormais sur les vendeurs illicites, communément appelés « Kadhafis ». Profitant de la forte demande, ces derniers imposent des prix largement supérieurs aux tarifs réglementaires. Un bidon de 25 litres est ainsi vendu à plus de 25 000 francs CFA, contre environ 20 000 francs CFA dans les stations-service.

Alors que les autorités tentent de rassurer la population sur un retour progressif à la normale, les Brazzavillois continuent de subir les lourdes conséquences de cette crise énergétique qui fragilise davantage leur quotidien.

Miss Excellentia 2026 : Brazzaville lance les préparatifs d’une édition tournée vers la culture

L’édition 2026 se veut avant tout une plateforme d’expression, de leadership et d’engagement social pour les jeunes femmes congolaises.

 

Les activités préparatoires de Miss Excellentia ont été officiellement lancées à Brazzaville. C’est le début d’une nouvelle aventure dédiée à la valorisation de la culture congolaise et à la promotion de l’excellence féminine.

Dans un communiqué, la Fédération de la Beauté Congolaise (FEBECO), structure organisatrice de l’événement, affirme sa volonté de faire de cette compétition bien plus qu’un simple concours de beauté. L’édition 2026 se veut avant tout une plateforme d’expression, de leadership et d’engagement social pour les jeunes femmes congolaises.

« Miss Excellentia revient avec une vision axée sur l’intelligence, le leadership et l’engagement social des jeunes femmes congolaises », souligne la FEBECO dans son communiqué officiel.

À travers cette initiative, les organisateurs ambitionnent de révéler une nouvelle génération d’ambassadrices capables de porter haut les valeurs du Congo, notamment l’unité, la responsabilité et la fierté nationale. Plusieurs activités culturelles, sociales et éducatives seront organisées tout au long de la compétition afin de mettre en lumière la richesse des traditions congolaises et la diversité culturelle du pays.

Pour Nathan Zawadi, président de la FEBECO, l’objectif dépasse largement le cadre esthétique. « Notre objectif est de former de véritables ambassadrices capables de représenter dignement la culture congolaise et de contribuer positivement à la société », a-t-il déclaré.

Miss Excellentia 2026 entend également encourager la participation active des jeunes femmes dans les débats sociaux et dans les initiatives liées au développement culturel du Congo. À travers des projets communautaires et des actions citoyennes, les candidates auront l’opportunité de démontrer leur engagement et leur capacité à impacter positivement leur environnement.

Les organisateurs annoncent que les différentes étapes de la compétition seront dévoilées dans les prochaines semaines, jusqu’à l’élection finale de celle qui succédera à la reine en titre et portera la couronne de Miss Excellentia 2026.

Congo : Brazzaville au cœur de la modernisation statistique de la Cémac

La capitale congolaise accueille depuis le 11 mai, les travaux préparatoires de la douzième session du Comité sous-régional de la statistique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), couplés à la deuxième réunion du Comité de pilotage du projet d’Harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du centre (Hiswaca).

 

La rencontre réunit les experts, statisticiens et partenaires techniques autour des enjeux liés à la modernisation des systèmes statistiques dans la sous-région. Les représentants des six États membres de la Cémac se penchent sur les progrès réalisés dans le cadre du programme Stat-Cémac ainsi que du projet Hiswaca, soutenu par la Banque mondiale. Les échanges portent notamment sur l’amélioration de la qualité des données, l’harmonisation des méthodes de production statistique et le renforcement des capacités des instituts nationaux de statistique.

À travers ces assises, la Cémac entend consolider une gouvernance statistique communautaire plus efficace, capable de fournir des données fiables pour accompagner les politiques publiques et les stratégies de développement. Les participants examinent également les mécanismes devant permettre une meilleure coordination des systèmes statistiques nationaux afin de garantir des indicateurs comparables à l’échelle régionale.

Cette réunion technique constitue une étape décisive avant les délibérations ministérielles attendues dans les prochains jours. Ces dernières devront valider plusieurs orientations stratégiques relatives à la coopération statistique et à la transformation numérique des outils de collecte et d’analyse des données dans l’espace communautaire.

Congo-Vaccination : Brazzaville lance la campagne africaine 2026

La capitale congolaise a abrité, dimanche 26 avril 2026, le lancement régional de la Semaine Africaine de la Vaccination, couplée à l’introduction de la dose de naissance contre l’hépatite B.

 

La cérémonie officielle de lancement régional de la semaine africaine de la vaccination s’est tenue à l’hôpital spécialisé Mère-Enfant Blanche Gomes. Cette 16ᵉ édition de la campagne continentale se déroule sous le thème : « Pour chaque génération, les vaccins sont efficaces ». Elle vise à renforcer la couverture vaccinale et à sensibiliser les populations à l’importance de l’immunisation dès la naissance.

Placée sous la direction du ministre de la Santé et de la Population, Jean Rosaire Ibara, cette activité a réuni le représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé, le Dr Vincent Dossou Sodjinou, ainsi que plusieurs autorités politico-administratives et partenaires du secteur de la santé.

Dans son allocution, le ministre Jean Rosaire Ibara a souligné l’importance stratégique de l’introduction de la dose de naissance contre l’hépatite B, une avancée majeure dans la prévention de cette maladie virale encore responsable de lourdes complications hépatiques. « Vacciner dès les premières heures de vie permet de protéger durablement les enfants et de réduire significativement la transmission du virus », a-t-il indiqué.

De son côté, le Dr Vincent Dossou Sodjinou a salué l’engagement des autorités congolaises et rappelé que la vaccination demeure l’un des moyens les plus efficaces et les plus rentables pour sauver des vies. Il a également insisté sur la nécessité de maintenir les efforts pour atteindre les populations les plus vulnérables.

Au-delà du lancement officiel, cette campagne prévoit une intensification des activités de vaccination dans les structures sanitaires et les communautés, avec un accent particulier sur les enfants et les nouveau-nés.

Congo : 1 500 jeunes mobilisés pour faire du perlage un moteur d’emplois

Le 20 avril 2026, le Fonds national de soutien à l’employabilité et à l’apprentissage (Fonea) a lancé un programme de formation en perlage, avec l’ambition de transformer ces talents artisanaux en sources de revenus durables.

 

Ils sont 1 500 jeunes, à Brazzaville et à Pointe-Noire, à avoir choisi de miser sur leurs mains et leur créativité pour construire leur avenir. L’initiative lancée par le Fonea s’inscrit dans une dynamique de lutte contre le chômage des jeunes par la promotion de l’auto-emploi. L’objectif est de faire émerger, à l’issue des 45 jours de formation, des centaines de micro-entreprises capables de dynamiser le secteur artisanal local.

Ouvert aux jeunes de 18 à 45 ans, le programme se distingue par son caractère inclusif. Le directeur du Fonea, Patrick Robert Ntsibat, s’est félicité de l’enthousiasme suscité, notamment auprès de jeunes hommes et de personnes vivant avec handicap. « Nous avons reçu de nombreuses candidatures de jeunes hommes pour ce métier traditionnellement féminin, ainsi que de personnes vivant avec handicap. C’est un métier qui nourrit son artisan, pourvu que la créativité et l’ingéniosité soient au rendez-vous », a-t-il souligné.

Conçue par la Société africaine de recouvrement et entièrement financée par le Fonea, la formation repose sur trois axes majeurs à savoir l’apprentissage technique (tissage, montage de perles, fabrication de sacs, bijoux et objets décoratifs), le développement de la créativité et de la précision esthétique, ainsi qu’un module entrepreneurial axé sur la gestion et le marketing.

Afin d’assurer un impact concret, chaque apprenant recevra un kit d’outils à la fin du parcours pour démarrer immédiatement son activité. Pour Hugues Ngouélondélé, ce programme constitue un « véritable levier de valorisation de l’artisanat congolais ».

Congo : Brazza Airlines décolle le 20 avril

La nouvelle compagnie congolaise lance ses activités avec l’ambition de renforcer la connectivité nationale et d’affirmer une souveraineté aérienne moderne et sécurisée.

 

La compagnie Brazza Airlines a officiellement annoncé, lundi 13 avril 2026 à Brazzaville, le lancement de ses activités. Filiale de Thalair, elle-même rattachée au groupe Dexfly, la nouvelle entité entend s’imposer comme un acteur clé du transport domestique.

Pensée pour répondre aux défis de mobilité intérieure, Brazza Airlines mise sur la modernité, la sécurité et la fiabilité de ses opérations. Sa flotte est composée d’appareils du constructeur brésilien Embraer, reconnu pour la performance et l’efficacité de ses avions régionaux.

La compagnie exploitera notamment deux types d’appareils à savoir l’Embraer 190, d’une capacité de 98 sièges, destiné aux liaisons principales, en particulier entre Brazzaville et Pointe-Noire, avec jusqu’à trois rotations quotidiennes. Aussi, l’Embraer ERJ 145, configuré en 49 sièges, qui desservira des villes telles qu’Ollombo, Ouesso, Impfondo et prochainement Dolisie.

Le vol inaugural est prévu le 20 avril entre Brazzaville et Pointe-Noire. Le lancement officiel du programme régulier de vols interviendra dès le 21 avril, marquant le début effectif des opérations commerciales.

Pour son président, Jean Valli, cette initiative s’inscrit dans une vision stratégique claire « Offrir à la République du Congo une souveraineté aérienne appuyée par une technologie de pointe ».

Basée à Pointe-Noire, Brazza Airlines opérera avec des appareils immatriculés en France, sous un Certificat de transporteur aérien conforme aux normes de l’European Union Aviation Safety Agency (EASA). La compagnie est également certifiée International Air Transport Association IOSA.

La commercialisation des billets est assurée en partenariat avec Hariom Travels, agent général de la compagnie, avec des points de vente à Brazzaville et Pointe-Noire, ainsi qu’une plateforme de réservation en ligne.

Congo : Brazzaville face aux coupures d’électricité

Depuis plusieurs jours, les coupures d’électricité et les délestages à répétition rythment le quotidien des habitants de la capitale congolaise, alimentant frustration et colère.

 

De la rivière Djoué, au sud de la ville, jusqu’à la rivière Ndjiri, au nord, sur plus de quarante kilomètres, en passant par le centre-ville, les interruptions de courant sont devenues quasi permanentes dans plusieurs quartiers. Les coupures, parfois imprévisibles, s’étendent sur de longues heures, perturbant la vie familiale, les activités commerciales et le fonctionnement des petites entreprises.

Dans les foyers, la situation devient difficilement supportable. Conservation des aliments compromise, appareils électroménagers endommagés, enfants contraints d’étudier à la lumière des bougies ou des lampes torches. Les conséquences sont multiples. « Nous passons parfois toute une nuit sans électricité. C’est intenable », confie un habitant excédé du quartier Talangaï.

Les commerçants, notamment les tenanciers de boutiques et de chambres froides, déplorent des pertes financières importantes. Certains recourent à des groupes électrogènes, mais le coût du carburant alourdit davantage leurs charges dans un contexte économique déjà fragile.

Face aux critiques, la société Énergie électrique du Congo (E2C) pointe du doigt l’urbanisation accélérée de la capitale. Selon elle, l’extension rapide des zones d’habitation a entraîné une surcharge des postes de distribution, dont plusieurs infrastructures, vieillissantes et insuffisamment entretenues, cèdent régulièrement sous la pression.

« Les postes sont surchargés et nécessitent des travaux de renforcement », explique la société, qui évoque également des difficultés techniques et logistiques pour assurer une maintenance optimale du réseau.

Si l’argument de la croissance urbaine est avancé, de nombreux consommateurs estiment que la question de la planification et de l’investissement dans les infrastructures énergétiques reste centrale. Pour eux, l’urbanisation ne saurait justifier à elle seule des coupures aussi fréquentes et prolongées.

Congo : Brazzaville accueille la première édition d’Event Expo Africa

Initié par Jeanne Alexandra Ngoya, ce rendez-vous ambitionne de repositionner l’événementiel comme un véritable levier de développement économique et un vivier d’opportunités pour la jeunesse congolaise et africaine.

 

Les 24 et 25 avril prochains, Brazzaville va accueillir la toute première édition d’« Event Expo Africa ». Placée sous le thème « L’innovation des services, des métiers de l’événementiel et du spectacle », cette rencontre entend déconstruire les idées reçues qui réduisent encore l’événementiel à sa seule dimension festive. Pour sa fondatrice, il s’agit avant tout d’un secteur stratégique, riche en compétences et en perspectives.

« L’événementiel est un véritable écosystème. Il ne se limite plus à l’organisation de manifestations ponctuelles mais s’impose aujourd’hui comme un moteur de croissance, d’innovation et de structuration économique », explique Jeanne Alexandra Ngoya. Derrière chaque événement réussi se cache en effet une chaîne de métiers souvent méconnus : graphistes, techniciens son et lumière, logisticiens, scénographes, communicants, médias, traiteurs ou encore spécialistes du digital.

Malgré son dynamisme, le secteur demeure peu structuré au Congo. C’est précisément pour répondre à ce défi qu’Event Expo Africa se veut un espace de réflexion stratégique et de concertation. L’objectif est double, rassembler les professionnels pour analyser les réalités du terrain, identifier les freins et proposer des pistes concrètes de structuration ; mais aussi ouvrir le champ des possibles aux jeunes en quête d’orientation professionnelle.

Au programme, une réflexion approfondie sur le rôle de l’événementiel dans le développement des économies africaines. Les discussions porteront sur les enjeux structurels du secteur, son potentiel de transformation ainsi que les opportunités qu’il représente pour les entrepreneurs, les institutions, les investisseurs et les créatifs.

La première journée sera dédiée aux professionnels, avec des échanges axés sur les pratiques, les défis et les perspectives de développement à court, moyen et long terme. La seconde journée, ouverte aux entreprises et au grand public, proposera conférences, masterclasses, panels interactifs et un walking dinner favorisant le réseautage. Des intervenants venus de Brazzaville, Pointe-Noire, Kinshasa et d’autres villes de la sous-région partageront leurs expériences et expertises.

Au-delà de l’événement lui-même, la vision est claire, faire de Brazzaville un hub de l’événementiel en Afrique centrale. « L’idée est de positionner la capitale congolaise comme une plateforme de référence, capable d’attirer des talents et des partenaires internationaux », souligne la fondatrice. À terme, Event Expo Africa pourrait s’exporter dans d’autres pays, tout en consolidant son ancrage local.

Congo-Réforme de l’état civil : des experts en conclave à Brazzaville

Depuis le 30 mars, des cadres et experts de l’administration publique, appuyés par les représentants des partenaires techniques et financiers, sont réunis à Brazzaville pour un atelier de relecture de l’avant-projet de loi portant régime de l’état civil en République du Congo.

 

Pendant cinq jours, une dizaine de spécialistes procède à une relecture intégrale du document en vue d’en examiner la cohérence interne, la clarté rédactionnelle ainsi que la pertinence juridique. L’exercice vise à identifier les éventuelles anomalies et ambiguïtés, afin de proposer les amendements nécessaires à l’élaboration d’un texte plus précis, plus accessible et juridiquement harmonisé.

L’objectif affiché est de doter le pays d’un régime de l’état civil adapté aux réalités actuelles et conforme aux autres textes législatifs et réglementaires en vigueur. Cette démarche participative entend aboutir à un cadre légal modernisé et consensuellement approuvé.

Ouvrant les travaux au nom du préfet directeur général empêché, le préfet directeur général du Développement local, Jean Éric Djendja Itoua, a rappelé l’importance stratégique de cet atelier. Selon lui, il ne s’agit pas d’un simple exercice technique, mais d’une étape déterminante dans le processus de réforme.

« La relecture que nous entamons aujourd’hui n’est pas un simple exercice de style législatif. Elle vise trois objectifs cardinaux qui s’articulent autour du triptyque harmonisation, modernisation et exclusivité. L’état civil constitue le point de départ de la jouissance des droits fondamentaux : le droit à un nom, à une nationalité, à l’éducation et à la protection sociale », a-t-il souligné.

Il a également relevé que l’arsenal juridique actuel, en vigueur depuis plusieurs décennies, ne répond plus pleinement aux exigences contemporaines en matière de gouvernance administrative et de sécurisation des données d’état civil. D’où l’urgence de mettre en place un dispositif rénové, capable de garantir une meilleure protection des droits des citoyens et une gestion plus efficiente des registres.

Les travaux, qui s’achèvent le 3 avril, se tiennent sous l’égide du directeur de l’état civil, Rachment Pourou Kassambe.

La Cémac harmonise les statistiques environnementales à Brazzaville

Une cinquantaine d’experts des pays d’Afrique centrale planchent sur la production de données fiables pour mieux répondre aux défis climatiques et environnementaux.

 

Brazzaville abrite depuis ce 23 mars 2026, un atelier régional consacré à l’harmonisation des statistiques environnementales et climatiques au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac). La rencontre réunit des représentants des instituts nationaux de statistique et des ministères en charge de l’Environnement des six États membres : Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad.

Organisé par la Cémac en collaboration avec Observatoire économique et statistique d’Afrique subsaharienne (Afristat), avec l’appui de la Banque mondiale, l’atelier s’inscrit dans le cadre du projet d’Harmonisation des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (2024-2029). L’objectif est de mettre en place un dispositif coordonné permettant de produire des données fiables, comparables et utiles à la prise de décision.

À l’ouverture des travaux, la ministre congolaise de l’Environnement, Arlette Soudan Nonault, a rappelé l’urgence d’agir face à la déforestation, à la dégradation des sols, à la pollution des sites miniers et industriels, à la perte de biodiversité et à la surexploitation des ressources en eau. Des défis aggravés par les effets du changement climatique et qui freinent les efforts des États pour atteindre les Objectifs de développement durable.

Pour le commissaire de la Cémac chargé des politiques économiques, monétaires et financières, Nicolas Beyeme Nguema, la disponibilité de données harmonisées constitue un outil stratégique. Elles permettent d’orienter les politiques publiques, d’évaluer les actions engagées et de mieux planifier les réponses aux enjeux environnementaux.

Pendant cinq jours, les participants dressent un état des lieux des données existantes dans chaque pays, renforcent leurs capacités sur les cadres internationaux de référence et s’approprient des outils d’autoévaluation tels que OAESE et CISAT. Ils devront également identifier les indicateurs prioritaires et valider une fiche régionale harmonisée de collecte.

À terme, ces travaux devraient aboutir à l’élaboration d’un compendium régional des statistiques environnementales et climatiques.

Présidentielle 2026 au Congo : plus de 2,5 millions d’électeurs attendus aux urnes ce week-end

Après le vote par anticipation des militaires, gendarmes et policiers du 12 mars, les civiles vont exercer leur droit citoyen le dimanche 15 mars 2026.

Dans moins de 48 heures, Congolais et Congolaises iront voter pour choisir celui qui va présider aux destinées de la République du Congo pour les cinq prochaines années. Dès la matinée du dimanche 15 mars, 6 620 bureaux de vote repartis en 4 011 centres dans les 12 départements seront ouverts pour accueillir 2,64 millions d’électeurs inscrits sur les listes électorales. Exception faite du personnel militaire. Les éléments des forces de défense et de sécurité ont déjà exercé leur droit de vote. Le décompte prévisionnel faisait état d’un total d’environ 60 000 électeurs dans les rangs des forces publiques.

Tous, civils et militaires, participent au scrutin pour départager sept candidats dont le président sortant, Denis Sassou N’Guesso, 82 ans. Il est face à Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, Anguios Nganguia Engambé, Dave Mafoula, Vivien Manangou, Zinga Mabio Mavoungou et Melaine Destin Gavet Eléngo. Les candidats en lice vivent les derniers instants de la campagne électorale, période au cours de laquelle ils ont sillonné le territoire à la conquête des électeurs. La population assiste ce vendredi à certains meetings de clôture de deux semaines d’opération de séduction. Denis Sassou Nguesso clôture l’opération de charme par la capitale Brazzaville où il se déploie ce vendredi depuis la fin de la matinée.

La plupart des candidats promettent des actions pour améliorer, restructurer, développer l’économie nationale avec le renouvellement des infrastructures comme le chemin de fer Congo-Océan, la construction des corridors comme le corridor 13 ou des autoroutes. L’assainissement des finances publiques, la modernisation de l’agriculture et bien d’autres sont aux programmes pour améliorer le quotidien des Congolais dans un contexte où, près de la moitié de la population globale évaluée à environ 6,6 millions d’habitants, vit en dessous du seuil de pauvreté.

Dans la pratique, les bureaux de vote seront ouverts le matin pour refermer le soir. A la clôture du scrutin, le décompte des suffrages sera fait et les résultats seront affichés à l’entrée de chaque bureau de vote. Ils seront acheminés par la suite au niveau des commissions locales, puis dans les commissions départementales avant la centralisation au niveau national en prélude de la proclamation. Pour être victorieux au premier tour, un candidat doit obtenir la majorité absolue correspondant à plus de 50% des suffrages exprimés. Si aucun candidat n’obtient ce score, un second tour est organisé dans les 21 jours suivant la proclamation des résultats du premier tour pour départager les deux meilleures performances.

Présidentielle au Congo : le vote par anticipation s’achève dans le calme

Le personnel militaire de l’État a exercé son droit de vote dans la journée du jeudi 12 mars 2026 sans heurt.

Les militaires, policiers et gendarmes ont accompli dans la discipline et en toute liberté leur droit de vote hier jeudi, à trois jours de la tenue de l’élection présidentielle générale. Dans la capitale Brazzaville, les 20 bureaux de vote logés dans les deux centres de vote de la ville ont accueilli les hommes et des femmes en tenue enthousiastes d’exercer comme tout citoyen, leurs droits.

Dans l’ensemble des bureaux de vote, la présence du matériel électoral ainsi que de la ressource humaine en nombre suffisant ne laisse pas place au débat à propos de la bonne organisation. Dès les premières heures de la matinée, les électeurs en tenue militaire ont été reçus en grand nombre dans les bureaux de vote sans plainte ni récrimination. Les opérations qui n’ont pas pris toute la journée avant de s’achever n’ont connu ni des bousculades ni d’autres incidents. Le manquement constaté dans la plupart des bureaux de vote est l’absence des mandataires des partis politiques de l’opposition.

Les opérations qui se sont déroulées sous l’observation du président de la Cour constitutionnelle, Auguste Iloki, se sont terminées dans la paix. Avec l’assurance que le scrutin n’est pas entache d’irrégularité. Le président de la Cour a parcouru des bureaux de vote pour superviser les opérations, en l’occurrence les bureaux de vote du lycée technique 5-evrier ou encore de l’école 31-juillet à Mpila. En dehors du président, cette Cour garante de la régularité et de la transparence du scrutin déploie ses coordonnateurs et ses délégués.

Après leur participation effective au vote le 12 mars 2026, les militaires, policiers et gendarmes vont se consacrer le 15 mars prochain aux opérations de sécurisation de l’élection des civiles sur l’ensemble du territoire.