Métrologie : le Congo mise sur la souveraineté industrielle

À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la métrologie, le 20 mai 2026, le gouvernement congolais a réaffirmé son ambition de faire de la métrologie un instrument stratégique au service du développement national.

 

Dans un message officiel, le ministre du Développement industriel, des Zones économiques spéciales (ZES) et de la Promotion du secteur privé, Michel Djombo, a appelé à renforcer la culture de la mesure fiable afin d’accompagner la transformation industrielle et la souveraineté économique du pays.

Placée cette année sous le thème « La métrologie pour renforcer la confiance dans l’élaboration des politiques », cette célébration a permis de mettre en lumière le rôle central de la métrologie dans la gouvernance moderne, la performance économique et la protection des consommateurs.

Dans son adresse, le ministre a rappelé que la métrologie intervient dans pratiquement tous les secteurs stratégiques de la vie nationale, notamment l’industrie, les hydrocarbures, l’énergie, la santé, l’agriculture, les infrastructures, les télécommunications, l’environnement ainsi que les échanges commerciaux.

Selon Michel Djombo, la fiabilité des mesures constitue un élément essentiel dans la prise de décisions publiques efficaces, transparentes et durables. Elle garantit non seulement la précision des données et la qualité des produits, mais aussi la sécurité des populations et l’équité dans les transactions commerciales.

« Dans les secteurs de l’énergie, du commerce, des hydrocarbures ou encore des services, des instruments de mesure fiables garantissent l’équité, sécurisent les recettes publiques et renforcent la confiance dans les institutions. Elle accompagne les politiques liées à la transition énergétique, à la santé publique, à la sécurité alimentaire et à la protection de notre environnement », a-t-il déclaré.

Au-delà de son aspect technique, la métrologie apparaît aujourd’hui comme un enjeu économique et stratégique majeur. Le membre du gouvernement a ainsi exhorté les acteurs publics et privés à considérer cette discipline comme un véritable outil de compétitivité, de souveraineté et de transformation industrielle.

Pour le gouvernement congolais, le développement d’un système national de métrologie performant constitue un atout indispensable dans l’accélération de la marche vers le développement, en favorisant l’innovation technologique, la qualité des productions locales et l’intégration du pays dans les échanges internationaux.

Cette célébration a également servi de cadre de réflexion collective sur l’importance des normes et des mesures dans la gouvernance des États, la transparence économique et la consolidation de la confiance entre les institutions, les citoyens et les partenaires économiques.

Congo : le forum des entrepreneurs francophones se tiendra du 26 au 28 juin

L’objectif de cette rencontre est de promouvoir une économie dynamique et prospère au sein des pays membres de l’Alliance du patronat francophone (APF).

 

Le ministre chargé du Développement industriel, Antoine Nicéphore Fylla Saint Eudes s’est entretenu mardi 28 janvier à Brazzaville, avec une délégation de l’APF et le président du conseil d’administration de l’Union patronale et interprofessionnelle du Congo (Unicongo), Michel Djombo. Les échangent ont porté sur les préparatifs du forum international des entrepreneurs francophones qui se tiendra du 26 au 28 juin dans la capitale congolaise, sous l’égide d’Unicongo.

Cette conférence annuelle a pour objectif de promouvoir une économie dynamique et prospère au sein des pays membres de l’APF. Ce sont les acteurs du secteur privé du patronat francophone qui couvre 35 pays d’Afrique, de l’Europe francophone, du Canada et certains pays d’Asie qui prendront part aux activités.

Plusieurs thématiques seront développées lors de ce forum, dont le thème principal portera sur « L’intégration régionale au sein des pays francophones ». Les acteurs économiques évoqueront aussi la problématique du financement des infrastructures, la collaboration entre les entreprises, le développement des accords entre les entreprises ainsi que la promotion des relations commerciales dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine. C’est du moins ce qu’a indiqué Michel Djombo, président du conseil d’administration d’Unicongo.

Congo-boissons gazeuses : alerte sur les conséquences des droits d’accises

Le sujet a été au centre d’un échange mardi 14 janvier à Brazzaville, entre l’Union patronale et interprofessionnelle du Congo (UniCongo) et le ministre du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes.

 

Une délégation de l’UniCongo a eu une séance de travail mardi 14 janvier avec le ministre du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes. Conduite par son président Michel Djombo, l’UniCongo a présenté les que pourrait générer l’augmentation des droits d’accises sur les boissons gazeuses et divers formats.

Pour ce groupe patronal, les entreprises privées rencontrent des difficultés au quotidien en rapport avec certaines fiscalités incluses dans la loi des finances. Il pense que ces dispositions fiscales sont de nature à remettre en cause certains équilibres économiques des sociétés, et surtout de causer les difficultés pour maintenir le niveau d’emplois dans certains secteurs industriels, en particulier celui des boissons.

« L’augmentation des droits d’accises est une taxe collectée et qui doit être reversée avec un impact sur le prix de vente. Ce qui, de notre point de vue, peut être problématique dans la période actuelle avec le resserrement des revenus de la population. Une telle taxe sur les ventes, cela va être difficile. Donc, il nous revenait d’alerter le gouvernement sur ce lien direct entre une nouvelle taxe qui vient alourdir les prix et cette obligation pour les opérateurs d’augmenter les prix. Il fallait que tout le monde ait le même niveau d’informations pour être conscient des impacts éventuels de ces augmentations des taxes », a averti le président d’UniCongo à l’issue de la séance de travail dans un extrait tiré d’une publication d’adiac-congo.

Le gouvernement et l’UniCongo ont au cours de cette séance de travail exprimé leur souci commun de maintenir les prix actuels afin de ne pas alourdir le panier de la ménagère pour éviter une possible augmentation de l’inflation. Cette réunion a permis d’évoquer des pistes qui permettraient aux sociétés privées de garantir le même niveau d’emplois sans remettre en cause leur rentabilité.