Zlécaf : Brazzaville accueille un café économique pour penser l’économie africaine de demain

Le Grand Lancaster de Brazzaville servira de cadre, du 21 au 22 août prochains, à un rendez-vous économique consacré à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf).

 

Initiée par la Synergie pour le développement de tous (SDT) et le Conseil congolais des jeunes entrepreneurs (CCJE), cette rencontre réunira décideurs publics, investisseurs, opérateurs économiques ainsi que jeunes entrepreneurs autour du « Café des entrepreneurs sur la Zlécaf ».

Placé sous le thème « Enjeux, perspectives et impact de la Zlécaf », l’événement se veut une plateforme d’échanges destinée à mieux faire comprendre les opportunités qu’offre l’intégration économique africaine et les défis liés à sa mise en œuvre.

Pendant deux jours, les participants auront l’occasion d’aborder plusieurs questions stratégiques portant notamment sur l’amélioration de la compétitivité des économies africaines, l’attractivité des investissements, le développement du secteur privé ainsi que le positionnement des jeunes entrepreneurs dans le nouvel espace économique continental.

Selon les organisateurs, cette initiative entend créer un cadre de dialogue entre les pouvoirs publics et les acteurs économiques afin de favoriser l’émergence de projets innovants et d’encourager une meilleure appropriation des mécanismes de la Zlécaf.

L’ambition affichée est également de sensibiliser les entrepreneurs congolais aux opportunités d’accès à un marché continental élargi, dans un contexte où l’Afrique accélère son processus d’intégration économique pour stimuler les échanges intra-africains et renforcer sa souveraineté économique.

Commerce transfrontalier : le Congo accélère sa transition numérique avec le Guichet unique

En visite de travail au Guichet unique des opérations transfrontalières (Guot), la ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf), Jacqueline Lydia Mikolo, a réaffirmé la volonté de l’exécutif d’accélérer la dématérialisation des procédures administratives liées au commerce.

 

Accompagnée du ministre en charge de l’Économie numérique, Frédéric Nzé, la membre du gouvernement s’est rendue à Pointe-Noire pour évaluer les avancées enregistrées dans la transformation digitale des opérations transfrontalières. Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de modernisation de l’administration publique et de renforcement de la compétitivité économique du Congo.

Au cours de cette séance de travail tenue dans les installations du Guot, les deux ministres ont pu constater les innovations mises en place pour simplifier et fluidifier les procédures administratives relatives au commerce extérieur. À travers la dématérialisation, les autorités ambitionnent de réduire significativement les délais de traitement des dossiers, diminuer les coûts opérationnels pour les opérateurs économiques et renforcer la sécurisation des échanges commerciaux.

Le Guichet unique des opérations transfrontalières apparaît aujourd’hui comme un levier stratégique dans la facilitation du commerce et l’amélioration du climat des affaires. En centralisant plusieurs démarches sur une plateforme numérique intégrée, il contribue à limiter les lourdeurs administratives tout en favorisant davantage de transparence dans les transactions.

Cette visite traduit également la volonté du gouvernement de faire du numérique un moteur de développement économique, en cohérence avec les objectifs de la Zlécaf qui encourage une meilleure intégration des marchés africains et une circulation plus efficace des biens et services.

ZLECAF : le CESE s’interroge sur la préparation du Congo à l’horizon 2030

À l’occasion de la cérémonie d’échange de vœux du nouvel an, le 16 janvier, la présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Emilienne Raoul, a réaffirmé la volonté de l’institution d’accompagner le pays dans la mise en œuvre du traité de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), dont l’application effective est attendue d’ici à 2030.

 

Face aux enjeux de cette intégration économique continentale, Emilienne Raoul a annoncé la poursuite du travail engagé avec les représentants des ministères et les chefs d’entreprises afin d’anticiper les impacts de la ZLECAF sur l’économie nationale. Se projetant dans l’avenir, la présidente du CESE a également mis l’accent sur la prise en compte des réalités territoriales dans les projets à venir, en étroite collaboration avec les collectivités locales. L’objectif, a-t-elle précisé, est d’identifier un modèle de développement local adapté aux spécificités du pays.

Sur le plan interne, Emilienne Raoul entend renforcer le rôle du secrétariat général, pilier de l’administration permanente du CESE. « Il est l’élément moteur du bon fonctionnement de notre institution. Aussi, avons-nous prévu dans le plan d’action de le réformer pour améliorer son fonctionnement et garantir les résultats attendus », a-t-elle déclaré.

Abordant la question des ressources humaines, la présidente du CESE a rappelé que 36 agents décisionnaires ont été intégrés à la fonction publique au titre des quotas des années 2021, 2022 et 2023. Par ailleurs, 52 personnes n’ayant pas rempli les critères requis ont été immatriculées à la Caisse nationale de sécurité sociale.

Revenant sur les actions menées en 2025, Emilienne Raoul a souligné le rôle stratégique du CESE, tel que défini par la loi organique. L’institution est notamment chargée d’analyser les évolutions économiques, sociales et environnementales et de formuler des avis et recommandations à l’attention des pouvoirs publics. « Nos avis doivent être éclairés par les travaux des chercheurs, des scientifiques, des spécialistes et des acteurs de terrain », a-t-elle insisté.

Dans cette dynamique, le CESE a innové en lançant des rencontres citoyennes, espaces de dialogue entre la société civile et les pouvoirs publics autour de thématiques d’actualité impactant la vie quotidienne des citoyens, telles que les nouvelles formes de délinquance et de criminalité juvénile.

À la suite de ces échanges, le CESE a proposé la création d’un observatoire de la délinquance juvénile, afin de disposer de données fiables et actualisées. L’institution envisage également de conduire une étude sur la santé mentale des jeunes congolais, en collaboration avec des spécialistes, et a déjà produit une étude sur les stratégies de gestion efficace des déchets solides, dont les recommandations ont été transmises au ministère en charge de l’Assainissement.

Présentant les grandes orientations du Plan d’action 2026-2029, le vice-président du CESE, Jean de Dieu Goma, a mis en avant plusieurs priorités : la formation du personnel, la restructuration du secrétariat général, le renforcement de la coopération avec les institutions de l’État, la société civile ainsi que les partenaires techniques et financiers, sans oublier l’amélioration du cadre de travail du personnel.

Congo : une formation pour renforcer les douaniers dans l’application des règles de la Zlecaf

Un atelier de formation avancée sur les règles d’origine de la Zlecaf se tient à Brazzaville du 29 septembre au 3 octobre, afin de renforcer les compétences des douaniers congolais et stimuler le commerce intra-africain.

 

L’Organisation mondiale des douanes (OMD) a lancé, le 29 septembre à Brazzaville, un atelier national de formation avancée consacré aux « Règles d’origine de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) ». Cette rencontre, organisée dans le cadre du « Programme UE-OMD sur l’origine en Afrique », vise à doter les fonctionnaires congolais de nouvelles compétences techniques et opérationnelles pour une meilleure application des règles douanières.

Pendant cinq jours, jusqu’au 3 octobre, les participants prendront part à plusieurs panels et travaux pratiques. Ils seront formés sur l’interprétation et l’application harmonisée des règles d’origine, en vue de faciliter l’accès aux préférences tarifaires, d’éliminer les barrières commerciales et de favoriser la libre circulation des biens sur le continent.

Au terme de la session, les douaniers devraient être capables d’utiliser efficacement les outils du protocole de la Zlecaf sur le commerce des marchandises. Ils pourront ainsi aider les entreprises à obtenir plus facilement le statut de produit originaire, condition indispensable pour bénéficier des avantages tarifaires offerts par l’accord continental.

L’atelier est également un cadre d’échanges entre les douaniers, les institutions nationales et les acteurs économiques. Il permettra d’identifier les difficultés rencontrées dans la pratique, de partager des expériences et de proposer des solutions concrètes pour lever les obstacles liés à la mise en œuvre des règles d’origine.

À travers ce programme, l’UE et l’OMD entendent soutenir les États membres dans l’application efficace de la Zlecaf, considérée comme un levier essentiel pour stimuler le commerce régional et créer un marché continental unique.

UBA et l’histoire africaine – Un héritage d’impact

L’Afrique d’aujourd’hui est un « Géant » en pleine mutation. Les différentes politiques Economiques et Sociales mises en œuvre à travers le Continent témoignent de cette volonté, des différents pays de s’orienter vers une intégration Economique Inclusive et portée principalement par les Africains pour les Africains.

 

La dynamique est lancée vers un continent plus intégré, plus résilient et plus ambitieux. Des projets concrets, des collaborations régionales comme la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le Marché unique du transport aérien africain (MUTAA) ou le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) qui permettent aux pays africains de renforcer leurs échanges, d’aligner leurs politiques industrielles et de bâtir des chaînes de valeur régionales sont des parfaits exemples.

Le Groupe UBA, depuis sa création incarne cet idéal, ce rêve. Celui ou l’Afrique s’appuie sur le potentiel Africain pour se développer pour les Africains.

Aujourd’hui présent dans plus de 20 pays en Afrique, le groupe Bancaire panafricain accompagne ces mutations économiques du continent, soutient les États dans leurs stratégies de développement durable et facilite le commerce intra-africain.

UBA n’est pas qu’un simple groupe Bancaire ; c’est une institution qui reflète les aspirations de plus de 1,6 milliards d’Africains.

À travers son réseau et sa fondation (Tony Elumelu Foundation), le groupe UBA a déjà soutenu plus de 15 000 entrepreneurs africains dans 54 pays à travers l’Afrique, facilité les investissements transfrontaliers au financement par syndication et renforcé la stabilité financière dans plusieurs régions.

UBA Congo : un acteur clé de l’économie congolaise

Au Congo Brazzaville, UBA s’impose comme un partenaire incontournable de l’économie nationale. Grâce à ses services bancaires adaptés aux besoins locaux, sa politique d’inclusion financière et son accompagnement des très petites, petites et moyennes entreprises et industries, la banque contribue activement à la croissance et à la diversification de l’économie du pays.  Elle facilite l’accès au crédit, soutient les initiatives entrepreneuriales, et promeut la bancarisation des populations à travers la digitalisation et ses canaux numériques. UBA Congo est également un acteur responsable, engagé dans des actions citoyennes, éducatives et sociales à travers la Fondation UBA. Par son ancrage local et sa vision panafricaine, la banque participe à l’intégration de l’économie congolaise dans les dynamiques régionales. Elle joue un rôle essentiel dans le financement des projets publics et privés, et constitue un pont entre le Congo et le reste du continent.

L’Afrique n’est plus qu’un simple continent attentiste et en marge du développement. Elle est en perpétuelle mutation, portée par ses peuples, ses ressources et sa jeunesse. L’intégration économique, l’inclusion sociale, l’innovation entrepreneuriale et la solidarité régionale sont les piliers d’une renaissance panafricaine. Les institutions comme l’Union africaine, les banques panafricaines comme UBA, et les acteurs du secteur privé, chacun à leur échelle, doivent continuer à construire cette Afrique nouvelle. L’heure est venue de faire de l’unité africaine une réalité économique, de financer notre avenir avec nos ressources, et de raconter nous-mêmes notre histoire. Une histoire de progrès, d’ambition et de fierté partagée.

Congo-Zlécaf : 10 milliards de dollars pour héberger le fonds d’ajustement

Le gouvernement rwandais, le secrétariat de la Zone économique de libre-échange continentale africaine (Zlécaf) et la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) ont signé, le 10 mars, un accord pour officialiser le siège du fonds à Kigali, la capitale du Rwanda.

 

Les dix milliards de dollars, dont un milliard déjà promis par l’Afreximbank, permettront non seulement de compenser les baisses de revenus à court terme liées à la réduction des taxes sur les échanges entre pays africains, mais aussi d’aider le secteur privé à tirer profit des opportunités créées par la zone de libre-échange.

« Le gouvernement rwandais s’aligne fortement avec cette initiative qui va aider à garantir que tous les pays puissent bénéficier des opportunités offertes par l’accord de libre-échange continentale et le fonds d’ajustement qui contribueront à une croissance économique inclusive et durable sur l’ensemble du continent », a dit Vincent Biruta, ministre Rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

La signature de l’accord intervient cinq ans après celui de mars 2018 à Kigali, portant accord initial de la Zlécaf.

Rappelons que la Zlécaf est un projet de zone de libre-échange en cours de création sur l’ensemble du continent africain. Elle doit regrouper la zone tripartite de libre-échange, qui doit inclure le Maché commun de l’Afrique orientale et australe, la Communauté d’Afrique de l’Est et la Communauté de développement d’Afrique australe, avec, d’autre part, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, l’Union du Maghreb arabe et la Communauté des Etats sahélo-sahariens.

L’objectif du projet est d’intégrer à terme l’ensemble des cinquante-cinq États de l’Union africaine au sein de la zone de libre-échange. Dans un premier temps, l’objectif de la Zl2caf sera de stimuler le commerce intra-africain en permettant de faire des affaires plus facilement sur tout le continent. L’accord de libre-échange envisage de supprimer les droits de douane pour 90 % des marchandises. Il a été signé à Kigali, en mars 2018, et prévoit un marché continental de 1,2 milliard de personnes, avec un produit intérieur brut combiné de plus de 3 400 milliards de dollars.

 

 

Congo : le ministère du Commerce s’engage à accompagner les entreprises à bâtir un business-plan compétitif

La République du Congo a signé un accord le 21 mars dernier, au Rwanda, portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).

Ce sont 21 pays africains qui ont déjà ratifié cet accord, notamment la république du Congo en février 2019. Désormais, le ministère du Commerce aidera les entreprises congolaises, à s’adapter aux mutations à venir.

Cet accord sur la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), rentrera en vigueur à sa 22ème ratification. Il faut tout de même noter que, le Congo disposera d’un délai de 10 ans pour se mettre en conformité sur l’élimination effective des barrières douanières et autres obstacles à la circulation de biens et des services. Le département du Commerce anticipe déjà sur les mutations qu’édicte ce grand marché commun, pour les entreprises congolaises, en les accompagnant à la mise en place des standards plus compétitifs, pour soutenir la concurrence, exister et prospérer.

La mise en place de cette zone de libre-échange continentale africaine permettra au continent d’être un seul espace d’échanges économiques, avec la liberté de circulation des biens et services. Elle ouvrira certainement la voie à une économie panafricaine pleinement intégrée qui dopera la création d’emplois et d’opportunités économiques.

Le nouveau marché qui s’ouvre est de 1,2 milliards de personnes, avec un PIB de 2500 milliards de dollars. Dès lors, les entreprises doivent revoir leurs stratégies initiales, qui ont prévalu à la création de celles-ci, afin de les adapter à la nouvelle donne, et faire de celles-ci des entités compétitives, prêtes à affronter la concurrence de manière sereine.

Un diagnostic indique qu’aujourd’hui, l’Afrique ne pèse qu’autour de 5% du Pib mondial alors qu’elle abrite 17% de la population mondiale. Le continent concentre moins de 2% des investissements directs étrangers et moins de 2% du commerce mondial et le niveau des échanges intra africains, n’est pas plus reluisant. Très faible, il est estimé à moins de 16%, là où dans les autres continents, le niveau des échanges intérieurs dépasse la barre des 60%. Une situation qui doit changer.