Congo : le gouvernement dévoile sa feuille de route pour le quinquennat 2026-2031

Ce document stratégique, structuré autour de dix priorités, six axes majeurs et vingt missions, se veut la traduction opérationnelle du projet de société du président Denis Sassou N’Guesso, intitulé « L’accélération de la marche vers le développement ».

 

Le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, a présenté lundi 22 juin, devant l’Assemblée nationale le Programme d’action du gouvernement (PAG) pour la période 2026-2031. Prononcé dans un contexte marqué par de nouveaux défis économiques, sociaux et structurels, ce discours a permis au chef du gouvernement d’exposer les grandes orientations destinées à accompagner la mise en œuvre des engagements pris lors de la réélection du chef de l’État.

Selon le Premier ministre, ce programme vise à renforcer la dynamique de modernisation du pays à travers une action publique davantage orientée vers les résultats, la croissance inclusive et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Les priorités annoncées concernent notamment le renforcement de la gouvernance, l’accélération de la diversification économique, le développement des infrastructures, l’amélioration des services sociaux de base, l’emploi des jeunes ainsi que la transformation numérique.

Le gouvernement entend également accorder une place importante à la valorisation du capital humain et au soutien des secteurs productifs afin de stimuler la création de richesses et renforcer la résilience économique du pays.

Face aux députés, Anatole Collinet Makosso a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour atteindre les objectifs fixés durant ce nouveau quinquennat. Il a appelé à l’engagement de toutes les institutions, des acteurs économiques et des citoyens afin de faire du développement accéléré une réalité concrète pour le Congo.

Congo : Bruno Jean Richard Itoua veut améliorer l’accès aux services essentiels

Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique a eu une rencontré le 5 juin à Brazzaville avec les cadres, agents ainsi que les responsables des structures placées sous la tutelle de son département ministériel.

 

Cette première prise de contact a permis au membre du gouvernement de présenter les grandes orientations de son action et de mobiliser l’ensemble des acteurs autour des défis prioritaires du secteur. La feuille de route du membre du gouvernement est centrée sur l’amélioration rapide de la desserte en eau potable et en électricité à travers le pays. Face aux attentes croissantes des populations, il a insisté sur la nécessité d’apporter des réponses concrètes et durables aux difficultés d’approvisionnement observées dans plusieurs localités.

Bruno Jean Richard Itoua a également mis l’accent sur le renforcement de la coordination des nombreux projets en cours dans les domaines énergétique et hydraulique. Selon lui, une meilleure synergie entre les différentes structures sous tutelle est indispensable pour accélérer l’exécution des programmes, optimiser l’utilisation des ressources disponibles et garantir des résultats tangibles au bénéfice des citoyens.

La modernisation de la gouvernance du secteur figure également parmi les priorités du ministère. À cet effet, le ministre a appelé à davantage de rigueur, de transparence et de responsabilité dans la gestion des services publics relevant de son département. Il a encouragé les responsables à adopter une culture de performance axée sur l’efficacité, la redevabilité et la satisfaction des usagers.

Cette rencontre a aussi été l’occasion pour le ministre d’échanger avec ses collaborateurs sur les principaux défis à relever et les perspectives de développement du secteur. Les participants ont salué cette démarche qui vise à instaurer un dialogue permanent et à renforcer la cohésion entre les différentes entités chargées de mettre en œuvre la politique gouvernementale en matière d’énergie et d’hydraulique.

Le ministre Bruno Jean Richard Itoua entend insuffler une nouvelle dynamique au secteur, avec pour objectif d’améliorer durablement l’accès des populations à l’eau potable et à l’électricité, deux leviers essentiels du développement économique et social du Congo.

Congo : la CNDH trace sa nouvelle feuille de route

Les nouveaux membres de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) ont entamé, le 22 septembre à Brazzaville, leur première session ordinaire consacrée à l’adoption des textes fondamentaux et à la définition du plan stratégique 2025-2028.

 

Installés après l’élection de leur bureau décisionnel le 6 août dernier, les commissaires de la CNDH se réunissent jusqu’au 26 septembre pour jeter les bases du fonctionnement interne de l’institution. Au programme : l’examen et l’adoption du règlement intérieur, fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement, du règlement financier garantissant la transparence dans la gestion des ressources, ainsi que du plan stratégique 2025-2028 qui doit traduire les ambitions du mandat en cours.

La session prévoit également la mise en place de sous-commissions spécialisées, chargées de préparer avis, rapports ou déclarations en fonction des thématiques confiées.

Dans son allocution d’ouverture, le président de la CNDH, Casimir Ndomba, a rappelé l’importance de cette étape inaugurale.

« Aujourd’hui marque le point de départ de notre mandat collectif, mais également le coup d’envoi de la première épreuve de notre aventure commune au sein de notre institution. J’invite chacun de nous à faire preuve d’ouverture, d’écoute et de rigueur, afin que les décisions que nous prendrons reflètent à la fois l’esprit de responsabilité et le sens de l’intérêt général », a-t-il précisé

Il a également souligné la portée nationale et internationale de la mission confiée à la commission, dans un contexte marqué par de fortes attentes en matière de respect de la dignité humaine et de protection des libertés fondamentales.

Partenaire technique et financier, le système des Nations unies au Congo a réaffirmé son engagement à accompagner la CNDH dans ce processus de consolidation institutionnelle. Pour Abdourahamane Diallo, coordonnateur résident des agences onusiennes, il s’agit d’un tournant décisif :

« Une telle réforme renforcerait non seulement la crédibilité institutionnelle de la CNDH, mais ouvrirait également des perspectives d’appui, de financements pérennes indispensables pour répondre aux défis liés aux ressources. »

Créée par la loi n˚30-2018 du 7 août 2018, la CNDH a pour mission le suivi, la protection et la promotion des droits de l’homme au Congo. Elle constitue un espace de concertation et de dialogue entre les citoyens, les pouvoirs publics et la société civile. Cette première session ordinaire se veut ainsi une étape déterminante pour renforcer sa crédibilité et asseoir son rôle de garant des droits humains dans le pays.

ongo : une nouvelle feuille de route pour accélérer l’inclusion numérique

Le ministre congolais des Postes, Télécommunications et Économie numérique, Léon Juste Ibombo, l’a dévoilé, à Brazzaville.

 

La feuille de route mise en place par le ministère des Postes, Télécommunications et Économie numérique s’articule autour de plusieurs axes stratégiques.

«Le président de la République a rappelé avec fermeté aux membres du gouvernement, la nécessité d’accélérer la réalisation des projets prioritaires, symbole de la réponse attendue par les populations face à leurs besoins essentiels. Il a insisté sur des réalisations concrètes », a expliqué Léon Juste Ibombo.

Pour la Société des Postes et de l’Épargne du Congo (SOPECO), la priorité est de restaurer un climat social apaisé, condition sine qua non pour relancer les réformes structurelles et développer de nouveaux produits numériques innovants. Congo Telecom SA, quant à elle, s’apprête à lancer son réseau mobile dans les principales villes du pays, un projet crucial pour l’opérateur historique.

L’Agence de Développement de l’Économie Numérique (ADEN) entend accompagner les jeunes innovateurs, de suivre le portail e-gouvernement et d’organiser des initiatives comme le prix Denis Sassou N’Guesso.

Le Projet d’Accélération de la Transformation numérique (PATN) prévoit de connecter 186 localités rurales aux communications électroniques et de former 1200 jeunes aux compétences numériques. D’autres actions comprennent la restructuration de la Direction générale des Postes et Télécommunications, ainsi que la réduction de la fracture numérique par l’Agence de régulation des Postes et des communications électroniques (ARPCE).

Congo-Camu : élaboration d’une feuille de route de prise en charges des assurés

L’atelier de cadrage de la gouvernance de la Caisse d’assurance maladie universelle (Camu), s’est clôturé jeudi 31 octobre à Brazzaville.

 

Lancé mercredi 30 octobre, par le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale, Firmin Ayessa, l’atelier visait à promouvoir une gouvernance saine et efficiente de la Camu au bénéfice de ses assurés sociaux.

Pendant deux jours, les parties prenantes à cet atelier ont parlé des dispositions statutaires et réglementaires guidant la gouvernance de la Camu ; le point global sur le plan de déploiement de la caisse, ainsi que la présentation du processus de digitalisation de la Camu). Il s’est également agi de de faire un point sur le niveau de préparation des formations sanitaires, dans la perspective de la prise en charge effective prochaine des assurés sociaux ; d’évaluer le niveau et le mécanisme de la mobilisation des ressources financières au profit de la Camu.

Les travaux ont permis l’élaboration d’une feuille de route relevant l’engagement des parties prenantes. Ladite feuille de route servira de fil conducteur des activités qui seront déployées jusqu’au démarrage effectif de la prise en charge des assurés de la Camu prévues en 2025.