Congo-révision des listes électorales : plus de 90 % des électeurs déjà enrôlés

À deux jours de la clôture de la campagne de révision des listes électorales, la Direction générale des affaires électorales (DGAE), se félicite du bon déroulement des opérations sur l’ensemble du territoire national.

 

L’évaluation de l’opération, effectuée le 28 octobre à Brazzaville au cours d’une réunion technique, a réuni autour du préfet, directeur général des Affaires électorales, Jean-Claude Etoumbakoundou, plusieurs acteurs clés du processus, dont le président de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), Henri Bouka, le chef d’état-major général des Forces armées congolaises, le général Guy Blanchard Okoï, ainsi que les administrateurs maires des différents arrondissements.

« À deux jours de la fin de la campagne de la révision des listes électorales, et à quatre mois de l’élection présidentielle, nous avons voulu, en collaboration avec le président de la CNEI, faire une évaluation du travail mené sur le terrain. La force publique a également présenté l’état d’avancement de la liste spéciale », a déclaré Jean-Claude Etoumbakoundou à l’issue des travaux.

Selon le DGAE, le constat est globalement positif. Le taux de réalisation dépasse désormais les 90 %, traduisant un fort engouement de la population pour l’opération d’enrôlement.

« Les choses se passent bien. Nous constatons un engouement certain. Toutefois, les Congolais ont souvent tendance à attendre le dernier moment pour se rendre dans les bureaux d’enregistrement. Nous les invitons à se mobiliser massivement durant ces derniers jours », a-t-il exhorté.

Les administrateurs maires ont été, pour leur part, invités à poursuivre les efforts engagés depuis le 1er septembre afin d’atteindre les objectifs fixés.

Interrogé sur une éventuelle prorogation du délai de clôture, Jean-Claude Etoumbakoundou a précisé que la décision relève des prérogatives du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, sur la base des constats remontés du terrain.

Cette évaluation intervient à quatre mois du scrutin présidentiel, prévu au début de l’année 2026.

Congo-révision des listes électorales : la mairie de Brazzaville interdit les affiches politiques

Le maire de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, a rappelé ce 17 septembre, à travers un communiqué officiel, l’interdiction des affiches et banderoles politiques dans la capitale congolaise, dans le cadre de la révision en cours des listes électorales.

 

Selon le président du Conseil départemental et municipal, cette opération est strictement administrative et ne doit donner lieu à aucune campagne de partis politiques ou d’associations. Il a ainsi enjoint les propriétaires des supports publicitaires à caractère politique de procéder à leur retrait immédiat.

« Dépassé un délai de 72 heures, les services de la mairie de Brazzaville se verront dans l’obligation de les enlever selon les procédures municipales en vigueur », a-t-il averti.

La mairie a également rappelé que les campagnes d’affichage dans la ville sont encadrées par une délibération municipale. L’article 3 de ce texte précise que tout habitant de Brazzaville est tenu de se conformer à cette réglementation.

Cette mesure vise à garantir un climat neutre et apaisé durant la période de révision des listes électorales, considérée comme une étape préparatoire importante avant les futures échéances électorales.

Congo : le gouvernement fixe de septembre en octobre la révision des listes électorales

Dans un arrêté en date du 07 août dernier, le ministère de l’Intérieur a annoncé que la révision des listes électorales se tiendrait en septembre et octobre prochains.

 

Selon l’arrêté du ministère de l’Intérieur, l’opération de révision des listes électorales sur l’ensemble du territoire national va se dérouler du 1er septembre au 30 octobre 2025. Le même texte précise que l’élection présidentielle se tiendra le 22 mars 2026. Pour ce qui est des militaires, ils voteront cinq jours avant 22 mars 2026.

« Il est procédé, du 1er septembre au 30 octobre 2025, sur toute l’étendue du territoire national à la révision des listes électorales, en vue de l’élection présidentielle, scrutins des 17 et 22 mars 2026 », précise l’arrêté ministériel.

Jusqu’à présent deux personnalités ont déjà annoncé leur candidature à la présidentielle de 2026 notamment Destin Gavet, président du Mouvement républicain, a été investi par son parti en janvier. L’ancien chef rebelle, Frédéric Bintsamou, du Conseil national des républicains (CNR), connu sous le nom du Pasteur Ntumi, investi ce 19 juillet, par son parti.

Les partisans du Parti congolais du travail (PCT) appellent déjà le président sortant Denis Sassou Nguesso, à se représenter. Le prochain congrès du PCT sera organisé en fin d’année et devra se prononcer sur son investiture pour un cinquième mandat.

Pour rappel, lors de la précédente présidentielle, organisée les 17 et 21 mars 2021, le corps électoral congolais comptait 2 645 283 inscrits, dont 1 776 786 votants et 1 741 778 suffrages exprimés, soit un taux de participation de 67,17 %.

Congo-présidentielle : la révision des listes électorale divise la classe politique

Après la nomination contestée des nouveaux membres de la Commission électorale, le gouvernement a annoncé la révision spéciale des listes électorales.

En République du Congo, les actes préparatoires de l’élection présidentielle de mars 2021 se multiplient. Après la nomination contestée des nouveaux membres de la Commission électorale, le gouvernement a annoncé le début, ce jeudi 7 janvier 2021, de la révision spéciale des listes électorales. Mais cette opération divise la classe politique.

Selon l’arrêté du ministère de l’Intérieur, qui convoque cette révision extraordinaire des listes électorales, l’opération va se dérouler sur l’ensemble du territoire national jusqu’au 16 février. Mais, elle n’est pas du goût de Clément Miérassa, coordonnateur par intérim de la Fédération de l’opposition congolaise qui dénonce une manœuvre visant à bloquer l’alternance. Une « fuite en avant »

« Je regrette que le gouvernement ait choisi de faire la fuite en avant. Ils (les gouvernants) savent que cette opération ne permettra ni d’avoir un bon fichier électoral ni des listes électorales fiables ni un corps électoral maîtrisé. Je regrette que le gouvernement ait choisi cette voie pour conserver son pouvoir ; donc pour une élection non libre, non démocratique, non transparente et non apaisée. Il y a un manque de volonté politique du régime actuel d’organiser une élection libre et transparente. Ce qu’ils veulent c’est conserver le pouvoir », dénonce M. Miérassa.

Révision « acceptée par tous les acteurs politiques »

« Clément Mirassa n’est pas dans la vision de la concertation de Madingou tenue fin novembre », rétorque une source gouvernementale qui ajoute : « La révision des listes a été actée à cette rencontre politique Madingou. Il s’agit d’une opération fondée et surtout acceptée par tous les acteurs politiques. »