Congo : Denis Sassou Nguesso reçoit Abdoulaye Bathily

L’ancien représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en Libye, a été reçu le 25 avril par le chef de l’Etat.

 

Abdoulaye Bathily s’est rendu en République du Congo en sa qualité de président de Comité de haut niveau de l’Union africaine (UA) sur la Libye. Le sénégalais a informé Sassou Nguesso de la dégradation de la situation ces derniers mois en Libye.

« La situation en Libye a connu une dégradation sensible ces derniers mois. Dans mes rapports successifs au Conseil de sécurité, je l’ai alerté sur ce qui se passe en Libye. Pendant les 19 mois de mon activité dans ce pays, j’ai fait le tour du pays et rencontré tout le monde », a expliqué Abdoulaye Bathily.

Abdoulaye Bathily déplore le fait que les leaders libyens campent sur leur position alors qu’ils devraient se réunir autour d’une table pour discuter, trouver des consensus à défaut des compromis pour faire avancer le pays.

« Tant qu’il n’y a pas d’accord et de volonté politique de ces leaders libyens pour sauver leur pays de la désintégration qui est la menace ; tant qu’il n’y a pas la volonté de leurs partenaires régionaux et internationaux d’aider ces Libyens à se mettre ensemble, dans le court et moyen terme je ne vois pas la solution », a déclaré M. Bathily.

Rappelons que Abdoulaye Bathily avait présenté sa démission au secrétaire général de l’ONU le 15 avril dernier.

L’APF sollicite le soutien du Congo pour porter sa voix à l’ONU

C’était au cours d’un échange entre le président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), Francis Drouin et les présidents du Sénat, Pierre Ngolo, et de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba.

 

L’APF entend devenir membre observateur à l’ONU. L’institution sollicite l’appui de la République du Congo dans sa démarche qui consiste à porter sa voix à l’ONU. Le président de cette institution a échangé avec les présidents des deux chambres du Parlement lundi 07 août 2023, à ce sujet.

Il a aussi été question au cours de cet échange de discuter de la nécessité de collaborer sur des sujets tels que les changements climatiques, les conflits et les guerres, l’insécurité alimentaire ainsi que les défis démocratiques dans l’espace francophone.

Afrique centrale : les cadres de l’ONU réfléchissent sur la prévention des conflits

Le ministre de la Coopération internationale et de la promotion du partenariat public-privé Denis Christel Sassou-Nguesso a indiqué le 1er février à Kintélé, commune urbaine relevant du département du Pool que la 10e réunion des représentants des Nations Unies pour l’Afrique centrale, constituait une nouvelle occasion pour les hauts fonctionnaires onusiens d’échanger les informations et les points de vue sur la manière de prévenir les conflits en Afrique centrale.

« Cette réunion constitue sans aucun doute une nouvelle occasion pour vous d’échanger les informations et les points de vue sur la manière et les procédures plus efficientes quant à l’identification précoce des crises ou perturbations de tout ordre afin de mieux les prévenir et de les résoudre rapidement. », a souligné Denis Christel Sassou-Nguesso, à l’ouverture de la réunion des représentants et envoyés spéciaux du secrétaire général de l’ONU, des directeurs régionaux et des coordinateurs résidents du système des Nations Unies en Afrique Centrale.

Le ministre de la Coopération Internationale a décrit l’engagement et la détermination du Congo à se préoccuper des situations de crises dans les pays voisins. « Si la République du Congo peut se réjouir de bénéficier de la stabilité, de la paix sur son territoire, elle n’en demeure pas moins attentive et préoccuper lorsque ses voisins de l’Afrique centrale et des autres zones de l’Afrique traversent les crises sociopolitique et sanitaire. », a dit le ministre en charge de la Coopération internationale.

La représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en République démocratique du Congo, patronne de la MONUSCO, Keita Bintou a évoqué la nécessité d’un réel besoin de coopération entre les États en vue de mettre fin à des systèmes de conflits au profit de la solidarité ou stabilité des pays :

« Beaucoup d’États restent confrontés aux problèmes de groupes armés, l’instabilité de l’un peut devenir un danger pour l’autre, d’où le besoin de coopération, de respect mutuel des principes de bon voisinage et de la souveraineté de chacun qui pourra créer des solidarités nationales. », a fait savoir la représentante spéciale de l’ONU en RDC.

Cette 10ᵉ réunion des hauts fonctionnaires de l’ONU de la sous-région qui prend fin le 2 février, se veut être un cadre d’échange fructueux pour trouver l’ancrage de la stabilité de la sous-région Afrique centrale.

RCA : Antonio Guterres dénonce «le recours excessif à la force»

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies a dressé un bilan général de la situation sécuritaire en Centrafrique.

 

À New York est présenté devant le Conseil de sécurité, ce mercredi 23 juin dans la matinée, le rapport du secrétaire général des Nations unies sur la République centrafricaine. Il dresse le bilan général de la situation dans le pays, un contexte sécuritaire encore « précaire ». Même si des progrès ont été réalisés.

Antonio Guterres note positivement les préparatifs du dialogue républicain, le déploiement du personnel judiciaire ou la reprise sur le terrain de la plupart des bastions des groupes armés. Mais son rapport met aussi en exergue différents sujets d’inquiétudes.

Antonio Guterres se dit profondément préoccupé par « le recours excessif à la force dans le pays ». Il note entre autre l’augmentation notable des violations des droits humains y compris les violences sexuelles liées au conflit, les déplacements forcés eu encore la stigmatisation des minorités ethniques et religieuses. Les groupes armés ont perpétré la majorité des violations des droits humains documentés par l’ONU.

Actes hostiles contre la Minusca

Antonio Guterres se dit aussi profondément alarmé par l’augmentation « inacceptable » et « sans précédent » des menaces et des actes hostiles menés à l’encontre de la Minusca. Avec notamment l’obstruction à la liberté de mouvement des patrouilles de la mission onusienne, des fouilles des véhicules et des résidences ainsi que des menaces contre des personnels onusiens. Des faits qu’il impute aux forces de sécurité nationale ainsi qu’au personnel de sécurité déployé de manière bilatérale et autres agents de sécurité.

Autre point saillant, la situation humanitaire s’est détériorée pour atteindre son degré le plus bas depuis cinq ans, précise le rapport. Un tiers de la population est déplacée, plus de la moitié de la population se trouve en situation d’insécurité alimentaire, la moitié des enfants ne vont pas à l’école.

RCA : une mission humanitaire à Bambari

Une délégation de haut niveau de trois agences humanitaires de l’ONU (OCHA, HCR, UNICEF) est arrivée mercredi 9 juin à Bambari.

 

Des représentants trois agences humanitaires de l’ONU (OCHA, HCR, UNICEF) sont arrivés mercredi 9 juin à Bambari, au centre du pays. Leur arrivée fait suite aux deux incendies qui ont ravagé ces derniers jours un site de déplacés abritant plus de 8 000 personnes actuellement réfugiés dans la mosquée centrale et les différents quartiers de la ville.

Les habitants décrivent une situation dramatique pour les déplacés : manque d’eau de nourriture, de médicaments. Les distributions de vivres et de tentes ont commencé mais les versions divergent sur l’origine des feux.

Selon la gendarmerie de Bambari, tout commence par une attaque rebelle sur les positions de l’armée, dans la nuit de vendredi à samedi, faisant un mort dans ses rangs. À la poursuite des assaillants, les Faca auraient ensuite procédé à des arrestations dans le site de déplacés, créant la psychose et la fuite massive de ses habitants.

Ces derniers auraient ensuite incendié eux-mêmes leurs propres maisons des huttes de paille pour éviter qu’elles ne soient occupées par d’autres.

Il s’agit là de la version officielle confirmée par les autorités locales. Mais contredite par plusieurs sources humanitaires sécuritaires et diplomatiques. Selon ces dernières, les déplacés auraient reçu un ultimatum pour quitter les lieux perdant une grande partie de leurs biens dans les incendies. Un document interne à l’ONU évoque une « éviction forcée » ainsi qu’une possible « violation du droit international humanitaire ».

« Si on vous dit que les Faca ou leurs alliés russes ont incendié le site, c’est faux ! »  s’insurge le député de Bambari, Amadou Aubin Amasseka, qui ajoute : « Des rebelles dorment parmi les déplacés ! Si on te dit de quitter, il faut juste… quitter les lieux. »

Une seconde mission formée par la Minusca et des autorités centrafricaines devrait se rendre à Bamabri d’ici la fin de la semaine. Selon la Coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) en Centrafrique, près de 730 000 personnes sont actuellement déplacées dans le pays.

Congo : la santé du général Mokoko serait en danger

Des proches et avocats du général, 73 ans, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2016, a subi un malaise lundi 29 juin.

Les autorités congolaises doivent, de toute urgence, libérer le général Jean-Marie Michel Mokoko dont la santé est en danger, alors que des cas de contamination au COVID-19 ont été rapportés à la maison d’arrêt de la capitale Brazzaville où il est arbitrairement détenu depuis quatre ans, a déclaré Amnesty International aujourd’hui.

Des proches et avocats du général, 73 ans, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2016, condamné en 2018 à 20 ans de prison pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État » et « détention illégale d’armes et de munitions de guerre », ont confirmé à l’organisation qu’il a subi un malaise lundi 29 juin. En 2018, le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire avait considéré comme arbitraire la détention de Mokoko, et appelé les autorités à le libérer immédiatement et sans conditions.

« Alors qu’il est établi que les personnes âgées sont particulièrement vulnérables à la pandémie du COVID-19, continuer à maintenir en détention le général Mokoko relève d’un mépris du droit à la santé, » a déclaré Fabien Offner, chercheur au bureau d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

« Les autorités doivent le libérer immédiatement et sans conditions de même que tous les prisonniers d’opinion du pays, et agir de toute urgence afin de protéger toutes les personnes détenues contre la COVID-19, tout en assurant l’accès aux soins de santé et aux produits sanitaires dans tous les centres de détention. »

Après son malaise, des proches du général Mokoko et un de ses avocats ont été autorisés à le voir en prison.

Depuis 2016, la répression de la dissidence au Congo a pris la forme d’attaques visant des défenseurs des droits humains et des opposants politiques. Dans son avis de 2018, le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a estimé « qu’une pratique est mise en place au Congo pour réduire au silence l’opposition politique. »

André Okombi Salissa, un autre candidat à l’élection présidentielle de mars 2016, arrêté le 10 janvier 2017, est lui aussi détenu depuis lors. Le 18 avril 2018, le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a jugé sa détention comme étant arbitraire.

Parfait Mabiala Hojeij, sympathisant du mouvement d’opposition Incarner l’Espoir, est incarcéré depuis son arrestation le 23 novembre 2019 à Pointe-Noire. Trois autres sympathisants du mouvement, Franck Donald Saboukoulou, Guil Ossebi Miangué et Rolf Meldry Dissavouloud ont été arrêtés entre le 13 et le 17 décembre 2019 à Brazzaville. Ils ont été inculpés d’atteinte à la sécurité de l’Etat et sont détenus illégalement, les délais de la détention provisoire prévus par le droit congolais ayant été dépassés depuis plusieurs mois.

Leur avocat a déclaré à Amnesty International : « Cette détention est arbitraire car l’article 120 du code de procédure pénale au Congo précise que la détention provisoire ne peut excéder quatre mois, avec une possibilité de prorogation de deux mois par le procureur de la République. Or dans leur cas cela fait déjà sept mois, les délais légaux sont donc dépassés. »

Malade, Franck Donald Saboukoulou a fait une demande d’autorisation de sortie pour soins refusée par les autorités.

Le général Mokoko, André Okambi Salissa, Parfait Mabiala Heym, Franck Donald Saboukoulou, Guil Ossebi Miangué et Rolf Meldry Dissavouloud doivent tous être immédiatement libérés.

Depuis l’apparition du premier cas de Covid-19 au Congo le 12 mars, les autorités ont recensé 1087 cas positifs et 37 décès. Elles avaient annoncé la libération de 365 prisonniers condamnés pour des délits mineurs ou parce qu’ils avaient déjà purgé la plus importante partie de leur peine. De plus amples mesures doivent être prises pour protéger le droit à la santé de toutes les personnes détenues.

Crise libyenne : les dirigeants africains tentent de trouver des solutions

Ils se sont réunis à Brazzaville en République du Congo, pour prendre des résolutions dans l’objectif de résoudre cet épineux problème de crise.

Lors d’un sommet au Congo-Brazzaville, l’Union africaine a projeté d’organiser un forum inter-libyen en Ethiopie. L’organisation panafricaine tente de prendre en charge la résolution de cette crise qui lui échappait.

Dix jours après une conférence internationale à Berlin, des dirigeants africains tentaient ce jeudi (30.01.2020) à leur tour de « trouver des solutions » au conflit en Libye. La réunion de Brazzaville a eu lieu sous la présidence de Denis Sassou Nguesso que l’Union africaine a mandaté pour diriger un Haut comité sur la Libye.

Les deux protagonistes du conflit, Fayez al-Sarraj le chef du Gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU et le maréchal Khalifa Haftar, chef autoproclamé de l’armée nationale libyenne étaient absents à l’ouverture des travaux. Cependant, d’après certaines sources diplomatiques, le chef du GNA va participer à une réunion à huis-clos.

Des délégués du maréchal Haftar, qui contrôle l’est de la Libye, devraient également être reçus séparément à huis-clos.

Congo : la crise libyenne au centre d’une réunion de l’UA

Le chef de l’État congolais, Denis Sassou-Nguesso, a accueilli et dirige ce jeudi 30 janvier, la 8e réunion du Haut comité de l’Union africaine (UA) sur la Libye.

Après la Russie, l’Allemagne et tout récemment l’Algérie, c’est au tour du Congo-Brazzaville d’organiser une réunion consacrée à la crise libyenne.

Partant du constat que l’ONU peine à apporter « des solutions probantes » et que « la situation empire », l’Union africaine veut désormais jouer un rôle dans la résolution du conflit libyen. La réunion qui se tient ce jeudi 30 janvier à Brazzaville a pour objectif de « convaincre les protagonistes du conflit d’accepter l’idée d’un forum de réconciliation ».

Le communiqué final adopté à l’issue du récent sommet de Berlin fait mention de cette future rencontre, qui devrait se tenir à Addis-Abeba au cours des six prochains mois. Mais la tâche est « titanesque », de l’aveu même de Jean-Claude Gakosso, le ministre des Affaires étrangères congolais.

Une place pour les pays voisins

Elle n’en est pas moins essentielle, selon un autre diplomate africain, qui rappelle que « les pays voisins – le Niger, le Tchad ou le Soudan – qui ont le plus souffert de la crise » ont, jusque-là, été largement tenus à l’écart de toute médiation. Ce diplomate estime que « leur exclusion est étrange voire insupportable, puisque personne ne peut ignorer le lien intime entre la crise dans le Sahel et la fragmentation de la Libye ».

Les dix pays membres du Haut comité de l’Union africaine sur la Libye sont représentés, aujourd’hui, au Congo. Le président de la Commission de l’UA, Faki Moussa Mahamat est sur place, comme le président mauritanien et le chef de l’État djiboutien, qui ont fait le déplacement en personne. En revanche, si Fayez el-Sarraj, le chef du gouvernement d’union nationale basé à Tripoli, est bien arrivé à Brazzaville, son rival, Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est libyen, n’a pas fait le déplacement. Il sera représenté notamment par son « ministre des Affaires étrangères ».

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, dont le pays prendra la présidence tournante de l’Union africaine la semaine prochaine, a déjà fait de la Libye l’une de ses priorités.

Le Canada entend soutenir le Congo financièrement

La ministre canadienne du développement international, Karina Gould a rencontré le président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, le mardi 14 janvier, au palais présidentiel du plateau.

La paix, la sécurité, le commerce en Afrique, mais surtout les conséquences du dérèglement climatique ont constitué le menu des échanges entre les deux personnalités.

Les fortes pluies qui se sont abattues à Brazzaville et à l’intérieur du pays ont laissé derrière elles beaucoup de sinistrés. Face à la catastrophe, le gouvernement a lancé un appel à l’aide des pays amis. Sensible à cet appel, le gouvernement canadien a dépêché sa ministre du développement international à Brazzaville pour apporter son soutien aux victimes.

Ce sujet a été au centre des entretiens entre Denis Sassou-N’Guesso et Karina Gould. « Nous avons parlé des enjeux que nous avons en commun, entre le Congo et le Canada, ce que nous avons commencé sur les changements climatiques », a déclaré la ministre canadienne au sortir de l’audience, avant d’annoncer que son pays, le Canada apporte de l’aide financière au Congo pour aider les victimes des inondations. « J’ai réaffirmé l’aide financière que le Canada apporte aux organisations qui vont assurer la sécurité de la nourriture et aussi aider les personnes qui sont affectées par ces inondations », a affirmé Karine Gould. Elle a précisé que le Canada « apporte 280 milles dollars canadiens au PAM et à la Caritas ».

L’hôte de Denis Sassou-N’Guesso se dit être réconfortée par le fait que son pays, soit parmi les donateurs au fonds d’urgence au bénéfice du Congo. En effet, selon Karine Gould, l’ONU a annoncé l’octroi d’une aide de près de 609 millions de dollars américains au Congo pour les victimes des inondations.

Le Canada, a-t-elle ajouté, reconnait l’engagement du Congo dans le domaine de la protection de l’environnement et entend s’investir pour renforcer le leadership du président Denis Sassou-N’Guesso en faveur de la lutte contre les changements climatiques.

Les deux personnalités ont également évoqué d’autres questions, notamment la paix, la sécurité et la stabilité du continent africain : « Nous avons aussi parlé de la paix et de la sécurité dans la Région », a poursuivi la ministre canadienne. A ce sujet, Mme Karine Gould a, d’ailleurs reconnu le rôle majeur que joue le président congolais dans la préservation de la paix en Afrique : « Nous reconnaissons l’intérêt d’avoir la stabilité dans la région des grands lacs », a déclaré Karine Gould, pour qui son pays, le Canada accorde de l’importance à la paix et la sécurité en Afrique.

Denis Sassou N’Guesso et Karina Gould ont aussi évoqué l’accord relatif à la zone de libre libre-échange continentale africaine signé en juillet 2019. Cet accord constitue une véritable opportunité de développement pour Afrique, a relevé la ministre canadienne du développement international.

Le Canada et le Congo affichent ainsi leur volonté de porter haut leurs relations bilatérales.

Congo : François Louncény Fall rencontre les membres de l’opposition

François Louncény Fall, représentant du secrétaire général de l’ONU en Afrique centrale, poursuit sa mission entamée samedi dernier.

Tenter de convaincre tous les acteurs politiques à participer au dialogue politique sans poser de préalable. C’est l’objectif que s’est fixé le représentant du secrétaire général de l’ONU en Afrique centrale, François Louncény Fall. Mais, du côté de la Fédération de l’opposition congolaise, sa démarche sonne comme un soutien ou une caution au pouvoir.

Lundi, c’est sous une grande pluie que François Louncény Fall a rencontré tour à tour Claudine Munari, présidente de la Fédération de l’opposition congolaise, Pascal Tasty Mabiala, chef de file de l’opposition et Pierre Ngolo, secrétaire général du Parti congolais du travail (PCT) au pouvoir. À tous ses interlocuteurs, il a indiqué que l’ONU soutenait les consultations en vue du dialogue.

Il a invité tous les acteurs à intégrer le processus sans préalables. « C’est par le dialogue qu’on arrive toujours à trouver des solutions d’entente. Et, quand on sait que le Congo se prépare pour des élections importantes en 2021, il est important que les partis politiques puissent se parler afin de convenir d’un minimum pour aller dans les conditions apaisées à ces élections », a insisté Louncény Fall.

Réagissant aux propositions du diplomate onusien, Claudine Munari a déclaré : « Nous sommes attachés au dialogue, mais celui que prépare le Conseil national du dialogue sera un simulacre, car cet organe est rattaché à la présidence de la République. Aller au dialogue sans préalable, c’est de la rigolade. Un dialogue salvateur doit être précédé par la libération des prisonniers politiques », a-t-elle martelé.

Congo : l’ONU appelle tous les acteurs politiques prendre part au Dialogue

François Louncény Fall, représentant de l’ONU en Afrique centrale, en visite au Congo, a demandé aux leaders politiques de reconsidérer leur position.

En visite au Congo, samedi 9 novembre, le représentant de l’ONU en Afrique centrale, François Louncény Fall, a appelé tous les acteurs congolais qui posent des préalables pour un dialogue national envisagé avant la présidentielle de 2021, à reconsidérer leur position. Claudine Munari, présidente de la Fédération de l’opposition congolaise, doit rencontrer François Louncény Fall dès lundi.

François Louncény Fall a affirmé que l’Organisation des Nations unies soutenait le dialogue national, processus qui a commencé en octobre dernier avec des consultations initiées par le Conseil national du dialogue (CND).

« Le conseil que nous donnons à tous nos interlocuteurs – qu’ils soient de la majorité, du centre, comme de l’opposition et même de la société civile ainsi que les chefs religieux – c’est, je pense, que ces consultations doivent être inclusives. Nous demandons à tous ceux qui, encore, posent des conditions préalables pour participer aux activités, qu’ils reconsidèrent leur position parce que le cadre du dialogue est le meilleur cadre pour venir discuter de tous les problèmes qui intéressent la vie nationale congolaise. Si les préalables sont un bouclier pour empêcher la participation, nous pensons que le dialogue ne sera pas possible et que les sujets soient sans tabou. Nous sommes à la veille de consultations électorales importantes. Les Nations unies réaffirment, par ma voix, leur détermination à accompagner le Congo sur cette voie de pacification, de stabilisation pour avoir des élections consensuelles et apaisées », a-t-il souligné.

« Un dialogue pour faire plaisir au pouvoir »

Claudine Munari, présidente de la Fédération de l’opposition congolaise s’apprête à  rencontrer François Louncény Fall. Elle a déjà reçu une délégation du CND, le comité national chargé par le président Sassou-Nguesso d’organiser ce dialogue. Pour elle, un dialogue est effectivement nécessaire au Congo-Brazzaville, notamment pour réformer en profondeur les conditions d’organisation des élections mais, selon elle, tel qu’il se prépare, ce dialogue ne servira qu’à légitimer le pouvoir en place, sans apporter de réel changement.

« Le dialogue qu’appelle François Louncény Fall, c’est le dialogue pour faire plaisir au pouvoir. L’idée, c’est d’entendre les uns et les autres, de recueillir leurs griefs ou leurs propositions. Le Conseil national du dialogue fait ensuite la synthèse qu’il envoie au président de la République qui tranche et qui prend les décisions. Il est à la fois juge et partie, là-dedans. Ce n’est pas constructif ! Les politiques ont droit à 60 places et nous, la Fédération, nous avons droit à une seule place ! Franchement, cela n’a pas de sens. Je pense que les partis devraient être à égalité. On pourrait créer une commission paritaire mixte incluant l’opposition et le pouvoir, une commission qui décide de l’ordre du jour et de la composition. Les Congolais veulent que ça change. Ils savent que dans ce pays, on ne peut pas faire des élections crédibles. Il ne faut pas faire des pirouettes comme ça, pour faire bien. En fait, tout ce dialogue-là c’est à l’attention de la communauté internationale pour dire : nous, on est bien, on a fait le dialogue », estime-t-elle.

Congo : le 3ème congrès de l’Ostac se tiendra du 6 au 7 novembre

L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse ce samedi 02 novembre à Brazzaville, par les représentants des syndicales CSTC, CSC et Cosylac.

Le  troisième congrès de l’Organisation syndicale des travailleurs de l’Afrique centrale (Ostac), aura pour thème « La migration des travailleurs en Afrique centrale ; enjeux et perspectives ».

Le choix du thème des assises de Brazzaville, n’est pas un hasard comme a expliqués les représentants des syndicats. Ce thème ressort des enquêtes réalisées par le Bureau international du travail (BIT) qu’aujourd’hui, en Afrique centrale, le phénomène de migration est en hausse.

Il sera question au cours de ce congrès, entre autres, de parvenir à mettre en place dans chacun des pays les structures de certification des compétences afin que la migration devienne un problème d’équité et non de friction comme on l’a vu tout récemment en Afrique du Sud, ont souligné les trois responsables syndicaux. « Aujourd’hui, il se pose un problème de reconnaissance. La réticence des travailleurs qui pensent que les travailleurs immigrés viennent occuper leurs emplois. Dans la démarche du BIT, c’est faire de l’immigration un phénomène d’intégration et de développement », ont-ils précisé.

Pour les orateurs, ce congrès est une contribution importante pour les syndicats de la sous-région. Au niveau continental, ont-ils signifié, c’est l’Afrique centrale qui enregistre plus d’immigrés au vu des crises qui y sévissent. Selon eux, la migration n’est pas toujours une mauvaise chose, citant l’ONU qui a publié un rapport annonçant que les transferts de fonds émanant de l’immigration s’élèvent à quarante-quatre milliards de dollars américains par année.

L’Ostac a été créée en 1985 à Libreville, au Gabon, grâce à la volonté des centrales syndicales sous-régionales.

Droits de l’Homme : l’ONU s’imprègne de la loi sur les peuples autochtones

En mission de travail au Congo sur invitation du gouvernement, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, Victoria Tauli-Corpuz, a échangé, le 22 octobre à Brazzaville, tour à tour, avec le président du Sénat, Pierre Ngolo, et celui de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba.

La République du Congo a adopté, en 2010, la loi n°5-2011 du 25 février portant promotion et protection des droits des peuples autochtones. Elle fait suite aux recommandations du Comité international des droits de l’enfant et en considération de l’engagement du Congo à la Convention relative aux droits de l’enfant ratifiée en 1993. Ainsi, profitant de son séjour au Congo, Victoria Tauli-Corpuz a discuté avec les présidents des deux chambres du parlement sur cette loi y compris sa mise en œuvre.

« Cette visite vient après celle de mon prédécesseur en 2010. Donc je suis venue également examiner comment les recommandations qu’il avait formulées sont implémentées. J’ai félicité le président de l’Assemblée nationale ainsi que celui du Sénat pour cette loi qui a été votée sur les peuples autochtones et leur dire que c’est une loi qui est exceptionnelle non pas seulement pour le Congo, mais pour l’Afrique en général », a expliqué la rapporteuse spéciale de l’ONU sur les droits des peuples autochtones.

Accompagnée de la coordonnatrice résidente du système des Nations unies au Congo, Suze Percy Filippini, Victoria Taulli-Corpuz présentera son rapport à la presse ce 24 octobre afin de faire part de ses observations sur le terrain. « Je leur ai également fait part de mes observations sur le terrain concernant les peuples autochtones qui ont du mal à avoir accès à l’éducation, à la santé et aux pièces d’état-civil, ainsi que le chevauchement des droits qui enfreignent un peu les droits des peuples autochtones dans leur mise en œuvre », a-t-elle conclu.

Selon elle, le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, a reconnu qu’il y avait, certes, des manquements dans la mise en œuvre de cette loi mais les éventuelles recommandations de cette diplomate onusienne aideraient à améliorer les conditions de son application.

Général Mokoko : l’ONU trouve sa détention arbitraire

Ce candidat à la présidentielle de 2016, avait été condamné en mai dernier, à 20 ans de prison ferme pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et détention illégale d’armes et munitions de guerre.

Après la condamnation de Michel Mokoko, ses avocats qui n’étaient d’accord avec la sentence, ont déposé des recours pour contester la décision. En attendant l’effectivité de cette mesure, ils ont aussi saisi le groupe de travail de l’ONU, pour qu’il se penche sur la question.

Cette institution onusienne qui épingle le Congo sur sa gestion du cas de ce prisonnier, estime aussi que l’arrestation du général Michel Mokoko est arbitraire. Notons que le groupe de travail de l’ONU a examiné le dossier à Genève, en Suisse.

Le groupe de travail a remis son résultat et il faut relever que seuls les arguments des avocats de Mokoko ont été étudiés.

On se souvient qu’en mai dernier, le groupe de travail a sollicité le gouvernement congolais, lui donnant jusqu’au 3 juillet pour donner sa réponse. Or, le 12 juillet, les autorités congolaises ont demandé à prolonger le délai. Refus du groupe de travail puisque ce délai était déjà forclos.

Les experts onusiens trouvent que le gouvernement a décidé de ne pas contester les allégations de la défense de Jean-Marie Michel Mokoko. Des allégations jugées « à première vue crédibles ». Sur cette base, l’avis conclut que l’assignation à domicile et la prolongation de la détention du général en 2016 manquaient de fondement légal.

L’avis note également une ingérence substantielle des autorités congolaises dans le droit à un procès équitable.

Pour ce groupe de travail, les mesures appropriées seraient de libérer Jean-Marie Michel Mokoko, de lui ouvrir droit à réparation, une indemnisation notamment. Enfin, les experts exhortent le gouvernement congolais à ouvrir une enquête complète et indépendante sur les circonstances entourant cette détention arbitraire.

 

Okombi Salissa: un groupe de l’ONU juge la détention de cet homme politique arbitraire

L’ex-candidat à la présidentielle de 2016 et opposant est inculpé pour « atteinte à la sûreté intérieure » et « détention illégale d’armes de guerre ».

Selon un avis du Groupe de travail sur la détention arbitraire du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, la détention d’André Okombi Salissa est arbitraire. Le groupe de travail demande sa libération immédiate et son indemnisation pour les 18 mois passés en prison. Cela fait en effet près d’un an et demi qu’il est placé en détention préventive (depuis le 23 janvier 2017). L’ex-candidat à la présidentielle de 2016 et opposant se trouve détenu à la Direction générale de la surveillance du territoire. Inculpé pour « atteinte à la sûreté intérieure » et « détention illégale d’armes de guerre ».

L’avis rendu par le groupe de travail sur la détention arbitraire du conseil des droits de l’homme de l’ONU se fonde sur plusieurs points, comme l’explique maître Stéphanie Le Meignen, avocate d’André Okombi Salissa : « Son immunité parlementaire a bel et bien été violée. Sa garde à vue, qui a duré 13 jours, est d’une durée largement supérieure aux prescriptions légales et arbitraire. Son assignation à résidence qui a été préalable à son interpellation amène aussi à conclure que la procédure de flagrance est irrégulière. Il [l’avis] souligne aussi que ses conditions de détention sont particulièrement difficiles et qu’il n’a jamais été entendu par le magistrat ou quelconque autorité. »

Le groupe de travail sur la détention arbitraire « exhorte donc le gouvernement à mener une enquête sur les circonstances de l’incarcération » d’André Okombi Salissa et estime que le rapporteur spécial pour la torture et les traitements cruels inhumains et dégradants doit être saisi, alors que le frère d’André Okombi Salissa est mort suite à son interrogatoire dans cette affaire. Mais maître Stéphanie Le Meignen se montre désormais optimiste pour la suite : « Je pense qu’une pression internationale – par l’ONU, nous sommes aussi en train la commission africaine des droits de l’homme – peut amener, oui, à un aboutissement juste parce M. Okombi n’aurait jamais dû être incarcéré. »

Elle affirme aussi avoir déjà demandé au doyen des juges d’instruction de Brazzaville la libération de son client.

La déclaration inattendue de la femme de Jean Michel Mokoko !

Dans une lettre ouverte parue ce 11 mai sur les réseaux sociaux, la femme du général à la retraite attire l’attention des congolais et des hautes instances internationales sur l’injustice que subit son mari.

Madame Safy Sow Mokoko, l’épouse du candidat malheureux à la dernière présidentielle n’est pas allé de main morte dans son message paru ce 11 mai. Dans un style soutenu, elle s’est directement d’abord adressée aux instances internationales, sans doute pour mettre un peu plus de pression sur le gouvernement congolais.

« Ainsi, je saisis l’occasion à travers cette déclaration, pour lancer un appel pressant au Secrétaire Général de l’ONU, au Président de la Commission de l’Union Africaine , à la présidente de la FIDH , à Amnesty International et à la Communauté Internationale toute entière de ne ménager aucun effort afin d’interpeller les autorités du régime de Brazzaville de procéder à la libération immédiate de tous les prisonniers politiques, dont mon Epoux le Général Jean Marie Michel MOKOKO, ainsi que tous ceux qui au nom de la démocratie sont arbitrairement harcelés et arrêtés à l’instar de la vingtaine des jeunes du Mouvement Le « RAS-LE –BOL » interpellés le 7 et 9 Mai passé à Brazzaville et à Pointe-Noire. » Martèle-t-elle.

Madame Mokoko n’a pas hésité à dénoncer la dictature qui sévit au Congo Brazzaville, pour elle il n’y a point de démocratie apaisée. Dans la suite de sa déclaration, la femme de l’ex militaire remet en cause la justice de son pays. « La parodie de justice en cours en est une preuve visible aux yeux du monde. En effet, les juges qui ont pourtant prêtés serment pour rendre la justice au nom du peuple sont complices d’un système oligarchique qui s’arroge le droit de vie et de mort sur des citoyens honnêtes. »

Pour Sow Mokoko, le principal tord de son époux c’est celui d’avoir eu foi en la force des institutions de son pays en se déclarant candidat à l’élection présidentielle anticipée de mars 2016. Toutefois, elle dit garder la foi et rêve d’un grand Congo Républicain qui retrouvera sa place au sein des nations dignes de ce nom.

Lancement du projet sur l’éducation à la sécurité alimentaire et nutritionnelle

Le projet vise à améliorer les compétences du personnel du système éducatif dans l’adaptation du programme d’éducation à la nutrition à leur contexte.

Fruit de la coopération entre l’Unesco, le Programme alimentaire mondial (PAM) et le gouvernement congolais, le projet vise à améliorer les compétences du personnel du système éducatif dans l’adaptation du programme d’éducation à la nutrition à leur contexte.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean Richard Itoua, a lancé le 4 avril à Brazzaville, en sa qualité de président de la Commission nationale congolaise pour l’Unesco, le projet portant sur l’éducation à la sécurité alimentaire et nutritionnelle en République du Congo. En effet, outre l’amélioration des compétences, ce projet d’une durée de douze mois vise également à perfectionner les compétences des femmes, des adolescents et jeunes dans le domaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Le coordonnateur résident du système des Nations unies au Congo, Anthony Ohemeng Boamah, a rappelé que deux récents rapports sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition confirmaient que des carences nutritionnelles et une mauvaise santé des enfants en âge d’être scolarisés étaient une des causes de faible taux de scolarisation, d’absentéisme élevé, d’abandon précoce et de mauvais résultats scolaires. Selon lui, il est important que ces questions d’alimentation et de nutrition soient traitées de manière efficace à travers les politiques et programmes de santé, d’hygiène et de nutrition destinés aux élèves et au personnel enseignant.

Il a aussi rappelé que des enfants des ménages pauvres étaient plus affectés par la malnutrition chronique que ceux des plus riches. Ils participent, a-t-il ajouté, de moins en moins à l’éducation dans l’échelle des niveaux d’enseignements, sont moins présents dans le secondaire et accèdent difficilement à l’enseignement supérieur. « Les données du PAM relatives aux cantines scolaires en République du Congo révèlent que le taux de fréquentation est en moyenne de 97,74% dans les écoles assistées par le PAM contre 80% au début du projet. Le taux d’abandon est de 3% contre 7% en moyenne au début du projet. Des efforts doivent être entrepris en vue de donner aux enseignants, aux apprenants et aux jeunes des connaissances, des aptitudes et des compétences en vue de la promotion de l’hygiène alimentaire et de l’utilisation de bonnes pratiques alimentaires leur permettant de se nourrir convenablement », a souligné Anthony Ohemeng Boamah.

Des résultats encourageants obtenus

Lançant le projet, le ministre Bruno Jean Richard Itoua a indiqué que le gouvernement est déterminé à assurer une alimentation scolaire durable, de bonne qualité et à base des produits locaux pour tous les enfants inscrits dans les écoles primaires à l’horizon 2025. « L’alimentation scolaire de bonne qualité est indubitablement un des piliers de la stratégie et des politiques qui doivent nous y conduire.  L’intérêt croissant porté par la population pour une éducation de qualité se conjugue désormais avec demande de mise en œuvre d’une alimentation scolaire de même nature, donc de l’implantation des cantines scolaires », a déclaré Bruno Jean Richard Itoua.

Il a, par ailleurs, rappelé que l’alimentation scolaire a eu des répercussions positives sur les indicateurs aussi importants dans les différents départements du pays. Ainsi, s’agissant des taux de fréquentation, ils sont estimés à 94% dans la Bouenza ; 96% dans les Plateaux et le Pool ; des taux de rétention on note 96,50% ; 98% dans la Cuvette et le Pool ; 97% dans les Plateaux. Quant aux taux d’abandon, ils sont de l’ordre de 3,5% dans la Bouenza ; 2% dans la Cuvette et le Pool ; 3% dans les Plateaux. Au regard de ces résultats qu’il juge satisfaisants, Bruno Jean Richard Itoua a remercié l’Unesco et le PAM qui, à travers l’accord conclu avec le Congo, ont permis de tels progrès pour l’ensemble de la communauté éducative et plus spécialement pour les enfants scolarisés à bas âge.

« Le Congo s’engage à mettre en œuvre toutes les déclarations et conventions internationales auxquelles il est partie prenante dans le domaine de l’éducation, de la nutrition et de la sécurité alimentaire dont la Convention internationale sur les droits de l’enfant ; les ODD adoptés par les Etats-membres de l’ONU… pour mettre fin à la sous-nutrition », a-t-il conclu.

Notons que cette cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, et du sous-directeur général de l’Unesco pour l’Afrique, Firmin Matoko. Elle a été ponctuée par la remise d’un échantillon des documents pédagogiques sur diverses thématiques, produits par l’Institut national de recherche et d’action pédagogiques, grâce au partenariat entre l’Unesco, le Fnuap, l’Unicef et autres partenaires techniques et financiers.

Pool : la mission d’appui technique de l’ONU déconseille le rachat des armes

Arrivés en terre congolaise depuis plus d’une semaine, les quatre experts des Nations unies ont présenté, le 1er février à Brazzaville, le rapport de leur mission à Kinkala, sur le programme de démobilisation, désarmement et réintégration (DDR) envisagé pour une sortie de crise dans le département.

Les quatre fonctionnaires onusiens, notamment Thomas Kontogeorgos, Ntagahoraho Burihabwa, Glaucia Marie Yoshiura Boyer et Cheikh Tidiane Mbodji ont présenté, à huis clos, leur rapport aux autorités congolaises. Selon le conseiller administratif et juridique du haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Mathias Bakou, les experts des Nations unies se sont félicité des engagements des deux parties (gouvernement et pasteur Ntoumi) visant à mettre un terme à la crise du Pool. « Ils nous ont présenté le rapport pour que dans les jours à venir, notamment dans un proche avenir, le programme DDR puisse démarrer effectivement. Leur contribution ne consistera pas à l’achat des armes mais pour financer les projets que les ex-combattants mettront en place », a-t-il expliqué à la presse, précisant que la date du démarrage du programme n’était pas encore connue.

Chargé de la démobilisation et désarmement au haut-commissariat, le colonel Pierre Mboungou-Mboungou, a, quant à lui, indiqué que la mission d’appui technique en vue de l’élaboration d’un programme DDR en République du Congo leur a fait des suggestions. « Ils nous ont dit ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire, parce que par le passé nous avons déjà eu un DDR, il y a eu des bas et des hauts. Ils vont nous proposer des méthodes nouvelles, mais il était souhaitable pour nous qu’on échange une arme contre une activité génératrice de revenus pour les ex-combattants. Il ne faut pas que nous achetions les armes détenues par des ex-combattants, parce que le phénomène pourra s’étendre jusqu’en RDC », a-t-il souligné.

Les deux parties ont également évoqué, a ajouté le colonel Mboungou-Mboungou, la situation des femmes qui accompagnaient leurs maris ou bien celles qui étaient aussi des Ninjas, notamment la question de leur réinsertion dans le cadre de la relance des activités agropastorales. À ce propos, il faut connaître leur nombre et le lieu où elles se trouvent, a-t-il dit.

Combien des ex-combattants à réinsérer ?

Actuellement, il est difficile de connaître le nombre des ex-combattants à réinsérer, reconnaissent les autorités qui disposent d’une base. « Ce qui est sûr, lors du premier DDR, la communauté internationale estimait à 5 000 les jeunes à réinsérer auprès du pasteur Ntoumi. Nous nous fondons en ce moment sur ce nombre. Il faut donc une mission de terrain pour savoir le nombre exact des ex-combattants à réinsérer. Sont-ils réellement 5 000, moins ou plus ? », s’est interrogé le chargé de la démobilisation et désarmement au haut-commissariat.

Plaidoyer  pour la mise en place d’un fonds fiduciaire

Prenant acte du rapport présenté, le haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolelas, a assuré la mission d’évaluation de la situation et de l’élaboration du programme DDR Congo, que tout cela sera mis en œuvre pour régler la question des conflits armés récurrents dans le Pool. D’après lui, la réussite de ce programme DDR nécessite la synergie avec les départements ministériels techniques tels que : la santé, l’éducation, les affaires sociales, le plan et la promotion de la femme. Chacun de ces ministères doit, a-t-il insisté, mener des activités le concernant dans les districts affectés. « Le haut-commissariat opte pour un fonds fiduciaire sur l’égide des Nations unies. Nous sommes-là pour aller jusqu’au bout, notre engagement est total et sans faille, le gouvernement est debout pour vite régler cette situation du Pool », a conclu Euloge Landry Kolelas.

Rappelons que le fonds fiduciaire est un mécanisme utilisé dans le domaine de la coopération pour mettre en commun des ressources qui proviennent de différents bailleurs de fonds, afin d’apporter une réponse rapide et commune aux différentes dimensions d’une situation d’urgence. La cérémonie de présentation de ce rapport s’est déroulée en présence des ministres en charge des questions des femmes, Inès Bertille Nefer Ingani, et du plan et de la statistique, Ingrid Olga Ebouka Babakas.

Le SG de l’ONU salue le cessez-le-feu entre Brazzaville et le Révérend Pasteur Ntumi

Antonio Guterres s’est félicité de l’accord du 23 décembre entre le gouvernement du Congo et le groupe dirigé par le Révérend Pasteur Ntumi

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, s’est félicité de la signature d’un accord de cessez-le-feu entre le gouvernement de la République du Congo et le groupe dirigé par le Révérend Pasteur Ntumi.

« Le secrétaire général espère que l’accord aboutira à un règlement pacifique et durable du conflit dans la région du Pool et permettra d’améliorer la situation humanitaire dramatique dans laquelle se trouve la région », a déclaré mardi, 26 décembre, Stéphane Dujarric, porte-parole de M. Guterres, dans un communiqué.

Le porte-parole a souligné que les Nations Unies sont prêtes à soutenir les parties dans la mise en œuvre de l’accord.

Situé dans le sud du Congo, le Pool est un département producteur de pétrole. Des violences y ont éclaté en avril 2016, causant le déplacement d’une personne sur trois. Les affrontements ont exposé les habitants locaux à des violations présumées des droits de l’Homme, y compris des violences sexuelles et des menaces.

Le gouvernement de Brazzaville et le Révérend Pasteur Ntumi ont signé le 23 décembre un accord pour cesser les hostilités.