Congo : un atelier d’imprégnation du PDDR se tient dans le Pool

 L’objectif est de contribuer à l’appropriation de la démarche méthodologique de mise en œuvre du PDDR par toutes les parties prenantes.

 

Un atelier d’imprégnation du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (PDDR) des ex-combattants se tient à Kinkala au profit des communautés du Pool. Il s’inscrit dans le cadre des activités du plan semestriel conjoint élaboré par le Haut-Commissariat à la réinsertion des ex-combattants en prélude au lancement officiel du PDDR.

Ouvert mercredi 13 septembre, l’atelier va se poursuivre jusqu’au vendredi 15 septembre prochain. Il est organisé en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

Prennent part à ces travaux, les différentes parties prenantes au programme DDR, notamment les partenaires étatiques et non étatiques ainsi que les bénéficiaires cibles.

Le séminaire a pour objectifs de contribuer à l’appropriation de la démarche méthodologique de mise en œuvre du PDDR par toutes les parties prenantes, former les participants sur les standards du programme et leur présenter le contenu de ce programme en vue de son bon déroulement.

Rappelons que Le PDDR vise 7500 ex-combattants, 2500 dépendants, 10000 membres de la communauté du Pool. Il est conçu pour une durée de quatre ans avec un budget de 16,4 millions de dollars.

Congo : l’opération DDR dans le Pool avorte

Plusieurs raisons expliquent ce rendez-vous manqué, notamment les exigences de leur chef Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntoumi.

 

Le lancement de l’opération de Démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) qui été prévu la semaine dernière, n’a pas pu démarrer. Plusieurs raisons expliquent ce rendez-vous manqué, notamment les exigences de leur chef Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntoumi.

C’est le jeudi 8 juin dernier que le Premier ministre Anatole Collinet Makosso était attendu à Kinkala, chef-lieu du Pool, pour donner le coup d’envoi de cette opération attendue depuis des années. Mais, la veille, des émissaires du révérend pasteur Ntoumi se sont présentés dans ses bureaux porteurs d’un message de ce dernier.

L’ancien chef rebelle exige que les autorités gouvernementales lui déterminent un statut. Autrement dit, qu’une fonction officielle lui soit attribuée. L’ancien-chef rebelle entend ainsi assurer ses arrières une fois la réinsertion de tous les ex-combattants terminée.

Officiellement, cette opération concerne 10 000 ex-combattants et leurs proches également au nombre de 10 000 autres. Il faut aussi ajouter 140 000 personnes affectées par le conflit, parmi lesquelles des déplacées. Ils seront tous réinsérés dans des projets de développement comme l’agriculture. La durée de l’opération sera de quatre ans, et son coût est huit milliards de francs CFA dont six milliards apportés par les partenaires.

En attendant qu’un accord soit trouvé, le pasteur Ntoumi reste toujours terré dans son fief du Pool, depuis la fin des hostilités qui se sont déroulées entre 2016 et 2017.

Congo : 20 000 personnes seront réinsérées socialement dans le Pool

Ce sera dans le cadre du mémorandum d’entente et le plan de lancement du programme de Démobilisation, désarmement et réinsertion sociale (DDR).

 

Le programme DDR dans le Pool sera lancé d’ici la fin du mois d’avril. Le programme prévoit théoriquement la réinsertion sociale d’environ 20 000 personnes, dont 7500 ex-combattants ninjas, déjà démobilisés après la signature, le 23 décembre 2017, à Kinkala, de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités entre le gouvernement et la partie rebelle.

L’opération DDR est financée à hauteur de 8 milliards FCFA, dont 6,3 milliards seront apportés par les partenaires et 2 milliards par le gouvernement congolais. L’objectif est de permettre à la population du Pool, meurtrie par des conflits armés à répétition, de se réinsérer dans la société afin de prévenir la recrudescence des violences.

Notons que, le mémorandum d’entente et le plan de lancement du programme de DDR dans le Pool ont été présentés au ministre, haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolelas, le 11 avril à Brazzaville par le représentant-résident adjoint du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) au Congo, Henri René Diouf.

Il s’agit d’une feuille de route élaborée avec l’appui des partenaires techniques qui contient l’ensemble des stratégies de développement du projet.

Congo : des proches du pasteur Ntumi demande sa réhabilitation

L’ancien chef rebelle et dirigeant du Conseil national des républicains (CNR), vit retranché dans son fief du Pool.

Des proches du pasteur Ntumi, ancien chef rebelle, ont demandé au gouvernement la réhabilitation de celui qui vit retranché au Pool, un département du sud du pays qui avait été le théâtre d’une nouvelle crise, en 2016-2017.

Au Congo, après la dernière crise de la région du Pool dans le sud du pays (2016-2017), crise née de la contestation de la réélection du président Denis Sassou-Nguesso en 2016, le pasteur Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntumi, avait perdu son statut de Délégué général chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre. Ces derniers jours, les proches de l’ancien chef rebelle demandent sa réhabilitation.

Ce sont les accords de paix conclus fin 2017, entre le gouvernement et le camp du pasteur Ntumi, qui ont mis un terme au conflit. Il était donc prévu dans les termes de l’accord que le gouvernement lui définisse un statut particulier.

Depuis lors, l’ex-chef rebelle et dirigeant du Conseil national des républicains (CNR), une formation politique qui se réclame de l’opposition, vit retranché dans son fief du Pool.

« Il n’y pas un signal fort du côté du gouvernement »

Sa réhabilitation professionnelle et la réinsertion de ses éléments, les ex-combattants ninjas, préoccupent Ané Philippe Bibi, chargé de l’organisation du CNR : « Nous rappelons au gouvernement qu’il est de bon aloi, afin de consolider les acquis de la paix dans le département du Pool, que le statut particulier du révérend-pasteur Ntumi soit déterminé, concomitamment à la procédure de réinsertion socio-économique des ex-combattants. Aujourd’hui, cinq ans après la signature de l’accord, l’on peut dire avec certitude et assurance que, de ce point de vue, il n’y pas un signal fort du côté du gouvernement pour déterminer la stature parfaite du révérend-pasteur Ntumi en ce qui concerne ses fonctions. »

La détermination du statut du pasteur Ntumi devrait renforcer sa sécurité par l’affectation d’une garde, selon Ané Philippe Bibi qui appelle également l’armée à libérer deux domaines privés du révérend qu’elle occupe dans le Pool.

Pour le moment, les déclarations des proches du pasteur faites ces derniers jours n’ont pas encore suscité une réaction des autorités gouvernementales.

Congo-Législatives et locales 2022 : une vingtaine de journalistes en séminaire

L’objectif est de donner aux journalistes de cette partie du pays des outils nécessaires leur permettant d’assurer la couverture médiatique équilibrée de ces scrutins.

 

Dans la perspective de la tenue des élections législatives et locales de juillet prochain, l’Union européenne et le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) ont organisé récemment à Mouyondzi, dans la Bouenza, une formation spéciale pour donner aux journalistes de cette partie du pays des outils nécessaires leur permettant d’assurer la couverture médiatique équilibrée de ces scrutins.

Une vingtaine de journalistes évoluant dans les médias communautaires relevant des départements du Pool, de la Bouenza et du Niari a participé au deuxième séminaire tenu sur le thème « Médias et élections ». Cette formation spéciale avait pour objectif de donner aux journalistes de cette partie du pays des outils nécessaires leur permettant d’assurer la couverture médiatique équilibrée et neutre pendant les élections législatives et locales.

Diverses thématiques ont été développées à cet effet par des experts en communication. Les connaissances techniques reçues  permettront aux participants dorénavant de bien assurer la couverture médiatique de tout le processus électoral. Dans la pratique, ils ont appris les principes d’impartialité et d’équité dans le traitement de l’actualité électorale ainsi que le respect de la déontologie professionnelle.

Les participants ont aussi débattu des spécificités de la radio, son rôle pendant le processus électoral, mais aussi les défis à relever dans la couverture professionnelle des scrutins. Une communication qui a permis aux journalistes de mieux appréhender les problématiques administratives auxquelles ils sont confrontés et de mieux cerner leurs attentes, en vue de leur permettre de jouer pleinement leur rôle de citoyens.

Notons que le séminaire a été organisé par l’Union européenne et le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC).

Congo : vers la fin des délestages à Brazzaville et dans le Pool

Le directeur général de la société Energie électrique du Congo (E²C), Jean Bruno Danga Adou a visité les postes de transformation très haute tension (THT) en cours d’installation dans ces deux départements.

 

Les postes de transformation très haute tension (THT) sont en cours d’installation à Brazzaville et dans le Pool en vue de l’amélioration de la desserte en électricité. Les techniciens d’Energie électrique du Congo (E²C) sont à pied d’œuvre ces dernières semaines. Le directeur général de ladite société, Jean Bruno Danga Adou est descendu sur le terrain pour s’enquérir de l’avancement des travaux exécutés sous fonds propres.

Du poste de THT de Tsielampo, au quartier Sadelmi, dans le 7e arrondissement de Brazzaville, Mfilou à celui de Djiri, le constat est le même, la fin des travaux est imminente.

« Le travail est suffisamment avancé. Si on se met à travailler durement dans trois mois nous allons terminer », a déclaré Jean Bruno Danga Adou.

Selon le directeur général de la E²C, le déploiement de cet important lot d’équipements contribue à faire face à la récurrence des coupures d’électricité observées dans cette partie du pays.

« Ici, le transformateur est pratiquement prêt, il nous reste les travaux que nous allons regarder de l’autre côté au niveau des cellules qui permettent d’évacuer l’énergie de ce transformateur vers les quartiers. L’installation de ce transformateur au poste de Djiri ici nous permettra donc d’améliorer la qualité de la desserte, mettre fin aux délestages au niveau du poste source », s’est–il exprimé.

De la commune de Kintélé dans le Pool à Madibou dans le 8e arrondissement de Brazzaville et d’autres quartiers de la ville, les postes basses tensions sont en cours de construction afin de mettre un terme au phénomène de délestage.

Congo : retour de la tenue des élections législatif et local dans le Pool

C’est l’une des résolutions prise pendant la concertation politique d’Owando qui s’est tenue du 03 au 06 mars derniers.

 

Les élections législatives et locales se tiendront dans tout le département du Pool comme dans tout le pays en juillet prochain. C’est une décision consécutive à la restauration du climat de paix et à la caducité des mandats des élus de certaines localités.

Ladite concertation politique d’Owando dans le département de la Cuvette a été sanctionnée par l’adoption plusieurs recommandations que devront mettre en œuvre les institutions en charge des élections.

Au nombre de ces orientations figure notamment le retour de la tenue des scrutins législatif et local de juillet prochain dans toutes les localités du département du Pool. Les participants se sont appuyés sur la fin de l’insécurité dans ledit département après les hostilités de 2016.

Il faut dire à cet effet que, les ex-combattants avaient déposé les armes avant leur réinsertion socioprofessionnelle en 2018.

Lors de cette concertation politique, les délégués des partis politiques de tous bords ont épinglé le mandat des élus de Boko, Louingui, Ngabé, Ignié et Louomo, arrivés à terme.

Aussi une partie du Pool n’organisait pas les élections à cause de l’insécurité qui régnait dans cette partie du pays.

Lors des élections législatives et locales de 2017 et la présidentielle en 2021, plusieurs circonscriptions électorales n’étaient pas prises en compte dans l’organisation des élections.

Congo-Pool : vers la mise en œuvre du programme DDR

Le programme de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) des ex-combattants ninjas sera effectif cette année 2022.

 

Un collectif des conseillers du chef de l’Etat a annoncé, le 22 février à Brazzaville, l’implémentation du programme DDR. L’information a été donnée à l’issue d’un échange avec le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba.

Le gouvernement et les Nations unies avaient signé, le 31 août 2018 à Brazzaville, soit un an après la signature de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités entre les pouvoirs publics et la partie rebelle, un document-projet préparant le lancement d’un nouveau DDR dans le département du Pool. Le coût de l’opération est évalué à 8,3 milliards FCFA, et le gouvernement devrait apporter la somme de deux milliards FCFA.

Depuis lors, l’Etat étant en crise n’a pu trouver sa contribution. Pour débloquer la situation, le bureau de l’Assemblée nationale et le Haut-commissariat à la réinsertion des ex-combattants ont entrepris depuis un moment une série de consultations avec quelques responsables. D’abord avec les membres du gouvernement, des parlementaires, ensuite avec les conseillers du chef de l’Etat, afin qu’une solution idoine soit trouvée.

Il ressort de ces rencontres que le principe est acquis car le gouvernement ne ménagera aucun effort pour trouver sa quote part de financement afin que le programme DDR, pour lequel des milliers d’ex-combattants ninjas attendent de pied ferme, connaisse un début d’exécution d’ici à la fin de l’année.

Congo-Pool : début des plaidoyers de mobilisation des fonds pour le PDDR

L’objectif du PDDR est de contribuer à la consolidation de la paix à travers l’amélioration de l’environnement sécuritaire dans le Pool.

 

Lancé depuis quelques années, le Programme de désarmement, démobilisation et réintégration (PDDR) pour le département du Pool peine à prendre de l’envol à cause, entre autres, du non-versement de la contrepartie du gouvernement congolais.

Conscient des attentes de la population bénéficiaire du PDDR, le Haut-commissariat à la réinsertion des ex-combattants a entamé, le 16 février à Brazzaville, une série de plaidoyers auprès des institutions, de la société civile et des hommes d’affaires. Le but étant de rechercher des financements innovants. Reçu par le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, en présence des cadres et élus originaires du Pool, le haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolélas, a présenté le PDDR dont le démarrage attendu n’est pas encore effectif.

« Nous avons essayé de consolider la paix à travers quelques programmes avec nos partenaires mais pour que cette paix soit définitive, il faut qu’il y ait le démarrage de ce grand programme DDR qui est attendu par toute la population du Pool. Le budget global du programme est estimé à 8 milliards 300 millions FCFA dont la contrepartie nationale est de deux milliards FCFA », a-t-il expliqué.

Selon lui, malgré l’engagement pris par le gouvernement auprès de la coordination des agences du système des Nations unies et les diverses démarches entreprises par le Haut-commissariat, la contrepartie est toujours attendue. Ce qui bloque par conséquent le démarrage effectif de ce programme. « Notre rencontre s’inscrit dans le cadre de la mobilisation des ressources pour le démarrage effectif de ce programme. Que l’Assemblée nationale s’approprie le PDDR, nous avons expliqué en long et en large le contenu, ce que la population du Pool attend de ce programme. Nous avons arrêté un certain nombre de démarches pour arriver à nos fins. Le plaidoyer continue auprès des institutions, la société civile et les hommes d’affaires pour leur expliquer l’importance du démarrage », a conclu Euloge Landry Kolélas.

Le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, de son côté, a souligné la nécessité d’accompagner le haut-commissaire concernant les solutions à apporter aux difficultés empêchant la finalisation et l’opérationnalisation du DDR. Originaire du Pool, il n’a pas exclu la possibilité pour les cadres et élus de ce département d’apporter leurs contributions dans le cadre de la mobilisation des financements innovants.

Le PDDR cible au moins 7 500 ex-combattants et environ 2500 personnes issues de leurs familles ainsi que les communautés.

Congo-Paix dans le Pool : vers un nouveau projet de réinsertion sociale des personnes vulnérables

Le sujet a été au centre d’un entretien entre une délégation des Nation unies avec le Haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants.

 

Une délégation des Nations unies en séjour à Brazzaville s’est entretenue, le 1er février, avec le Haut-commissaire à la Réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolélas. Ils ont débattu de la nécessité de mettre en place un nouveau projet de réinsertion sociale de la population vulnérable, en attendant la mise en œuvre du vrai projet Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR).

La délégation onusienne a été conduite par le chef de département des Nations unies pour les affaires politiques en Afrique et dans les Grands Lacs, Samba Sané. Le fonctionnaire onusien est venu discutéer avec les autorités congolaises sur l’éventualité d’initier, à court terme, un nouveau projet socio-économique dans le département du Pool, qui permettrait de soutenir la population vulnérable, au moment où la majorité des projets initiés en avant-première du DDR est à terme.

La démarche entreprise par l’ONU, dûment approuvée par le gouvernement, est d’éviter de replonger les milliers d’ex-combattants en instance de réinsertion sociale dans l’oisiveté, de peur qu’ils violent à nouveau la quiétude générale dans ce département. L’objectif étant de préserver et consolider les acquis de la paix chèrement acquise dans cette contrée à conflits.

Pour ce faire, la délégation onusienne devrait effectuer une mission dans les districts affectés par les troubles sociaux, pour discuter avec la population vulnérable et les ex-combattants, question de recueillir leurs priorités et avis dans les projets à venir.

Congo : vers une amélioration de la résilience en faveur de Kinkala

Le projet financé par l’Usaid, a été lancé par le Haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolélas.

 

Le Haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolélas s’est rendu à Kinkala, chef-lieu du département du Pool dans le sud, où il a lancé le projet d’amélioration de la résilience en faveur de cette province secouée par une guerre civile entre 2016 et 2017. Le projet est financé par l’Agence américaine de développement international (Usaid).

Dénommé « Bisalu bia Kidzunu » ou « les actes pour la paix », ce projet doit durer une année. Estany Ekia est chargé des programmes de la Commission épiscopale justice et paix, l’une des deux agences d’exécution :

« Il y a deux volets dans ce projet : renforcement de la cohésion sociale, guérison des traumatismes et le deuxième volet concerne l’appui socio-économique. En ce moment, il y aura des groupements qui se formeront pour le crédit d’épargne communautaire. »

Changer de profil

Des chefs de familles et les ex-combattants seront les principaux bénéficiaires. Ouvrier avant l’éclatement du conflit, l’ex-combattant Sita Ngangaley compte sur le projet pour changer de profil : « Je faisais la maçonnerie. Maintenant, je réside au village et souhaiterais faire l’élevage. Si je pouvais bénéficier d’une formation dans ce domaine, ça serait formidable ».

Les financements viennent de l’Usaid. Paul Sabatine est son directeur pour l’Afrique centrale : « Nous sommes partenaires (bailleurs). Nous ne pouvons pas faire la paix nous-mêmes. Mais, quand il y a la volonté entre le peuple et le gouvernement, nous pouvons renforcer ou consolider cette paix », a-t-il fait savoir.

Repeuplement

La dernière crise du Pool avait provoqué le déplacement d’au moins 138 000 personnes, selon les humanitaires qui constatent un repeuplement des villages.

Congo : les USA promettent 1,2 million de dollars pour le Pool

Cette nouvelle aide américaine est destinée à aider à la réinstallation des populations de cette région qui avaient fui lors du conflit en 2016.

 

Les Etats-Unis entendent apporter une nouvelle aide à la République du Congo. C’est du moins ce qu’a annoncé la chargée d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis au Congo, Ellen Thorburn, mardi 29 juin 2021 à Kingoyi. Une enveloppe de 1,2 million de dollars pour aider à la réinstallation des populations du Pool qui avaient fui la région lors du conflit de 2016.

Il faut dire qu’avec le retour de la paix dans le Pool, les autorités de Mayama, un des plus vieux districts de la région, appellent la population à revenir pour entreprendre leurs activités agropastorales.

Le sous-préfet Mayama, Jean Michel Aleba continue de lancer un appel au retour aux habitants.

« Les jeunes sont partis. On ne sent pas encore le retour, parce qu’il y a hésitation, les gens n’y croient pas encore. Il y a certes un petit changement parce que les gens sont en train de revenir tant bien que cela soit de façon timide », constate l’autorité administrative locale.

Il y en a  qui sont déjà de retour et ils s’activent à l’agriculture et à la pisciculture. Le chef de groupement agricole, Malanda Ntsieté Le Saint, organise les paysans de Mayama autour des plantations de manioc.

Du côté de Kingoyi, les agriculteurs ont réalisé une bonne récolte de maïs, grâce aux semences données par l’ONG française ACTED. Les greniers sont pleins et les cultivateurs sont à la recherche des acheteurs.

Notons qu’une partie des financements qui permettent à la population du Pool de se relever ou provient des Etats-Unis. Ce qui explique justement la visite sur le terrain de Ellen Thorburn, la chargée d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis.

« On vient encore d’annoncer un autre projet, une somme d’argent de 1,2 million de dollars pour la région du Pool pour continuer ces activités. C’est une région qui est dans le besoin. Les populations ont de difficultés énormes, il faudra les aider », souligne la diplomate américaine.

Congo : les USA fait un don de 660 millions FCFA pour le Pool

Cette somme vise à accompagner le gouvernement congolais à stabiliser et sécuriser le département du Pool.

 

La République du Congo et les Etats-Unis viennent de signer un protocole d’accord. C’est qui explique la rencontre entre la Chargée d’Affaires des USA au Congo, Ellen Thoburn et le Ministre, Haut-Commissaire à la Réinsertion des Ex-Combattants, Euloge Landry Kolelas. La rencontre a eu lieu dans la capitale congolaise, Brazzaville mardi 22 juin 2021.

Le document paraphé par les deux personnalités porte sur un accord de don du gouvernement Américain de 1,2 millions de dollars soit environ 660 millions de francs FCA. Cette somme est destinée à soutenir les activités de réinsertion dans le Département du Pool. Le premier volet porte sur les districts de Mayama et Kindamba.

« La paix et la sécurité permettent à chacun de rechercher le bonheur, la justice et des moyens de subsistance. La paix et la sécurité permettent aux entreprises de se créer, de se développer et de prospérer. La paix et la sécurité permettent à la prochaine génération de dirigeants d’obtenir une éducation. La paix et la sécurité permettent à ceux qui sont malades de se faire soigner. La paix et la sécurité mènent au dialogue, à la collaboration et à une compréhension commune du progrès. », a relevé Ellen Thoburn

Notons qu’on il s’agit pour les États-Unis d’Amérique, d’accompagner les efforts du gouvernement congolais à promouvoir la paix et la réconciliation, la résilience communautaire, la sécurité alimentaire dans le département du Pool.

Congo : le projet « Arômes du Congo » fait face à un problème foncier

Lancé le 13 janvier 2018 dans la Cour royale de Mbé, département du Pool, le projet de production des huiles essentielles est depuis lors aux arrêts.

La non certification des terres coutumières du propriétaire terrien constitue le seul obstacle qui retarde le démarrage effectif du projet. Arômes du Congo sera développé autour de la localité historique de Mbé. Une surface de 30.000 hectares localisés sur les terres d’Issala lui a été déjà affectée pour  ses activités. Mais, selon la nouvelle règlementation en la matière, le propriétaire de ces terres, Mr Joseph Mfira, doit déclarer ses terres et les immatriculer au préalable.

D’après l’un des responsables du projet, Mr Joseph Mfira avait déjà bouclé les démarches préliminaires et n’attend plus que la Commission nationale de reconnaissance des terres coutumières (CNRTC) statue sur son cas afin que lui soit délivré un titre foncier. L’unique document qui lui donnera le droit de concéder légalement ses terres à titre locatif au projet « Arômes du Congo ».

Selon un programme préalablement établi par arrêté ministériel, la CNRTC allait siéger le 26 juin 2020 à Kinkala pour certifier les terres coutumières du département du Pool. Malheureusement, la cérémonie n’a pu se tenir en raison des restrictions imposées à cause de la crise sanitaire.

« Arômes du Congo », qui est déjà prêt à démarrer ses activités, estime par ailleurs que compte tenue de l’importance du projet la CNRTC pourra se réunir en format réduit afin de lever ce blocus. Ayant accusé un grand retard, ‘’Arômes du Congo’’ espère du gouvernement une solution idoine afin de développer ses activités qui profiteront aux Congolais.

Le projet prévoit la production industrielle d’huiles essentielles de qualité à partir des plantes et fleurs aromatiques bien étudiées et sélectionnées. Ces huiles serviront, entre autres, à la fabrication des parfums de grand standing, des produits cosmétiques de luxe, des arômes alimentaires ainsi que la phytothérapie, une substance utilisée dans le traitement de plusieurs pathologies.

« Les huiles essentielles, qui sont le résultat d’une distillation soignée, rentrent dans le cadre de plusieurs applications. Elles répondent à l’industrie des parfums, du cosmétique, des arômes alimentaires et, au niveau médical, de l’aromathérapie. Depuis plusieurs années, leur croissance est en constante augmentation », affirmait un autre responsable de la société au lancement du projet.

Une fois effectif, précisait un technicien de la société, le projet « Arômes du Congo » va générer des milliers d’emplois directs aux jeunes congolais. Ainsi, il y a trois ans, la société avait déjà formé une vingtaine de jeunes dans les domaines de la parfumerie, des produits cosmétiques ainsi que de la botanique qui  attendent jusque-là le démarrage effectif du projet afin qu’ils soient embauchés.

« Arômes du Congo » contribuera à la diversification de l’économie nationale, au moment où le pays traverse une crise économique sans précédent, due à l’effondrement drastique des cours du baril de pétrole sur le marché international.

Déraillement d’un train de marchandises à la gare de Kingoyi : d’énormes dégâts enregistrés

Plusieurs wagons de ce train de marchandises, transportant de matériel, ont déraillé dans le département du Pool provoquant des dégâts évalués à plusieurs millions de FCFA.

Le déraillement d’un train de marchandises de la compagnie ferroviaire Congo-Océan (CFCO) à la gare de Kingoyi dans le département du Pool, a provoqué des dégâts évalués à plusieurs millions de FCFA. L’infrastructure ferroviaire a été endommagée en de nombreux endroits, notamment au niveau des aiguillages, des traverses et des rails.

Plusieurs wagons d’un train de marchandises, transportant de matériel, ont déraillé dans le département du Pool.

La ligne endommagée, qui relie Brazzaville à Pointe-Noire (510km) construite entre 1921 et 1934, est la première et la plus importante en termes de transport de marchandises.

Les travaux de réparation prendront du temps. On prévoit une reprise de la circulation dans une petite dizaine de jours. Les techniciens du CFCO ont terminé leurs constatations sur place. Une enquête devra faire la lumière sur l’origine de l’accident.

En octobre dernier, un train marchandises a déraillé entre Bilala et Bilinga dans le département du Kouilou. La ligne Brazzaville-Dolisie-Pointe-Noire a été perturbée pendant plusieurs jours.

Les accidents de train ne sont pas rares au Congo, où le manque d’investissement dans le réseau ferroviaire est souvent dénoncé sur les lignes Brazzaville-pointe-Noire (510km) construite entre 1921 et 1934 et Dolisie-Mbinda (285km) construite entre 1959 et 1962.

Pool : le nouveau bureau fédéral de l’URC élu

L’Union pour la restauration du Congo (URC) a tenu, le week-end dernier à Kinkala, une session fédérale à l’occasion de laquelle le parti a élu un nouveau bureau fédéral du département du Pool.

L’URC a son nouveau bureau dans le département du Pool. Ce bureau a été élu lors de la session fédérale de cette formation politique de l’opposition qui s’est tenue sous la direction de son président national, Dominique Basseyla. A cet effet, les participants ont élu un nouveau bureau fédéral composé de neuf membres, dirigé par Joseph Bitemo.

Par la même occasion, les participants ont mis en place une commission fédérale de cinq membres. Bien que nouvellement installé, l’heureux élu et tout son bureau fédéral se sont dit conscients de la tâche qui les attend.

Ce bureau a pour mission, entre autres, d’organiser le parti sur l’ensemble du département du Pool, et de mobiliser le maximum d’électeurs au profit du président Denis Sassou N’Guesso, candidat que l’URC s’est engagé à soutenir à l’élection présidentielle de 2021.

« Nous avons choisi de soutenir le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, comme notre candidat à l’élection présidentielle de 2021. Nous nous mobilisons déjà en vue de l’emmener jusqu’à la victoire finale », a souligné Joseph Bitemo.

S’exprimant à cet effet, le président national de l’URC a profité pour inviter le chef de l’Etat à faire acte de candidature à la prochaine présidentielle. Par ailleurs, il s’est engagé à œuvrer en faveur d’une opposition constructive.

Créée en 2013 à l’issue de la dissidence à l’UDR-Mwinda, l’URC se dit affiliée à l’opposition, mais soutient la politique et les actions du président de la République. Le parti milite pour le triomphe des idéaux d’amour, de fraternité et d’égalité chez tous les Congolais.

Consolidation de de l’accord de cessez-le-feu : le pasteur Ntoumi y contribuera

La nouvelle a été annoncée pendant la cérémonie d’échange de vœux entre le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, et les forces vives de la nation, le 08 janvier 2020, au palais du peuple.

Le pasteur Ntoumi quittera son maquis dans le pool pour la capitale congolaise, Brazzaville. Il devra contribuer à la consolidation de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités signé le 23 décembre 2017 entre l’ex-chef rebelle et le gouvernement. La nouvelle sera officielle dans les prochains jours.

Frédéric Bitsangou, alias Ntoumi, a été au centre des affrontements entre le gouvernement et les rebelles dans le Pool depuis la fin des années 1990, devrait bientôt quitter son maquis du Pool (sud du Congo)

Notons qu’en août dernier, face à la Commission ad hoc mixte paritaire (CAMP), chargée de mettre en œuvre l’accord de paix de Kinkala, le pasteur Ntoumi a décliné des préoccupations personnelles, notamment le manque de logement. Il avait évoqué le fait que ses domaines et résidences demeurent occupés par des éléments de la Force publique.

Pool : 72 mille enfants protégés contre la poliomyélite

La ministre de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo, a lancé les journées locales de vaccination, le 19 décembre à Kinkala, pour une protection préventive des enfants de zéro à 5 ans contre la maladie.

Le dernier cas de poliomyélite enregistré au Congo remonte à janvier 2011. « Une performance qui ne doit pas nous empêcher de vacciner, à titre préventif, nos enfants pour les protéger de la poliomyélite au regard de la menace qui peut découler des pays limitrophes », a expliqué la ministre Jacqueline Lydia Mikolo, en lançant les journées locales de vaccination dans le chef-lieu du département du Pool. L’opération qui a commencé le 19 décembre prendra fin le 21 du même mois et le pays, a souligné la ministre, est engagé dans l’élan mondial visant à éradiquer la poliomyélite.

Le département du Pool n’est pas le seul concerné par ces journées locales de vaccination, selon la représentante de l’Unicef au Congo, Micaela Marques De Sousa. L’opération se fera également à Pointe-Noire, à Brazzaville, dans la Sangha, dans la Likouala et à l’ile Mbamou, localités dites à risque. « Je tiens à saluer la détermination du gouvernement de rendre accessibles les soins de santé dans les contrées reculées », a déclaré la diplomate onusienne qui par la même occasion, a mis à disposition le matériel technico-médical pour le plateau technique non seulement de l’hôpital de base de Kinkala mais également pour les structures sanitaires des autres contrées du département du Pool.

La poliomyélite, encore appelée paralysie spinale infantile, est une maladie infectieuse aiguë et contagieuse spécifiquement humaine causée par le poliovirus sauvage. Elle peut entraîner une paralysie irréversible. C’est pour mettre les enfants du pays à l’abri de cette pathologie que le gouvernement, avec l’appui de ses partenaires, notamment l’Unicef et l’Organisation mondiale de la santé, a lancé les journées locales de vaccination. La ministre de la Santé, de la population, de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement a exhorté les parents à amener les enfants pour les protéger. Un appel visiblement entendu d’avance puisque plusieurs d’entre eux ont répondu présents lors de la première journée. « Nous sommes contentes de cette vaccination gratuite. La présence des autorités nous prouve que nous  ne sommes pas  seuls face aux problèmes de santé de nos enfants », a indiqué Carine Matondob satisfaite de la vaccination de ses deux enfants.

Projet agricole au Congo : le Fonds koweïtien met plus de 14 milliards de FCFA de financement

Un mémorandum d’entente a été signé, à Brazzaville, entre le gouvernement congolais, représenté par le Ministre des Finances et du Budget, Calixte Nganongo, et le Fonds koweïtien, conduit par son Conseiller agricole, le Docteur Bahman.

Ce mémorandum d’entente porte sur un projet agricole qui sera financé par le Fonds koweïtien à hauteur de 23,8 millions de dollars, soit un peu plus de 14 milliards de francs CFA.

Deux départements ont été retenus pour le démarrage de ce projet.  Il s’agit des départements du Pool et de Brazzaville. Ce projet sera exécuté sur une période de 3 à 4 ans pour un début. Sa mise en œuvre pourrait débuter en 2020, si toutes les procédures entre les deux parties sont bouclées. Après les deux départements pilotes, le projet sera déployé sur le reste du territoire national.

Ce projet agricole intègre plusieurs composantes, notamment, la réhabilitation des pistes rurales et des systèmes d’irrigation ; la production d’aliments de bétail ; la pêche et la construction de deux laboratoires.

« Nous avons choisi 6 sites dans les départements de Brazzaville et du Pool. Nous espérons que ce projet, qui impactera la vie des milliers de bénéficiaires, marque le début d’une coopération future entre le Koweït et le Congo », a déclaré le Dr Bahman, à l’issue de la cérémonie de signature de ce mémorandum d’entente, à laquelle a assisté le Coordonnateur du projet de développement de l’agriculture commerciale (PDAC), Isidore Ondoki.

Ce projet, le tout premier pour le Fonds koweïtien au Congo, s’inscrit dans le Plan national stratégique pour la sécurité alimentaire.

Pool : les ex-ninjas impliqués dans un projet de réhabilitation des infrastructures

Le projet qui a été lancé vendredi 02 août dernier, est un co-financement  des Nations unies et du gouvernement congolais.

Son casque blanc vissé sur la tête, une combinaison bleue bien enfilée et des bottes aux pieds, Cedric Moukouéné dégage avec une pelle des mottes de terre sur la piste reliant la bourgade de Nzinzi à la gare ferroviaire de Loulombo. Pour cet ex-combattant ninja, chaque chose en son temps, l’heure est désormais au travail.

« Il y a un temps pour chaque chose sous le soleil : un temps de guerre, un temps de paix et un temps de travail, confie-t-il. Donc, nous pouvons dire que nous sommes en période de paix et cette paix nécessite l’assistance. »

Il est l’un des ex-combattants impliqués dans un projet de réhabilitation des infrastructures dans le département du Pool. Ce projet devra mobiliser entre 2 et 3 millions de dollars et est destiné aux pistes rurales, à des écoles et autres centres de santé.

Pour Maleye Diop, représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Congo, ce projet pourra changer le mode de vie de ces ex-combants. « L’idée est de créer un espace pour que ces jeunes puissent trouver des activités porteuses d’espoir, qui les occupent avec des revenus à la clé », affirme Maleye Diop.

Parlement : André Massamba et Jem Ayoulove installés au sénat

André Massamba et Jem Ayoulove, deux des quatre sénateurs ont été élus respectivement dans les départements du Pool et la Cuvette-Ouest aux élections sénatoriales du 21 juillet dernier.

Abordé par la presse, Jem Ayoulove a d’abord remercié le président du comité central du Parti congolais du travail Denis Sassou N’Guesso, sans lequel, a-t-il dit, sa candidature ne serait pas validée, ainsi que le secrétaire général de cette formation politique, Pierre Ngolo.

« Cette victoire n’est pas la mienne, c’est la victoire du Parti congolais du travail dont je ne suis qu’un simple serviteur »,  a déclaré le nouvel élu de la Cuvette-Ouest, avant de remercier tous ceux qui lui ont fait confiance, notamment les cadres, députés, sénateurs, suppléants, l’amicale des parlementaires de la Cuvette-Ouest qui se sont mobilisés pour que son élection se fasse sans ambiguïté.

« Je leur suis très reconnaissant », a-t-il ajouté. Interrogé sur ce qu’il compte apporter à la chambre haute du parlement, le nouveau sénateur a renchéri : « je suis un vieux parlementaire, j’ai une petite expérience. Je n’apporterai rien de particulier sinon m’associer à ceux qui sont là. Je pourrai apporter quelque chose en tenant compte de ma petite expérience dans la vie administrative et politique ».

Quant au second, André Massamba, il a d’abord exprimé son sentiment de satisfaction du fait d’avoir été élu. « C’est un sentiment d’abord de satisfaction que j’éprouve parce que je tenais à ce que j’arrive à la chambre haute du Parlement, et j’y suis arrivé au prix de beaucoup d’efforts comme vous l’avez constaté. Ce n’était pas donné dans mon département et je suis satisfait de retrouver mes prédécesseurs qui sont là et avec qui, nous allons devoir travailler et faire de telle sorte que les lois qui seront soumises à notre niveau soient bien examinées pour le bonheur du peuple congolais », a-t-il laissé entendre.

L’élu du département du Pool a, par ailleurs, promis faire de sorte que tout aille pour le mieux, que les lois soumises au niveau de sa commission trouvent la satisfaction des Congolais.

Réinsertion des ex-Ninjas : les États-Unis d’Amérique promet plus de deux milliards de Francs CFA

Annonce faite par l’ambassadeur des Etats-Unis au Congo, Todd Haskell, au sortir d’un entretien avec le ministre Haut-commissaire à la réinsertion : Euloge Landry Kolelas.

L’ambassadeur des États-Unis d’Amérique, Todd Haskell a indiqué mercredi à Brazzaville, que le Congo va bénéficier de la part de son pays, d’une assistance de 5 millions de dollars, soit un peu plus de 2 milliards 500 millions de francs CFA. C’était au sortir d’un entretien avec le ministre Haut-commissaire à la réinsertion : Euloge Landry Kolelas.

Depuis qu’il a reçu du chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso la mission d’œuvrer à la réinsertion des ex-combattants ainsi que celle du relèvement communautaire à travers la mise en place des projets spécifiques à l’endroit des populations civiles ayant souffert des troubles sociopolitiques dans le Pool, le ministre Haut-commissaire Euloge Landry Kolelas s’est mué en VRP pour des actions menées tant sur le terrain qu’auprès des partenaires à même de financer certains volet de ce programme et accompagner le Congo a relever ce vaste défi.

Un entretien fructueux, c’est le cas de le dire, Euloge Landry Kolelas et Todd Haskell ont parlé du relèvement communautaire, notamment la réhabilitation des maisons, ainsi que la relance des activités économiques et agropastorales dans le département du Pool.

Ainsi, il s’agira d’œuvrer à la reconstruction des abris, des infrastructures d’eau et d’assainissement, de la sensibilisation à l’agriculture et à la sécurité alimentaire. Le premier module a pour zones cibles, les localités de Mindouli, Kindamba, Kimba, Vindza, et Mayama avec bien naturellement un montant de 2,5 millions de dollars.

Le deuxième module qui porte sur la reconstruction d’abris, la fourniture de culture de base et de semences de légumes, l’assistance aux groupes spécifiques pour la culture du manioc, des subventions aux groupes d’agriculteurs établis. D’un montant de 2,5 millions de dollars également, ce module a pour zones cibles : Kinkala, Goma Tsé-Tsé, et Mbanza Ndounga.

Congo : la station piscicole de Mayama vient d’être réhabilitée

Les humanitaires et les populations voient à travers cette réhabilitation l’amélioration de la sécurité alimentaire dans un proche avenir et surtout la baisse de la dépendance vis-à-vis des produits congelés.

Totalement abandonnée lors des derniers évènements qui ont détruit le tissu socio-économique du Pool (sud), la grande station piscicole de Mayama vient d’être réhabilitée grâce à une contribution financière de la Chine gérée par le Programme alimentaire mondial (PAM).

À la sortie nord de Mayama dans un bas-fond environ 200 personnes : des hommes et des femmes bottes aux pieds, gangs aux mains viennent de couper la forêt, les bambous de Chine et les hautes herbes qui avaient envahi et bloqué la production de plusieurs étangs de 25 mètres carrés chacun ainsi que d’autres, réservés à la reproduction. La pisciculture renaît à Mayama à la grande satisfaction de Christine Missamou et d’autres habitants de ce district.

« Avant, nous aménagions seulement des étangs de petite taille. Mais cette fois-ci, les donateurs nous ont apporté des poissons ; voilà pourquoi nous avons prévu des étangs de grande capacité pour que les poissons y soient vite élevés pour plus de revenus pour nos enfants qui vont à l’école et pour les familles », raconte sourire aux lèvres une habitante de Maya travaillant dans un étang.

Des demandes en variété de poissons

Dans les étangs piscicoles, les bénéficiaires souhaitent désormais avoir une grande variété de poissons. Leurs doléances seront prises en compte, assure Daouda Bamba qui coordonne une ONG chargée de la relance de la pisciculture dans le Pool. « L’espèce tilapia demeure l’espèce principale. Nous allons ajouter une espèce appelée Congo ya sika en langue locale ; nous allons ajouter les silures. Puis un autre poisson qui joue un peu le rôle de prédateur et empêche les tilapias de se multiplier de façon anarchique et limite leur croissance », a indiqué M. Bamba

Les habitants de Maya-Maya manifestent le désir de mener, en dehors de la pisciculture, d’autres activités génératrices de revenus dans cette zone où la terre est riche et surtout disponible. « Après avoir fait la pisciculture, nous devons développer le maraîchage par exemple. Parce que la pisciculture est un travail à long terme. Il nous faut aussi un travail à court terme afin que nous mangions », nous a confié un chef de famille.

Des populations encore touchées par la malnutrition

Les humanitaires quant à eux appellent les donateurs à multiplier les interventions en faveur des populations du Pool qui connaissent encore la malnutrition. « La population continue malheureusement d’affecter la population du Pool où l’on estime qu’un enfant sur dix est toujours malnutri. Ce qui s’est passé entre 2017 et 2018 a beaucoup affecté les moyens d’existence des gens. Ce n’est pas en quelques mois que tout va revenir à la normale », a expliqué Jean-Martin Bauer, représentant du Programme alimentaire mondial (PAM) au Congo.

À cause de l’insécurité, l’activité économique du Pool avait nettement ralenti à partir de 2016. Elle a bien repris, car depuis quelque temps sur le chemin de fer et la nationale 1 des marchandises et des personnes traversent de nuit comme de jour cette province jadis considérée à juste titre comme le grenier de Brazzaville.

Mindouli : deux ex-ninjas tués près du pont de Loukouni

Ces ex-rebelles auraient été abattus par des policiers en patrouille dans la nuit de samedi à dimanche, près du pont de Loukouni à Mindouli, dans le département du Pool (sud).

Les populations de cette partie du pays subissaient depuis quelques temps une recrudescence de braquages orchestrés par ces Ninjas-nsiloulous. Le drame s’est produit alors qu’ils essayaient de commettre un autre forfait.

Ces ex-combattants auraient pris des policiers (en civil) pour civils. Ils les auraient menacés avec des armes de guerre. Ce qui aurait amené les policiers à faire usage de leurs armes. Deux ninjas-nsiloulous ont été tués et un autre a réussi à s’enfuir.

Cet incident qui vient soulever le problème l’insécurité dans le Pool. Ce département encore  qui est encore fragilisé après les combats qui ont opposés les Ninjas et les forces de l’ordre en 2016. Mais aussi, la question sur la réinsertion des ex-Ninjas qui apparaît comme une nécessité.

Elton Paul Nzaou : « Nous avons besoin d’une force pour juguler les crises »

Ce colonel congolais pense que les Africains devraient s’inspirer de la manière dont le conflit du Pool a été résolu afin d’endiguer les différends qui les opposent.

Cette vision,  Elton Paul Nzaou l’a révélée dans un ouvrage qui paraît le 29 juin prochain à Brazzaville. Expert en opération de maintien de la paix en Afrique, le Colonel a plusieurs fois été décoré des médailles d’or des Nations Unies, et de l’Union Africaine. Des expériences qu’il a voulu mettre par écrit à travers cet ouvrage publié aux éditions L’Harmattan, en s’appuyant sur la situation de sortie de crise dans le Pool en République du Congo.

« Nous avons besoin d’une force pour juguler les crises. En 1998 il y avait 16 pays en crise, ça veut dire que l’Union Africaine est débordée et aujourd’hui, on est tellement débordé qu’on a commencé à diminuer les effectifs », confie-t-il.

« Vous vous rappelez les accords de 1999, ainsi que ce qui s’est passé dans le Pool, d’abord en 2003 et ensuite en 2017, les gens finissent toujours par s’asseoir et à faire la paix », conclut-il.

Mais ces dernières années, de nombreux conflits ont éclaté sur le continent. L’Union africaine a mis en place un mécanisme de prévention et d’alerte rapide. 70% du budget lié aux résolutions des conflits en Afrique est financé par les partenaires extérieurs et l’Union européenne.

 

Pool : création d’une plateforme d’échanges pour consolider la paix

Cette plateforme de dialogue et d’échange intercommunautaires a tenu ses premières assises les mercredi 12 et jeudi 13 juin à Kinkala, chef-lieu du Pool.

Une plateforme de dialogue et d’échange intercommunautaires a été créée à Kinkala, chef-lieu du département du Pool. Le gouvernement congolais et ses partenaires sont parvenus à installer ladite plateforme, qui a tenu ses premières assises mercredi 12 et jeudi 13 juin 2019.

Au cours de ces assises, les différentes parties prenantes ont, dans leurs recommandations, demandé le retrait progressif du Pool du dispositif militaire, ou encore l’organisation d’un dialogue national inclusif avec un accent sur le Pool. Rappelons que, ce département a été le théâtre des affrontements ayant opposé l’armée et les partisans du pasteur Ntumi entre 2016 et 2017.

« Depuis qu’il y a eu les conflits ici [au Congo-Brazzaville, NDLR], c’est une grande première qu’on vienne faire parler après un conflit et les communautés, et les ex-combattants, et les administratifs », a fait observer Joseph Ikoubou, responsable des programmes au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Jean-Gustave Ntondo, est proche du Pasteur Ntumi, il voit la roue de la paix tourner dans le bon sens. « Nous pensons que la paix va de l’avant, en espérant que tout ira pour le mieux ».

« C’est là où on va atterrir. Je crois qu’on a eu à mettre tous les ingrédients et toutes les conditions pour bien démarrer ce grand programme DDR », a affirmé Euloge Landry Kolélas, haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants. Pour lui, la plateforme de dialogue ouvre la voie à la réalisation d’un vaste programme DDR (Désarmement, démobilisation, réintégration).

Notons que, les travaux de la plateforme d’échange, ont été présidés par l’évêque de Kinkala, Mgr Louis Portella-Mbuyu. Celui-ci a exhorté les uns et les autres à l’amour, la lucidité et la solidarité.

Pool : lancement du projet d’appui à la promotion des moyens de subsistance durable

Le ministre haut-commissaire à la Réinsertion des ex combattants Euloge Landry Kolelas a lancé le processus samedi 08 juin à Kinkala.

Après la phase de mise en place des plateformes de dialogue intra-communautaires dans les localités du Pool naguère touchées par les troubles sociopolitiques, le Haut-commissariat à la réinsertion des ex combattants s’emploie désormais à doter les populations ciblées de moyens de subsistance durable. Le ministre haut-commissaire à la Réinsertion des ex combattants Euloge Landry Kolelas en a lancé le processus samedi à Kinkala.

Doter les populations des localités du Pool naguère touchées par les troubles sociopolitiques, notamment les ex combattants, de moyens de subsistance par le biais des activités pérennes, telle est la volonté exprimée par le président Denis Sassou N’Guesso et que le ministre Euloge Landry Kolelas traduit par les actes à travers ses descentes sur le terrain. Le lancement a Kinkala, chef-lieu du département du Pool du projet d’appui à la promotion des moyens de subsistance durable s’inscrit dans cette dynamique salutaire que les populations ont toujours appelée de tous leurs vœux.

Ce projet qui s’inscrit dans sa phase pilote est financé par le fonds japonais. Il s’exécutera dans trois districts à savoir : Kinkala, Goma Tsé-Tsé et Mindouli. Il ciblera deux villages dans chaque district, notamment Yalavounga et Yangui pour Kinkala, Linzolo et Koubola pour le district de Goma Tsé-tsé ainsi que les villages de Missafou et de Matensama pour le district de Mindouli.

Ce projet qui durera 3 ans, vise en priorité les ménages pauvres ainsi que les femmes et les jeunes regroupés au sein des associations et coopératives, ce pour une réelle amélioration des conditions de vie des populations. Aussi, l’enveloppe de 1 milliard 325 millions de francs CFA qui lui est dévolue permettra l’intensification des activités agropastorales telles la pêche, la pisciculture, l’élevage et le maraichage entre autres… Des activités qui assurément permettront aux populations de sortir de la pauvreté qui les habite, depuis les nombreux conflits qu’elles ont endurés.

Les personnalités présentes à la cérémonie officielle du lancement de ce projet, traduisent de l’importance que tous y accordent, en ce qu’il est un réel tremplin pour la consolidation de la paix. Aussi, l’ambassadeur du Japon, qui a pour résidence Kinshasa en RDC, a-t-il effectué la traversée du Pool Malébo, pour rallier Kinkala. Outre l’ambassadeur du Japon, on y a noté la présence de la représentante résidente de la Banque Mondiale au Congo qui a souhaité l’appropriation et la réussite de ce projet par les populations.

Pool : le PNUD donne plus de 300.000 dollars de matériel agricole pour populations

Ce matériel s’ajoute au premier lot de 1.400 kits de matériels agricoles à utilisation individuelle distribué par le PNUD en avril dernier aux populations à Kinkala.

Mardi 29 mai 2019, à Brazzaville, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a remis au gouvernement congolais du matériel agricole d’une valeur de 300.000 dollars pour les populations du Pool, victimes de violences armées.

Notons que ce matériel agricole à usage collectif est destiné à plus de 1.400 ménages en situation de vulnérabilité dans 36 villages du Pool.

« Par ce matériel, le PNUD aide à la relance de l’économie locale », a déclaré son représentant résident au Congo, Malaye Diop.

On se souvient que le PNUD avait donné un lot de 1.400 kits de matériels agricoles à utilisation individuelle en avril dernier aux populations à Kinkala, chef-lieu du département du Pool, à 75 km au sud de Brazzaville.

Après l’accord de paix conclu en décembre 2017 entre l’armée congolaise et l’ex-rébellion du Pasteur Ntoumi, les populations (plus de 138.000 déplacés) ont commencé à regagner leurs villages dans le département du Pool.

Congo : le parti du Pasteur Ntoumi reprend ses activités politiques

Le Conseil national des républicains (CNR) de l’ex-chef rebelle congolais Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntoumi, a reçu l’autorisation de reprendre ses activités après trois années d’interdiction.

Pour les autorités, cette initiative, notifiée à Ntoumi par une correspondance du ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, est pour renforcer la paix dans la région du Pool, au sud de la République du Congo, où des violences armées entre les miliciens Ninjas du pasteur Ntoumi et la force publique avaient éclaté en avril 2016, après la publication des résultats de l’élection présidentielle remportée par le président Dénis Sassou Nguesso.

C’est d’ailleurs au lendemain de l’éclatement de ces affrontements que le CNR, qui n’avait pas reconnu la victoire de Sassou, avait été suspendu.

La décision de Brazzaville de lever la suspension du CNR fait suite aux accords de cessation des hostilités signés entre le gouvernement et le pasteur Ntoumi le 23 décembre 2017. Entre temps, les autorités ont eu à lancer une opération de ramassage d’armes détenues par les Ninjas et à lever le mandat d’arrêt qui avait été émis par la justice contre l’ex-chef rebelle.

La levée de la suspension a cependant reçu un accueil mitigé dans le camp de Ntoumi. Selon des sources concordantes, le CNR aurait préféré voir la décision notifiée par un arrêté ministériel et non pas une simple correspondance du ministre.

L’ex-chef rebelle qui vit retranché dans son fief du Pool, n’aurait pas encore réagi officiellement à la démarche gouvernementale. La levée de la suspension offre l’occasion à son parti de renouer avec ses activités, dans la perspective de la présidentielle de 2021.

Congo : le CNR a l’autorisation de reprendre ses activités

Le parti du pasteur Ntumi avait été suspendu en avril 2016, suite à la reprise des affrontements dans le département du Pool.

Le Conseil national des républicains (CNR) a eu l’autorisation de recommencer ses activités au Congo. Selon une source gouvernementale, la décision a été notifiée au Pasteur Ntumi dans une correspondance qui lui a été adressée par le ministre de l’Intérieur Raymond Zephyrin Mboulou.

« C’est une décision de nature à renforcer la paix dans le Pool, une paix acquise grâce aux accords signés entre le gouvernement et le Pasteur Ntumi en décembre 2017 », a expliqué un responsable de la Commission chargée de l’application de ces accords.

Du côté du pasteur Ntumi, c’est avec réserve qu’on accueille la nouvelle.

« Nous avons bien accueilli la nouvelle. Elle est bonne certes, mais le souhait serait, comme l’exige le droit, de lever la suspension par un arrêté ministériel et non par une simple correspondance », a indiqué à RFI un proche du Pasteur Ntumi qui a requis l’anonymat.

Rappelons que le CNR s’est toujours réclamé de l’opposition.