Congo : le gouvernement entend relancer les activités de la SPC

Actuellement, sur les dix lignes de production des pavés et de bordures vitrées que compte la société, huit sont aux arrêts.

 

Lancée en avril 2016, la société des pavés du Congo est une société anonyme inscrite au registre du commerce de Brazzaville avec comme unique actionnaire l’Etat congolais. Disposant d’un capital social de plus de 12 milliards FCFA, elle a pour objet social la fabrication des pavés et bordures vibrés, la distribution et la vente des pavés et les prestations de services dans le domaine public. Lors de son lancement, l’entreprise employait 360 agents. Actuellement elle compte 122 permanents contre 320 en 2019 lors de la prise de fonction de la nouvelle équipe. La masse salariale s’élève, quant à elle, à plus de 22 millions FCFA par mois depuis mai 2019.

Il faut noter que la SPC a des problèmes de trésorerie, les employés cumuleraient plus de 70 mois d’arriérés. C’est dans ce contexte difficile que traverse la SPC que le gouvernement envisage de lancer les travaux de réhabilitation.

« L’absence des commandes publiques à grande échelle depuis sa création le 25 avril 2016 a faibli la capacité de mobilisation des ressources financières de la société. Nous saluons l’engagement du gouvernement à relancer de façon optimale l’ensemble de nos activités. Tout ceci, c’est dans le seul souci de créer et d’élargir le spectre des opportunités sur l’employabilité de la jeunesse », s’est réjoui Snov Mounda Onguila, le responsable commercial de la SPC.

 

Congo : des proches du pasteur Ntumi demande sa réhabilitation

L’ancien chef rebelle et dirigeant du Conseil national des républicains (CNR), vit retranché dans son fief du Pool.

Des proches du pasteur Ntumi, ancien chef rebelle, ont demandé au gouvernement la réhabilitation de celui qui vit retranché au Pool, un département du sud du pays qui avait été le théâtre d’une nouvelle crise, en 2016-2017.

Au Congo, après la dernière crise de la région du Pool dans le sud du pays (2016-2017), crise née de la contestation de la réélection du président Denis Sassou-Nguesso en 2016, le pasteur Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntumi, avait perdu son statut de Délégué général chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre. Ces derniers jours, les proches de l’ancien chef rebelle demandent sa réhabilitation.

Ce sont les accords de paix conclus fin 2017, entre le gouvernement et le camp du pasteur Ntumi, qui ont mis un terme au conflit. Il était donc prévu dans les termes de l’accord que le gouvernement lui définisse un statut particulier.

Depuis lors, l’ex-chef rebelle et dirigeant du Conseil national des républicains (CNR), une formation politique qui se réclame de l’opposition, vit retranché dans son fief du Pool.

« Il n’y pas un signal fort du côté du gouvernement »

Sa réhabilitation professionnelle et la réinsertion de ses éléments, les ex-combattants ninjas, préoccupent Ané Philippe Bibi, chargé de l’organisation du CNR : « Nous rappelons au gouvernement qu’il est de bon aloi, afin de consolider les acquis de la paix dans le département du Pool, que le statut particulier du révérend-pasteur Ntumi soit déterminé, concomitamment à la procédure de réinsertion socio-économique des ex-combattants. Aujourd’hui, cinq ans après la signature de l’accord, l’on peut dire avec certitude et assurance que, de ce point de vue, il n’y pas un signal fort du côté du gouvernement pour déterminer la stature parfaite du révérend-pasteur Ntumi en ce qui concerne ses fonctions. »

La détermination du statut du pasteur Ntumi devrait renforcer sa sécurité par l’affectation d’une garde, selon Ané Philippe Bibi qui appelle également l’armée à libérer deux domaines privés du révérend qu’elle occupe dans le Pool.

Pour le moment, les déclarations des proches du pasteur faites ces derniers jours n’ont pas encore suscité une réaction des autorités gouvernementales.

Congo : vers la réhabilitation des voiries urbaines

C’est une décision prise au cours du Conseil des ministres qui s’est tenu le ,1er février 2023, dans la capitale congolaise, Brazzaville.

 

Le gouvernement entend engager des travaux de réhabilitation des voiries urbaines et de lutter contre les érosions à Brazzaville et à Pointe-Noire. L’objectif est d’améliorer la circulation urbaine en proie aux érosions et aux nids de poule.

Ladite décision ressort du Conseil des ministres qui s’est tenu le 1er février 2023. D’après le compte rendu dudit conseil, le chef de l’Etat a instruit, au gouvernement de procéder également à l’entretien des pistes agricoles et rurales, voies de communication absolument essentielles à l’intérieur du pays. Pour ce faire, le gouvernement devra étudier les modalités pour abonder le Fonds routier.

Il a aussi été décidé au Conseil des ministres de la réhabilitation, dans les meilleurs délais, de la route Enyellé-Impfondo dans le département de la Likouala.

Brazzaville : la Télé Congo sera bientôt dotée de nouveaux équipements (Thierry Moungalla

La chaîne nationale sera bientôt dotée de nouveaux équipements pour une amélioration des plateaux techniques et des conditions de travail du personnel. Au grand bonheur non seulement du personnel mais aussi du public qui a souvent formulé des critiques envers la Télé Congo.

 

Le ministre de la Communication et des médias, Thierry Moungalla est revenu samedi 20 août dernier sur l’impérieuse nécessité de la chaîne nationale, Télé Congo.

La chaîne nationale sera réhabilitée de fond en comble, à en croire le ministre.  « Il est prévu une réhabilitation totale de Télé Congo. Alors quand on dit réhabilitation totale, je me permets d’être très précis, c’est non seulement la poursuite de l’amélioration des plateaux techniques Télé Congo, Télédiffusion du Congo, mais c’est aussi et surtout l’amélioration des conditions de travail des journalistes et des techniciens », a-t-il déclaré.

Cette réhabilitation va passer par la réparation de la climatisation et des ascenseurs, par l’acquisition des moyens roulants et toutes les conditions qui vont permettre pour ce qu’il appelle « le navire amiral, c’estàdire, Télé Congo et le CNRTV [Centre national de radiodiffusion et de télévision, ndlr] d’être au top et relever le défi et le challenge d’une télé nationale au XXI siècle. »

Cela fait partie d’un programme à « plus long terme » inscrit dans le budget de l’Etat exercice 2023, a indiqué Thierry Moungalla. A court terme, Télé Congo sera dotée d’un certain nombres d’équipements pour améliorer la qualité de l’image et du son d’ici novembre.  Une annonce consécutive à la signature d’un accord de diffusion exclusive de la Coupe du monde 2022 entre le ministre de la Communication et le représentant des Stés New world tv, MBS et PCplus group, le 18 août dernier.

Notons que les téléspectateurs ont souvent critiqué les chaine nationale pour non seulement ses programmes mais aussi son équipements.

 

 

Congo : l’hôpital de Gamboma vient d’être réhabilité

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa, a mis en service le bloc d’accouchement de cet établissement.

 

Après les travaux de remise aux normes réalisés par le Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap), la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa, a mis en service le bloc d’accouchement de l’hôpital de Gamboma, le 14 juillet, en présence du représentant de l’agence onusienne Mohamed Lemine Salem Ould Moujtaba.

En dehors de la réhabilitation et de l’élargissement de la maternité de l’hôpital de base de Gamboma dans le département des Plateaux, le Fnuap a également mis à disposition des équipements médico-techniques : lits d’accouchement et d’hospitalisation, boîtes gynécologiques complètes, lits de travail, équipements de protection individuels, kits de dignité, produits de santé… « Pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant qui fait partie des objectifs de développement durable, il nous faut des maternités modernes », a déclaré le directeur départemental des soins et services de santé, Jacques Ludovic Achille Opango qui a salué l’appui apporté par le Fnuap.

Il faut rappeler que suite à la crise sanitaire liée à la covid-19 et aux dégâts causés par des inondations dans la zone septentrionale du pays, il y a quelques mois, les services sociaux de base, notamment les services de santé de la reproduction ont été affectés, avec un dysfonctionnement dans plusieurs districts. D’où la nécessité d’améliorer le plateau technique sanitaire pour un accès plus large aux services de santé de la reproduction de l’hôpital de base de Gamboma qui accueille également les malades venus de la localité de Bouemba, ainsi que des sous-préfectures d’Ongoni et de Mpouya.

Par ailleurs, le directeur départemental des soins et services de santé a précisé que l’hôpital de base avait pris l’engagement de réhabiliter, sur fonds propres, le bloc d’accouchement jugé trop petit par rapport à la demande. En raison des moyens financiers insuffisants, l’initiative s’était arrêtée juste à l’élévation des murs. C’est là où le Fnuap a pris le relais. La main-d’œuvre locale a tiré profit des travaux de réhabilitation.

Le jour même de l’inauguration, la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire et le représentant du Fnuap, Mohamed Lemine Salem Ould Moujtaba, ont remis aux femmes ayant accouché des kits de maternité.

Congo : 18 entreprises en lice pour la construction et réhabilitation de certains ouvrages

Les offres relatives à ces travaux ont été ouvertes mercredi 28 juillet 2020, dans la salle de réunion de la zone militaire de défense n°9 à Brazzaville.

Les dix-huit entreprises qui ont soumissionné sont Ets Nzo Service, Huag Loys, Sheraton Business, Biotec International, Société Lavarel Environnement, Ets Ress-Services, Central BTP, Société Colambans Services, Société BA-C-EL, Géostrade Afrique, Aldroz Uni-Services, Société Clo-Services, ENCO, Zengweï technique Congo, Société CETRA, Ita Construction, MBTP et Société M22 Compagnie.

Il est question ici de la construction et la réhabilitation du bâtiment R+1 à usage Mess et réfectoire de la direction générale de l’équipement et la réhabilitation du bâtiment dortoir du Makoua (base militaire n°3).

Le projet prévoit également la réalisation des études techniques pour la réhabilitation du siège du ministère de la Défense nationale, l’acquisition en matériel médicaux, ainsi que la réhabilitation du bâtiment transit inter armée de Brazzaville.

Le montant des offres va de 49,3 millions à 826,1 millions de FCFA. La réalisation de ce projet sera entièrement financée par le budget d’investissement de l’Etat, exercice 2020.

La réalisation de ce projet obéit au Plan national de développement (PNDD), il s’agit de permettre au ministère de la Défense nationale d’acquérir le matériel, de réaliser les installations nécessaires à l’accomplissement de ses missions. C’est du moins ce qu’a précisé le conseiller du ministère de la Défense nationale, secrétaire permanent de la cellule de gestion des marchés publics, le colonel Hector Elvis Ahissou.

Conformément à la réglementation en vigueur, le choix pour chaque offre sera publié après examen des dossiers par la sous-commission d’évaluation de la cellule de gestion des marchés publics.

Congo : vers la réhabilitation des feux de signalisation à Pointe-Noire

Ce projet a pour objectif de moderniser et de fluidifier la circulation routière afin d’assurer la sécurité des usagers et de leurs biens.

Dix-sept carrefours seront dotés des feux tricolores intelligents et modernes dans la ville côtière du Congo. Les travaux qui ont commencé il y a quelques jours, sont exécutés par l’entreprise Acep Congo (Automatisme construction engeneering process).

Dans le cadre de ce projet, d’autres travaux de voierie sont également programmés, notamment la construction de nouveaux carrefours, notamment au niveau de l’hôtel Kactus, du consulat de l’Angola, de la CNSS, du Foyer féminin, de l’hôpital de base de Tié-Tié, de la pharmacie Pascal, de Gaz-Gaz, du bar Vonvon et au niveau de la Coraf.

Des arrêts de bus seront également placés sur le boulevard Moe-Kaat-Matou, entre le rond-point de la République et le rond-point Kassai ainsi que l’aménagement des cassis ralentisseurs couramment appelés dos-d’âne, sur certaines voies bitumées, notamment sur l’avenue Joseph-Sinald, la route Aéro Service dans le premier arrondissement, les avenues Bouanga-Kalou et Sainte-Bernadette.

Dans le deuxième arrondissement, il s’agira de l’avenue de la Liberté, à Voungou, dans le troisième arrondissement; les avenues Mgr Ernest-Kombo et Maurice-Mountou-Sambou dans le quatrième arrondissement; la rue Kouboukouta, la zone Manguier à Siafoumou, l’avenue des Mwéni (Voie d’accès au CEG Mbota-Raffinerie), l’avenue Marcel-Tchionvo, la rue Tchiboul’Ngoma, la zone Makayabou Zéphirin dans le cinquième arrondissement. Rappelons que les feux de signalisation implantés sur les grandes artères de la ville de Pointe-Noire sont restés hors service depuis plusieurs années. Ces feux tricolores, une fois réhabilités, vont réguler la circulation en fonction de sa densité. Ce projet est le point de départ de rénovation de la ville.

Le CSI de Mabaya vient d’être réhabilité

Située à quelque 28 km de Brazzaville, notamment dans la sous-préfecture de Goma Tsé-Tsé, l’infrastructure sanitaire endommagée par les récents événements dans le département a été officiellement remise aux autorités, le 29 octobre, après réfection par un privé.

Financés par l’église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours, à travers son département des affaires sociales et humanitaires LDS Charitie, les travaux de réhabilitation du Centre de santé intégré (CSI) de Mabaya ont duré deux mois et demi. Confiés à l’Association Maman Bouck pour le développement du Congo, ces travaux ont consisté, entre autres, à la réhabilitation des bâtiments et à la construction des latrines.

En effet, cette aire de santé pourrait accueillir les habitants des villages environnants, notamment Mayitoukou, Koubola et Makana. Un ouf de soulagement pour le préfet du département du Pool, Georges Kilébé, qui a salué la dextérité avec laquelle le travail de réhabilitation a été fait selon les règles de l’art. « Ce joyau remis à neuf nous éloigne des tristes souvenirs ayant entraîné la destruction aveugle de nos propres édifices, biens communs à tous et à nos communautés », se souvient-il encore.

Le représentant régional de cette église, Eustache Ilunga, a remercié tous leurs partenaires qui ont compris la valeur de leur mission et leur apporte un soutien dans l’accomplissement de certaines actions. « Nous sommes certains que nous n’avons pas répondu à tous les besoins de ce CSI, mais nous sommes satisfaits d’avoir accompli l’essentiel avec les fonds qui proviennent des dons volontaires de nos membres à travers le monde », a-t-il déclaré, espérant que les autres besoins identifiés attireront l’attention des bienfaiteurs.

La réhabilitation de ce CSI s’inscrit dans le cadre du relèvement communautaire qui constitue un éventail des besoins de la population. En effet, c’est le haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolelas, qui a négocié ce protocole d’accord. « La prise en charge des besoins sanitaires de la population en général et des communautés rurales en particulier, demeure au centre des préoccupations majeures des actions gouvernementales dans notre pays », a-t-il rappelé, rassurant le ministère de la Santé de sa disponibilité quant à appuyer les efforts du gouvernement dans la réhabilitation des structures socio-sanitaires endommagées.

Il s’est, par ailleurs, félicité de la promptitude avec laquelle l’église de Jésus-Christ des saints de derniers jours a réalisé cet ouvrage. « Votre souci d’appropriation des souffrances de la population de Mabaya dans le domaine de la santé prouve votre engagement dans l’amélioration de leur accès aux soins de santé de base, non seulement ici mais aussi dans d’autres localités de notre pays », a pimenté Euloge Landry Kolelas, souhaitant que cet élan de solidarité puisse s’étendre à d’autres actions.

Il a enfin exhorté les bénéficiaires à faire bon usage des infrastructures réhabilitées pour le bien-être des générations futures.

Le directeur de cabinet de la ministre en charge de la Santé et de la population, Florent Balandamio, a salué l’apport précieux de certains partenaires dans le renforcement des districts sanitaires. « Au nom du gouvernement (…), un grand merci à LDS-Charitie pour s’être investi autant dans la renaissance de ce centre de santé qui tient allumée la flamme de Mabaya », a-t-il conclu, émettant lui-aussi le vœu de voir les bénéficiaires s’approprier les ouvrages réceptionnés.

Congo : réhabilitation de l’axe « voie de la boucle »

Les travaux ont été engagés sur ce tronçon il y a deux semaines, elle permettra l’approvisionnement facile du gaz à Brazzaville.

Cela dure deux semaines, que des ouvriers sont à pied d’œuvre pour la reconstruction de l’axe appelé « voie de la boucle », situé entre la gare et le quartier Mpila. Longtemps abandonnés, au point où les rails sont devenus impraticables et leurs alentours envahis par des habitations.

Pour améliorer l’approvisionnement de Brazzaville et les localités environnantes en produit gazier, via le Chemin de fer Congo océan (CFCO), la Société congolaise des gaz de pétrole liquéfiés (GPL Sa) a initié les travaux d’aménagement partant de la gare CFCO, en passant par la PV jusqu’à la zone industrielle de Mpila, où se trouve son local.

Prévus pour fin octobre, les travaux réalisés à 80% devraient s’achever d’ici à fin novembre, a indiqué l’attachée de direction, Estelle Malalou Passy. Le bouleversement du calendrier est dû, d’après elle, aux intempéries de ces derniers jours ainsi qu’à quelques difficultés financières auxquelles la société fait face.

« Nous avons pris cette initiative de refaire ce réseau parce que le chemin de fer est moins coûteux par rapport à la route et ses nombreux postes de péage. Nous nous battons pour que la voie ferrée soit opérationnelle. Cela fera que nous transportions beaucoup plus de produits », a déclaré Estelle Malalou Passy.

À en croire la même source, la capacité de stockage ne changera pas, mais plutôt la capacité de transport qui pourra augmenter grâce à neuf wagons, soit 150 m3 plus un parc de douze véhicules transportant 25 m3 en moyenne. La rotation se fera de telle sorte que le produit soit toujours disponible.

Approvisionné par la Congolaise de raffinage et Kosa actuellement, le gros stockage de GPL SA est estimé à environ 5500 tonnes.  À l’époque, le chemin de fer était l’unique moyen logistique, grâce à onze wagons dont neuf pour transporter le gaz en vrac et deux pour le gaz en emballé.

Pool : les ex-ninjas impliqués dans un projet de réhabilitation des infrastructures

Le projet qui a été lancé vendredi 02 août dernier, est un co-financement  des Nations unies et du gouvernement congolais.

Son casque blanc vissé sur la tête, une combinaison bleue bien enfilée et des bottes aux pieds, Cedric Moukouéné dégage avec une pelle des mottes de terre sur la piste reliant la bourgade de Nzinzi à la gare ferroviaire de Loulombo. Pour cet ex-combattant ninja, chaque chose en son temps, l’heure est désormais au travail.

« Il y a un temps pour chaque chose sous le soleil : un temps de guerre, un temps de paix et un temps de travail, confie-t-il. Donc, nous pouvons dire que nous sommes en période de paix et cette paix nécessite l’assistance. »

Il est l’un des ex-combattants impliqués dans un projet de réhabilitation des infrastructures dans le département du Pool. Ce projet devra mobiliser entre 2 et 3 millions de dollars et est destiné aux pistes rurales, à des écoles et autres centres de santé.

Pour Maleye Diop, représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Congo, ce projet pourra changer le mode de vie de ces ex-combants. « L’idée est de créer un espace pour que ces jeunes puissent trouver des activités porteuses d’espoir, qui les occupent avec des revenus à la clé », affirme Maleye Diop.

Congo : la station piscicole de Mayama vient d’être réhabilitée

Les humanitaires et les populations voient à travers cette réhabilitation l’amélioration de la sécurité alimentaire dans un proche avenir et surtout la baisse de la dépendance vis-à-vis des produits congelés.

Totalement abandonnée lors des derniers évènements qui ont détruit le tissu socio-économique du Pool (sud), la grande station piscicole de Mayama vient d’être réhabilitée grâce à une contribution financière de la Chine gérée par le Programme alimentaire mondial (PAM).

À la sortie nord de Mayama dans un bas-fond environ 200 personnes : des hommes et des femmes bottes aux pieds, gangs aux mains viennent de couper la forêt, les bambous de Chine et les hautes herbes qui avaient envahi et bloqué la production de plusieurs étangs de 25 mètres carrés chacun ainsi que d’autres, réservés à la reproduction. La pisciculture renaît à Mayama à la grande satisfaction de Christine Missamou et d’autres habitants de ce district.

« Avant, nous aménagions seulement des étangs de petite taille. Mais cette fois-ci, les donateurs nous ont apporté des poissons ; voilà pourquoi nous avons prévu des étangs de grande capacité pour que les poissons y soient vite élevés pour plus de revenus pour nos enfants qui vont à l’école et pour les familles », raconte sourire aux lèvres une habitante de Maya travaillant dans un étang.

Des demandes en variété de poissons

Dans les étangs piscicoles, les bénéficiaires souhaitent désormais avoir une grande variété de poissons. Leurs doléances seront prises en compte, assure Daouda Bamba qui coordonne une ONG chargée de la relance de la pisciculture dans le Pool. « L’espèce tilapia demeure l’espèce principale. Nous allons ajouter une espèce appelée Congo ya sika en langue locale ; nous allons ajouter les silures. Puis un autre poisson qui joue un peu le rôle de prédateur et empêche les tilapias de se multiplier de façon anarchique et limite leur croissance », a indiqué M. Bamba

Les habitants de Maya-Maya manifestent le désir de mener, en dehors de la pisciculture, d’autres activités génératrices de revenus dans cette zone où la terre est riche et surtout disponible. « Après avoir fait la pisciculture, nous devons développer le maraîchage par exemple. Parce que la pisciculture est un travail à long terme. Il nous faut aussi un travail à court terme afin que nous mangions », nous a confié un chef de famille.

Des populations encore touchées par la malnutrition

Les humanitaires quant à eux appellent les donateurs à multiplier les interventions en faveur des populations du Pool qui connaissent encore la malnutrition. « La population continue malheureusement d’affecter la population du Pool où l’on estime qu’un enfant sur dix est toujours malnutri. Ce qui s’est passé entre 2017 et 2018 a beaucoup affecté les moyens d’existence des gens. Ce n’est pas en quelques mois que tout va revenir à la normale », a expliqué Jean-Martin Bauer, représentant du Programme alimentaire mondial (PAM) au Congo.

À cause de l’insécurité, l’activité économique du Pool avait nettement ralenti à partir de 2016. Elle a bien repris, car depuis quelque temps sur le chemin de fer et la nationale 1 des marchandises et des personnes traversent de nuit comme de jour cette province jadis considérée à juste titre comme le grenier de Brazzaville.

Congo : vers la réhabilitation du chemin de fer Congo-Océan

Le projet semble intéresser la Chine, c’est certainement ce qui justifie la rencontre entre le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, et une délégation de la société CRCC 16.

Les échanges entre Jean-Claude Gakosso et la délégation de la société CRCC 16, portaient sur le projet de réhabilitation du chemin de fer Congo-Océan. Il faut dire qu’avec la crise économique que traverse le pays de Sassou N’Guesso, la reconstruction de cette voie ferrée pourra permettre la relance de l’économie nationale.

Le chantier de réhabilitation du chemin de fer Congo-Océan est une initiative du gouvernement Congolais. L’objectif est de rénover la voie dégradée entre Brazzaville et Pointe-Noire (510 km).

Au mois de juillet 2018, le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso avait mentionné, comme priorité, la construction d’une ligne ferroviaire qui reliera les différents bassins de production minière, depuis le port minéralier de Pointe-Noire jusqu’au département de la Sangha (nord), via les localités de Mayoko et Zanaga (sud).

Le président de la République du Congo, avait affirmé que l’enjeu d’une mise en production diversifiée et significative dans ce secteur économique doit s’accompagner d’une action résolue du gouvernement. Pour ce fait, des infrastructures devront être mise à la disposition du secteur minier pour un rendement économique rentable.

Pool : 1.900.000.000 FCFA pour la réhabilitation de trois ponts

C’est ce qui ressort du compte rendu du conseil des ministres qui s’est tenu le lundi 26 novembre 2018.

Pour les contribuables congolais, la réhabilitation des trois ponts détruits, tous situés entre les localités de Kinkembo et Loulombo (département du Pool) vous a coûté un milliard neuf cents millions de frs CFA, selon le compte rendu du Conseil des ministres de ce lundi 26 novembre 2018.

La reprise effective du trafic ferroviaire marchandises du Chemin de fer Congo Océan (CFCO) est attendue pour début décembre 2018.

Un premier train de marchandises est attendu à Brazzaville le mercredi 28 novembre 2018, soit dans 48h, arrivée qui coïncidera symboliquement avec la célébration du 60ème anniversaire de la proclamation de la République du Congo.

Au Congo Brazzaville, le trafic ferroviaire entre Pointe Noire, capitale économique du pays, et Brazzaville, est toujours interrompu. La destruction de trois ponts par des bandits armés a rendu la voie ferrée complètement inexploitable.

Ces destructions ont obligé les pouvoirs publics, dans un moment de difficultés financières connues de tous et de chacun, à reconstruire à grands frais les infrastructures concernées.

L’interruption du trafic dans le Pool cause de sérieuses difficultés financières au CFCO dont les agents cumulent actuellement plusieurs mois d’arriérés de salaires.

La reprise de la circulation des trains entre Pointe-Noire et Brazzaville devrait permettre à cette société publique de disposer d’une certaine marge de manœuvre pour pouvoir faire face à ses charges.

Pool : un téléthon pour un appui aux écoles

L’objectif est de collecter plus de 300 millions de francs CFA, pour la réhabilitation des établissements scolaire de la moitié des 13 districts de ce département.

Le mardi 13 novembre, l’association Hope Congo a lancé un téléthon à Brazzaville. Le but est de collecter plus de 300 millions de francs CFA. Cet argent permettra de réhabiliter des écoles de la moitié des 13 districts du département du Pool.

« Le Pool a l’avantage d’avoir des gens qui peuvent venir à pied à Brazzaville. Il ne faut pas que l’analphabétisme commence dans le Pool, à côté de la capitale. », a expliqué Grégoire Léfouoba, enseignant et chercheur à l’université Marien Ngouabi de Brazzaville

Rappelons qu’entre 2016 et 2017, le Pool est le théâtre des affrontements entre l’armée et les ex-rebelles Ninjas. Cette guerre civile a eu plusieurs conséquences notamment la destruction de plusieurs établissements scolaires.

« Il y a eu des actes de vandalisme qui se caractérisent par la démolition des toitures, et même l’aliénation du patrimoine scolaire, dénonce Auguste Bidzouta, directeur départemental de l’enseignement dans cette région. Il y a des tables-bancs qui ont été détruites et les planches ont servi de bois de chauffe. ».