Congo : les USA fait un don de 660 millions FCFA pour le Pool

Cette somme vise à accompagner le gouvernement congolais à stabiliser et sécuriser le département du Pool.

 

La République du Congo et les Etats-Unis viennent de signer un protocole d’accord. C’est qui explique la rencontre entre la Chargée d’Affaires des USA au Congo, Ellen Thoburn et le Ministre, Haut-Commissaire à la Réinsertion des Ex-Combattants, Euloge Landry Kolelas. La rencontre a eu lieu dans la capitale congolaise, Brazzaville mardi 22 juin 2021.

Le document paraphé par les deux personnalités porte sur un accord de don du gouvernement Américain de 1,2 millions de dollars soit environ 660 millions de francs FCA. Cette somme est destinée à soutenir les activités de réinsertion dans le Département du Pool. Le premier volet porte sur les districts de Mayama et Kindamba.

« La paix et la sécurité permettent à chacun de rechercher le bonheur, la justice et des moyens de subsistance. La paix et la sécurité permettent aux entreprises de se créer, de se développer et de prospérer. La paix et la sécurité permettent à la prochaine génération de dirigeants d’obtenir une éducation. La paix et la sécurité permettent à ceux qui sont malades de se faire soigner. La paix et la sécurité mènent au dialogue, à la collaboration et à une compréhension commune du progrès. », a relevé Ellen Thoburn

Notons qu’on il s’agit pour les États-Unis d’Amérique, d’accompagner les efforts du gouvernement congolais à promouvoir la paix et la réconciliation, la résilience communautaire, la sécurité alimentaire dans le département du Pool.

Pool : les ex-ninjas impliqués dans un projet de réhabilitation des infrastructures

Le projet qui a été lancé vendredi 02 août dernier, est un co-financement  des Nations unies et du gouvernement congolais.

Son casque blanc vissé sur la tête, une combinaison bleue bien enfilée et des bottes aux pieds, Cedric Moukouéné dégage avec une pelle des mottes de terre sur la piste reliant la bourgade de Nzinzi à la gare ferroviaire de Loulombo. Pour cet ex-combattant ninja, chaque chose en son temps, l’heure est désormais au travail.

« Il y a un temps pour chaque chose sous le soleil : un temps de guerre, un temps de paix et un temps de travail, confie-t-il. Donc, nous pouvons dire que nous sommes en période de paix et cette paix nécessite l’assistance. »

Il est l’un des ex-combattants impliqués dans un projet de réhabilitation des infrastructures dans le département du Pool. Ce projet devra mobiliser entre 2 et 3 millions de dollars et est destiné aux pistes rurales, à des écoles et autres centres de santé.

Pour Maleye Diop, représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Congo, ce projet pourra changer le mode de vie de ces ex-combants. « L’idée est de créer un espace pour que ces jeunes puissent trouver des activités porteuses d’espoir, qui les occupent avec des revenus à la clé », affirme Maleye Diop.

Réinsertion des ex-Ninjas : les États-Unis d’Amérique promet plus de deux milliards de Francs CFA

Annonce faite par l’ambassadeur des Etats-Unis au Congo, Todd Haskell, au sortir d’un entretien avec le ministre Haut-commissaire à la réinsertion : Euloge Landry Kolelas.

L’ambassadeur des États-Unis d’Amérique, Todd Haskell a indiqué mercredi à Brazzaville, que le Congo va bénéficier de la part de son pays, d’une assistance de 5 millions de dollars, soit un peu plus de 2 milliards 500 millions de francs CFA. C’était au sortir d’un entretien avec le ministre Haut-commissaire à la réinsertion : Euloge Landry Kolelas.

Depuis qu’il a reçu du chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso la mission d’œuvrer à la réinsertion des ex-combattants ainsi que celle du relèvement communautaire à travers la mise en place des projets spécifiques à l’endroit des populations civiles ayant souffert des troubles sociopolitiques dans le Pool, le ministre Haut-commissaire Euloge Landry Kolelas s’est mué en VRP pour des actions menées tant sur le terrain qu’auprès des partenaires à même de financer certains volet de ce programme et accompagner le Congo a relever ce vaste défi.

Un entretien fructueux, c’est le cas de le dire, Euloge Landry Kolelas et Todd Haskell ont parlé du relèvement communautaire, notamment la réhabilitation des maisons, ainsi que la relance des activités économiques et agropastorales dans le département du Pool.

Ainsi, il s’agira d’œuvrer à la reconstruction des abris, des infrastructures d’eau et d’assainissement, de la sensibilisation à l’agriculture et à la sécurité alimentaire. Le premier module a pour zones cibles, les localités de Mindouli, Kindamba, Kimba, Vindza, et Mayama avec bien naturellement un montant de 2,5 millions de dollars.

Le deuxième module qui porte sur la reconstruction d’abris, la fourniture de culture de base et de semences de légumes, l’assistance aux groupes spécifiques pour la culture du manioc, des subventions aux groupes d’agriculteurs établis. D’un montant de 2,5 millions de dollars également, ce module a pour zones cibles : Kinkala, Goma Tsé-Tsé, et Mbanza Ndounga.

Congo : le programme DDR concerne aussi bien les rebelles Ninjas que les civils

L’annonce a été faite lors la signature du programme entre le haut-commissariat congolais chargé de la réinsertion des ex-combattants et la coordination du système des Nations unies au Congo.

C’est officiel, le programme « Désarmement, démobilisation et réintégration » (DDR), prendra aussi en compte les rebelles Ninjas-Nsiloulou et les populations civiles. L’annonce a été faite à Brazzaville le 31 août 2018, pendant la signature du programme entre le haut-commissariat congolais chargé de la réinsertion des ex-combattants et la coordination du système des Nations unies au Congo.

Ce programme est le résultat de l’accord de cessez-le-feu le 23 décembre 2017, au lendemain de la réélection contestée de Denis Sassou-Nguesso à la magistrature suprême. Cet accord dont le programme « Désarmement, démobilisation et réintégration » (DDR) constitue un des points essentiels. Financé à hauteur de 8,4 milliards de francs CFA soit 14,7 millions de dollars, il est censé permettre à près de 7 500 Ninjas-nsiloulous de renoncer définitivement aux armes en pratiquant des activités génératrices de revenus.

Mais ce programme avait n’intégrait pas les populations civiles du Pool. Alors qu’on sait celles-ci ont payé fort le tribut des combats sanglants inhérents à ce qu’on appelle désormais crise du Pool. Selon des organismes spécialisés dans l’humanitaire, cette crise a déjà fait plus de 138 000 déplacés.

La gravité de cette crise humanitaire est telle que des populations civiles commençaient à réclamer des indemnisations. Des réclamations inhérentes aux programmes antérieurs de DDR. En effet, selon des observateurs, le DDR de la première crise du Pool (1998-2003) n’avait pris en compte que les combattants en mettant à l’index les principales victimes, donc les civils.

Les pouvoirs publics souhaitent reconsidérer le DDR. Il faudra ainsi l‘étendre aux populations civiles. « Nous venons de signer le document de projet. Souvent, ce programme focalise son attention sur les ex-combattants, mais cette fois-ci, nous allons l’étendre à la population civile afin de l’aider à repartir dans les villages respectifs », promet Antony Ohemeng-Boamah, coordonnateur du système des Nations unies au Congo.

« Ce programme est le fruit des leçons tirées de différents programmes mis en œuvre au Congo de 2000 à 2015. Il est assez complet et plante le décor sur l’harmonisation de la composante du désarmement, démobilisation et réintégration », renchérit Euloge Landy Kolélas, Haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants cité par Les Dépêches de Brazzaville.

Le meilleur dessin des enfants vulnérables sera récompensé

L’assurance a été donnée aux enfants en situation de rue, le 14 avril à Brazzaville, par la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Antoinette Dinga Dzondo.

Antoinette Dinga Dzondo a fait la promesse lors de la cérémonie du lancement de la journée récréative organisée par son ministère, en partenariat avec le Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants des rues (Reiper). L’activité a eu lieu à l’Institut des jeunes sourds, sur le thème « Enfants des rues, avez-vous dit ? ». Au cours d’un atelier de dessin initié pour la circonstance, chacun selon son inspiration, les enfants se sont exprimés sur la notion de l’égalité de tous les enfants.

L’encadreur, Hervé Paloulou, a essayé d’interpréter à sa manière les dessins des enfants. « Ceux qui ont présenté le drapeau ont voulu parler des civilités de leur pays pour les uns et de l’hymne national pour les autres », a-t-il indiqué.

Ravi de rencontrer pour la première fois la ministre des Affaires sociales, Grâce Ngouamba a déclaré: « Ce jour me paraît très spécial, parce que c’est pour la première fois que je rencontre la ministre et participe à ce genre d’activité. A cela, je dirais au gouvernement de prendre soin des enfants car nous sommes l’avenir ».  

Outre cet atelier de dessin, la ministre a donné le coup d’envoi des activités sportives, notamment le football et le ndzango. Elle a profité de l’occasion pour  visiter le centre de formation et de réadaption des enfants handicapés.

En ce qui concerne le football, l’équipe de Cirev a battu celle de Jarrot par un but à zéro. L’équipe de l’organisation non gouvernementale, Actions de solidarité internationale, a pris l’avance d’un point sur celle de l’Ecole africaine de développement (dix à neuf points) au ndzango. Ces équipes ont reçu, chacune, des trophées des mains de la ministre.

L’autre temps fort de cette journée a été la remise du don de vivres et de non vivres aux enfants vulnérables des maisons d’accueil de Brazzaville. Il était composé de sacs de riz, bidons d’huile, cartons de poissons salés, tomates, spaghetti, etc. En ce qui concerne les non vivres, il s’agissait des cartons de savon, matelas, draps et bien d’autres.   

La ministre a remis l’échantillon du don au directeur du Centre d’insertion et de réinsertion des enfants vulnérables (Cirev), Jean Prosper Mokolo, en  lui demandant d’en faire bon usage. « Nous sollicitons un appui permanent du ministère afin que le centre puisse vivre. Le Cirev existe depuis l’année 2002. Il n’est pas connu des citoyens, parce qu’il est situé dans la forêt de la patte d’oie. Le Cirev est le seul centre de l’Etat qui héberge les enfants vulnérables âgés de 6 à 17 ans. Il mérite d’être connu », a dit Jean Prosper Mokolo, recevant le don.« Nous demandons à tous les citoyens de venir en aide à ce centre » , a-t-il ajouté.     

Notons que toutes ces activités s’inscrivaient dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale de l’enfant en situation de rue, le 12 de chaque mois d’avril . Pour la première fois, elle a été célébrée au Congo. L’événement a été placé sous le signe de « l’égalité de tous les enfants », en vue de mener un plaidoyer pour faire aboutir l’idée de la célébration de la Journée internationale de l’enfant en situation de rue.

 Interrogé sur les causes qui occasionnent le phénomène des enfants en situation de rue, Jean Prosper Mokolo a énuméré quelques-unes dont le divorce des parents, la maltraitance et certains faits, tels la sorcerie, pour lesquels les enfants sont rendus responsables. 

Historique du phénomène des enfants en situation de rue au Congo

D’après les organisateurs, le phénomène est devenu visible à partir des années 1980, en lien avec la crise qu’a connue le pays. La situation s’est amplifiée à la faveur des troubles sociopolitiques survenus entre 1990 et 2000. Les enfants livrés à la rue sont stigmatisés et exclus des dispositifs conventionnels.  Conformément au code de la famille, en ses articles 320 et 321, les parents sont dans l’obligation d’entretenir et d’élever leurs enfants jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge majeur ou leur émancipation par le mariage. De même, ces exigences sont reconnues par la loi n-4-2010, portant protection de l’enfant en République du Congo, ont-ils rappelé.