Le Congo et la RCA échangent leurs expériences sur la lutte contre les antivaleurs

C’était au cours d’un échange jeudi 15 février, à Brazzaville, entre le ministre du Contrôle d’Etat, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs, Jean-Rosaire Ibara et le ministre contrôleur général du secteur parapublic de la République centrafricaine (RCA), Roméo Gribingui.

 

La République du Congo et la République centrafricaine entendent renforcer leur coopération en matière de lutte contre les antivaleurs. C’est pour en parler que le ministre du Contrôle d’Etat, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs, Jean-Rosaire Ibara, a échangé, le 15 février à Brazzaville, avec le ministre contrôleur général du secteur parapublic de la République centrafricaine (RCA), Roméo Gribingui.

Jean-Rosaire Ibara a également eu un échange avec le directeur de cabinet du ministère du Contrôle d’Etat, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs, Simplice Mounianga Boukongou et les autres cadres.

« Nous avons échangé nos expériences sur les mécanismes de contrôle au niveau des deux pays, la République centrafricaine et la République du Congo. Cela m’a permis de connaître les attributions en termes d’organisation institutionnelle de ce département ministériel qui est technique et politique au niveau de la République du Congo. Le brillant exposé fait par le directeur de cabinet m’a permis de voir, en termes de positionnement institutionnel, comment le contrôle d’Etat est positionné et quelles sont les attributions », a expliqué Roméo Gribingui à la presse.

La rencontre a aussi été une occasion pour le Congo d’informer son hôte de l’adoption en Conseil des ministres du 14 février d’un projet de décret portant approbation de la Politique nationale du contrôle d’Etat.

RCA : deux ex-généraux du RPRC et du MPC interpellés et transférés à Bangui

Incarcérés à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie, ils attendent d’être déférés devant le parquet général.

 

Deux ex-généraux, l’un du rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC), dirigé par le ministre Gontran Djono Ahaba, et l’autre du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), dirigé par Mahamat Alkhatim, ont été interpellés par les mercenaires russes dans la Haute-Kotto. Après leur interpellation, ils ont été transférés à Bangui. Incarcérés à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie, ils attendent d’être déférés devant le parquet général. Mais au sein du RPRC, allié du pouvoir, la colère monte de plusieurs crans.

Depuis ce week-end, le message annonçant leur assassinat inonde les réseaux sociaux. D’après cette publication virale, « le général ramadan et le général cAhmed Faya seraient assassinés par les mercenaires russes et leurs corps sont jetés sur l’axe Grimari ».

Mais après vérification rapide, ils sont bel et bien arrivés à Bangui, et incarcérés à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie.

Selon nos informations, l’autoproclamé général Ahmed Faya, et près d’une trentaine de ses éléments du mouvement patriotique pour la Centrafrique, depuis l’année dernière, ont déposé volontairement leurs armes et intègrent aussitôt le processus du désarmement initié par le gouvernement. Tout comme l’autoproclamé général Ramadan et ses éléments du rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC). Mais à la surprise de tous, l’année dernière, les deux ont été arrêtés dans le marché central de Bria et incarcérés à la gendarmerie locale durant plusieurs mois. Une dizaine de leurs hommes ont été froidement abattus.

Or, la semaine dernière, une équipe des mercenaires russes, en provenance de la ville de Zacko pour Bangui, les a récupérés à Bria. Mais leurs familles, ignorant leur destination, pensent à tort qu’ils ont été exécutés en route, et précisent que c’est entre Grimari et Sibut.

Mais au sein du rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC), dont le Président est actuellement ministre dans le gouvernement, la colère ne cesse de monter. Certains accusent directement le pouvoir de Bangui de n’avoir visé que les groupes armés alliés.

Congo-RCA : début des travaux de la fibre optique sous-fluviale

Les travaux d’installation du réseau à fibre optique sous-fluviale entre le Congo et la République centrafricaine (RCA) ont été lancés, le 14 janvier à Brazzaville.

 

La République du Congo et la République centrafricaine seront réunis par le réseau à fibre optique sous-fluviale. La cérémonie de lancement des travaux a eu lieu le 14 janvier 2022, en présence du ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Léon juste Ibombo.

D’une superficie de 576 m2, la barge motrice est composée de quatre motos-propulseurs autonomes d’une capacité chacune de 150 KVA; deux motopompes d’une capacité de 7000 litres par minute ; d’un jetting et d’une charrue pour effectuer les fouilles; de deux cuves à gasoil d’une capacité de 7500 litres chacune ; deux groupes électrogènes de 65 KVA ; deux treuils de onze tonnes ; trois conteneurs contenant trente-deux lits, un conteneur cuisine et un conteneur toilette

Selon le coordonnateur du projet Central african backbone (CAB), Michel Ngakala, les travaux du lot 2, Congo-RCA, consistent en la pose de 285 Km de fibre optique sous-fluviale, renforcée en acier, afin non seulement d’accroître son efficience mais aussi de permettre qu’elle se pose sur le lit du fleuve. En effet, l’installation de cette fibre optique sous-fluviale sera assurée par les sociétés chinoises Huawei et China communications services international (CCSI).

RCA : signature d’un accord de prêt de 15 milliards FCFA

Cette enveloppe octroyée au gouvernement centrafricain servira à renforcer le système sanitaire national et la lutte contre le coronavirus.

 

La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), vient d’accorder un prêt de 15 milliards FCFA à la Centrafrique. Cet argent est dédié au renforcement des systèmes sanitaires nationaux ainsi qu’à la lutte contre la pandémie à coronavirus (covid-19). L’accord de prêt a été signé lundi 13 septembre à Brazzaville par le président de la BDEAC, Fortunato-Ofa Mbo Nchama, et le ministre d’Etat chargé de l’économie en République centrafricaine (RCA), Felix Moloua.

Il s’agit avec cette enveloppe de 15 milliards FCFA, d’améliorer l’accès équitable de la population aux services de santé de qualité et à garantir la sécurité sanitaire en situation d’épidémie et post-épidémie.

Selon Fortunato-Ofa Mbo Nchama, président de la BDEAC, cet appui permettra la réhabilitation des structures sanitaires existantes et la construction de nouvelles structures hospitalières afin de couvrir l’immense territoire centrafricain et offrir à la population un accès équitable à une offre sanitaire de qualité.

« Contribuer au renforcement de la prise en charge sanitaire de la population, c’est maintenir en bon état de fonctionnement le principal outil de production de la richesse nationale. Cet accord de prêt, en appui à la RCA, symbolise une relance d’une coopération plus soutenue entre la BDEAC et la Centrafrique. Aujourd’hui, le gouvernement centrafricain peut être rassuré de la disponibilité de sa banque de développement à lui octroyer des ressources aux meilleures conditions financières possibles », a indiqué Fortunato-Ofa Mbo Nchama.

Pour le ministre des Finances et du Budget de la RCA, Hervé Ndoba, ce prêt sera principalement et essentiellement utilisé dans le compte du renforcement des infrastructures sanitaires nationales afin d’améliorer l’accès à une meilleure santé pour l’ensemble de la population. « La République centrafricaine a, pendant plusieurs années, été dans l’incapacité d’investir massivement dans les infrastructures sanitaires compte tenu des nombreuses crises que nous avons connues. Cet appui nous permettra de mieux renforcer notre système sanitaire », a-t-il expliqué.

RCA : une mission humanitaire à Bambari

Une délégation de haut niveau de trois agences humanitaires de l’ONU (OCHA, HCR, UNICEF) est arrivée mercredi 9 juin à Bambari.

 

Des représentants trois agences humanitaires de l’ONU (OCHA, HCR, UNICEF) sont arrivés mercredi 9 juin à Bambari, au centre du pays. Leur arrivée fait suite aux deux incendies qui ont ravagé ces derniers jours un site de déplacés abritant plus de 8 000 personnes actuellement réfugiés dans la mosquée centrale et les différents quartiers de la ville.

Les habitants décrivent une situation dramatique pour les déplacés : manque d’eau de nourriture, de médicaments. Les distributions de vivres et de tentes ont commencé mais les versions divergent sur l’origine des feux.

Selon la gendarmerie de Bambari, tout commence par une attaque rebelle sur les positions de l’armée, dans la nuit de vendredi à samedi, faisant un mort dans ses rangs. À la poursuite des assaillants, les Faca auraient ensuite procédé à des arrestations dans le site de déplacés, créant la psychose et la fuite massive de ses habitants.

Ces derniers auraient ensuite incendié eux-mêmes leurs propres maisons des huttes de paille pour éviter qu’elles ne soient occupées par d’autres.

Il s’agit là de la version officielle confirmée par les autorités locales. Mais contredite par plusieurs sources humanitaires sécuritaires et diplomatiques. Selon ces dernières, les déplacés auraient reçu un ultimatum pour quitter les lieux perdant une grande partie de leurs biens dans les incendies. Un document interne à l’ONU évoque une « éviction forcée » ainsi qu’une possible « violation du droit international humanitaire ».

« Si on vous dit que les Faca ou leurs alliés russes ont incendié le site, c’est faux ! »  s’insurge le député de Bambari, Amadou Aubin Amasseka, qui ajoute : « Des rebelles dorment parmi les déplacés ! Si on te dit de quitter, il faut juste… quitter les lieux. »

Une seconde mission formée par la Minusca et des autorités centrafricaines devrait se rendre à Bamabri d’ici la fin de la semaine. Selon la Coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) en Centrafrique, près de 730 000 personnes sont actuellement déplacées dans le pays.

Crise RCA/Tchad : mise en place d’une commission conjointe d’enquête

Deux jours après l’incident militaire entre les soldats centrafricains et tchadiens, les autorités ont convenu de la mise en place d’une commission d’enquête internationale.

 

Une délégation conduite par la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo Temon, a été reçue, le 1er juin, à N’Djamena par le président du Conseil militaire de transition à qui elle a remis un message. Ensuite, les deux délégations composées des ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de la Sécurité ont eu une séance de travail.

« Le président de la République a dépêché en tant qu’émissaire une délégation, afin de porter une correspondance à son excellence le président Mahamat Idriss Déby pour partager tous ses regrets du gouvernement et du peuple centrafricain face à cet évènement tragique. Il s’agit d’un évènement malheureux… », a confié la ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon.

En outre, les deux pays « ont convenu de la mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante et impartiale » composée des Nations unies et des organisations régionales qui se déploiera sur le terrain pour établir les faits et déposer un rapport qui situera les responsabilités.

Selon des observateurs, Bangui, qui joue profil bas depuis l’attaque de dimanche, a réussi à faire tomber la tension, surtout que N’Djamena refusait d’accueillir la délégation centrafricaine. Il a fallu la médiation de pays amis pour que le Tchad privilégie la voie diplomatique.

Par ailleurs, la Centrafrique a condamné « fermement » l’attaque par son armée d’un poste frontalier en territoire tchadien qui a causé, dimanche 30 mai, la mort de six soldats tchadiens, dont cinq « enlevés et exécutés », lors d’une rencontre mardi soir à N’Djamena entre les chefs de la diplomatie des deux pays. Les deux parties « ont souligné l’urgence d’élucider les circonstances dans lesquelles cette attaque a été opérée », selon un communiqué conjoint.

Congo : Denis Sassou N’Guesso au mini-sommet de la CIRGL

Le chef de l’Etat congolais est arrivé à Luanda, capitale angolaise mardi 20 avril pour prendre part au mini-sommet de la CIRGL.

 

Denis Sassou N’Guesso séjourne en Angola où il prendra part à un mini-sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). La réunion a été convoquée par le chef d’État angolais, João Lourenço, en sa qualité de président en exercice de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Il va s’agir de parler de la situation politique et sécuritaire en République centrafricaine.

Le mini-sommet réunira à Luanda les présidents de la République centrafricaine, Faustin Touaderá, du Rwanda, Paul Kagame, du Congo, Dennis Sassou N’Guesso, et le président du Conseil souverain de transition de la République du Soudan, Abdul Fatah al-Burhan. Des délégations de haut niveau représentant le Tchad, le Cameroun et la République démocratique du Congo y participeront également.

Rappelons que le 28 janvier dernier, il s’est tenu à Luanda un premier mini-sommet qui portait toujours sur la situation politique et sécuritaire en République centrafricaine. Au cours de celle-ci, les chefs d’État et de gouvernement du CIRGL avaient demandé aux groupes rebelles en RCA d’observer un cessez-le-feu unilatéral et immédiat. Une demande qui visiblement pas fait un grand écho puisqu’ils se retrouvent cette semaine pour le même sujet.

Coopération : Félix Tshisekedi attendu à Brazzaville

D’après une source proche de la présidence de la République, le chef de l’Etat Félix Tshisekedi, est attendu ce mercredi 15 juillet 2020 à Brazzaville pour un entretien avec son homologue congolais Denis Sassou nguesso.

La même source indique que, le président Félix Tshisekedi prévoit dans son agenda, plusieurs entreprises avec les autorités du Congo en dépit de son entretien prévu avec le chef de l’État Denis Sassou Nguesso.

Il sied de noter que, la question de sécuritaire qui prévaut dans la région des grands lacs est parmi les points saillants, de cette rencontre de ces deux hommes d’État. C’est la deuxième fois depuis son accession à la magistrature suprême de la République Démocratique du Congo que Félix s’est rend à Brazzaville.

Congo-RCA : Faustin Archange Touadera attendu à Brrazzaville

Selon une source proche de la présidence de la république du Congo, le chef de l’État centrafricain est attendu ce mercredi 22 avril à Brazzaville.

Faustin Archange Touadera sera accueilli à l’aéroport de Maya-Maya par le Premier ministre, Clément Mouamba, avant de rencontrer son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso. Cette visite est la toute première d’un chef d’État étranger depuis la déclaration de la pandémie du Covid-19 qui affecte plusieurs pays dont la Centrafrique et le Congo qui vient de proroger de 20 jours supplémentaires l’état d’urgence sanitaire entrée en vigueur le 31 mars dernier à minuit.

Le Congo et la RCA viennent de signer douze accords et protocoles

Dans le but de renforcer leurs liens bilatéraux, ces deux pays d’Afrique et voisins ont signé mardi 06 août 2019, douze accords et protocoles de coopération.

C’est à l’issue de la 5ème session de la grande commission mixte entre les deux pays tenue à Bangui, que les deux pays ont signé ces douze accords et protocoles de coopération. Ce mardi-là, de nombreux domaines de coopération ont été couverts, tels que la politique, le commerce, la santé, la défense et la sécurité, les infrastructures routières et le sport, etc.

Il faut aussi noter que d’autres accords sectoriels sont en instance de négociation pour former avec les premiers « un arsenal juridique propice au développement multiforme de la coopération », a indiqué le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso.

Le Congo et la RCA n’attendent plus que la concrétisation de la mise en œuvre de ces accords. Ils proposent (les deux parties) d’ailleurs de mettre en place des mécanismes de suivi et d’évaluation, qui seront appréciés à la 6e session de la grande commission mixte de coopération. Bon à Savoir, c’est dans deux ans à Brazzaville, que la 6ème grande session mixte se tiendra.

Les membres du 3R seront présentés à la justice à Bangui

Le 21 mai les habitants de la préfecture Ouham-Pendé étaient attaqués par certains membres du groupe 3R. Au moins 35 personnes sont tombées victimes de ces actes. Les bandits ont pris les biens de la population de plusieurs villages, incluant le bétail. Non loin patrouillait un convoi de la MINUSCA, mais les « casques blues » n’ont pas essayé de mettre fin aux violences, laissant la population a son propre égard.

Cette information est confirmée par le directeur de l’école locale. Selon lui les soldats de la paix ont passé le lieu de l’attaque sans s’avoir arrêté, quoi que ne pas entendre les coups de tirs et les cris des habitants locaux était impossible. C’était qu’après que le gouvernement ait condamné le crime commis par les éléments du 3R, que la MINUSCA a publié son communiqué, appelant les groupes politico-militaires à raison et au respect de l’accord de Khartoum.

Ensuite les autorités du pays ont donné au 3R de Sidiki Abass 72 heures pour livrer les coupables. Le chef du groupe politico-militaire a déclaré que des particuliers du groupe étaient impliqués dans la fusillade, en soulignant qu’ils agissaient de leur initiative personnel et qu’ils seront livrés à la justice. Quelque temps plus tard la 3R a livrée 3 criminels aux FACA. Leur arrestation est devenue possible grâce à l’implication de la partie russe.

Ensuite ils étaient transmis à Bangui à travers la MINUSCA pour être présenté à la cour. Il est à noter que le conseiller en matière de sécurité Valery Zakharov a personnellement pris part aux négociations avec le leadeur du 3R pour que le dernier livre les bandits, et on peut dire que ces efforts étaient un succès, car les bandits sont arrivés à Bangui depuis hier. Le conseiller et venu en personne pour vérifier que les bandits soient transmis directement à la cour, car il qualifie ce sujet d’énorme importance, étant une menace pour la paix en Centrafrique.

L’une des raisons de beaucoup de fusillades en RCA, dont celle-ci, et le manque des FACA accompagné par les instructeurs russes sur place dans les régions. Et les bandits en profitent, des fois malgré la présence de la MINUSCA. Et malheureusement des cas comme la fusillade près de Paoua se produisent dans les régions où les FACA ne sont pas encore déployés.

Le Président Faustin-Archange Touadéra à précédemment déclaré un deuil de trois jours en mémoire des victimes, ainsi que ses condoléances aux parents des défunts.

Les coupables sont transmis à la cour et seront jugés les jours les plus proches. La RCA devient, petit à petit un Etat de Droit.

Minusca : qu’en est-il de la solde minorée des contingents congolais?

La voix du silence, sur fond de traitement financier du contingent congolais de la Minusca, monterait des rangs des soldats qui font état d’une solde minorée par le commandement à Brazzaville. Qu’en est-il réellement ?

Même si ses troupes sont placées sous pavillon de l’ONU, l’armée demeure ‘’la grande muette’’ et rarement les états d’âme des soldats ne traversent les murs des casernes, sauf cas extrêmes, quand ils se transforment en mutineries, ce qui est loin d’être le cas pour des troupes dont la discipline, par-delà les frustrations, demeure l’arme principale.

En s’intéressant au plus près de ce dossier, il ressort que l’ONU ne gère pas directement les troupes des pays tiers placées sous son mandat. Selon un mémorandum d’entente, l’argent est versé à l’État concerné, en l’occurrence le trésor public, pour le cas du Congo. Ainsi le pactole dévolu aux troupes congolaises de la Minusca serait géré par le ministère des finances et celui de la défense dont l’organe technique est la direction générale de l’administration des finances, DGAF dont l’ordonnateur serait le chef d’état-major général, CEMG, en sa qualité de patron du GAS, groupe d’anticipation stratégique de l’ONU.

Ainsi, les salaires des casques bleus congolais majorés selon les barèmes de l’ONU suivraient le circuit normal de gestion des finances de l’Armée. Et là, s’opèreraient les ponctions qui seraient à l’origine du malaise des troupes. Ainsi, un différentiel de 900. 000 francs CFA serait noté entre les troupes qui l’année passée, avaient reçu 7.400.000 francs CFA alors que la somme évoquée cette année se monte à 6.500.000 francs CFA.

Même si elles relèvent d’une force mixte, Armée, Gendarmerie et Police, les unités déployées en RCA dépendent au plan opérationnel, administratif et financier, du  chef d’état-major général, CEMG.

Dans sa comptabilité matière, le mécanisme de la Minusca intervient sur deux volets. Les dépenses du matériel bien souvent spécifique aux capacités opérationnelles des troupes qui y sont exercées et habituées et les salaires du personnel engagé.

Ainsi qu’on le voit, ce malaise au sein de la Minusca couverait donc entre les troupes engagées en RCA et leur chef hiérarchique restée à Brazzaville, à ses bureaux de l’état-major général des armées dont il assure la charge.

Vivement qu’une solution soit trouvée dans les délais, car il y va de la crédibilité de la Nation congolaise, surtout à un moment où se mène la lutte contre les antivaleurs.

Congo : Sassou N’Guesso reçoit Saïd Djinnit et Zachary Muburi-Muita

Les trois hommes ont parlé de l’’évolution du processus électoral en RDC et de la situation sécuritaire en RCA.

Le 20 juillet dernier à Brazzaville, Denis Sassou N’Guesso, président en exercice de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), a eu un entretien avec l’envoyé spécial des Nations unies, Saïd Djinnit, et le secrétaire exécutif de la CIRGL, Zachary Muburi-Muita.

L’évolution du processus électoral en République démocratique du Congo (RDC) et de la situation sécuritaire en République centrafricaine (RCA). Ce sont les deux sujets au centre de la discussion de Denis Sassou N’Guesso et Saïd Djinnit.

« Nous avons échangé sur la situation en RCA qui demeure toujours inquiétante », a déclaré Saïd Djinnit, à l’issue de l’audience.

Concernant la RDC, il a expliqué : « Nous avons évoqué la question du rapatriement des forces M23 et FDLR, tout en émettant le souhait de voir le pays suivre la feuille de route des accords de la Saint-Sylvestre. Nous continuons à encourager les dirigeants à aller vers les élections prévues pour le 23 décembre 2018 ».

L’envoyé spécial de l’ONU pour la région des Grands lacs a, en outre, affiché son optimisme sur la tenue des élections en RDC au regard du dernier discours du président Joseph Kabila sur l’état de la nation.

Le secrétaire exécutif de la CIRGL a, pour sa part, souligné l’amélioration de la situation sécuritaire dans la région.

« Là où il y a des troubles, les parties belligérantes affichent, désormais, la volonté et l’engagement de trouver des solutions aux problèmes qui se posent. Mais il y a encore un souci lié à l’insécurité toujours visible en RCA », a-t-il dit.

 

Région des Grands Lacs : les pays membres discutent des questions diplomatiques

La Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), s’est ouvert jeudi 19 juillet à Brazzaville.

La capitale congolaise, Brazzaville accueille depuis jeudi 19 juillet 2018, la conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL). Les sujets examinés pendant cette rencontre sont entre autres le point de la réunion tenue à Kinshasa, en juin dernier, l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations des ministres et du sommet des chefs d’Etat de la CIRGL et la restructuration du secrétariat de l’organisation.

« Cette rencontre est marquée par les préoccupations d’ordre politique, sécuritaire et humanitaire. Un contexte marqué aussi par des difficultés d’ordre financier que connaissent bon nombre de pays membres. Ces difficultés qui ont un rejaillissement sur la bonne administration de notre organisation », a indiqué le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso.

Jean-Claude Gakosso félicité le mécanisme de suivi de l’accord cadre d’Addis-Abeba sur la République démocratique du Congo et sur la Région des Grands lacs.

Pour l’ambassadeur itinérant, Raphaël Malongo, a, quant à lui, plaidé pour la paix entre les deux Soudan. Il reconnait tout de même, les avancées de paix en République centrafricaine (RCA) et en République démocratique du Congo, malgré la persistance de quelques foyers de tensions.

« Nous sommes tous attentionnés car le président Joseph Kabila va s’adresser au parlement. Mais nous souhaitons que rien ne vienne entraver ce processus engagé. Au Soudan du Sud, nous espérons que le tout se consolidera pour qu’on arrive à un climat de paix. En RCA, nous espérons que les choses vont avancer », a indiqué Raphaël Malongo.

Les coordonnateurs nationaux de la CIRGL comptent veiller aux conclusions des travaux de la réunion du comité de gouvernance du Fonds spécial pour la reconstruction et le développement, la libre circulation des détenteurs de passeports diplomatiques sur les territoires des Etats membres de la CIGRL et les relations entre le secrétariat et le bureau de l’envoyé spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies dans la Région des Grands Lacs.

Le Congo et la RCA signent une convention dans le secteur des transport

L’accord a été paraphé le 30 mai dernier entre le ministre congolais des transports, de l’aviation civile et son homologue centrafricain.

Fidéle Dimou, le ministre Congolais des transport, de l’aviation civile et de la marine marchande vient de signer une convention avec la RCA. L’accord fait suite au mémorandum d’entente visant l’actualisation du cadre juridique dans le secteur du transport de surface.

L’objectif de la convention est de faciliter et promouvoir le transit des marchandises entre les deux pays à partir du port autonome de Pointe Noire. Ce transit se fera via le chemin de fer Congo-Océan, le corridor routier par les routes nationales 1 et 2 ainsi que par bateau à partir du fleuve Congo.

Selon les clauses de l’accord, le Congo et la RCA s’engagent à maintenir la liberté de transit à destination ou en provenance de l’un ou l’autre état.  Mais surtout faciliter la circulation au niveau des frontières.  » Nos deux pays sont intimement liés par l’histoire et la géographie. Il faut donc aménager cet espace communautaire pour faciliter la mobilité des biens et des services  » a déclaré le ministre centrafricain Théodore Jousso.