Lutte contre Ebola : le Congo débloque un million de dollars pour soutenir la RDC

Cette annonce a été faite le 16 juin au cours d’une rencontre continentale dédiée à la mobilisation politique et financière contre la propagation de la maladie dans la région.

 

La République du Congo renforce son engagement en faveur de la solidarité africaine face aux urgences sanitaires. Représentant le président de la République au sommet de haut niveau des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA), consacré à la résurgence de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, a annoncé une contribution immédiate d’un million de dollars américains au profit des efforts de riposte.

Une annonce faite le 16 juin au cours de cette rencontre continentale dédiée à la mobilisation politique et financière contre la propagation de la maladie dans la région.

Par ce geste, le gouvernement congolais entend traduire concrètement son soutien au peuple frère de la RDC, confronté à une nouvelle flambée épidémique, mais également saluer le courage du personnel soignant engagé quotidiennement sur le terrain dans des conditions souvent difficiles.

Dans son intervention, le chef du gouvernement congolais a rappelé que les crises sanitaires dépassent les frontières nationales et nécessitent une réponse collective, coordonnée et solidaire entre les États africains.

Cette contribution financière s’inscrit dans la dynamique de coopération régionale promue par l’Union africaine pour renforcer les capacités de prévention, de surveillance et de prise en charge des populations affectées.

Coopération judiciaire : le Congo et la RDC veulent moderniser l’accord de 1978

Réunis le 21 mai à Brazzaville, les ministres de la Justice des deux pays ont engagé des discussions autour de la révision de l’accord de coopération judiciaire signé en 1978, afin de l’adapter aux nouveaux défis sécuritaires et criminels liés notamment aux technologies numériques.

 

Le Congo et la République démocratique du Congo (RDC) entendent donner un nouveau souffle à leur coopération judiciaire. Face à l’évolution des formes de criminalité transfrontalière, Brazzaville et Kinshasa veulent renforcer leurs mécanismes de collaboration judiciaire. C’est dans cette perspective qu’une séance de travail s’est tenue, le 21 mai à Brazzaville, entre le ministre congolais de la Justice, Aimé Ange Wilfrid Bininga, et son homologue de la République démocratique du Congo, Guillaume Ngefa.

Au centre des échanges : la révision de l’accord de coopération judiciaire datant de 1978. Jugé aujourd’hui dépassé face aux mutations du contexte sécuritaire et technologique, ce texte devrait être actualisé afin de mieux répondre aux réalités contemporaines.

Les deux parties souhaitent notamment intégrer dans le nouvel accord des dispositions relatives aux infractions commises via les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Cybercriminalité, escroqueries numériques, fraudes en ligne ou encore circulation illicite de données figurent parmi les préoccupations communes des deux États voisins.

Au-delà de la lutte contre les nouvelles formes de criminalité, cette révision vise également à fluidifier les procédures judiciaires entre les deux pays. Les autorités entendent favoriser une coopération plus rapide dans le traitement des dossiers, les échanges d’informations et l’entraide judiciaire.

« Nos deux pays affichent la volonté d’aller vers une simplification des procédures dans le cadre des échanges d’expérience », a souligné le ministre Aimé Ange Wilfrid Bininga, mettant en avant la nécessité d’une collaboration judiciaire adaptée aux enjeux actuels.

Ebola en RDC : déjà 91 morts et 350 cas suspects

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché dimanche 17 mai 2026, son deuxième niveau d’alerte internationale.

 

Selon le ministre congolais de la Santé, Samuel-Roger Kamba, au moins 91 décès auraient déjà été provoqués par la maladie. En parallèle, environ 350 cas suspects ont été signalés à travers plusieurs zones du pays. Les autorités précisent que la majorité des personnes touchées sont âgées de 20 à 39 ans, tandis que plus de 60 % des cas concernent des femmes.

La souche responsable de cette épidémie est le variant « Bundibugyo », particulièrement redouté par les spécialistes. Contrairement à la souche « Zaïre », contre laquelle des vaccins existent déjà, aucun vaccin ni traitement spécifique n’est actuellement disponible pour combattre ce variant.

Cette situation complique considérablement la riposte sanitaire. Les stratégies de lutte reposent essentiellement sur la détection rapide des cas, l’isolement des malades et le strict respect des mesures barrières afin de limiter la propagation du virus.

Le variant « Bundibugyo » reste relativement rare. Avant l’épidémie actuelle, il n’avait provoqué que deux flambées dans le monde : en Ouganda en 2007 et en RDC en 2012. Son taux de mortalité est estimé entre 30 % et 50 %.

Le principal foyer de contamination se situe dans la province de l’Ituri, au nord-est de la RDC, une région frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud. Cette zone aurifère connaît d’importants mouvements de population liés aux activités minières, favorisant ainsi la circulation du virus.

La situation sécuritaire complique également les opérations sanitaires. Plusieurs territoires restent difficiles d’accès en raison des violences perpétrées par des groupes armés actifs dans cette partie du pays.

L’épidémie ne se limite déjà plus à l’Ituri. Un cas confirmé a été enregistré à Goma, grande ville stratégique de l’est congolais et capitale de la province du Nord-Kivu.

En outre, deux décès liés au virus ont été signalés en Ouganda. Selon l’OMS, les victimes revenaient de RDC et les analyses en laboratoire ont confirmé leur contamination par Ebola. Aucun foyer local n’a toutefois été détecté pour le moment dans ce pays voisin.

Face à cette évolution préoccupante, l’Africa CDC estime que le risque de propagation vers les pays d’Afrique de l’Est frontaliers de la RDC est désormais « élevé ».

Depuis son apparition il y a cinquante ans, Ebola a causé plus de 15.000 morts sur le continent africain. La RDC demeure l’un des pays les plus touchés par cette maladie virale hautement contagieuse.

L’épidémie la plus meurtrière recensée dans le pays avait provoqué près de 2.300 décès entre 2018 et 2020, pour environ 3.500 cas enregistrés. Plus récemment, une autre flambée avait causé 45 morts entre septembre et décembre 2025.

RDC-Congo : un nouveau cap dans la coopération militaire

Réunis à Kinshasa, les ministres en charge de la Défense des deux pays ont signé un communiqué conjoint destiné à consolider et structurer davantage leur coopération militaire.

 

Le document a été paraphé par le Vice-Premier ministre congolais chargé de la Défense nationale et des Anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, et son homologue de la République du Congo, Charles Richard Mondjo, à l’issue d’une rencontre bilatérale marquée par la volonté commune de répondre aux défis sécuritaires de la sous-région.

L’accord prévoit l’intensification de la coopération militaire et technique entre les deux États. Il met l’accent sur le partage d’expériences, l’organisation de formations conjointes, le renforcement des capacités opérationnelles ainsi que l’institutionnalisation de mécanismes réguliers de concertation stratégique.

À travers cet engagement formalisé, les deux parties ambitionnent de hisser leur collaboration à un niveau plus opérationnel et plus efficace, en adéquation avec les attentes de leurs peuples respectifs. Dans un contexte régional marqué par des menaces sécuritaires persistantes, cette démarche apparaît comme une réponse coordonnée et pragmatique.

La sous-région d’Afrique centrale demeure confrontée à des défis complexes : insécurité transfrontalière, circulation illicite d’armes, criminalité organisée et mouvements de groupes armés. Face à ces enjeux, Kinshasa et Brazzaville entendent multiplier les initiatives conjointes afin d’améliorer la coordination de leurs actions.

Les rencontres bilatérales régulières et la mise en place de cadres permanents de concertation traduisent ainsi une volonté affirmée de prévenir les menaces communes et de renforcer la stabilité régionale.

Carburant : Kinshasa face au choc pétrolier mondial

La pénurie observée dans plusieurs villes de la RDC, dont Kinshasa, s’explique en grande partie par la flambée des cours internationaux du pétrole, provoquée par les tensions autour du détroit d’Ormuz.

 

Depuis le début de la semaine, de longues files de véhicules se forment devant les stations-service à Kinshasa et dans d’autres grandes villes du pays. Cette situation traduit une nouvelle tension sur l’approvisionnement en carburant.

Cette pénurie ne résulte pas uniquement de difficultés internes. Elle s’explique par des tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole.

En quelques jours, le prix du baril de Brent est passé d’environ 75 à près de 100 dollars. Cette hausse se répercute directement sur les coûts d’importation, même si la RDC s’approvisionne en grande partie auprès de pays voisins comme l’Angola, le Nigeria ou le Congo-Brazzaville. Les prix locaux restent en effet liés aux cours internationaux.

Les autorités ont dans un premier temps réussi à limiter l’impact de cette flambée grâce à des stocks achetés à des prix plus bas. Mais l’arrivée de nouvelles cargaisons, acquises à des coûts plus élevés, a provoqué un ajustement rapide sur le marché local.

Face à la situation, le gouvernement a annoncé des mesures temporaires pour atténuer le choc. Parmi elles, la suspension pour 45 jours du mécanisme de plafonnement du différentiel de transport, afin de donner plus de flexibilité aux opérateurs dans un contexte de forte volatilité des coûts.

Les autorités assurent suivre de près l’évolution du marché international, en espérant un apaisement rapide des tensions pour stabiliser l’approvisionnement et les prix à la pompe.

Congo-Présidentielle : Tshisekedi et Kagame félicitent Sassou N’Guesso

Plusieurs chefs d’État africains ont adressé leurs félicitations au président réélu au lendemain de la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars. Parmi les premiers, ses homologues de la République démocratique du Congo et du Rwanda.

 

Les réactions n’ont pas tardé à affluer à Brazzaville après l’annonce des résultats provisoires donnant Denis Sassou N’Guesso vainqueur avec 94,82 % des suffrages exprimés. Depuis Kinshasa, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a transmis ses « vives et chaleureuses félicitations » à son homologue congolais, saluant sa réélection à la magistrature suprême.

Dans son message officiel, le chef de l’État de la RDC a exprimé le souhait que ce nouveau mandat soit placé sous le signe du progrès et du bien-être du peuple congolais, réaffirmant ainsi la solidité des liens historiques et fraternels entre les deux pays voisins, unis par la géographie et par une coopération multiforme.

Du côté de Kigali, le président Paul Kagame a également adressé ses félicitations à Denis Sassou N’Guesso, qu’il a qualifié de « frère ». Le dirigeant rwandais a souligné l’importance de poursuivre une collaboration étroite entre le Rwanda et le Congo, au service des priorités communes et de la prospérité des deux peuples.

Ces messages, intervenus avant la proclamation officielle des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle.

Dans son projet de société intitulé « Accélérons la marche vers le développement », le président réélu s’est engagé à renforcer l’intégration économique sous-régionale et à consolider les acquis en matière de gouvernance et de croissance.

Congo : le vice-Premier ministre Guy Kabombo Muadiamvita en visite à Brazzaville

Le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale de la République démocratique du Congo, Guy Kabombo Muadiamvita échange avec les autorités congolaises.

Le Congo Brazzaville et la RDC renforcent leur coopération en matière de sécurité. Les deux États échangent à travers leurs ministres chargés des questions sécuritaires sur les relations qu’ils entretiennent dans le cadre de la défense du territoire, la sécurité des personnes et des biens. Depuis le 09 février le ministre de la Défense de RDC séjourne au Congo dans le but de consolider les partenariats militaires entre les deux Congo. Aussi, il entend approfondir la coordination stratégique face aux défis sécuritaires qui s’imposent dans la sous-région.

Plusieurs activités sont inscrites au programme durant le séjour du vice-Premier ministre congolais. L’une des plus importantes est le tête-à-tête avec le ministre de la Défense du Congo-Brazzaville, le général Charles Richard Mondjo. D’autres rencontres sont prévues, en l’occurrence avec des experts sectoriels du pays d’accueil avec lesquels le vice-Premier aura des séances de travail.

Les travaux et différents échanges sont centrés sur le partage d’expériences, la coordination opérationnelle et le renforcement des capacités institutionnelles. Ces sujets sont abordés dans un contexte où les deux pays sont conscients des défis sécuritaires communs qui les interpellent, ces derniers pouvant à tout moment affecter l’un ou l’autre État, et parfois les deux à la fois. Les menaces transfrontalières qui persistent entre les deux pays séparés par le fleuve Congo sont entre autres problèmes sécuritaires qui poussent les dirigeants des deux États à se concerter pour mieux coordonner la riposte de part et d’autre.

Pont route rail Kinshasa-Brazzaville : vers un régime fiscal commun

Les deux Congo ont validé, jeudi 5 février, à Kinshasa, un accord bilatéral sur l’application d’un régime fiscal commun, destiné à encadrer la gestion de cette infrastructure stratégique.

 

Des experts de la République démocratique du Congo et de la République du Congo ont validé, jeudi 5 février à Kinshasa, un accord bilatéral sur l’application d’un régime fiscal particulier commun, destiné à encadrer la gestion du pont route-rail qui les reliera.

Les travaux d’élaboration de cet accord ont mobilisé, pendant quatre jours, des experts des deux rives du fleuve Congo, réunis dans les locaux de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) à Kinshasa.

Pour la cheffe de la délégation de Brazzaville, Caddy Elisabeth Ndala, la validation de cet accord constitue « une étape majeure » dans la réalisation du pont route-rail, appelé à jouer un rôle clé dans l’intégration économique entre les deux États. La République du Congo était représentée par la coordonnatrice des marchés publics à la Délégation générale des Grands Travaux, accompagnée de quatre experts spécialisés dans les domaines fiscal, douanier et juridique.

Du côté congolais (RDC), le directeur général de l’ACGT, Nico Nzau Nzaua salué « un pas important » franchi par le projet, soulignant l’engagement des deux pays à lever les obstacles techniques et fiscaux susceptibles de freiner sa mise en œuvre. Plusieurs délégués des régies financières, notamment la DGI, la DGDA et la DGRAD, ont activement contribué aux échanges en apportant leur expertise sur l’ensemble des taxes, impôts et droits liés au projet.

Le pont route-rail Kinshasa–Brazzaville ambitionne de renforcer l’intégration économique entre la RDC et le Congo, de stimuler les échanges commerciaux, de faciliter la mobilité des personnes et des biens, et d’ouvrir davantage les deux pays au reste du continent africain.

La rencontre s’est achevée sous la présidence du directeur général de l’ACGT, point focal du projet pour la RDC, scellant ainsi une nouvelle dynamique de coopération entre les deux États, unis par la volonté de faire de ce pont un véritable levier de développement régional.

Congo : Denis Sassou N’Guesso reçoit Félix Tshisekedi à Oyo

Le chef de l’Etat a reçu en audience, samedi 24 janvier en début d’après-midi, son homologue de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

 

Les deux chefs d’État ont eu un tête-à-tête pendant plus de deux heures. À l’issue de cette rencontre, le président congolais de la RDC s’est adressé à la presse pour préciser les motivations de sa visite, avant de regagner Kinshasa dans la soirée.

« Je suis venu présenter mes vœux de Nouvel An au président Denis Sassou N’Guesso et lui apporter tout mon soutien à l’approche de l’élection présidentielle qui se tiendra dans quelques semaines ici au Congo, élection pour laquelle je lui souhaite bonne chance », a déclaré Félix Tshisekedi.

Au-delà de cet échange de civilités, la situation sécuritaire et politique en République démocratique du Congo a occupé une place centrale dans les discussions. Le président Tshisekedi a fait part à son hôte de l’évolution préoccupante du contexte sécuritaire dans l’est de son pays, évoquant le manque d’engagement des « agresseurs » dans la mise en œuvre effective des accords de paix conclus ces derniers mois.

Notons que des accords récemment signés aux États-Unis entre Kinshasa et Kigali peinent encore à produire des effets tangibles sur le terrain. Quant aux combattants de l’AFC/M23, accusés de bénéficier du soutien de l’armée rwandaise, ils continuent d’occuper plusieurs zones stratégiques des provinces du Nord et du Sud-Kivu, conquises à l’issue de violents affrontements avec les forces armées congolaises il y a environ un an.

Dans ce contexte, le président Félix Tshisekedi a salué l’expérience et le rôle de médiateur reconnu du président Denis Sassou N’Guesso sur la scène internationale. « J’ai tenu à prendre conseil auprès du président Sassou N’Guesso, dont l’expertise en matière de prévention et de résolution des conflits est largement reconnue », a-t-il souligné.

Cette rencontre illustre la volonté des deux États voisins de renforcer leur coopération politique et diplomatique.

La montée en puissance de l’infrastructure en République démocratique du Congo

La République démocratique du Congo, souvent appelée RDC ou simplement « le Congo » (à ne pas confondre avec son voisin, la République du Congo), est une nation d’Afrique subsaharienne qui s’efforce depuis plusieurs années de surmonter de nombreux défis logistiques liés à son infrastructure.

 

Avec l’aide de divers gouvernements à travers le monde et d’organisations panafricaines, le pays s’est lancé dans la lourde tâche d’améliorer ses infrastructures, dans l’espoir de passer du statut de « pays en développement » à celui de « pays développé ». Examinons l’histoire des infrastructures de la RDC, leur état actuel et les mesures prévues pour améliorer la situation globale du pays.

Infrastructures passées et état actuel de la RDC

Une grande partie des infrastructures du pays a été détruite pendant les première et deuxième guerres du Congo, qui ont pris fin il y a près de 20 ans, et beaucoup restent encore à restaurer. Des dégâts supplémentaires ont été causés début 2025 lorsque le Rwanda voisin a envahi une partie du territoire congolais, laissant des destructions derrière lui. À ce jour, seulement 2 % des routes du pays sont asphaltées, le reste étant constitué de pistes en terre ou en gravier.

La RDC abrite 60 % de la forêt équatoriale du Congo, ce qui rend la logistique extrêmement difficile. Cela représente environ 107 millions d’hectares (1,07 million de kilomètres carrés), soit près de la moitié du territoire national. C’est pourquoi la plupart des livraisons, en particulier celles de l’aide humanitaire, sont effectuées par hélicoptère ou par voie fluviale, via le vaste réseau de cours d’eau du pays.

Comme l’a expliqué l’économiste Vivien Foster dans un rapport pour la Banque mondiale :

« La République démocratique du Congo (RDC) est confrontée à ce qui est probablement le plus grand défi infrastructurel du continent africain. En raison des conflits, les réseaux ont été gravement endommagés ou ont été laissés à l’abandon. Aujourd’hui, environ la moitié des infrastructures existantes nécessitent une réhabilitation. Même avant les conflits, l’absence d’infrastructures de base rendait difficile la liaison entre les centres économiques et de population du pays. La vaste géographie du pays, sa faible densité de population, ses forêts étendues et ses rivières entrecroisées compliquent encore davantage le développement des réseaux d’infrastructure. »

L’intérêt principal des pays étrangers pour la RDC réside dans ses ressources naturelles. Le pays dispose notamment de gisements importants de cobalt et de cuivre, deux minerais de plus en plus prisés à l’échelle mondiale en raison de leur rôle crucial dans l’industrie de l’énergie verte.

La réhabilitation des infrastructures permettrait d’augmenter les exportations de ces minerais, ce qui représenterait un formidable coup de pouce pour l’économie congolaise – notamment pour les États-Unis, qui cherchent à réduire leur dépendance envers la Chine pour ces ressources. Une concurrence accrue sur le marché mondial de ces minerais pourrait également entraîner une baisse des prix tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

La Chine joue un rôle moteur dans l’amélioration des infrastructures congolaises, dans le cadre d’un partenariat de longue date entre les deux nations. Comme l’a déclaré Alexis Gisaro Muvuni, ministre congolais des Infrastructures et Travaux publics, lors d’une interview en 2023 :

« Le Palais du Peuple est le lieu où se tiennent les grands événements politiques, tandis que le Stade des Martyrs, qui peut accueillir 80 000 personnes, accueille régulièrement divers événements majeurs. Ces projets témoignent de la vitalité de la coopération sino-congolaise en matière d’infrastructures. »

Améliorations récentes des infrastructures

Ces dernières années, de nombreux progrès ont été réalisés. La ligne de chemin de fer entre Kinshasa et la ville portuaire de Matadi, sur le fleuve Congo, a été remise en service après plusieurs années d’inactivité. Cette connexion est essentielle pour les exportations, Matadi étant le principal port du pays.

Cela s’inscrit dans un contexte où les États-Unis ont annoncé un accord minier d’un milliard de dollars avec la RDC, à la suite de pourparlers de paix qu’ils ont facilités pour apaiser le conflit entre la RDC et le Rwanda. Il est donc crucial de renforcer les infrastructures pour garantir l’exportation sécurisée des minerais dans le cadre de cet accord.

La RDC profitera également des travaux d’infrastructure entrepris dans les pays voisins. En 2023, un consortium chinois a annoncé la construction d’une route à péage à double voie entre Lusaka (capitale de la Zambie) et Ndola (sa troisième plus grande ville), située à quelques kilomètres seulement de la frontière avec la RDC. Ce projet devrait dynamiser le commerce entre les deux pays.

Dans son discours sur l’état de la nation de décembre 2024, le président Félix Tshisekedi a présenté un plan ambitieux qui s’étendra sur toute l’année 2025 pour reconstruire les infrastructures nationales.

« Ces travaux seront accompagnés du déploiement de brigades routières dans chaque province afin d’assurer un entretien régulier, » a-t-il déclaré.

Il a ajouté que

« Le développement des routes d’accès agricoles jouera un rôle clé dans la transformation du secteur agricole, l’amélioration des revenus des ménages ruraux et le bien-être de la population. »
Certains projets ont pu être retardés en raison du différend avec le Rwanda, mais le plan devrait reprendre son cours, notamment grâce aux investissements miniers américains attendus dans les mois à venir.

Outre les routes et voies navigables, le plan comprend aussi la construction de lieux de rassemblement communautaires en zones rurales, des systèmes d’adduction d’eau potable, des entrepôts à Matadi, des marchés et d’autres éléments d’infrastructure essentiels pour moderniser le pays et lui permettre d’intégrer le marché mondial.

Projets prévus et perspectives futures

Malgré ces avancées, de nombreux défis subsistent. La Banque africaine de développement a récemment désigné la RDC comme le pays africain ayant les besoins les plus urgents en matière d’infrastructures. De nombreuses lignes ferroviaires sont délabrées, en particulier celles qui ne sortent pas du territoire national.

« Le réseau routier doit être étendu et asphalté, car des milliers de kilomètres sont encore en terre ou en gravier, » explique Philippe Heilmann, consultant en développement d’infrastructure auprès des gouvernements africains.
« C’est pourquoi le fleuve Congo est considéré comme la principale ‘route’, car il n’existe aucune ligne ferroviaire continue traversant le pays. »

Cependant, des routes et voies ferrées doivent être construites à certains endroits stratégiques du fleuve, car certaines portions sont impraticables en bateau à cause des rapides et des chutes d’eau. Les retombées économiques sur les importations et les exportations seraient considérables, sachant que le fleuve Congo est le deuxième plus long du continent africain, après le Nil.

L’un des enjeux les plus critiques reste toutefois l’accès à l’électricité. Seuls 21,5 % des 85 millions d’habitants de la RDC y ont accès. Selon le World Population Review, la RDC se classait au 7e rang mondial des pays ayant le plus faible accès à l’électricité en 2022, aux côtés d’autres pays africains.

Ce chiffre a augmenté de quelques points chaque année au cours de la dernière décennie, mais une augmentation beaucoup plus importante est nécessaire pour que la RDC puisse pleinement s’industrialiser et entrer dans le XXIe siècle. L’accès à l’électricité est également une condition préalable à de nombreuses infrastructures potentielles, comme les lignes ferroviaires à grande vitesse.

Depuis la fin de la deuxième guerre du Congo, il y a plus de 20 ans, la RDC s’efforce de se relever, tant sur le plan humain qu’infrastructurel. Malheureusement, cette tâche est compliquée par le manque de financement, la géographie naturelle du pays et la rareté des ressources.

Des pays comme la Chine et les États-Unis ont investi dans les infrastructures congolaises ces dernières années, mais des efforts supplémentaires seront nécessaires pour permettre à la RDC de se moderniser, de s’industrialiser et de devenir une nation pleinement développée, capable de commercer à l’échelle mondiale.

Congo : l’ONU accuse le M23 d’avoir exécuté des enfants à Bukavu

 

L’ONU accuse le M23 d’exécutions sommaires d’enfants à Bukavu et exhorte le groupe armé ainsi que le Rwanda à respecter le droit international.

 

L’Organisation des Nations unies a accusé mardi le groupe armé M23, dont les combattants alliés à des troupes rwandaises ont pris le contrôle de la ville de Bukavu dans l’est de la RDC, d’y avoir exécuté des enfants.

« Nous demandons au Rwanda et au M23 de veiller à ce que les droits de la personne et le droit humanitaire international soient respectés », a déclaré une porte-parole Ravina Shamdasani, lors d’un point de presse.

La porte-parole a souligné que la situation sur place est « très chaotique », et le Haut-Commissariat reçoit « de nombreuses informations, dont beaucoup ne peuvent être confirmées ou vérifiées ».

« Nous n’avons pas de chiffre global » du nombre d’enfants exécutés mais « nous disposons d’un grand nombre de rapports » que « nous devons vérifier », a-t-elle indiqué, soulignant qu’il y a aussi beaucoup de vidéos sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, presque 4 semaines après la prise de Goma par le M23 appuyé par les troupes rwandaises, les familles des militaires congolais se sentent abandonnées. Elles ont trouvé refuge dans des écoles ou des églises de la capitale provinciale. Mais les rebelles du M23 les somment de partir pour libérer ses espaces.

Congo : Sassou Nguesso veut inviter la RDC et le Rwanda à la table de dialogue

Le président de la république du Congo s’est exprimé dans un entretien accordé à France 24 ce lundi 17 février 2025.

Le conflit qui oppose la République Démocratique du Congo et le Mouvement du 23 mars (M23) au Nord-Kivu préoccupe la République du Congo voisine. Le président Sassou Nguesso craint la survenue d’une guerre régionale en Afrique de l’Est. Selon Brazzaville, la résolution de la guerre entre les rebelles du M23 appuyés par les Forces rwandaises et l’armée congolaise appuyée par les Forces sud africaines, l’Ouganda et le Burundi voisins nécessite la sagesse africaine.

Le chef de l’Etat congolais appelle à des négociations pour mettre un terme au conflit qui a déjà fait plus de 3 000 morts selon l’Organisation des Nations Unies. Denis Sassou Nguesso assure vouloir jouer un rôle dans le maintien des pourparlers pour parvenir à une sortie de crise au Nord Kivu. L’homme d’Etat est annoncé comme médiateur entre les deux parties en conflit après l’Angola dont la médiation a porté peu de fruits dans le cadre du retour à la paix.

Pour ce faire, l’autorité de Brazzaville compte sur sa proximité avec les chefs d’Etat rwandais, Paul Kagame, et congolais, Felix Tshisekedi. Il assure par ailleurs avoir déjà discuté de la question avec les deux présidents. Dans le cadre de la médiation, Sassou Nguesso poursuivra les discussions déjà engagées entre les deux parties. Alors que Kinshasa réclame des sanctions contre le Kigali, Brazzaville envisage de créer les conditions favorables à la rencontre entre le président de la RDC et celui du Rwanda.

Mais, il est à noter que la situation reste difficile à contrôler. Les éléments du groupe armé M23 avancent de plus en plus dans le pays de Tshisekedi. En janvier dernier, ils ont pris le contrôle de Goma, capitale du Nord-Kivu. Dimanche dernier, ils ont pris le contrôle de Bukavu, la capitale du Sud-Kivu. Les combattants du M23 demandent le retrait des forces ougandaises déployées en appui aux Forces congolaises.

Congo-RDC : harmonisation des aspects technique et fiscaux du Pont-Route-Rail

La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a dirigé une réunion stratégique avec des experts de la RDC et du Congo-Brazzaville.

 

La République du Congo et le République démocratique du Congo harmonisent les conditions des concessions pour lancer prochainement les appels d’offres du projet Pont-Route-Rail qui va relier les deux pays. La réunion présidée mercredi 15 janvier par la Première ministre de la RDC Judith Suminwa Tuluka avait pour objectif d’harmoniser les aspects techniques et fiscaux dudit projet.

Evalué à 700 millions USD pour sa première phase, les deux pays mobilisent des financements pour ce projet qui devrait faciliter le commerce transfrontalier. Le début des travaux est annoncé pour cette année 2025.

Le projet Pont-Route-Rail Kinshasa-Brazzaville devrait accueillir plus de 5 millions de passagers et 3 millions de tonnes de marchandises chaque année. Il renforcera non seulement l’intégration régionale mais permettra aussi de réduire les coûts commerciaux entre les deux pays.

Crise RDC-Rwanda : la communauté internationale appelé à assister les réfugiés

Le président angolais Joao Lourenço a eu des échanges les 11 et 12 janvier à Brazzaville avec son homologue congolais Denis Sassou N’Guesso.

 

Joao Lourenço a effectué une visite de de travail les samedi 11 et dimanche 12 janvier à Brazzaville ou il a eu un échange avec son homologue Denis Sassou N’Guesso. Les échanges entre les deux personnalités ont porté sur les questions bilatérales de leur pays, du conflit à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) et de crise libyenne.

Denis Sassou N’Guesso et Joao Lourenço ont, dans un communiqué rendu public le 12 janvier à Brazzaville, exprimé leur préoccupation devant « la poursuite des combats à l’Est de la RDC, malgré le cessez-le-feu signé le 4 août 2024 et la dynamique des rencontres entre les délégations de la RDC et du Rwanda ».

Rappelons que Joao Lourenço est le médiateur de l’Union africaine dans la crise qui sévit à l’Est de la RDC, à l’origine de tensions grandissantes avec le Rwanda. Pendant cette rencontre avec Denis Sassou N’Guesso, le président angolais réitéré son engagement à promouvoir le « processus de Luanda ».

Les deux chefs d’Etat ont appelé les parties à « maintenir et renforcer les initiatives favorables au dialogue et de faciliter et soutenir les efforts de la médiation ». Ils ont également lancé « un appel à la communauté internationale pour une assistance plus accrue en faveur de réfugiés et déplacés internes en RDC »

Denis Sassou N’Guesso et Joao Lourenço ont également évoqué la crise libyenne pour laquelle la médiation africaine est conduite par le président Denis Sassou N’Guesso.

CAN 2029 : Brazza et Kin discutent d’une possibilité d’organisation conjointe

Le ministre des Sports et loisirs de la RDC, Didier Budimbu échange avec son homologue de Brazzaville Hugues Ngouelondele pour voir la faisabilité.

 

La République du Congo et la République démocratique du Congo envisagent une organisation conjointe de la Coupe d’Afrique des Nation (CAN) 2029. Les ministres des sports des deux pays ont commencé les échanges pour trouver un accord. C’est du moins ce qu’a déclaré Didier Budimbu, ministre des Sports et loisirs de la RDCongo, vendredi 13 décembre.

« Avec mon homologue du Congo-Brazzaville, nous sommes déterminés à organiser ensemble la CAN 2029. Les deux capitales les plus rapprochées au monde sont Kinshasa et Brazzaville. Nous avons donc pensé qu’il serait logique de saisir cette chance pour organiser cet événement historique ensemble », a déclaré Didier Budimbu.

Pour les deux pays l’objectif est de s’offrir l’opportunité de figurer parmi les nations ayant accueilli cette prestigieuse compétition continentale. Si les deux gouvernements parviennent à un accord, les coûts de l’organisation seront partagés, et chaque pays devra construire au moins trois stades modernes, conformes aux exigences de la confédération africaine de football (CAF).

Le Maroc accueille la CAN 2025 tandis que l’édition 2027 sera coorganisée par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda.

Défis sécuritaires : le Congo et la RDC consolident leur confiance mutuelle

La 10ᵉ session de la Commission spéciale Défense et Sécurité entre la République démocratique du Congo et la République du Congo s’est ouverte hier, lundi 11 novembre, à Kinshasa.

 

Les discussions ont pour objectif de consolider la confiance mutuelle et d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations communes entre les deux pays voisins. La République du Congo et la RDC ont les mêmes défis sécuritaires. Parmi ceux-ci, le conflit intercommunautaire dans le Maï-Ndombe, en RDC, qui oppose, depuis juin 2022, les communautés Teke et Yaka, avec des centaines de morts et des milliers de déplacés, dont certains trouvent refuge au Congo-Brazzaville.

Les relations entre la RDC et la République du Congo ont récemment été marquées par des tensions liées à la politique de Brazzaville envers le Rwanda. En mai dernier, des informations ont fait état d’une cession de terres agricoles du Congo-Brazzaville au Rwanda, suscitant des interrogations à Kinshasa quant aux motivations de cette initiative.

La 10e session de la Commission spéciale Défense et Sécurité entre la République démocratique du Congo et la République du Congo va permettre aux pays de renforcer leur coopération en instaurant des échanges réguliers pour consolider leurs liens.

 

Pont route-rail Brazzaville-Kinshasa : les travaux pourront démarrer dans un an

C’est ce qui ressort de l’échange qui a eu lieu jeudi 07 novembre à Brazzaville, entre le président Denis Sassou N’Guesso et le ministre d’Etat en charge des Infrastructures et des Travaux publics de la RDC, Alexis Gisaro.

 

« Nous avons instruit les deux structures et donné des instructions pour qu’à partir du mois de janvier, un chronogramme très clair soit déployé, et nous allons assurer véritablement le suivi. Les études avaient été déjà faites et toutes les négociations qui vont avec, de manière à ce que dans une perspective d’une année, que l’on procède à la pose de la première pierre », a déclaré le ministre d’Etat de la RDC, Alexis Gisaro aux sortir de l’audience.

Le membre du gouvernement de la RDC qui était en séjour de travail dans la capitale congolaise, Brazzaville a été reçu par le chef de l’Etat Denis Sassou N’Guesso. Les deux hommes ont évoqué plusieurs projets d’intérêt commun à leur pays respectif. Parmi ces projets, construction du pont route-rail sur le fleuve Congo entre Brazzaville et Kinshasa.

Le projet du pont route-rail entre les villes de Kinshasa et de Brazzaville s’inscrit dans le cadre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique. Il vise le renforcement du processus d’intégration régionale et l’amélioration du cadre de vie de la population.

Il en ressort du rapport qui a été fait au président Denis Sassou N’Guesso, que les obstacles à la réalisation de ce projet ont été levés et dans une année, les travaux pourront démarrer.

Tournoi de l’Uniffac : les Diables rouges obtiennent leur ticket pour la CAN 2025

L’équipe congolaise a validé sa qualification pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations en battant la République centrafricaine 2-0.

 

Les Diables rouges U-20 sont qualifiés pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2025). Ils ont renversé en demi-finale les Fauves du Bas Oubangui de la RCA lors du tournoi de l’Union des fédérations de football d’Afrique centrale (Uniffac).

La finale opposera ce jeudi 3 octobre au stade Alphonse-Massamba-Débat les Diables rouges de la République du Congo aux Léopards de la République démocratique du Congo, vainqueurs quant à eux des Lionceaux Indomptables du Cameroun 4-3 aux tirs au but après un nul 1-1 au temps règlementaire.

Notons que c’est un match de revanche pour la RDC et de confirmation pour le Congo. Lors de l’ouverture, en effet, le Congo avait pris le meilleur le 24 octobre sur la RDC sur un score étriqué 1-0.

Les poulains de Clément Massamba, n’ont encaissé aucun but en trois matches pour cinq buts marqués tout au long de la compétition. Ils devrontmettre les bouchées doubles s’ils veulent pour conserver le trophée dont ils détiennent depuis 2022.

RDC : plus de 1600 prisonniers malades libérés

Ces détenus qui ont été remis en liberté dimanche 22 septembre, étaient tous incarcéré à la prison de Makala à Kinshasa.

 

1 685 prisonniers de Makala ont été remis en liberté le 22 septembre 2024 à Kinshasa. Ils ont été déclarés gravement malades. L’opération qui a été supervisée par le ministre de la Justice, s’inscrit dans un programme de désengorgement des prisons. Quinze mille détenus vivent dans cet établissement, dix fois plus que la capacité initiale du pénitencier, dans des conditions de détention désastreuses. Rappelons que la mort de près de 150 prisonniers en début du mois, dans ce que les autorités ont présenté comme une tentative d’évasion, avait placé cette institution pénitencier sous le feu des projecteurs.

Il s’agit d’une des plus grandes vagues de libération de prisonniers à Makala. Parmi les 1 685 détenus libérés, plusieurs ont des malades chroniques qui, jusqu’à présent, n’avaient pratiquement aucun accès aux soins médicaux. Les cas les plus graves ont bénéficié d’une prise en charge médicale immédiate, directement signée par le ministre Constant Mutamba.

D’autres libérations ont également eu lieu dans les provinces, comme à Kisangani et Mbuji-Mayi, où des dizaines de prisonniers ont été relâchés. Certains observateurs doutent de l’efficacité de ces mesures de libération, car de nouveaux détenus arrivent sans cesse.

RDC : les Forces démocratiques alliées libèrent plus d’une quarantaine d’otages

Ces otages ont été libérés lors des offensives des FARDC, UPDF dans le territoire de Beni et Mambasa contre les terroristes des FDA alliés à l’EI.

 

Six miliciens maï-maï, seize femmes, 24 enfants et trois jeunes hommes, originaires du grand Nord de la province du Nord-Kivu, Ituri et Équateur ont été libérés. La majorité des femmes, otages depuis plusieurs années, sont devenus mères en captivité, et d’autres sont enceintes.

« Les forces armées de la République démocratique du Congo et de l’UPDF, dans des opérations conjointes, ont su tirer les otages des rangs de l’ennemi. Nous allons vous présenter une quarantaine de personnes. Nous allons remettre les enfants à la disposition de la Monusco », annonce le colonel Mak Hazukay, le porte-parole du secteur opérationnel Sokola 1 Grand Nord.

Ces otages ont été libérés lors des offensives des FARDC, UPDF dans le territoire de Beni et Mambasa contre les terroristes des FDA alliés à l’EI (État islamique). La société civile de Beni appelle la communauté à bien accueillir les otages. Son président, Pépin Kavota, exhorte les habitants à mettre fin à la collaboration avec les ADF.

Les armées congolaise et ougandaise sont en opération conjointe contre les ADF depuis fin novembre 2021.

Vers un cessez-le feu entre Kinshasa et Kigali

C’est une annonce de la présidence angolaise mardi 30 juillet, après une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères du Rwanda et de la RDC, à Luanda.

 

Un cessez-le feu est prévu dimanche 04 août prochain entre la RDC et le Rwanda. C’est ce qui ressort de la rencontre mardi 30 juillet à Luanda, entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays respectifs, Thérèse Kayikwamba Wagner de la RDC et son homologue rwandais, Olivier Nduhungirehe, sous l’égide du gouvernement angolais. Il s’agissait de la deuxième réunion ministérielle de ce type organisée dans le cadre du processus de Luanda.

Selon un communiqué de la présidence angolaise, le cessez-le-feu entrera en vigueur à minuit le 4 août 2024. Son application sera contrôlée par un mécanisme ad-hoc qui existe déjà, mais qui sera renforcé.

Une annonce qui survient à trois jours de l’expiration de la trêve humanitaire obtenue par les États-Unis. Une trêve d’une durée totale d’un mois qui n’a été que partiellement respectée puisque des combats se sont poursuivis dans les territoires de Masisi et de Rutshuru.

RDC : Morijah promet « un concert live mémorable » le 9 juin

Comme annoncé sur de nombreux panneaux géants visibles sur les grandes artères de la capitale, Morijah se produira à l’Athénée de la Gombe.

 

La chanteuse gospel ivoirienne est arrivée dans la capitale de la République démocratique du Congo jeudi 06 juin 2024. Dès sa descente de l’avion à l’aéroport de ND’Jili, Morijah a annoncé les couleurs du grand show qu’elle réserve aux kinois le 09 juin prochain à l’Athénée de la Gombe.

« Na ye po totutela Satan bordure na Athénée de la Gombe », a-t-elle déclaré en lingala familier. La jeune chanteuse sera accompagnée sur scène par plusieurs artistes tels que El Georges, Faveur Mukoko et bien d’autres.

Après le grand succès de son premier show à Kinshasa, le 25 septembre 2022, Morijah revient pour un nouveau concert pour le grand bonheur de ses nombreux fans.

Congo : Sassou invite Tshisekedi à une conférence sur l’afforestation et le reboisement

Rosalie Matondo, ministre congolaise de l’Économie forestière qui était porteuse de l’invitation a été reçu par le président de la RDC.

 

Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu, le 1er juin à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, une invitation de son homologue de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso. Le président de la RDC est attendu, à Brazzaville du 02 au 05 juillet, pour prendre part à la conférence sur l’afforestation et le reboisement.

Rosalie Matondo, ministre congolaise de l’Économie forestière, qui était porteuse de l’invitation, a indiqué que la discussion avec son hôte a également porté sur la préservation de l’environnement, la gestion des forêts et la coopération étroite entre les deux pays.

« Le président Tshisekedi a recommandé que les deux secteurs soient intimement liés pour régler les thématiques de la préservation de l’environnement et de la conservation de nos forêts qui sont des enjeux planétaires », a fait savoir Rosalie Matondo.

RDC : Judith Tuluka Suminwa nommée Premier ministre

Le président de la République Félix Tshisekedi a nommé, ce lundi 1er avril, Judith Suminwa Tuluka à la tête du gouvernement.

 

Judith Tuluka Suminwa prend les rênes de la primature. Elle remplace à ce poste Jean-Michel Sama Lukonde. Cette nomination a été annoncée par la porte-parole du chef de l’Etat, Tina Salama, sur la chaine de télévision nationale, RTNC. C’est la première femme à occuper le poste de chef du gouvernement en RDC.

Précédemment ministre du Plan au sein du gouvernement Sama Lukonde II, elle était l’une des trois femmes à occuper un poste au sein de cette administration. Cette originaire du Kongo-Central est titulaire d’une maîtrise en économie appliquée, et a fait ses études supérieures à l’Université Libre de Bruxelles (ULB).

Judith Tuluka Suminwa a forgé son expérience professionnelle dans le secteur bancaire et au PNUD, avant d’embrasser une carrière au sein de l’exécutif national. Elle détient également un diplôme d’études complémentaires en gestion des ressources humaines dans les pays en voie de développement.

« Mes pensées vont à l’Est, dans tous les coins du pays qui aujourd’hui sont confrontés à des conflits face à des ennemis qui sont parfois cachés, qui ne se révèlent pas, mais que l’on trouvera, qu’on va pourchasser d’une manière ou d’une autre. Je pense à cette population et je suis de tout cœur avec elle » a-t-elle déclaré après sa nomination.

La RDC mobilise 123,5 millions $ pour régler ses arriérés envers les entreprises pétrolières en partenariat avec quatre banques locales

Pour accélérer les réformes entreprises ces dernières années dans le secteur pétrolier, le gouvernement de la République démocratique du Congo a réussi à mobiliser auprès de quatre banques locales telles que EquityBCDC, FirstBank DRC, Ecobank RDC et Standard Bank, un financement de 123,5 millions de dollars, destiné à refinancer une partie significative des arriérés de subventions, et ainsi renforcer la stabilité des finances publiques.

 

Kinshasa, le 12 Février 2024 – Le Gouvernement de la RDC annonce avec satisfaction de récentes avancées dans le cadre des réformes structurelles entreprises au sein du secteur de l’aval pétrolier. Ces mesures s’inscrivent dans une démarche globale d’assainissement et de rationalisation des subventions pétrolières, en vue de garantir une gestion plus efficace et transparente des ressources financières publiques.

Dans un premier temps, les Ministères des finances et de l’Economie Nationale ont conjointement lancé en 2022 une vaste opération d’audit de la Structure des Prix des Produits Pétroliers (SPPP) confiée au cabinet Mazars. Les conclusions de cet audit, rendues en mai 2023, ont mis en lumière plusieurs pistes de réformes visant à améliorer la gouvernance et l’efficience du secteur. Sur la base de ces recommandations, un plan d’action est actuellement en cours d’élaboration.

Par ailleurs, dans un souci de maîtrise des dépenses publiques et d’alignement des pratiques sur les standards internationaux, le Gouvernement a entrepris des mesures proactives dès avril 2022. Cela a inclus l’exclusion du secteur de l’aviation internationale du dispositif de subventionnement, ainsi que la révision du calcul des manques à gagner. En octobre 2023, cette rationalisation a été étendue au secteur minier, qui représentait à lui seul près de 20% des manques à gagner. Ces mesures s’inscrivent dans une perspective plus large de réduction progressive des écarts entre les prix de marché et les prix de vente au détail. L’objectif à terme est d’atteindre une situation où les produits pétroliers ne nécessiteraient plus de subventions de manière structurelle, afin d’assurer ainsi une plus grande stabilité économique et financière pour le pays.

C’est dans ce contexte de rétablissement d’un climat de confiance dans le secteur, que le gouvernement a décidé de créer une nouvelle parafiscalité et a réussi à y associer une levée de fonds substantielle auprès des banques locales visant à refinancer une partie des arriérés de subventions, accumulés en 2022 et 2023. Cette transaction, une première du genre à laquelle le consortium des banques formé par EquityBCDC, FirstBank DRC, Ecobank RDC et Standard Bank a participé, a répondu au double objectif de soutenir le secteur pétrolier national pour éviter toute rupture dans l’approvisionnement en carburant, tout en permettant au système financier congolais d’innover par une syndication de taille, essentiels pour l’essor de l’économie.

AGL est le partenaire logistique officiel de la CAN

En suivant la CAN et la publicité d’AGL, on croirait que cette entreprise n’est pas implantée chez nous… Au contraire, elle est bien en RDC. A kinshasa, leurs bureaux sont situés au 4200 avenue Général Bobozo Adruma, la Gombé sur poids lourd. AGL est aussi présent à Matadi, Lubumbashi et Goma.

 

Blanchard TUNGU, Clients operations Manager / Airfreight Operations Africa Global Logistics RDC, a accepté de répondre à nos questions. Il nous partage son sentiment sur cette compétition sur la coupe d’Afrique des nations qui se déroule en Côte d’Ivoire et dont nous sommes partenaire.

Parlez-nous de votre métier ?

Je suis en charge de l’import/export à l’aérien de tout type de marchandises. Avec mes équipes nous nous occupons des formalités douanières de bout en bout. Du point de départ à la livraison de la marchandise aux clients. C’est le transit aérien.

Que pensez-vous des performances des léopards à la CAN Cote d’Ivoire 2023 ?

C’est vrai qu’on avance à pas de torture, mais la victoire est nôtre. Avec Bakambu et Chancel le capitaine, nous avons des joueurs décidés à changer l’histoire. Nous avons raté un penalty, ce n’est qu’une erreur qui se justifie avec la pression qui pèse sur les épaules des joueurs. Bakambu est le renard de surface. Il peut faire des miracles. Il sait se remettre en cause, s’appuyer sur ses co-équipiers pour terrasser l’adversaire, mettre à mal toutes les stratégies des coachs adverses afin de faire briller le soleil sur l’équipe nationale. Je le crois dur comme fer, on en reparle le 11 février à l’issue de la finale.

Congo : les derniers réglages avant le lancement de la 2e phase du projet IKI2

C’est ce qui justifie la réunion mardi 23 janvier, à Brazzaville, entre la ministre de l’environnement, du développement durable et du bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault et les experts.

 

Le projet Initiative internationale pour le climat (IKI 2), concerne la République du Congo et la République démocratique du Congo (RDC). Les travaux de sa deuxième phase vont bientôt démarrer mais avant, les derniers réglages se font. Le sujet était au centre d’une rencontre entre Arlette Soudan-Nonault, ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo et des experts nationaux et internationaux le mardi 23 janvier dernier.

IKI 2 est Financée par le gouvernement allemand, ce projet implique davantage les experts nationaux des deux Congo, du Programme des Nations unies pour l’environnement ainsi que ceux de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Son but est l’atténuation des changements climatiques ainsi que l’adaptation de leurs effets dans les pays en développement.

« Nous travaillons de commun accord avec le ministère pour l’exécution du projet IKI 2. Avec la ministre, nous avons parlé des tenants et aboutissements de ce projet. Très prochainement, nos délégations, en collaboration avec les chercheurs, se rendront sur le terrain. D’ailleurs, les diplomates de la RDC s’étaient rendus ici, au Congo, pour visiter et s’informer des tourbières de la Cuvette », a indiqué Yannick Ariane Rasoarimanana, représentante de la FAO au Congo et cheffe de mission.

Dans le cadre de ce projet, les chercheurs de l’Université Marien-Ngouabi et de la Grande-Bretagne travaillent ensemble pour sa réussite.

Dynamisme culturel en RDC : de la tradition à l’ère numérique

La République démocratique du Congo possède une culture riche et diversifiée qui évolue rapidement à l’ère du numérique.

 

Les traditions séculaires du pays se mêlent aux influences mondiales contemporaines pour donner naissance à de nouvelles formes d’expression. Découvrez en détail comment la culture congolaise s’adapte aux tendances actuelles tout en gardant son identité.

Réappropriation culturelle : les tendances modernes

La musique et la danse congolaises ont toujours fait preuve de dynamisme et d’inventivité. Aujourd’hui, les jeunes musiciens réinventent les rythmes traditionnels en y incorporant des sonorités afrobeat, rap ou électros. Ils mélangent les instruments traditionnels tels que les tam-tams, les balafons et les ngombis avec des synthétiseurs et des boîtes à rythmes électroniques.

Les danseurs quant à eux fusionnent les pas traditionnels du ndombolo avec des mouvements modernes issus du hip-hop ou de danses afro-contemporaines. Cette fusion des genres traditionnels et contemporains permet à la culture musicale et chorégraphique congolaise de rester vivante et actuelle, tout en conservant ses racines.

De même, l’art plastique congolais connaît un renouveau grâce au mélange des techniques traditionnelles et des technologies modernes. Les peintres s’inspirent des motifs traditionnels tout en adoptant la peinture acrylique, le street art ou même le graphisme numérique.

Les sculptures sur bois ancestrales côtoient des installations multimédias. Cette réappropriation créative de l’héritage culturel congolais le fait rayonner aussi bien en RDC qu’à l’international, dans des expositions et biennales d’art contemporain.

Le phénomène des jeux en ligne et la jeunesse congolaise 

Ces dernières années, les jeux en ligne rencontrent un succès grandissant auprès des jeunes Congolais, à l’instar du jeu « Crazy Time », l’un des jeux de casino gratuit qui connaît une popularité fulgurante. Contrairement aux idées reçues, cette passion pour le monde virtuel ne déconnecte pas les jeunes de leur culture. Au contraire, cela renforce les liens sociaux entre eux.

En effet, les jeux en réseau leur permettent de partager leur intérêt commun pour les loisirs numériques. Ils se retrouvent dans les cybers cafés pour y jouer ensemble pendant des heures, vivant une expérience collective autour de leur passion. Le phénomène renforce donc le sentiment d’appartenance à la jeunesse congolaise connectée d’aujourd’hui.

Par ailleurs, le contenu de certains jeux s’inspire de la culture locale, ce qui permet de la mettre en valeur de manière ludique. Les développeurs congolais créent des personnages, des décors et des scénarios reprenant l’imagerie et l’imaginaire traditionnel.

Loin de l’éloigner de leurs racines, les jeux en ligne permettent ainsi aux jeunes congolais de s’immerger dans leur propre culture via le divertissement numérique.

Impact des médias sociaux sur l’actualité congolaise

L’avènement des réseaux sociaux a profondément transformé la manière dont l’actualité culturelle et sociale congolaise est partagée et commentée. Facebook, Twitter, Instagram et Tiktok sont désormais les caisses de résonance des événements marquants du pays.

Les concerts, expositions et festivals y sont abondamment relayés par les organisateurs et les participants eux-mêmes qui partagent ensuite leurs photos et vidéos. Les réseaux sociaux amplifient leur retentissement, surtout auprès des jeunes générations connectées en permanence. Ils permettent également aux Congolais de la diaspora de garder un lien avec le bouillonnement culturel dans leur pays d’origine.

Mais les réseaux sociaux reflètent aussi les débats de société animant la RDC. Mouvements citoyens, contestations politiques, polémiques sociales, ces actualités brûlantes sont désormais discutées en temps réel sur ces plateformes numériques incontournables. Elles fonctionnent comme un reflet vivant des préoccupations de la population.

La culture congolaise sur la scène internationale

Grâce à sa vitalité, la culture de la RDC rayonne bien au-delà de ses frontières. Ses artistes sont régulièrement à l’affiche des grands festivals internationaux, comme le Festival panafricain de musique à Alger ou le Festival mondial des arts nègres à Dakar. Leurs albums sont distribués sur toutes les plateformes digitales et drainent des millions d’écoutes.

Les Congolais excellent également dans les domaines des arts plastiques et de la mode. Leurs créations originales sont exposées dans des galeries en Europe et aux États-Unis, à l’instar du plasticien Chéri Samba régulièrement mis à l’honneur. Des créateurs congolais comme le styliste Tina Lobondi défilent sur les podiums des Fashion Week de Paris, New York ou Milan. Cet engouement international témoigne de la richesse de l’imaginaire et du patrimoine culturel congolais. Il ouvre la voie à une coopération accrue entre les acteurs culturels du Congo et le reste du monde. La RDC a ainsi tout le potentiel pour exporter sa culture et devenir une grande puissance culturelle mondiale.

Vers une économie culturelle numérique en RDC

Avec la diffusion des nouvelles technologies, la RDC dispose d’atouts précieux pour développer une véritable économie culturelle numérique génératrice d’emplois et d’innovation. De jeunes entreprises technologiques congolaises inventent des applications mobiles pour promouvoir le patrimoine culturel national ou permettre l’accès à la musique et aux films du pays. Les plateformes de streaming offrent de nouveaux débouchés aux artistes locaux pour toucher un public global.

La RDC pourrait également miser sur la formation aux métiers du numérique (développeur, graphiste, community manager, etc.) pour renforcer son secteur culturel. L’appui à la création de startups dans le domaine permettrait de capitaliser sur le potentiel d’innovation de la jeunesse congolaise.

S’appuyer sur le numérique apparaît donc comme une voie prometteuse pour insuffler un nouvel élan à l’économie culturelle en RDC, créatrice d’emplois de qualité et vitrine du dynamisme créatif congolais. Le pays regorge de talents qui n’attendent que d’être valorisés à l’ère du digital.

Congo : quatre nouveaux ambassadeurs présentent leurs lettres de créance

Denis Sassou N’Guesso, a reçu, le 26 décembre à Brazzaville, les ambassadeurs de l’Inde, de la Serbie, de la Suisse et de la République démocratique du Congo (RDC).

 

Madan Lal Raigar, Dr Miroljub Jevtic, Chasper Sarott, Justin Inzuin Kakiak respectivement ambassadeur de l’Inde, de la Serbie, de la Suisse et de la RDC, ont été reçu par le président Denis Sassou N’Guesso, mardi 26 décembre 2023. Ces quatre diplomates venaient donner leurs lettres de créance au chef de l’Etat de la République du Congo.

Justin Inzuin Kakiak nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la RDC au Congo, par ordonnance rendue publique le 4 décembre. Né en 1957, c’est au début des 1980 qu’il intègre l’appareil de renseignement. Il a été administrateur général de l’Agence nationale de renseignements congolaise de mars 2019 à décembre 2021. Inzuin Kakiak est chef du département extérieur de 2003 à 2006. Il succède à Christophe Muzungu en République du Congo.

Dr Miroljub Jevtic, le nouvel ambassadeur de la Serbie est professeur à la Faculté de sciences politiques de l’université de Belgrade. Né en 1955 à Vranje, Il était le premier au monde à initier la revue scientifique internationale en anglais intitulée « Politologie des religions ». La revue a rassemblé les scientifiques du monde entier, en tant qu’auteurs ou en tant que membres de la rédaction et du comité international de conseil.

Dénis Sassou N’Guesso a reçu la lettre de créance de Madan Lal Raigar, ambassadeur de l’Inde au Congo. Il est titulaire d’une licence en commerce de l’université du Rajasthan. Il était avant sa nouvelle fonction, directeur de la division de l’administration des partenariats de développement au sein du ministère des Affaires extérieures du gouvernement indien, à New Delhi. Madan Lal Raigar a été tour à tour consul général de l’Inde à Hambourg, en Allemagne, chargé d’affaires par intérim et chef de l’administration, des services politiques, économiques et consulaires de l’ambassade de l’Inde à Antananarivo, à Madagascar. Il a également occupé diverses fonctions à l’ambassade de l’Inde à Khartoum, au Soudan, au consul de l’Inde à Vancouver, au Canada, au Haut-commissariat de l’Inde à Colombo, au Sri Lanka, à l’ambassade de l’Inde à Abu Dhabi, aux Emirats arabes unis, et au consulat général de l’Inde à Djeddah, en Arabie saoudite.

La Suisse est représentée au Congo par Chasper Sarott. Né en 1979, après ses études en droit à l’université de Zurich et à l’université Humboldt de Berlin, il entre au service du Département fédéral des affaires étrangères en 2010, et est affecté comme stagiaire à Astana (aujourd’hui Nur-Sultan). En 2011, il est retourné au siège, où il a occupé le poste de coordinateur régional adjoint, d’abord à la Division politique II (Afrique Moyen-Orient), puis à la Division Afrique subsaharienne et Francophonie, nouvellement créée. En 2014, il a été transféré à Beyrouth en tant que chef de mission adjoint.

À partir d’août 2017, Chasper Sarott a occupé le poste de chef de mission adjoint à Varsovie. Depuis octobre 2019, il est chef de mission à Antananarivo.

Ces quatre nouveaux diplomates ont charge d’assurer la coopération entre leur pays respectif et la République du Congo.

Justin Inzun Kakiak est le nouvel ambassadeur de la RDC au Congo

Il succède à Christophe Muzungu, arrivé au terme de son mandat après douze ans de service à ce poste.

 

Justin Inzun Kakiak vient d’être nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la RDC en République du Congo. L’annonce a été faite à la suite d’une série d’ordonnances lues sur la chaîne nationale de radio et de télévision. A ce poste, il succède à Christophe Muzungu, arrivé au terme de son mandat après douze ans de service.

Christophe Muzungu prendra désormais ses fonctions à Dakar, au Sénégal, en tant qu’ambassadeur de la RDC, avec une juridiction sur le Mali, la Gambie et le Cap-Vert.

Précisons que les deux Congo sont des pays dont les capitales sont les plus proches au monde et entretiennent de bonnes relations d’amitié et de coopération.