Sommet africain sur le climat : Sassou N’Guesso souhaite une nouvelle architecture de financement

Le chef de l’Etat de la République du Congo s’est exprimé mercredi 05 septembre, en marge du sommet africain sur le climat.

 

Le sommet africain sur le climat s’est achevé mercredi 05 septembre, à Nairobi, au Kenya. S’exprimant en marge de l’évènement, le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso a déclaré que la question du financement du climat était cruciale pour la préservation de la biodiversité, la garantie de la paix civile et l’épanouissement des populations. Il appelle à une nouvelle architecture de financement sur le climat.

Le président de la Commission climat du Bassin du Congo dans sa prise de parole a évoqué rendez-vous importants précédant la COP 28 prévue en décembre prochain à Dubaï, aux Emirats arabes unis. Aux discussions de haut niveau sur la création d’un marché carbone souverain mondial au cours de l’assemblée générale de l’Onu à New York, aux Etats-Unis d’Amérique, en mi-septembre et au sommet des trois plus grands bassins tropicaux du monde qui se tiendra du 26 au 28 octobre à Brazzaville.

Congo : un émissaire de Sassou N’Guesso chez Félix Tshisékedi

Le ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso a été reçu vendredi 18 août dernier, à la cité de l’Union Africaine par le président de la RDC, Félix Tshisekedi.

 

L’émissaire du président Denis Sassou-Nguesso était porteur d’un message de fraternité et de confiance réciproque. C’est du moins ce qu’a affirmé Jean-Claude Gakosso, au sortir de l’entrevue avec le président Félix Tshisekesi. Pour lui, il n’y a pas des raisons qui puissent justifier qu’il y ait des nuages entre les deux pays.

« J’étais porteur d’un message de fraternité et de confiance réciproque. Nous sommes des enfants d’une même mère, donc inséparables. Les choses reviennent dans l’ordre, il n’y a pas de raison qu’il y ait des nuages entre nous », a dit le ministre Gakosso.

Notons que cette visite de l’émissaire de Denis Sassou-Nguesso intervient un mois après la visite du président de la République du Congo Brazzaville au Rwanda qui s’inscrivait dans le cadre du réchauffement et de renforcement des liens d’amitié, de fraternité et de coopération entre le Congo et le Rwanda de Paul Kagame.

Déjà en avril 2023, les deux pays avaient signé un accord controversé qui octroyait 11 000 hectares de terres agricoles de la République du Congo à des fermiers Rwandais. Un accord qui a été dénoncé par plusieurs ONGs congolaises.

 

 

Congo : le général Norbert Dabira libéré après 5 ans de prison

L’ex-proche du président Denis Sassou Nguesso avait été condamné en 2018 pour atteinte à la sécurité intérieur de l’Etat.

 

Le général Norbert Dabira est sorti de prison lundi 06 février 2023, après avoir purgé une peine de cinq ans ferme.

« La police est venue le déposer à la maison. Nous étions nombreux à son domicile où il est arrivé en costume–cravate », a indiqué à l’AFP un membre de la famille de l’officier sous couvert d’anonymat. L’ancien détenu n’a pas souhaité faire de déclaration à la presse.

Il a été tour à tour inspecteur général de l’armée et haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants. Le général Dabira était tombé en disgrâce en 2018.

Selon la justice, il avait planifié d’attenter à l’intégrité physique de Sassou Nguesso, 80 ans (actuellement) dont 39 cumulés à la tête du pays. « Le modus operandi était d’abattre l’avion du chef de l’Etat au décollage ou à l’atterrissage », expliquait la cour lors du procès.

Deux ans avant l’interpellation de M Dabira, le président Sassou Nguesso s’était fait élire au cours d’une élection dont les résultats ont été fortement contestés par l’opposition. Le pays avait connu des violences sanglantes à l’époque.

Congo-«Pandora Papers» : le gouvernement réfute l’implication de Sassou N’Guesso

Le président Congolais a été cité dans les enquêtes du consortium international des journalistes qui l’accuse de détenir des sociétés offshore dans les paradis fiscaux.

 

Le gouvernement de la République du Congo dément toute implication du président Denis Sassou-NGuesso dans l’affaire des « Pandora Papers ». Il s’agit de ces documents sur le recours aux sociétés offshore dans les paradis fiscaux. Denis Sassou N’Guesso avait déjà été cité dans les enquêtes précédentes du consortium ICIJ. A l’origine des révélations des « Pandora Papers ».

Les autorités congolaises réfutent catégoriquement ces accusations. Le ministre de la Communication, Thierry Moungalla, a contacté RFI pour y répondre : « Le gouvernement de la République du Congo dément avec la plus extrême fermeté toute implication du président de la République. Et compte tenu de la gravité des accusations qui sont ici portés, le président de la République se réserve le droit d’engager toute action judiciaire ou toute poursuite pour diffamation pour tous les médias ou toutes les personnes qui reprendraient ces accusations sans en apporter quelques preuves que ce soit. »

À l’opposé, l’organisation de la société civile Sassoufit se réjouit de cette enquête, car, selon elle, c’est la première fois que le nom de Denis Sassou N’Guesso apparaît directement lié à une société de ce type.

Selon le consortium international des journalistes, c’est en 1998, tout juste après le retour au pouvoir de Denis Sassou N’Guesso, que la compagnie Inter African Investment aurait été immatriculée aux Iles Vierges britanniques, un paradis fiscal des Caraïbes.

Cette société chapeauterait Ecoplan Finance Ltd, elle-même propriétaire d’Escom Congo, entreprise de construction et d’immobilier ayant des droits sur des mines de diamant congolaises. Le bénéficiaire de la structure serait le président lui-même, et l’une de ses filles, Julienne, aurait été l’une des dirigeantes d’Ecoplan Finance Ltd, société désormais inactive.

Congo : rencontre entre le Dr Jonathan Pershing et le président Sassou N’Guesso

L’envoyé spécial adjoint du président américain pour le climat, a entamé une tournée à travers l’Afrique, c’est dans ce cadre qu’il est arrivé lundi au Congo.

 

Le Dr Jonathan Pershing est arrivé en République du Congo lundi 04 octobre 2021. Sa présence dans la capitale congolaise s’inscrit dans le cadre de sa tournée en Afrique en prélude à la prochaine COP. Il a été reçu par le président Dens Sassou N’Guesso. Au centre des échanges entre les deux personnalités le rôle des forêts du Bassin du Congo et le partenariat que son pays entend engager avec les pays qui abritent les grandes forêts de la planète.

« Ce dont le gouvernement américain vise aujourd’hui, en marge de la COP26 à Glasgow en novembre prochain, c’est de faire une annonce officielle selon laquelle, le gouvernement américain s’engage à travailler avec ces pays qui abritent ces importantes forêts. Les trois régions (Amazonie, Bassin du Congo et Indonésie) sont uniques », a déclaré le Dr Pershing à la presse.

« Ici dans le Bassin du Congo il faut s’assurer qu’on ne va pas dans la déforestation massive. Parce qu’ici, la forêt représente un trésor », a-t-il souligné à Brazzaville.

« L’une des raisons de notre visite ici est d’engager le dialogue pour comprendre quels sont les besoins locaux pour pouvoir apporter une solution spécifique en matière de préservation des forêts », a fait savoir le responsable américain qui, après Brazzaville, a mis le cap sur Kinshasa en RDC, puis Dakar au Sénégal.

« C’est sûr que le président Biden sera à la COP26 à Glasgow. Le souhait est que le président congolais Sassou Nguesso (qui préside la Commission climat pour le Bassin du Congo, Ndlr) soit également de la partie. Les deux présidents pourraient se rencontrer alors à Glasgow », a-t-il conclu.

Congo-Tchad : Mahamat Idriss Déby Itno sera reçu par Sassou N’Guesso

Le président du Comité militaire de transition du Tchad fera sa première visite officielle dans la capitale congolaise samedi 25 septembre 2021.

 

Mahamat Idriss Déby Itno, est attendu à Brazzaville, ce samedi 25 septembre 2021. Le président du Comité militaire de transition du Tchad, sera en visite de travail et d’amitié de quarante-huit heures, au Congo. A son arrivée, il sera accueilli en fin de matinée à l’aéroport Maya-Maya par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, puis s’en suivra un tête-à-tête entre les deux chefs d’Etat dans l’après-midi au Palais du peuple.

Denis Sassou N’Guesso et Mahamat Idriss Déby Itno qui se sont vus le 16 septembre à Luanda, lors de la réunion de la Cirgl, mettront à profit leur rencontre dans la capitale congolaise pour faire certainement le point de la coopération entre Brazzaville et N’Djamena. Il sera également question d’échanger sur la situation en Afrique centrale et sur l’ensemble du continent tant sont communs les défis en matière d’intégration, de relance économique, de lutte contre la pandémie de covid-19 et le terrorisme.

Le Congo et le Tchad étant tous deux membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, et de la Cirgl, les deux chefs d’Etat aborderont sans doute aussi les questions d’intérêt commun dans le cadre du renforcement du rôle des trois sous-ensembles régionaux. Leur rendez-vous se déroulant au moment où se tient l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, Denis Sassou N’Guesso et Mahamat Idriss Déby Itno auront à cœur de réfléchir à l’actualité internationale marquée par une certaine tension entre les grandes puissances.

Au plan intérieur tchadien, les nouvelles autorités de N’Djamena qui n’ont pas été sanctionnées par les instances africaines pour les changements intervenus au mois d’avril, déclarent tout mettre en œuvre pour que la transition en cours s’achève par l’organisation d’élections générales dans la paix et la réconciliation nationale.

Investi président du Tchad à la suite de la disparition tragique, le 20 avril dernier, du maréchal Idriss Déby Itno, son père, le général de corps d’armée, Mahamat Idriss Déby Itno, a déjà effectué quelques déplacements en dehors de son pays. Après les obsèques du président Déby, le 23 avril, il s’est rendu successivement à Niamey, au Niger, le 10 mai; à Abuja, au Nigeria, le 14 mai ; à Luanda, en Angola, le 2 juin; à Paris, en France, le 4 juillet; récemment encore à Luanda pour le sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (Cirgl).

Il faut noter que le 7 mai dernier, son directeur de cabinet adjoint, Abdelkerim Mahamat Déby, avait été reçu à Oyo (Cuvette). Celui-ci était porteur d’un message du président de transition du Tchad au chef de l’Etat congolais.

Congo : Alassane Ouattara et Félix Tshisekedi invités à l’investiture de Sassou N’Guesso

Les chefs des Etats de la Côte d’Ivoire et de la République démocratique du Congo prendront par la prestation de serment du président congolais.

 

Selon un communiqué de la Présidence ivoirienne, Alassane Ouattara qui est en séjour en France se rendra ensuite au Congo pour assister à l’investiture de Denis Sassou N’Guesso. Ladite cérémonie aura lieu vendredi 16 avril au Palais des congrès de Brazzaville.

Un autre chef d’Etat dont on sait qu’il sera présent à cette cérémonie d’investiture, c’est Félix-Antoine Tshisekedi. Le président de la RDC a reçu en audience à la Cité de l’Union africaine, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République Démocratique du Congo en République du Congo, Christophe Muzungu. Celui-ci était porteur de l’invitation l’investiture du Président Denis Sassou Nguesso.

La Cour constitutionnelle du Congo a validé le mardi 6 avril dernier l’élection de Denis Sassou-Nguesso au scrutin du 21 mars 2021. Il a recueilli 88,40% de suffrages au lieu de 88,57% de voix, selon les résultats provisoires que la Cour a légèrement modifiés après avoir rejeté les recours en annulation de trois opposants.

Congo-présidentielle 2021 : des élus locaux indépendants de Pointe-Noire soutiennent la candidature de Sassou N’Guesso

Dans une déclaration rendue publique le 22 février, en présence du conseiller spécial du chef de l’Etat, Juste Désiré Mondélé.

Le collectif des élus locaux indépendants de la ville de Pointe-Noire a annoncé son soutien à la présidentielle au candidat Denis Sassou N’Guesso. Ils justifient leur démarche par les réalisations en cours pour l’industrialisation et la modernisation du département de Pointe-Noire. Il s’agit, entre autres, de la pose de la première pierre de construction de la raffinerie « Atlantique pétrochimie » et de l’extension de la centrale à gaz de Djeno ; du pavage des quartiers précaires ; de la construction de l’hôpital général de Pointe-Noire, ainsi que des marchés Ndji-Ndji et Tié-Tié.

« Nous, collectif des élus locaux indépendants de Pointe-Noire, réuni ce jour en assemblée générale…, après avoir constaté les réalisations que bénéficient notre ville et au regard de la constance de ces facteurs de développement socioéconomique, soutenons de manière indéfectible le candidat Denis Sassou N’Guesso et l’accompagnons sans faille à la victoire dès le premier tour au scrutin présidentiel du 21 mars 2021 », peut-on lire dans la motion de soutien lue par le président du collectif, Parfait Ndongui.

Il faut dire qu’après le Niari, la Lékoumou et la Bouenza, Pointe-Noire est devenue le quatrième département à adhérer à cette initiative.

Investiture d’Alpha Condé : Sassou Nguesso attendu à Conakry

Il fera partie de 14 Chefs d’Etats invités le 15 décembre  2020, à Conakry pour assister à la cérémonie d’investiture du Président Alpha Condé.

Ils sont 14 Présidents d’Afrique parmi lesquels le Chef de l’Etat congolais qui sont attendus le 15 décembre 2020, pour assister à l’investiture Alpha Condé. Cette information a été donnée ce jeudi, 10 décembre 2020, par le directeur du protocole d’État à la présidence de la République et également membre de la commission d’organisation de l’investiture du chef de l’État.

En dehors de Denis Sassou N’Guesso, Il s’agit entre autres du président de la côte d’Ivoire Alassane Ouattara, de la RDC Félix Tshisekedi, du Tchad Idriss Déby, du Burkina Faso Rock Marc Kaboré, du Ghana Nana Akufo Ado, le libérien Jeorges Weah, Julius Maada Bio de la Sierra Léone ainsi que le président Comorien Azali Assoumani, a laissé entendre l’ambassadeur Sinkoun Kaba.

D’autres chefs d’États comme le Sénégalais et Bissau-guinéen sont également invités à cette cérémonie, mais à date, ils n’ont pas encore confirmé leurs présences auprès de leur homologue guinéen a précisé Kaba.

Cette cérémonie d’installation du président de la République intervient dans un contexte marqué par une crise politique née du scrutin d’octobre dernier.

Congo : Sassou N’Guesso aux obsèques de Marcel Eloi Rahandi Chambrier

Le Chef de l’Etat Congolais est allé vendredi 11 décembre à Libreville au Gabon pour rendre un dernier hommage à l’ancien président de l’Assemblée nationale gabonaise.

Le Président Denis Sassou N’Guesso est arrivé à Libreville au Gabon, vendredi 11 décembre, pour rendre hommage au Docteur Marcel Eloi Rahandi Chambrier. L’ancien président de l’Assemblée nationale gabonaise, est décédé le 27 novembre dernier dans sa propre polyclinique à Libreville à 87 ans.

Le défunt Chambrier était proche de feu Omar Bongo Ondimba qui, lui également, était l’ami de l’actuel Président de la République du Congo.

L’épouse d’Alexandre Barro Chambrier, fils du défunt, serait la nièce directe de la Première Dame du Congo. Marcel Eloi Rahandi Chambrier a été inhumé dans la stricte intimité familiale samedi à Libreville.

Congo-élection : Sassou Nguesso investi comme candidat par la majorité présidentielle

Pour la présidentielle qui se tiendra en mars 2021 en République du Congo, les partis qui constituent ce grand ensemble l’ont désigné comme leur candidat.

Les partis de la majorité présidentielle en République du Congo, ont choisi Le chef de l’Etat Denis Sassou Nguesso comme leur candidat. C’est sans surprise que Denis Sassou Nguesso, 77 ans dont 36 au pouvoir, a été désigné jeudi par les partis qui composent la majorité présidentielle.

« Chaque parti de la majorité présidentielle a opté (ou va le faire incessamment) pour la candidature du président Sassou Nguesso. La majorité présidentielle pense que de tous ses chefs, c’est le président Sassou Nguesso qui réunit tous les atouts », a déclaré Pierre Moussa, président par intérim de la majorité présidentielle au cours d’une conférence de presse.

« Nous nous battrons vaillamment avec courage pour convaincre le président de la majorité pour qu’il accepte les implorations et les exhortations de sa base politique », a insisté Pierre Moussa, également secrétaire général du Parti congolais du travail (PCT).

Notons le principal parti de la majorité présidentielle, le PCT avait investi Sassou Nguesso lors de son congrés de décembre 2019 à Brazzaville. Il faut dire jusqu’ici Sassou N’Guesso ne s’est pas encore prononcé. La date du scrutin prévu en mars 2021 par la Constitution reste à fixer. Le président pourrait annoncer la date du scrutin et officialiser sa propre candidature lors d’un discours à la Nation le 19 décembre.

Libreville : Sassou N’Guesso rend hommage à Marcel Éloi Rahandi Chambrier

Le Président congolais qui prenait part au 18ème sommet des chefs d’Etats de la Communauté économique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), en a profité pour faire ses adieux à cet homme politique gabonais.

Dénis Sassou N’Guesso s’est rendu au domicile de Marcel Éloi Rahandi Chambrier.  Cet homme politique gabonais est décidé 27 novembre 2020 dans sa propre polyclinique à Libreville au Gabon.

Arrivé à Libreville au Gabon pour prendre part au 18ème sommet des chefs d’Etats de la CEEAC qui s’est achevé le 27 novembre, le Président Denis Sassou N’Guesso, avant son départ pour son pays, a rendu un hommage au Dr Marcel Éloi Rahandi Chambrier.

Le Chef de l’Ejourtat congolais accompagné de sa délégation, a été reçu par Alexandre Barro Chambrier, fils du défunt, aux côtés du reste de la famille au lieu de la veillée funèbre.

Le Dr Marcel Éloi Rahandi Chambrier, décédé ce 27 novembre 2020 à l’âge de 87 ans.

Congo : un émissaire d’Ali Bongo chez Sassou Nguesso

Pacôme Moubelet Boubeya, ministre des Affaires étrangères du Gabon s’est rendu en République du Congo le 19 octobre 2020.

Il était transporteur d’un message du président d’Ali Bongo, le ministre des Affaires étrangères du Gabon, Pacôme Moubelet Boubeya, s’est rendu, le 19 octobre, à Brazzaville au Congo. Il a remis au président Denis Sassou N’guesso un message du président Ali Bongo Ondimba. Il  a également été question de présenter officiellement le président de la Commission de la CEEAC et de le consulter pour la tenue du 18e Sommet ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, prévue en novembre 2020.

Le chef de la diplomatie gabonaise a annoncé, au sortir de l’audience avec le président congolais, Denis Sassou N’guesso, que le 18e sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) est prévu en novembre prochain, par visioconférence.

« La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement doit se tenir en principe au mois de novembre et son Excellence monsieur le président de la République du Congo a été élu par ses pairs pour prendre la présidence de la CEEAC. C’est dans ce cadre qu’il a bien voulu nous recevoir pour qu’on lui porte le message pour la date à venir de cette conférence qui se tiendra à la dernière semaine du mois de novembre », a déclaré Pacôme Moubelet Boubeya.

Congo : Félix Tshisekedi invité à Brazzaville

Le Président de la République Démocratique du Congo est invité à prendre part au colloque sur les 80 ans de la création par le général De Gaulle de la « France libre », à Brazzaville.

Le président de la République Félix Antoine Tshisekedi est invité le 27 octobre à  Brazzaville en République du Congo, pour prendre part au colloque sur les 80 ans de la création par le général De Gaulle, de la «France libre».

C’est ce qui ressort de la déclaration de Jean-Claude Gakosso, ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger de la République du  Congo à l’issue de l’audience lui accordée Félix TTshisekedi lundi à la Cité  de l’Union africaine en présence de Marie Tumba Nzeza et Christophe Muzungu, respectivement ministre des Affaires étrangères et ambassadeur de la RDC au Congo.

Le chef de la diplomatie du Congo-Brazza est venu lui remettre un message de son homologue, Denis Sassou Nguesso, en rapport avec l’organisation de cette rencontre.

Selon   Jean Claude Gakosso, ce colloque réunira les sommités intellectuelles africaines du Congo/Brazzaville, de la République démocratique du Congo, du Tchad, du Gabon et de la République centrafricaine.

Pour le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger du Congo-Brazzaville, il  s’agit d’un événement qui procède d’un fait de mémoire, étant donné que le création de la «France libre» à Brazzaville par le général De Gaulle, a conduit à l’organisation des bataillons de marche pour prendre part à la 2ème guerre mondiale, où les troupes africaines ont joué un grand rôle dans le conflit mondial.

Il a par ailleurs souligné qu’il a abordé également avec le Chef de l’Etat des questions relatives à la coopération entre les deux pays, notamment celle concernant la réouverture prochaine de la frontière sur le fleuve Congo, fermée depuis mars dernier à la suite de la pandémie de Covid-19.

 

Congo : Dénis Sassou Nguesso de retour à Brazzaville

C’est jeudi 18 septembre, à 14h que l’hélicoptère du président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a décollé pour Brazzaville.

Ce décollage marquait la fin du séjour privé du chef l’Etat. Il s’était rendu à Kinshasa pour assister aux funérailles Germaine Djembo, soeur cadette d’Antoinette Sassou Nguesso.

Peu avant son retour, Sassou N’Guesso a été reçu par son homologue et frère Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, au Palais de la Nation. Au centre de cet échange, le conflit libyen, les relations bilatérales entre leurs deux pays, le projet pont-rail-route et la pandémie de coronavirus qui touche le monde depuis quelques mois.

Sassou Nguesso Signalons que le président congolais était à la tête d’une forte délégation composée de 17 ministres et plusieurs hautes personnalités.

Congo : Sassou aux funérailles de Germaine Djembo

Comme annoncé, le Président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso est arrivé en début de soirée lundi 14 septembre 2020 à Kinshasa.

Le Chef de l’Etat a atterri au Jardin du Palais de la nation où il a été accueilli sur place par le Président Félix Tshisekedi. C’est du moins ce qu’a relayé la presse présidentielle. Denis Sassou est arrivé dans la capitale de la RDC, pour prendre part aux funérailles de Germaine Djembo, sœur aînée de son épouse, Antoinette Sassou Nguesso.

A son arrivée, Denis Sassou N’Guesso a eu un tête-à-tête d’une demi-heure avec son homologue de la République du Congo, Félix Tshisekedi. Après cette rencontre le Président congolais a pris la direction du Fleuve Congo Hôtel et la résidence de la famille Sassou.

Ce mardi 15 septembre 2020, les deux Chefs d’État accompagnés de leurs épouses participeront à toutes les étapes de la cérémonie funéraire de feu Germaine Djembo décédé à l’âge de 75 ans en France.

Une messe de suffrages est prévue à la cathédrale Notre Dame du Congo avant l’inhumation à la nécropole Entre Ciel et Terre de Kinshasa.

Congo : Faure Gnassingbé en visite chez Sassou N’Guesso

Le Président togolais est en séjour de travail et d’amitié de 24 heures en République du Congo, où il est arrivé le 27 août 2020.

Faure Essozimna Gnassingbé est arrivé au Congo, ce jeudi 27 août 2020, à Oyo dans le département de la Cuvette (nord). Le Président togolais, pour un séjour de travail et d’amitié de 24 heures. Dans cette localité, le chef de l’Etat togolais aura des entretiens, en tête-à- tête, avec son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso.

Le renforcement de l’axe bilatéral entre le Congo et le Togo, volonté commune de Denis Sassou N’Guesso et de son hôte, sera au centre des échanges entre les deux Chefs d’État, tout comme les grands sujets de l’heure sur la scène continentale et internationale.

Congo : Marcel Makomé a peur pour sa vie

Cet opposant politique congolais vit en France où il a demandé l’exil. Il accuse l’amiral Okemba de vouloir l’assassiner.

Marcel Makomé vit en France, où il a lancé un gouvernement en exil. Il a porté plainte auprès du procureur de la République de Paris qui n’a pas encore donné suite. L’ancien diplomate affirme que l’amiral Jean-Dominique Okemba, secrétaire général du Conseil national de sécurité, a envoyé des hommes pour l’éliminer

Marcel Makomé dit se sentir en danger et surveillé lorsqu’il quitte son domicile parisien. Il pense aussi avoir repéré ce qu’il nomme « des barbouzes » sur le territoire français. « Jean-Dominique Okemba, qui est en même temps le neveu de Sassou, a émis une fatwa, une liste des gens qu’il faut éliminer voire empoisonner. »

Sur quelle base affirme-t-il cela ? Le Congo est petit, répond l’ancien ambassadeur. « Le véritable personnel politique, on ne peut pas atteindre plus de cent personnes. Nous nous connaissons tous, il y a plusieurs passerelles, familiales, amicales, etc, ce qui fait que ce qui se fait à l’intérieur du palais de Sassou, nous sommes au courant le lendemain, pour ne pas dire les dix à quinze minutes qui suivent. »

Marcel Makomé fait le lien avec les tentatives d’assassinat d’un autre opposant congolais en France, le général Ferdinand Mbaou. La justice française enquête dessus. Marcel Makomé a porté plainte auprès du procureur de la République de Paris, plainte reçue le 5 août par la justice qui n’a pas encore donné suite.

Mais du point de vue de Brazzaville, cette plainte évoque plutôt une « recherche de sensationnel » de la part de l’ancien diplomate. Une plainte « totalement fantaisiste ». « Il ne représente que lui-même », cingle une source gouvernementale.

L’amiral Okemba n’a pas souhaité réagir à ces accusations.

Congo : 3 111 km de voies bitumées construits en 60 ans

La gestion est assurée par la société LCR, composée du chinois CSCEC (70%), d’Egvoies bituméesis Projects (15%) et de l’Etat congolais (15%).

Le réseau routier en république du Congo s’est densifié de 3 111 km de voies bitumées depuis 1960. 1 520 km ont été mis sous concession pour une durée de 30 ans.

15 août 1960 – 15 août 2020, voilà 60 ans que le Congo a accédé à son indépendance. A la faveur de cette date commémorative, le président Denis Sassou-N’Guesso a adressé un message, dans lequel il a peint le tableau de l’évolution du pays notamment dans le sous-secteur routier.

« Aujourd’hui, nous totalisons 3 111 kilomètres de voies bitumées, avec des ouvrages de franchissement sur pratiquement l’ensemble de nos grands cours d’eau », s’est félicité le président Sassou-N’Guesso, rappelant à titre comparatif qu’à son accession à l’indépendance, le Congo ne disposait pas d’un seul kilomètre de chaussée asphaltée, sauf quelques voiries bitumées dans les quartiers résidentiels des ressortissants européens basés à Brazzaville, Pointe-Noire et Dolisie.

Pour lui, « le réseau routier bitumé s’est densifié 60 ans après dans nos principales villes et, à la faveur des municipalisations accélérées, dans les chefs-lieux des départements ».

Il en veut pour preuve, « la grande dorsale traversant le pays du sud au nord ainsi que les axes d’intégrations sous régionale assurant la connexion avec les pays frontaliers ». Ceux-ci sont fort révélateurs des progrès appréciables en matière d’infrastructures routières, affirme-t-il.

Afin d’améliorer son infrastructure routière, le Congo a opté pour la délégation de service public. En mars 2019, la gestion des principaux axes routiers du pays a été confiée à la société privée La Congolaise des Routes  S.A. (LCR), dans le cadre d’une concession de 30 ans. Il s’agit des corridors Brazzaville – Point-Noire (535 km), Brazzaville – Ouesso (835 km) et Brazzaville – Mindouli (150 km).

LCR est composée du partenaire chinois CSCEC (70%), d’Egis Projects (15%) et de l’Etat congolais (15%). En vertu du contrat, la société concessionnaire sous-traite la maintenance courante et la maintenance lourde à CSCO (filiale de CSCEC) et les opérations de péage, pesage et trafic à la filiale d’exploitation locale détenue à 100% par Egis Road Operation.

Congo : le jet de Sassou N’Guesso bientôt vendu aux enchères

Poursuivi par un créancier, l’État congolais estimait que la saisie du Falcon 7X de Denis Sassou-Nguesso était illégale. Démenti de la justice française.

Au risque de se voir reprocher un crime de lèse-majesté, le juge de l’exécution (JEX) du tribunal judiciaire de Paris a ouvert la voie à la vente aux enchères d’un jet rattaché à la flotte du président Denis Sassou-Nguesso, qui exerce depuis 23 ans un règne sans partage sur la République du Congo, l’un des pays les plus pauvres du monde. Ce Falcon 7X, dont la valeur est estimée entre 20 et 30 millions d’euros (selon le luxe de ses aménagements intérieurs, qui reste à apprécier), avait été saisi en vue d’une exécution forcée le 8 juin dernier, sur le tarmac de l’aéroport de Bordeaux Mérignac (Gironde) où il devait subir des travaux de maintenance.

S’appuyant sur deux sentences arbitrales condamnant la République du Congo à payer ses dettes à sa société de droit congolais « Commission Import-Export » (Commisimpex), l’homme d’affaires anglo-libanais Mohsen Hojeij avait fait saisir l’appareil, immatriculé TN-ELS, alors qu’il venait d’être confié à la société Dassault Falcon-Service pour sa révision. Le créancier, à qui la République du Congo devrait plus d’un milliard d’euros au titre de marchés publics impayés, se prévalait encore d’un arrêt de la cour d’appel de Paris du 27 février autorisant « toute mesure d’exécution sur tout bien appartenant au Congo », « dont les aéronefs », à l’exception des avions utilisés à des fins diplomatiques.

Bien décidé à laver l’affront, le Congo a fait citer Commisinpex et Dassault Falcon-Service devant le juge de l’exécution, estimant la saisie du jet « nulle et abusive ». Tout en en réclamant la mainlevée, les avocats de la République du Congo revendiquaient auprès de son créancier la coquette somme d’un million d’euros, en guise de dommages et intérêts. Au titre du préjudice moral ? En tout cas en réparation de l’outrage fait à cet État – et à son président autocrate.

Au terme d’une inépuisable discussion juridique portant tout à la fois sur l’immunité juridictionnelle des États et de leurs biens, la notion d’aéronef d’État étranger et l’usage qui en est fait, le juge a, dans une décision du 29 juin, rejeté toutes les demandées formulées par l’État congolais. L’avion portant ses couleurs pourra être vendu aux enchères, comme le souhaitait la société Commisimpex, bien décidée à saisir tout ce qui peut l’être pour recouvrer ses créances. Saluant une décision « remarquablement motivée », son avocat, Me Jacques Alexandre Genet, s’est félicité de voir « les petites manœuvres de la République du Congo écartées par les juridictions françaises ».

Carnet de vol épluché

C’est la première fois, depuis l’adoption de la loi Sapin 2 de 2016 (relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique), que la justice française confirme la possibilité de saisir un avion appartenant à un État étranger. « Conscient de la sensibilité de la question, le juge a pris soin d’examiner, pour mieux les rejeter, tous les arguments fondés sur l’immunité de l’État congolais », se félicite Me Genet.

Celui-ci avait adressé au JEX un mémoire de plus de cinquante pages tendant à démontrer que l’avion présidentiel sur lequel lorgnait son client ne relevait pas d’un usage diplomatique mais personnel. Pour s’en assurer, le juge français, saisi par la République du Congo, a épluché le carnet de vol de l’appareil et a pu constater que « huit pages sur neuf » étaient consacrées à des vols intérieurs, spécialement entre Brazzaville, la capitale de la RC, et Oyo, ville natale du président Sassou-Nguesso. Il a constaté qu’à plusieurs reprises, le dirigeant congolais l’a utilisé « pour d’autres vols intérieurs, sans lien avec une activité diplomatique ». « Entre le 31 août 2018 et le 8 février 2020, (celui-ci) a effectué dix-sept voyages officiels sur d’autres aéronefs, notamment un Boeing 787 », relève encore le magistrat.

« Ainsi, l’État débiteur […] n’offre aucune preuve de ce que l’appareil en cause a effectivement transporté le président congolais à l’occasion d’un quelconque voyage à l’étranger », en déduit-il. « Son utilisation n’est reliée à aucune activité diplomatique établie », conclut le jugement.

Envolé, donc, l’espoir de la République du Congo d’en reprendre les commandes. Le jet privé du président Sassou-Nguesso, régulièrement cité dans des affaires de détournement de fonds publics et poursuivi par de nombreux créanciers internationaux, va être vendu comme un vulgaire meuble – ce qu’il est d’ailleurs, au regard du droit.

Congo : le Falcon 7X de la flotte d’Etat saisi à Bordeaux

Le jet du président Denis Sassou N’Guesso a été immobilisé juste après son atterrissage sur le tarmac de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac.

Lundi 8 juin peu après 16 heures, un jet estampillé « République du Congo » s’est posé sur le tarmac de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac. Ce Falcon 7X de la flotte d’Etat, qui a parfois transporté le président Denis Sassou-Nguesso, avant que le chef d’Etat ne privilégie des avions plus grands et plus luxueux, a été immobilisé et saisi juste après son atterrissage. Ce geste a provoqué la colère de la présidence congolaise.

La raison de cette saisie serait une facture non honorée à un homme d’affaires anglo-libanais, Mohsen Hojeij, ancien proche du président Sassou-Nguesso. Un impayé initial de 100 millions d’euros en 1992 qui, au fil des ans, s’est transformé en une dette de 1,2 milliard d’euros, soit près de 15 % du produit intérieur brut (PIB) du Congo.

A l’issue d’une âpre et longue bataille devant les tribunaux, Commisimpex, la société de Mohsen Hojeij, a fini par avoir gain de cause. La Cour de cassation de France a rendu des « décisions définitives » et une sentence arbitrale prononcée par la Chambre de commerce internationale, à Paris lui donne raison. La justice française autorise donc à saisir tout actif de l’Etat congolais, à l’exception de ceux à usage diplomatique.

Il faut le dire, lors de ses derniers déplacements, l’avion prenait soin de ne pas laisser de traces sur les sites de suivi de vols. Puis, il a réapparu dans les radars ce lundi 8 juin, parti du nord-ouest du Congo avant de se poser à Bordeaux où il devait entrer en révision. L’appareil pourrait être prochainement vendu aux enchères entre 20 et 25 millions d’euros, ou plus selon le faste de l’aménagement intérieur. « On est à l’affût et on poursuit la recherche des actifs. Dès qu’on peut saisir, on saisit », précise Me Jacques-Alexandre Genet, avocat de la société Commisimpex.

Congo-Coronavirus : le Congo multiplie les actions pour faire face à la pandémie

Arrivée d’experts chinois, achat d’importantes quantités de masques, dépistage de masse,… Le Congo entend sonner la fin du coronavirus. Et partant renouer sous peu avec la vie « normale ».

La république du Congo a reçu près d’un million de masques, plus de 40 000 tests, des automates de laboratoires et bien d’autres instruments de lutte contre la pandémie de covid-19.

Avec les 40 000 tests, les dépistages de masse devraient passer de 500 à plus de 1500 tests par jour comme l’a expliqué un responsable du comité de riposte. Cerise sur le gâteau : ces tests ne devraient pas se limiter à la zone dite 1, c’est-à-dire Brazzaville et Pointe-Noire qui concentrent plus de 90 % de cas. Ils s‘étendront à d’autres localités.

Si l’on doit s’attendre à une explosion de cas du fait de ces tests de masse, le Congo pourrait toutefois marquer un pas important vers la circonscription optimale et efficiente du coronavirus.

Le coronavirus qui, depuis la déclaration du premier cas en mi-mars dernier, a déjà touché 567 Congolais dont 161 personnes guéries et 19 décès, d’après les autorités sanitaires. Soit un taux de létalité de 3,35 % et un taux de guérison de 28 %.

Des chiffres qui font du Congo l’un des pays les moins impactés d’Afrique centrale. Un exploit que les autorités congolaises entendent maximiser en s’appuyant sur l’expertise que mettra à leur disposition une délégation de médecins chinois arrivée samedi 23 mai dernier, dans la capitale, Brazzaville.

Pays d’origine du virus, la Chine a pu contenir le coronavirus, selon des observateurs. « Nous avons pris de l’avance sur les autres », se félicitait peu avant la venue de ces médecins à Brazzaville, Ma Fulin, ambassadeur de Chine au Congo. Non sans congratuler ses homologues : « Les dirigeants ont pris de grandes mesures et à temps, ce qui met le pays dans une bonne situation pour l’instant ».

35 personnes parlent à ce sujet

En fin mars, alors que le pays ne comptait que quelque 19 cas pour zéro décès, le président Sassou-Nguesso a décrété l‘état d’urgence en prenant des mesures dont le confinement qui a duré quelque 45 jours.

Au déconfinement, le pays s’est retrouvé avec près de 412 cas dont 110 guérisons et 16 morts. Une situation qui a été imputée en grande partie au non-respect du confinement par les populations. Reste à présent le défi de la sensibilisation dans une société où préjugés et scepticisme se servent de ce que des observateurs appellent « déficit communicationnel » des pouvoirs publics pour faire échec à l’application des mesures barrières.

Denis Sassou Nguesso demande une aide entre 300 et 500 millions de dollars au FMI

Le président congolais Denis Sassou-Nguesso revient sur la pandémie de Covid-19, sur la prolongation des mesures de confinement jusqu’au 15 mai.

Denis Sassou-Nguesso confirme que tous les traitements qui sont faits ailleurs, comme le protocole du professeur Raoult ou l’Artemisia de Madagascar, doivent être essayés en milieu hospitalier, sous contrôle. Denis Sassou-Nguesso évoque aussi la chute des cours du pétrole. « Nous avons confiance, nous ne croyons pas à un effondrement de l’économie congolaise », estime-t-il. Il demande une aide entre 300 et 500 millions de dollars au FMI.

Le président congolais dément par ailleurs les révélations de l’ONG Publiez ce que vous payez selon lesquelles sur 69 projets de santé publiés qu’elle a suivis en 2017 et 2018, aucun n’a abouti. « C’est dans l’imagination de ceux qui parlent », déclare-t-il. Denis Sassou-Nguesso écarte aussi toute mesure de libération des opposants Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa. Á ceux qui pensent qu’il prépare son fils Denis Christel Sassou-Nguesso pour lui succéder un jour, « cela est de la légende », répond-il sèchement.

Interrogé sur le dossier Libyen, le président congolais, qui dirige le Comité de Haut-niveau de l’Union africaine sur la Libye, déplore la situation qui prévaut sur le terrain. Quant à la conférence de réconciliation nationale qui devait se tenir en juillet à Addis Abeba, il reconnait que « les conditions actuelles ne permettent pas d’aller vers cet objectif ». Denis Sassou-Nguesso rappelle qu’il n’y a pas de solution militaire et appelle les belligérants  « à la sagesse » pour que la souffrance du peuple libyen soit abrégée.

Monsieur le président, vous venez d’annoncer que le confinement, en raison du Covid-19 au Congo, qui devait se terminer à la fin du mois d’avril, allait être prolongé jusqu’au 15 mai. Vous avez aussi annoncé le port obligatoire du masque, une campagne de dépistage à grande échelle. Est-ce que cela veut dire que vous craignez que le pire soit encore devant vous, face à cette pandémie ?

Oui, nous avons pris ces décisions, parce que ces derniers temps, après trente jours de confinement, nous avons observé une remontée d’épidémie. On atteint aujourd’hui près de 260 cas, dont 10 morts – 2 médecins, parmi les morts – et une trentaine de cas guéris. Nous pensons que l’épidémie est encore là et voilà pourquoi nous avons cru utile de renforcer les mesures au cours des quinze prochains jours.

Pour les malades du Covid-19, il existe des traitements qui font débat. Celui basé sur la chloroquine et celui développé par Madagascar, à base d’artémisia. Vous venez d’en commander, mais certains doutent de l’efficacité de ces remèdes. Comptez-vous l’utiliser au Congo ?

Nous pensons que tout le monde fait confiance au progrès de la science, mais devant nous, nous avons aussi des vies à sauver, puisque les scientifiques n’ont pas encore mis au point un médicament efficace, accepté par tous, nous pensons que tous les essais qui sont faits ailleurs et qui ont donné quelques signes d’efficacité, comme le protocole du professeur Raoult ou le produit de Madagascar, nous pensons qu’en milieu hospitalier, sous contrôle, nous devons les essayer, nous aussi, pour tenter de sauver des vies.

Monsieur le président, il y a évidemment cette crise sanitaire – vous venez de le dire – vous êtes encore en plein dedans – il y a une crise économique -, mais pour votre pays, en plus, il y a une crise pétrolière. Le prix du baril s’est effondré ces derniers temps. Vos revenus pétroliers vont être divisés de moitié. On prévoit une récession sévère. Est-ce que vous n’êtes pas inquiet ? Est-ce que vous ne craignez pas un effondrement économique de votre pays ?

Oui, les éléments que vous avancez sont exacts. Notre Parlement vient d’approuver un collectif budgétaire qui réduit notre budget 2020 de moitié, mais nous avons confiance. Nous pensons que le monde a connu des situations aussi graves dans le passé et que les économies du monde reprendront. Le pétrole remontera aussi – les prix -, et nous ne croyons pas à un effondrement général de tout ceci, pas à un effondrement de l’économie congolaise non plus.

Monsieur le président, le FMI ne vous a pas inclus dans une première liste de vingt-cinq pays à qui il accorde une aide d’urgence. Ne craignez-vous pas d’être oublié, d’autant que le FMI a gelé une tranche d’aide en décembre, estimant que vous n’aviez pas rempli vos obligations, notamment en matière de transparence, de restructuration de votre dette avec la Chine, et surtout avec des traders pétroliers ?

Nous sommes en rapport constant avec le Fonds monétaire international. La dette du Congo a été très structurée, avec l’appui de la Chine. Nos négociations avec les traders vont dans la bonne direction. Nous pensons que le Fonds monétaire international tient compte de tous ces éléments-là et approuvera la demande d’aide urgence que nous avons formulée.

Monsieur le président, vous demandez combien au Fonds monétaire international et est-ce que vous pensez que vous allez, en effet, conclure ? Il y a deux traders pétroliers notamment, avec qui vous êtes en litige depuis des années et on parle de grosses sommes. C’est Trafigura et Glencore. Est-ce que vous allez conclure un accord avec eux et combien demandez-vous au FMI ?

Nous avons confiance. Nous pensons que nous allons conclure avec Trafigura et glencore. Au Fonds monétaire, nous demandons une aide qui peut aller vers 300-400-500 millions de dollars, pourquoi pas… Mais nous maintenons le contact avec les autorités du Fonds monétaire.

Face à cette épidémie, des intellectuels africains ont lancé un appel aux chefs d’État pour qu’ils fassent plus pour leur population. Vous, qui êtes au pouvoir depuis longtemps, dans un pays « au si riche » potentiel, vous devez vous sentir particulièrement visé. Reconnaissez-vous votre part de responsabilité ?

Les intellectuels dont vous parlez, je ne sais pas s’ils sont à notre contact ici, sur le continent. Mais en tout état de cause, nous sommes responsables de la vie de nos populations, oui, c’est vrai. Et nous avons pris une série de mesures pour atténuer les difficultés que connaissent les populations en cette période de crise. Par exemple, un Fonds de solidarité de 100 milliards de francs Cfa pour soutenir les entreprises en difficulté, et le secteur informel, de l’aide en direction des populations les plus démunies… Nous pensons que nous prendrons toutes les mesures pour soutenir notre peuple dans cette situation difficile. Nous l’avons toujours fait dans le passé.

Monsieur le président, il y a une organisation non-gouvernementale qui s’appelle « Publiez Ce Que Vous Payez » qui vient de révéler, elle a fait une étude sur les projets de santé, en affirmant que sur soixante-neuf projets de santé budgétés en 2017 et 2018, aucun n’avait vu le jour. Ce qui pose quand même une question, à savoir : de l’argent a été budgété pour construire des hôpitaux. Il a disparu, il a été détourné. D’abord, votre réaction à ces affirmations et si elles sont avérées, que comptez-vous faire ?

Tout ceci est faux. Aucun sou n’a été détourné. Nous avons programmé la construction de près de quatorze hôpitaux. Douze pour les départements, un hôpital central des armés, l’hôpital « mère-enfant » qui est terminé et qui est en fonctionnement. Les autres sont à presque 75 % pour le gros œuvre. Mais tous ces chantiers ont été arrêtés et ils sont suspendus à cause de l’effondrement du cours du pétrole. Nous avons bon espoir qu’ils seront relancés et nous allons programmer d’en relacer deux, cette année.

Donc ce sont des accusations mensongères ? C’est ce que vous dites ?

Ce n’est que dans l’imagination. Ceci est dans l’imagination de ceux qui parlent et qui parlent au loin. Il serait bon qu’ils viennent ici au Congo, en Afrique, pour s’imprégner de la réalité.

Les organisations de défense des droits de l’homme, comme Amnesty International, demandent la libération de prisonniers politiques pendant la pandémie. Elles citent notamment vos opposants Jean-Marie Michel Mokoko, André Okombi Salissa. Est-ce que vous êtes disposé à faire ce geste pour des raisons sanitaires et humanitaires, avant la prochaine présidentielle du premier trimestre 2021 ?

Madame, je dois vous dire que les personnes que vous citez ne sont pas en prison, parce que ce sont des personnalités politiques. Elles ont pris part à l’élection présidentielle en 2016 en toute liberté et elles ont été poursuivies en justice pour des faits de droit commun. C’est pour ces faits-là que ces personnes ont été condamnées. Dans tous les cas, en ce qui concerne le gouvernement, il a été décidé de la libération de 365 prisonniers, qui ont été condamnés pour des délits mineurs. D’autres, parce qu’ils avaient déjà purgé la plus importante partie de leur peine, 365 prisonniers ont été libérés pour désengorger les prisons. Mais les personnalités que vous citez ne sont pas en prison parce que ce sont des personnalités politiques, mais parce qu’elles ont commis des délits de droit commun.

Et donc elles ne seront pas libérées ? C’est ce que vous nous dites, aujourd’hui ?

Il n’y a pas de raison pour qu’elles soient libérées. J’ai dit : pour désengorger les maisons d’arrêt, 365 prisonniers ont été libérés.

On a mentionné rapidement la présidentielle de 2021. Elle est prévue au premier trimestre. On sait que le calendrier électoral, dans certains pays, va peut-être être bousculé à cause de la pandémie. Est-ce qu’il aura bien lieu en temps et en heure ou est-ce que vous envisagez un report en raison du Covid-19 ?

Cette question n’est pas encore à l’ordre du jour.

Certains prétendent que vous préparez votre fils Denis Christel Sassou Nguesso pour vous succéder un jour. Est-ce exact ? Est-ce votre souhait ?

Madame, cela est de la légende. Est-ce que nous pouvons aborder des questions plus sérieuses qui sont, en réalité, d’actualité ? S’il vous plaît…

On va parler d’une question d’actualité, qui hélas, est une question d’actualité depuis longtemps sur le continent : la Libye. Vous êtes en charge du Comité de haut niveau de l’Union africaine. À ce propos, les espoirs de cessez-le-feu ont volé en éclats. Les combats se multiplient. Toutes les tentatives de médiation ont échoué. Est-ce qu’on est vraiment au bord de la catastrophe en Libye et est-ce que la Conférence de réconciliation nationale qui était prévue à Addis-Ababa en juillet pourra avoir lieu dans ces conditions ?

Vous décrivez là une situation regrettable et dramatique. Pourtant, depuis la réunion de Berlin, il a été entendu que la question de la Libye n’avait pas de solution militaire et qu’il fallait aller vers des solutions politiques, aller vers un cessez-le-feu.

Et pour l’Union africaine il s’agit de préparer, puis de tenir un forum de réconciliation nationale inclusif à Addis-Abeba. Vous voyez bien que les conditions ne permettent pas, pour le moment, d’aller vers cet objectif. Mais l’Union africaine continue de conserver cet objectif-là, parce qu’elle considère qu’il n’y a pas de solution militaire en Libye. Et vous voyez bien que cette situation crée des drames dans les milieux des femmes, des enfants, de migrants…

Nous profitons de cette occasion pour lancer un appel aux belligérants en Libye, un appel à la sagesse pour que la souffrance du peuple libyen soit abrégée.

Congo-Coronavirus : Sassou N’Guesso prolonge le confinement jusqu’au 15 mai

Au Congo, le président de la République, Denis Sassou Nguesso, a annoncé jeudi 30 avril, en soirée la prolongation jusqu’au 15 mai du confinement.

La république du Congo a enregistré 220 cas de coronavirus officiellement déclarés dont 19 guéris et 09 décès. Face à cette situation sanitaire, le gouvernement a instauré le confinement total le 31 mars dernier. Confinement qui devait être arrêté ce 30 avril.

« Le confinement actuel s’étendra du 1er au 15 mai 2020. Durant cette période, nous évaluerons l’efficacité de sa mise en œuvre », a déclaré le président Sassou Nguesso dans un message radiotélévisé.

Pour ce qui est de l’état d’urgence, celui-ci est prolongé jusqu’au 10 mai. « Au cas où les résultats observés se révéleraient au fur et à mesure encourageants, le gouvernement pourrait alors étudier, au même moment, un plan de déconfinement ordonné, applicable par paliers à partir du 16 mai 2020 », a ajouté le Président de la république. Il a également décidé « la mise en œuvre, à grande échelle, du test de dépistage et le port obligatoire du masque pour tous les congolais ».

Coronavirus : le Congo en « état d’urgence sanitaire »

Le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, a annoncé samedi le confinement des habitants de son pays, un couvre-feu nocturne et l’instauration d’un « état d’urgence sanitaire ».

La république du Congo, depuis ce matin est en « état d’urgence sanitaire ». Une décision prise par le président Denis Sassou Nguesso, samedi 28 mars 2020, pour faire face à la pandémie de coronavirus. Le Congo enregistre en ce jour 19 cas de covid-19 confirmés. Denis Sassou N’Guesso a aussi décrété le confinement total des congolais et un couvre-feu nocturne. Toutes ces mesures ont pour objectif de faire face aux risques de propagation du coronavirus.

Mesures valables 30 jours à compter de ce mardi 31 mars dans ce pays producteur de pétrole d’environ cinq millions d’habitants.

Il faut dire le confinement concerne l’ensemble de la population « à l’exception de ceux qui travaillent à la fourniture des biens et services indispensables ». Le président n’a pas précisé si les activités pétrolières dans la capitale économique Pointe Noire entraient ou non dans cette catégorie.

Le couvre-feu est prévu de 20h00 à 05h00. Le président a aussi annoncé « la mobilisation sans faille des forces de défense et de sécurité » pour faire respecter ses décisions.

Sassou N’Guesso « Je vous engage tous à mener le combat contre le COVID-19 »

Suite à l’ampleur du coronavirus, le président congolais, Denis Sassou N’Guesso s’est adressé à ces compatriotes. L’intégralité de son discours sur journaldebrazza.com.

Mes Chers Compatriotes,

Depuis trois mois, l’humanité entière est ébranlée par un virus, appelé COVID-19.

Du nord au Sud, de l’Est à l’Ouest de la planète terre, aucun pays n’est épargné ou ne sera épargné, affirment les scientifiques.

Aujourd’hui, les personnes contaminées recensées à travers le monde se comptent par certaines de milliers et les morts par milliers.

Toutes les grandes puissances économiques mondiales se disent désormais en guerre contre le COVID-19. Et, le mal est là, toujours agressif et encore souvent mortel. Il résiste farouchement et s’étend chaque jour un peu plus.

Le COVID-19 est désormais le principal ennemi à combattre et à vaincre. Il mobilise toutes les énergies et a pris le dessus sur tout, dans le monde.

Et pourtant, trois mois seulement avant, nombre de dirigeants dans beaucoup de pays et même ceux de l’Organisation Mondiale de la Santé ne se faisaient pas à l’idée que le nouveau coronavirus deviendrait très vite une pandémie, décimant des milliers de vies et créant le chaos à travers tous les continents.

Très Chers Compatriotes,

Quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse, le nouveau coronavirus, ce mal absolu, est encore là, bien là. Il continu de gagner du terrain.

Peu à peu, il s’installe dans notre pays. Les dernières statistiques font état de 19 personnes contaminées, dûment recensées sur le territoire national.

L’histoire qui s’écrit sous nos yeux nous enseigne que si nous ne nous mettons pas en ordre serré de bataille, dès à présent, le mal va vite percer nos lignes de défenses et se répande comme une traînée de poudre sur l’ensemble du territoire national.

Aussi, Mes Chers Compatriotes, je vous engage tous à mener le combat contre le COVID-19.

Pour ce combat-ci, ce ne sont pas seulement nos services de santé et nos forces de défense et de sécurité qui doivent monter seuls au front. C’est tout le peuple qui doit se porter en première ligne pour arrêter net la progression de l’ennemi, le COVID-19.

Voilà pourquoi, en ce jour, samedi 28 mars 2020, j’invite solennellement toutes les Congolaises et tous les Congolais à prendre une part active au combat déjà en cours contre le COVID-19.

Nous allons tous combattre pour que le coronavirus ne se propage pas partout dans le pays, n’atteigne pas un grand nombre d’entre nous et ne détruise pas plusieurs vies sur notre territoire.

Nous allons tous combattre pour préserver chaque vie humaine menacée.

Nous allons tous combattre pour sauver notre économie et notre société de la noyade consécutive au règne de la pandémie de COVID-19.

Nous allons tous combattre pour que le pays reste débout et poursuive avec hardiesse sa marche vers le développement.

Nous allons tous combattre pour que l’engagement triomphe sur le fatalisme, que la responsabilité triomphe sur l’inconscience et que l’organisation triomphe sur le peur.

Congolaises, Congolais,

On ne va pas au combat, on ne mène pas le combat, on ne gagne pas le combat, sans règles strictes à observer, sans détermination inébranlable et sans discipline de fer. A la vérité, l’observance de toutes les règles édictées, la détermination et la discipline de tous forment l’essentiel du combat. Combattre pour soi, combattre pour nous tous, c’est avant tout s’y conformer.

Tout cela appelle es sacrifices. Le combat en vaut la chandelle, auraient dit nos ancêtres.

A partir de maintenant, notre vie ne peut plus être pareille à celle d’il y’a un mois.

Depuis le 14 mars dernier, sur mes instructions, le Gouvernement met progressivement en place des mesures de prévention et de protection du pays et de son peuple contre la pandémie de COVID-19.

Les dernières en date étant :

– la fermeture des lieux de culte ;

– la fermeture des établissements d’enseignement préscolaire, primaire général, technique et professionnel, ainsi que des établissements d’enseignement supérieur tant publics que privés ;

– la fermeture des bars-dancing, boîtes de nuit et des établissements communément appelés VIP et Caves ;

– L’interdiction des réunions ou rassemblements de plus de 50 personnes ;

– La célébration, dans la plus stricte intimité, de tous les événements familiaux (mariages, veillées mortuaires, etc…)

– La fermeture jusqu’à nouvel ordre e toutes les frontières terrestres, fluviales, maritimes et aériennes sauf pour les navires et vols cargos.

– le réquisitionnement de certaines formations sanitaires dans les départements de Brazzaville, de Pointe-Noire et de la Cuvette.

En tenant compte de la virulente manifestée du COVID-19, que nous pouvons observer au travers des médias du monde, il nous faut aller plus loin , pour espérer gagner le combat, sans trop de pertes en vies humaines.

Après avoir consulté le Président du Senat, le Président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre, Chef du gouvernement, le Président de la Cour constitutionnelle, le Président de la Cour suprême et des éminents scientifiques :

Je décide, en votre nom à vous tous, pour les trente jours à venir, avec effet à compter du mardi 31 mars 2020, ce qu’il suit :

– l’instauration, dans notre pays, de l’état d’urgence sanitaire ;

– le confinement à domicile de l’ensemble de la population, à l’exception de ceux qui travaillent à la fourniture des biens et services indispensables ;

– l’interdiction de la circulation sur l’ensemble du territoire nationale, à l’exception des déplacements jugés essentiels ;

– la fermeture de tous les lieux de vente autres que ceux des aliments et des produits essentiels ;

– la régulation des ventes sur les marchés domaniaux ;

– la mise en place d’un couvre-feu, de 20 heures à 5 heures du matin ;

– la mobilisation générale des forces de défense et de sécurité afin de faire respecter sans faille l’ensemble de ces décisions ;

– la création d’un Fonds national de solidarité pour le soutien des entreprises, la compensation des pertes de revenus des actifs et l’aide aux personnes vulnérables. Ce fonds doit mobiliser au moins 100 milliards de francs CFA courant avril 2020.

Congolaises, Congolais,

Mes Chers Compatriotes,

Pour mener à bien ce combat dans lequel nous sommes dorénavant tous engagés, j’ai mis en place :

– la Coordination nationale de gestion de la pandémie de COVID-19 ;

– la Task-force sur l’impact économique et social du COVID-19

– le Comité national de la riposte à la  pandémie de COVID-19 ;

– et le collège des experts.

Sous mon autorité, la Coordination nationale se charge de définir et de faire exécuter des politiques et mesures de nature à préserver les vies humaines et à atténuer les préjudices des chocs et de restauration des équilibres économiques et sociaux.

La Task-force prendre régulièrement la mesure exacte des effets économiques et sociaux résultant du contexte dans lequel nous nous trouvons. Elle proposera des solutions d’amortissement des chocs et de restauration des équilibres économiques et sociaux.

Le Comité national de riposte prend en charge tous les aspects sanitaires, partant de la prévention au traitement des malades.

Le Collège des experts, composé des scientifiques et autres experts dans différents domaines de la vie donnera à la Coordination nationale des avis sur les mesures prises et celles à prendre.

Peuple Congolais,

Au-delà de l’efficacité des institutions et des décisions, il y’a votre comportement. Il doit être exemplaire. La santé, et peut-être même la vie, de chacun et de tous en dépend.

Vive la responsabilité !

Vive la solidarité !

Vive la République.

Brazzaville va abriter une rencontre sur la préservation des forêts

L’annonce a été faite lundi 03 février 2020, par directeur exécutif du Fonds vert pour le climat, Yannick Glemarec.

La capitale congolaise servira de cadre à un atelier rencontre dont le sujet principal la préservation des forêts. C’est ce qui en ressort d’un entretien entre le président Denis Sassou N’Guesso et le directeur exécutif du Fonds vert pour le climat, Yannick Glemarec, le 03 février 2020.

« Nous avons discuté de plusieurs pistes de coopération parmi lesquelles l’organisation d’un atelier de dialogue sectoriel à Brazzaville. Cette rencontre réunira tous les pays de la sous-région pour identifier les projets prioritaires qui pourraient être soumis au Fonds vert pour le climat », a déclaré Yannick Glemarec, directeur exécutif du Fonds vert pour le climat.

C’est au sortie de ce tête à tête avec le Chef de l’Etat, que Yannick Glemarec s’est exprimé devant la presse. Il a souligné la nécessité de conserver les écosystèmes forestiers d’Afrique centrale et estimé que le Fonds vert pour le climat, le Fonds bleu pour le Bassin du Congo et d’autres fonds, devraient, œuvrer en faveur de la préservation des tourbières de la forêt congolaise.

Créé en 2010, le Fonds vert pour le climat est un mécanisme financier onusien rattaché à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Il a pour mission de transférer des fonds des pays les plus avancés à ceux les plus vulnérables pour mettre en place des projets de lutte contre les effets des changements climatiques.

Sassou N’Guesso : « Jacques Chirac, c’était un ami personnel, un ami du Congo »

Le Président de la République du Congo évoque sa tristesse suite au décès de l’ancien président français, Jacques Chirac.

Jacques Chirac est mort jeudi matin à l’âge de 86 ans. Chirac l’africain, c’est le surnom qui lui avait été attribué. Un surnom qui colle au souvenir de l’ancien président tant il a marqué les relations entre Paris et le continent comme l’atteste le chef de l’Etat congolais.

Sur l’antenne de RFI, le premier à avoir réagi à la mort de Jacques Chirac sur le continent africain, c’est Denis Sassou-Nguesso.

« Je suis vraiment bouleversé par la nouvelle et je dois aussi dire que Jacques Chirac, c’était un ami personnel, un ami du Congo et de l’Afrique. Je garderai le souvenir de lui de ma visite d’Etat à Paris en pleine cohabitation Mitterrand-Chirac. Et j’ai pu voir à cette occasion-là que c’était une forte personnalité. », a évoqué sa tristesse.

Congo : Message du président de la République à la nation

Le chef de l’Etat congolais a prononcé son discours mercredi 14 août à l’occasion de la célébration du 59ème anniversaire de l’indépendance.

L’intégralité du discours

Mes chers compatriotes ;

Le 15 août 2019 honore nos 59 ans d’indépendance forgés dans le sillage de l’histoire et la dynamique de notre marche vers le développement.

Tout en se félicitant des festivités en cours, le Congo se situe à la veille des 60 ans de son accession à la souveraineté internationale qui seront célébrés dans un an, en 2020.

A l’évidence, 60 ans ne sont qu’un trait à peine visible à la dimension du temps qui s’écoule.

A l’échelle humaine, c’est l’âge de la grande affirmation, du plein épanouissement, de la maturité.

DIGNITÉ, MATURITÉ, MÉRITE et RESPECT sont l’expression d’une force tranquille, en articulation avec l’UNITÉ, le TRAVAIL et le PROGRÈS.

Notre peuple concentre, dans son âme, ces valeurs qui fondent le Congo. Ce rendez-vous de la mémoire avec notre glorieux passé nous donnera l’occasion de tirer les leçons nécessaires et de conforter nos convictions en un avenir radieux.

Dès ce jour, il nous faut donc amorcer une réflexion avisée pour que ce référentiel des 60 ans d’indépendance soit célébré dans la dignité, au rythme de la relance de notre économie et au profit du mieux-être collectif.

Mes chers compatriotes ;

Notre pays se construit au prix d’un effort persévérant.

Grâce à sa détermination éprouvée et l’appui inestimable de ses partenaires, le Congo vient de conclure un accord avec le Fonds monétaire international.

Ce programme triennal de réformes vise à améliorer la situation de nos finances publiques et de l’économie nationale. Nous saluons ce résultat acquis après des négociations longues et complexes.

Cependant, cet objectif atteint ne saurait être une finalité. Il constitue un nouvel appel à la mobilisation et à un engagement sans faille.

Cette issue magnifie le comportement louable de nos concitoyens qui ont facilité, par leur sens élevé de patriotisme et de responsabilité, la consolidation du climat social apaisé, l’adhésion au processus engagé et l’espérance des lendemains meilleurs.

Dès lors, j’adresse mes sincères remerciements au peuple, pour cet élan de cœur et de raison, sans lequel les avancées actuelles n’auraient guère été réalisées.

Mes chers compatriotes ;

Nous disposons d’importantes potentialités qui offrent de belles perspectives de relance à notre pays.

Ces richesses ne deviendront de véritables atouts que par le travail acharné de toutes les Congolaises et tous les Congolais, ce qui implique, par conséquent, la mobilisation effective des énergies ainsi que l’engagement total et déterminé des forces vives de la Nation.

Une fois de plus, J’invite l’ensemble du Peuple à privilégier, sans cesse, le travail créateur de richesse pour permettre au Congo de valoriser ses ressources et apporter des réponses pertinentes aux défis du développement.

A cet effet, je prends acte de l’annonce faite le samedi 10 août 2019 à Oyo, par la société PEPA, de l’heureux aboutissement des opérations d’exploration pétrolière menées au titre du permis « NGOKI », mettant en évidence la présence des réserves de pétrole de qualité dans la partie Nord de notre pays.

Le permis « NGOKI » pourrait, à terme et si les données sont confirmées, rendre possible la mise en valeur d’un gisement situé à la périphérie des zones humides séquestrant les tourbières. Le Congo est partie prenante des conventions et accords sur les zones humides d’importance internationale.

Notre pays applique, avec force et rigueur, les dispositions des traités et mécanismes mondiaux mis en place, ces dernières années, dans le cadre de l’utilisation rationnelle de ces espaces spécifiques.

Dans la revendication assumée de son droit au développement, le Peuple congolais s’est placé dans le sens du devoir, au service de l’humanité, en matière de sauvegarde des écosystèmes.

Le Congo reste parfaitement attentif et conscient de la nécessité de préserver les tourbières, au regard de leur incidence sur l’équilibre climatique mondial et la protection de la biodiversité.

Notre pays n’a jamais enfreint l’obligation de protéger les tourbières dans ses zones lacustres.

Il n’a nullement l’intention de le faire à l’avenir, nonobstant les contreparties financières annoncées et qui continuent à se faire attendre.

Grâce à l’affinement des technologies, la recherche et l’exploitation des hydrocarbures liquides ou gazeux tirent désormais avantage des innovations adaptées et des techniques appropriées. Celles-ci permettent, par une bonne chirurgie, d’en limiter l’impact sur l’environnement et certains milieux naturels.

Il reste entendu que l’issue fructueuse de ce processus d’exploration pétrolière ne doit pas nous détourner de notre principal axe d’effort, à savoir la diversification de notre économie.

Nous ne devons plus être, à chaque fois comme aujourd’hui et par le passé, victimes des fluctuations des prix d’une ressource, fût-elle stratégique.

Au moyen de ce levier incontournable, porté par des réformes institutionnelles judicieuses ainsi que des programmes d’investissement et des partenariats public-privé efficacement articulés, notre économie s’inscrira durablement dans l’axe d’une croissance soutenue et du développement.

Aussi, la mise en place effective des Zones économiques spéciales tirera-t-elle tout son intérêt de la revitalisation espérée des secteurs productifs, tels les mines, la forêt, l’agriculture, l’industrie, le tourisme et le numérique.

Mes chers compatriotes ;

En raison de son ouverture remarquable au monde et de la crédibilité conférée par la communauté internationale, notre pays abritera, dans quelques jours, la 5ème édition du Forum « Investir en Afrique », ce grand moment d’intense réflexion sur la coopération sino-africaine.

D’autres événements importants, d’envergure internationale, comme la tenue imminente de la 69ème session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la santé pour l’Afrique, se dérouleront également cette année dans notre pays.

Toutes ces échéances devront être menées dans la sérénité et la paix sociale, en référence à la légendaire tradition congolaise d’accueil et d’hospitalité.

La multiplication des signaux cumulatifs et rassurants légitime, à juste titre, notre appel renouvelé à l’espérance et à l’optimisme, au bénéfice du CONGO ETERNEL.

C’est pourquoi, les orientations et les mots d’ordre réitérés à différentes occasions restent, plus que jamais, d’actualité en ce qui concerne :

– la consolidation de la paix ;

– la stabilité des institutions ;

– le renforcement de la gouvernance ;

– la diversification de l’économie ;

– le bon voisinage et la coopération au service du développement.

Bonne Fête de l’indépendance à tous !

Vive le Congo !

Je vous remercie.

 

Congo : deux nouveaux ambassadeurs présentent leurs lettres de créance à Sassou N’Guesso

Il s’agit de l’ambassadeur du Ghana, Joseph Kwaku Antwi  et de celui de la France, François Vincent Pierre Barateau.

Le président de la République congolaise, Denis Sassou N’Guesso, a reçu le 13 août, deux nouveaux ambassadeurs qui sont venus lui présenter leurs lettres de créance.

«J’ai eu l’honneur aujourd’hui de présenter mes lettres de créance à son Excellence monsieur le président de la République du Congo », a écrit dans le livre d’or, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Ghana.

Joseph Kwaku Antwi 

Né le 13 août 1958 à Kumasi, le diplomate ghanéen est diplômé de l’académie de Kumasi et de l’université de Londres au Royaume-Uni. Il est détenteur d’une maîtrise en relations internationales. Il a été ambassadeur en République démocratique du Congo ; ministre de 2017 à 2018, consultant puis à la tête de la section consulaire et sociale au sein de la représentation diplomatique de son pays à Brazzaville.

Le Ghana souhaite raffermir ses relations de coopération et d’amitié avec le Congo en matérialisant notamment les projets retenus dans le cadre des accords de coopération bilatérale établis en 1964 dans le domaine du commerce, de l’éducation et de l’agriculture.

François Vincent Pierre Barateau, ambassadeur de France en République du Congo

Le diplomate français s’est dit optimiste quant à sa mission au Congo. « J’ai le grand honneur d’entamer ma mission à Brazzaville. J’œuvrerai avec détermination à la consolidation des relations bilatérales entre nos deux pays », a-t-il écrit dans le livre d’or.

Né le 1er juillet 1959 à Nancy, il est diplômé de l’IEP d’Aix-en-Provence. Titulaire d’une maîtrise d’administration, il construit sa carrière aux Affaires étrangères où il a exercé pendant dix ans.

Il a été tour à tour conseillé au Tchad (2004) ; deuxième secrétaire d’ambassade au Rwanda (1986) et ambassadeur en Guinée équatoriale (2011). Nommé en mai 2019 et confirmé en juillet dernier, François Barateau a été le numéro 2 à la direction Afrique et Océan indien du ministère des Affaires étrangères.