Congo : « un seul traité de paix, dit-on, est supérieur à d’innombrables triomphes », Sassou N’Guesso

Message à la nation de Son Excellence Monsieur le président de la République, chef de l’Etat, à l’occasion du 63e anniversaire de l’indépendance le 15 août 2023.

 

Mes chers compatriotes ;

Dans notre pays, le 15 août de chaque année nous offre l’opportunité de toujours sublimer la clairvoyance des pères de l’indépendance qui rayonnent à jamais dans l’éternité de la reconnaissance infinie de la nation.

C’est aussi l’occasion de magnifier le sacrifice, l’espérance et le dévouement de tous ceux qui ont accompagné la République du Congo dans son parcours.

Le plus grand mérite, que je salue, est celui du peuple qui a bravé les difficultés, les écueils pour conduire aujourd’hui notre indépendance à ses 63 ans.

Je renouvelle mes congratulations à notre peuple pour sa foi en l’avenir, sa détermination et sa persévérance dans le vent des succès et des échecs, des joies et des malheurs, de l’incertitude, du doute et de l’optimisme.

Mes chers compatriotes ;

Au moment où nous célébrons cet anniversaire, l’urgence climatique continue d’être un défi pour lequel des réponses adaptées doivent être efficacement mises en œuvre.

A ce propos, la solution aujourd’hui se fonde sur la restauration et la préservation des écosystèmes de biodiversité, principalement la forêt, une ressource essentielle pour le nocif carbone qu’elle séquestre et l’oxygène vital qu’elle libère.

Dès lors, nous sommes au cœur de la solution avec tous les autres Etats du bassin du Congo, pour ce qui est du poumon écologique africain. Nous devons tirer le meilleur profit de notre position.

Ma récente participation, au Brésil, au sommet régional pour le renouvellement de l’Organisation du Traité de coopération amazonienne procède de cette démarche salvatrice.

A cette occasion, j’ai annoncé la tenue, à Brazzaville en octobre 2023, du sommet des trois bassins des écosystèmes de biodiversité et des forêts tropicales, Amazonie – Bornéo-Mékong – Congo.

J’invite le peuple à se mobiliser pour accompagner et soutenir l’organisation et la tenue réussies de cet événement particulièrement important.

Mes chers compatriotes ;

Il nous faut raviver la flamme du panafricanisme, au moment où la place du continent dans les relations internationales devient, plus que jamais, un enjeu stratégique primordial.

Au regard de toutes ses potentialités naturelles   et   de   ses   deux   milliards d’habitants attendus   d’ici   à   2050, majoritairement jeunes, l’Afrique devra exiger une plus grande reconnaissance dans le concert des nations et un rôle plus important dans la décision sur les questions et préoccupations mondiales.

Mes chers compatriotes ;

 La situation générale de crise économique et financière dans le monde s’était ponctuée, dans la majorité des pays dont le nôtre, par la récession survenue à partir de 2014 du fait, entre autres, de la forte baisse des cours de matières premières, notamment le pétrole.

Alors que se desserrait progressivement l’étau de cette conjoncture, le Congo a dû affronter, sans répit, la pandémie de Covid-19 qui a ébranlé les économies même les plus puissantes du monde.

Ainsi, sans accompagnement extérieur significatif face à la pandémie de Covid-19, notre pays, grâce à un faisceau de mesures adéquates de prévention et de prise en charge, a réussi à endiguer, avec efficacité, ce péril sanitaire.

A toutes ces conséquences, viennent s’ajouter les perturbations générées par le conflit russo-ukrainien qui aggravent, de façon sensible, la situation déjà difficile.

Face   à   la   nécessité   de   rétablir   les équilibres macro-économiques, notre pays a engagé des réformes majeures qui augurent des perspectives encourageantes en vue du redressement de l’économie nationale.

A l’instar des dispositions prises dans le cadre de la riposte à la pandémie de Covid-19   ainsi   que   de   la   relance économique, le gouvernement ne ménagera aucun effort pour amortir les chocs et préserver le peuple des fragilités dues   aux mesures d’ajustement en application.

Devant la difficulté, nous avons toujours su nous organiser et trouver les leviers nécessaires pour impulser un sursaut bénéfique, à l’origine de performances exemplaires.

L’épreuve est souvent le fondement de la réussite, l’essentiel étant de maintenir le cap de l’espoir, le cap de la paix. En dehors de la paix, point de salut !

La paix est la meilleure des choses qui fut donnée aux hommes de connaitre, car un seul traité de paix, dit-on, est supérieur à d’innombrables triomphes.

En parlant de paix, nous réitérons notre appel à l’arrêt des hostilités entre la Russie et l’Ukraine.

La priorité doit être donnée aux vertus du dialogue afin que se taisent les armes.

Notre engagement toujours renouvelé en faveur de la paix et du dialogue justifie la place de notre pays au sein de la médiation africaine qui ne saurait être ni sous-estimée, ni méprisée.

Mes chers compatriotes ;

L’épreuve et la difficulté sont le plus souvent des signes annonciateurs de la félicité, lorsqu’elles sont positivées.

Aussi, l’espoir devrait-il retentir, dans les profondeurs de notre conscience collective, tel un appel patriotique à l’optimisme.

Au nom de la patrie, l’heure est à la consolidation de ce qui nous unit et fonde notre indépendance, la souveraineté de notre pays, la paix, la stabilité et la concorde nationale.

Sous notre drapeau tricolore VERT – JAUNE – ROUGE, ensemble poursuivons la marche vers le développement, guidée par la boussole de notre belle et noble devise UNITE – TRAVAIL – PROGRES.

Bonne Fête de l’indépendance à tous !

Vive la République !

Vive le Congo ! Je vous remercie.

Congo : un défilé militaire pour marquer 63 ans d’indépendance

La République du Congo a célébré son indépendance ce 15 août sur le thème « Engagement citoyen, résilience et progrès ».

 

Un défilé militaire au boulevard Alfred-Raoul à Brazzaville, a marqué la célébration du 63e anniversaire de l’accession de la République du Congo à l’indépendance. C’était un ton solennel ce 15 août 2023, en présence du chef suprême des armées, Denis Sassou N’Guesso. Le thème de cette édition était : « Engagement citoyen, résilience et progrès ».

La fête du 15 août a été marquée par une parade militaire qui a permis au président de la République de passer en revue les troupes rangées pour la circonstance au rythme de 21 coups de canon. C’est le commandant de la Zone militaire de défense numéro 9-Brazzaville et commandant de la 40e brigade d’infanterie, le général de brigade Pierre Gaétan Ickey, qui a demandé l’autorisation pour commencer le défilé au chef de l’Etat.

Pendant environ une heure, les unités de la force publique composées des éléments de la police, de la gendarmerie et des Forces armées congolaises ont défilé au rythme de la musique de la fanfare sur le boulevard Alfred-Raoul pavé aux couleurs du drapeau national vert-jaune-rouge. A ces unités de la force publique se sont jointes celles des paramilitaires de la douane et des eaux et forêts. Aux troupes à pied se sont succédé divers engins de la force publique et un ballet des aéronefs.

Congo-Indépendance : Mbok’elengui organise une croisière le 13 août

Dans le cadre des activités relatives à la célébration de l’indépendance du 15 août, l’agence événementiel Mbok’elengui organise une croisière sur le fleuve Congo le13 août.

 

La République du Congo s’apprête à commémorer l’indépendance le 15 août. En prélude à cette célébration, l’agence événementiel Mbok’elengui organise une croisière sur le fleuve Congo. Dénommé « Happy indépendance », la croisière a pour objectif de faire découvrir le peuple congolais, les expatriés et d’autres résidant à Brazzaville le majestueux fleuve Congo et les îles qui l’entourent telle que Moutou ya Ngombe, Mangénguéngué etc…

La croisade servira également de naviguer sur le deuxième fleuve le plus puissant du monde parce que les Congolais n’ont tendance à aller sur le fleuve Congo que lorsqu’ils voyagent vers le nord du pays. Durant cette journée, ils visiteront le fleuve Congo pour se distraire, se changer d’air et surtout respirer l’aire naturelle, de même qu’oublier le bruit de Brazzaville.

De la musique en passant par les jeux de loisirs, cet événement qualifié par les organisateurs de familier qui mettra à l’honneur les différentes facettes de la culture congolaise à travers une programmation riche destinée à tous les publics. L’agence organisatrice a l’ambition de montrer une identité culturelle, de développer l’esprit de tolérance et le respect de l’autre dans sa singularité. Chaque édition de l’événement est une nouvelle aventure avec des thèmes variés et des animations passionnantes à découvrir.

Congo-indépendance : le chef de l’Etat entend gagner le pari de l’autosuffisance alimentaire

C’est ce qui en ressort du discours du président Denis Sassou N’Guesso à l’occasion de la commémoration de la fête de l’indépendance.

 

Le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso a invité, dans son discours à l’occasion du 61e anniversaire de l’indépendance du pays, son peuple à s’engager dans la voie d’une véritable révolution agricole pour gagner le pari de l’autosuffisance alimentaire.

Sassou N’Guesso qui s’adressait samedi soir à ses compatriotes, a estimé que les efforts déployés pour parvenir à un secteur agricole au diapason des objectifs visés ont été souvent entravé par le peu d’intérêt des populations vis-vis de l’agriculture.

« Au Congo, sous l’ère coloniale ou même après l’indépendance, l’agriculture était toujours reléguée en arrière-plan. Les travaux agricoles n’attiraient guère les jeunes qui se passionnaient plutôt pour les emplois de bureau, de préférence dans les rangs de la fonction publique, au point de contribuer, de manière continue, à l’amplification de la dépendance alimentaire de notre pays », a-t-il rappelé.

Il a appelé à un changement de mentalités en vue de la mobilisation de la population, particulièrement la jeunesse, au service du développement économique et social du pays.

« Au regard des atouts de notre pays, tels que la grande disponibilité en terres arables, la pluviométrie abondante, la densité et la régularité du réseau hydrographique, la main-d’œuvre jeune et suffisante, l’agriculture au sens large devrait emporter la conviction de notre peuple, comme vecteur structurant de la diversification de l’économie nationale », a déclaré le chef de l’Etat.

Le Congo dispose d’une superficie de 342.000 kilomètres carrés pour un nombre d’habitants estimé à 5 millions d’âmes. Cette situation a conduit les autorités du pays à lancer, par le passé, plusieurs initiatives qui se sont révélées infructueuses, en dépit des engagements pris au plus haut niveau de l’Etat, rappellent des observateurs locaux.

À travers le pays, les petits exploitants pratiquent essentiellement une agriculture d’autoconsommation. Les autorités veulent désormais imprimer un rythme d’intensification de l’agriculture en vue de diversifier l’économie du pays et de réduire sa dépendance aux revenus du pétrole.

« Le Plan national de développement 2022-2026 concentrera les ressources d’investissement au financement des projets qui concourent à la diversification économique. Il s’agit prioritairement, entre autres, de l’agriculture », a précisé M. Sassou N’Guesso.

Congo-indépendance : les Etats-Unis réaffirment leur soutien

A l’occasion de la célébration, le 1er juillet à Brazzaville, du 245ème anniversaire de l’indépendance de la République du Congo.

 

En dépit de la pandémie de Covid-19 ayant causé tant de pertes en vies humaines à toutes les nations du monde, le gouvernement américain entend poursuivre ses engagements d’aider le Congo  dans le cadre de l’amélioration du bien-être de ses  populations et le soutien de ses efforts dans divers domaines.

A l’occasion de la célébration, le 1er juillet à Brazzaville, du 245ème anniversaire de l’indépendance de son pays, la chargée d’Affaires à l’Ambassade des Etats Unis au Congo, Ellen B. Thorburn a rappelé les différentes actions menées durant les moments fort de  la crise sanitaire due au Covid-19.

« Malgré tous ces défis, Covid-19 inclus, nous avons pu accomplir beaucoup de choses cette année. Entre autres, je suis très fière du soutien financier du gouvernement américain au programme argent contre nourriture qui a permis d’aider les personnes les plus touchées par la pandémie », a-t-elle indiqué.

Dans le cadre de l’appui de son pays à la République du Congo, le gouvernement américain a également financé le programme de cantines scolaires qui a nourri, pendant cette année scolaire, 75 mille écoliers permettant ainsi à plusieurs enfants issus des familles démunies de poursuivre leurs  études.

Aussi, a poursuivi la chargée d’Affaires, son gouvernement a permis, courant cette année, le lancement d’un projet de grande envergure d’expansion du tourisme au parc national de Nouabalé-Ndoki. « Ce projet créera des emplois, favorisera la formation aux métiers du tourisme et redynamisera l’économie locale pour le bien -être des communautés locales », a rappelé Ellen Thorburn.

Par ailleurs, en vue d’accompagner le gouvernement congolais dans le processus de réconciliation dans le Pool, le gouvernement américain a construit et réhabilité, à travers son agence de développement USAID, les habitations et les points d’eau pour les personnes ayant regagné ce département meurtris par des conflits armés.

Pour soutenir les efforts du Haut-commissariat à la réinsertion des ex-combattants, un accord d’un montant de 1,2 millions de dollars a été récemment signé entre l’Ambassade des Etats-Unis et cette institution. Ce financement vise à soutenir les efforts de relèvements économiques des populations affectées par les conflits armés dans le Pool.

La chargée d’Affaires a salué les efforts du Congo dans la lutte contre la traite des personnes pour laquelle le pays est passé au niveau 2 du rapport sur la traite des personnes. En outre,  Ellen Thorburn a précisé que la volonté du président congolais, Denis Sassou N’Guesso rejoint celle de son homologue américain, Joe Biden à apporter une réponse durable au problème du changement climatique.

Alors que la pandémie de Covid-19 continue de battre son plein avec l’apparition des variants, la chargée d’Affaires a invité les Congolais à se faire vacciner.  « Je vous exhorte à vous faire vacciner dès que possible. Plus nous serons tous vaccinés, mieux ce sera pour nous tous une manière  de  repartir  plus vite à la vie normale », a-t-elle lancé.

Congo : Mathias Dzon candidat à la présidentielle de 2021

L’ancien ministre des Finances a été désigné par son parti politique Alliance pour la République et la Démocratie (ARD), samedi 29 août 2020.

C’est officiel, Mathias Dzon est le candidat de l’ARD à l’élection présidentielle de 2021 en République du Congo. Cet ancien ministre des Finance entre 1997 et 2002, à 73 ans, a été investi par son parti politique. Mathias Dzon, qui a pris acte de cette sollicitation, s’est dit toutefois inquiet au sujet de la gouvernance électorale.

Il faut dire l’ARD avait demandé à son leader de se porter candidat au prochain scrutin lors d’une convention au cours de laquelle elle a dressé un bilan négatif des 60 ans de l’indépendance célébrés le 15 août dernier. Pour Mathias Dzon, il est temps de changer le logiciel de gestion et de sortir le pays de l’abîme.

« L’ARD, après réflexion, m’a proposé d’être candidat à la prochaine élection présidentielle pour sortir le pays du chaos. Telle est la mission qui m’a été confiée (…). Ma réponse ! C’est d’abord une marque de confiance et ensuite une lourde responsabilité. Bon ! J’ai pris acte. On a encore le temps. Le moment viendra où je vais leur dire « Ok, j’accepterai votre mission », mais avec le concours de tous nous gagnerons », a déclaré Mathias Dzon sur les antennes de RFI

Rappelons que Mathias Dzon est candidat malheureux à la présidentielle de 2009. Il avait boycotté celle de 2016 et dénonçait les conditions d’organisation. Pour 2021, il n’a pas trop d’assurance non plus.

« Il n’y a rien qui nous garantit une élection crédible. Rappelez-vous, nous n’avons pas cessé de parler de la refondation de la gouvernance électorale. Jusqu’à aujourd’hui, le pouvoir résiste. Il ne veut pas », a-t-il déploré.

Au Congo, le pouvoir et l’opposition restent divisés au sujet du vote par anticipation des forces de défense et de sécurité à la prochaine présidentielle.

Congo : 3 111 km de voies bitumées construits en 60 ans

La gestion est assurée par la société LCR, composée du chinois CSCEC (70%), d’Egvoies bituméesis Projects (15%) et de l’Etat congolais (15%).

Le réseau routier en république du Congo s’est densifié de 3 111 km de voies bitumées depuis 1960. 1 520 km ont été mis sous concession pour une durée de 30 ans.

15 août 1960 – 15 août 2020, voilà 60 ans que le Congo a accédé à son indépendance. A la faveur de cette date commémorative, le président Denis Sassou-N’Guesso a adressé un message, dans lequel il a peint le tableau de l’évolution du pays notamment dans le sous-secteur routier.

« Aujourd’hui, nous totalisons 3 111 kilomètres de voies bitumées, avec des ouvrages de franchissement sur pratiquement l’ensemble de nos grands cours d’eau », s’est félicité le président Sassou-N’Guesso, rappelant à titre comparatif qu’à son accession à l’indépendance, le Congo ne disposait pas d’un seul kilomètre de chaussée asphaltée, sauf quelques voiries bitumées dans les quartiers résidentiels des ressortissants européens basés à Brazzaville, Pointe-Noire et Dolisie.

Pour lui, « le réseau routier bitumé s’est densifié 60 ans après dans nos principales villes et, à la faveur des municipalisations accélérées, dans les chefs-lieux des départements ».

Il en veut pour preuve, « la grande dorsale traversant le pays du sud au nord ainsi que les axes d’intégrations sous régionale assurant la connexion avec les pays frontaliers ». Ceux-ci sont fort révélateurs des progrès appréciables en matière d’infrastructures routières, affirme-t-il.

Afin d’améliorer son infrastructure routière, le Congo a opté pour la délégation de service public. En mars 2019, la gestion des principaux axes routiers du pays a été confiée à la société privée La Congolaise des Routes  S.A. (LCR), dans le cadre d’une concession de 30 ans. Il s’agit des corridors Brazzaville – Point-Noire (535 km), Brazzaville – Ouesso (835 km) et Brazzaville – Mindouli (150 km).

LCR est composée du partenaire chinois CSCEC (70%), d’Egis Projects (15%) et de l’Etat congolais (15%). En vertu du contrat, la société concessionnaire sous-traite la maintenance courante et la maintenance lourde à CSCO (filiale de CSCEC) et les opérations de péage, pesage et trafic à la filiale d’exploitation locale détenue à 100% par Egis Road Operation.

Indépendance : «Au Congo, tant que le virus tribal n’est pas évacué, la paix n’est que factice »

C’est une déclaration de l’historien congolais, Théophile Obenga également conseiller du président Denis Sassou N’Guesso et directeur du projet Université de Kintelé.

«C’est bien beau de parler de la paix, de la paix… Mais tant que ce virus tribal n’est pas encore évacué, la paix c’est un truc factice », a soutenu l’Egyptologue et ancien ministre, Théophile Obenga, à l’occasion du 60ème anniversaire de l’indépendance du Congo.

Parlant de quelques ratés de l’indépendance du Congo le 15 août 1960, Théophile Obenga a appuyé fort là où ça fait mal : « C’est très compliqué cette affaire d’indépendance, parce que le français qui commande n’a pas de tribu. Lui parti, le Congolais qui commande a le Trésor public à sa portée, il organise, il nomme, etc… Et du coup, comme nous sommes plusieurs ethnies, quand il y a le pouvoir, chaque fois on veut travailler plus avec les siens qu’avec les autres. Cela crée des crispations. C’est ça qui est un peu né dans l’indépendance. Quelques mois après, c’était la guerre civile pour ainsi dire. Cela a continué. Les guerres civiles ne sont pas motivées par les idéologies politiques. Les guerres civiles au Congo sont fondamentalement motivées par le tribalisme. C’est tout. »

Nombreux sont des congolais qui pensent si réellement Théophile Obenga, de par ses fonctions, auprès du Président Denis Sassou N’Guesso, œuvre à accélérer la désagrégation de ce virus, pour que la paix, chère aux congolais, s’installe durablement au pays.

La lutte pour le pouvoir et les richesses explique souvent les conflits ethniques et tribaux en Afrique. C’est surtout au sein des classes privilégiées que la compétition prend ce caractère. Il est évident que ce tribalisme empêche le développement de classes sociales.

Et au Congo-Brazzaville, pour satisfaire des intérêts politiciens, le clivage Nord-Sud a été institué de façon insensée, sans aucune cohérence géographique. Alors qu’il aurait été plus judicieux, d’émettre ces considérations en fonction de la ligne équatoriale. Où s’arrête le Sud et où commence le Nord ?

Avec une clarté biblique, et sur son compte Twitter, l’ex ministre congolais des Zones économiques spéciales, Alain Akouala Atipault, a déclaré en avril dernier, que « ce clivage a permis aux politiciens dépourvus de vision collective pour l’édification d’une Nation, de faire de la manipulation ethnique et la majorité de nos compatriotes ont été transformés en moutons ethniques. Rajoutez à cela le syncrétisme ethnico – religieux. C’est la destruction ! ».

Le tribalisme est devenu aujourd’hui une donnée incontournable dans la société congolaise. La classe politique a réussi à faire croire aux Congolais qu’il existait une différence entre les Congolais du nord et ceux du sud. Entre Bakongos, Mbochis et Tékés. Des partis politiques se créent et se forgent sur la seule croyance du fait ethnique, comme s’il suffisait de convaincre les ressortissants de sa région d’origine pour bien gouverner.

En adoptant la Charte des libertés et de l’unité nationale, la Conférence nationale avait pris en compte le danger de la déflagration ethnique. Malheureusement, les gouvernements qui se sont succédés n’ont mis en œuvre aucune véritable politique pour endiguer définitivement ce fléau.

Il est temps de s’attaquer au tribalisme pour conforter notre unité. C’est à ce prix que nous réussirons à rétablir la confiance, sans quoi, rien ne sera possible.

Il est donc plus que nécessaire que de prendre des mesures énergiques pour éradiquer ce fléau qu’est le tribalisme politique. Comme l’on condamne tout fait raciste, le tribalisme qui en a les mêmes ressorts doit être traité de la même façon. Pour ce faire, il faudrait inscrire dans la loi fondamentale les peines qu’encourent celles et ceux qui en seront coupables. Les impacts de ce phénomène sont trop graves pour le développement économique, social et politique du pays pour ne pas prendre le risque de l’évacuer hors du champ du débat national pour le camoufler derrière le flou des idéologies ou comportements « politiquement corrects ».

Les médias congolais ont également un rôle important à jouer dans la conscientisation des populations en ce qui concerne le changement de mentalité sur cette question. La presse congolaise ferait mieux, en parlant d’unité nationale, de la mettre en œuvre, plutôt que d’essayer de diviser les congolais.

Congo : hommage rendu aux « Pères de l’indépendance »

C’était à l’occasion de la célébration du 60eme anniversaire de l’indépendance de la République du Congo, que le président Denis Sassou Nguesso, dans un discours leurs a rendu un hommage.

Le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso a rendu un vibrant hommage aux « Pères de l’indépendance », lors d’un message à la nation diffusé la veille et à la génération des autres compatriotes qui, avec eux, ont pris le relais des mains du régime colonial pour œuvrer à la construction du destin commun du peuple congolais. Un chemin jalonné de défis surmontés les uns après les autres, en particulier sur la consolidation de l’unité des Congolaises et des Congolais car à chaque fois qu’elle a été mise à mal, a souligné le chef de l’Etat, « un sursaut s’est toujours opéré à l’avantage de la paix et de la cohésion nationale ».

« Nous pouvons dire que 60 ans après, nous n’avons pas reculé. Nous avons plutôt avancé, et c’est pour cela que nous parlons de progrès », a déclaré le chef de l’Etat pour qui les valeurs d’unité, de travail et de progrès portées par la devise de la République requièrent toujours abnégation et esprit de sacrifice parce qu’« aucun peuple ne s’est affranchi et ne s’est assumé dans la facilité ».

Le chef de l’Etat a mentionné le soutien apporté par le Congo aux luttes de libération des peuples opprimés à travers le monde, les liens de coopération tissés très tôt avec la Chine ainsi que la préservation de l’amitié historique avec la France saluant l’œuvre du général Charles de Gaulle dans le cheminement des ex-colonies vers la liberté.

Congo : 60 ans après les indépendances les traces sont encore visibles

Faut-il rebaptiser les rues et changer les monuments? La question est au centre des débats en République du Congo.

Le Congo a célébré le 60e anniversaire de son indépendance ce samedi 15 août 2020. De nombreux monuments, espaces ou jardins publics et grandes avenues portant les noms des personnalités françaises en vue pendant la colonisation sont encore très présents dans capitale.

Ses habitants sont très partagés concernant la conservation ou non de ces vestiges du passé. Certains veulent qu’on les détruise ou qu’on les remplace pour faire la place aux résistants par exemple. D’autres par contre tiennent à leur conservation au nom de la perpétuation de l’histoire.

Congo : Djoson philosophe signe son come-back avec « Multicolor »

Multicolor est le nouvel album de l’artiste musicien, auteur et compositeur congolais Jonathan Mobassi alias Djoson philosophe.

Présenté au public samedi 08 août 2020, cet opus a été réalisé pendant la période de confinement. C’est un mélange de rumba et plusieurs autres genres musicaux.

Pour la présentation de cet album de douze titres réalisés avec son orchestre Super Kolo Mboka, Djoson Philosophe a réuni des journalistes et quelques fans sur la terrasse de la Galerie Bassin du Congo.

« Le choix de ce titre n’est pas un hasard. On a voulu, à travers la musique congolaise, qu’il y ait un brassage : un mélange de la samba brésilienne, la salsa cubaine, du reggae… bref, beaucoup de styles musicaux pour que la musique congolaise ne soit pas monotone. Il faut tuer la monotonie qui tue l’art », explique le musicien.

La sortie de ce disque coïncide avec les préparatifs du soixantième anniversaire de l’indépendance du Congo qui sera célébré le 15 août prochain. Pour l’artiste, depuis les indépendances, la rumba des deux rives du fleuve Congo n’a rien perdu de sa saveur.

« La rumba congolaise est aujourd’hui reconnue comme patrimoine immatériel de l’Unesco. Donc, c’est une richesse pour les deux Congo. Cette rumba se porte à merveille », se réjouit Djoson.

Multicolor, le quatrième album de Djoson Philosophe qui a démarré sa carrière il y a plus de vingt ans dans le folklore.

Congo : Message du président de la République à la nation

Le chef de l’Etat congolais a prononcé son discours mercredi 14 août à l’occasion de la célébration du 59ème anniversaire de l’indépendance.

L’intégralité du discours

Mes chers compatriotes ;

Le 15 août 2019 honore nos 59 ans d’indépendance forgés dans le sillage de l’histoire et la dynamique de notre marche vers le développement.

Tout en se félicitant des festivités en cours, le Congo se situe à la veille des 60 ans de son accession à la souveraineté internationale qui seront célébrés dans un an, en 2020.

A l’évidence, 60 ans ne sont qu’un trait à peine visible à la dimension du temps qui s’écoule.

A l’échelle humaine, c’est l’âge de la grande affirmation, du plein épanouissement, de la maturité.

DIGNITÉ, MATURITÉ, MÉRITE et RESPECT sont l’expression d’une force tranquille, en articulation avec l’UNITÉ, le TRAVAIL et le PROGRÈS.

Notre peuple concentre, dans son âme, ces valeurs qui fondent le Congo. Ce rendez-vous de la mémoire avec notre glorieux passé nous donnera l’occasion de tirer les leçons nécessaires et de conforter nos convictions en un avenir radieux.

Dès ce jour, il nous faut donc amorcer une réflexion avisée pour que ce référentiel des 60 ans d’indépendance soit célébré dans la dignité, au rythme de la relance de notre économie et au profit du mieux-être collectif.

Mes chers compatriotes ;

Notre pays se construit au prix d’un effort persévérant.

Grâce à sa détermination éprouvée et l’appui inestimable de ses partenaires, le Congo vient de conclure un accord avec le Fonds monétaire international.

Ce programme triennal de réformes vise à améliorer la situation de nos finances publiques et de l’économie nationale. Nous saluons ce résultat acquis après des négociations longues et complexes.

Cependant, cet objectif atteint ne saurait être une finalité. Il constitue un nouvel appel à la mobilisation et à un engagement sans faille.

Cette issue magnifie le comportement louable de nos concitoyens qui ont facilité, par leur sens élevé de patriotisme et de responsabilité, la consolidation du climat social apaisé, l’adhésion au processus engagé et l’espérance des lendemains meilleurs.

Dès lors, j’adresse mes sincères remerciements au peuple, pour cet élan de cœur et de raison, sans lequel les avancées actuelles n’auraient guère été réalisées.

Mes chers compatriotes ;

Nous disposons d’importantes potentialités qui offrent de belles perspectives de relance à notre pays.

Ces richesses ne deviendront de véritables atouts que par le travail acharné de toutes les Congolaises et tous les Congolais, ce qui implique, par conséquent, la mobilisation effective des énergies ainsi que l’engagement total et déterminé des forces vives de la Nation.

Une fois de plus, J’invite l’ensemble du Peuple à privilégier, sans cesse, le travail créateur de richesse pour permettre au Congo de valoriser ses ressources et apporter des réponses pertinentes aux défis du développement.

A cet effet, je prends acte de l’annonce faite le samedi 10 août 2019 à Oyo, par la société PEPA, de l’heureux aboutissement des opérations d’exploration pétrolière menées au titre du permis « NGOKI », mettant en évidence la présence des réserves de pétrole de qualité dans la partie Nord de notre pays.

Le permis « NGOKI » pourrait, à terme et si les données sont confirmées, rendre possible la mise en valeur d’un gisement situé à la périphérie des zones humides séquestrant les tourbières. Le Congo est partie prenante des conventions et accords sur les zones humides d’importance internationale.

Notre pays applique, avec force et rigueur, les dispositions des traités et mécanismes mondiaux mis en place, ces dernières années, dans le cadre de l’utilisation rationnelle de ces espaces spécifiques.

Dans la revendication assumée de son droit au développement, le Peuple congolais s’est placé dans le sens du devoir, au service de l’humanité, en matière de sauvegarde des écosystèmes.

Le Congo reste parfaitement attentif et conscient de la nécessité de préserver les tourbières, au regard de leur incidence sur l’équilibre climatique mondial et la protection de la biodiversité.

Notre pays n’a jamais enfreint l’obligation de protéger les tourbières dans ses zones lacustres.

Il n’a nullement l’intention de le faire à l’avenir, nonobstant les contreparties financières annoncées et qui continuent à se faire attendre.

Grâce à l’affinement des technologies, la recherche et l’exploitation des hydrocarbures liquides ou gazeux tirent désormais avantage des innovations adaptées et des techniques appropriées. Celles-ci permettent, par une bonne chirurgie, d’en limiter l’impact sur l’environnement et certains milieux naturels.

Il reste entendu que l’issue fructueuse de ce processus d’exploration pétrolière ne doit pas nous détourner de notre principal axe d’effort, à savoir la diversification de notre économie.

Nous ne devons plus être, à chaque fois comme aujourd’hui et par le passé, victimes des fluctuations des prix d’une ressource, fût-elle stratégique.

Au moyen de ce levier incontournable, porté par des réformes institutionnelles judicieuses ainsi que des programmes d’investissement et des partenariats public-privé efficacement articulés, notre économie s’inscrira durablement dans l’axe d’une croissance soutenue et du développement.

Aussi, la mise en place effective des Zones économiques spéciales tirera-t-elle tout son intérêt de la revitalisation espérée des secteurs productifs, tels les mines, la forêt, l’agriculture, l’industrie, le tourisme et le numérique.

Mes chers compatriotes ;

En raison de son ouverture remarquable au monde et de la crédibilité conférée par la communauté internationale, notre pays abritera, dans quelques jours, la 5ème édition du Forum « Investir en Afrique », ce grand moment d’intense réflexion sur la coopération sino-africaine.

D’autres événements importants, d’envergure internationale, comme la tenue imminente de la 69ème session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la santé pour l’Afrique, se dérouleront également cette année dans notre pays.

Toutes ces échéances devront être menées dans la sérénité et la paix sociale, en référence à la légendaire tradition congolaise d’accueil et d’hospitalité.

La multiplication des signaux cumulatifs et rassurants légitime, à juste titre, notre appel renouvelé à l’espérance et à l’optimisme, au bénéfice du CONGO ETERNEL.

C’est pourquoi, les orientations et les mots d’ordre réitérés à différentes occasions restent, plus que jamais, d’actualité en ce qui concerne :

– la consolidation de la paix ;

– la stabilité des institutions ;

– le renforcement de la gouvernance ;

– la diversification de l’économie ;

– le bon voisinage et la coopération au service du développement.

Bonne Fête de l’indépendance à tous !

Vive le Congo !

Je vous remercie.

 

Discours de Sassou N’Guesso le 14 août : un message insatisfaisant pour l’opposition

Le chef de l’Etat comme à la coutumier a prononcé son discours à la veille de la commémoration de la fête de l’indépendance de la République du Congo.

Mercredi 14 août 2019, Denis Sassou N’Guesso s’est adressé au congolais. Le discours du président de la république prononcé à quelques heures de la fête de l’indépendance. Un message  pas vraiment riche pour les opposants.

Ce discours présidentiel a porté pour l’essentiel sur l’économie et l’environnement, alors que les opposants espéraient entendre parler de gouvernance électorale, de lutte contre la corruption ou encore de la libération des détenus politiques.

« Je m’attendais à rien », concède Anguios Nganguia Engambé. Pour le président du Parti pour l’action de la République (PAR), la raison est simple : « C’est parce que nous sommes à deux ans de l’élection présidentielle de 2021. »

Aux yeux du candidat malheureux aux élections présidentielles de 2009 et 2016, Denis Sassou-Nguesso « devrait logiquement nous parler du dialogue politique, de la gouvernance électorale et des détenus politiques qui sont toujours [en prison]. Il a parlé de l’accord [conclu avec le FMI le 11 juillet, NDLR]. Mais, lorsqu’on rentre dans un programme avec une telle institution, c’est qu’on a mal géré le pays. Un pays bien géré ne peut pas rentrer dans un programme. Le pays est mal géré. »

Déception partagée par Clément Miérassa. « Nous sommes restés sur notre soif, lâche le président du Parti social-démocrate congolais (PSDC). On aurait souhaité, au vu de la gravité de la situation que traverse le pays, qu’il y ait l’annonce d’un certain nombre de mesures fortes, notamment la lutte contre la corruption. »

Le leader du parti de l’opposition congolaise veut insister sur le contexte : « Avant qu’on arrive à la célébration de la fête de l’indépendance, nous avons encore connu des scandales économico-financiers », une allusion aux récentes dénonciations de Global Witness qui a accusé le fils cadet du président Sassou, Denis Christel Sassou-Nguesso, d’avoir détourné plus de 50 millions de dollars du Trésor congolais en 2014.

« Nous pensons que sur cet aspect le président n’a pas du tout insisté, déplore Clément Miérassa. Déjà au plan interne, beaucoup de cas ont été dénoncés. Des cas qui touchent même des membres du gouvernement, des dignitaires du pouvoir et même la famille présidentielle. Et, nous sommes toujours surpris du silence qui est observé. »

Congo : une exposition pour célébrer le 59e anniversaire de l’indépendance

Le Musée Galerie du Bassin du Congo sert de cadre à l’exposition « Lipanda ». Ceci vient marquer le 59e anniversaire de l’indépendance de la République du Congo.

Le Congo célèbre 59 ans de Lipanda (Lingala) ou encore Indépendance (en français), en cette année 2019. Pour l’occasion, une exposition de peinture et de sculpture s’est ouverte au Musée Galerie du Bassin du Congo ce mardi 13 août.

Ce sont des constructions, aires protégées, métiers, tableaux, modes de vie, styles, arts et traditions, faune et flore, riches minières, sculptures, métiers… qui représentent harmonieusement et valorisent l’histoire du Bassin du Congo, avant et après les indépendances.

La République du Congo a eu son indépendance le 15 août 1960, une date plein de souvenirs, une passerelle entre la relation ancienne, marquée par l’hégémonie des uns et la servitude des autres et aussi une nouvelle relation, fondée sur une coopération entre les deux Etats.

L’exposition est ouverte jusqu’au 12 octobre prochain.