Congo : le gouvernement veut faire de l’IA un moteur de développement

Les travaux du comité technique en charge de l’élaboration de la stratégie nationale de l’intelligence artificielle ont été lancés mercredi 6 mai 2026, à Brazzaville.

 

Le gouvernement ambitionne de faire du pays un acteur majeur de l’économie de la connaissance à l’horizon 2030. Brazzaville a accueilli le 6 mai, le lancement des travaux du comité technique chargé de l’élaboration de la stratégie nationale de l’IA.

Cette réunion inaugurale marque le début d’un vaste chantier destiné à intégrer l’intelligence artificielle comme levier de compétitivité, d’innovation et de souveraineté technologique. L’initiative est soutenue techniquement et financièrement par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

Le processus de déploiement sera articulé autour de trois principales phases. La première concernera le cadrage et le diagnostic de l’écosystème numérique national, notamment à travers la mise en place de groupes de travail spécialisés et l’évaluation des capacités existantes. La deuxième phase portera sur les consultations sectorielles et le benchmarking international afin de s’inspirer des meilleures pratiques mondiales. Enfin, la dernière étape sera consacrée à la rédaction finale de la stratégie ainsi qu’à l’élaboration d’un corpus linguistique destiné à être soumis au gouvernement.

Pour garantir la réussite de cette initiative nationale, les autorités estiment nécessaire de mobiliser un budget compris entre 150 et 200 millions de FCFA. Cette enveloppe devra permettre d’assurer la logistique, les consultations techniques et les activités de coordination indispensables à la mise en œuvre du projet.

Le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Frédéric Nzé, qui présidait les travaux, a insisté sur les enjeux stratégiques liés à l’intelligence artificielle. Selon lui, cette technologie représente à la fois « une opportunité et une menace », dans un contexte où les nations se livrent une compétition accrue autour de la maîtrise des outils numériques.

Le membre du gouvernement a notamment souligné le potentiel de l’IA dans la valorisation du génie créatif de la jeunesse congolaise, la modernisation des services publics ainsi que la création d’emplois qualifiés. Il a également rappelé le retard de l’Afrique subsaharienne dans ce domaine, la région représentant actuellement moins de 3 % des brevets mondiaux liés à l’intelligence artificielle.

Face à ce constat, le Congo entend se doter d’un cadre stratégique reposant sur des principes éthiques, réglementaires et inclusifs afin d’encadrer le développement et l’utilisation de ces technologies émergentes.

De son côté, la représentante résidente du Pnud au Congo, Adama-Dian Barry, a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le pays dans cette dynamique de transformation numérique.

Le comité technique dispose désormais d’un délai de six mois pour produire onze livrables stratégiques devant servir de socle à la future politique nationale de l’intelligence artificielle.

Cybersécurité : le Congo accueille la première conférence régionale stratégique

Le Salon OSIANE, en partenariat avec l’ANSSI Congo annonce l’organisation de la toute première conférence régionale dédiée à la cybersécurité en Afrique centrale.

 

Prévue pour le mois de juin 2026 à Brazzaville, l’initiative apparaît comme une réponse structurée au besoin urgent de coopération entre les États d’Afrique centrale. La conférence vise à réunir institutions publiques, experts, entreprises et partenaires techniques autour d’un objectif commun : mutualiser les expériences, harmoniser les cadres réglementaires et renforcer les capacités de riposte face aux cyberattaques.

En favorisant le dialogue entre les agences nationales de cybersécurité, les opérateurs télécoms et les organisations régionales, OSIANE et l’ANSSI Congo entendent jeter les bases d’une stratégie concertée. Cette synergie pourrait, à terme, permettre la mise en place de mécanismes d’alerte précoce, de partage d’informations sensibles et de formation conjointe des spécialistes.

Au-delà de la dimension sécuritaire, cette conférence constitue une vitrine pour le Congo. En accueillant un événement régional de cette envergure, le pays affirme son ambition de devenir un hub numérique en Afrique centrale. Cette visibilité accrue attire l’attention des investisseurs, des startups et des partenaires internationaux intéressés par le développement du digital dans la sous-région.

Le Congo se positionne ainsi comme un terrain favorable à l’innovation technologique, tout en montrant sa volonté d’encadrer et de sécuriser son écosystème numérique. Cette double approche – attractivité économique et rigueur sécuritaire – est aujourd’hui essentielle pour bâtir une économie numérique crédible et durable.

Longtemps perçue comme une problématique technique ou institutionnelle, la cybersécurité s’impose désormais comme une priorité pour les entreprises, y compris en Afrique centrale. Les attaques informatiques, les vols de données et les fraudes numériques ont des impacts directs sur la performance, la réputation et la survie même des organisations.

La conférence OSIANE-ANSSI ambitionne ainsi de sensibiliser les acteurs économiques à ces risques, tout en leur proposant des solutions concrètes. Notamment la mise en conformité, la protection des infrastructures, la formation du personnel et l’adoption de bonnes pratiques. Pour les PME comme pour les grandes entreprises, il ne s’agit plus d’anticiper un risque hypothétique, mais de répondre à une menace bien réelle.

Congo-passeports : le ministre de l’Intérieur promet des réformes pour améliorer la délivrance

À peine installé dans ses fonctions, le général Jean Olessongo Ondaye, s’attaque à l’un des dossiers les plus sensibles pour les citoyens, celui de la délivrance des passeports.

 

Conscient des difficultés rencontrées par de nombreux usagers, le nouveau ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, le général Jean Olessongo Ondaye a pris la parole pour rassurer l’opinion publique sur la volonté du gouvernement d’apporter des solutions concrètes. « La délivrance des passeports doit répondre aux exigences de rapidité, de transparence et de sécurité », a-t-il affirmé, soulignant l’importance de ce document dans la mobilité des citoyens et l’attractivité du pays.

Depuis plusieurs années, les retards dans la production des passeports alimentent le mécontentement. Entre ruptures de stock, procédures jugées longues et dysfonctionnements techniques, les usagers dénoncent un système souvent inefficace. Une situation que le nouveau ministre entend corriger sans délai.

Parmi les pistes envisagées, la modernisation des équipements figure en bonne place. Le ministère prévoit notamment de renforcer les capacités techniques des services en charge de l’identification, tout en accélérant la digitalisation des procédures. L’objectif est de réduire considérablement les délais d’obtention et de limiter les interventions humaines susceptibles de ralentir le processus.

Le général Jean Olessongo Ondaye a également insisté sur la nécessité de lutter contre les pratiques frauduleuses qui gangrènent parfois la chaîne de délivrance. « Aucun acte de corruption ne sera toléré », a-t-il martelé, annonçant des contrôles renforcés et des sanctions à l’encontre des agents fautifs.

En parallèle, une meilleure décentralisation des services est envisagée afin de rapprocher l’administration des populations. Cette réforme devrait permettre aux citoyens résidant en dehors des grandes villes d’accéder plus facilement aux services de délivrance des passeports.

Congo : Anatole Collinet Makosso évalue les conditions de travail dans les ministères

Le Premier ministre a entamé, le 4 mai, une série de visites dans plusieurs ministères, deux semaines après sa reconduction.

 

Anatole Collinet Makosso passe a entamé lundi 4 mai 2026, une tournée d’inspection dans plusieurs départements ministériels afin de s’imprégner des conditions de travail des agents de l’État et d’évaluer les besoins en matière de réhabilitation des infrastructures administratives.

Accompagné de quelques membres de son équipe gouvernementale, le chef du gouvernement a débuté sa visite au ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones, un bâtiment qui abrite également les services du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale. Sur place, il a parcouru bureaux et services, observant de près l’environnement dans lequel évoluent les fonctionnaires.

Le constat dressé est préoccupant. Si l’extérieur de l’immeuble présente encore une apparence acceptable, l’intérieur révèle une dégradation avancée. Hormis les espaces réservés aux responsables, la majorité des services fonctionne dans des conditions difficiles : mobilier détérioré, éclairage défaillant, sanitaires insalubres et locaux exigus. Dans certains cas, le manque de bureaux contraint les agents à se partager de petits espaces, peu propices à l’efficacité administrative.

La délégation s’est ensuite rendue dans d’autres ministères stratégiques, notamment ceux des Mines, des Hydrocarbures, de l’Énergie et de l’Hydraulique ainsi que du Plan. Là encore, les mêmes difficultés ont été relevées : infrastructures vétustes et conditions de travail peu adaptées aux exigences d’une administration moderne.

Au-delà du simple constat, cette descente de terrain vise à établir un état des lieux précis afin de planifier une vaste opération de réhabilitation des bâtiments administratifs. Cette initiative permettra également de résoudre le déficit en locaux administratifs, plusieurs ministères ne disposant pas encore de sièges appropriés.

Pour le gouvernement, il s’agit d’un levier essentiel pour améliorer les performances de l’administration publique. En offrant de meilleures conditions de travail aux agents, l’exécutif entend renforcer l’efficacité de l’action publique et soutenir la mise en œuvre du projet de société du président Denis Sassou N’Guesso, axé sur « l’accélération de la marche vers le développement ».

La tournée du Premier ministre devrait se poursuivre dans les prochains jours au sein d’autres administrations publiques, dans la perspective d’un diagnostic global et d’une réponse structurelle aux difficultés identifiées.

Congo-liberté de la presse : le RPJ mobilise les journalistes

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le Réseau panafricain des journalistes (RPJ), section Congo, a réuni les professionnels des médias autour d’un déjeuner d’échanges à Brazzaville.

 

Le Bureau national du Réseau panafricain des journalistes (RPJ), section Congo, dirigé par Messilah Nzoussi, a organisé, le 3 mai 2026, un déjeuner de presse baptisé « Le déjeuner du RPJ », en marge de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Cette rencontre a rassemblé plusieurs professionnels des médias autour d’un moment d’échanges et de réflexion sur le rôle du journalisme dans la construction d’une société apaisée.

L’initiative visait principalement à susciter une adhésion massive des hommes et des femmes des médias au sein du RPJ, en vue de structurer une corporation forte, capable de porter les objectifs et les missions de cette plateforme socioprofessionnelle à l’échelle nationale et panafricaine.

Invité d’honneur de la rencontre, Godefroy Yombi, enseignant-chercheur à l’Université Marien Ngouabi et membre du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), a animé une communication autour du thème retenu cette année par les Nations unies : « Façonner un avenir de paix ». Dans son intervention, il a insisté sur la responsabilité des journalistes dans la consolidation de la paix, à travers une information rigoureuse, équilibrée et respectueuse de l’éthique et de la déontologie.

Le président de la commission administrative et juridique du CSLC, chargé de l’éthique et de la déontologie, a également rappelé l’importance du respect des normes professionnelles dans un contexte marqué par la prolifération des fausses informations et des discours de haine.

À travers ce déjeuner, le RPJ Congo entend ainsi se positionner comme un cadre de référence pour les journalistes, favorisant la solidarité professionnelle, le renforcement des capacités et la promotion d’un journalisme responsable au service du développement et de la paix en Afrique.

Congo-audiovisuel : une 6e session de formation annoncée à Brazzaville

Du 17 au 31 août 2026, le Centre national de radio et de télévision (CNRTV) de Brazzaville accueillera la 6e édition de la session de formation aux métiers de l’audiovisuel, portée par l’Association des techniciens professionnels de l’audiovisuel.

 

Le président de l’Association des techniciens professionnels de l’audiovisuel, Bienvenu Sax Gampio Pioganth, a annoncé, le 3 mai à Brazzaville, l’organisation de la 6e édition de la session de formation dédiée aux métiers de l’audiovisuel. Prévue du 17 au 31 août prochain au Centre national de radio et de télévision (CNRTV), cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement des compétences des jeunes congolais dans un secteur en pleine mutation.

Placée sous le thème « La création d’un studio TV et le montage de projet », cette édition 2026, baptisée « Promotion Ildevert-Mesmin-Akoli », rendra hommage à cet expert en gestion de la politique économique. Selon l’initiateur, ce choix vise à valoriser les parcours inspirants et à encourager les participants à allier compétence technique et vision stratégique.

Depuis sa mise en place, cette série de formations attire chaque année près d’une centaine de jeunes, majoritairement des étudiants, venus acquérir des connaissances pratiques et théoriques dans les métiers de l’audiovisuel. L’objectif est clair : doter les apprenants des outils nécessaires pour intégrer le marché de l’emploi ou créer leurs propres structures.

Les retombées de ces sessions sont déjà visibles. Plusieurs anciens participants ont lancé de très petites et moyennes entreprises, contribuant ainsi à dynamiser le secteur. Dans cette même dynamique, l’Association a franchi un cap en octobre 2024 avec la création de la chaîne de télévision en ligne TPAV média, aujourd’hui animée en partie par ces jeunes formés.

Fort de son expérience acquise notamment au Centre d’entraînement des communicateurs africains en Égypte, où il a suivi des formations de base et de stage avancé, Bienvenu Sax Gampio Pioganth poursuit son engagement en faveur du transfert de compétences.

Congo : le projet Pale franchit un cap

Fort de ces acquis, le programme amorce une nouvelle étape centrée sur la reconstruction des moyens de subsistance et le renforcement de la résilience économique des ménages impactés.

 

Pilotée par la Délégation générale aux grands travaux, sous la tutelle du ministère en charge de l’Aménagement du territoire, la phase 2 du Plan d’action de libération des emprises (Pale) s’inscrit dans un programme global estimé à 62 millions d’euros, avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD). L’objectif est de réduire durablement les inondations et d’améliorer les conditions de vie des populations, notamment dans les zones riveraines de la Tsiémé, régulièrement exposées aux crues.

Le bilan dressé met en évidence des résultats encourageants. Initialement estimé à 575 ménages, le recensement a permis d’identifier 804 ménages affectés, traduisant une approche plus inclusive. À fin mars, 754 ménages avaient été indemnisés pour un montant global de 3,5 milliards de FCFA. Dans le même temps, 748 ménages ont effectivement libéré les emprises, soit un taux d’exécution de 93 %.

Une attention particulière a été accordée aux couches les plus vulnérables. Au total, 236 ménages ont bénéficié d’un accompagnement spécifique, tandis que le mécanisme de gestion des plaintes a enregistré un taux de résolution de 97 %, contribuant à maintenir un climat social apaisé autour du projet.

Mais au-delà des indicateurs quantitatifs, la phase 2 du Pale marque surtout un tournant stratégique. Elle consacre le passage d’une logique centrée sur la libération foncière à une approche plus globale, intégrant la dimension économique et sociale. Les enquêtes menées auprès de 411 personnes affectées ont ainsi permis d’identifier des besoins importants en matière de formation et d’activités génératrices de revenus.

 

 

Congo : premier conseil de cabinet du gouvernement

Cette réunion inaugurale ouvre une nouvelle phase de l’action publique, placée sous le signe de l’efficacité et de l’accélération du développement.

 

Le gouvernement a tenu son tout premier conseil de cabinet ce mercredi 29 avril 2026 à Brazzaville, marquant ainsi son entrée officielle en fonction. Réunis autour du chef du gouvernement Anatole Collinet Makosso, les ministres ont présenté les grandes lignes de leurs priorités respectives. De la modernisation des infrastructures à l’amélioration du système de santé, en passant par l’éducation, la gouvernance et la diversification économique, les défis à relever restent nombreux.

Dans leurs différentes interventions, les membres du gouvernement ont affiché une volonté commune d’agir rapidement et de manière coordonnée. L’accent a été mis sur la nécessité de produire des résultats concrets, en réponse aux attentes pressantes des populations.

Ce premier conseil de cabinet a également permis de définir une méthode de travail fondée sur la rigueur, la collaboration interministérielle et l’obligation de résultats. Une approche jugée essentielle pour renforcer l’impact des politiques publiques.

L’action de l’exécutif s’inscrit dans la vision portée par le président Denis Sassou-N’Guesso, qui ambitionne de consolider la croissance et d’améliorer durablement les conditions de vie des Congolais.

Congo : Ange Édouard Poungui est mort

Cet ancien Premier ministre est décédé ce mardi matin 28 avril 2026, en France, à l’âge de 82 ans.

 

Né en 1942 à Mouyondzi, Ange Édouard Poungui s’est illustré très tôt par un engagement constant au service de son pays. Titulaire d’une licence en droit obtenue au Centre d’enseignement supérieur de Brazzaville (CESB), il s’est progressivement imposé comme une figure incontournable de la sphère publique congolaise.

Son ascension culmine lorsqu’il est nommé Premier ministre de la République populaire du Congo, fonction qu’il occupe du 7 août 1984 au 7 août 1989. Durant ces années, il participe activement à la conduite des affaires de l’État dans un contexte politique et économique exigeant.

Au-delà de ses fonctions gouvernementales, Ange Édouard Poungui a également contribué au secteur financier régional, notamment en tant que directeur national de la Banque des États de l’Afrique centrale, mettant son expertise au service de la stabilité économique et monétaire de la sous-région.

Son parcours est aussi marqué par des périodes d’exil et de retour. Contraint de quitter le pays en 1997, il ne regagne le Congo qu’en novembre 2006. Trois ans plus tard, il est désigné candidat à l’élection présidentielle de juillet 2009 par l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), confirmant ainsi son rôle de premier plan sur la scène politique nationale.

Retiré de la vie publique depuis plusieurs années, il vivait en région parisienne, à Sucy-Bonneuil, où il s’est éteint. Père de famille, Ange Édouard Poungui laisse derrière lui l’image d’un homme d’État expérimenté, dont l’engagement et la rigueur auront profondément marqué les institutions congolaises.

Congo : des chiffres alarmants pour l’accès aux soins

Moins de 50 % de la population dispose d’un accès effectif aux soins, selon l’Organisation mondiale de la Santé.

 

En République du Congo, les statistiques dressent un constat sans appel sur l’état du système de santé. Moins de 50 % de la population dispose d’un accès effectif aux soins, selon l’Organisation mondiale de la Santé. Chez les jeunes, la situation est encore plus critique près de 70 % n’auraient pas accès à une médecine de qualité, d’après la Caisse d’assurance maladie universelle (CAMU).

À ces inégalités s’ajoute un problème structurel de financement. Le pays consacre environ 4 % de son PIB à la santé, en deçà du seuil de 5 % recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé. Dans le même temps, plus de 40 % des dépenses de santé sont directement supportées par les ménages, selon la Banque mondiale, exposant une large partie de la population à des risques financiers importants.

C’est dans ce contexte que, le 24 avril 2026 à Brazzaville, la CAMU et plusieurs structures privées de santé ont signé une charte d’éthique. Portée par le directeur général Félix Mouko, cette initiative vise à améliorer la qualité des soins et à renforcer la coopération entre les secteurs public et privé.

L’accord prévoit notamment une meilleure prise en charge des assurés, avec un accent particulier sur les étudiants et les personnes vulnérables. Un comité de six membres a été mis en place pour veiller au respect des engagements et garantir l’application des principes éthiques dans les structures partenaires.

 

Congo : les nouveaux ministres à l’épreuve de leurs ambitions

À peine installée, la nouvelle équipe gouvernementale entend impulser une dynamique de transformation économique et sociale. Entre continuité politique et promesses de réformes, les ministres dévoilent leurs priorités.

 

Nommés à la faveur du dernier remaniement conduit par le président Denis Sassou-Nguesso, les membres du gouvernement dirigé par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso ont officiellement pris fonction avec, en toile de fond, une feuille de route ambitieuse.

Au cœur des priorités, la relance économique occupe une place centrale. Le ministre des Finances, Christian Yoka, et celui de l’Économie, Ludovic Ngatsé, entendent accélérer la diversification de l’économie nationale, longtemps dépendante du pétrole.

Leur vision repose sur une meilleure mobilisation des ressources internes, le renforcement de la discipline budgétaire et la création d’un climat propice aux investissements. À terme, le gouvernement ambitionne de faire émerger de nouveaux pôles de croissance, notamment dans l’agriculture, l’industrie et les services.

Sur le front social, les enjeux sont tout aussi importants. Le ministre de la Santé, Jean-Rosaire Ibara, met l’accent sur l’amélioration de l’accès aux soins et le renforcement des infrastructures sanitaires.

Dans le secteur éducatif, les autorités affichent la volonté de moderniser les programmes et de mieux adapter la formation aux besoins du marché de l’emploi. L’objectif est de faire du capital humain un levier de développement durable.

Le Congo entend également mieux tirer parti de ses atouts. Le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean-Richard Itoua, porte une stratégie visant à optimiser la production tout en favorisant la transformation locale.

Dans le même esprit, la ministre de l’Environnement, Arlette Soudan-Nonault, défend une approche conciliant développement économique et préservation des écosystèmes, notamment dans le bassin du Congo, enjeu écologique majeur à l’échelle mondiale.

Sur le plan diplomatique, le ministre de la Coopération internationale, Denis-Christel Sassou N’Guesso, entend renforcer les partenariats stratégiques du pays. L’accent est mis sur l’attraction des investissements étrangers et le positionnement du Congo sur les grands dossiers régionaux et internationaux.

Au-delà des secteurs spécifiques, la question de la gouvernance demeure transversale. Le gouvernement promet davantage de rigueur dans la gestion publique, une lutte accrue contre les dérives administratives et une amélioration de la qualité des services rendus aux citoyens.

Si les orientations affichées traduisent une volonté de réforme, leur concrétisation dépendra de la capacité des ministres à passer du discours à l’action. Dans un contexte économique encore fragile, les Congolais attendent des résultats tangibles, notamment en matière d’emploi, de pouvoir d’achat et d’accès aux services de base.

Congo : Denis Sassou-N’Guesso en route pour la Russie

Le président de la République a quitté Brazzaville ce jour à destination de la Fédération de Russie, dans le cadre d’une visite officielle placée sous le signe du renforcement des relations bilatérales.

 

Le président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, a quitté Brazzaville ce lundi 27 avril, à destination de la Fédération de Russie, dans le cadre d’une visite officielle placée sous le signe du renforcement des relations bilatérales. Il devrait permettre d’approfondir la coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’énergie, la santé, l’éducation, ainsi que les questions de sécurité et de défense.

Au cours de son séjour, le chef de l’État congolais aura des entretiens de haut niveau avec son homologue russe, Vladimir Poutine, ainsi qu’avec d’autres responsables politiques et économiques. Les discussions porteront sur le développement des partenariats économiques, l’augmentation des investissements et les perspectives de collaboration dans un contexte international marqué par de profondes mutations géopolitiques.

Cette visite intervient à un moment où plusieurs pays africains diversifient leurs partenaires stratégiques afin de mieux répondre aux défis de développement. Pour Brazzaville, il s’agit de renforcer sa présence sur la scène internationale tout en explorant de nouvelles opportunités de coopération.

Congo : la nouvelle équipe gouvernementale est connue

C’est officiel, depuis samedi 25 avril 2026, la République du Congo a un nouveau gouvernement. La liste intégrale des membres du gouvernement ci-dessous:

 

1-Vice-Premier ministre, chargé de la Coordination, des Infrastructures de développement et de l’Aménagement du territoire : M. Jean-Jacques Bouya ;

2-Ministre d’État, ministre à la présidence chargé des Affaires politiques :  M. Pierre Oba ;

3-Ministre d’État, ministre de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat :  M. Alphonse-Claude Nsilou ;

4-Ministre d’État, ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social : M. Pierre Mabiala ;

5- Ministre de la Défense nationale : M. Raymond Zéphirin Mboulou ;

6- Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation : M. Jean Ollessongo Ondaye ;

7- Ministre de la Culture, des Arts, du Patrimoine national et de l’Industrie touristique : M. Jean-Claude Gakosso ;

8- Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Éducation civique :  M. Hugues Ngouélondélé ;

9- Ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger : M. Constant Serge Bounda ;

10- Ministre du Contrôle d’État, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs : M. Noël Léonard Essongo ;

11- Ministre de l’Agriculture et de l’Élevage : M. Paul Valentin Ngobo ;

12-Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public : M. Christian Yoka ;

13-Ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique : M. Bruno Jean-Richard Itoua ;

14- Ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement : M. Thierry Lézin Moungalla ;

15- Ministre des Affaires foncières et du Domaine public : M. Jean-Marc Thystère Tchicaya ;

16- Ministre de la Santé et de la Population : M. Jean-Rosaire Ibara ;

17-Ministre de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective : M. Ludovic Ngatsé ;

18-Ministre de l’Environnement, du Bassin du Congo et du Développement durable : Mme Arlette Soudan-Nonault ;

19-Ministre de l’Économie forestière : Mme Rosalie Matondo ;

20-Ministre de la Sécurité sociale, de la Prévoyance sociale et de la Solidarité nationale : Mme Ghislaine Ingrid Olga Ebouka-Babackas ;

21-Ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande :  M. Josué Rodrigue Ngouonimba ;

22-Garde des Sceaux, ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones :  M. Aimé Ange Wilfrid Bininga ;

23- Ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la Zlécaf: Mme Jacqueline Lydia Mikolo ;

24- Ministre de la Coopération et de la Promotion du partenariat public-privé : M. Denis-Christel Sassou N’Guesso ;

25-Ministre de la Pêche, de l’Économie fluviale et des Voies navigables : M. Honoré Sayi ;

26-Ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique : M. Rigobert Maboundou ;

27-Ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire : Mme Marie-France Hélène Lydie Pongault ;

28-Ministre des Hydrocarbures : M. Stève Simplice Onanga ;

29- Ministre des Industries minières et de la Géologie : M. Urbain Fiacre Opou ;

30-Ministre du Développement industriel, des Zones économiques spéciales et de la Promotion du secteur privé : M. Michel Djombo ;

31-Ministre de l’Enseignement supérieur : Mme Delphine Edith Emmanuel Adouki ;

32- Ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation : M. Jean-Luc Mouthou ;

33-Ministre des Petites et moyennes entreprises et de l’Artisanat : Mme Irène Marie-Cécile Mboukou-Kimbatsa née Goma ;

34- Ministre de la Réforme de l’État et des Relations avec le Parlement : M. Luc Joseph Okio ;

35- Ministre de la Promotion de la femme, de l’Intégration de la femme au développement, du Pacte social et de l’Économie informelle : Mme Inès Nefer Bertille Ingani, épouse Voumbo Yalo;

36- Ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier : M. Juste Désiré Mondélé ;

37- Ministre de l’Emploi, de l’Entrepreneuriat et de la Formation qualifiante :  M. Rodrigue Charles Malanda Samba ;

38-Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique :  M. Frédéric Nzé ;

39- Ministre de l’Enseignement technique et professionnel : M. Gustave Fulgence René Adicolle Goum;

40-Ministre délégué auprès du ministre de la Culture, des Arts, de l’Industrie touristique et du Patrimoine national, chargé de l’Industrie touristique : M. Prince Bertrand Bahamboula ;

41-Ministre délégué auprès du ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Éducation civique, chargé de la Jeunesse et de l’Éducation civique : M. Prince Michrist Kaba Mboko.

 

 

Congo-BAD 2026 : l’Afrique en quête de financements massifs dans un monde fragmenté

Brazzaville s’apprête à accueillir, du 25 au 29 mai 2026, les Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD).

 

Placées sous le thème « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté », ces assises réuniront décideurs politiques, experts financiers, partenaires techniques et investisseurs venus des quatre coins du monde.

Organisées dans la capitale de la République du Congo, ces rencontres de haut niveau interviennent dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques, des crises économiques persistantes et une fragmentation accrue des marchés. Pour l’Afrique, le défi est de taille : accélérer son développement tout en faisant face à un accès de plus en plus contraint aux financements internationaux.

Selon le secrétariat général par intérim de la BAD, l’édition 2026 mettra un accent particulier sur les mécanismes innovants de mobilisation des ressources. Il sera notamment question d’attirer davantage d’investissements privés, de renforcer les partenariats public-privé et d’optimiser l’utilisation des ressources internes des États africains.

Au cœur des discussions figureront également des thématiques clés telles que la transformation structurelle des économies africaines, le financement des infrastructures, la transition énergétique et la résilience face aux chocs extérieurs. Les Assemblées annuelles constituent ainsi une plateforme essentielle pour définir des stratégies communes et renforcer la coopération entre les pays membres.

Pour Brazzaville, l’accueil de cet événement d’envergure représente une opportunité majeure de visibilité internationale et de dynamisation économique. La Brazzaville se positionne ainsi comme un carrefour du dialogue économique africain, confirmant le rôle croissant de la sous-région d’Afrique centrale dans les grandes orientations du développement du continent.

Au-delà des discours, les attentes sont élevées, les participants devront proposer des solutions concrètes et ambitieuses pour combler le déficit de financement du développement en Afrique.

Congo : la BEAC lance la collecte des données pour affiner la balance des paiements 2026

La direction nationale de la Banque des États de l’Afrique centrale a officiellement donné le coup d’envoi de l’opération de collecte des données statistiques en vue de l’élaboration des balances des paiements trimestrielles pour l’année 2026.

 

Placée sous la supervision du directeur national de la BEAC, Serge Dino Daniel Ngassakys, cette opération rassemble des experts venus des administrations publiques, des établissements financiers ainsi que du secteur privé. Tous ont en commun un rôle clé : collecter, analyser et consolider les données du secteur extérieur.

Durant plusieurs jours, ces techniciens vont s’atteler à un travail méthodique, consistant à recenser, secteur par secteur et produit par produit, les flux d’exportation des biens congolais vers les marchés internationaux. L’objectif est clair : produire une balance des paiements fiable, reflet fidèle des échanges économiques entre résidents et non-résidents.

Intervenant lors de la cérémonie de lancement, Sylvie Loubaki Mansiamina, cheffe de service des statistiques monétaires, financières et extérieures, a rappelé les composantes essentielles de cet outil macroéconomique. « La balance des paiements comprend le compte des biens et services, le compte du revenu primaire, le compte du revenu secondaire ainsi que les comptes capital et financier », a-t-elle expliqué, soulignant ainsi la complexité et l’importance de cet instrument.

Pour le directeur national de la BEAC, la balance des paiements constitue bien plus qu’un simple document statistique. « C’est un outil central d’analyse et de pilotage de l’économie », a insisté Serge Dino Daniel Ngassakys. Elle permet aux autorités publiques de définir des politiques économiques adaptées, aux institutions d’évaluer les équilibres extérieurs et aux investisseurs d’éclairer leurs décisions.

L’édition précédente de cet exercice avait enregistré des performances remarquables. En 2024, le taux de collecte avait atteint 98 % sur un échantillon de 136 déclarants, permettant la validation des données dans des conditions jugées satisfaisantes. Un résultat salué comme le fruit d’une collaboration efficace entre les différentes parties prenantes.

Toutefois, les perspectives pour 2025 appellent à davantage de vigilance. À ce jour, le taux de collecte plafonne à 41,81 %, un niveau jugé insuffisant par les responsables de la BEAC. « Cela doit nous interpeller collectivement », a averti le directeur national, insistant sur la nécessité de renforcer l’engagement de tous les acteurs impliqués.

Dans un contexte économique où la crédibilité des données est devenue un enjeu majeur, notamment vis-à-vis des partenaires techniques et financiers comme le Fonds monétaire international, cette opération apparaît comme un test de rigueur et de coordination. Au-delà des chiffres, c’est la fiabilité de l’image économique du Congo sur la scène internationale qui se joue.

Congo-Présidence : Denis Sassou N’Guesso reconduit ses proches collaborateurs clés

Par des décrets signés le 22 avril à Brazzaville, le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, a procédé à la reconduction de deux figures majeures de son entourage institutionnel immédiat.

 

En effet, Florent Ntsiba a été maintenu dans ses fonctions de ministre d’État, directeur de cabinet du président de la République. Occupant ce poste stratégique depuis le 22 août 2017, il demeure un pilier central de l’appareil présidentiel, chargé notamment de la coordination de l’action gouvernementale et du suivi des dossiers prioritaires de la présidence.

Dans la même dynamique, le chef de l’État a renouvelé sa confiance à Stevie Pea Ondongo, reconduit au poste de secrétaire général de la présidence de la République. Nommé pour la première fois le 27 octobre 2022, ce dernier continue d’assurer un rôle clé dans le fonctionnement administratif et institutionnel de la présidence, veillant à la mise en œuvre des orientations présidentielles.

Ces reconductions traduisent la volonté du président congolais de s’appuyer sur des collaborateurs expérimentés et fidèles, dans un contexte où la stabilité institutionnelle apparaît comme un enjeu majeur. En consolidant son équipe rapprochée, Denis Sassou N’Guesso mise sur la continuité pour poursuivre la conduite des affaires de l’État et faire face aux défis politiques, économiques et sociaux du pays.

Congo : Djoué 2 pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable

Le gouvernement, avec l’appui de ses partenaires, a lancé le projet Djoué 2, une initiative appelée à transformer durablement l’approvisionnement en eau de la ville.

 

À Brazzaville, ouvrir un robinet ne garantit pas toujours l’accès à l’eau potable. Sous l’effet d’une urbanisation rapide et d’une croissance démographique soutenue, les infrastructures hydrauliques de la capitale peinent à répondre à une demande sans cesse croissante. Face à cette pression, le gouvernement, avec l’appui de ses partenaires, a lancé le projet Djoué 2.

Le projet Djoué 2 constitue le premier jalon opérationnel du plan Mattei en République du Congo. Cette phase pilote prévoit la modernisation et l’extension du réseau hydraulique existant, avec pour ambition d’améliorer la desserte en eau potable dans plusieurs quartiers de la capitale. Selon l’ambassadeur d’Italie, Enrico Nunziata, les travaux ont déjà démarré.

L’expertise technique du chantier est assurée par le Programme des Nations unies pour le développement. Sa représentante résidente, Adama Dian Barry, souligne que le lancement des études de faisabilité constitue une étape déterminante pour garantir la viabilité technique, financière et environnementale du programme. Pour l’institution onusienne, l’enjeu dépasse la seule question des infrastructures : il s’agit d’accompagner une transformation structurelle du secteur de l’eau, au bénéfice direct des populations.

En misant sur Djoué 2, les autorités congolaises entendent ainsi poser les bases d’un système d’approvisionnement plus performant et plus résilient.

Congo : validation du projet de Référentiel national de cybersécurité

Les représentants des institutions publiques et privées, experts et techniciens ont pris part, mardi 21 avril à Brazzaville, à un atelier de restitution consacré au projet de Référentiel général de sécurité des systèmes d’information (Rgssi).

 

Organisé par l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi), l’atelier avait pour objectif de présenter, examiner et consolider ce futur outil stratégique au service de la cybersécurité nationale. Les travaux ont permis un examen approfondi du document, l’intégration des observations formulées par les participants et l’émergence d’un consensus autour du texte final, en vue de son appropriation par l’ensemble des parties prenantes.

Dans son allocution, le directeur général de l’Anssi, Conrad-Onésime Oboulhas, a insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre rigoureuse, fondée sur la coordination des acteurs, la formation et la sensibilisation. Car au-delà de son élaboration technique, le Rgssi est appelé à devenir un document structurant dans la gouvernance de la sécurité des systèmes d’information au Congo.

Véritable cadre normatif, le Rgssi définira les exigences auxquelles devront se conformer les infrastructures numériques publiques et privées. Il permettra de mesurer les écarts à la conformité, de renforcer les mécanismes d’audit, de contrôle et d’évaluation des dispositifs existants. Son adoption vise à garantir la sécurité et la résilience des systèmes d’information, harmoniser les pratiques à l’échelle nationale, renforcer la responsabilité des acteurs et consolider la confiance numérique.

À l’issue des travaux, les participants ont salué la qualité du document et sa conformité aux standards internationaux en matière de cybersécurité. Ils ont validé le projet, sous réserve de l’intégration des amendements formulés, en prélude à son adoption par l’Anssi.

Plusieurs recommandations ont été émises, notamment la finalisation des observations techniques, la mise en place d’un plan de vulgarisation et de formation, ainsi qu’un délai d’appropriation permettant aux structures concernées de se conformer progressivement aux exigences du référentiel avant son entrée en vigueur. Un mécanisme de suivi et d’évaluation de sa mise en œuvre a également été préconisé afin d’assurer son efficacité et sa pérennité.

À travers le Rgssi, le Congo ambitionne d’instaurer un socle commun de règles et d’accompagner les structures publiques et privées dans la sécurisation de leurs systèmes d’information. Enjeu stratégique majeur, ce référentiel contribue à la souveraineté numérique du pays, à la protection des institutions et au renforcement de la confiance des citoyens dans les services numériques.

Congo : Anatole Collinet Makosso encadre la transition gouvernementale

Au lendemain de la démission de son gouvernement, le Premier ministre congolais, a réuni à Brazzaville un Conseil de cabinet consacré à l’organisation de la gestion des affaires courantes, en attendant la formation d’une nouvelle équipe ministérielle.

 

Quelques heures après avoir remis sa démission et celle de son gouvernement au président de la République, Denis Sassou Nguesso, le chef du gouvernement sortant a tenu à fixer le cap de la période transitoire. Cette démarche s’inscrit dans le respect de l’article 83 de la Constitution du 25 octobre 2015, qui prévoit la démission du gouvernement après l’investiture du Chef de l’État, intervenue le 16 avril 2026 à l’issue de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars.

Réunis autour du Premier ministre, les membres de l’équipe sortante ont reçu des orientations précises sur la conduite des affaires courantes. Anatole Collinet Makosso a insisté sur la nécessité d’assurer la continuité de l’action publique, de préserver la stabilité administrative et de garantir le fonctionnement régulier des services de l’État.

Dans cette phase transitoire, l’accent a été mis sur la gestion rigoureuse des dossiers prioritaires afin d’éviter toute rupture dans la mise en œuvre des politiques publiques. Il s’agit notamment de veiller à la poursuite des engagements déjà pris et à la bonne marche des projets en cours, dans le strict cadre des affaires courantes.

Selon le communiqué de la présidence de la République, Denis Sassou Nguesso a accepté la démission du gouvernement et remercié les membres de l’équipe sortante pour le travail accompli entre 2021 et 2026, notamment dans la mise en œuvre du projet de société « Ensemble, poursuivons la marche ».

En saluant l’engagement de ses collaborateurs, le Premier ministre a appelé à une transition exemplaire, empreinte de responsabilité et de discipline administrative, en attendant la nomination du nouveau gouvernement.

Congo-Corée du Sud : vers un partenariat énergétique

En marge de l’investiture du président Denis Sassou N’Guesso à Brazzaville, l’envoyé spécial du ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Hai-Ung Jung, a rencontré le ministre congolais des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua.

 

Au cœur des échanges entre Hai-Ung Jung et Hai-Ung Jung, la perspective de partenariats énergétiques mutuellement bénéfiques entre la République du Congo et la République de Corée. Les deux parties ont exploré les opportunités de coopération dans un secteur stratégique pour leurs économies respectives.

Pays producteur de pétrole et de gaz, le Congo entend valoriser davantage ses ressources, tandis que la Corée du Sud, dépendante des importations énergétiques, mise sur son savoir-faire technologique pour sécuriser et diversifier ses approvisionnements.

À l’issue de l’entretien, Hai-Ung Jung a mis en avant la complémentarité entre les deux nations. « La Corée est un pays dépourvu de ressources naturelles comme le pétrole brut ou le gaz naturel, mais elle dispose d’une expertise avancée dans les industries pétrochimiques, ainsi que dans les technologies liées au gaz naturel liquéfié, notamment les terminaux et les navires spécialisés », a-t-il déclaré.

Selon l’émissaire sud-coréen, cette convergence d’intérêts ouvre la voie à des projets concrets de coopération. Il a salué la qualité des échanges avec les autorités congolaises et annoncé son intention de mobiliser, à son retour, les institutions gouvernementales et les entreprises de son pays afin d’explorer des pistes de collaboration structurantes.

Congo-Présidentielle : le CSLC déplore un manque de moyens

Le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), acteur central du processus électoral, a reconnu ne pas avoir pleinement accompli sa mission de régulation de la couverture médiatique lors de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars derniers.

 

Le constat a été dressé le 15 avril, lors de la restitution des résultats du monitoring des médias. Selon le secrétaire comptable du CSLC, Jérôme Patrick Mavoungou, l’institution avait pourtant engagé des préparatifs en amont, notamment à travers des réunions de sensibilisation avec les partis et groupements politiques entre le 27 janvier et le 12 février, afin de promouvoir un scrutin apaisé et respectueux des principes démocratiques.

Dans le cadre de sa mission, le CSLC a déployé des équipes à Brazzaville et à Pointe-Noire pour suivre la couverture médiatique. L’objectif était également d’étendre cette observation aux départements disposant de chaînes de télévision, de radios, de journaux et de médias en ligne. Mais, faute de financement suffisant, l’organe de régulation n’a pas pu couvrir l’ensemble du territoire national.

Les résultats du monitoring ont révélé des déséquilibres notables, en particulier à Pointe-Noire. Selon les données présentées, un candidat y a concentré près des deux tiers du temps d’antenne, tandis que d’autres n’ont bénéficié que de parts marginales, allant de 3 % à 14 %, certains n’ayant même obtenu aucune visibilité. Ces chiffres s’appuient sur les relevés et histogrammes établis par les équipes du CSLC.

Si la loi impose l’égalité du temps d’antenne en période électorale, le CSLC reconnaît que cette exigence n’a pas été pleinement respectée dans la pratique. Autrement dit, l’égalité prévue par les textes n’a pas toujours été effective dans la couverture quotidienne des médias.

Au regard de cette expérience, l’institution plaide pour une subvention spécifique dédiée à la régulation médiatique en période électorale, un renforcement de ses capacités techniques et humaines, ainsi qu’un encadrement plus rigoureux des médias numériques. Elle estime qu’un cadre juridique solide ne suffit pas, à lui seul, à garantir l’égalité sans moyens adéquats ni adhésion pleine des acteurs concernés.

À l’approche des prochaines échéances électorales, le CSLC appelle ainsi à des mesures concrètes pour assurer une régulation plus équitable et crédible du paysage médiatique.

Le Congo se dote d’une stratégie de communication et d’un fonds d’appui

Le ministre délégué chargé de la Réforme de l’État, Luc Joseph Okio, a réceptionné le 15 avril à Brazzaville deux documents destinés à renforcer la mise en œuvre du Plan stratégique de la réforme de l’État 2025-2029.

 

La stratégie de communication a pour objectif de mieux informer les citoyens, les administrations publiques et les partenaires sur les réformes en cours. Elle vise à expliquer les changements engagés, à valoriser les résultats obtenus et à encourager l’adhésion de l’ensemble des acteurs concernés. L’accent est mis sur la transparence, la diffusion des bonnes pratiques et le dialogue autour des politiques publiques.

Le second document concerne la mise en place du Fonds d’appui à la réforme de l’État. Ce mécanisme financier a pour mission de mobiliser et de sécuriser les ressources nécessaires à la conduite des réformes. Il doit permettre d’assurer un financement structuré et continu des actions prévues, afin de garantir leur efficacité et leur pérennité.

Selon le ministre Luc Joseph Okio, ces deux outils constituent une étape importante dans la modernisation de l’administration publique. Ils devraient améliorer la coordination des acteurs impliqués et faciliter la mise en œuvre des politiques publiques.

De son côté, la représentante du Programme des Nations unies pour le développement, Adama-Dian Barry, a salué une avancée significative, soulignant que ces instruments s’inscrivent dans une démarche globale axée sur la planification, la transparence et la performance.

Congo : la CNTR et le Pnud scellent un partenariat de 4,4 milliards FCFA

La Commission nationale de transparence et de responsabilité (CNTR) et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) ont officialisé, le 14 avril, un partenariat destiné à renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion des finances publiques au Congo.

 

Dotée d’un financement de plus de 4,4 milliards FCFA, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation de la gouvernance financière, avec un accent particulier sur la digitalisation et l’évaluation des pratiques publiques.

Adossé au Plan stratégique 2025-2029 de la CNTR, le projet vise à moderniser les mécanismes de gestion financière à travers la numérisation des processus de collecte, de traitement et d’analyse des données.

Parmi les innovations phares figure l’évaluation annuelle du code de transparence et de responsabilité, appuyée par une plateforme numérique dédiée. Cet outil permettra d’améliorer la collecte des données financières, d’en affiner l’analyse et de renforcer la reddition des comptes au sein des administrations publiques.

Intervenant à cette occasion, la représentante résidente du Pnud au Congo, Adama Dian Barry, a souligné que ce partenariat permettra de déployer des actions structurées et à impact rapide, notamment grâce à la digitalisation des outils de gestion. Elle a insisté sur la nécessité d’ériger la redevabilité en pilier central de l’action publique, la considérant comme un levier essentiel pour accroître l’efficacité des institutions.

Pour sa part, le président de la CNTR, Joseph Mana Fouafoua, a qualifié la signature de cet accord d’étape déterminante. Selon lui, elle ouvre la voie à l’élaboration d’un document de projet destiné à impulser et soutenir des actions concrètes, cohérentes et durables en faveur d’une meilleure transparence dans la gestion des finances publiques.

Présidence du Parlement panafricain : l’Algérie sollicite l’appui du Congo

L’Algérie intensifie sa démarche diplomatique auprès des autorités congolaises en vue d’obtenir leur soutien à sa candidature à la présidence du Parlement panafricain.

 

En visite mardi 14 avril à Brazzaville, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire d’Algérie au Congo, Riache Azeddine, a échangé avec les présidents des deux chambres du Parlement, Pierre Ngolo et Isidore Mvouba.

Au cœur des discussions, la consolidation des relations interparlementaires entre Algérie et République du Congo, mais surtout la sollicitation officielle de l’appui du Congo à la candidature algérienne à la tête du Parlement panafricain. Selon le diplomate, cette ambition s’inscrit dans la volonté d’Alger de dynamiser cette institution continentale, de renforcer son efficacité et de lui conférer un rôle plus visible dans la promotion des idéaux africains.

« À travers cette candidature, l’Algérie entend travailler étroitement avec les pays frères et amis, tels que le Congo, pour consolider les valeurs de solidarité, de fraternité, de paix, de sécurité et de développement », a souligné Riache Azeddine, mettant en avant l’importance d’un leadership fédérateur au sein des instances panafricaines.

Dans cette dynamique de rapprochement, l’ambassadeur a également réaffirmé la disponibilité de son pays à accompagner le Congo dans la mise en œuvre de son programme de développement pour le quinquennat 2026-2031. Il a salué, par ailleurs, l’initiative des sénateurs africains portant création d’une association destinée à renforcer la concertation entre les Sénats du continent.

Une visite prochaine de Pierre Ngolo en Algérie est annoncée, de même qu’un déplacement des membres des groupes d’amitié parlementaire des deux chambres congolaises, signe d’une coopération appelée à se densifier.

Congo-Investiture de Denis Sassou-N’Guesso : plusieurs chefs d’État déjà à Brazzaville

La capitale congolaise va vivre un moment politique majeur ce jeudi 16 avril 2026, avec la cérémonie d’investiture du président élu Denis Sassou N’Guesso.

 

Plusieurs chefs d’État africains ont foulé le sol congolais mercredi 15 avril 2026, pour prendre part à la cérémonie officielle d’investiture du Président Denis Sassou-N’Guesso, prévue ce jeudi. Parmi les personnalités déjà présentes dans la capitale congolaise figurent les présidents Paul Kagame du Rwanda, Azali Assoumani des Comores, Faustin Archange Touadéra de la centrafrique et Brice Clotaire Oligui Nguema du Gabon. Leur arrivée à Brazzaville témoigne de l’importance diplomatique accordée à cet événement et du renforcement des relations bilatérales entre le Congo et les pays frères du continent.

Outre ces présences africaines, les États-Unis d’Amérique seront également représentés. La délégation américaine sera conduite par le Sous-Secrétaire d’État adjoint chargé des réfugiés et de la migration, Erhardt Christian.

La cérémonie d’investiture, prévue ce jeudi, marquera l’ouverture d’un nouveau mandat de cinq ans pour le Président Denis Sassou-N’Guesso. Elle se déroulera en présence des corps constitués nationaux, de nombreuses délégations étrangères ainsi que des invités spéciaux.

Brazzaville, parée aux couleurs nationales, vibre déjà dans une atmosphère mêlant solennité institutionnelle et ferveur populaire.

Congo-Investiture de Denis Sassou-N’Guesso : un nouveau mandat s’ouvre

Conformément aux dispositions de la Constitution, la cérémonie d’investiture de Denis Sassou-N’Guesso, président de la République élu, se tiendra ce jeudi 16 avril 2026 au stade de Kintélé.

 

Devant la Nation et un parterre de hautes personnalités nationales et internationales, le Chef de l’État prêtera serment, marquant ainsi le début officiel d’un nouveau mandat de cinq ans à la tête du Congo. Cette étape solennelle consacre la continuité institutionnelle et ouvre une nouvelle phase de gouvernance pour le pays.

Le stade de Kintélé, cadre emblématique des grands rendez-vous nationaux, accueillera cette cérémonie qui s’annonce à la fois républicaine et symbolique. Autorités civiles et militaires, membres du corps diplomatique, représentants des institutions ainsi que de nombreuses forces vives de la Nation sont attendus pour cet événement majeur de la vie politique congolaise.

À travers cette investiture, le Président Denis Sassou-N’Guesso réaffirmera son engagement à servir la République, à préserver la stabilité des institutions et à poursuivre les efforts de développement économique et social. Ce nouveau quinquennat s’ouvre dans un contexte marqué par des défis multiples, mais également par des attentes fortes en matière de gouvernance, de relance économique et de consolidation de la paix.

La cérémonie du 16 avril scellera ainsi l’entrée du Congo dans une nouvelle étape de son histoire politique, placée sous le signe de la continuité et des ambitions renouvelées.

Congo-Architecture : l’OAC et l’UDSN scellent un partenariat

Le président de l’Ordre des architectes du Congo (OAC), Antoine Béli Bokolojoué, et le président de l’Université Denis-Sassou-N’Guesso (UDSN), le Pr Ange Antoine Abena, ont signé, le 13 avril à Kintélé, une convention destinée à renforcer la formation en architecture et urbanisme au Congo.

 

Cet accord vise notamment la relecture et la reformalisation des programmes de l’Institut supérieur d’architecture, urbanisme, bâtiment et travaux publics (ISAUBTP), qui forme depuis plusieurs années de jeunes architectes-urbanistes. Il prévoit également un encadrement accru de la formation continue, ainsi que l’implication active de l’OAC dans la formation des enseignants et la modernisation des cursus.

À travers ce partenariat, les deux institutions entendent créer des passerelles concrètes entre le monde académique et la pratique professionnelle. Des stages pratiques au sein des agences, cabinets et bureaux d’études membres de l’OAC seront consolidés, favorisant l’employabilité des étudiants et la professionnalisation des parcours.

La convention met aussi l’accent sur les défis contemporains, notamment l’intégration des énergies renouvelables dans la conception architecturale et urbaine, dans un contexte marqué par l’urgence climatique et l’ambition de bâtir des villes intelligentes.

Par ailleurs, l’OAC s’est engagé à œuvrer pour la reconnaissance des diplômes de l’UDSN à l’échelle africaine et internationale, en se rapprochant des instances mondiales de l’architecture telles que l’Union internationale des architectes et l’Unesco.

Pour Antoine Béli Bokolojoué, cet accord dépasse le simple cadre administratif. Il constitue « un levier stratégique » au service du développement national, en renforçant la synergie entre l’université et les corps professionnels organisés. « Il n’y a pas de développement sans université, pas d’avenir sans formation de qualité, pas de ville sans architectes », a-t-il rappelé.

Congo-Relance du football : vers la fin de la crise ?

Réunis samedi à Brazzaville, le Ministère de la Jeunesse et des Sports, des dirigeants de clubs, des techniciens et des chroniqueurs sportifs ont exprimé une volonté commune, restructurer et relancer durablement le football congolais.

 

Au cœur des échanges, la nécessité d’un sursaut collectif. Pour Hugues Ngouélondélé, le redressement ne peut être l’œuvre d’un seul acteur. « Il s’agit de reconstruire des institutions crédibles et de restaurer la confiance des partenaires ainsi que du public », a-t-il souligné, insistant sur l’importance d’un dialogue inclusif pour sortir de l’impasse.

Depuis deux ans, le football congolais traverse une zone de turbulences marquée par des divergences persistantes entre le ministère et la Fédération congolaise de football. Cette crise institutionnelle a entraîné l’arrêt des compétitions nationales et la fermeture de plusieurs stades, plongeant clubs et joueurs dans l’incertitude.

Les conséquences ont été lourdes : compétitions suspendues, carrières freinées, sponsors frileux et supporters désabusés. De nombreux jeunes talents se sont retrouvés sans cadre d’expression, dans un contexte où le football demeure pourtant l’un des principaux vecteurs de cohésion sociale et de visibilité internationale du pays.

Face à cette situation, les autorités annoncent la reprise prochaine du championnat national, assortie d’une réouverture progressive des stades. Cette relance, présentée comme une priorité, vise à redonner un souffle nouveau au football congolais et à restaurer son rayonnement sur la scène régionale et continentale.

Au-delà de la reprise des compétitions, l’enjeu est désormais structurel : poser les bases d’une gouvernance apaisée, transparente et conforme aux standards internationaux. Les acteurs du football congolais semblent conscients qu’il en va de la crédibilité du sport roi et de l’avenir de toute une génération de joueurs.

La balle est désormais dans le camp des institutions. Le succès de cette relance dépendra de la capacité des différents protagonistes à privilégier l’intérêt supérieur du football congolais sur les querelles internes.

Congo : la société civile exige des actes sur la forêt

Le président Denis Sassou Nguesso prêtera serment le 16 avril à Brazzaville pour inaugurer son cinquième mandat consécutif. Alors qu’un nouveau gouvernement est attendu, plusieurs organisations de la société civile appellent à placer la gouvernance forestière au cœur des priorités.

 

Le Congo est engagé dans plusieurs processus internationaux de gestion durable des forêts, notamment les Contributions déterminées au niveau national (CDN), le mécanisme REDD+, l’Initiative pour la forêt d’Afrique centrale (CAFI) et l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Des engagements salués par Nina Cynthia Kiyindou Yombo, directrice exécutive de l’Observatoire congolais des droits humains (OCDH), qui insiste toutefois sur leur application effective au niveau national.

Selon elle, il est urgent d’harmoniser le cadre juridique et de mettre en œuvre des actions concrètes pour lutter contre la déforestation et l’exploitation illégale des forêts.

De son côté, Christian Mounzeo, de la Rencontre pour la paix et les droits humains (RPDH), reconnaît les avancées du précédent quinquennat, notamment la révision du code forestier, l’adoption d’un code de transparence dans la gestion des finances publiques et la loi sur le registre des bénéficiaires effectifs. Mais il estime que ces réformes doivent désormais être complétées par des textes d’application.

Les organisations plaident également pour l’adoption d’une loi sur l’accès à l’information et d’un cadre de protection des défenseurs des droits humains et des lanceurs d’alerte. Objectif, garantir plus de transparence, de traçabilité et de redevabilité dans l’exploitation forestière, afin que la gestion des ressources naturelles bénéficie réellement aux populations.

Congo : MTN et Airtel mis en demeure par l’ARPCE

L’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) a adressé, mercredi 8 avril, une mise en demeure aux opérateurs MTN Congo et Airtel Congo, à l’issue d’une vaste campagne de contrôle de la qualité de service menée en février 2026 dans vingt localités de l’intérieur du pays.

 

Conduite du 6 au 23 février par les équipes de la Direction des réseaux et services de communications électroniques (DRSCE), cette campagne de « drive test » a couvert un large éventail de zones, du Kouilou à la Likouala, en passant par le Niari, la Bouenza, la Sangha et les Plateaux. Les tests ont porté sur les technologies 2G, 3G et 4G, aussi bien pour les appels voix que pour la navigation internet.

Les experts de l’ARPCE ont évalué plusieurs indicateurs techniques clés : taux d’établissement des appels, qualité sonore, temps de connexion, débit internet et continuité du signal lors des déplacements. Chacun de ces paramètres est encadré par des seuils réglementaires fixés par décision de l’autorité de régulation. Un système de notation par codes couleur permet par ailleurs de comparer les performances d’un semestre à l’autre et de repérer les localités où les engagements de couverture et de qualité ne sont pas respectés.

La réunion de restitution des résultats, présidée par le directeur de la DRSCE, Benjamin Mouandza, en présence des représentants des deux opérateurs, n’a pas été qu’un simple exercice de présentation. Elle a débouché sur une mise en demeure formelle accordant aux entreprises un délai de six mois, correspondant à la prochaine campagne d’évaluation, pour corriger les insuffisances relevées.

À travers cette décision, l’ARPCE entend rappeler aux opérateurs leurs obligations en matière de qualité de service et de couverture nationale. Dans un contexte où l’accès fiable aux communications électroniques est devenu un levier essentiel de développement économique et social, l’autorité de régulation affiche sa volonté de veiller à une amélioration tangible des prestations offertes aux usagers, notamment dans les zones de l’intérieur du pays souvent confrontées à des dysfonctionnements récurrents.

La prochaine campagne de contrôle sera déterminante pour mesurer les efforts consentis et, le cas échéant, envisager des mesures plus contraignantes.