Commerce transfrontalier : le Congo accélère sa transition numérique avec le Guichet unique

En visite de travail au Guichet unique des opérations transfrontalières (Guot), la ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf), Jacqueline Lydia Mikolo, a réaffirmé la volonté de l’exécutif d’accélérer la dématérialisation des procédures administratives liées au commerce.

 

Accompagnée du ministre en charge de l’Économie numérique, Frédéric Nzé, la membre du gouvernement s’est rendue à Pointe-Noire pour évaluer les avancées enregistrées dans la transformation digitale des opérations transfrontalières. Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de modernisation de l’administration publique et de renforcement de la compétitivité économique du Congo.

Au cours de cette séance de travail tenue dans les installations du Guot, les deux ministres ont pu constater les innovations mises en place pour simplifier et fluidifier les procédures administratives relatives au commerce extérieur. À travers la dématérialisation, les autorités ambitionnent de réduire significativement les délais de traitement des dossiers, diminuer les coûts opérationnels pour les opérateurs économiques et renforcer la sécurisation des échanges commerciaux.

Le Guichet unique des opérations transfrontalières apparaît aujourd’hui comme un levier stratégique dans la facilitation du commerce et l’amélioration du climat des affaires. En centralisant plusieurs démarches sur une plateforme numérique intégrée, il contribue à limiter les lourdeurs administratives tout en favorisant davantage de transparence dans les transactions.

Cette visite traduit également la volonté du gouvernement de faire du numérique un moteur de développement économique, en cohérence avec les objectifs de la Zlécaf qui encourage une meilleure intégration des marchés africains et une circulation plus efficace des biens et services.

Violences xénophobes en Afrique du Sud : le Congo organise le rapatriement volontaire de ses ressortissants

Face à l’aggravation de la situation sécuritaire que traversent de nombreux ressortissants congolais vivant en Afrique du Sud, le gouvernement Congolais a décidé de mettre en place une opération de rapatriement volontaire afin de porter assistance à ses citoyens en situation de détresse.

 

Trois vols spéciaux seront affrétés entre le 22 et le 24 juin prochains au départ du Cap et de Johannesburg, dans le cadre d’un dispositif d’urgence coordonné par les autorités congolaises à travers les représentations diplomatiques sur place. Les compatriotes concernés sont invités à se faire enregistrer auprès des services consulaires afin de bénéficier de cette opération.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des agressions à caractère xénophobe visant plusieurs communautés étrangères installées en Afrique du Sud. Depuis plusieurs semaines, des actes de violence, des intimidations et des déplacements forcés ont été signalés dans plusieurs localités, poussant plusieurs pays africains à engager des mesures de protection et de retour volontaire pour leurs ressortissants.

Pour Brazzaville, cette opération traduit avant tout une volonté de préserver la sécurité et la dignité des citoyens congolais confrontés à un climat d’insécurité grandissant. Les autorités entendent également accompagner les personnes concernées dans leur retour et faciliter leur réintégration sur le territoire national.

Le gouvernement réaffirme son devoir de protection envers ses ressortissants où qu’ils se trouvent et lance un appel au calme, tout en encourageant les Congolais établis en Afrique du Sud à rester en contact avec les services diplomatiques pour toute assistance nécessaire.

Ce pont aérien humanitaire constitue ainsi une réponse concrète à une crise qui rappelle l’urgence d’un engagement collectif contre toutes les formes de violences et de rejet de l’autre sur le continent africain.

Congo-Pnud : un partenariat renforcé pour l’électricité rurale et l’accès à l’eau potable

Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua a eu une rencontre mardi 16 juin à Brazzaville avec la représentante résidente du Pnud au Congo, Adama-Dian Barry.

 

Accompagnée d’une délégation d’experts spécialisés dans les secteurs de l’énergie et de l’hydraulique, la responsable du Pnud est venue faire le point sur l’état d’avancement des projets conduits en partenariat avec le gouvernement congolais.

Au cœur des échanges figurait le programme d’électrification rurale, considéré comme l’un des chantiers prioritaires pour le développement du pays. Ce vaste projet ambitionne d’améliorer l’accès à l’électricité pour près de deux millions d’habitants vivant dans les zones rurales. Au-delà de l’éclairage des ménages, l’initiative vise également à stimuler l’activité économique locale grâce au recours aux énergies renouvelables, notamment au bénéfice des industries implantées dans le Nord du pays ainsi que dans les zones économiques spéciales.

Les deux parties ont examiné les mécanismes permettant d’accélérer la mise en œuvre de la feuille de route de ce programme, conformément à la stratégie gouvernementale en faveur de l’accès universel à l’énergie.

Autre dossier majeur abordé au cours de cette rencontre : la réhabilitation de la desserte en eau potable de Brazzaville à travers la station de traitement de Djoué 2. Intégré au « Plan Mattei » et porté par le Pnud dans sa phase de réhabilitation, ce projet est considéré comme un levier essentiel pour renforcer l’approvisionnement en eau potable dans la capitale.

À cette occasion, le ministre Bruno Jean Richard Itoua a formulé plusieurs orientations stratégiques visant à renforcer l’efficacité des interventions et à améliorer la coordination des opérations sur le terrain.

Journée mondiale des océans : les collaborateurs du Groupe AGL au Congo sensibilisés à la préservation de la biodiversité marine

À l’occasion de la Journée mondiale des océans, AGL Congo et ses filiales ont organisé un webinaire à destination des collaborateurs (Congo Terminal, Terminaux du Bassin du Congo et SAGA) autour du thème : « La biodiversité marine et les activités de conservation menées au Congo ».

 

Animée avec l’appui de Renatura Congo, partenaire engagé du Groupe AGL au Congo dans la protection des écosystèmes côtiers, cette session a permis aux participants de mieux appréhender la richesse des milieux marins congolais, les menaces qui pèsent sur la biodiversité ainsi que les programmes de conservation déployés pour protéger espèces et habitats du littoral.

« La préservation des océans est une responsabilité collective. Sensibiliser nos collaborateurs à ces enjeux, avec l’appui d’experts engagés comme Renatura Congo, participe à la construction d’une culture environnementale durable au sein de nos entreprises », a souligné Raïssa DEKAMBI Chef de service Qualité Compliance et RSE Africa Global Logistics Congo.

Par cette initiative, AGL Congo confirme sa volonté de faire de la responsabilité environnementale un pilier de sa culture d’entreprise, et réaffirme son soutien aux initiatives contribuant à la préservation durable des océans, ressources vitales pour l’équilibre de notre planète et l’avenir des générations futures.

Congo : cap sur le nouveau cadre de coopération pour le développement durable 2027–2031

Le gouvernement et le Système des Nations unies ont officiellement lancé, lundi 16 juin à Brazzaville, un atelier de priorisation marquant le début des travaux d’élaboration du prochain Cadre de coopération des Nations unies pour le développement durable (UNSDCF) 2027-2031.

 

Réunissant quatre-vingts experts issus de l’administration publique, des agences onusiennes, de la société civile, du secteur privé ainsi que des partenaires techniques et financiers, cet atelier se tient jusqu’au 18 juin avec pour ambition de définir les fondements stratégiques de la coopération entre le Congo et les Nations unies pour les cinq prochaines années.

Ce futur document stratégique constituera la feuille de route qui orientera l’action collective du Système des Nations unies au Congo durant le prochain quinquennat, en cohérence avec les priorités nationales de développement durable.

Au cours des travaux, les participants seront appelés à identifier les principaux défis structurels auxquels le pays est confronté, tout en mettant en lumière les opportunités susceptibles d’accélérer sa transformation économique et sociale.

Plusieurs thématiques majeures figurent au programme, notamment le cadrage stratégique et les diagnostics de développement, la présentation de l’Analyse commune de pays (ACP) 2025, ainsi que l’évaluation des acquis et enseignements tirés de la mise en œuvre du précédent cadre de coopération, l’UNDAF 2020-2026.

L’atelier devra également permettre de définir entre deux et quatre axes prioritaires du futur cadre, d’élaborer les théories du changement et d’identifier les résultats collectifs attendus à l’échelle nationale.

À l’issue des échanges, les participants devront arrêter une feuille de route claire menant à la finalisation et à la signature officielle du nouvel UNSDCF avant la fin de l’année 2026.

Congo : deux présumés trafiquants de viande d’hippopotame placés à la maison d’arrêt

Âgés de plus de cinquante ans, ils ont été interpellés le 3 juin 2026 dans la réserve naturelle de Lesio-Luna, située dans le département du Djoué-Léfini, alors qu’ils étaient en possession de soixante morceaux de viande boucanée d’hippopotame.

 

Les deux présumés délinquants fauniques, présentés comme étant originaires de la République démocratique du Congo, ont été appréhendés par les éco-gardes de la réserve au cours d’une opération de surveillance menée dans cette aire protégée. Après leur arrestation, ils ont été remis aux agents des Eaux et Forêts pour la poursuite de la procédure judiciaire.

Le 9 juin dernier, les suspects ont été déférés devant le Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Brazzaville. À l’issue de leur présentation, ils ont été placés à la maison d’arrêt dans l’attente de l’ouverture de leur procès.

Cette affaire bénéficie également de l’appui technique du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage (PALF), qui accompagne les autorités compétentes dans le traitement des infractions liées à la criminalité environnementale.

Cette interpellation intervient dans un contexte de renforcement des actions de protection de la biodiversité au Congo, où les autorités multiplient les opérations de surveillance et de répression contre le commerce illégal des espèces protégées. L’hippopotame, espèce essentielle à l’équilibre des écosystèmes aquatiques, demeure exposé à diverses menaces liées aux activités humaines, notamment le braconnage.

Congo : plus de 149 000 candidats au CEPE

Les épreuves du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE), session 2026, se sont déroulées le 12 juin sur l’ensemble du territoire national dans une mobilisation importante des acteurs du secteur éducatif.

 

Au total, 149 329 candidats ont pris part aux épreuves du CEPE, répartis dans 655 centres, selon les statistiques publiées par la direction des examens et concours. Cette session enregistre une hausse du taux de participation de 7,71 % par rapport à l’édition précédente, traduisant une progression de la scolarisation au niveau primaire ainsi qu’un engagement accru des familles et des autorités éducatives en faveur de l’accès à l’éducation.

Dans les différents centres, les épreuves se sont déroulées dans des conditions globalement satisfaisantes grâce au dispositif mis en place pour assurer le bon déroulement des examens sur toute l’étendue du territoire national.

Cette édition du CEPE revêt toutefois une portée particulière puisqu’elle pourrait compter parmi les dernières organisées sous cette appellation. En effet, le projet de loi portant organisation du système éducatif au Congo, adopté en Conseil des ministres le 20 janvier dernier, prévoit le remplacement du Certificat d’études primaires élémentaires par le Certificat d’études primaires (CEP).

Cette réforme s’inscrit dans la volonté des pouvoirs publics de moderniser le système éducatif national et de l’adapter aux nouvelles orientations pédagogiques. Le changement d’appellation devrait s’accompagner d’ajustements dans l’organisation des évaluations et dans le parcours des élèves du cycle primaire.

En attendant l’entrée en vigueur effective de cette réforme, les candidats et leurs familles restent désormais tournés vers la publication des résultats, étape décisive qui ouvrira l’accès au cycle secondaire pour des milliers de jeunes apprenants.

PEN-Plus : le Congo renforce la prise en charge des maladies chroniques à Makélékélé

Le ministère de la Santé et de la Population a récemment réuni les équipes médicales du district sanitaire de Makélékélé.

 

La lutte contre les maladies non transmissibles sévères s’intensifie en République du Congo. Le ministère de la Santé et de la Population a récemment réuni à Brazzaville les équipes médicales du district sanitaire de Makélékélé.

La rencontre a permis aux professionnels de santé d’examiner les mécanismes de mise en œuvre de cette approche innovante, qui ambitionne de rendre accessibles des soins spécialisés dans les structures sanitaires de proximité. L’objectif est de réduire les inégalités d’accès aux traitements et d’assurer un suivi médical plus efficace des patients souffrant de maladies chroniques sévères.

La stratégie PEN-Plus s’inscrit dans une dynamique de renforcement du système de santé, notamment dans les zones où l’accès aux services spécialisés demeure limité. En rapprochant les soins des communautés, les autorités sanitaires entendent améliorer la qualité de vie des malades et réduire les complications liées à ces pathologies.

Cette séance de validation intervient à quelques semaines d’un important sommet régional prévu en Tanzanie, consacré à la lutte contre les maladies non transmissibles. Le Congo entend ainsi présenter les avancées réalisées dans ce domaine et réaffirmer son engagement en faveur d’une couverture sanitaire plus inclusive.

Congo : Bruno Jean Richard Itoua veut améliorer l’accès aux services essentiels

Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique a eu une rencontré le 5 juin à Brazzaville avec les cadres, agents ainsi que les responsables des structures placées sous la tutelle de son département ministériel.

 

Cette première prise de contact a permis au membre du gouvernement de présenter les grandes orientations de son action et de mobiliser l’ensemble des acteurs autour des défis prioritaires du secteur. La feuille de route du membre du gouvernement est centrée sur l’amélioration rapide de la desserte en eau potable et en électricité à travers le pays. Face aux attentes croissantes des populations, il a insisté sur la nécessité d’apporter des réponses concrètes et durables aux difficultés d’approvisionnement observées dans plusieurs localités.

Bruno Jean Richard Itoua a également mis l’accent sur le renforcement de la coordination des nombreux projets en cours dans les domaines énergétique et hydraulique. Selon lui, une meilleure synergie entre les différentes structures sous tutelle est indispensable pour accélérer l’exécution des programmes, optimiser l’utilisation des ressources disponibles et garantir des résultats tangibles au bénéfice des citoyens.

La modernisation de la gouvernance du secteur figure également parmi les priorités du ministère. À cet effet, le ministre a appelé à davantage de rigueur, de transparence et de responsabilité dans la gestion des services publics relevant de son département. Il a encouragé les responsables à adopter une culture de performance axée sur l’efficacité, la redevabilité et la satisfaction des usagers.

Cette rencontre a aussi été l’occasion pour le ministre d’échanger avec ses collaborateurs sur les principaux défis à relever et les perspectives de développement du secteur. Les participants ont salué cette démarche qui vise à instaurer un dialogue permanent et à renforcer la cohésion entre les différentes entités chargées de mettre en œuvre la politique gouvernementale en matière d’énergie et d’hydraulique.

Le ministre Bruno Jean Richard Itoua entend insuffler une nouvelle dynamique au secteur, avec pour objectif d’améliorer durablement l’accès des populations à l’eau potable et à l’électricité, deux leviers essentiels du développement économique et social du Congo.

Kazakhstan-Congo : le nouvel ambassadeur Jean Galiev présente ses lettres de créance

Le nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Kazakhstan au Congo, Jean Galiev, a officiellement pris ses fonctions le 3 juin, après avoir présenté ses lettres de créance au président de la République, Denis Sassou N’Guesso, lors d’une cérémonie solennelle tenue au palais présidentiel de Brazzaville.

 

Reçu dans la salle des ambassadeurs, le diplomate kazakh a été accueilli par le chef de l’État congolais en présence du ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Constant-Serge Bounda, du secrétaire général du ministère, Guy Nestor Itoua, ainsi que de la directrice du protocole et des affaires consulaires.

Cette audience marque le début officiel de la mission diplomatique de Jean Galiev au Congo. Diplomate expérimenté, il a précédemment représenté son pays en France, à Monaco et au Portugal, où il a contribué au développement des relations bilatérales entre le Kazakhstan et ses partenaires européens.

À l’issue de la cérémonie, le nouvel ambassadeur a réaffirmé sa volonté de renforcer davantage les liens d’amitié et de coopération entre Brazzaville et Astana. Il a souligné son engagement à œuvrer pour l’élargissement des échanges dans le cadre de la coopération bilatérale et multilatérale, en mettant l’accent sur les secteurs porteurs de croissance et de développement.

Les relations entre le Congo et le Kazakhstan reposent sur une coopération ancienne et diversifiée. Elles couvrent notamment les domaines politique, économique, énergétique, agricole, des transports ainsi que des technologies de l’information et de la communication. Des secteurs considérés comme stratégiques par les deux pays, qui entendent consolider leurs partenariats dans un contexte international marqué par la recherche de nouvelles opportunités de collaboration.

L’arrivée de Jean Galiev à Brazzaville traduit ainsi la volonté commune des autorités kazakhes et congolaises d’insuffler une nouvelle dynamique à leurs relations diplomatiques et économiques, avec pour objectif de favoriser des échanges plus soutenus et mutuellement bénéfiques.

Passation des marchés publics : une nouvelle cohorte de jeunes formée à Brazzaville

Les jeunes retenus pour la deuxième cohorte du Programme de stage en passation des marchés publics ont officiellement intégré leur formation le 3 juin 2026 à Brazzaville.

 

Conçu pour répondre aux exigences croissantes de transparence, d’efficacité et de bonne gouvernance dans la gestion des ressources publiques, ce programme offre aux bénéficiaires une formation pratique et théorique axée sur les principes fondamentaux de la passation des marchés. L’initiative est soutenue par la Banque mondiale et le gouvernement congolais. Les stagiaires seront ainsi outillés pour maîtriser les procédures réglementaires, les mécanismes de contrôle ainsi que les exigences éthiques qui encadrent le secteur.

À travers cette formation, les organisateurs entendent favoriser l’émergence d’une relève compétente capable d’accompagner les administrations publiques et les projets de développement dans la conduite des procédures d’acquisition conformes aux normes nationales et internationales.

Lors de la cérémonie d’intégration, les responsables du programme ont rappelé l’importance stratégique de la passation des marchés publics dans le développement économique du pays. Ils ont souligné que la qualité des infrastructures, des services publics et des investissements dépend largement de la rigueur avec laquelle les ressources publiques sont gérées.

Au-delà de l’acquisition de compétences techniques, le programme met un accent particulier sur les valeurs d’intégrité, de responsabilité et de redevabilité. Des qualités jugées essentielles pour contribuer à la lutte contre la corruption et à l’amélioration de la gouvernance publique.

Cette deuxième cohorte témoigne de la volonté des autorités congolaises et de leurs partenaires de poursuivre les efforts de professionnalisation du secteur. En investissant dans la formation des jeunes, le Congo se dote progressivement d’un vivier d’experts capables de relever les défis liés à la modernisation de l’administration publique et à la gestion efficace des fonds destinés au développement.

À l’issue de leur parcours, les stagiaires auront l’opportunité de mettre en pratique leurs acquis au sein de différentes structures publiques, contribuant ainsi à renforcer durablement les compétences nationales dans un domaine clé pour la performance de l’État.

Congo : vers l’amélioration du climat des affaires

La ministre du Commerce, de l’Approvisionnement et de la Consommation, Jacqueline Lydia Mikolo, a tenu mardi 2 juin 2026, une séance de travail avec les représentants du secteur privé.

 

Plusieurs sujets ont été abordé au cours de la rencontre entre la ministre Jacqueline Lydia Mikolo et les représentants du secteur privé. Entre autres sujets, le retour de la mercuriale nationale, un mécanisme destiné à mieux encadrer les prix des produits sur le marché et à lutter contre les pratiques spéculatives.

Les participants ont également discuté de la mise en place d’un guichet unique dédié aux commerçants. Cette réforme vise à simplifier les démarches administratives, réduire les délais de traitement des dossiers et améliorer l’accompagnement des opérateurs économiques dans l’exercice de leurs activités.

Pour les acteurs du secteur privé, ces mesures pourraient contribuer à renforcer la transparence des échanges commerciaux et à favoriser un environnement plus attractif pour l’investissement. Ils ont, par ailleurs, plaidé pour la poursuite des réformes destinées à lever les contraintes qui freinent encore le développement des entreprises locales.

La préparation des entreprises congolaises aux opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf) a également figuré parmi les priorités évoquées. Face à l’ouverture progressive des marchés africains, les participants ont souligné la nécessité d’accroître la compétitivité des produits nationaux, de moderniser les outils de production et de renforcer les capacités des opérateurs économiques. La ministre Jacqueline Lydia Mikolo a assuré que les préoccupations exprimées seront prises en compte dans la mise en œuvre des politiques publiques.

Congo-Assemblée nationale : huit dossiers sur la table des députés

La 12e session ordinaire de l’Assemblée nationale s’est ouverte le 2 juin 2026, à Brazzaville.

 

Les députés ont fait leur rentrée du mois de juin. Une session marquée par l’examen de huit dossiers arrêtés lors de la conférence des présidents tenue le 26 mai dernier. Parmi les principaux points à examiner figure le débat d’orientation budgétaire, un exercice essentiel qui permettra aux députés d’apprécier les grandes lignes de la politique économique et financière en prélude à l’élaboration du budget de l’État. Les parlementaires suivront également la présentation du programme d’actions du gouvernement, occasion pour l’exécutif de décliner ses priorités et ses perspectives de développement.

Sur le plan de la coopération internationale, les élus sont appelés à se prononcer sur le projet de loi autorisant la ratification de l’accord conclu entre la République du Congo et la Fédération de Russie relatif à la promotion et à la protection réciproque des investissements. Ce texte vise à renforcer les échanges économiques et à offrir un cadre juridique sécurisé aux investisseurs des deux pays.

La session sera également marquée par l’examen du projet de loi portant création de la Caisse des dépôts et consignations, une institution financière appelée à jouer un rôle déterminant dans la mobilisation de l’épargne publique et le financement des projets d’intérêt général.

Autre réforme attendue, le projet de loi fixant l’organisation du système éducatif en République du Congo, qui devrait contribuer à moderniser le cadre législatif de l’enseignement et à mieux répondre aux défis de la formation des jeunes générations.

La représentation nationale entend apporter sa contribution aux efforts de modernisation de l’État, d’amélioration de la gouvernance et de consolidation des partenariats internationaux. Les travaux de cette session s’annoncent ainsi déterminants pour l’adoption de réformes susceptibles d’avoir un impact significatif sur le développement économique et social du pays.

Congo-Baccalauréat général : 17 détenus dont une fille affrontent les épreuves

Le coup d’envoi des examens a été donné par le directeur de la Réinsertion sociale et de l’Action sociale judiciaire près la Direction générale de l’administration pénitentiaire, Jean-Joël Komo.

 

Dix-sept détenus, dont une jeune fille, ont entamé les épreuves écrites du baccalauréat général à la Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville (MACB). Le coup d’envoi des examens a été donné par le directeur de la Réinsertion sociale et de l’Action sociale judiciaire près la Direction générale de l’administration pénitentiaire, Jean-Joël Komo, lors du lancement de l’épreuve d’anglais. La cérémonie s’est déroulée en présence du chef de centre de la MACB, Kevin Wilfrid Makosso.

Les dix-sept candidats, tous inscrits en série A, se répartissent entre onze candidats libres et six candidats officiels. Selon les responsables du centre, les premières épreuves se sont déroulées dans un climat de sérénité, comparable à celui observé dans les autres centres d’examen du pays.

Afin de garantir le bon déroulement de cette session, toutes les dispositions organisationnelles et sécuritaires ont été prises conformément aux exigences des examens d’État. Pour Jean-Joël Komo, cette participation traduit la volonté des autorités pénitentiaires de faire de l’éducation un véritable levier de réinsertion.

« La Direction générale de l’administration pénitentiaire œuvre chaque année pour permettre aux détenus qui remplissent les conditions requises de prendre part aux examens d’État », a-t-il indiqué.

Cette dynamique n’est pas nouvelle. Depuis 2017, la Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville présente régulièrement des candidats aux différents examens nationaux, offrant ainsi à de nombreux détenus l’opportunité de poursuivre leur parcours scolaire malgré leur situation carcérale.

Congo : le gouvernement reçoit un don de médicaments d’une valeur de 160 millions FCFA

La cérémonie de remise officielle de cette dotation a eu lieu mardi 02 juin 2026, au bureau de l’OMS à Brazzaville.

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a remis au gouvernement congolais un lot de médicaments évalué à 280 000 dollars américains, soit environ 160 millions de francs CFA. La donation comprend 27 tonnes de produits pharmaceutiques destinés à renforcer la prise en charge des patients dans les structures sanitaires du pays.

La cérémonie de remise officielle s’est tenue au bureau de l’OMS à Brazzaville sous la présidence du représentant résident de l’OMS au Congo, le Dr Vincent Dossou Sodjinou, et du ministre de la Santé et de la Population, le Pr Jean-Rosaire Ibara.

La remise du lot a été précédée par la signature d’un protocole d’accord entre l’OMS et le gouvernement congolais. À travers cette initiative, l’institution onusienne réaffirme son engagement aux côtés du Congo pour améliorer l’accès aux soins et soutenir les efforts nationaux de renforcement du système de santé.

Pour le ministre de la Santé et de la Population, cette dotation de 160 millions de francs CFA constitue une réponse concrète à plusieurs besoins exprimés par les structures sanitaires du pays. Elle permettra d’améliorer la disponibilité des médicaments et de renforcer la qualité de la prise en charge des patients.

Cette contribution, intervient dans un contexte où les besoins en médicaments essentiels demeurent élevés. Avec ses 27 tonnes de médicaments, ce don représente un appui considérable pour les établissements de santé et les populations bénéficiaires.

Congo-transferts de fonds : l’ARTF intensifie la lutte contre les opérateurs clandestins

Le directeur général de l’Agence de régulation des transferts de fonds (ARTF), Jean Claude Bazebi, a réitéré, le 1er juin à Brazzaville, son appel à la régularisation des opérateurs économiques exerçant dans les secteurs du transfert de fonds et du change sans autorisation légale.

 

Face à la prolifération des activités financières informelles, le responsable de l’ARTF a exhorté les acteurs concernés à déclarer sans délai leurs structures auprès des autorités compétentes. Selon lui, cette démarche est indispensable pour garantir la transparence des transactions financières, lutter contre les circuits illicites et assurer une meilleure protection des usagers.

Jean Claude Bazebi a souligné que les opérateurs qui continueraient à exercer dans la clandestinité s’exposeraient à de lourdes sanctions administratives et disciplinaires prévues par la réglementation en vigueur. Il a insisté sur la nécessité de respecter le cadre légal afin de contribuer à l’assainissement du secteur et au renforcement de la confiance dans les services financiers.

La rencontre avec les représentants diplomatiques visait également à sensibiliser les communautés étrangères concernées par ces activités et à favoriser une meilleure collaboration avec les autorités de régulation. L’ARTF entend ainsi mobiliser l’ensemble des parties prenantes pour mettre fin aux pratiques illégales qui fragilisent le système financier national.

Congo : vers une prochaine note conceptuelle pour le Fonds mondiale

Les acteurs nationaux engagés dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme se sont réunis à Brazzaville à l’occasion du dialogue pays organisé par le Comité de coordination nationale (CCN).

 

Présidés par la présidente du CCN, Valérie Maba, les travaux ont rassemblé les représentants des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, de la société civile ainsi que des organisations communautaires impliquées dans la réponse aux principales maladies transmissibles du pays.

Ce cadre de concertation vise à garantir une approche participative dans la définition des interventions qui seront soumises au Fonds mondial pour le prochain cycle de financement. Les échanges ont notamment porté sur l’amélioration de la prévention, du dépistage et de la prise en charge du VIH, de la tuberculose et du paludisme, ainsi que sur les mécanismes susceptibles de renforcer durablement le système national de santé.

Les participants ont souligné la nécessité d’investir davantage dans les infrastructures sanitaires, la disponibilité des médicaments, le renforcement des ressources humaines et l’amélioration de la gouvernance du secteur de la santé. Ces actions sont considérées comme essentielles pour assurer la pérennité des acquis obtenus au cours des dernières années.

Dans son intervention, Valérie Maba a rappelé l’importance du dialogue pays dans le processus de préparation de la note conceptuelle. Selon elle, cette démarche permet de recueillir les besoins réels des populations et de construire des réponses adaptées aux défis sanitaires du pays.

Pour sa part, le ministre de la Santé et de la Population qui supervisait les travaux, une collaboration renforcée est nécessaire afin de maximiser l’impact des financements attendus. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les efforts en faveur d’un système de santé plus résilient, capable de répondre efficacement aux besoins des populations.

À l’issue des travaux, plusieurs orientations stratégiques ont été retenues pour alimenter la future note conceptuelle. Celle-ci devra refléter les priorités nationales en matière de santé publique et contribuer à accélérer les progrès vers l’élimination des grandes maladies tout en consolidant les bases d’un système de santé durable et performant.

Congo-action humanitaire : la Chine au chevet des orphelins

Les orphelins des centres d’accueil Béthanie et Yamba Ngaï ont bénéficié d’un élan de solidarité à l’occasion d’une cérémonie de remise de dons organisée à Brazzaville.

 

Des produits pharmaceutiques, des vivres, des articles non alimentaires ainsi que des kits scolaires constituent le don de la République populaire de Chine aux orphelins de Béthanie et Yamba Ngaï. C’est la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Lydie Pongault, qui a réceptionné ce don des mains de An Qing.

Au-delà de cette assistance matérielle, la mission médicale chinoise présente au Congo a apporté une contribution sanitaire. Ses médecins ont procédé à des consultations médicales gratuites au profit des pensionnaires des deux centres d’accueil, permettant d’évaluer leur état de santé et de leur offrir les soins nécessaires.

Pour la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, ce geste témoigne de l’excellence des relations de coopération entre le Congo et la Chine, tout en répondant aux besoins essentiels des enfants privés de soutien familial. Les vivres, médicaments et fournitures scolaires remis contribueront à améliorer leurs conditions de vie et à favoriser leur épanouissement.

De son côté, l’ambassadrice de Chine a réaffirmé l’engagement de son pays à accompagner les efforts du gouvernement congolais dans les domaines sociaux, humanitaire et sanitaire. Elle a souligné l’importance de la solidarité envers les couches les plus fragiles de la population, notamment les enfants.

Congo : Denis Sassou-N’Guesso reçoit Koffi Olomidé

Le chef de l’État a accordé une audience à l’artiste musicien congolais Koffi Olomidé, venu échanger avec lui sur des questions liées à la culture et au rayonnement de l’Afrique.

 

Le président Denis Sassou-N’Guesso a accordé une audience à l’artiste musicien Koffi Olomidé, figure emblématique de la musique africaine. Les échanges ont porté sur la promotion de la culture africaine, le rôle des artistes dans le rapprochement des peuples ainsi que les perspectives de valorisation du patrimoine culturel du continent.

À l’issue de la rencontre, Koffi Olomidé a exprimé sa gratitude au chef de l’État pour son accueil chaleureux et son attachement aux valeurs culturelles africaines. L’artiste a également salué les efforts du Congo en faveur de la promotion des arts et de la culture.

Congo : Denis Sassou-N’Guesso honoré du Prix Babacar Ndiaye

Le président de la République a été distingué en reconnaissance de son engagement en faveur du développement des infrastructures et de l’intégration africaine.

 

Le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, a reçu le Prix Babacar Ndiaye. Cette distinction récompense les personnalités africaines ayant contribué de manière significative au développement économique, social et infrastructurel du continent.

Cette reconnaissance témoigne des efforts entrepris par le Congo sous son leadership en matière de modernisation des infrastructures, de promotion de la coopération régionale et de renforcement de l’intégration africaine.

Portant le nom de l’ancien président de la Banque africaine de développement (BAD), Babacar Ndiaye, ce prix met en lumière les initiatives qui favorisent la transformation durable des économies africaines et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Lors de la cérémonie, plusieurs intervenants ont salué la vision du chef de l’État congolais ainsi que son implication constante dans les grands projets structurants visant à renforcer la connectivité et le développement du continent.

Congo-Baccalauréat 2026 : 100 000 candidats en quête du précieux sésame

Du 2 au 5 juin, les élèves des séries littéraires, scientifiques et techniques vont affronter les épreuves de l’examen qui sanctionne la fin des études secondaire.

 

Le compte à rebours est terminé pour les candidats au baccalauréat. Du 2 au 5 juin, 101 856 élèves des séries littéraires, scientifiques et techniques vont affronter les épreuves de l’examen qui sanctionne la fin des études secondaires et ouvre les portes de l’enseignement supérieur. Cette session 2026 rassemble 101 856 candidats, répartis dans 310 centres d’examen à travers le pays. Selon les statistiques de la Direction des examens et concours, cette session enregistre une progression de 6,79 % du nombre de candidats comparativement à l’année dernière.

Les compositions vont débuter le 2 juin par l’épreuve d’anglais pour l’ensemble des séries. Le lendemain, les candidats des séries littéraires seront évalués en français et dans leur deuxième langue, tandis que ceux des séries scientifiques C et D composent en sciences physiques et en français.

Le programme va se poursuivre le 4 juin avec l’histoire-géographie et les mathématiques pour les candidats de la série A. Les élèves des séries C et D, quant à eux, passeront les épreuves de sciences de la vie et de la Terre ainsi que de géographie. La dernière journée, le 5 juin, est consacrée à la philosophie et à l’éducation physique pour les littéraires, tandis que les scientifiques terminent avec les mathématiques et l’éducation physique.

La principale innovation de cette session réside dans la tenue simultanée des baccalauréats général et technique. Cette mesure vise à renforcer la crédibilité des examens d’État en empêchant les inscriptions multiples observées les années précédentes. Certains candidats profitaient en effet du décalage des calendriers pour s’inscrire aux deux examens dans différentes localités.

Pour assurer le bon déroulement des épreuves sur l’ensemble du territoire national, le ministre Jean Luc Mouthou a déployé, le 29 mai dernier, les membres des jurys et les superviseurs chargés de veiller au respect des procédures et à la régularité des examens.

Congo : près de 288 milliards FCFA de la BADEA pour accélérer les infrastructures

Deux conventions de financement d’un montant global de 500 millions de dollars américains, soit environ 287,5 milliards FCFA, ont été signées à Brazzaville pour soutenir des projets structurants destinés à moderniser les infrastructures et à renforcer le développement économique du pays.

 

Le gouvernement congolais et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) ont consolidé leur partenariat à travers la signature de deux conventions de financement représentant près de 500 millions de dollars américains, soit environ 287,5 milliards FCFA. La cérémonie de signature s’est tenue à Brazzaville en présence du vice-Premier ministre chargé de la Coordination des infrastructures de développement et de l’Aménagement du territoire, Jean-Jacques Bouya, du ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, ainsi que du président de la BADEA, Abdullah Almusaibeeh.

Cette importante enveloppe financière est destinée à accompagner deux projets majeurs considérés comme essentiels pour la transformation économique du Congo. Le premier concerne le prolongement de la Route de la Corniche de Brazzaville, une infrastructure stratégique visant à fluidifier la circulation dans la capitale, améliorer la mobilité urbaine et faciliter l’acheminement des produits agricoles vers les centres de consommation.

Ce projet s’inscrit également dans la dynamique de modernisation du réseau routier national et du renforcement des corridors de transport reliant Brazzaville aux autres pôles économiques du pays. À terme, il devrait contribuer à réduire les coûts logistiques et à renforcer l’attractivité économique de la capitale.

Le second volet du financement porte sur l’augmentation de la participation du Congo au capital du Fonds de solidarité africain (FSA). Cette opération permettra au pays de disposer de nouveaux leviers pour mobiliser des financements en faveur des investissements publics et privés, tout en renforçant son intégration dans les mécanismes financiers africains.

Pour les autorités congolaises, ces accords traduisent la confiance renouvelée de la BADEA dans les perspectives économiques du Congo. Ils témoignent également de la volonté commune de faire des infrastructures un moteur de croissance, de création d’emplois et d’amélioration des conditions de vie des populations.

Partenaire historique du Congo, la BADEA a déjà accompagné plusieurs projets structurants dans les domaines des transports, du développement urbain et des infrastructures publiques. Avec ce nouveau financement de près de 288 milliards FCFA, l’institution confirme son engagement à soutenir les ambitions de développement du pays.

Le Congo et la Tanzanie renforcent leur coopération à Brazzaville

En marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), qui se tiennent à Brazzaville, le Premier ministre tanzanien, Mwigulu Nchemba, a été reçu en audience le 27 mai par son homologue congolais, Anatole Collinet Makosso.

 

Anatole Collinet Makosso et Mwigulu Nchemba ont échangé sur les bonnes pratiques en matière de gestion de la commande publique et de gouvernance administrative. Les deux personnalités ont partagé leurs expériences respectives dans le domaine des marchés publics, un secteur stratégique pour la transparence de l’action publique et l’efficacité des dépenses de l’État. Les échanges ont porté sur les mécanismes susceptibles d’améliorer les procédures de passation des marchés, de renforcer la redevabilité des institutions et d’optimiser l’utilisation des ressources publiques.

À l’issue de l’audience, les deux Premiers ministres se sont exprimés devant la presse, soulignant l’importance des Assemblées annuelles de la BAD comme cadre privilégié de dialogue entre les dirigeants africains. Ils ont également évoqué l’agenda des travaux élaboré par les organisateurs, mettant en avant les réflexions consacrées aux défis du financement du développement, à l’intégration économique du continent et à la modernisation des administrations publiques.

Pour le chef du gouvernement congolais, cette rencontre illustre la volonté des États africains de renforcer la coopération Sud-Sud à travers le partage d’expériences réussies. De son côté, Mwigulu Nchemba a salué l’accueil réservé à la délégation tanzanienne et réaffirmé l’engagement de son pays à promouvoir une gestion rigoureuse et transparente des finances publiques.

La tenue des Assemblées annuelles de la BAD à Brazzaville offre ainsi une opportunité aux décideurs africains de consolider leurs partenariats et de mutualiser leurs expertises en vue d’accélérer le développement durable du continent.

Congo : quatre présumés trafiquants de peaux de panthère arrêtés à Ewo

Les objets saisis comprennent quatre peaux, un crâne et quatre dents de panthère, correspondant à au moins quatre animaux abattus.

 

Quatre présumés trafiquants fauniques, âgés de 25 à 50 ans, ont été interpellés le 18 mai à Ewo, chef-lieu du département de la Cuvette-Ouest, pour détention illégale et tentative de commercialisation de trophées de panthère.

L’opération a été menée conjointement par les services de la région de gendarmerie de la Cuvette-Ouest et les agents de la direction départementale de l’Économie forestière en poste à Ewo, avec l’appui du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage.

Parmi les personnes arrêtées figurent notamment un chauffeur personnel d’une autorité locale ainsi qu’un pasteur d’église. Selon les premiers éléments de l’enquête, les suspects auraient été surpris en flagrant délit de détention, de circulation et de tentative de vente des trophées saisis.

D’après les services compétents, les produits fauniques avaient été soigneusement dissimulés dans un sac de jute contenant des vêtements et divers effets personnels afin d’échapper aux contrôles des forces de sécurité. Une tentative qui n’aura finalement pas abouti, les agents ayant réussi à détecter la cargaison avant de procéder à l’interpellation des suspects.

Cette nouvelle affaire met une fois de plus en lumière l’ampleur du trafic de produits issus d’espèces protégées dans certaines localités du pays, malgré le renforcement des dispositifs de surveillance et de répression. La panthère, espèce intégralement protégée, ne peut être ni détenue, ni transportée, ni commercialisée sans autorisation spéciale des autorités compétentes.

Les investigations se poursuivent actuellement afin d’identifier d’éventuels complices et de démanteler l’ensemble du réseau impliqué dans ce trafic. Les mis en cause encourent des peines d’emprisonnement ferme ainsi que de lourdes amendes, conformément à la législation en vigueur sur la protection de la faune sauvage.

Libre circulation : le Congo va supprimer les visas pour les ressortissants africains dès 2027

L’annonce a été faite le 25 mai à Brazzaville par le président Denis Sassou-Nguesso, à l’occasion de la célébration de la 63e Journée de l’Afrique, organisée en prélude aux Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD).

 

À partir du 1er janvier 2027, les ressortissants africains pourront entrer en République du Congo sans visa. C’est ce qui ressort du discours du président Dénis Sassou N’Guesso, à l’occasion de la 63e Journée de l’Afrique. Le chef de l’État congolais a plaidé pour une accélération de la libre circulation des personnes et des biens sur le continent. Il a également appelé au renforcement de l’intégration régionale ainsi qu’à la promotion d’un passeport africain unique, symbole d’une Afrique davantage unie et ouverte.

Cette décision marque un tournant majeur dans la politique migratoire congolaise et s’inscrit dans la dynamique continentale portée par l’Union africaine, qui encourage les États membres à lever progressivement les barrières administratives freinant les échanges intra-africains.

Pour de nombreux observateurs, cette mesure pourrait favoriser les échanges économiques, le tourisme, les investissements ainsi que les opportunités culturelles et universitaires entre les pays africains. Elle devrait également renforcer l’attractivité du Congo à l’échelle régionale, au moment où plusieurs États du continent multiplient les initiatives en faveur de la mobilité africaine.

La déclaration du président Denis Sassou-Nguesso intervient dans un contexte marqué par la tenue prochaine des Assemblées annuelles de la BAD à Brazzaville, un rendez-vous continental majeur qui réunit décideurs politiques, financiers et acteurs du développement autour des défis économiques de l’Afrique.

À travers cette réforme, le Congo entend ainsi réaffirmer son engagement en faveur du panafricanisme et de la construction d’un espace africain plus intégré, où les citoyens pourront circuler plus librement au-delà des frontières héritées de la colonisation.

Congo : Brazzaville accueille les Assemblées annuelles de la BAD

Le président de République, Denis Sassou N’Guesso échange avec le président de la BAD, Sidi Ould Tah, à la veille des assises pour s’assurer des derniers réglages avant l’ouverture des assises.

 

Prévue à Brazzaville du 25 au 29 mai, cette rencontre réunira plusieurs dirigeants africains, ministres des Finances, gouverneurs de banques centrales, partenaires techniques et investisseurs autour des questions liées au financement du développement, à la transformation économique du continent et à la résilience face aux crises mondiales.

Les discussions prévues durant les travaux porteront notamment sur le renforcement de l’intégration régionale, l’accélération de l’industrialisation du continent, la mobilisation des ressources financières et l’accompagnement des États africains dans leurs politiques de développement durable.

Pour le Congo, pays hôte de cette édition, l’organisation de ces Assemblées constitue une opportunité diplomatique et économique majeure. Elle permettra au pays de réaffirmer son engagement en faveur de la coopération africaine et de mettre en lumière ses ambitions en matière de développement et d’attractivité économique.

Coopération judiciaire : le Congo et la RDC veulent moderniser l’accord de 1978

Réunis le 21 mai à Brazzaville, les ministres de la Justice des deux pays ont engagé des discussions autour de la révision de l’accord de coopération judiciaire signé en 1978, afin de l’adapter aux nouveaux défis sécuritaires et criminels liés notamment aux technologies numériques.

 

Le Congo et la République démocratique du Congo (RDC) entendent donner un nouveau souffle à leur coopération judiciaire. Face à l’évolution des formes de criminalité transfrontalière, Brazzaville et Kinshasa veulent renforcer leurs mécanismes de collaboration judiciaire. C’est dans cette perspective qu’une séance de travail s’est tenue, le 21 mai à Brazzaville, entre le ministre congolais de la Justice, Aimé Ange Wilfrid Bininga, et son homologue de la République démocratique du Congo, Guillaume Ngefa.

Au centre des échanges : la révision de l’accord de coopération judiciaire datant de 1978. Jugé aujourd’hui dépassé face aux mutations du contexte sécuritaire et technologique, ce texte devrait être actualisé afin de mieux répondre aux réalités contemporaines.

Les deux parties souhaitent notamment intégrer dans le nouvel accord des dispositions relatives aux infractions commises via les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Cybercriminalité, escroqueries numériques, fraudes en ligne ou encore circulation illicite de données figurent parmi les préoccupations communes des deux États voisins.

Au-delà de la lutte contre les nouvelles formes de criminalité, cette révision vise également à fluidifier les procédures judiciaires entre les deux pays. Les autorités entendent favoriser une coopération plus rapide dans le traitement des dossiers, les échanges d’informations et l’entraide judiciaire.

« Nos deux pays affichent la volonté d’aller vers une simplification des procédures dans le cadre des échanges d’expérience », a souligné le ministre Aimé Ange Wilfrid Bininga, mettant en avant la nécessité d’une collaboration judiciaire adaptée aux enjeux actuels.

Congo : Brazzaville paralysée par une pénurie de carburant

Une situation qui entraîne un ralentissement de la circulation et complique les déplacements dans l’ensemble de la capitale congolaise.

 

Dans plusieurs quartiers de la ville depuis plusieurs jours, les images se ressemblent, bidons alignés devant les stations-service, motocyclistes en quête de carburant et automobilistes exaspérés par la rareté des produits pétroliers. Aux heures de pointe, les transports en commun deviennent difficiles à trouver, provoquant de longues attentes aux arrêts de bus.

Près de la mairie de Mfilou, dans le 7e arrondissement, Fiacre Nkombo, un usager rencontré sur place, déplore les conséquences de cette crise sur la population. « C’est une situation vraiment difficile. On peut avoir de quoi payer le transport, mais il n’est pas facile de trouver un bus, ni même un taxi », s’est-il indigné.

La pénurie touche particulièrement les chauffeurs de taxi et les conducteurs de bus, dont les activités sont fortement perturbées. Devant une station-service du centre-ville, un chauffeur de taxi confie vivre un véritable calvaire. « Cela fait trois jours que je cherche du carburant. C’est une vraie bataille, et dans ces conditions, il est difficile de faire la recette », raconte-t-il, épuisé après plusieurs tentatives infructueuses.

Dans les rares stations qui disposent encore de petites quantités de carburant, les forces de l’ordre peinent à contenir l’affluence et les tensions. Des policiers ont été déployés afin d’assurer le maintien de l’ordre et d’éviter les débordements.

Selon une source proche de la Société Commune de Logistique (SCLOG), chargée du stockage et du transport des hydrocarbures au Congo, les autorités ont dû se tourner vers Kinshasa, en République démocratique du Congo, pour acheminer quelques barges de carburant destinées à ravitailler Brazzaville et réduire progressivement la pression sur les stocks.

Dans un communiqué officiel, le gouvernement a attribué cette situation à une baisse des stocks aux niveaux national et international, conséquence directe de la crise qui secoue actuellement le Moyen-Orient.

Face à la rareté du carburant dans le circuit officiel, plusieurs automobilistes se rabattent désormais sur les vendeurs illicites, communément appelés « Kadhafis ». Profitant de la forte demande, ces derniers imposent des prix largement supérieurs aux tarifs réglementaires. Un bidon de 25 litres est ainsi vendu à plus de 25 000 francs CFA, contre environ 20 000 francs CFA dans les stations-service.

Alors que les autorités tentent de rassurer la population sur un retour progressif à la normale, les Brazzavillois continuent de subir les lourdes conséquences de cette crise énergétique qui fragilise davantage leur quotidien.

Éliminatoires CAN 2027 : le Congo logé dans le groupe G

Les Diables rouges du Congo croiseront le fer avec les Comores, le Cameroun et la Namibie.

 

Le tirage au sort des éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des nations a livré son verdict et promet déjà des confrontations particulièrement disputées dans le groupe G. Le Congo devra se mesurer aux Comores, au Cameroun ainsi qu’à la Namibie dans une poule jugée équilibrée, où chaque sélection nourrit l’ambition de décrocher son billet pour la phase finale.

Si le Cameroun apparaît naturellement comme l’un des favoris du groupe en raison de son expérience continentale et de son riche palmarès, les autres nations entendent également jouer pleinement leurs chances. Dès l’annonce du tirage, les sélectionneurs camerounais et namibien ont réagi avec prudence et détermination, refusant de sous-estimer leurs adversaires.

Du côté des Lions indomptables, l’objectif affiché reste une qualification sans difficulté majeure. Toutefois, le staff technique camerounais estime que le Congo possède des arguments solides, notamment grâce à une génération de joueurs talentueux capables de rivaliser avec les meilleures équipes africaines. Les confrontations sous-régionales entre les deux pays ont souvent été intenses et indécises, ce qui pousse le Cameroun à la vigilance.

Même son de cloche du côté de la Namibie. Le sélectionneur namibien a reconnu que cette campagne ne laissera aucune place à l’improvisation. Selon lui, le Congo demeure une équipe compétitive, difficile à manœuvrer, surtout lorsqu’elle évolue avec confiance et discipline tactique. Il considère ainsi que chaque rencontre du groupe pourrait avoir des allures de finale.

Pour les supporters congolais, ce tirage représente autant un défi qu’une opportunité de relance pour les Diables rouges, désireux de retrouver leur place parmi les grandes nations du football africain. Les prochains mois seront donc déterminants pour le staff technique congolais, appelé à bâtir un effectif capable de répondre aux exigences d’une campagne qualificative qui s’annonce particulièrement relevée.

Dans un groupe où aucune équipe ne semble prête à céder le moindre point, le Congo sait désormais qu’il est attendu, mais aussi respecté par ses adversaires

Le Congo réussit une émission obligataire de 850 millions de dollars

Brazzaville a annoncé, jeudi 20 mai, le succès d’une émission obligataire internationale d’un montant de 850 millions de dollars américains, soit près de 480 milliards de FCFA, dans le cadre de sa stratégie de refinancement de la dette publique.

 

L’opération, assortie d’une maturité de 11 ans et d’un coupon fixé à 9,5 %, constitue une nouvelle étape dans la politique de gestion active de la dette engagée par les autorités congolaises depuis plusieurs mois. Selon les informations relayées par plusieurs médias économiques internationaux, cette émission vise principalement à restructurer certaines obligations existantes afin d’allonger les échéances de remboursement et réduire les pressions financières à court terme.

Ce nouvel emprunt intervient dans un contexte marqué par la volonté du Congo de restaurer progressivement la confiance des investisseurs après plusieurs années de tensions budgétaires et de difficultés liées à l’endettement. Le gouvernement présente cette opération comme « neutre » sur le niveau global de la dette, estimant qu’il s’agit avant tout d’un mécanisme de refinancement et non d’un endettement additionnel.

Depuis le début de l’année 2026, Brazzaville multiplie les initiatives destinées à réorganiser son portefeuille de dette souveraine. En février dernier, le pays avait déjà levé 700 millions de dollars sur les marchés internationaux, avant de procéder au rachat partiel de certaines obligations arrivant à échéance en 2032.

Malgré ce regain d’activité financière, les défis économiques demeurent importants. Le Congo reste l’un des pays les plus endettés de la sous-région CEMAC, avec un niveau d’endettement supérieur aux critères communautaires. Plusieurs agences de notation maintiennent d’ailleurs le pays dans la catégorie spéculative, reflétant les inquiétudes persistantes autour de la soutenabilité de la dette et de la dépendance aux revenus pétroliers.

Dans ce contexte, les autorités congolaises ont récemment sollicité un nouveau programme d’appui auprès du Fonds monétaire international (FMI). Des discussions devraient s’ouvrir prochainement avec l’institution financière internationale autour de nouvelles réformes économiques et budgétaires destinées à consolider les équilibres macroéconomiques du pays.

Pour Brazzaville, cette opération obligataire apparaît ainsi comme un signal adressé aux investisseurs internationaux, traduisant la volonté du pays de renouer durablement avec les marchés financiers tout en poursuivant ses efforts de restructuration économique.