Les bureaux de vote ont ouvert ce dimanche matin dans le cadre de l’élection présidentielle. Mais dans plusieurs centres, notamment à Brazzaville, la mobilisation des électeurs s’est révélée particulièrement timide.
Dès 7 heures, heure officielle d’ouverture du scrutin, le constat était le même dans plusieurs quartiers de la capitale. Des salles presque vides, des agents électoraux en attente et des électeurs arrivant au compte-goutte. À l’école primaire Pierre Ntsiete, l’un des centres de vote de Brazzaville, quelques citoyens se présentaient sporadiquement, loin de l’affluence généralement observée lors d’une élection présidentielle.
Ce scrutin uninominal à deux tours concerne près de 2,5 millions d’électeurs inscrits. Le président sortant, Denis Sassou Nguesso, 82 ans, brigue un nouveau mandat après quarante années cumulées au pouvoir. Face à lui, six autres candidats tentent de convaincre un électorat dont la mobilisation, en ce début de journée, semblait en retrait.
Outre la faible affluence, certains bureaux de vote n’avaient pas encore reçu l’intégralité du matériel électoral à l’heure d’ouverture, occasionnant des retards dans le démarrage effectif des opérations dans quelques centres.
Les bureaux doivent fermer à 18 heures (17 heures GMT). Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue au premier tour, un second tour est théoriquement prévu dans les 21 jours suivant la proclamation des résultats, bien que la date officielle n’ait pas encore été annoncée.
Ce dimanche 15 mars 2026, les électeurs congolais se rendent aux urnes pour élire leur président de la République dans un scrutin marqué par le face-à-face entre le président sortant Denis Sassou N’Guesso, 82 ans, et six autres candidats.
Selon les données officielles, près de 2 600 000 Congolais sont inscrits sur les listes électorales pour participer au scrutin présidentiel du 15 mars, prévu pour désigner le chef de l’État pour les cinq années à venir. Ce chiffre reste proche du registre de l’élection de 2021, où environ 2 645 283 électeurs étaient inscrits, avec une participation de près de 67 % du corps électoral.
Répartition des bureaux de vote
Quelques 6 620 bureaux de vote ont été implantés à travers tout le pays pour accueillir les électeurs civils ce 15 mars. Le 12 mars, le personnel des forces armées et de sécurité a voté par anticipation dans leurs bureaux spéciaux, une pratique courante pour concilier service actif et participation électorale.
Des équipes électorales ont été déployées dans chaque circonscription pour assurer l’ouverture, le déroulement et la clôture des opérations de vote tout au long de la journée.
Le président Denis Sassou N’Guesso est en lice pour un cinquième mandat, après avoir été au pouvoir durant près de quatre décennies, avec une interruption dans les années 1990. Son retour au pouvoir et sa longévité suscitent à la fois soutien dans certaines franges de la société et critiques concernant le dynamisme du processus démocratique.
Six autres candidats sont inscrits au tableau de la Cour constitutionnelle, mais plusieurs partis d’opposition ont choisi de boycotter le scrutin ou demeurent très peu visibles en campagne, ce qui alimente les préoccupations sur la crédibilité et la transparence du processus électoral.
Après le vote par anticipation des militaires, gendarmes et policiers du 12 mars, les civiles vont exercer leur droit citoyen le dimanche 15 mars 2026.
Dans moins de 48 heures, Congolais et Congolaises iront voter pour choisir celui qui va présider aux destinées de la République du Congo pour les cinq prochaines années. Dès la matinée du dimanche 15 mars, 6 620 bureaux de vote repartis en 4 011 centres dans les 12 départements seront ouverts pour accueillir 2,64 millions d’électeurs inscrits sur les listes électorales. Exception faite du personnel militaire. Les éléments des forces de défense et de sécurité ont déjà exercé leur droit de vote. Le décompte prévisionnel faisait état d’un total d’environ 60 000 électeurs dans les rangs des forces publiques.
Tous, civils et militaires, participent au scrutin pour départager sept candidats dont le président sortant, Denis Sassou N’Guesso, 82 ans. Il est face à Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, Anguios Nganguia Engambé, Dave Mafoula, Vivien Manangou, Zinga Mabio Mavoungou et Melaine Destin Gavet Eléngo. Les candidats en lice vivent les derniers instants de la campagne électorale, période au cours de laquelle ils ont sillonné le territoire à la conquête des électeurs. La population assiste ce vendredi à certains meetings de clôture de deux semaines d’opération de séduction. Denis Sassou Nguesso clôture l’opération de charme par la capitale Brazzaville où il se déploie ce vendredi depuis la fin de la matinée.
La plupart des candidats promettent des actions pour améliorer, restructurer, développer l’économie nationale avec le renouvellement des infrastructures comme le chemin de fer Congo-Océan, la construction des corridors comme le corridor 13 ou des autoroutes. L’assainissement des finances publiques, la modernisation de l’agriculture et bien d’autres sont aux programmes pour améliorer le quotidien des Congolais dans un contexte où, près de la moitié de la population globale évaluée à environ 6,6 millions d’habitants, vit en dessous du seuil de pauvreté.
Dans la pratique, les bureaux de vote seront ouverts le matin pour refermer le soir. A la clôture du scrutin, le décompte des suffrages sera fait et les résultats seront affichés à l’entrée de chaque bureau de vote. Ils seront acheminés par la suite au niveau des commissions locales, puis dans les commissions départementales avant la centralisation au niveau national en prélude de la proclamation. Pour être victorieux au premier tour, un candidat doit obtenir la majorité absolue correspondant à plus de 50% des suffrages exprimés. Si aucun candidat n’obtient ce score, un second tour est organisé dans les 21 jours suivant la proclamation des résultats du premier tour pour départager les deux meilleures performances.
Le personnel militaire de l’État a exercé son droit de vote dans la journée du jeudi 12 mars 2026 sans heurt.
Les militaires, policiers et gendarmes ont accompli dans la discipline et en toute liberté leur droit de vote hier jeudi, à trois jours de la tenue de l’élection présidentielle générale. Dans la capitale Brazzaville, les 20 bureaux de vote logés dans les deux centres de vote de la ville ont accueilli les hommes et des femmes en tenue enthousiastes d’exercer comme tout citoyen, leurs droits.
Dans l’ensemble des bureaux de vote, la présence du matériel électoral ainsi que de la ressource humaine en nombre suffisant ne laisse pas place au débat à propos de la bonne organisation. Dès les premières heures de la matinée, les électeurs en tenue militaire ont été reçus en grand nombre dans les bureaux de vote sans plainte ni récrimination. Les opérations qui n’ont pas pris toute la journée avant de s’achever n’ont connu ni des bousculades ni d’autres incidents. Le manquement constaté dans la plupart des bureaux de vote est l’absence des mandataires des partis politiques de l’opposition.
Les opérations qui se sont déroulées sous l’observation du président de la Cour constitutionnelle, Auguste Iloki, se sont terminées dans la paix. Avec l’assurance que le scrutin n’est pas entache d’irrégularité. Le président de la Cour a parcouru des bureaux de vote pour superviser les opérations, en l’occurrence les bureaux de vote du lycée technique 5-evrier ou encore de l’école 31-juillet à Mpila. En dehors du président, cette Cour garante de la régularité et de la transparence du scrutin déploie ses coordonnateurs et ses délégués.
Après leur participation effective au vote le 12 mars 2026, les militaires, policiers et gendarmes vont se consacrer le 15 mars prochain aux opérations de sécurisation de l’élection des civiles sur l’ensemble du territoire.
Les militaires et agents de sécurité vont aux urnes depuis la matinée du jeudi 12 mars pour élire par anticipation le prochain chef de l’État.
Qui sera le prochain président de la République du Congo ? Les opérations de vote qui commencent ce mercredi à la faveur de l’élection par anticipation pour les militaires vont aboutir, une fois complétées dimanche prochain, à la réponse à cette interrogation. Ce jour, les militaires et agents de sécurité accomplissent leur devoir citoyen en allant dans les bureaux de vote ouverts à leur intention. Dimanche prochain, alors que la population civile accomplira le même acte, ils seront appelés à assurer la sécurité des personnes et des biens ainsi que la défense du territoire et des institutions.
Ils participent aujourd’hui, par leur vote, à départager les sept candidats retenus pour cette élection présidentielle. Lesquels ont battu campagne depuis le 28 février 2026 pour convaincre les électeurs encore indécis d’adhérer à leurs projets de société et à leurs programmes d’actions pour les cinq prochaines années. Au sein de l’opinion, certaines langues tiennent un discours de méfiance envers le vote par anticipation, qui pourrait, ‘’favoriser la fraude dimanche prochain dans la mesure où des militaires pourraient retourner voter pour la 2nde fois, mais en civil’’, lance un citoyen sur les médias sociaux.
Dans l’ensemble, 2,64 millions d’électeurs inscrits sont attendus aux urnes en vue de l’élection du président de la République. Pour le vote anticipé de ce 12 mars, entre 55 000 et 60 000 militaires et agents de sécurité étaient attendus aux urnes. Sur les sept candidats en lice, le président sortant, Denis Sassou N’Guesso 82 ans dont 40 cumulés au pouvoir, est présenté comme le candidat favori. Face à lui, des figures bien ou peu connues de la scène politique congolaise convoitent le fauteuil présidentiel.
A l’occasion de la 116è édition de la journée internationale des droits de la femme, les femmes congolaises ont consigné leurs aspirations dans un document commun et s’engagent pour une participation active au cours du prochain quinquennat.
Les activités marquant la célébration de la journée internationale de la femme le 08 mars dernier au Boulevard Alfred-Raoul de Brazzaville ont donné l’occasion de comprendre les aspirations des femmes congolaises pour les prochaines années. Au cours de la cérémonie présidée par la ministre de la Promotion de la femme, de l’Intégration de la femme au développement et de l’Économie informelle, Inès Nefer Bertille Ingani Voumbo Yalo, les femmes ont dévoilé un aperçu de ce qu’elles veulent et qu’elles ont consigné dans un mémorandum commun intitulé ‘’Ensemble pour un pacte social entre les femmes du Congo et leur futur président’’.
Pour les cinq prochaines années, les femmes congolaises sollicitent auprès du prochain président de la République, plus de justice sociale, d’égalité de chance. Dans le mémorandum présente par Yennie Clara Mathurine Ossete Mberi Moukietou, secrétaire permanente du Conseil consultatif de la femme, la responsabilité partagée, l’action concrète et mesurable, la redevabilité mutuelle sont entre autres demandes que les femmes font à la plus haute autorité de l’État.
D’après la ministre de la Promotion de la femme, ces points ont été arrêtés et mis en commun à la suite du recensement des doléances des femmes au niveau des départements. Les propositions recueillies lors des descentes sur le terrain ont permis aux femmes de concevoir un pacte qu’elles proposent au chef de l’État. Dans un contexte politique marquée par la campagne électorale en vue de la présidentielle du 15 mars, la ministre a opté pour la continuité à la tête de l’État.
Pour elle, il n’est pas question de changer le président sortant Denis Sassou N’Guesso en raison des progrès observés en faveur de la condition féminine. Grâce au chef de l’État, ‘’nous voyons comment la femme est maintenant respectée, comment est-ce qu’il y a maintenant des femmes dans les postes de prise de responsabilité et c’est ce qui fait que nous lui proposons ce pacte’’, a soutenu le membre du gouvernement.
Le verdict est tombé ce mardi 10 mars 2026 au terme d’une audience précédée de huit mois d’enquête. Le secrétaire général de la Fédération ainsi que le trésorier écopent aussi des peines de privation de liberté.
C’est un coup de tonnerre qui frappe le Football congolais et qui révèle à la face du monde les pratiques peu catholiques que peut couver la gestion financière au d’une association sportive comme la Fédération congolaise de Football. Le président de ladite fédération vient d’être cloué par une décision judiciaire. Il écope ce mardi d’une condamnation à perpétuité.
Jean-Guy Blaise Mayolas a été rendu coupable de »blanchiment d’argent », »détournement de fonds » et »faux en écriture », des infractions retenues au terme des enquêtes ouvertes à la suite d’une révélation du journaliste Romain Molina. Sa condamnation par contumace est ainsi le dénouement d’une affaire de corruption dont les conséquences en vue planaient sur la fédération depuis quelques mois.
En dehors de lui, d’autres responsables haut placés au sein de l’administration de la fédération n’ont pas échappé à la rigueur de la justice dans la même affaire. Le secrétaire général, Badji Mombo Wantete et Raoul Kanda sont aussi condamnés. Ils doivent chacun purger une peine privative de liberté de cinq ans après que la justice a établi leur implication dans la gestion frauduleuse de la fédération sportive. A compter de ce jour, l’instance faitière du football congolais devra se trouver un nouveau président, ainsi qu’un secrétaire général et un trésorier.
Élu pour la première fois président de la Fecofoot le 03 octobre 2018, cet ancien inspecteur de trésor de 63 ans aura tenu la fédération pendant près de huit ans. A la suite de sa condamnation, il sort par la petite porte après avoir développé une bonne carrière de dirigeant sportif tant dans son pays le Congo qu’au niveau africain.
L’opérateur de télécommunication rassure les Congolais quant au fonctionnement normal et continu de ses services et appelle à la responsabilité et à la vigilance.
Non, déclare MTN, « aucune autorité de la République du Congo ne nous a demandé d’interrompre les services, et nous confirmons que nos infrastructures fonctionnent normalement » peut-on lire dans un communiqué rendu public ce 05 mars. Dans le même document, l’opérateur rappelle que sa mission est de garantir à ses clients un accès continu, fiable et sécurisé à l’ensemble de ses services. Il assure que ses équipes demeurent mobilisés dans ce sens.
La communication de MTN vient mettre un terme à la rumeur qui circulait sur les réseaux sociaux annonçant que le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a demandé à l’entreprise de procéder à la suspension des communications du 10 au 15 mars 2025. Or, cette période correspond aux derniers jours de campagne électorale, à la journée de silence incluant le vote par les militaires du 12 mars ainsi que le jour du vote le 15 mars. La nouvelle est donc « infondée », rassure MTN qui appelle chacun à faire preuve de responsabilité en vérifiant ses sources et en s’abstenant de relayer des informations non vérifiées.
Si la rumeur circule sur la suspension des communications, c’est en partie en souvenir de la rupture des communications, y compris les SMS les 20 et 21 mars 2016 dans un contexte d’élection présidentielle. La suspension effective avait alors été faite par les opérateurs de télécommunication à la demande du ministère de l’Intérieur. Les autorités avaient justifié la suspension de 48 heures par des raisons de « sécurité et de sûreté nationale ». L’opinion aujourd’hui craignait plutôt qu’une décision semblable soit prise à l’occasion du scrutin présidentiel du 15 mars prochain.
Ils ont reçu le 24 février 2026 les lettres de présentation de la part de l’ambassadeur du Brésil au Congo, lesquelles permettront à ces derniers d’accéder aux universités brésiliennes.
Grâce à la coopération bilatérale entre la République du Congo et le Brésil, 402 étudiants congolais vont poursuivre leurs études au Brésil. Ils bénéficient des bourses d’études octroyées par le gouvernement de l’État qui va les accueillir dans le cadre de l’accord culturel, scientifique et technologique qui lie le Congo au Brésil. L’offre du programme d’étudiants-Convention de graduation (PEC-G) du Brésil couvre les droits universitaires des étudiants retenus et leur donne l’opportunité de bénéficier des formations de niveau supérieur dans les langues, le génie civil, la médecine, le journalisme, ou les relations internationales.
Initié depuis des années, ce programme a déjà permis de recevoir des vagues d’étudiants congolais au Brésil en vue du transfert de connaissances par l’éducation et la formation. Au fil des ans, le nombre de jeunes sélectionnés augmente. Il est passé de 13 étudiants admis en 2022 à 402 en 2026. En 2023, 50 étudiants ont voyagé dans le cadre de ce programme et 120 en 2024. En 2025, le Brésil a accordé des bourses d’études à 259 étudiants congolais preuve d’un engagement renouvelé pour les deux pays amis de renforcer les liens académiques entre les étudiants congolais et brésiliens ainsi qu’entre ces étudiants et les institutions académiques brésiliennes.
Au cours de la cérémonie de remise des lettres de présentation à Brazzaville, l’ambassadeur du Brésil au Congo, Renato Soares Menezes a salué l’enthousiasme des bénéficiaires tout en les rassurant sur la suite de leur formation. « Partir étudier dans un pays lointain sans en maîtriser totalement la langue au départ, exige un esprit d’aventure et une confiance en soi hors du commun. Vous quittez le Congo en jeunes étudiants, mais vous y reviendrez en professionnels accomplis, prêts à transformer votre société ». D’après l’ambassadeur, au-delà de la gratuité de la formation, le Brésil offre aussi une seconde patrie à ces étudiants.
Le président de la République est arrivé dans cette localité du département de la Likouala en fin d’après-midi du mardi 24 février 2026. Il procède ce 25 février au lancement des travaux de construction du corridor 13.
Les populations d’Impfondo ont réservé un accueil chaleureux au président Sassou N’Guesso qui foule le sol du département de Likouala quatre jours avant le début officiel de la campagne électorale. De sources médiatiques, des foules nombreuses se sont massées depuis l’aéroport et le long de l’itinéraire pour acclamer le chef de l’État pour sa présence, ainsi que pour des actions entreprises et annoncées pour le développement du Congo. C’est justement dans le cadre de la réalisation d’un grand projet d’infrastructure qu’il se trouve à Impfondo.
Le président de la République procède ce 25 février 2026 au lancement du chantier de construction du Corridor 13, une route qui va relier au moins trois pays de la sous-région Afrique centrale. L’infrastructure routière est prévue pour relier les villes de Ouesso au Congo, Bangui en RCA et N’Djaména au Tchad. Ladite infrastructure moderne permettra ainsi de fluidifier la circulation des biens et des personnes entre les trois pays, membres de la CEMAC, par voie terrestre. Elle favorisera l’accès à la mer au Tchad et à la RCA, pays enclavés, par les infrastructures portuaires aménagées au Congo.
En lançant les travaux de ce corridor, le chef de l’État réaffirme son engagement pour l’amélioration de la situation économique du Congo et de la sous-région. La zone d’Impfondo est ainsi sur le point de devenir une plaque tournante pour les échanges entre les acteurs économiques de plusieurs pays. Sa visite annonce donc pour les populations locales un début de réalisation des promesses fortes de l’homme d’État.
Décédé le 17 février dernier Istanbul en Turquie à l’âge de 74 ans des suites de maladie, Firmin Ayessa a été porté en terre ce 24 février à Ondza son village natal situé non loin de Makoua.
La nation congolaise a rendu un dernier hommage au ministre d’État, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale Firmin Ayessa depuis le 23 février 2026, au cours de la journée de deuil national. Le président de la République Denis Sassou N’Guesso en compagnie de la première dame a pris part à la cérémonie d’hommage au palais des congrès de Brazzaville.
Le chef de l’État proche duquel le haut commis de l’État a servi le pays des décennies durant, a visité la galerie photos marquant les séquences de la vie du ministre. Il a déposé par la suite une gerbe de fleurs au pied du cercueil avant de se recueillir pour saluer la mémoire du disparu. A l’occasion de la circonstance, le président de la République a relevé dans le livre des condoléances, les qualités de l’homme : la foi et le courage, ainsi que la fidélité et la loyauté. « Comment pourrai-je l’oublier, comment pourrai-je t’oublier ? repose en paix et que la terre du Congo, notre bien commun que tu as tant aimé, te soit légère ! »
Ces obsèques ont été aussi l’occasion de revisiter le parcours et l’œuvre du journaliste de formation devenu membre du gouvernement et du parlement après de longues années de service. Le représentant du chef de l’État aux obsèques, Gilbert Ondongo, a résumé ce parcours riche d’expériences. Pour lui, Firmin Ayessa était un « fin stratège ». Il a participé à toutes « les batailles politiques du président de la République, qu’elles soient nationales ou internationales ». Il a rappelé que l’homme politique a été ministre d’État, directeur du cabinet du président de la République a joué tantôt un rôle public auprès du chef de l’État tantôt un rôle dans l’ombre.
Parmi les témoignages, celui de l’ambassadeur de Turquie au Congo. Hilmi Ege Türemen en renouvelant les condoléances du président de la République de Turquie au président congolais, se souvient des relations entretenues avec le disparu. « Avec le défunt, nous avons eu de très bonnes relations, des relations professionnelles ainsi que des relations qui unissent nos deux pays », a déclaré le diplomate.
Des corps constitués nationaux ainsi que de nombreuses hautes personnalités nationales et internationales ont effectué le déplacement du palais des congrès le 23 février pour rendre un dernier hommage au ministre d’État, membre du bureau politique du PCT, député de Makoua, dont le corps est arrivé à Brazzaville le 21 février dernier.
Le rapporteur des travaux, le directeur du cabinet du ministre de l’Intérieur, Séraphin Ondélé, a procédé à la lecture des recommandations issues des concertations.
Les concertations tenues au Congo en prélude de l’élection présidentielle du 15 mars 2026 portent essentiellement sur des mesures à prendre ainsi que sur celles à respecter pendant et après le scrutin. En substance, il s’agit de renforcer « la transparence électorale par la prescription de la présence des délégués des candidats dans toutes les instances de compilation des résultats, à commencer par le bureau de vote, et ce pour parvenir toujours à des élections apaisées et crédibles », a déclaré le rapporteur. Dans le même sens, il est aussi prévu de supprimer le vote par anticipation. S’il est maintenu, les concertations ont débouché sur la recommandation qu’il faut en publier « le même jour, le résultat ».
Débuté le 16 février dernier, le dialogue politique a pris fin un jour avant la date prévue. Les travaux devaient durer quatre jours. Mais, ils ont été ramenés à trois jours, « sans explication », ont déploré les acteurs de l’opposition qui y prenaient part. Selon des délégués de l’opposition, des recommandations issues de ces travaux ainsi que des pratiques traditionnelles consistant à mettre à l’écart l’opposition lors des opérations de comptage des votes ne contribuent pas à apaiser le climat politique.
Ces derniers déplorent par conséquent des entraves souvent portées à la démocratie lors des consultations électorales. Destin Gavet, candidat déclaré à l’élection présidentielle et qui demandait déjà dès l’entame des concertations que les résolutions soient appliquées plus tôt, fait remarquer le retard de la classe politique congolaise concernant la démocratie. « En toute honnêteté, nous sommes très loin de la démocratie. Et c’est dommage », a lancé l’homme politique qui semble remettre en cause la pertinence des recommandations arrêtées à l’issue des travaux.
Tout compte fait, le processus électoral avance et le pays attend la publication de la liste définitive des candidats par la Cour constitutionnelle, liste qui va confirmer ou non les sept candidats qui ont soumis leurs dossiers.
Cette transaction s’inscrit dans la stratégie de gestion active et prudente de la dette publique mise en œuvre par le gouvernement.
La République du Congo a annoncé qu’elle procéderait au rachat d’environ 354,3 millions de dollars du montant principal de ses obligations à 9,875 % arrivant échéance en 2032, selon un avis publié sur la Bourse de Londres.
Le prix d’achat a été fixé à 947,50 dollars pour 1 000 dollars de valeur nominale, pour un montant total de l’offre de rachat s’élevant à 346,0 millions de dollars.
Le pays d’Afrique centrale avait annoncé la semaine dernière une offre de rachat sur ces obligations, ainsi que son intention d’émettre une nouvelle série de titres libellés en dollars.
Le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka (photo), a déclaré que cette opération traduit « la prudence » de la stratégie de financement du gouvernement et vise à renforcer la soutenabilité de la dette à moyen et long terme. L’opération devrait également permettre de diminuer de 214 millions $ les remboursements de principal prévus entre 2026 et 2030.
UBA lance une plateforme pour dynamiser le mode de vie des Africains à l’échelle mondiale
La banque africaine d’envergure mondiale, United Bank for Africa (UBA) Plc, a dévoilé une plateforme bancaire et d’investissement dédiée à la diaspora, conçue pour servir les Africains vivant et travaillant à travers le monde ainsi qu’au sein du continent.
Responsable Stratégie, Recherche et Relations Investisseurs chez Africa Prudential, Joshua Omewah ; Directeur Groupe, Ventes, Fidélisation et Croissance chez AVON, Ajibola Bakare ; Directrice Générale de UBA Pension, Blessing Ogwu ; Responsable Banque Diaspora, Anant Rao ; Directrice Marketing du Heirs Insurance Group, Ifesinachi Okpagu ; Responsable Développement Commercial chez United Capital, Onyinye Osunwoke ; et Directeur Exécutif d’Afriland Properties, Olukayode Odebiyi, lors du panel UBA intitulé : « Au-delà des services bancaires : dynamiser le mode de vie de la diaspora », tenu à UBA House Marina, à Lagos, jeudi.
La plateforme, lancée en collaboration avec des partenaires majeurs de l’écosystème, notamment United Capital, Africa Prudential, UBA Pensions, Afriland Properties, Heirs Insurance Group et Avon Healthcare Limited, représente une étape majeure dans la redéfinition des services bancaires destinés à la diaspora, en dépassant le simple cadre des transferts de fonds pour s’orienter vers la création de richesse structurée et l’investissement à long terme.
Lors du lancement, organisé au siège de UBA à Lagos sous le thème : « Au-delà des services bancaires : dynamiser le mode de vie des Africains du monde », tous les représentants des entreprises partenaires étaient présents pour présenter une plateforme intégrée allant au-delà des transferts d’argent, afin d’inclure la création de richesse, la protection et la prospérité à long terme.
S’exprimant à cette occasion, le Responsable de la Banque Diaspora de UBA, Anant Rao, a décrit l’initiative comme un changement stratégique dans la manière dont l’Afrique engage ses citoyens à l’échelle mondiale.
« Pendant des décennies, l’engagement de l’Afrique envers sa diaspora s’est largement concentré sur les transferts de fonds. Aujourd’hui, nous allons au-delà. Cette plateforme marque le passage de simples transferts d’argent à un écosystème financier où les Africains du monde entier peuvent effectuer leurs opérations bancaires, réaliser des paiements, investir, protéger leurs familles et bâtir un patrimoine à long terme de manière fluide », a-t-il déclaré.
M. Rao a souligné que les flux de transferts de la diaspora africaine dépassent 100 milliards de dollars par an, ce qui en fait l’une des sources de capitaux les plus résilientes et constantes pour le continent.
« Le capital de la diaspora n’est pas seulement un flux financier — c’est un partenaire stratégique de croissance pour l’Afrique.
Notre rôle est de fournir une plateforme de confiance qui transforme ce capital en investissements structurés et en prospérité partagée à travers le continent. »
L’objectif est de proposer une plateforme regroupant des offres répondant aux multiples besoins des Africains du monde, notamment les services bancaires et les paiements, les investissements, les services de titres, la gestion d’actifs, les assurances, les retraites et l’immobilier.
Grâce à cet écosystème coordonné, les clients de la diaspora peuvent accéder à des solutions financières multisectorielles via une plateforme unique et fiable, leur permettant de gérer leur vie financière et leurs engagements familiaux au-delà des frontières avec simplicité et transparence.
La Directrice Groupe Marketing et Communication Institutionnelle de UBA, Alero Ladipo, a insisté sur l’importance de la collaboration pour offrir une expérience diaspora fluide.
« L’Africain moderne est un citoyen du monde — mobile, ambitieux et profondément attaché à son pays d’origine. Qu’il vive en Afrique, en Europe, dans les Amériques ou au Moyen-Orient, il doit exister un lien financier structuré et sécurisé avec son pays d’origine. Cette plateforme garantit que les Africains, où qu’ils soient, restent économiquement connectés au continent avec confiance et transparence. »
Les partenaires de l’écosystème ont mis en avant la demande croissante des Africains de la diaspora pour des opportunités d’investissement structurées, un accès sécurisé à la propriété immobilière, des solutions d’assurance et une planification financière à long terme.
United Capital a présenté des produits d’investissement accessibles à l’échelle mondiale, conçus pour offrir des opportunités de création de richesse gérées de manière professionnelle et transparente.
Afriland Properties a mis l’accent sur des parcours d’investissement immobilier structurés et bien gouvernés pour les clients de la diaspora.
Heirs Insurance a souligné des solutions de protection pour la vie et les actifs, tandis qu’Avon Healthcare Limited a présenté des solutions d’accès aux soins et d’assurance santé pour les familles au-delà des frontières.
Africa Prudential et UBA Pension ont réaffirmé leur engagement en faveur de solutions numériques de gestion d’investissement et d’épargne-retraite à long terme, conçues pour soutenir la participation de la diaspora aux marchés de capitaux africains.
Ensemble, les partenaires ont souligné leur engagement commun à offrir aux Africains de la diaspora des parcours financiers crédibles, transparents et gérés de manière professionnelle.
M. Rao a également rappelé la philosophie directrice de l’Africapitalisme, promue par le fondateur et président du conseil d’administration de UBA, M. Tony O. Elumelu, CFR.
Il a expliqué que l’Africapitalisme repose sur la conviction que le secteur privé africain doit jouer un rôle de premier plan dans le développement du continent en réalisant des investissements à long terme générant à la fois des rendements économiques et un impact social.
Alors que l’Afrique continue de se positionner comme l’une des régions de croissance les plus dynamiques au monde, UBA estime que la mobilisation des capitaux de la diaspora par le biais d’institutions financières de confiance sera essentielle pour façonner la prochaine phase de développement du continent.
« L’Afrique sera de plus en plus financée par les Africains eux-mêmes, y compris ceux de la diaspora », a ajouté M. Rao. »
« Notre responsabilité est de construire l’infrastructure financière de confiance qui rend cela possible. »
« Lorsque les citoyens africains du monde investissent en Afrique, la croissance devient inévitable », a-t-il conclu.
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Le ministre d’État, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale est décédé des suites de maladie.
Son décès survient en Turquie où il se trouvait pour des soins, lesquels ne parviendront pas à le sauver du repos éternel après de longues années de services rendus à la nation congolaise. Firmin Ayessa s’en est allé laissant le Congo dans la tristesse. Âgé de 74 ans, le haut commis de l’État a consacré des décennies à servir le pays d’abord en qualité de journaliste, puis en qualité d’homme politique et de personnalité administrative.
Il a débuté sa carrière de journaliste après ses études supérieures en lettres à l’Université de Brazzaville et ses études en communication à l’Université de Bordeaux en France. L’expérience acquise et son ouverture dans l’exercice du métier l’ont conduit à occuper des postes dans l’administration publique en commençant par le domaine de la communication et de l’information. De directeur des programmes à Radio-Congo, il passe conseiller en communication à l’ambassade du Congo à Paris, puis directeur du cabinet du ministre de l’Information, des Postes et Télécommunications, directeur général de l’Agence congolaise d’information, conseiller en communication du président de la République.
Membre du Parti Congolais du Travail (PCT) depuis 1984, il accède au Comité central dudit parti en 1990 et au Bureau politique en 2006. Son militantisme a davantage pesé pour sa progression au sein de l’administration publique congolaise. Outre des postes de responsabilités déjà évoqués, il en a occupé d’autres au sein de la présidence : directeur du Cabinet civil, directeur du Cabinet adjoint du Cabinet du président de la République chargé de la communication, puis ministre d’État, directeur du cabinet du président de la République, de 2002 à 2007.
Bien que distancé des services de la présidence et du gouvernement, il sera nommé à d’autres fonctions au sein de l’équipe gouvernementale en 2017. Il est Vice-Premier ministre chargé de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale. En 2021, il est nommé ministre d’État, gardant le département ministériel chargé de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale.
En dehors des fonctions administratives, son engagement politique au sein du PCT lui a ouvert les portes de l’Assemblée nationale dès 2002. Le natif d’Ondza Makoua a été élu député à plusieurs reprises. C’est donc un homme pétri d’expérience que la République perd.
La direction générale des affaires électorales a bouclé la réception des dossiers de candidatures comme prévoit la loi. Pour l’élection présidentielle du 15 mars 2026, sept candidats ont déposé leurs dossiers.
Le processus électoral entame la phase décisive en République du Congo. Au terme de la période consacrée à la déclaration des candidatures, sept personnalités ont manifesté leur engagement de participer au scrutin en tant que candidats. La compétition commence déjà avec l’examen de leurs dossiers, lequel aboutira, par décision de la Cour constitutionnelle, à la rétention des candidats définitifs.
En attendant cette décision, Denis Sassous Nguesso président sortant, 82 ans dont 40 au pouvoir, brigue un nouveau mandat. Il vient de passer avec succès l’épreuve du contrôle sanitaire à la Cour constitutionnelle. Épreuve à l’issue de laquelle il a été déclaré mercredi dernier apte à exercer les fonctions présidentielles. Le résultat médical valide ainsi le premier niveau de sélection qui n’engage pas encore les performances électorales, lesquelles exigent une compétition à la base, selon les principes démocratiques. Et à laquelle l’homme d’État s’apprête à participer face à six adversaires tant bien que mal connus, qui s’avancent en tant qu’opposants mais en rang dispersé.
Parmi eux, certaines figures sont bien connues de la scène politique congolaise pour avoir déjà à plusieurs reprises, challengé le président sortant au cours d’une élection. Joseph Kignoumbi Kia Mboungou est à sa cinquième tentative. Après 2002, 2009, 2016 et 2021, le moment est arrivé pour lui, de capitaliser sur la base de son expérience et de sa connaissance du Congo et des habitudes des Congolais. Tout comme lui, Anguios Nganguia Engambé va prendre part au scrutin pour la quatrième fois consécutive. Opposant du régime durant ces dernières décennies, il s’engage à offrir aux fidèles du changement la victoire à travers les urnes. Dave Mafoula revient aussi après l’expédition de 2021 tout comme l’universitaire spécialiste des questions de droit Vivien Manangou. L’ancien député Zinga Mabio Mavoungou aussi en lice lorgne le fauteuil présidentiel.
La surprise de cette liste de candidats à la candidature est le jeune Melaine Destin Gavet Eléngo. Âgé de 35 ans, il est ingénieur géologue pétrolier, investi à l’élection par le Mouvement républicain (MR). Il incarne la jeunesse qui ose prendre la gouvernance du pays en main.
Ces sept candidats, au cas où ils sont retenus par la Cour constitutionnelle, vont animer la scène politique, leurs états-majors avec, jusqu’au 15 mars 2026.
Cependant, l’absence des deux partis politiques considérés comme les principaux de l’opposition, l’UPADS et Ludh-Yuki, interroge sur le véritable enjeu de cette élection. Cette absence révèle déjà un certain déséquilibre des forces en présence amenant les observateurs à ranger le prochain scrutin dans la liste des élections qui se succèdent selon la démocratie à l’africaine qui consiste pour le camp sortant à organiser l’élection pour ne pas la perdre. Les derniers scrutins au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Gabon, en RCA et celui qui aura lieu au Bénin le 12 avril prochain, en sont quelques illustrations déplorables.
L’annonce du directeur du cabinet du ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille, Paul MALIE, est contenue dans un communiqué de presse en date du 11 février 2026.
Pour sa première offre publique d’obligations internationales, la République du Congo a réussi l’émission d’obligations d’un montant de 700 millions de dollars américains, soit 382 milliards 900 millions de FCFA. Le montant est assorti d’un coupon de 9,5% et remboursable sur une échéance fixée au mois de janvier 2035 selon un amortissement progressif en cinq tranches égales à partir de 2031. D’après le gouvernement, la transaction confirme, le retour de l’État congolais sur le marché des capitaux et matérialise la confiance des investisseurs internationaux vis-à-vis de la stratégie économique et financière.
L’enveloppe issue de l’émission est destinée au financement du rachat partiel de l’obligation internationale qui arrive à échéance en 2032. Une autre partie servira à rembourser les lignes de dettes de marché sous-régional dont l’échéance est fixée en mars 2026. Selon le ministre des Finances, Christian YOKA, les produits de cette transaction aident le gouvernement à renforcer le profil de la dette publique en allongeant la maturité moyenne du portefeuille de ladite dette.
L’État congolais procède à la levée de ces fonds après les émissions de novembre et décembre 2025 et se félicite d’avoir bénéficié de la plus longue échéance jamais atteinte ainsi que de la baisse de 200 points par rapport aux précédentes opérations. L’émission a été possible grâce à la mobilisation de 60 investisseurs. L’opération marque « le passage du Congo à une nouvelle étape de sa stratégie de financement. L’intérêt manifesté par une base diversifiée d’investisseurs internationaux constitue un nouveau vote de confiance confirmant la pertinence d’une politique fondée sur la discipline, la crédibilité et la transparence », a déclaré le ministre des Finances au terme de la transaction.
La première édition de la Grande foire agricole du Congo (GFAC) a lieu du 5 au 15 février 2026, dans le village de Bambou-Mingali, situé à environ 60 kilomètres de la capitale, Brazzaville.
Placée sous le thème « Le progrès par la terre, l’unité par le travail », elle s’inscrit dans la vision des autorités congolaises de faire de l’agriculture un pilier du développement économique, de la sécurité alimentaire et de la création d’emplois.
La foire rassemble des acteurs publics et privés, des producteurs agricoles, des investisseurs, des partenaires techniques et financiers, ainsi que le grand public. Elle met en lumière le potentiel agricole national à travers des expositions de productions végétales et animales, des démonstrations de technologies agricoles modernes : mécanisation, irrigation, itinéraires techniques, et des conférences animées par des experts nationaux et internationaux, ainsi qu’un espace dédié aux échanges B2B.
Financé par la Banque à hauteur de 80 millions d’euros soit 52 476 560 000 FCFA et mis en œuvre par le gouvernement congolais, ce projet vise à transformer structurellement le secteur agricole en renforçant la productivité, la transformation locale, l’accès aux marchés et le partenariat public-privé. Le Groupe de la Banque africaine de développement participe à cette dynamique à travers le Projet de développement intégré de chaîne de valeur agricole au Congo (Prodivac).
« La Grande foire agricole du Congo illustre une ambition claire : faire de l’agriculture un moteur de souveraineté alimentaire, de création d’emplois et de croissance inclusive, a déclaré Léandre Bassolé », Directeur Général de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale. « À travers PRODIVAC, nous accompagnons concrètement cette vision, en soutenant des chaînes de valeur structurantes, de la production à la transformation, au bénéfice des producteurs, des jeunes et des femmes. Les résultats présentés sur ce stand traduisent l’impact réel de notre engagement aux côtés du gouvernement congolais », a-t-il ajouté.
Le projet PRODIVAC rentre dans la vision de l’Agenda pour la transformation agricole au Congo (ATAC), l’un des piliers du Plan National de Développement (PND) 2022-2026 dont l’objectif est la diversification économique et la sécurité alimentaire. PRODIVAC appuie le développement de filières agricoles prioritaires (maïs, manioc, soja), la transformation structurelle, l’appui à la mécanisation, le soutien aux producteurs à travers les zones agricoles à forte productivité (ZAP), les coopératives et les PME agroalimentaires pour la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.
« La transformation du secteur agricole est un chantier de long terme. Le PRODIVAC s’inscrit dans cette dynamique en apportant des solutions adaptées et durables, en cohérence avec les priorités du gouvernement congolais et les objectifs de la Banque africaine de développement », a indiqué Marcel Dieudonné Nzemba, Coordonnateur du projet.
Le président du parti politique de l’opposition La Chaine en a fait la déclaration ce mardi 10 février 2026 au cours d’une conférence de presse.
Pour la cinquième fois, l’homme politique Joseph Kignoumbi Kia Mboungou va se présenter à l’élection présidentielle au Congo. L’opposant au régime de Brazzaville s’est adressé au peuple congolais ce mardi pour exprimer son intention de se lancer à la course pour la magistrature suprême. Dans sa déclaration, l’homme politique a mis en avant son ancienneté ainsi qu’un « immense sens de responsabilité » et son « amour inconditionnel pour le Congo ». Se basant sur ces motivations, il officialise l’annonce de sa « candidature à l’élection présidentielle de mars 2026 ».
L’homme s’engage ainsi à mobiliser son expérience politique acquise ces deux dernières décennies au fil des compétitions électorales. Il a été candidat à la présidentielle en 2002, en 2009, en 2016 et en 2021. Mais il n’a pas concrétisé son ambition de diriger le Congo. Il revient en 2026 avec un engagement renouvelé de faire mieux que par le passé.
Selon lui, « les tentatives passées n’ont pas été vaines. Elles m’ont permis de parcourir notre pays, d’écouter et de dialoguer avec chaque génération, de comprendre les besoins criants de nos communautés rurales et urbaines. J’ai vu de mes propres yeux le potentiel immense de notre pays mais aussi les obstacles qui freinent son développement. Cette expérience multiple me donne une vision claire, précise et sans illusion des leviers à actionner pour transformer le Congo », a-t-il expliqué.
Fort de cette expérience, il participera à l’élection présidentielle avec à l’idée la rupture pour une nouvelle gouvernance du Congo. Le candidat va à la conquête du pouvoir pour être admis au service du peuple. C’est pourquoi il sollicite non pas sa victoire personnelle, mais « la victoire du peuple afin de briser les chaînes de la résignation en gouvernant » avec les Congolais et pour les Congolais, a déclaré l’opposant, qui devra dans cette compétition, faire face au candidat de la majorité présidentielle, Denis Sassou Nguesso.
L’inauguration a eu lieu au cours d’une cérémonie organisée le 09 février 2026 dans le premier arrondissement de la ville de Pointe noire.
Le marché Ndji Ndji situé dans la capitale économique du Congo dispose déjà d’une infrastructure à la hauteur de la ville comme celles qui se trouvent déjà à Brazzaville, à Oyo, ou encore à Dolisie. Le président de la République, Dénis Sassou Nguesso, a procédé lundi à l’inauguration de ce marché qui affichait une image de précarité ces derniers temps. Et que la présidente du Conseil départemental municipal, maire de Pointe-Noire, Evelyne Tchitchelle, qualifie aujourd’hui de « solidement bâti » au terme des travaux effectués par la société Franco Villarecci pour un coût global de plus de 15 milliards de francs CFA.
Bâti sur une superficie de 11 150 mètres carrés, le marché modernisé comprend deux modules superposés permettant à 5 200 personnes au moins d’exercer des activités commerciales dans un cadre propice. Il est reparti en boutiques, cybercafés ; est doté d’une infirmerie et d’une unité de production de pains de glaces. On y trouve aussi des bureaux, des entrepôts, des locaux techniques, des équipements de mobilité, un poste de police, une salle de réunion, une garderie d’enfants, des parkings, une bâche à eau de 60 000 litres entre autres.
Au cours de la cérémonie d’inauguration, le délégué général aux Grands Travaux, Oscar Otoka a déclaré que l’inauguration de ce marché « n’est pas seulement la livraison d’un ouvrage, mais surtout la naissance d’un nouveau moteur économique » dans la ville de Pointe noire. Dans ce sens, suite à la modernisation du marché, les vendeurs pourront écouler les produits, les acheteurs pourront s’en procurer « dans des conditions salubres », a déclaré Claude Alphone Nsilou, ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation.
Les deux Congo ont validé, jeudi 5 février, à Kinshasa, un accord bilatéral sur l’application d’un régime fiscal commun, destiné à encadrer la gestion de cette infrastructure stratégique.
Des experts de la République démocratique du Congo et de la République du Congo ont validé, jeudi 5 février à Kinshasa, un accord bilatéral sur l’application d’un régime fiscal particulier commun, destiné à encadrer la gestion du pont route-rail qui les reliera.
Les travaux d’élaboration de cet accord ont mobilisé, pendant quatre jours, des experts des deux rives du fleuve Congo, réunis dans les locaux de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) à Kinshasa.
Pour la cheffe de la délégation de Brazzaville, Caddy Elisabeth Ndala, la validation de cet accord constitue « une étape majeure » dans la réalisation du pont route-rail, appelé à jouer un rôle clé dans l’intégration économique entre les deux États. La République du Congo était représentée par la coordonnatrice des marchés publics à la Délégation générale des Grands Travaux, accompagnée de quatre experts spécialisés dans les domaines fiscal, douanier et juridique.
Du côté congolais (RDC), le directeur général de l’ACGT, Nico Nzau Nzaua salué « un pas important » franchi par le projet, soulignant l’engagement des deux pays à lever les obstacles techniques et fiscaux susceptibles de freiner sa mise en œuvre. Plusieurs délégués des régies financières, notamment la DGI, la DGDA et la DGRAD, ont activement contribué aux échanges en apportant leur expertise sur l’ensemble des taxes, impôts et droits liés au projet.
Le pont route-rail Kinshasa–Brazzaville ambitionne de renforcer l’intégration économique entre la RDC et le Congo, de stimuler les échanges commerciaux, de faciliter la mobilité des personnes et des biens, et d’ouvrir davantage les deux pays au reste du continent africain.
La rencontre s’est achevée sous la présidence du directeur général de l’ACGT, point focal du projet pour la RDC, scellant ainsi une nouvelle dynamique de coopération entre les deux États, unis par la volonté de faire de ce pont un véritable levier de développement régional.
L’événement a pour objectif de renforcer l’autosuffisance alimentaire, de stimuler la consommation des produits locaux.
Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a procédé, jeudi 05 février 2026, au lancement officiel de la première édition de la Grande foire agricole du Congo (GFAC), à Bambou Mingali, localité située à une soixantaine de kilomètres au nord de Brazzaville. Cet événement s’inscrit dans la volonté des autorités de promouvoir l’autosuffisance alimentaire, de stimuler la consommation des produits locaux et aussi de réduire significativement les importations.
Organisée du 5 au 15 février par le ministère de l’Agriculture, la GFAC se tient sous le thème évocateur : « Le progrès par la terre, l’unité par le travail ». Elle réunit des producteurs agricoles issus des zones agricoles protégées de l’ensemble des départements du pays, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des chercheurs et experts du secteur agricole.
Au-delà de la mise en valeur des produits agricoles locaux, cette foire vise à attirer les investissements dans le secteur, à favoriser le partage d’expériences et d’innovations, et à renforcer durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Elle entend également encourager une saine concurrence entre les acteurs agricoles nationaux, moteur essentiel du développement socio-économique du Congo.
Plusieurs activités marquent cette première édition, notamment des expositions-ventes des produits issus de la terre, des démonstrations de techniques agricoles modernes, ainsi que des conférences et ateliers thématiques. Ces échanges porteront entre autres sur l’agriculture, l’élevage, la pêche et les changements climatiques, dont les effets négatifs sur les rendements agricoles préoccupent de plus en plus les producteurs.
Dans une déclaration adressée à la nation, le chef de l’État a justifié sa décision par la volonté de poursuivre les réformes engagées au cours de son mandat.
Le président sortant, Denis Sassou N’Guesso a annoncé officiellement sa candidature à l’élection présidentielle de 2026. Une annonce qui mettre ainsi fin aux spéculations qui entouraient sa position à quelques mois du scrutin.
Dans une déclaration solennelle adressée à la nation, le chef de l’État a justifié sa décision par la volonté de poursuivre les réformes engagées au cours de son mandat. Il a mis en avant les acquis enregistrés dans plusieurs secteurs clés, notamment la gouvernance, les infrastructures, la sécurité et le développement économique, tout en reconnaissant les défis qui restent à relever.
Le président candidat a appelé à l’unité nationale et à un climat politique apaisé, exhortant l’ensemble des acteurs à privilégier un débat démocratique responsable et respectueux. « Notre pays a besoin de stabilité, de cohésion et de continuité dans l’action publique », a-t-il déclaré, invitant les citoyens à participer massivement au processus électoral.
Cette déclaration intervient dans un contexte politique marqué par la mobilisation progressive des partis et des candidats potentiels. Plusieurs formations politiques ont déjà annoncé leur intention de présenter des candidats, augurant d’une compétition électorale qui s’annonce intense.
Conformément au calendrier électoral, la campagne présidentielle va s’ouvrir 28 février 2026, sous la supervision des institutions compétentes. Les électeurs seront ainsi appelés à se prononcer sur les différents projets de société proposés, dans un scrutin présenté comme déterminant pour l’avenir du pays.
Organisée par l’Association technique internationale des bois tropicaux (Atibt), cette rencontre a réuni les principaux acteurs de la chaîne de valeur du bois domestique, ainsi que les administrations concernées.
Pointe-Noire a récemment accueilli un atelier multi-acteurs consacré à la construction d’un marché intérieur du bois légal et durable en République du Congo. Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre du projet Marché intérieur du bois (MIB Congo), financé par l’Union européenne. À travers ce programme, l’Atibt entend structurer et dynamiser la filière nationale du bois afin de la rendre à la fois compétitive, durable et inclusive.
Le projet vise notamment à renforcer l’approvisionnement du marché domestique en bois légal, tout en favorisant des partenariats économiques gagnant-gagnant entre les grandes entreprises forestières, les très petites et moyennes entreprises (TPME) et les artisans du bois.
L’atelier avait pour principaux objectifs de préparer les grandes entreprises à l’approvisionnement du marché intérieur en bois légal, de sensibiliser les acteurs aux sources potentielles d’approvisionnement du marché domestique et de promouvoir l’utilisation des essences moins connues. Les discussions ont également porté sur la valorisation des sciages de courtes longueurs, le développement de nouveaux produits transformés, tels que les panneaux lamellés-collés, ainsi que sur la récupération et la transformation des rebuts issus de l’exploitation forestière et des unités industrielles.
« Le projet MIB Congo est une étape clé pour bâtir une filière bois nationale durable, compétitive et inclusive. En reliant les grandes entreprises aux TPME et aux artisans, il ouvre la voie à un marché intérieur structuré, créateur de valeur et respectueux de l’environnement », ont souligné les organisateurs.
Les travaux se sont articulés autour de deux présentations majeures, portant respectivement sur le renforcement des connexions commerciales entre grandes entreprises et TPME, et sur les sources alternatives d’approvisionnement du marché domestique, notamment les sous-produits de l’exploitation forestière et de la transformation industrielle.
Les échanges ont permis de mettre en lumière plusieurs défis persistants, parmi lesquels la faible implication des grandes entreprises dans le marché intérieur du bois, l’insuffisance de leurs produits sur le MIB, les coûts élevés des produits transformés, les difficultés liées à la légalisation des scieurs artisanaux, l’accès limité aux bois débités séchés, la normalisation des produits, les coûts de transport, la rareté des transporteurs agréés et la lourde parafiscalité supportée par les TPME.
À l’issue des débats, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment l’accélération de l’élaboration des textes réglementant l’exploitation des petits permis forestiers, la vulgarisation continue des textes encadrant l’exploitation du bois domestique, ainsi que l’incitation des grandes entreprises à s’impliquer davantage dans le développement du marché intérieur du bois à travers la mise à disposition de leurs produits et sous-produits de sciage.
Les participants ont également préconisé la promotion des rebuts issus de l’exploitation forestière et de la première transformation, la mise en place de mesures incitatives en faveur des acteurs de la chaîne de valeur, ainsi que l’instauration d’un mécanisme de normalisation des produits bois semi-finis et finis, afin de renforcer la compétitivité et la durabilité de la filière bois congolaise.
La décision a été rendue publique à travers une lettre adressée, le 2 février, au chef de file de l’opposition, Pascal Tsaty-Mabiala, par le président du PRL, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes.
Le Parti républicain et libéral (PRL) a officiellement annoncé son retrait du cartel de l’Opposition politique congolaise (OPC). Dans une correspondance, le dirigeant du PRL informe sans ambiguïté de la rupture avec l’OPC, précisant que ce retrait prend effet immédiatement. « Par la présente, nous avons l’avantage de vous informer officiellement de la décision du PRL de se retirer du cartel dénommé Opposition politique congolaise, avec effet immédiat, à compter de ce jour, 2 février 2026 », a-t-il écrit.
Selon Nicéphore Fylla Saint-Eudes, cette décision est le fruit d’une réflexion approfondie. Elle s’explique notamment par une inadéquation des visions idéologiques ainsi que par des désaccords stratégiques dans les approches politiques au sein du regroupement. Des divergences qui, au fil du temps, ont rendu difficile la poursuite d’une action commune.
Malgré cette séparation, le président du PRL a tenu à saluer le travail réalisé durant la période de collaboration avec l’OPC. Il a également formulé des vœux de réussite à ses anciens partenaires politiques pour la suite de leurs ambitions, tout en réaffirmant l’engagement de son parti à assurer une transition ordonnée. « Conformément à nos engagements, nous prendrons les mesures nécessaires pour assurer une transition ordonnée, dans la perspective de nos aspirations », a-t-il souligné.
En visite officielle à Brazzaville, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a été reçu le 2 février par son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, au Palais du peuple.
Arrivé en fin d’après-midi, le chef de l’État sénégalais a été accueilli dans la salle des ambassadeurs, cadre solennel choisi pour des échanges approfondis portant sur les grandes questions bilatérales, régionales et continentales. Les deux dirigeants ont passé en revue plusieurs axes de coopération susceptibles d’être renforcés, notamment dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie, de l’éducation, de la culture, des hydrocarbures, ainsi que d’autres secteurs stratégiques. Ces discussions ouvrent la voie à la conclusion de nouveaux accords destinés à dynamiser les échanges et à soutenir le développement économique des deux pays.
Les enjeux sécuritaires en Afrique ont également occupé une place centrale dans les entretiens. Denis Sassou N’Guesso et Bassirou Diomaye Faye ont échangé sur les zones de tension persistantes, en particulier dans l’Est de la République démocratique du Congo et au Soudan, tout en évoquant les défis communs auxquels le continent est confronté. À cet égard, les deux chefs d’État ont abordé les attentes liées au 39ᵉ sommet de l’Union africaine, prévu ce mois de février à Addis-Abeba, en Éthiopie.
Les discussions ont par ailleurs porté sur l’actualité diplomatique africaine, notamment la candidature de l’ancien président sénégalais, Macky Sall, au poste de secrétaire général des Nations unies, une initiative qui pourrait bénéficier d’un large soutien au sein du continent africain.
À l’issue de cet entretien en tête-à-tête, le président Denis Sassou N’Guesso a offert un dîner officiel à son homologue sénégalais, symbole de l’excellence des relations d’amitié, de solidarité et de coopération qui unissent le Congo et le Sénégal.
Dans le cadre d’une visite officielle prévue le 2 février, le président de la République du Sénégal, est attendu à Brazzaville, où il s’entretiendra avec son homologue congolais, Denis Sassou-N’Guesso.
Les échanges entre les deux chefs d’État porteront à la fois sur l’état de la coopération entre leurs pays et sur plusieurs enjeux régionaux majeurs, notamment la situation politique et sécuritaire en Guinée-Bissau.
Sur le plan bilatéral, la visite du président Bassirou Diomaye Faye vise à consolider les liens d’amitié et de coopération entre Dakar et Brazzaville, tant sur les plans politique qu’économique. Les discussions aborderont des secteurs stratégiques tels que l’énergie, l’agriculture et les infrastructures, considérés comme des leviers essentiels pour le développement économique et l’amélioration des conditions de vie des populations.
D’autres axes prioritaires ont également été identifiés pour approfondir la coopération, notamment l’assainissement, l’enseignement supérieur, la défense, les finances, le commerce, ainsi que le développement des zones économiques spéciales. Autant de domaines appelés à structurer un partenariat durable, fondé sur des intérêts communs et une vision partagée de l’avenir.
Un accent particulier sera mis sur la coopération énergétique, avec la volonté des deux pays de faciliter un partenariat entre la Société nationale sénégalaise d’électricité (Senelec) et Énergie électrique du Congo (E²C).
Le collège médical est composé du professeur Donatien Moukassa, médecin pathologiste, du docteur Casimir Mabango, médecin anesthésiste-réanimateur, et du docteur Tania Nganga, médecin généraliste.
Le président de la Cour constitutionnelle, Auguste Iloki, a procédé, le 28 janvier à Brazzaville, à l’installation officielle du collège de trois médecins assermentés chargés d’examiner l’état de santé physique et mentale des candidats à l’élection présidentielle prévue les 12 et 15 mars 2026.
Cette installation fait suite à la décision n°001/DDC/EL/PR/26 du 27 janvier 2026. Le collège médical est composé du professeur Donatien Moukassa, médecin pathologiste, du docteur Casimir Mabango, médecin anesthésiste-réanimateur, et du docteur Tania Nganga, médecin généraliste. Ces praticiens ont été désignés par la Cour constitutionnelle pour constater l’aptitude physique et mentale des candidats aux fonctions de président de la République.
À l’issue des examens médicaux, un certificat sera délivré à chaque candidat afin d’attester de son état de santé. Cette exigence est prévue par la Constitution du 25 octobre 2015. À cette occasion, Auguste Iloki a rappelé le rôle central de la Cour constitutionnelle dans le processus électoral, soulignant qu’elle intervient « avant, pendant et après le déroulement de l’élection du président de la République ».
Par ailleurs, l’article 48 de la loi électorale stipule que toute déclaration de candidature à l’élection présidentielle doit être légalisée et comporter, entre autres pièces, un certificat médical délivré par un collège de trois médecins assermentés désignés par la Cour constitutionnelle.
S’adressant aux médecins, le président de la haute juridiction les a exhortés à faire preuve d’une impartialité irréprochable, dans le strict respect du serment d’Hippocrate, du code de déontologie des professionnels de santé et des exigences de leur profession.
Il convient de rappeler que le dépôt des dossiers de déclaration de candidature à l’élection présidentielle est ouvert depuis le 29 janvier et se clôturera le 12 février 2026. Durant cette période, les médecins assermentés recevront les candidats de 10 heures à 14 heures, au siège de la Cour constitutionnelle.
L’infrastructure a été officiellement inaugurée par la ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas.
Conçu et réalisé selon les standards internationaux, ce terminal d’affaires est désormais géré par Jetstream Aviation Congo. Il a pour vocation d’offrir aux investisseurs, diplomates et autres clients VIP des vols spécifiques et directs, à la demande, aussi bien sur le continent africain qu’à l’international. L’ambition affichée est de proposer un service de transport aérien de haut standing, alliant confort, efficacité et sécurité.
Au-delà de son esthétique moderne et de la qualité de ses équipements, le nouveau terminal s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement des capacités d’accueil du Congo en matière d’aviation d’affaires. À travers ce projet, les autorités entendent positionner le pays comme un hub aérien de référence dans la sous-région, capable d’accompagner la mobilité des capitaux, de soutenir l’activité diplomatique et de renforcer l’attractivité économique de Brazzaville.
Pour la ministre de tutelle, l’aboutissement de ce projet constitue un motif de satisfaction et un tournant décisif pour l’aviation civile congolaise. « C’est avec une réelle satisfaction que je m’exprime à l’occasion de l’inauguration du terminal d’aviation d’affaires de l’aéroport Maya-Maya, construit par un opérateur privé. Sa mise en service marque une étape cruciale dans l’essor de notre plateforme aéroportuaire et la modernisation de l’aviation civile congolaise. L’évolution de l’aviation d’affaires répond à des enjeux stratégiques majeurs, car elle facilite la mobilité des investissements, soutient l’activité diplomatique et renforce l’attractivité de notre ville-capitale », a souligné Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas.
Exprimant sa gratitude aux autorités congolaises pour leur accompagnement, le directeur de Jetstream Aviation Congo, Abbas Fawaz, a insisté sur le rôle stratégique que jouera ce terminal dans le développement de l’aéroport international Maya-Maya. « Cette infrastructure s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités, résolument engagées dans la modernisation des infrastructures nationales afin d’offrir aux usagers des services de qualité aux standards internationaux. Elle a été conçue pour répondre aux exigences de confort, de sûreté et de sécurité aérienne, en vue de soutenir le développement économique du Congo », a-t-il déclaré.
Le directeur général des Aéroports du Congo (AERCO), Marcellus Boniface Bongho, bénéficiaire de l’infrastructure, a pour sa part estimé que ce terminal vient consolider le processus de modernisation de l’aéroport international Maya-Maya et renforcer son rayonnement.
La 8ᵉ session de la conférence des présidents du Sénat, tenue en prélude à l’ouverture de la 8ᵉ session ordinaire prévue pour le dimanche 1er février.
La rencontre a été marquée par une communication du gouvernement sur la situation sécuritaire dans les départements du Pool et du Djoué-Léfini. Sans entrer dans les détails, la deuxième secrétaire du Sénat, Elisabeth Mapaha, a indiqué à la presse que cette communication a permis aux membres de la conférence des présidents d’être suffisamment édifiés sur les efforts déployés par le gouvernement pour la préservation de la paix et de la stabilité dans ces deux départements sensibles.
S’agissant de l’ordre du jour de la session à venir, la chambre haute du Parlement a inscrit six affaires à examiner, réparties entre trois affaires anciennes et trois affaires dites classiques. Les affaires anciennes portent notamment sur le projet de loi relatif au Code minier en République du Congo, le projet de loi portant création de l’Autorité nationale des enquêtes et d’analyse pour la prévention des accidents et incidents de l’aviation civile, ainsi que la proposition de loi relative à la santé de la reproduction au Congo.
Les affaires classiques concernent, quant à elles, l’apurement des comptes du Sénat au titre de l’exercice 2025, les séances de questions orales avec débats, ainsi que les questions d’actualité. « Il importe, par ailleurs, de noter que le Sénat est disposé à recevoir du gouvernement de nouvelles affaires en cours de session, en fonction des urgences », a précisé Elisabeth Mapaha.
La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du président du Sénat, Pierre Ngolo, en présence des membres du bureau, des présidents de commissions et de plusieurs représentants du gouvernement.