Congo : Oyo accueille le Colonel Michaël Randrianirina pour une visite de travail

Le dirigeant malgache entame un séjour placé sous le signe du renforcement des relations bilatérales entre Madagascar et la République du Congo.

 

Le Colonel Michaël Randrianirina est arrivé à Oyo, dans le département de la Cuvette, ce mercredi 13 mai 2026, pour une visite de travail de 48 heures. Selon des sources proches du protocole, cette visite devrait être marquée par une série d’échanges politiques et économiques avec le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, dans la ville d’Oyo, résidence habituelle du chef de l’État pour les grandes rencontres diplomatiques.

Au cœur des discussions figurent notamment le renforcement de la coopération sud-sud, les investissements dans les infrastructures, les échanges commerciaux ainsi que les questions liées à la sécurité et à la stabilité régionale. Les deux dirigeants devraient également évoquer les opportunités de partenariat dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, des transports et de la formation des jeunes.

L’agenda du Colonel Michaël Randrianirina prévoit aussi un déplacement à Brazzaville où plusieurs séances de travail techniques seraient programmées avec des membres du gouvernement congolais. Des rencontres avec des opérateurs économiques et des responsables institutionnels sont également annoncées afin d’explorer de nouvelles pistes de coopération entre les deux pays.

La rencontre entre Denis Sassou-N’Guesso et Michaël Randrianirina devrait déboucher sur plusieurs annonces relatives à la coopération bilatérale et à la volonté commune de renforcer les liens entre les peuples congolais et malgache.

Dette extérieure : le Congo lance une opération de plus de 340 milliards FCFA

Le gouvernement a annoncé le rachat d’obligations souveraines évaluées à plus de 575 millions de dollars, soit environ 345 milliards de FCFA.

 

La République du Congo a engagé une opération financière destinée à alléger le poids de sa dette extérieure et à réorganiser ses remboursements sur les marchés internationaux. Dans le cadre de cette opération, l’État propose aux investisseurs de racheter chaque obligation de 1.000 dollars à un prix de 1.040 dollars, en plus des intérêts accumulés. Ces titres avaient été émis en 2022 avec un taux d’intérêt de 9,875 %, avant une nouvelle émission complémentaire réalisée en décembre 2025.

Pour financer cette restructuration, l’Etat prévoit une nouvelle émission d’obligations en dollars américains. Les autorités souhaitent obtenir des financements sur une durée moyenne estimée à huit ans afin d’étaler davantage les remboursements et de réduire la pression immédiate sur les finances publiques.

Le gouvernement congolais précise également que si moins du quart des obligations concernées reste en circulation après cette opération, l’État procédera au rachat total du reliquat afin de solder définitivement cette dette.

L’opération est conduite par la banque américaine Citigroup, chargée d’organiser la future levée de fonds. Concernant la crédibilité financière du pays, S&P Global Ratings et Fitch Ratings maintiennent la note CCC+, tandis que Moody’s attribue au Congo la note Caa2, avec des perspectives jugées stables.

Cette initiative intervient dans un contexte économique encore fragile. Les discussions se poursuivent entre Brazzaville et le Fonds monétaire international pour la mise en place d’un nouveau programme d’accompagnement économique. Le FMI a récemment souligné plusieurs défis auxquels le pays reste confronté, notamment le faible niveau des investissements et les difficultés persistantes dans l’approvisionnement en énergie.

Une mission du Fonds monétaire international est attendue prochainement dans la capitale congolaise pour examiner les réformes économiques envisagées par les autorités.

Coopération Congo-Togo : Denis Sassou-N’Guesso reçoit Faure Gnassingbé à Oyo

Le Président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, a reçu ce week-end à Oyo le Président du Conseil de la République togolaise, Faure Gnassingbé, dans le cadre d’une visite placée sous le signe du renforcement des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays.

 

Les échanges entre les deux dirigeants ont porté sur plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment la coopération bilatérale, les enjeux sécuritaires en Afrique centrale et de l’Ouest, ainsi que les perspectives de développement économique sur le continent.

Au cours de l’entretien, les deux personnalités ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour une Afrique plus intégrée, stable et prospère. Elles ont également insisté sur la nécessité de renforcer les partenariats Sud-Sud afin de faire face aux défis liés à la sécurité, au changement climatique et à la transformation économique des pays africains.

La ville d’Oyo, située dans le département de la Cuvette, est devenue au fil des années un haut lieu diplomatique accueillant régulièrement des rencontres entre chefs d’État et personnalités de marque. La visite de Faure Gnassingbé traduit ainsi l’excellence des relations entre Brazzaville et Lomé.

À travers cette audience, le Congo et le Togo affichent leur volonté commune de dynamiser davantage leur coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les infrastructures, le commerce, l’énergie et les échanges institutionnels.

Le Congo va bénéficier de plus de 32 milliards FCFA

Cette allocation va servir à renforcer la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose en République du Congo.

 

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose a annoncé une nouvelle allocation de plus de 50 millions d’euros, soit environ 32,8 milliards FCFA, en faveur du Congo pour les trois prochaines années.

Une annonce faite par le gestionnaire de portefeuille Afrique et Moyen-Orient, Lionel Caruana, en visite à Brazzaville vendredi 8 mai 2026. Reçu par le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, le responsable du Fonds mondial a salué les efforts du gouvernement congolais dans la mobilisation des fonds de contrepartie exigés dans le cadre du partenariat avec cette institution internationale.

Selon Lionel Caruana, le Congo a franchi une étape importante en janvier 2026 en procédant, pour la première fois en vingt ans de partenariat, à l’achat de médicaments destinés à la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. Ces acquisitions concernent notamment les antirétroviraux, les antituberculeux, les antipaludéens ainsi que les moustiquaires.

Accompagné de la représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement au Congo, Adama Dian-Barry, Lionel Caruana a également remercié les ministres de la Santé et des Finances pour leur implication dans ce plaidoyer.

Le responsable du Fonds mondial a toutefois rappelé que les efforts doivent se poursuivre, notamment pour garantir les futurs achats de médicaments et respecter les engagements de cofinancement liés à cette nouvelle allocation.

Par ailleurs, il a indiqué qu’une nouvelle approche sera désormais appliquée dans l’évaluation des contributions du gouvernement. Outre l’achat des médicaments, toutes les dépenses engagées dans la lutte contre ces trois maladies seront prises en compte, y compris la prise en charge des agents de santé communautaire mobilisés sur le terrain pour le dépistage et le suivi des patients.

Congo : le Fonds routier adopte un budget de plus de 7 milliards FCFA pour 2026

Cette enveloppe servira à financer les travaux d’entretien et de réhabilitation des routes à travers le pays.

 

Le comité de direction du Fonds routier a adopté son budget 2026 arrêté à 7 720 656 489 FCFA en recettes et en dépenses. L’enveloppe a été arrêté vendredi 08 mai à Brazzaville, lors de la 23e session ordinaire de l’institution. Malgré ce budget de plus de 7,7 milliards FCFA, les responsables du Fonds routier reconnaissent que les besoins restent largement supérieurs aux moyens disponibles. Le président du comité de direction, Yves Ickonga, a rappelé que l’année 2025 avait été marquée par des difficultés économiques ayant affecté les ressources du Fonds routier.

« Nous faisons ce qui est possible pour apporter satisfaction aux usagers en matière d’entretien et de réhabilitation des routes », a-t-il déclaré.

Outre le budget, les administrateurs ont adopté le rapport d’activités 2025 ainsi que le programme d’actions 2026. Les échanges ont également porté sur la modernisation des postes de péage et de pesage, ainsi que sur l’évolution du statut juridique du Fonds routier.

Instrument stratégique de financement de l’entretien routier, le Fonds routier intervient aussi bien sur les routes nationales que sur les axes secondaires, avec pour mission de garantir des voies praticables et sécurisées malgré des ressources jugées insuffisantes face à l’ampleur des travaux à réaliser.

Congo : l’UDSN prépare l’ouverture de ses écoles doctorales pour 2026-2027

Le conseiller à l’Enseignement supérieur, Bernard Mpassi Mabiala, a procédé, le 5 mai à Kintélé, au lancement des travaux de l’atelier de réflexion consacré à l’ouverture des écoles doctorales à l’Université Denis-Sassou-N’Guesso.

 

Cette rencontre réunit des responsables universitaires, enseignants-chercheurs, experts ainsi que plusieurs acteurs du secteur éducatif autour des enjeux liés à la mise en place des écoles doctorales au sein de l’établissement. L’objectif affiché est de renforcer la qualité de la formation supérieure et de promouvoir la recherche scientifique au Congo.

Dans son allocution d’ouverture, Bernard Mpassi Mabiala a souligné l’importance de cette initiative dans la modernisation du système universitaire national. Selon lui, l’ouverture des écoles doctorales permettra à l’UDSN de consolider sa vocation de pôle d’excellence académique et scientifique, tout en offrant aux étudiants un cadre adapté à la recherche et à l’innovation.

Les participants devront réfléchir sur plusieurs thématiques, notamment l’organisation administrative et pédagogique des écoles doctorales, les conditions d’encadrement des doctorants, les mécanismes de financement de la recherche ainsi que les partenariats scientifiques à développer avec d’autres universités et centres de recherche.

À travers ce projet, l’Université Denis-Sassou-N’Guesso ambitionne de renforcer la formation des chercheurs congolais et de contribuer davantage à la production des connaissances scientifiques au service du développement du pays.

Congo : premier conseil des ministres du nouveau gouvernement

Le Conseil des ministres s’est réuni mercredi, 6 mai 2026 au Palais du peuple, sous l’autorité de Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat.

 

Les affaires suivantes étaient inscrites à son ordre du jour, soit :

– Un projet de loi et un projet de décret au titre du ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public ;

– Une communication au titre du ministère du Plan, de la Statistique et de la Prospective, relative à l’organisation des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) à Brazzaville, du 25 au 29 mai 2026.

Avant que l’ordre du jour ainsi indiqué ne soit décliné, les membres du Conseil des ministres ont suivi une importante communication du président de la République à leur endroit.

D’emblée, son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat, a rappelé à tous et à chacun la portée et la signification du premier Conseil des ministres de ce jour, consécutif à l’élection à caractère de plébiscite qui lui a permis de nouer un nouveau pacte de confiance avec les Congolaises et les Congolais.

A cet égard, le chef de l’Etat a tenu à rendre un hommage vibrant au peuple congolais pour sa mobilisation exceptionnelle, tant durant la campagne de l’élection présidentielle qu’à l’occasion des opérations de vote qui se sont déroulées les 12 et 15 mars 2026. Ainsi, son projet de société « L’accélération de la marche vers le développement » a été massivement approuvé par la population ; le président Denis Sassou N’Guesso a souligné que cette confiance massive l’obligeait.

Le chef de l’Etat a indiqué, je le cite, « que le peuple ayant fait sa part » (fin de citation) en lui accordant sa confiance, il convenait à présent que le président de la République et son gouvernement fassent également leur part, c’est-à-dire rendent effective la mise en œuvre du projet de société ainsi sanctifié.

Cette mise en œuvre doit se faire dès maintenant et sans délai. La signification de l’accélération n’est pas seulement une question de rythme ou de cadence, mais également et surtout, l’exécution effective, par le gouvernement, des projets concrets que le chef de l’Etat s’est engagé, devant le peuple congolais, à réaliser. Le président de la République a, pour cela, exhorté les membres du gouvernement de l’accélération à se comporter comme une équipe dont la motivation, l’allant, la détermination et l’énergie doivent tout entiers être orientés vers la satisfaction des attentes de la population congolaise. C’est à ce prix, et seulement à celui-ci, que les projets approuvés par les Congolaises et Congolais pourront être réalisés et aboutir, et le chef de l’Etat y veillera, à des résultats concrets et salvateurs. Le président a insisté sur l’importance de ces principes, qui doivent désormais marquer l’action quotidienne des pouvoirs publics à l’aube du quinquennat qui démarre.

Pour ce faire, le président de la République a décliné quelques axes urgents et prioritaires qui sont au cœur du contrat conclu avec nos compatriotes. En matière d’urgence, il a instruit le Premier ministre, chef du gouvernement, à mettre en place une « task force » composée des départements ministériels compétents, afin de réaliser sans délai la digitalisation des administrations, avec une priorité donnée à celle des régies financières, afin d’optimiser les ressources de l’Etat.

Autres urgences signalées par le chef de l’Etat : la mise en œuvre rapide du projet de réhabilitation du Chemin de fer Congo Océan récemment lancé ; la réalisation du corridor 13 et des voies de communication routières afférentes, afin de désenclaver l’arrière-pays et de connecter notre pays aux Etats voisins, avec une priorité donnée aux axes Ouesso-Pokola et pont sur la Sangha, ainsi que les tronçons Epéna-Impfondo jusqu’à la frontière avec la Centrafrique et Dolisie Ndendé vers la frontière du Gabon.

Le peuple attend également une meilleure desserte en électricité, grâce notamment à la réhabilitation en cours de la ligne très haute tension Pointe-Noire-Brazzaville ; le président de la République a également évoqué la remise effective des installations électriques prêtes dans la ville de Mossaka et la réalisation rapide de la desserte en électricité de localités telles que Louingui, Boko et Loumo ; les objectifs de production d’eau potable sont également une urgence pour laquelle le gouvernement a été instruit ce jour. Ces objectifs sont notamment liés à l’exécution du plan Mattei pour l’Afrique et à la réflexion à mener sur la réhabilitation de l’hydraulique rurale, qui avait permis en son temps de réaliser 2500 forages dans des localités et villages à travers notre pays.

Répondant à ces orientations précises de son excellence M. Denis Sassou N’Guesso à l’endroit du gouvernement, M. Anatole Collinet Makosso, Premier ministre, chef du gouvernement a, au nom des ministres et en son nom propre, remercié le président de la République pour la confiance prêtée ou renouvelée aux uns et aux autres et pris l’engagement, au nom de tous et de chacun, à mettre en œuvre avec énergie et détermination le carnet de route ainsi décliné à l’entame du quinquennat nouveau.

Les membres du Conseil des ministres ont ensuite abordé les points inscrits à l’ordre du jour de la réunion de ce jour, mercredi 6 mai 2026.

I/- Ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Christian Yoka, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, a soumis deux textes à l’examen des membres du Conseil des ministres. Le premier est un projet de loi portant création de la Caisse des dépôts et consignations.

Le 12 juillet 2025, le Comité ministériel de l’Union monétaire d’Afrique centrale a adopté un Règlement relatif au traitement des comptes inactifs et des avoirs en déshérence dans les livres des établissements de crédit. C’est dans ce cadre que la Commission bancaire d’Afrique centrale confère aux Caisses des dépôts et consignations la mission de sécuriser et placer les avoirs en déshérence, en vue de financer le développement économique et social.

Tandis que la loi de 2014 créant la Caisse des dépôts et consignations assignait à celle-ci le rôle de fonds chargé de gérer les ressources excédentaires de notre pays, le texte soumis ce jour au Conseil répond à la nécessité de mobiliser des ressources tant privées que publiques permettant de financer les projets structurants à même de relever les défis, notamment démographiques et énergétiques des prochaines décennies.

D’autre part, la future Caisse des dépôts doit endosser le rôle de tiers de confiance qui permettra la sécurisation des avoirs en déshérence de toute nature. Les ressources ainsi identifiées seront transformées par la Caisse des dépôts en investissements à même de réduire la fracture territoriale.

Sur le plan pratique et en tenant compte des règles internationales applicables ainsi que de l’émergence d’un marché de capitaux au sein de la Cémac, il s’agira également de créer de nouveaux véhicules de mobilisation des ressources internes et externes en faveur de notre pays, faisant de la Caisse des dépôts et consignations un véritable outil d’ingénierie financière permettant de mobiliser des ressources en faveur de projets structurants au Congo.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant création de la Caisse des dépôts et consignations. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Poursuivant son propos, le ministre Yoka a soumis aux membres du Conseil un projet de décret portant apport en nature d’actifs acquis par l’Etat au profit de Congo Telecom et augmentation de capital. L’Etat autorise et organise ici l’apport en nature de certains investissements réalisés dans le cadre du Projet de couverture nationale en infrastructures de télécommunications au profit de Congo Telecom, notre entreprise publique de télécommunications détenue à 100% par l’Etat. Cette opération se fera en contrepartie d’une augmentation du capital social de la société.

Exécuté en modules distincts, le projet de couverture nationale en est actuellement à sa troisième phase ; les infrastructures réalisées au cours des phases précédentes ont été progressivement mises à la disposition de Congo Telecom sous forme d’un usufruit sans apport formel ou intégration dans son capital social.

L’opération matérialisée par le projet de décret soumis à l’examen du Conseil des ministres a pour objet, dans un secteur stratégique pour notre pays, de permettre à Congo Telecom d’être un des principaux piliers de notre souveraineté numérique. C’est ainsi que l’Etat, par l’entremise du ministère en charge du Portefeuille public, organise par le texte en objet le transfert formel de la propriété de ces actifs à Congo Telecom. Ces actifs sont valorisés à 143 milliards 878 millions 429 mille 945 frs CFA, valeurs à dire d’expert pour les phases 1 et 2 du projet de couverture nationale et au prix du marché passé entre l’Etat et l’opérateur pour la phase 3 actuellement en cours.

Cette opération permettra, entre autres, d’absorber les pertes cumulées évaluées à un peu plus de 20 milliards de frs CFA au 31 décembre 2024 ; de renforcer la gouvernance de l’entreprise ; de renforcer les fonds propres de l’entreprise ; de valoriser le patrimoine de l’Etat dans le secteur des télécommunications ; de préparer l’introduction en bourse et susciter des appels publics à l’épargne pour mobiliser des financements, etc.

Ainsi, au terme de cette opération d’augmentation de capital et de régularisation de la situation financière, le capital social de Congo Telecom s’élèvera à 157 milliards 297 millions 453 mille 418 frs CFA. Le Conseil des ministres a pris acte de cette première étape, qui s’inscrit dans un plan plus large de restructuration de Congo Telecom mené par les instances dirigeantes de l’opérateur. Il s’agira de constituer une société de patrimoine rentable appartenant à 100% à l’Etat et de favoriser la filialisation des activités commerciales ouvertes à des partenariats financiers et techniques. Le Conseil des ministres a donc validé l’opération portant apport en nature d’actifs acquis par l’Etat au profit de Congo Telecom et augmentation de capital en adoptant le projet de décret soumis à son examen.

II/- Communication

Le Conseil des ministres a ensuite entendu une communication relative à l’organisation des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement à Brazzaville du 25 au 29 mai 2026 présentée par M. Ludovic Ngatsé, ministre de l’Economie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective.

Notre pays s’apprête à accueillir, du 25 au 29 mai 2026 à Brazzaville, les assemblées annuelles du groupe de la Banque africaine de développement qui comprennent la 61e assemblée annuelle de la Banque africaine de développement et la 52e assemblée annuelle du Fonds africain de développement, avec comme thème principal « Modifier le financement du développement de l’Afrique à grande échelle dans un monde fragmenté ».

Cet événement est le rendez-vous économique et financier le plus important du continent africain. 3000 participants y sont attendus, dont des chefs d’Etat, des ministres, des gouverneurs de banques centrales, des investisseurs internationaux et des représentants d’institutions financières et d’organisations internationales.

A travers cet événement majeur dont l’organisation a été confiée à notre pays, le Congo va réaffirmer, sous l’autorité de son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat, son engagement en faveur de l’intégration africaine, du financement du développement et du renforcement des partenariats économiques.

La communication du ministre Ngatsé a donc eu pour objet : de souligner l’intérêt stratégique de l’événement pour le Congo ; d’informer le Conseil sur l’état d’avancement des préparatifs, sur le programme et le déroulement complet des assemblées annuelles, ainsi que sur les thématiques qui y seront abordées. Le ministre Ngatsé a souligné les points critiques qui justifient et nécessitent une mobilisation du gouvernement et des pouvoirs publics, en vue d’assurer la réussite d’un tel événement.

D’autre part, le ministre Ngatsé a rappelé, entre autres événements liés à ces assemblées annuelles, des réunions au niveau des chefs d’Etat liées à la table ronde des bailleurs de fonds du Fonds bleu du bassin du Congo et un événement particulier dénommé « Congo Investment Day », excellente opportunité de présenter les projets structurants de notre pays aux investisseurs présents.

Les membres du Conseil ont pris bonne note des informations ainsi partagées. Ils se sont félicités de la mobilisation des services compétents ; le Conseil a également souligné l’importance pour les pouvoirs publics de s’assurer de la rigueur des préparatifs ainsi que de la pertinence des moyens mis en œuvre pour la réussite de l’événement exceptionnel attendu.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le président de la République a clos la réunion et levé la séance. Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à 12h45.

 

Fait à Brazzaville, le 6 mai 2026

Pour le Conseil des ministres,

Le ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du gouvernement

Thierry Lézin Moungalla     

 

Congo : le gouvernement veut faire de l’IA un moteur de développement

Les travaux du comité technique en charge de l’élaboration de la stratégie nationale de l’intelligence artificielle ont été lancés mercredi 6 mai 2026, à Brazzaville.

 

Le gouvernement ambitionne de faire du pays un acteur majeur de l’économie de la connaissance à l’horizon 2030. Brazzaville a accueilli le 6 mai, le lancement des travaux du comité technique chargé de l’élaboration de la stratégie nationale de l’IA.

Cette réunion inaugurale marque le début d’un vaste chantier destiné à intégrer l’intelligence artificielle comme levier de compétitivité, d’innovation et de souveraineté technologique. L’initiative est soutenue techniquement et financièrement par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

Le processus de déploiement sera articulé autour de trois principales phases. La première concernera le cadrage et le diagnostic de l’écosystème numérique national, notamment à travers la mise en place de groupes de travail spécialisés et l’évaluation des capacités existantes. La deuxième phase portera sur les consultations sectorielles et le benchmarking international afin de s’inspirer des meilleures pratiques mondiales. Enfin, la dernière étape sera consacrée à la rédaction finale de la stratégie ainsi qu’à l’élaboration d’un corpus linguistique destiné à être soumis au gouvernement.

Pour garantir la réussite de cette initiative nationale, les autorités estiment nécessaire de mobiliser un budget compris entre 150 et 200 millions de FCFA. Cette enveloppe devra permettre d’assurer la logistique, les consultations techniques et les activités de coordination indispensables à la mise en œuvre du projet.

Le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Frédéric Nzé, qui présidait les travaux, a insisté sur les enjeux stratégiques liés à l’intelligence artificielle. Selon lui, cette technologie représente à la fois « une opportunité et une menace », dans un contexte où les nations se livrent une compétition accrue autour de la maîtrise des outils numériques.

Le membre du gouvernement a notamment souligné le potentiel de l’IA dans la valorisation du génie créatif de la jeunesse congolaise, la modernisation des services publics ainsi que la création d’emplois qualifiés. Il a également rappelé le retard de l’Afrique subsaharienne dans ce domaine, la région représentant actuellement moins de 3 % des brevets mondiaux liés à l’intelligence artificielle.

Face à ce constat, le Congo entend se doter d’un cadre stratégique reposant sur des principes éthiques, réglementaires et inclusifs afin d’encadrer le développement et l’utilisation de ces technologies émergentes.

De son côté, la représentante résidente du Pnud au Congo, Adama-Dian Barry, a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le pays dans cette dynamique de transformation numérique.

Le comité technique dispose désormais d’un délai de six mois pour produire onze livrables stratégiques devant servir de socle à la future politique nationale de l’intelligence artificielle.

Cybersécurité : le Congo accueille la première conférence régionale stratégique

Le Salon OSIANE, en partenariat avec l’ANSSI Congo annonce l’organisation de la toute première conférence régionale dédiée à la cybersécurité en Afrique centrale.

 

Prévue pour le mois de juin 2026 à Brazzaville, l’initiative apparaît comme une réponse structurée au besoin urgent de coopération entre les États d’Afrique centrale. La conférence vise à réunir institutions publiques, experts, entreprises et partenaires techniques autour d’un objectif commun : mutualiser les expériences, harmoniser les cadres réglementaires et renforcer les capacités de riposte face aux cyberattaques.

En favorisant le dialogue entre les agences nationales de cybersécurité, les opérateurs télécoms et les organisations régionales, OSIANE et l’ANSSI Congo entendent jeter les bases d’une stratégie concertée. Cette synergie pourrait, à terme, permettre la mise en place de mécanismes d’alerte précoce, de partage d’informations sensibles et de formation conjointe des spécialistes.

Au-delà de la dimension sécuritaire, cette conférence constitue une vitrine pour le Congo. En accueillant un événement régional de cette envergure, le pays affirme son ambition de devenir un hub numérique en Afrique centrale. Cette visibilité accrue attire l’attention des investisseurs, des startups et des partenaires internationaux intéressés par le développement du digital dans la sous-région.

Le Congo se positionne ainsi comme un terrain favorable à l’innovation technologique, tout en montrant sa volonté d’encadrer et de sécuriser son écosystème numérique. Cette double approche – attractivité économique et rigueur sécuritaire – est aujourd’hui essentielle pour bâtir une économie numérique crédible et durable.

Longtemps perçue comme une problématique technique ou institutionnelle, la cybersécurité s’impose désormais comme une priorité pour les entreprises, y compris en Afrique centrale. Les attaques informatiques, les vols de données et les fraudes numériques ont des impacts directs sur la performance, la réputation et la survie même des organisations.

La conférence OSIANE-ANSSI ambitionne ainsi de sensibiliser les acteurs économiques à ces risques, tout en leur proposant des solutions concrètes. Notamment la mise en conformité, la protection des infrastructures, la formation du personnel et l’adoption de bonnes pratiques. Pour les PME comme pour les grandes entreprises, il ne s’agit plus d’anticiper un risque hypothétique, mais de répondre à une menace bien réelle.

Congo-passeports : le ministre de l’Intérieur promet des réformes pour améliorer la délivrance

À peine installé dans ses fonctions, le général Jean Olessongo Ondaye, s’attaque à l’un des dossiers les plus sensibles pour les citoyens, celui de la délivrance des passeports.

 

Conscient des difficultés rencontrées par de nombreux usagers, le nouveau ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, le général Jean Olessongo Ondaye a pris la parole pour rassurer l’opinion publique sur la volonté du gouvernement d’apporter des solutions concrètes. « La délivrance des passeports doit répondre aux exigences de rapidité, de transparence et de sécurité », a-t-il affirmé, soulignant l’importance de ce document dans la mobilité des citoyens et l’attractivité du pays.

Depuis plusieurs années, les retards dans la production des passeports alimentent le mécontentement. Entre ruptures de stock, procédures jugées longues et dysfonctionnements techniques, les usagers dénoncent un système souvent inefficace. Une situation que le nouveau ministre entend corriger sans délai.

Parmi les pistes envisagées, la modernisation des équipements figure en bonne place. Le ministère prévoit notamment de renforcer les capacités techniques des services en charge de l’identification, tout en accélérant la digitalisation des procédures. L’objectif est de réduire considérablement les délais d’obtention et de limiter les interventions humaines susceptibles de ralentir le processus.

Le général Jean Olessongo Ondaye a également insisté sur la nécessité de lutter contre les pratiques frauduleuses qui gangrènent parfois la chaîne de délivrance. « Aucun acte de corruption ne sera toléré », a-t-il martelé, annonçant des contrôles renforcés et des sanctions à l’encontre des agents fautifs.

En parallèle, une meilleure décentralisation des services est envisagée afin de rapprocher l’administration des populations. Cette réforme devrait permettre aux citoyens résidant en dehors des grandes villes d’accéder plus facilement aux services de délivrance des passeports.

Congo : Anatole Collinet Makosso évalue les conditions de travail dans les ministères

Le Premier ministre a entamé, le 4 mai, une série de visites dans plusieurs ministères, deux semaines après sa reconduction.

 

Anatole Collinet Makosso passe a entamé lundi 4 mai 2026, une tournée d’inspection dans plusieurs départements ministériels afin de s’imprégner des conditions de travail des agents de l’État et d’évaluer les besoins en matière de réhabilitation des infrastructures administratives.

Accompagné de quelques membres de son équipe gouvernementale, le chef du gouvernement a débuté sa visite au ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones, un bâtiment qui abrite également les services du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale. Sur place, il a parcouru bureaux et services, observant de près l’environnement dans lequel évoluent les fonctionnaires.

Le constat dressé est préoccupant. Si l’extérieur de l’immeuble présente encore une apparence acceptable, l’intérieur révèle une dégradation avancée. Hormis les espaces réservés aux responsables, la majorité des services fonctionne dans des conditions difficiles : mobilier détérioré, éclairage défaillant, sanitaires insalubres et locaux exigus. Dans certains cas, le manque de bureaux contraint les agents à se partager de petits espaces, peu propices à l’efficacité administrative.

La délégation s’est ensuite rendue dans d’autres ministères stratégiques, notamment ceux des Mines, des Hydrocarbures, de l’Énergie et de l’Hydraulique ainsi que du Plan. Là encore, les mêmes difficultés ont été relevées : infrastructures vétustes et conditions de travail peu adaptées aux exigences d’une administration moderne.

Au-delà du simple constat, cette descente de terrain vise à établir un état des lieux précis afin de planifier une vaste opération de réhabilitation des bâtiments administratifs. Cette initiative permettra également de résoudre le déficit en locaux administratifs, plusieurs ministères ne disposant pas encore de sièges appropriés.

Pour le gouvernement, il s’agit d’un levier essentiel pour améliorer les performances de l’administration publique. En offrant de meilleures conditions de travail aux agents, l’exécutif entend renforcer l’efficacité de l’action publique et soutenir la mise en œuvre du projet de société du président Denis Sassou N’Guesso, axé sur « l’accélération de la marche vers le développement ».

La tournée du Premier ministre devrait se poursuivre dans les prochains jours au sein d’autres administrations publiques, dans la perspective d’un diagnostic global et d’une réponse structurelle aux difficultés identifiées.

Congo-liberté de la presse : le RPJ mobilise les journalistes

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le Réseau panafricain des journalistes (RPJ), section Congo, a réuni les professionnels des médias autour d’un déjeuner d’échanges à Brazzaville.

 

Le Bureau national du Réseau panafricain des journalistes (RPJ), section Congo, dirigé par Messilah Nzoussi, a organisé, le 3 mai 2026, un déjeuner de presse baptisé « Le déjeuner du RPJ », en marge de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Cette rencontre a rassemblé plusieurs professionnels des médias autour d’un moment d’échanges et de réflexion sur le rôle du journalisme dans la construction d’une société apaisée.

L’initiative visait principalement à susciter une adhésion massive des hommes et des femmes des médias au sein du RPJ, en vue de structurer une corporation forte, capable de porter les objectifs et les missions de cette plateforme socioprofessionnelle à l’échelle nationale et panafricaine.

Invité d’honneur de la rencontre, Godefroy Yombi, enseignant-chercheur à l’Université Marien Ngouabi et membre du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), a animé une communication autour du thème retenu cette année par les Nations unies : « Façonner un avenir de paix ». Dans son intervention, il a insisté sur la responsabilité des journalistes dans la consolidation de la paix, à travers une information rigoureuse, équilibrée et respectueuse de l’éthique et de la déontologie.

Le président de la commission administrative et juridique du CSLC, chargé de l’éthique et de la déontologie, a également rappelé l’importance du respect des normes professionnelles dans un contexte marqué par la prolifération des fausses informations et des discours de haine.

À travers ce déjeuner, le RPJ Congo entend ainsi se positionner comme un cadre de référence pour les journalistes, favorisant la solidarité professionnelle, le renforcement des capacités et la promotion d’un journalisme responsable au service du développement et de la paix en Afrique.

Congo-audiovisuel : une 6e session de formation annoncée à Brazzaville

Du 17 au 31 août 2026, le Centre national de radio et de télévision (CNRTV) de Brazzaville accueillera la 6e édition de la session de formation aux métiers de l’audiovisuel, portée par l’Association des techniciens professionnels de l’audiovisuel.

 

Le président de l’Association des techniciens professionnels de l’audiovisuel, Bienvenu Sax Gampio Pioganth, a annoncé, le 3 mai à Brazzaville, l’organisation de la 6e édition de la session de formation dédiée aux métiers de l’audiovisuel. Prévue du 17 au 31 août prochain au Centre national de radio et de télévision (CNRTV), cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement des compétences des jeunes congolais dans un secteur en pleine mutation.

Placée sous le thème « La création d’un studio TV et le montage de projet », cette édition 2026, baptisée « Promotion Ildevert-Mesmin-Akoli », rendra hommage à cet expert en gestion de la politique économique. Selon l’initiateur, ce choix vise à valoriser les parcours inspirants et à encourager les participants à allier compétence technique et vision stratégique.

Depuis sa mise en place, cette série de formations attire chaque année près d’une centaine de jeunes, majoritairement des étudiants, venus acquérir des connaissances pratiques et théoriques dans les métiers de l’audiovisuel. L’objectif est clair : doter les apprenants des outils nécessaires pour intégrer le marché de l’emploi ou créer leurs propres structures.

Les retombées de ces sessions sont déjà visibles. Plusieurs anciens participants ont lancé de très petites et moyennes entreprises, contribuant ainsi à dynamiser le secteur. Dans cette même dynamique, l’Association a franchi un cap en octobre 2024 avec la création de la chaîne de télévision en ligne TPAV média, aujourd’hui animée en partie par ces jeunes formés.

Fort de son expérience acquise notamment au Centre d’entraînement des communicateurs africains en Égypte, où il a suivi des formations de base et de stage avancé, Bienvenu Sax Gampio Pioganth poursuit son engagement en faveur du transfert de compétences.

Congo : le projet Pale franchit un cap

Fort de ces acquis, le programme amorce une nouvelle étape centrée sur la reconstruction des moyens de subsistance et le renforcement de la résilience économique des ménages impactés.

 

Pilotée par la Délégation générale aux grands travaux, sous la tutelle du ministère en charge de l’Aménagement du territoire, la phase 2 du Plan d’action de libération des emprises (Pale) s’inscrit dans un programme global estimé à 62 millions d’euros, avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD). L’objectif est de réduire durablement les inondations et d’améliorer les conditions de vie des populations, notamment dans les zones riveraines de la Tsiémé, régulièrement exposées aux crues.

Le bilan dressé met en évidence des résultats encourageants. Initialement estimé à 575 ménages, le recensement a permis d’identifier 804 ménages affectés, traduisant une approche plus inclusive. À fin mars, 754 ménages avaient été indemnisés pour un montant global de 3,5 milliards de FCFA. Dans le même temps, 748 ménages ont effectivement libéré les emprises, soit un taux d’exécution de 93 %.

Une attention particulière a été accordée aux couches les plus vulnérables. Au total, 236 ménages ont bénéficié d’un accompagnement spécifique, tandis que le mécanisme de gestion des plaintes a enregistré un taux de résolution de 97 %, contribuant à maintenir un climat social apaisé autour du projet.

Mais au-delà des indicateurs quantitatifs, la phase 2 du Pale marque surtout un tournant stratégique. Elle consacre le passage d’une logique centrée sur la libération foncière à une approche plus globale, intégrant la dimension économique et sociale. Les enquêtes menées auprès de 411 personnes affectées ont ainsi permis d’identifier des besoins importants en matière de formation et d’activités génératrices de revenus.

 

 

Congo : premier conseil de cabinet du gouvernement

Cette réunion inaugurale ouvre une nouvelle phase de l’action publique, placée sous le signe de l’efficacité et de l’accélération du développement.

 

Le gouvernement a tenu son tout premier conseil de cabinet ce mercredi 29 avril 2026 à Brazzaville, marquant ainsi son entrée officielle en fonction. Réunis autour du chef du gouvernement Anatole Collinet Makosso, les ministres ont présenté les grandes lignes de leurs priorités respectives. De la modernisation des infrastructures à l’amélioration du système de santé, en passant par l’éducation, la gouvernance et la diversification économique, les défis à relever restent nombreux.

Dans leurs différentes interventions, les membres du gouvernement ont affiché une volonté commune d’agir rapidement et de manière coordonnée. L’accent a été mis sur la nécessité de produire des résultats concrets, en réponse aux attentes pressantes des populations.

Ce premier conseil de cabinet a également permis de définir une méthode de travail fondée sur la rigueur, la collaboration interministérielle et l’obligation de résultats. Une approche jugée essentielle pour renforcer l’impact des politiques publiques.

L’action de l’exécutif s’inscrit dans la vision portée par le président Denis Sassou-N’Guesso, qui ambitionne de consolider la croissance et d’améliorer durablement les conditions de vie des Congolais.

Congo : Ange Édouard Poungui est mort

Cet ancien Premier ministre est décédé ce mardi matin 28 avril 2026, en France, à l’âge de 82 ans.

 

Né en 1942 à Mouyondzi, Ange Édouard Poungui s’est illustré très tôt par un engagement constant au service de son pays. Titulaire d’une licence en droit obtenue au Centre d’enseignement supérieur de Brazzaville (CESB), il s’est progressivement imposé comme une figure incontournable de la sphère publique congolaise.

Son ascension culmine lorsqu’il est nommé Premier ministre de la République populaire du Congo, fonction qu’il occupe du 7 août 1984 au 7 août 1989. Durant ces années, il participe activement à la conduite des affaires de l’État dans un contexte politique et économique exigeant.

Au-delà de ses fonctions gouvernementales, Ange Édouard Poungui a également contribué au secteur financier régional, notamment en tant que directeur national de la Banque des États de l’Afrique centrale, mettant son expertise au service de la stabilité économique et monétaire de la sous-région.

Son parcours est aussi marqué par des périodes d’exil et de retour. Contraint de quitter le pays en 1997, il ne regagne le Congo qu’en novembre 2006. Trois ans plus tard, il est désigné candidat à l’élection présidentielle de juillet 2009 par l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), confirmant ainsi son rôle de premier plan sur la scène politique nationale.

Retiré de la vie publique depuis plusieurs années, il vivait en région parisienne, à Sucy-Bonneuil, où il s’est éteint. Père de famille, Ange Édouard Poungui laisse derrière lui l’image d’un homme d’État expérimenté, dont l’engagement et la rigueur auront profondément marqué les institutions congolaises.

Congo : des chiffres alarmants pour l’accès aux soins

Moins de 50 % de la population dispose d’un accès effectif aux soins, selon l’Organisation mondiale de la Santé.

 

En République du Congo, les statistiques dressent un constat sans appel sur l’état du système de santé. Moins de 50 % de la population dispose d’un accès effectif aux soins, selon l’Organisation mondiale de la Santé. Chez les jeunes, la situation est encore plus critique près de 70 % n’auraient pas accès à une médecine de qualité, d’après la Caisse d’assurance maladie universelle (CAMU).

À ces inégalités s’ajoute un problème structurel de financement. Le pays consacre environ 4 % de son PIB à la santé, en deçà du seuil de 5 % recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé. Dans le même temps, plus de 40 % des dépenses de santé sont directement supportées par les ménages, selon la Banque mondiale, exposant une large partie de la population à des risques financiers importants.

C’est dans ce contexte que, le 24 avril 2026 à Brazzaville, la CAMU et plusieurs structures privées de santé ont signé une charte d’éthique. Portée par le directeur général Félix Mouko, cette initiative vise à améliorer la qualité des soins et à renforcer la coopération entre les secteurs public et privé.

L’accord prévoit notamment une meilleure prise en charge des assurés, avec un accent particulier sur les étudiants et les personnes vulnérables. Un comité de six membres a été mis en place pour veiller au respect des engagements et garantir l’application des principes éthiques dans les structures partenaires.

 

Congo : les nouveaux ministres à l’épreuve de leurs ambitions

À peine installée, la nouvelle équipe gouvernementale entend impulser une dynamique de transformation économique et sociale. Entre continuité politique et promesses de réformes, les ministres dévoilent leurs priorités.

 

Nommés à la faveur du dernier remaniement conduit par le président Denis Sassou-Nguesso, les membres du gouvernement dirigé par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso ont officiellement pris fonction avec, en toile de fond, une feuille de route ambitieuse.

Au cœur des priorités, la relance économique occupe une place centrale. Le ministre des Finances, Christian Yoka, et celui de l’Économie, Ludovic Ngatsé, entendent accélérer la diversification de l’économie nationale, longtemps dépendante du pétrole.

Leur vision repose sur une meilleure mobilisation des ressources internes, le renforcement de la discipline budgétaire et la création d’un climat propice aux investissements. À terme, le gouvernement ambitionne de faire émerger de nouveaux pôles de croissance, notamment dans l’agriculture, l’industrie et les services.

Sur le front social, les enjeux sont tout aussi importants. Le ministre de la Santé, Jean-Rosaire Ibara, met l’accent sur l’amélioration de l’accès aux soins et le renforcement des infrastructures sanitaires.

Dans le secteur éducatif, les autorités affichent la volonté de moderniser les programmes et de mieux adapter la formation aux besoins du marché de l’emploi. L’objectif est de faire du capital humain un levier de développement durable.

Le Congo entend également mieux tirer parti de ses atouts. Le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean-Richard Itoua, porte une stratégie visant à optimiser la production tout en favorisant la transformation locale.

Dans le même esprit, la ministre de l’Environnement, Arlette Soudan-Nonault, défend une approche conciliant développement économique et préservation des écosystèmes, notamment dans le bassin du Congo, enjeu écologique majeur à l’échelle mondiale.

Sur le plan diplomatique, le ministre de la Coopération internationale, Denis-Christel Sassou N’Guesso, entend renforcer les partenariats stratégiques du pays. L’accent est mis sur l’attraction des investissements étrangers et le positionnement du Congo sur les grands dossiers régionaux et internationaux.

Au-delà des secteurs spécifiques, la question de la gouvernance demeure transversale. Le gouvernement promet davantage de rigueur dans la gestion publique, une lutte accrue contre les dérives administratives et une amélioration de la qualité des services rendus aux citoyens.

Si les orientations affichées traduisent une volonté de réforme, leur concrétisation dépendra de la capacité des ministres à passer du discours à l’action. Dans un contexte économique encore fragile, les Congolais attendent des résultats tangibles, notamment en matière d’emploi, de pouvoir d’achat et d’accès aux services de base.

Congo : Denis Sassou-N’Guesso en route pour la Russie

Le président de la République a quitté Brazzaville ce jour à destination de la Fédération de Russie, dans le cadre d’une visite officielle placée sous le signe du renforcement des relations bilatérales.

 

Le président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, a quitté Brazzaville ce lundi 27 avril, à destination de la Fédération de Russie, dans le cadre d’une visite officielle placée sous le signe du renforcement des relations bilatérales. Il devrait permettre d’approfondir la coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’énergie, la santé, l’éducation, ainsi que les questions de sécurité et de défense.

Au cours de son séjour, le chef de l’État congolais aura des entretiens de haut niveau avec son homologue russe, Vladimir Poutine, ainsi qu’avec d’autres responsables politiques et économiques. Les discussions porteront sur le développement des partenariats économiques, l’augmentation des investissements et les perspectives de collaboration dans un contexte international marqué par de profondes mutations géopolitiques.

Cette visite intervient à un moment où plusieurs pays africains diversifient leurs partenaires stratégiques afin de mieux répondre aux défis de développement. Pour Brazzaville, il s’agit de renforcer sa présence sur la scène internationale tout en explorant de nouvelles opportunités de coopération.

Congo : la nouvelle équipe gouvernementale est connue

C’est officiel, depuis samedi 25 avril 2026, la République du Congo a un nouveau gouvernement. La liste intégrale des membres du gouvernement ci-dessous:

 

1-Vice-Premier ministre, chargé de la Coordination, des Infrastructures de développement et de l’Aménagement du territoire : M. Jean-Jacques Bouya ;

2-Ministre d’État, ministre à la présidence chargé des Affaires politiques :  M. Pierre Oba ;

3-Ministre d’État, ministre de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat :  M. Alphonse-Claude Nsilou ;

4-Ministre d’État, ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social : M. Pierre Mabiala ;

5- Ministre de la Défense nationale : M. Raymond Zéphirin Mboulou ;

6- Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation : M. Jean Ollessongo Ondaye ;

7- Ministre de la Culture, des Arts, du Patrimoine national et de l’Industrie touristique : M. Jean-Claude Gakosso ;

8- Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Éducation civique :  M. Hugues Ngouélondélé ;

9- Ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger : M. Constant Serge Bounda ;

10- Ministre du Contrôle d’État, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs : M. Noël Léonard Essongo ;

11- Ministre de l’Agriculture et de l’Élevage : M. Paul Valentin Ngobo ;

12-Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public : M. Christian Yoka ;

13-Ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique : M. Bruno Jean-Richard Itoua ;

14- Ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement : M. Thierry Lézin Moungalla ;

15- Ministre des Affaires foncières et du Domaine public : M. Jean-Marc Thystère Tchicaya ;

16- Ministre de la Santé et de la Population : M. Jean-Rosaire Ibara ;

17-Ministre de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective : M. Ludovic Ngatsé ;

18-Ministre de l’Environnement, du Bassin du Congo et du Développement durable : Mme Arlette Soudan-Nonault ;

19-Ministre de l’Économie forestière : Mme Rosalie Matondo ;

20-Ministre de la Sécurité sociale, de la Prévoyance sociale et de la Solidarité nationale : Mme Ghislaine Ingrid Olga Ebouka-Babackas ;

21-Ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande :  M. Josué Rodrigue Ngouonimba ;

22-Garde des Sceaux, ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones :  M. Aimé Ange Wilfrid Bininga ;

23- Ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la Zlécaf: Mme Jacqueline Lydia Mikolo ;

24- Ministre de la Coopération et de la Promotion du partenariat public-privé : M. Denis-Christel Sassou N’Guesso ;

25-Ministre de la Pêche, de l’Économie fluviale et des Voies navigables : M. Honoré Sayi ;

26-Ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique : M. Rigobert Maboundou ;

27-Ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire : Mme Marie-France Hélène Lydie Pongault ;

28-Ministre des Hydrocarbures : M. Stève Simplice Onanga ;

29- Ministre des Industries minières et de la Géologie : M. Urbain Fiacre Opou ;

30-Ministre du Développement industriel, des Zones économiques spéciales et de la Promotion du secteur privé : M. Michel Djombo ;

31-Ministre de l’Enseignement supérieur : Mme Delphine Edith Emmanuel Adouki ;

32- Ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation : M. Jean-Luc Mouthou ;

33-Ministre des Petites et moyennes entreprises et de l’Artisanat : Mme Irène Marie-Cécile Mboukou-Kimbatsa née Goma ;

34- Ministre de la Réforme de l’État et des Relations avec le Parlement : M. Luc Joseph Okio ;

35- Ministre de la Promotion de la femme, de l’Intégration de la femme au développement, du Pacte social et de l’Économie informelle : Mme Inès Nefer Bertille Ingani, épouse Voumbo Yalo;

36- Ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier : M. Juste Désiré Mondélé ;

37- Ministre de l’Emploi, de l’Entrepreneuriat et de la Formation qualifiante :  M. Rodrigue Charles Malanda Samba ;

38-Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique :  M. Frédéric Nzé ;

39- Ministre de l’Enseignement technique et professionnel : M. Gustave Fulgence René Adicolle Goum;

40-Ministre délégué auprès du ministre de la Culture, des Arts, de l’Industrie touristique et du Patrimoine national, chargé de l’Industrie touristique : M. Prince Bertrand Bahamboula ;

41-Ministre délégué auprès du ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Éducation civique, chargé de la Jeunesse et de l’Éducation civique : M. Prince Michrist Kaba Mboko.

 

 

Congo-BAD 2026 : l’Afrique en quête de financements massifs dans un monde fragmenté

Brazzaville s’apprête à accueillir, du 25 au 29 mai 2026, les Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD).

 

Placées sous le thème « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté », ces assises réuniront décideurs politiques, experts financiers, partenaires techniques et investisseurs venus des quatre coins du monde.

Organisées dans la capitale de la République du Congo, ces rencontres de haut niveau interviennent dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques, des crises économiques persistantes et une fragmentation accrue des marchés. Pour l’Afrique, le défi est de taille : accélérer son développement tout en faisant face à un accès de plus en plus contraint aux financements internationaux.

Selon le secrétariat général par intérim de la BAD, l’édition 2026 mettra un accent particulier sur les mécanismes innovants de mobilisation des ressources. Il sera notamment question d’attirer davantage d’investissements privés, de renforcer les partenariats public-privé et d’optimiser l’utilisation des ressources internes des États africains.

Au cœur des discussions figureront également des thématiques clés telles que la transformation structurelle des économies africaines, le financement des infrastructures, la transition énergétique et la résilience face aux chocs extérieurs. Les Assemblées annuelles constituent ainsi une plateforme essentielle pour définir des stratégies communes et renforcer la coopération entre les pays membres.

Pour Brazzaville, l’accueil de cet événement d’envergure représente une opportunité majeure de visibilité internationale et de dynamisation économique. La Brazzaville se positionne ainsi comme un carrefour du dialogue économique africain, confirmant le rôle croissant de la sous-région d’Afrique centrale dans les grandes orientations du développement du continent.

Au-delà des discours, les attentes sont élevées, les participants devront proposer des solutions concrètes et ambitieuses pour combler le déficit de financement du développement en Afrique.

Congo : la BEAC lance la collecte des données pour affiner la balance des paiements 2026

La direction nationale de la Banque des États de l’Afrique centrale a officiellement donné le coup d’envoi de l’opération de collecte des données statistiques en vue de l’élaboration des balances des paiements trimestrielles pour l’année 2026.

 

Placée sous la supervision du directeur national de la BEAC, Serge Dino Daniel Ngassakys, cette opération rassemble des experts venus des administrations publiques, des établissements financiers ainsi que du secteur privé. Tous ont en commun un rôle clé : collecter, analyser et consolider les données du secteur extérieur.

Durant plusieurs jours, ces techniciens vont s’atteler à un travail méthodique, consistant à recenser, secteur par secteur et produit par produit, les flux d’exportation des biens congolais vers les marchés internationaux. L’objectif est clair : produire une balance des paiements fiable, reflet fidèle des échanges économiques entre résidents et non-résidents.

Intervenant lors de la cérémonie de lancement, Sylvie Loubaki Mansiamina, cheffe de service des statistiques monétaires, financières et extérieures, a rappelé les composantes essentielles de cet outil macroéconomique. « La balance des paiements comprend le compte des biens et services, le compte du revenu primaire, le compte du revenu secondaire ainsi que les comptes capital et financier », a-t-elle expliqué, soulignant ainsi la complexité et l’importance de cet instrument.

Pour le directeur national de la BEAC, la balance des paiements constitue bien plus qu’un simple document statistique. « C’est un outil central d’analyse et de pilotage de l’économie », a insisté Serge Dino Daniel Ngassakys. Elle permet aux autorités publiques de définir des politiques économiques adaptées, aux institutions d’évaluer les équilibres extérieurs et aux investisseurs d’éclairer leurs décisions.

L’édition précédente de cet exercice avait enregistré des performances remarquables. En 2024, le taux de collecte avait atteint 98 % sur un échantillon de 136 déclarants, permettant la validation des données dans des conditions jugées satisfaisantes. Un résultat salué comme le fruit d’une collaboration efficace entre les différentes parties prenantes.

Toutefois, les perspectives pour 2025 appellent à davantage de vigilance. À ce jour, le taux de collecte plafonne à 41,81 %, un niveau jugé insuffisant par les responsables de la BEAC. « Cela doit nous interpeller collectivement », a averti le directeur national, insistant sur la nécessité de renforcer l’engagement de tous les acteurs impliqués.

Dans un contexte économique où la crédibilité des données est devenue un enjeu majeur, notamment vis-à-vis des partenaires techniques et financiers comme le Fonds monétaire international, cette opération apparaît comme un test de rigueur et de coordination. Au-delà des chiffres, c’est la fiabilité de l’image économique du Congo sur la scène internationale qui se joue.

Congo-Présidence : Denis Sassou N’Guesso reconduit ses proches collaborateurs clés

Par des décrets signés le 22 avril à Brazzaville, le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, a procédé à la reconduction de deux figures majeures de son entourage institutionnel immédiat.

 

En effet, Florent Ntsiba a été maintenu dans ses fonctions de ministre d’État, directeur de cabinet du président de la République. Occupant ce poste stratégique depuis le 22 août 2017, il demeure un pilier central de l’appareil présidentiel, chargé notamment de la coordination de l’action gouvernementale et du suivi des dossiers prioritaires de la présidence.

Dans la même dynamique, le chef de l’État a renouvelé sa confiance à Stevie Pea Ondongo, reconduit au poste de secrétaire général de la présidence de la République. Nommé pour la première fois le 27 octobre 2022, ce dernier continue d’assurer un rôle clé dans le fonctionnement administratif et institutionnel de la présidence, veillant à la mise en œuvre des orientations présidentielles.

Ces reconductions traduisent la volonté du président congolais de s’appuyer sur des collaborateurs expérimentés et fidèles, dans un contexte où la stabilité institutionnelle apparaît comme un enjeu majeur. En consolidant son équipe rapprochée, Denis Sassou N’Guesso mise sur la continuité pour poursuivre la conduite des affaires de l’État et faire face aux défis politiques, économiques et sociaux du pays.

Congo : Djoué 2 pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable

Le gouvernement, avec l’appui de ses partenaires, a lancé le projet Djoué 2, une initiative appelée à transformer durablement l’approvisionnement en eau de la ville.

 

À Brazzaville, ouvrir un robinet ne garantit pas toujours l’accès à l’eau potable. Sous l’effet d’une urbanisation rapide et d’une croissance démographique soutenue, les infrastructures hydrauliques de la capitale peinent à répondre à une demande sans cesse croissante. Face à cette pression, le gouvernement, avec l’appui de ses partenaires, a lancé le projet Djoué 2.

Le projet Djoué 2 constitue le premier jalon opérationnel du plan Mattei en République du Congo. Cette phase pilote prévoit la modernisation et l’extension du réseau hydraulique existant, avec pour ambition d’améliorer la desserte en eau potable dans plusieurs quartiers de la capitale. Selon l’ambassadeur d’Italie, Enrico Nunziata, les travaux ont déjà démarré.

L’expertise technique du chantier est assurée par le Programme des Nations unies pour le développement. Sa représentante résidente, Adama Dian Barry, souligne que le lancement des études de faisabilité constitue une étape déterminante pour garantir la viabilité technique, financière et environnementale du programme. Pour l’institution onusienne, l’enjeu dépasse la seule question des infrastructures : il s’agit d’accompagner une transformation structurelle du secteur de l’eau, au bénéfice direct des populations.

En misant sur Djoué 2, les autorités congolaises entendent ainsi poser les bases d’un système d’approvisionnement plus performant et plus résilient.

Congo : validation du projet de Référentiel national de cybersécurité

Les représentants des institutions publiques et privées, experts et techniciens ont pris part, mardi 21 avril à Brazzaville, à un atelier de restitution consacré au projet de Référentiel général de sécurité des systèmes d’information (Rgssi).

 

Organisé par l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi), l’atelier avait pour objectif de présenter, examiner et consolider ce futur outil stratégique au service de la cybersécurité nationale. Les travaux ont permis un examen approfondi du document, l’intégration des observations formulées par les participants et l’émergence d’un consensus autour du texte final, en vue de son appropriation par l’ensemble des parties prenantes.

Dans son allocution, le directeur général de l’Anssi, Conrad-Onésime Oboulhas, a insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre rigoureuse, fondée sur la coordination des acteurs, la formation et la sensibilisation. Car au-delà de son élaboration technique, le Rgssi est appelé à devenir un document structurant dans la gouvernance de la sécurité des systèmes d’information au Congo.

Véritable cadre normatif, le Rgssi définira les exigences auxquelles devront se conformer les infrastructures numériques publiques et privées. Il permettra de mesurer les écarts à la conformité, de renforcer les mécanismes d’audit, de contrôle et d’évaluation des dispositifs existants. Son adoption vise à garantir la sécurité et la résilience des systèmes d’information, harmoniser les pratiques à l’échelle nationale, renforcer la responsabilité des acteurs et consolider la confiance numérique.

À l’issue des travaux, les participants ont salué la qualité du document et sa conformité aux standards internationaux en matière de cybersécurité. Ils ont validé le projet, sous réserve de l’intégration des amendements formulés, en prélude à son adoption par l’Anssi.

Plusieurs recommandations ont été émises, notamment la finalisation des observations techniques, la mise en place d’un plan de vulgarisation et de formation, ainsi qu’un délai d’appropriation permettant aux structures concernées de se conformer progressivement aux exigences du référentiel avant son entrée en vigueur. Un mécanisme de suivi et d’évaluation de sa mise en œuvre a également été préconisé afin d’assurer son efficacité et sa pérennité.

À travers le Rgssi, le Congo ambitionne d’instaurer un socle commun de règles et d’accompagner les structures publiques et privées dans la sécurisation de leurs systèmes d’information. Enjeu stratégique majeur, ce référentiel contribue à la souveraineté numérique du pays, à la protection des institutions et au renforcement de la confiance des citoyens dans les services numériques.

Congo : Anatole Collinet Makosso encadre la transition gouvernementale

Au lendemain de la démission de son gouvernement, le Premier ministre congolais, a réuni à Brazzaville un Conseil de cabinet consacré à l’organisation de la gestion des affaires courantes, en attendant la formation d’une nouvelle équipe ministérielle.

 

Quelques heures après avoir remis sa démission et celle de son gouvernement au président de la République, Denis Sassou Nguesso, le chef du gouvernement sortant a tenu à fixer le cap de la période transitoire. Cette démarche s’inscrit dans le respect de l’article 83 de la Constitution du 25 octobre 2015, qui prévoit la démission du gouvernement après l’investiture du Chef de l’État, intervenue le 16 avril 2026 à l’issue de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars.

Réunis autour du Premier ministre, les membres de l’équipe sortante ont reçu des orientations précises sur la conduite des affaires courantes. Anatole Collinet Makosso a insisté sur la nécessité d’assurer la continuité de l’action publique, de préserver la stabilité administrative et de garantir le fonctionnement régulier des services de l’État.

Dans cette phase transitoire, l’accent a été mis sur la gestion rigoureuse des dossiers prioritaires afin d’éviter toute rupture dans la mise en œuvre des politiques publiques. Il s’agit notamment de veiller à la poursuite des engagements déjà pris et à la bonne marche des projets en cours, dans le strict cadre des affaires courantes.

Selon le communiqué de la présidence de la République, Denis Sassou Nguesso a accepté la démission du gouvernement et remercié les membres de l’équipe sortante pour le travail accompli entre 2021 et 2026, notamment dans la mise en œuvre du projet de société « Ensemble, poursuivons la marche ».

En saluant l’engagement de ses collaborateurs, le Premier ministre a appelé à une transition exemplaire, empreinte de responsabilité et de discipline administrative, en attendant la nomination du nouveau gouvernement.

Congo-Corée du Sud : vers un partenariat énergétique

En marge de l’investiture du président Denis Sassou N’Guesso à Brazzaville, l’envoyé spécial du ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Hai-Ung Jung, a rencontré le ministre congolais des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua.

 

Au cœur des échanges entre Hai-Ung Jung et Hai-Ung Jung, la perspective de partenariats énergétiques mutuellement bénéfiques entre la République du Congo et la République de Corée. Les deux parties ont exploré les opportunités de coopération dans un secteur stratégique pour leurs économies respectives.

Pays producteur de pétrole et de gaz, le Congo entend valoriser davantage ses ressources, tandis que la Corée du Sud, dépendante des importations énergétiques, mise sur son savoir-faire technologique pour sécuriser et diversifier ses approvisionnements.

À l’issue de l’entretien, Hai-Ung Jung a mis en avant la complémentarité entre les deux nations. « La Corée est un pays dépourvu de ressources naturelles comme le pétrole brut ou le gaz naturel, mais elle dispose d’une expertise avancée dans les industries pétrochimiques, ainsi que dans les technologies liées au gaz naturel liquéfié, notamment les terminaux et les navires spécialisés », a-t-il déclaré.

Selon l’émissaire sud-coréen, cette convergence d’intérêts ouvre la voie à des projets concrets de coopération. Il a salué la qualité des échanges avec les autorités congolaises et annoncé son intention de mobiliser, à son retour, les institutions gouvernementales et les entreprises de son pays afin d’explorer des pistes de collaboration structurantes.

Congo-Présidentielle : le CSLC déplore un manque de moyens

Le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), acteur central du processus électoral, a reconnu ne pas avoir pleinement accompli sa mission de régulation de la couverture médiatique lors de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars derniers.

 

Le constat a été dressé le 15 avril, lors de la restitution des résultats du monitoring des médias. Selon le secrétaire comptable du CSLC, Jérôme Patrick Mavoungou, l’institution avait pourtant engagé des préparatifs en amont, notamment à travers des réunions de sensibilisation avec les partis et groupements politiques entre le 27 janvier et le 12 février, afin de promouvoir un scrutin apaisé et respectueux des principes démocratiques.

Dans le cadre de sa mission, le CSLC a déployé des équipes à Brazzaville et à Pointe-Noire pour suivre la couverture médiatique. L’objectif était également d’étendre cette observation aux départements disposant de chaînes de télévision, de radios, de journaux et de médias en ligne. Mais, faute de financement suffisant, l’organe de régulation n’a pas pu couvrir l’ensemble du territoire national.

Les résultats du monitoring ont révélé des déséquilibres notables, en particulier à Pointe-Noire. Selon les données présentées, un candidat y a concentré près des deux tiers du temps d’antenne, tandis que d’autres n’ont bénéficié que de parts marginales, allant de 3 % à 14 %, certains n’ayant même obtenu aucune visibilité. Ces chiffres s’appuient sur les relevés et histogrammes établis par les équipes du CSLC.

Si la loi impose l’égalité du temps d’antenne en période électorale, le CSLC reconnaît que cette exigence n’a pas été pleinement respectée dans la pratique. Autrement dit, l’égalité prévue par les textes n’a pas toujours été effective dans la couverture quotidienne des médias.

Au regard de cette expérience, l’institution plaide pour une subvention spécifique dédiée à la régulation médiatique en période électorale, un renforcement de ses capacités techniques et humaines, ainsi qu’un encadrement plus rigoureux des médias numériques. Elle estime qu’un cadre juridique solide ne suffit pas, à lui seul, à garantir l’égalité sans moyens adéquats ni adhésion pleine des acteurs concernés.

À l’approche des prochaines échéances électorales, le CSLC appelle ainsi à des mesures concrètes pour assurer une régulation plus équitable et crédible du paysage médiatique.

Le Congo se dote d’une stratégie de communication et d’un fonds d’appui

Le ministre délégué chargé de la Réforme de l’État, Luc Joseph Okio, a réceptionné le 15 avril à Brazzaville deux documents destinés à renforcer la mise en œuvre du Plan stratégique de la réforme de l’État 2025-2029.

 

La stratégie de communication a pour objectif de mieux informer les citoyens, les administrations publiques et les partenaires sur les réformes en cours. Elle vise à expliquer les changements engagés, à valoriser les résultats obtenus et à encourager l’adhésion de l’ensemble des acteurs concernés. L’accent est mis sur la transparence, la diffusion des bonnes pratiques et le dialogue autour des politiques publiques.

Le second document concerne la mise en place du Fonds d’appui à la réforme de l’État. Ce mécanisme financier a pour mission de mobiliser et de sécuriser les ressources nécessaires à la conduite des réformes. Il doit permettre d’assurer un financement structuré et continu des actions prévues, afin de garantir leur efficacité et leur pérennité.

Selon le ministre Luc Joseph Okio, ces deux outils constituent une étape importante dans la modernisation de l’administration publique. Ils devraient améliorer la coordination des acteurs impliqués et faciliter la mise en œuvre des politiques publiques.

De son côté, la représentante du Programme des Nations unies pour le développement, Adama-Dian Barry, a salué une avancée significative, soulignant que ces instruments s’inscrivent dans une démarche globale axée sur la planification, la transparence et la performance.

Congo : la CNTR et le Pnud scellent un partenariat de 4,4 milliards FCFA

La Commission nationale de transparence et de responsabilité (CNTR) et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) ont officialisé, le 14 avril, un partenariat destiné à renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion des finances publiques au Congo.

 

Dotée d’un financement de plus de 4,4 milliards FCFA, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation de la gouvernance financière, avec un accent particulier sur la digitalisation et l’évaluation des pratiques publiques.

Adossé au Plan stratégique 2025-2029 de la CNTR, le projet vise à moderniser les mécanismes de gestion financière à travers la numérisation des processus de collecte, de traitement et d’analyse des données.

Parmi les innovations phares figure l’évaluation annuelle du code de transparence et de responsabilité, appuyée par une plateforme numérique dédiée. Cet outil permettra d’améliorer la collecte des données financières, d’en affiner l’analyse et de renforcer la reddition des comptes au sein des administrations publiques.

Intervenant à cette occasion, la représentante résidente du Pnud au Congo, Adama Dian Barry, a souligné que ce partenariat permettra de déployer des actions structurées et à impact rapide, notamment grâce à la digitalisation des outils de gestion. Elle a insisté sur la nécessité d’ériger la redevabilité en pilier central de l’action publique, la considérant comme un levier essentiel pour accroître l’efficacité des institutions.

Pour sa part, le président de la CNTR, Joseph Mana Fouafoua, a qualifié la signature de cet accord d’étape déterminante. Selon lui, elle ouvre la voie à l’élaboration d’un document de projet destiné à impulser et soutenir des actions concrètes, cohérentes et durables en faveur d’une meilleure transparence dans la gestion des finances publiques.