Aviation d’affaires : le Congo se dote d’un terminal VIP moderne à Maya-Maya

L’infrastructure a été officiellement inaugurée par la ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas.

 

Conçu et réalisé selon les standards internationaux, ce terminal d’affaires est désormais géré par Jetstream Aviation Congo. Il a pour vocation d’offrir aux investisseurs, diplomates et autres clients VIP des vols spécifiques et directs, à la demande, aussi bien sur le continent africain qu’à l’international. L’ambition affichée est de proposer un service de transport aérien de haut standing, alliant confort, efficacité et sécurité.

Au-delà de son esthétique moderne et de la qualité de ses équipements, le nouveau terminal s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement des capacités d’accueil du Congo en matière d’aviation d’affaires. À travers ce projet, les autorités entendent positionner le pays comme un hub aérien de référence dans la sous-région, capable d’accompagner la mobilité des capitaux, de soutenir l’activité diplomatique et de renforcer l’attractivité économique de Brazzaville.

Pour la ministre de tutelle, l’aboutissement de ce projet constitue un motif de satisfaction et un tournant décisif pour l’aviation civile congolaise. « C’est avec une réelle satisfaction que je m’exprime à l’occasion de l’inauguration du terminal d’aviation d’affaires de l’aéroport Maya-Maya, construit par un opérateur privé. Sa mise en service marque une étape cruciale dans l’essor de notre plateforme aéroportuaire et la modernisation de l’aviation civile congolaise. L’évolution de l’aviation d’affaires répond à des enjeux stratégiques majeurs, car elle facilite la mobilité des investissements, soutient l’activité diplomatique et renforce l’attractivité de notre ville-capitale », a souligné Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas.

Exprimant sa gratitude aux autorités congolaises pour leur accompagnement, le directeur de Jetstream Aviation Congo, Abbas Fawaz, a insisté sur le rôle stratégique que jouera ce terminal dans le développement de l’aéroport international Maya-Maya. « Cette infrastructure s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités, résolument engagées dans la modernisation des infrastructures nationales afin d’offrir aux usagers des services de qualité aux standards internationaux. Elle a été conçue pour répondre aux exigences de confort, de sûreté et de sécurité aérienne, en vue de soutenir le développement économique du Congo », a-t-il déclaré.

Le directeur général des Aéroports du Congo (AERCO), Marcellus Boniface Bongho, bénéficiaire de l’infrastructure, a pour sa part estimé que ce terminal vient consolider le processus de modernisation de l’aéroport international Maya-Maya et renforcer son rayonnement.

Congo-Pool et le Djoué-Léfini : le gouvernement rassure le sénat sur la situation sécuritaire

La 8ᵉ session de la conférence des présidents du Sénat, tenue en prélude à l’ouverture de la 8ᵉ session ordinaire prévue pour le dimanche 1er février.

 

La rencontre a été marquée par une communication du gouvernement sur la situation sécuritaire dans les départements du Pool et du Djoué-Léfini. Sans entrer dans les détails, la deuxième secrétaire du Sénat, Elisabeth Mapaha, a indiqué à la presse que cette communication a permis aux membres de la conférence des présidents d’être suffisamment édifiés sur les efforts déployés par le gouvernement pour la préservation de la paix et de la stabilité dans ces deux départements sensibles.

S’agissant de l’ordre du jour de la session à venir, la chambre haute du Parlement a inscrit six affaires à examiner, réparties entre trois affaires anciennes et trois affaires dites classiques. Les affaires anciennes portent notamment sur le projet de loi relatif au Code minier en République du Congo, le projet de loi portant création de l’Autorité nationale des enquêtes et d’analyse pour la prévention des accidents et incidents de l’aviation civile, ainsi que la proposition de loi relative à la santé de la reproduction au Congo.

Les affaires classiques concernent, quant à elles, l’apurement des comptes du Sénat au titre de l’exercice 2025, les séances de questions orales avec débats, ainsi que les questions d’actualité. « Il importe, par ailleurs, de noter que le Sénat est disposé à recevoir du gouvernement de nouvelles affaires en cours de session, en fonction des urgences », a précisé Elisabeth Mapaha.

La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du président du Sénat, Pierre Ngolo, en présence des membres du bureau, des présidents de commissions et de plusieurs représentants du gouvernement.

Affaire Petronor : le Congo cité dans une affaire de corruption en Norvège

Les autorités norvégiennes ont annoncé l’inculpation d’une filiale de la société pétrolière norvégienne Petronor ainsi que de deux de ses dirigeants, soupçonnés d’avoir versé plusieurs millions de dollars à des proches du président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, dans le cadre de l’attribution de permis pétroliers offshore.

 

Selon un communiqué publié lundi à Oslo par l’Okokrim, l’organe norvégien chargé de la lutte contre la criminalité économique, les poursuites concernent des faits présumés de « corruption aggravée ». Les deux personnes mises en cause sont de nationalité norvégienne.

L’enquête a débuté après la détection d’une transaction financière jugée suspecte vers une banque monégasque. Alertée, la Cellule de renseignement financier de Monaco a saisi les autorités norvégiennes, donnant lieu à une vaste coopération judiciaire internationale, impliquant notamment la France et les États-Unis.

Les enquêteurs norvégiens affirment avoir bénéficié d’une aide « substantielle » de ces pays, ce qui leur a permis de mettre en évidence un système de corruption à grande échelle lié à l’obtention de permis pétroliers en République du Congo au cours de la dernière décennie.

Des sociétés congolaises citées dans le dossier

D’après l’acte d’accusation, la société congolaise MGI International, contrôlée par des membres proches de la famille présidentielle, détenait 25 % des parts de la société Hemla E&P Congo (HEPCO), titulaire de la licence pétrolière. Les 75 % restants appartenaient à Hemla Africa Holding.

Les autorités norvégiennes estiment que les dirigeants inculpés ont organisé le versement régulier de dividendes de HEPCO vers MGI International. Ces versements auraient permis, jusqu’en 2024, d’accorder un avantage financier estimé à au moins 24,68 millions de dollars, au bénéfice du président congolais par l’intermédiaire de membres de sa famille proche.

Petronor nie les faits reprochés

Dans un communiqué, la société Petronor rejette catégoriquement les accusations portées contre sa filiale et affirme souhaiter que l’affaire soit examinée de manière approfondie par la justice norvégienne.

L’Okokrim précise toutefois que, bien que les versements évoqués soient présentés comme liés au président du Congo et à ses proches, les autorités norvégiennes n’ont pas compétence pour engager des poursuites contre des personnes ou entités situées en dehors de la Norvège.

Congo : Denis Sassou N’Guesso reçoit Félix Tshisekedi à Oyo

Le chef de l’Etat a reçu en audience, samedi 24 janvier en début d’après-midi, son homologue de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

 

Les deux chefs d’État ont eu un tête-à-tête pendant plus de deux heures. À l’issue de cette rencontre, le président congolais de la RDC s’est adressé à la presse pour préciser les motivations de sa visite, avant de regagner Kinshasa dans la soirée.

« Je suis venu présenter mes vœux de Nouvel An au président Denis Sassou N’Guesso et lui apporter tout mon soutien à l’approche de l’élection présidentielle qui se tiendra dans quelques semaines ici au Congo, élection pour laquelle je lui souhaite bonne chance », a déclaré Félix Tshisekedi.

Au-delà de cet échange de civilités, la situation sécuritaire et politique en République démocratique du Congo a occupé une place centrale dans les discussions. Le président Tshisekedi a fait part à son hôte de l’évolution préoccupante du contexte sécuritaire dans l’est de son pays, évoquant le manque d’engagement des « agresseurs » dans la mise en œuvre effective des accords de paix conclus ces derniers mois.

Notons que des accords récemment signés aux États-Unis entre Kinshasa et Kigali peinent encore à produire des effets tangibles sur le terrain. Quant aux combattants de l’AFC/M23, accusés de bénéficier du soutien de l’armée rwandaise, ils continuent d’occuper plusieurs zones stratégiques des provinces du Nord et du Sud-Kivu, conquises à l’issue de violents affrontements avec les forces armées congolaises il y a environ un an.

Dans ce contexte, le président Félix Tshisekedi a salué l’expérience et le rôle de médiateur reconnu du président Denis Sassou N’Guesso sur la scène internationale. « J’ai tenu à prendre conseil auprès du président Sassou N’Guesso, dont l’expertise en matière de prévention et de résolution des conflits est largement reconnue », a-t-il souligné.

Cette rencontre illustre la volonté des deux États voisins de renforcer leur coopération politique et diplomatique.

Congo-présidentielle 2026 : les candidatures sont attendues jusqu’au 12 février

Le processus électoral en vue de l’élection présidentielle de 2026 en République du Congo est entré dans une phase décisive.

 

Dans un arrêté rendu public le 23 janvier à Brazzaville, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, a fixé la période de dépôt des dossiers de déclaration de candidature du 29 janvier au 12 février 2026.

Conformément au calendrier électoral établi, l’élection présidentielle se tiendra en deux temps : le 12 mars 2026 pour le vote anticipé de la force publique, et le 15 mars 2026 pour le vote général sur l’ensemble du territoire national. Les potentiels candidats disposent ainsi d’un délai de deux semaines, à compter du 29 janvier, pour déposer leurs dossiers auprès de la Direction générale des affaires électorales (DGAE).

Dans son arrêté, le ministre de l’Intérieur précise que « tout candidat à l’élection du président de la République fait une déclaration de candidature légalisée en quatre exemplaires ». Cette déclaration doit être accompagnée d’un ensemble de pièces administratives et légales exigées par la loi électorale.

Parmi les documents requis figurent notamment une déclaration de moralité fiscale, un récépissé de versement au Trésor public d’un cautionnement de 25 millions de francs CFA, non remboursable, ainsi qu’un certificat médical délivré par un collège de trois médecins assermentés par la Cour constitutionnelle. Les candidats doivent également fournir un spécimen de signature et un casier judiciaire (volet n°2).

Avec l’ouverture officielle de cette période de dépôt des candidatures, la scène politique congolaise s’apprête à entrer pleinement dans l’arène électorale.

Congo : une nouvelle loi pour moderniser le système éducatif

Présenté et adopté en Conseil des ministres le 20 janvier à Brazzaville, le projet de loi portant organisation du système éducatif en République du Congo marque une étape majeure dans la transformation de l’école congolaise.

 

Inscrite parmi les points majeurs examinés lors du Conseil des ministres tenu sous l’autorité du Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, cette réforme a été présentée au public par le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla. Elle entend renforcer la qualité, l’équité et la performance du système éducatif national, en phase avec les mutations sociales, économiques et pédagogiques du pays.

Fruit des travaux des États généraux organisés du 25 au 29 janvier 2024, le projet de loi vient remplacer la loi n°25-95 du 17 novembre 1995, devenue inadaptée face aux nouveaux défis éducatifs. « Il s’agit d’adapter notre système éducatif aux exigences actuelles de qualité, d’équité et de performance », a souligné Thierry Moungalla, rappelant l’esprit de consensus qui a guidé l’élaboration du texte.

Parmi les innovations majeures figure la généralisation de l’éducation préscolaire, avec l’instauration du caractère obligatoire de la troisième année. Cette mesure stratégique vise à consolider les bases de l’apprentissage dès le plus jeune âge. Le cycle primaire est quant à lui réaménagé et ramené à une durée de cinq ans, avec l’introduction d’un cours préparatoire unique, en remplacement des CP1 et CP2.

Autre évolution notable : le Certificat d’études primaires (CEP) remplace désormais le Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) et devient le diplôme officiel sanctionnant la fin du cycle primaire. Dans la même dynamique de réforme, le contrôle continu est instauré en classe de CM2, se substituant à l’examen national. Une option qui, selon le gouvernement, « allège le dispositif d’évaluation tout en valorisant le suivi pédagogique continu ».

L’enseignement secondaire général conserve son architecture actuelle, organisée en deux cycles de quatre et trois ans, sanctionnés respectivement par le BEPC et le baccalauréat. Dans l’enseignement technique, l’accès au baccalauréat demeure conditionné par l’obtention du brevet d’études techniques (BET).

Fait marquant de cette réforme, le brevet de technicien supérieur (BTS) est désormais reconnu comme diplôme d’État, renforçant ainsi la crédibilité et l’attractivité des filières professionnelles. Par ailleurs, le système Licence-Master-Doctorat (LMD), déjà en vigueur à l’université Marien-Ngouabi, est étendu à l’ensemble de l’enseignement supérieur, favorisant une meilleure lisibilité et une harmonisation avec les standards universitaires internationaux.

Les nouveaux curricula intègrent également la formation à une citoyenneté responsable, pacifique et patriote, traduisant la volonté des autorités de faire de l’école un creuset de valeurs civiques et républicaines. Le projet de loi clarifie en outre les relations entre l’État et les partenaires publics, privés et techniques, tout en établissant un cadre juridique pour l’organisation des cantines scolaires.

Enfin, la réforme consacre la création d’un Haut Conseil de l’éducation nationale, de la formation et de la recherche, placé sous l’autorité du Premier ministre. Cette instance aura pour mission d’assurer l’orientation stratégique, la régulation et le suivi des politiques éducatives.

Congo : vers la création d’un Institut national de biologie et de veille sanitaire

Un projet destiné à mieux anticiper, détecter et combattre les menaces sanitaires majeures auxquelles le pays est confronté.

 

Les autorités congolaises envisagent la création, à Pointe-Noire, d’un Institut national de biologie et de veille sanitaire. L’annonce a été faite mercredi 21 janvier 2026, par le ministre de la Santé et de la Population, Jean-Rosaire Ibara. Selon lui, cette initiative s’inscrit dans un contexte mondial marqué par la pandémie de COVID-19, qui a mis en évidence la vulnérabilité des systèmes de santé face à la persistance des maladies endémiques et à l’émergence de nouveaux agents pathogènes favorisée par la mobilité humaine accrue.

Le futur institut aura pour ambition d’améliorer la réactivité épidémiologique du pays grâce à des outils de diagnostic avancés et performants. Il contribuera également au renforcement de la souveraineté sanitaire et scientifique nationale, en réduisant la dépendance vis-à-vis des structures étrangères pour certaines analyses spécialisées.

Au-delà de la surveillance sanitaire, le projet se veut un pôle d’excellence multidisciplinaire. Il soutiendra la recherche biomédicale, écologique et biotechnologique, tout en jouant un rôle clé dans la formation académique et professionnelle dans le domaine de la santé. Le ministre Jean-Rosaire Ibara a souligné que cette dimension scientifique et pédagogique est essentielle pour bâtir un système de santé résilient et durable.

Concrètement, l’institut devrait abriter un laboratoire central de référence. Celui-ci sera chargé d’analyses biomédicales, toxicologiques, physico-chimiques et microbiologiques, ainsi que de contrôles de qualité et d’expertises dans des secteurs stratégiques tels que la biologie médicale, l’alimentation, la nutrition, la pharmacie, l’eau et l’environnement.

Le Congo, à l’instar de nombreux pays africains, continue de faire face à des défis sanitaires importants, notamment le choléra, la fièvre jaune et la rage. À ces menaces s’ajoutent des pathologies endémiques telles que le paludisme, la tuberculose, l’infection à virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et le syndrome d’immunodéficience acquise (sida), qui nécessitent une surveillance permanente et des capacités de réponse renforcées.

Congo-classement 2026 : trois écoles tirent leur épingle du jeu

École Les Minimoy, lycée International Français Saint-Exupéry de Brazzaville et The Challenge School sont les trois meilleures écoles privées de la République du Congo selon Schoolbell.net

 

Schoolbell.net, vient de rendre public son classement 2026 des trois meilleures écoles privées en République du Congo. Selon la plateforme internationale School spécialisée dans la découverte et le classement des établissements scolaires, l’École Les Minimoy, le lycée International Français Saint-Exupéry de Brazzaville et The Challenge School se sont distinguées.

Une sélection basée sur l’analyse de la réputation numérique des établissements, destinée à guider les familles dans leurs choix éducatifs. Ce classement annuel repose sur un score de réputation contextuelle, un indicateur numérique qui évalue la crédibilité, la visibilité en ligne et le niveau de confiance accordé aux écoles par les parents, les éducateurs et la communauté éducative au sens large.

L’objectif de ce classement est d’offrir une lecture comparative claire dans un environnement éducatif de plus en plus concurrentiel. Ces établissements concernés sont des écoles privées indépendantes proposant des cursus variés et une formation à vocation holistique, accueillant aussi bien des élèves locaux qu’internationaux.

« Nous voulons rendre la recherche d’une école plus transparente et plus lisible pour les familles. Ce classement met en avant des établissements dont la réputation numérique constitue un repère de confiance », a expliqué un porte-parole de la plateforme.

Ces établissements se démarquent par une présence numérique solide et une image positive auprès des usagers, des critères désormais essentiels dans l’évaluation de l’offre éducative privée.

Le classement 2026 des écoles privées en République du Congo est accessible en ligne sur le site de Schoolbell.net, offrant aux parents un outil supplémentaire pour orienter leurs décisions d’inscription dans un contexte où la qualité de l’enseignement demeure un enjeu majeur.

Congo-Énergie et eau potable : Emile Ouosso appelle à des réformes urgentes

Invité de l’émission « 30 jours pour convaincre en toute transparence », le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Emile Ouosso, a dressé un état des lieux du secteur de l’eau potable et de l’électricité au Congo.

 

Selon le ministre Emile Ouasso, la situation de l’électricité connaît une amélioration notable, notamment grâce à l’acheminement vers Brazzaville du courant produit à Pointe-Noire par la Centrale électrique du Congo. « Pour la consommation quotidienne, l’électricité produite au Congo est suffisante. Le véritable défi reste le transport et la distribution », a-t-il souligné, précisant que des investissements supplémentaires sont nécessaires pour répondre aux besoins des industries, notamment minières.

L’amélioration observée est en grande partie liée à la réhabilitation en cours de la ligne Pointe-Noire–Brazzaville, conduite par la société italienne Eni Congo. Longtemps pénalisée par la vétusté des installations, notamment aux postes de Mindouli (Pool) et Loudima (Bouenza), cette ligne limitait l’acheminement de l’électricité vers la capitale.

Aujourd’hui, la production nationale atteint 770 mégawatts pour des besoins estimés à 600 mégawatts. Le taux d’accès à l’électricité est ainsi passé de 49 % à 59 % en l’espace d’un an. « Près de 80 % de la population congolaise vit à Brazzaville et à Pointe-Noire », a rappelé Emile Ouosso.

Le ministre a également salué les performances de la centrale à gaz de Côte Matève, qui produit 484 mégawatts. Toutefois, sur les 300 mégawatts destinés à Brazzaville, moins de 100 mégawatts parviennent effectivement à destination, les pertes étant dues à un réseau de transport datant de 1982. Des financements de la Banque mondiale et d’Eni, estimés chacun à environ 62 milliards FCFA, ont été mobilisés pour moderniser ces infrastructures.

Abordant la situation du barrage hydroélectrique d’Imboulou, le ministre a reconnu l’état de dégradation avancée de cette infrastructure de 170 milliards FCFA, concédée à un opérateur suisse. Une turbine est à l’arrêt depuis 2018 et certaines installations présentent des risques structurels sérieux. Selon lui, ce déclin est principalement dû à un manque de maintenance, exposant le pays à des poursuites internationales.

Dans le secteur de l’eau potable, Emile Ouosso a rappelé que certaines installations de Brazzaville datent de 1951, notamment dans le centre-ville. Pour pallier les pénuries, le gouvernement a lancé la construction de cinq forages, dont deux déjà opérationnels à la Patte d’Oie et Nkombo. Ceux de Mfilou, Mpissa et Talangaï seront mis en service prochainement.

À Pointe-Noire, de nouveaux forages en cours de construction devraient être opérationnels dès février. Le ministre a toutefois insisté sur l’interdépendance entre l’eau et l’électricité : « Sans courant, les usines d’eau de Djoué et de Djiri s’arrêtent. C’est pourquoi nous livrons la bataille de l’électricité ».

Face aux contraintes budgétaires de l’État, le gouvernement mise désormais sur des partenariats public-privé. Des accords ont été signés avec des partenaires tels que le PNUD et la BAD, sous condition de la poursuite des réformes visant à améliorer la gouvernance et la performance d’E²C et de la LCDE.

Le ministre a également évoqué le Pacte national énergétique, signé à New York, représentant 9 616 milliards FCFA d’investissements. Si les financements existent, l’État congolais doit encore renforcer ses garanties commerciales. « Entre 2000 et 2018, l’État a investi près de 1 500 milliards FCFA dans l’électricité, sans résultats probants. Aujourd’hui, il faut faire appel au capital privé », a conclu Emile Ouosso.

Congo : plus de 3700 passeports établis mais jamais retirés

Alors que l’accès au passeport demeure un enjeu majeur pour de nombreux Congolais, un constat pour le moins paradoxal émerge des chiffres officiels du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation.

 

À ce jour, 3 719 citoyens congolais n’ont toujours pas retiré leurs passeports, pourtant établis et disponibles dans les différentes administrations compétentes.

Ces documents de voyage, indispensables à la mobilité internationale, dorment parfois depuis de très longues années. Selon les données communiquées, trois passeports non retirés remontent à 2002, un à 2012, sept à 2019 et seize à 2020. À partir de 2021, la tendance s’est accentuée de manière progressive, pour atteindre un pic préoccupant en 2025, avec 556 passeports non récupérés en une seule année.

Une situation d’autant plus étonnante que cette même année 2025 a été marquée par une vive crise du passeport, ayant suscité de nombreuses revendications et plaintes de la part des citoyens confrontés aux lenteurs et aux difficultés d’obtention du précieux sésame.

En France, des mesures importantes ont pourtant été mises en place pour faciliter l’accès au passeport CEMAC. Depuis le 15 mars 2018, sous l’impulsion de l’ambassadeur Rodolphe Adada, un centre de capture des données biométriques a été installé à l’ambassade de la République du Congo à Paris. Cette innovation permet aux ressortissants congolais résidant en France d’effectuer leurs démarches sur place, sans avoir à se rendre à Brazzaville. Les données biométriques collectées sont ensuite transmises de manière sécurisée à la préfecture de Brazzaville pour la production des passeports.

Congo-gaz butane : les autorités ordonnent l’annulation de la hausse des prix

Face à la récente hausse du prix du gaz butane, qui a suscité une vive inquiétude au sein de la population, les autorités congolaises ont décidé de reprendre la main afin de rétablir l’ordre sur le marché et de préserver le pouvoir d’achat des ménages.

 

Présidée par le directeur général de l’aval pétrolier, Richard Ngola, une réunion stratégique s’est tenue avec les sociétés de distribution et de commercialisation du gaz butane. Cette rencontre visait à faire la lumière sur les circonstances entourant l’augmentation des prix et à rappeler les règles strictes encadrant ce secteur sensible.

Au cœur des échanges, la note de service émise par la société FAAKI Congo, à l’origine de la flambée des prix, a été vivement critiquée. Selon Richard Ngola, ce document constitue une « violation flagrante » des textes réglementaires en vigueur. Les autorités ont par ailleurs relevé plusieurs non-conformités dans le contrat liant FAAKI Congo à la société Wing Wah, un manquement qui a conduit le ministre des Hydrocarbures à mettre en place une équipe d’experts chargée d’harmoniser les contrats entre les différents acteurs du secteur.

À l’issue de la réunion, des mesures fermes ont été arrêtées. FAAKI Congo est sommée de publier, dans les plus brefs délais, une note officielle annulant celle relative à l’augmentation des prix du gaz butane. Une concertation interministérielle devra ensuite statuer sur la réouverture des points de vente de la société, fermés à titre conservatoire. En parallèle, une notification officielle constatera la violation de la réglementation, tandis que des discussions seront engagées avec l’ensemble des distributeurs pour la mise en place d’un nouveau mécanisme d’approvisionnement, notamment avec Wing Wah.

Les autorités ont également réaffirmé leur volonté de renforcer les principales sources d’approvisionnement du marché national. À ce jour, le pays s’approvisionne auprès du terminal de Nkossa II exploité par Trident Energy Congo, du site de Banda Kayo opéré par Wing Wah, de la Congolaise de raffinage, ainsi que par des importations. Richard Ngola a rappelé que les prix du gaz butane sont strictement encadrés par un arrêté ministériel, fixant le prix à 200 FCFA le kilogramme au niveau de la distribution et à 512 FCFA pour le consommateur final.

Le Congo engage une réflexion nationale sur la régulation de l’intelligence artificielle

Une rencontre organisée par l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE), s’est ouverte lundi à Brazzaville, réunissant des acteurs publics et privés ainsi que des experts internationaux du numérique.

 

Prévue pour se poursuivre jusqu’à vendredi 16 janvier 2026, cette concertation vise à poser les bases d’une régulation adaptée aux défis technologiques contemporains. Les échanges portent principalement sur la protection des citoyens dans l’espace numérique, la promotion d’une innovation responsable, la régulation des données et de l’IA, ainsi que le développement d’une finance numérique sûre et inclusive.

Intervenant à l’ouverture des travaux, le directeur général de l’ARPCE, Louis-Marc Sakala, a souligné l’urgence d’une action concertée face à l’évolution rapide des technologies. « Les technologies évoluent plus vite que notre capacité à les réguler », a-t-il déclaré, appelant à une coordination renforcée entre les institutions publiques et les acteurs privés. Selon lui, la régulation de l’intelligence artificielle, de la blockchain, des crypto-actifs et des technologies satellitaires constitue un défi commun qui nécessite une réponse collective.

Pour sa part, le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Léon Juste Ibombo, a rappelé que les données numériques et l’IA sont désormais des ressources stratégiques majeures pour les États. Il a plaidé pour une réponse politique « lucide, cohérente et responsable », à la hauteur des enjeux économiques, sociaux et éthiques liés à ces technologies.

Le ministre a également annoncé qu’une stratégie nationale de l’intelligence artificielle est actuellement en cours d’élaboration. Celle-ci est menée en partenariat avec le Centre africain de recherche en intelligence artificielle et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), avec pour objectif de doter le pays d’un cadre clair et adapté à son contexte.

D’après les initiateurs, ces travaux devraient permettre de dégager une vision partagée et des orientations concrètes en vue de bâtir une régulation numérique intelligente, inclusive et souveraine.

Congo-hydrocarbures : les bruts maintiennent leur compétitivité au 4ème trimestre 2025

La réunion de détermination des prix des hydrocarbures bruts produits en République du Congo et commercialisés au quatrième trimestre 2025 s’est tenue du 7 au 9 janvier à Pointe-Noire.

 

Les échanges qui ont meublé les travaux de la réunion de fixation des prix des bruts congolais ont permis de ressortir qu’il y a eu une évolution dans un environnement international exigeant, marqué par une phase de consolidation des marchés pétroliers. Les différentiels observés au cours de la période ont varié entre -3,950 et 1,835 dollars par baril. Les cargaisons ont été négociées selon différents mécanismes, notamment la pricing period, les cinq jours Bill of Lading (BL) ou encore la moyenne mensuelle.

Les moyennes trimestrielles pondérées aux producteurs des différentes qualités de bruts se présentent comme suit :

– le Djeno Mélange s’est établi à 60,665 dollars le baril, avec un différentiel de -2,344 dollars par rapport au Brent daté ;

– le Nkossa Blend a atteint 63,663 dollars le baril, avec un différentiel quasi nul de 0,005 dollar ;

– le Yombo s’est négocié à 63,507 dollars le baril, avec un différentiel de -0,200 dollar ;

– le Nkossa-Butane s’est fixé à 49,986 dollars le baril, sans différentiel par rapport aux cargaisons de Butane North West Europe (NWE) ;

– le Nkossa-Propane a été valorisé à 24,675 dollars le baril, avec un différentiel de -1,618 dollar par rapport au Propane Mont Belvieu.

La moyenne trimestrielle des prix fiscaux des hydrocarbures au quatrième trimestre 2025 s’est établie à 62,612 dollars par baril, enregistrant un différentiel trimestriel de -0,846 dollar.

« Les travaux relatifs à la valorisation des bruts congolais ont permis de confirmer la nécessité d’une approche à la fois réaliste et prospective, fondée sur une lecture fine des conditions du marché et sur une défense cohérente des intérêts nationaux. La moyenne pondérée des bruts congolais, établie à 62,612 dollars le baril, confirme la compétitivité et la robustesse de notre panier dans un environnement concurrentiel et volatil », a déclaré le directeur de cabinet du ministre des Hydrocarbures, professeur Macaire Batchi.

Il convient de rappeler que cette réunion a été organisée par la société Eni Congo, conformément aux dispositions de l’article 9, alinéa 2 des contrats de partage de production. Celles-ci prévoient que, dans les mois suivant la fin de chaque trimestre, l’État congolais et les contractants se réunissent afin de fixer, de commun accord, le prix applicable à chaque qualité d’hydrocarbures produite pour les mois écoulés. La prochaine réunion de détermination des prix est prévue du 8 au 10 avril prochain.

Congo-Brazzaville : vers une meilleure structuration des taxes d’assainissement

Le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondelé, a effectué, le 3 janvier, une descente sur le terrain dans plusieurs marchés domaniaux de Brazzaville, à l’occasion du premier samedi du mois.

 

Juste Désiré Mondelé pendant sa ronde a annoncé une réorganisation et une structuration des différentes taxes perçues dans ces espaces commerciaux.

« L’assainissement est l’affaire de tous. Il faut que chaque citoyen s’implique », a rappelé le ministre, précisant que le Conseil des ministres n’a pas institué de nouvelles taxes, mais a plutôt dressé un constat. « Il a été décidé de structurer les taxes existantes. Les associations qui gèrent les marchés éprouvent des difficultés à assurer leur propreté. À partir du 1er février, il ne devrait plus y avoir de tas d’immondices devant les marchés domaniaux », a-t-il averti.

Le ministre a également pointé du doigt le comportement de certains pousse-pousseurs et collecteurs d’ordures, accusés de transformer des artères de la capitale en dépotoirs, alors même qu’ils perçoivent des frais auprès des ménages. Il a, par ailleurs, dénoncé l’opacité entourant certaines taxes d’entretien prélevées quotidiennement dans des marchés tels que Ouenzé, Total et Poto-Poto, où une somme de 100 FCFA par jour est exigée sans que les montants collectés ne soient clairement établis.

« Ces marchés domaniaux disposent d’une autonomie de gestion, mais une taxe liée à l’assainissement existe bel et bien. La question est de savoir comment la structurer et la digitaliser afin qu’elle soit reversée à une structure organisée. Le but est de confier l’assainissement à des entreprises locales ou à des associations spécialisées », a expliqué Juste Désiré Mondelé, précisant que la société Albayrack n’a signé aucun contrat avec les marchés domaniaux.

Parmi les mesures annoncées figure également le recensement et l’identification des pré-collecteurs et collecteurs d’ordures, afin d’encadrer cette activité et d’avoir une meilleure visibilité sur les montants payés par les ménages. Cette opération sera suivie de l’immatriculation et de la répartition par blocs des ramasseurs d’ordures, lesquels devront impérativement déposer les déchets dans les Aires de transit des ordures ménagères (ATOM).

S’agissant du financement, Juste Désiré Mondelé a rappelé que la société Albayrack bénéficie d’un contrat avec les collectivités de Brazzaville et de Pointe-Noire, soutenu par l’État. La loi de finances 2026 a d’ailleurs prévu des mécanismes spécifiques, notamment le transfert de fonds, pour garantir la pérennité du ramassage des ordures ménagères.

Cette descente sur le terrain du membre du gouvernement fait suite à l’instruction du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, lors du Conseil des ministres du 31 décembre dernier, de mettre en place, en concertation avec les collectivités locales concernées, une contribution citoyenne dédiée au ramassage des ordures, en complément du financement de l’État. L’objectif affiché est de mobiliser l’ensemble de la société congolaise autour de l’amélioration durable du cadre de vie.

Congo-CNFSDP : un budget de 2 milliards F adopté pour accélérer digitalisation en 2026

Le Centre national de formation en statistique, démographie et planification (CNFSDP) a tenu, le 5 janvier à Brazzaville, la deuxième session de son comité de direction.

 

Le budget de l’exercice 2026, arrêté en recettes et en dépenses par le CNFSDP est de 2 milliards de FCFA. Cette somme a été adopté à l’issue des travaux la deuxième session de son comité de direction. La session s’est déroulée sous la présidence de Gabriel Batsanga, président du comité de direction, et a permis d’examiner une dizaine de points inscrits à l’ordre du jour.

Le budget adopté, cofinancé par le gouvernement congolais et la Banque mondiale à travers le projet HISWACA (Harmonizing and Improving Statistics in West and Central Africa), sera principalement consacré à la construction de nouvelles infrastructures, à l’installation d’équipements modernes et à la digitalisation des services et des parcours de formation.

Une part importante de cette enveloppe servira également à la mise en place d’une plateforme numérique de formation en ligne de type MOOC, destinée à élargir l’accès à l’enseignement, ainsi qu’à la création d’une bibliothèque numérique.

« Nous avons reçu la bénédiction du comité de direction qui a validé le budget exercice 2026. Celui-ci va servir à la digitalisation de nos services et de l’ensemble des parcours de formation, mais aussi à la construction de nouvelles infrastructures. Pour cela, nous comptons sur l’appui constant du gouvernement et de la Banque mondiale à travers le projet HISWACA », a déclaré Johs Stephen Yoka Ikombo, directeur général du CNFSDP.

Le comité de direction a également au cours de cette session, approuvé le programme d’activités 2026, qui prévoit une série d’actions visant à améliorer le fonctionnement du centre et à renforcer son positionnement stratégique. L’ambition affichée est de faire du CNFSDP un centre de référence en statistiques, démographie et planification, au-delà de la sous-région d’Afrique centrale.

Par ailleurs, les membres du comité ont validé le rapport d’activités et financier 2025, ainsi que les états financiers de l’exercice 2024, saluant la rigueur dans la gestion administrative et financière de l’établissement.

Établissement public à caractère administratif, le CNFSDP a pour mission d’assurer la formation initiale et continue de cadres de haut niveau issus des administrations publiques et privées, œuvrant au sein du Système statistique national (SSN).

Congo-Présidentielle de mars 2026 : la force publique mobilisée pour une sécurité optimale

La sécurisation de l’élection présidentielle prévue en mars 2026 constitue la priorité majeure de l’action de la Force publique pour l’année en cours.

 

Selon le CEMG, une conférence initiale de planification a déjà permis de définir le cadre opérationnel et le dispositif de soutien aux organes en charge du processus électoral. Dans l’attente des orientations du président de la République, chef suprême des armées, la Force publique se prépare activement afin de garantir un scrutin apaisé, sécurisé et conforme aux normes républicaines.

Dressent le bilan des activités menées en 2025, le général Guy Blanchard Okoï a indiqué que les opérations de recrutement et d’incorporation du contingent 2023 se sont déroulées dans le strict respect des textes réglementaires en vigueur. Il a précisé que les jeunes recrues issues de la vague A ont déjà été affectées au sein des corps de troupes pour y poursuivre leur formation de spécialité, tandis que celles de la vague B suivent actuellement une formation complémentaire. Les recrues de la dernière vague, quant à elles, sont engagées dans la formation commune de base.

Concernant la police et la gendarmerie, les jeunes incorporés ont été présentés au drapeau à l’issue de leur formation initiale et entameront prochainement une formation professionnelle d’une durée de douze mois. Par ailleurs, l’opérationnalisation de la première compagnie du génie travaux se poursuit, tandis que le processus d’acquisition d’équipements et de matériels est déjà engagé.

Dans le cadre du renforcement du lien armée-nation, la Force publique continue d’apporter un appui notable aux actions d’assainissement dans les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire, contribuant ainsi à l’amélioration du cadre de vie des populations.

L’année 2025 a également été marquée par la célébration du 50ᵉ anniversaire de l’intégration des femmes au sein de la Force publique. À cette occasion, le Cemg a salué l’engagement et le professionnalisme des femmes en uniforme qui, a-t-il souligné, œuvrent sans relâche au service de la nation.

Sur le plan sécuritaire, les forces de sécurité intérieure ont renforcé les contrôles aux frontières grâce à la modernisation des infrastructures techniques et à l’interconnexion des postes frontaliers. Cette dynamique a permis une meilleure régulation des flux migratoires ainsi que la saisie et la destruction de quantités importantes de produits illicites.

Le général Guy Blanchard Okoï est également revenu sur le lancement, le 3 novembre 2025 à Oyo, du projet de création d’une académie internationale de lutte contre la criminalité environnementale. Cette initiative, a-t-il souligné, constitue un outil stratégique pour le renforcement des capacités nationales et africaines en matière de prévention et de répression des crimes environnementaux.

Enfin, le chef d’état-major général a salué l’excellence de la coopération en matière de défense et de sécurité entre le Congo et ses partenaires internationaux, rappelant l’engagement du pays dans la sécurité collective au-delà de ses frontières.

Clôturant son discours, le général Guy Blanchard Okoï a réaffirmé l’engagement indéfectible de la Force publique à défendre l’intégrité territoriale et à protéger les populations dans le respect des institutions républicaines et de son serment.

Congo-Conseil des ministres : feu vert à de nouveaux projets miniers

Le Conseil des ministres a examiné et adopté quatre projets de décret présentés par le ministre d’État, ministre des Industries minières et de la Géologie, Pierre Oba.

 

 

Les ministres viennent d’accorder quatre permis aux entreprises BAO, SHI et OMINIS SARLU. Ces décisions s’inscrivent dans la stratégie nationale de valorisation du potentiel minier et de diversification de l’économie.

Invité à prendre la parole, le ministre d’État Pierre OBA a d’abord soumis à l’examen du Conseil deux projets de décret portant attribution de permis d’exploitation de polymétaux à la société BAO SHI SARLU, dans les zones de Mindouli et de Mpassa-Moubiri, situées dans le département du Pool.

Ces deux périmètres miniers, anciennement détenus par la société Lulu de Mine, avaient été réintégrés dans le domaine public par décrets du 8 octobre 2024, à la suite d’une absence prolongée de travaux de développement et du non-respect de la convention d’exploitation minière signée le 21 février 2014. Conformément aux dispositions du Code minier, une nouvelle attribution était donc engagée.

Les réserves cumulées de polymétaux sont estimées à près de 30 millions de tonnes, avec une production annuelle projetée de 250 000 tonnes sur une durée de vie de la mine évaluée à 25 ans. La société BAO SHI SARLU ambitionne de valoriser ces ressources à travers leur transformation locale, notamment pour la production de câbles électriques, contribuant ainsi à la réduction de la dépendance du pays aux importations d’équipements électriques.

Le projet prévoit la réalisation d’études de faisabilité ainsi que d’impact environnemental et social. Il devrait générer environ 350 emplois, dont 250 au profit de la main-d’œuvre locale, pour un investissement global estimé à 350 millions de dollars américains, incluant les infrastructures spécifiques nécessaires.

Après examen, le Conseil des ministres a adopté les deux décrets attribuant à BAO SHI SARLU les permis d’exploitation dits Mindouli et Mpassa-Moubiri.

Poursuivant son exposé, le ministre d’État a présenté deux autres projets de décret relatifs à l’attribution de permis de recherches minières à la société OMINIS SARLU, dans le département du Kouilou. Il s’agit des permis dits Monza et Mboubissi, ciblant les sels de potasse.

La société avait précédemment bénéficié de trois autorisations de prospection dans les zones de Bellolo, Mboubissi et Monza. Les travaux réalisés ont permis d’identifier des prospects prometteurs, justifiant la conduite de recherches plus approfondies dans les zones de Mboubissi et Monza.

Ces campagnes de recherche, dont le coût prévisionnel est évalué à 5 milliards de francs CFA, s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des accords conclus entre la République du Congo et la Chine, dans le contexte du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), coprésidé par les deux pays.

À l’issue des échanges, le Conseil des ministres a adopté les deux projets de décret attribuant à OMINIS SARLU les permis de recherches minières dits Monza et Mboubissi.

Congo-présidentielle mars 2026 : le PCT investit Denis Sassou N’Guesso candidat

Réuni à Brazzaville à l’occasion de son sixième congrès ordinaire, le Parti congolais du travail (PCT), au pouvoir, a officiellement investi le président Denis Sassou-N’Guesso comme son candidat à l’élection présidentielle prévue en mars 2026.

 

Les 3 000 délégués et participants au sixième congrès ordinaire du PCT ont tranché, le 30 décembre au soir, en investissant à l’unanimité Denis Sassou-N’Guesso, 82 ans, à la magistrature suprême. Fort de plus de quarante années cumulées à la tête de l’État, le président sortant est présenté par son parti comme l’homme de la stabilité et de la continuité.

Pour les militants du PCT, ce choix s’imposait. Christ Dufort Mambiki Bakissi, congressiste, estime que le chef de l’État est « le garant de la paix au Congo ». « En dehors de Sassou-Nguesso, nous ne voyons personne d’autre capable de diriger le pays. Depuis qu’il est là, il a instauré un climat de stabilité et de paix », a-t-il déclaré, résumant un sentiment largement partagé au sein du congrès.

Dès l’ouverture des travaux, le secrétaire général du PCT, Pierre Moussa, avait donné le ton. Le samedi 27 décembre, devant un parterre de militants, de sympathisants, de partis alliés de la majorité présidentielle et d’invités venus de l’étranger, il avait appelé solennellement Denis Sassou-N’Guesso à briguer un nouveau mandat. « La candidature de notre champion de tous les temps est la seule susceptible d’assurer au PCT et à la majorité présidentielle la stabilité du pays », avait-il affirmé, exhortant les militants à une « mobilisation totale », à la discipline et à une fidélité « à toute épreuve ».

Selon Pierre Moussa, le Congo a encore besoin de l’expérience du président sortant « dans un monde plein d’incertitudes ». Il a également insisté sur le rôle du chef de l’État comme « garant de l’unité nationale et de la paix ».

Mais cette investiture est loin de faire l’unanimité sur la scène politique nationale. Du côté de l’opposition, les critiques sont virulentes. Clément Mierassa, figure de l’opposition congolaise, dénonce « le maintien coûte que coûte du PCT au pouvoir ». Il estime que « les conditions d’une élection libre et transparente en 2026 ne sont pas réunies » et parle d’« un moment triste pour le Congo », évoquant un « reniement de la Constitution ».

Par ailleurs, le congrès du PCT s’est achevé sans consensus sur des questions internes majeures. Les délégués n’ont pas réussi à s’accorder sur la désignation d’un nouveau secrétaire général du parti, ni sur la composition du bureau politique et du comité central. Les travaux prennent définitivement fin ce mercredi 31 décembre, laissant ces dossiers en suspens.

Prévue pour mars 2026, la prochaine élection présidentielle s’annonce déjà comme un rendez-vous politique majeur et clivant. Conformément à la Constitution en vigueur, Denis Sassou-N’Guesso est éligible à un cinquième mandat. Tandis que la majorité présidentielle se range derrière sa candidature, l’opposition promet de poursuivre le combat politique, dans un contexte où les enjeux démocratiques, institutionnels et sociaux restent au cœur du débat national.

Congo-Budget de l’État 2026 : un budget de 2550 milliards FCFA adopté

Le texte prévoit un déficit de trésorerie estimé à 921 867 000 000 FCFA.

 

Adoptée par les deux chambres du Parlement lors de la session budgétaire clôturée le 23 décembre à Brazzaville, la loi de finances, exercice 2026, s’établit à 2 550 540 000 000 FCFA en recettes contre 2 270 167 000 000 FCFA en dépenses, dégageant ainsi un excédent budgétaire de 280 373 000 000 FCFA.

Élaboré sur la base des orientations du Cadre budgétaire à moyen terme 2026-2028, le budget de l’État pour l’année prochaine traduit, selon le gouvernement, la volonté de consolider les équilibres macroéconomiques, de stimuler la croissance et l’emploi, en particulier au profit des jeunes, tout en améliorant la qualité de la dépense publique, en réduisant le niveau d’endettement et en renforçant la résilience de l’économie nationale face aux chocs externes.

Présentant la philosophie du projet devant la représentation nationale, le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, a indiqué que la stratégie gouvernementale vise avant tout une gestion optimale des ressources de l’État, fondée sur une discipline budgétaire accrue et une meilleure efficacité de la dépense publique.

Du côté des recettes, l’accent sera mis sur l’amélioration du rendement fiscal, notamment à travers : l’optimisation des recettes issues des ressources naturelles ; la digitalisation des procédures de collecte, afin de renforcer le recouvrement ; la réduction des exonérations fiscales ; et une meilleure mobilisation des produits des participations de l’État, grâce à une application rigoureuse de la politique de dividendes du portefeuille public.

S’agissant des dépenses, évaluées à 2 270,2 milliards FCFA, le gouvernement entend renforcer la qualité et l’efficience de l’action publique. Cette orientation passera par la budgétisation en mode programme et par une meilleure gestion des investissements publics, afin de maximiser l’impact économique et social des ressources engagées.

La loi de finances 2026 consacre également un volet stratégique de réforme de la gestion de la trésorerie, avec l’opérationnalisation du Compte unique du Trésor (CUT). Cette mesure s’inscrit dans le renforcement du principe de l’unicité de caisse, pilier des finances publiques modernes.

Selon les rapports de la commission Économie et Finances du Sénat, les établissements publics administratifs et autres entités disposant de la personnalité juridique et de l’autonomie financière, mais fortement dépendants du financement de l’État, sont désormais tenus de domicilier systématiquement leurs ressources au Trésor public.

Cette réforme vise une optimisation de la trésorerie de l’État, un meilleur suivi des flux financiers, ainsi qu’une transparence accrue dans la gestion des comptes publics.

Dans son ensemble, la loi de finances 2026 s’inscrit dans une dynamique de consolidation des principes fondamentaux de gestion des finances publiques, notamment l’universalité budgétaire, l’unicité de caisse, la transparence et l’efficience dans l’allocation des ressources publiques.

Congo-Protection sociale et inclusion productive : le PSIPJ vise 45 000 jeunes en 2026

Réuni le 26 décembre à Brazzaville, le comité de pilotage du Projet de protection sociale et d’inclusion productive des jeunes (PSIPJ) a tenu sa troisième session ordinaire, marquée par la présentation des avancées enregistrées en 2025 et l’adoption d’ambitions chiffrées pour l’année 2026.

 

Financé par la Banque mondiale, le PSIPJ (anciennement connu sous l’appellation projet Lisungi) prévoit, pour l’exercice 2026, d’accompagner 40 000 jeunes dans des initiatives d’auto-entrepreneuriat, tout en assurant la formation professionnelle de 5 000 autres dans des métiers porteurs, soit un total de 45 000 bénéficiaires directs.

Ces objectifs s’inscrivent dans le Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026, officiellement adopté au cours de la session. Ce document stratégique comprend 58 activités programmées, pour une enveloppe globale estimée à 44 121 839 387 FCFA.

Cependant, malgré ces perspectives encourageantes, le PSIPJ reste confronté à plusieurs défis majeurs. La première porte sur l’achèvement et le déploiement du registre social unique, un outil numérique essentiel pour l’identification, le suivi et la gestion efficace des bénéficiaires. À cela s’ajoutent les retards dans le recrutement des prestataires de formation et des agences de coaching, ainsi que les décalages observés dans le paiement des frais de transport et de nutrition des jeunes en formation.

Les contraintes logistiques, notamment liées à l’approvisionnement en matériel pédagogique, figurent également parmi les obstacles à lever pour garantir la qualité des formations et le respect du calendrier d’exécution.

Ouvrant les travaux, le directeur de cabinet du ministre de l’Économie, du Plan et de l’Intégration régionale, Sylvain Lekaka, a souligné le caractère stratégique de cette session, appelant à une mobilisation accrue des parties prenantes afin de consolider les acquis et d’accélérer la mise en œuvre des activités prévues.

Congo-Cameps : un budget 2026 de près de 10 milliards FCFA adopté

Il est en recul de 8 % par rapport à celui de l’année 2025, traduisant un ajustement des prévisions financières de l’institution.

 

La Centrale d’achat des médicaments essentiels et des produits de santé (Cameps) disposera, pour l’exercice 2026, d’un budget arrêté à 9 989 942 015 FCFA en recettes comme en dépenses. Ce budget a été adopté le 21 décembre à Brazzaville par le conseil d’administration, réuni sous la présidence du Pr Ange Antoine Abéna.

Outre l’adoption du budget, les administrateurs ont validé le plan stratégique 2026-2030, qui définit les orientations de la Cameps pour les cinq prochaines années, ainsi que le manuel des procédures administratives, financières et comptables et le plan d’actions opérationnel.

Ce plan prévoit des investissements structurants, notamment la construction d’un entrepôt de médicaments et de produits de santé à Edou, dans le département de la Cuvette, ainsi que la mise en place d’un hub logistique à Pointe-Noire. Ces infrastructures visent à améliorer la capacité de stockage et la performance de la chaîne de distribution sur l’ensemble du territoire national, a précisé le directeur général de la Cameps, le Dr Max Maxime Makoumba-Nzambi.

Sur le plan de la gouvernance, le conseil d’administration a examiné et pris acte du rapport d’analyse des procédures de la Cameps, avant de procéder à la désignation du Commissaire aux comptes pour une durée de six ans, soit pour la période 2025-2031. Les administrateurs ont également adopté le manuel des procédures administratives, financières, techniques et comptables, renforçant ainsi le cadre de gestion interne de l’établissement.

À l’issue des travaux, le conseil d’administration a exprimé sa reconnaissance aux pouvoirs publics, en adressant une motion de félicitations au président de la République pour son engagement en faveur du système de santé. Clôturant la session, le Pr Ange Antoine Abéna a invité les responsables de la Cameps à veiller à la mise en œuvre effective des décisions prises, afin d’optimiser l’utilisation des ressources financières et d’améliorer l’accès des populations aux médicaments essentiels.

Diplomatie : trois nouveaux ambassadeurs accrédités au Congo

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a reçu en audience, le 22 décembre à Brazzaville, les lettres de créance de trois nouveaux chefs de missions diplomatiques accrédités en République du Congo.

 

Il s’agit du nouvel ambassadeur de la République gabonaise, Mathurin Boungou, de son homologue de la République de Namibie, Hopelong Uushona Iipinge, ainsi que de l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, Mesfin Gebremaria Shawo.

La cérémonie officielle de présentation des lettres de créance marque l’entrée en fonction de ces diplomates auprès des autorités congolaises. Elle symbolise également la volonté commune de leurs pays respectifs et de la République du Congo de consolider et dynamiser la coopération bilatérale, dans des domaines variés tels que la diplomatie, l’économie, le commerce, la culture et les échanges institutionnels.

Mathurin Boungou, un juriste chevronné à la tête de la mission gabonaise

Nommé ambassadeur du Gabon à Brazzaville, Mathurin Boungou est un magistrat hors hiérarchie à la carrière remarquable. Il a successivement exercé comme juge d’instruction de 1991 à 1995, puis doyen des juges d’instruction jusqu’en 1997. De 2005 à 2008, il a occupé le poste de président de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel, avant de diriger l’Agence judiciaire du Trésor entre 2008 et 2013. Depuis 2013, il assumait les fonctions de directeur général adjoint de l’Agence judiciaire du Congo.

À Brazzaville, il aura pour mission de renforcer les relations d’amitié et de coopération entre Libreville et Brazzaville, fondées sur des liens historiques et fraternels.

Hopelong Uushona Iipinge, une nouvelle impulsion pour la coopération Namibie-Congo

La Namibie est désormais représentée au Congo par Hopelong Uushona Iipinge, diplomate chevronné âgé de 68 ans. Marié et père de six enfants, il est titulaire d’une maîtrise en relations internationales obtenue à l’Université des Îles Vierges au Royaume-Uni, ainsi que d’un diplôme en stratégie civilo-militaire délivré en Floride, aux États-Unis.

Avant sa nomination, il occupait les fonctions de secrétaire général et chargé des comptes des anciens combattants de son pays. Il a également servi comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l’Éthiopie à Cuba entre 2010 et 2013. Sa mission à Brazzaville vise à insuffler une nouvelle dynamique aux relations bilatérales entre Windhoek et Brazzaville.

Mesfin Gebremaria Shawo, ambassadeur éthiopien non résident au Congo

Déjà en poste à Kigali, Mesfin Gebremaria Shawo est ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, avec accréditation non résidente en République du Congo. Diplômé de l’Université d’Addis-Abeba et de l’Université du Pendjabi en Inde, il est chargé de représenter son pays sur les plans politique, économique et diplomatique.

Son action portera notamment sur le développement du commerce, la promotion des investissements, la coopération culturelle, ainsi que sur les services consulaires et de visas, contribuant ainsi au renforcement des relations entre Addis-Abeba et Brazzaville.

Suspension des visas américains : Brazzaville se veut rassurant

Vendredi 19 décembre, lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation du livre-bilan du président Denis Sassou Nguesso, le chef du gouvernement a indiqué que des discussions étaient en cours avec Washington en vue d’une levée prochaine de cette mesure.

 

Le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso, a tenté de rassurer l’opinion publique face à la décision des États-Unis de suspendre l’octroi de visas aux ressortissants du Congo-Brazzaville. Il faut noter que cette décision américaine s’inscrit dans le cadre du rétablissement d’un « travel ban » annoncé le mercredi 4 juin par le président Donald Trump, interdisant l’entrée sur le territoire américain aux ressortissants de douze pays. En Afrique, sept États sont concernés : le Tchad, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Congo-Brazzaville.

Concernant le Congo-Brazzaville, les autorités américaines invoquent officiellement un taux jugé élevé de « visas overstay », ces séjours prolongés au-delà de la durée légale du visa, ainsi que des insuffisances dans les dispositifs administratifs de contrôle des voyageurs avant leur départ.

Prenant la parole le 20 décembre à Brazzaville, Anatole Collinet Makosso a affirmé que le gouvernement congolais n’avait jamais été informé en amont d’une telle décision. « À aucun moment, on ne nous avait fait état d’une menace de ce genre », a-t-il déclaré, cité par notre correspondante à Brazzaville, Loïcia Martial. Selon lui, cette absence d’alerte explique les interrogations initiales suscitées par l’annonce.

Le Premier ministre a par ailleurs insisté sur la solidité des relations diplomatiques entre Brazzaville et Washington. « Nous avons des relations parfaites », a-t-il assuré, précisant que des démarches ont immédiatement été engagées par les autorités diplomatiques congolaises dès confirmation que le Congo figurait bien parmi les pays concernés.

Anatole Collinet Makosso a également relativisé la portée de la mesure, évoquant une diplomatie américaine « très active » et « fluctuante ». « On peut prendre une décision aujourd’hui, demain on l’a changée », a-t-il observé, soulignant que le Congo-Brazzaville s’inscrit dans cette dynamique de dialogue avec ses partenaires américains.

Se voulant optimiste, le chef du gouvernement a conclu en affirmant que les griefs soulevés par Washington étaient « en train d’être gérés » et que des solutions devraient être rapidement trouvées. « Je ne pense pas que ce soit réellement un problème. Nos relations redeviendront normales », a-t-il assuré.

Congo-Université Marien Ngouabi : la grève des enseignants de divise les étudiants

À l’université Marien Ngouabi de Brazzaville, la grève des enseignants, entamée le 17 novembre dernier pour réclamer le paiement de cinq mois d’arriérés de salaires, entre dans sa quatrième semaine.

 

Au rez-de-chaussée d’un bâtiment de la faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines, Jules Christ, étudiant en Sciences et techniques de la communication, exprime son exaspération. Après près d’un mois passé à la maison, il dit se sentir « fatigué » par une situation qui, selon lui, pénalise avant tout les étudiants. « C’est un temps que nous perdons. Les notions apprises disparaissent peu à peu et, à la reprise, les cours seront forcément bâclés. Nous serons ensuite évalués très rapidement, ce qui ne nous avantage pas », déplore-t-il.

Depuis quatre semaines, les portes des onze établissements que compte la plus grande université du pays restent fermées, paralysant l’ensemble des activités académiques. Une interruption qui compromet le calendrier universitaire et accentue l’incertitude quant à la fin de l’année académique.

D’autres étudiants, en revanche, affichent leur soutien aux enseignants. C’est le cas d’Anaclet Loubaki, étudiant en master 1 de droit, qui dénonce une situation devenue récurrente. « Cela nous impacte, bien sûr, notamment sur la qualité de la formation. Mais quand les enseignants travaillent et ne sont pas payés pendant des mois, c’est injuste. Cela se répète trop souvent et devient agaçant », souligne-t-il, estimant que les revendications des enseignants sont légitimes.

Face à cette crise, des négociations ont été engagées entre les syndicats des enseignants et le gouvernement. Toutefois, l’intersyndicale à l’origine du mouvement n’a pas souhaité s’exprimer sur l’état d’avancement des discussions, malgré les sollicitations.

En attendant une issue, étudiants et enseignants restent suspendus aux résultats des pourparlers, dans un climat marqué par l’inquiétude, la frustration et l’espoir d’un retour rapide à la normale.

Le Congo se dote d’un guide national pour renforcer la pharmacovigilance

Le ministère de la Santé et de la Population, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), a organisé les 15 et 16 décembre à Brazzaville un atelier de validation du guide national des bonnes pratiques de vigilance liées aux médicaments et autres produits de santé.

 

Pendant deux jours de travaux, les participants ont procédé à la relecture approfondie du document, en mettant un accent particulier sur les mécanismes de détection, d’évaluation et de notification des effets indésirables liés aux médicaments et aux produits de santé. La pharmacovigilance, fonction réglementaire essentielle, vise à assurer le suivi des médicaments à visée curative – notamment les antibiotiques – après leur mise sur le marché, afin de garantir leur sécurité d’utilisation au sein de la population.

Partenaire clé dans l’élaboration de cette politique, le Pnud a salué l’aboutissement de ce processus. « Nous formulons le vœu que ce guide puisse être un puissant support pour le ministère de la Santé, tant dans la gestion des alertes que dans la prise en charge des événements liés aux médicaments et aux produits de santé », a déclaré Hugues Traoré, conseiller technique principal santé au Pnud, tout en remerciant les cadres du ministère pour leur implication.

De son côté, la directrice de la pharmacie et du médicament, Rosa Ata Ollessongo, a rappelé que ce guide fixe clairement le cadre d’intervention des professionnels de santé, en mettant l’accent sur l’obligation de notification des événements indésirables à l’aide de fiches dédiées. « Il est important de surveiller ces effets afin que le ministère puisse prendre des mesures appropriées, allant jusqu’à la suspension ou à l’arrêt de l’importation de certains produits si nécessaire. Ce guide encadre l’ensemble des actions de pharmacovigilance liées aux médicaments et aux autres produits de santé », a-t-elle expliqué.

Le directeur général des soins et services de santé, Henri Germain Monabeka, a, pour sa part, insisté sur la nécessité d’étendre la pharmacovigilance aux structures sanitaires de base, aux hôpitaux généraux et au niveau communautaire. Tout en rappelant que les médicaments sont bénéfiques, il a souligné qu’ils peuvent néanmoins entraîner des effets secondaires nécessitant une surveillance rigoureuse. Il a ainsi appelé à une large vulgarisation du guide auprès de tous les prescripteurs afin de renforcer la surveillance des effets indésirables, au bénéfice des patients, des autorités sanitaires et des fabricants.

Congo : GoChap lance officiellement ses activités

La plateforme numérique panafricaine GoChap a officiellement annoncé le lancement de ses activités au Congo, au cours d’une conférence de presse tenue à Brazzaville.

 

Dirigée par Christ Kimbémbé, GoChap se positionne comme une application multiservices innovante, conçue pour répondre aux besoins quotidiens des populations urbaines. Disponible en téléchargement sur Google Play et App Store, la plateforme propose une large gamme de services accessibles en ligne, couvrant plusieurs secteurs d’activités.

Dans son volet mobilité et transports, GoChap permet notamment la commande de taxis, la location de véhicules ainsi que la location d’appartements. Grâce à un système de géolocalisation en temps réel, l’application facilite l’accès rapide à un moyen de transport, quel que soit l’endroit où se trouve l’usager.

Au-delà du transport, la plateforme offre également des services de commande et de livraison de repas ainsi que de produits pharmaceutiques, assurant la livraison à domicile dans différents quartiers de la ville.

Présentant la vision de l’entreprise, le directeur général de GoChap a souligné la dimension sécuritaire et pratique de l’application.

« GoChap est une application multiservices conçue pour répondre aux besoins de la population. À travers elle, le client peut commander de la nourriture, des médicaments, un taxi ou encore une voiture personnelle pour ses déplacements. Dans le volet transports, les chauffeurs enregistrés sur la plateforme sont référencés avec tous leurs renseignements, ce qui nous permet de les contrôler en temps réel », a précisé Christ Kimbémbé.

Avant son implantation au Congo, GoChap était déjà opérationnelle au Togo et au Burkina Faso, où la plateforme a su démontrer son efficacité et gagner la confiance des usagers. Son arrivée au Congo s’inscrit ainsi dans une dynamique de digitalisation des services et d’amélioration de l’accès aux solutions pratiques du quotidien.

Congo-Justice juvénile : les acteurs de la chaîne pénale renforcent leurs capacités

Magistrats, avocats, policiers, gendarmes et travailleurs sociaux, se sont réunis le 15 décembre à Brazzaville pour réfléchir aux procédures judiciaires applicables aux mineurs en conflit avec la loi.

 

Organisée par la Direction générale de la solidarité, en partenariat avec le Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture (Reiper) et avec l’appui du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), la session avait pour objectif de renforcer les capacités techniques, pédagogiques et juridiques des acteurs de la justice et du social en matière de justice juvénile.

La formation a permis de sensibiliser les participants aux normes nationales et internationales de protection des mineurs, de promouvoir une meilleure articulation entre les institutions judiciaires, policières et sociales, et de préparer les acteurs à un accompagnement juridique adapté des enfants en conflit avec la loi. Les échanges ont également porté sur le guide de sensibilisation et d’information relatif aux procédures et recours disponibles pour les mineurs.

Au total, cinquante participants ont pris part aux travaux, répartis en groupes thématiques axés sur l’identification des normes applicables, la maîtrise des principes fondamentaux de la justice juvénile, les techniques de communication avec les mineurs, ainsi que l’articulation entre justice restaurative et justice coutumière.

Pour les organisateurs, la vulnérabilité des enfants trouve souvent son origine dans les violences et abus commis par les adultes. « La protection de l’enfant en danger et en conflit avec la loi constitue une mission essentielle de l’État. La prise en charge des mineurs en conflit avec la loi est au cœur des actions du ministère en charge de la Justice », ont-ils souligné.

Les participants ont toutefois déploré le manque de centres spécialisés de rééducation, contraignant de nombreux mineurs à être incarcérés dans les maisons d’arrêt aux côtés des adultes, souvent sans jugement, dans un contexte de surpopulation carcérale. À titre d’illustration, la maison d’arrêt de Brazzaville compte actuellement environ 700 détenus pour une capacité d’accueil de 150, parmi lesquels des mineurs.

La déléguée de la représentante de l’Unicef au Congo, Felana Aliderson, a dénoncé le non-respect des normes internationales dans les lieux de détention : « De nombreux enfants sont privés de liberté dans des conditions qui ne respectent ni les standards internationaux ni les normes nationales, notamment la détention avec les adultes, la durée excessive de la privation de liberté et le non-respect de la dignité et des garanties socio-culturelles », a-t-elle déclaré. Elle a rappelé la Convention relative aux droits de l’enfant ainsi que la loi n°4-2013 portant protection de la jeunesse, qui consacre l’existence d’un système de justice spécialisé tenant compte de l’âge, de la vulnérabilité et de la réinsertion des mineurs.

De son côté, le coordonnateur du Reiper, Joseph Bikié Likibi, a insisté sur le droit à l’accompagnement juridique des mineurs, soulignant la nécessité d’un soutien particulier pour ceux ne disposant pas de ressources financières suffisantes afin de leur permettre de suivre convenablement les procédures judiciaires.

Pour sa part, le secrétaire général à la Justice, Mathieu Clotaire Okoko, a rappelé que la protection de l’enfant figure parmi les priorités fondamentales de la politique publique au Congo, conformément à la loi de 2010 sur l’enfance. Il a évoqué les principes universels des droits de l’homme, notamment la non-discrimination, le droit à la survie et au développement de l’enfant, ainsi que le respect de l’audition du mineur.

« La force d’une loi ne réside pas dans sa formulation, mais dans sa mise en œuvre. Malgré les progrès accomplis, de nombreux enfants demeurent en situation de grande vulnérabilité. La justice doit non seulement sanctionner, mais aussi éduquer, prévenir et offrir une seconde chance », a-t-il déclaré.

À l’issue des travaux, les participants ont unanimement reconnu que la maîtrise des textes, des procédures et des normes internationales, ainsi qu’une prise en compte de l’âge, de la vulnérabilité et du potentiel de réinsertion des mineurs, constituent des leviers essentiels pour prévenir la marginalisation et la récidive.

Congo : le PNLS s’installe dans un nouveau siège moderne à Brazzaville

Le gouvernement congolais a officiellement réceptionné, le 15 décembre à Brazzaville, le nouveau siège du Programme national de lutte contre le sida (PNLS), réhabilité par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) avec l’appui financier du Fonds mondial.

 

Implanté à Poto-Poto, dans le 3ᵉ arrondissement de la capitale, l’édifice s’étend sur un site de 10 000 m² et comprend 23 pièces fonctionnelles, dont des bureaux, des salles de réunion, d’archivage et de reprographie, répondant aux standards modernes de travail. Réalisée en cinq mois, la réhabilitation respecte les normes environnementales et intègre des solutions durables visant à améliorer le confort et l’efficacité énergétique.

Ces travaux s’inscrivent dans un vaste programme comprenant également la réhabilitation ou la construction de vingt entrepôts sanitaires à travers les quinze départements du pays, afin de faciliter l’accès aux médicaments. L’investissement global s’élève à plus de 384 millions de FCFA.

La représentante résidente du Pnud au Congo, Adama-Dian Barry, a exprimé l’espoir que ce nouveau siège devienne « un phare d’espoir » dans la prévention, le dépistage et le traitement du VIH. Elle a par ailleurs salué les résultats enregistrés entre 2024 et 2025, notamment la prise en charge de plus de 48 000 personnes vivant avec le VIH, dont 3 000 enfants, ainsi que le renforcement des actions de prévention et de dépistage à l’échelle nationale.

 

 

Congo : l’Anac adopte un budget 2026 de plus de 9,2 milliards FCFA

Le comité de direction de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac) s’est réuni le 12 décembre à Brazzaville sous la présidence de Ferdinand Sosthène Likouka, directeur de cabinet du ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande.

 

Le budget a été voté en recettes à 9 244 260 500 francs CFA et en dépenses à 9 237 336 000 francs CFA, avec amendements. Cette session a également permis l’approbation de plusieurs documents de gouvernance, notamment le procès-verbal du précédent comité de direction, le rapport de la session ordinaire du 2 décembre 2024, ainsi que le projet de rapport d’activités de l’exercice 2024 clos.

Les échanges ont donné lieu à une série de recommandations adressées à la hiérarchie de l’Anac. Parmi celles-ci figurent la régularisation de la situation administrative des agents ayant cumulé trois contrats à durée déterminée, la résorption du déficit en personnel technique, notamment dans les domaines de la météorologie et des services de la circulation aérienne au niveau des aérodromes, ainsi que le réexamen, lors du prochain conseil d’administration, des recommandations dont l’exécution n’a pas été réalisée à 100 %.

Cette réunion s’inscrit également dans un contexte de réforme institutionnelle, à la suite de l’adoption du décret n°2025-369 du 3 novembre 2025 fixant l’organisation, les attributions et la composition des organes de gestion et de tutelle des entreprises et établissements publics. Désormais, l’Agence nationale de l’aviation civile sera administrée par un conseil d’administration et gérée par une direction générale.

Présidant les travaux, Ferdinand Sosthène Likouka a insisté sur l’importance de cette phase de transition. « Nous devons, au cours de cette réunion, assurer une transition harmonieuse, rigoureuse et exemplaire vers le nouveau cadre institutionnel ainsi prescrit. Il nous faut doter l’Agence nationale de l’aviation civile des outils de gestion indispensables à son fonctionnement et à la conduite efficace de ses missions statutaires. Il s’agit là de l’objet principal de cette session », a-t-il déclaré.

Congo-Présidentielle 2026 : Dave Mafoula se déclare candidat

Il place cette ambition politique « sous le signe d’un nouveau départ vers la justice, la vérité et la renaissance du Congo ».

 

Le président du parti d’opposition Les Souverainistes (LS), Uphrem Dave Mafoula, a annoncé samedi 13 décembre à Brazzaville sa candidature à l’élection présidentielle de mars 2026. Déjà candidat malheureux à la présidentielle de 2021, Dave Mafoula a fait cette annonce lors d’une déclaration à la presse, en présence de nombreux militants et sympathisants. Se présentant comme le porte-voix des Congolais en quête de changement, il a affirmé vouloir restaurer la dignité nationale, libérer la jeunesse de la misère et mettre fin à plusieurs décennies de gouvernance qu’il juge néfastes.

Critique à l’égard de la gestion du pouvoir en place, le leader des Souverainistes a appelé à une refondation profonde de l’État, fondée sur la démocratie, la justice indépendante et une redistribution équitable des richesses. Il a également plaidé pour une Constitution rénovée, garantissant une réelle séparation des pouvoirs et des institutions stables.

Pour Dave Mafoula, l’élection présidentielle de 2026 représente une opportunité historique de redonner confiance aux citoyens et d’ouvrir une nouvelle page politique pour le Congo.