Congo-loi de finances rectificative 2026 : le Parlement adopte à l’unanimité le budget révisé

Réunis en séances plénières le jeudi 23 juillet, les députés et les sénateurs ont adopté à l’unanimité et sans amendements le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026.

 

Défendu devant les deux chambres du Parlement par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, le texte fixe un budget révisé marqué par un excédent budgétaire prévisionnel destiné à couvrir le déficit de trésorerie.

Présenté successivement devant l’Assemblée nationale et le Sénat, sous la présidence respective de Léon Alfred Opimba, premier vice-président de l’Assemblée nationale, et de Pierre Ngolo, président du Sénat, le projet de loi a reçu l’approbation des parlementaires après l’examen des rapports des commissions Économie et Finances des deux chambres.

La loi de finances rectificative arrête les recettes de l’État à 2 778,016 milliards de FCFA et les dépenses à 2 561,069 milliards de FCFA. Cette configuration fait ressortir un excédent budgétaire prévisionnel de 216,947 milliards de FCFA.

Selon le gouvernement, cet excédent permettra de résorber un déficit de trésorerie estimé au même montant, renforçant ainsi l’équilibre des finances publiques dans un contexte de gestion budgétaire ajustée.

Pour garantir l’équilibre global de cette loi de finances rectificative, l’État prévoit également de mobiliser des ressources à travers différents instruments financiers. Il est notamment prévu un recours aux Bons du Trésor Assimilables (BTA) et aux Obligations du Trésor Assimilables (OTA), pour un montant total de 1 041,574 milliards de FCFA.

L’adoption sans amendements de ce texte traduit le consensus des deux chambres du Parlement autour des orientations budgétaires proposées par le gouvernement pour la seconde partie de l’exercice 2026. Cette révision budgétaire vise à adapter les prévisions financières de l’État aux réalités économiques tout en assurant le financement des priorités publiques et le maintien des équilibres macroéconomiques.

Congo-UDSN : 15 milliards FCFA pour accélérer la recherche et les formations

L’Université Denis-Sassou-N’Guesso (UDSN) disposera d’un budget de 15 milliards FCFA pour l’année académique 2026-2027.

 

L’enveloppe aété adoptée le 22 juillet lors du comité de direction présidé par le Pr Théophile Obenga à Kintélé. Le budget connaît une hausse de 3 milliards FCFA par rapport à l’exercice 2025-2026, où il s’élevait à 12 milliards FCFA. Cette augmentation répond aux nouveaux défis que s’est fixés l’université, notamment le déploiement des cycles de master et de doctorat, l’intensification des activités scientifiques et la création de dix laboratoires de recherche.

À travers cet investissement, l’UDSN entend consolider son positionnement comme pôle d’excellence de l’enseignement supérieur et de la recherche au Congo. Le développement des formations de troisième cycle devrait contribuer à la formation d’une nouvelle génération de chercheurs et d’enseignants-chercheurs, tout en favorisant la production de connaissances au service du développement national.

L’installation de nouveaux laboratoires permettra également de renforcer les capacités de recherche de l’université et d’offrir un cadre plus adapté aux travaux scientifiques, dans un contexte où l’innovation et la recherche constituent des leviers essentiels pour relever les défis économiques et sociaux.

Congo-Gabon : Denis Sassou-N’Guesso à Libreville pour une visite de travail

Le président de la République est arrivé jeudi 23 juillet dans la capitale gabonaise.

 

À son arrivée dans la capitale gabonaise, le chef de l’État congolais a été accueilli par les autorités gabonaises dans un cérémonial officiel, témoignant de la qualité des liens d’amitié et de coopération qui unissent Brazzaville et Libreville.

Cette visite s’inscrit dans la dynamique de concertation régulière entre les dirigeants des deux États, engagés à consolider leur partenariat dans plusieurs domaines d’intérêt commun. Les échanges devraient notamment porter sur le renforcement de la coopération bilatérale, ainsi que sur les principaux enjeux sous-régionaux et africains.

Partageant une frontière commune et des intérêts stratégiques convergents, le Congo et le Gabon entretiennent des relations historiques marquées par un dialogue politique constant et une volonté commune de promouvoir la paix, la stabilité et le développement au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

Congo : le gouvernement proroge le permis d’exploitation du champ pétrolier M’Boundi

Cette décision vise à assurer la continuité des activités d’exploitation et à préserver les investissements dans ce gisement stratégique du bassin côtier.

 

Le Conseil des ministres a approuvé la prorogation du permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux du champ pétrolier M’Boundi, l’un des principaux sites de production onshore du Congo.

Situé à une cinquantaine de kilomètres de Pointe-Noire, dans la partie terrestre du bassin côtier congolais, le permis M’Boundi est issu de l’ancien permis de recherche de Kouilou. Attribué en juillet 2002 à la société Zetah Maurel & Prom, il a connu plusieurs évolutions juridiques et capitalistiques au fil des années, avec notamment son transfert à Zetah Kouilou Limited en 2003, puis l’extension de sa durée de validité à vingt ans en 2005.

L’histoire du permis est également marquée par plusieurs opérations de restructuration entre les partenaires du contrat de partage de production. Les participations des différentes sociétés ont évolué à la faveur de cessions d’actifs et d’accords successifs, notamment l’entrée renforcée de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), l’acquisition des actifs de Maurel & Prom par Eni Congo en 2007 et le retrait de Tullow Congo Limited en 2017.

Opéré pendant plusieurs années par Eni Congo, le permis M’Boundi est arrivé à échéance le 14 juillet 2022. Anticipant cette échéance, l’opérateur avait déposé, dès le 16 octobre 2021, une demande officielle de prorogation auprès des autorités congolaises.

En adoptant ce décret, le gouvernement garantit la poursuite de l’exploitation de ce champ pétrolier majeur, dont la production contribue de manière significative aux revenus du secteur des hydrocarbures.

Congo : création d’un Conseil national de la santé pour moderniser la gouvernance sanitaire

Cette instance consultative, appelée à remplacer un dispositif datant de 1984, vise à renforcer la concertation, la transparence et l’efficacité des politiques publiques de santé.

 

Réuni en Conseil des ministres, l’exécutif a adopté le projet de décret portant création du Conseil national de la santé. Cette nouvelle instance consultative est destinée à accompagner l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques sanitaires.

Présenté par le ministre de la Santé et de la Population, Jean Rosaire Ibara, le texte répond à la nécessité de moderniser un cadre institutionnel devenu inadapté aux défis actuels. Le Conseil national de la santé et du développement social, institué en 1984, ne correspond plus aux exigences d’une gouvernance moderne du système de santé.

Le nouveau Conseil national de la santé se veut un espace permanent de concertation réunissant l’ensemble des acteurs du secteur. Il rassemblera les représentants de l’État, les professionnels de santé des secteurs public et privé, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de la société civile. Cette composition élargie vise à favoriser une approche plus participative dans la définition des politiques publiques.

Doté d’un statut d’instance consultative stratégique, le Conseil aura pour mission de formuler des avis, des recommandations et des propositions sur les grandes orientations de la politique nationale de santé. Il contribuera également à renforcer la cohérence entre les différents niveaux de décision, à promouvoir la transparence et la redevabilité dans la gestion du système de santé, ainsi qu’à évaluer les politiques, programmes et stratégies mis en œuvre.

Il est question de rendre les politiques publiques de santé plus efficaces, plus inclusives et davantage adaptées aux besoins des populations.

À l’issue des échanges, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant création du Conseil national de la santé, ouvrant ainsi la voie à la mise en place de cette nouvelle instance de gouvernance.

Congo : compte rendu du Conseil des ministres

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 22 juillet 2026 au Palais du peuple, sous l’autorité de son excellence, Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat.

 

Cinq affaires étaient inscrites à son ordre du jour, à savoir :

– Un projet de décret, au titre du ministère de la Santé et de la Population ;

– Un projet de décret, au titre du ministère de l’Economie forestière ;

– Un projet de décret au titre du ministère des Hydrocarbures ;

– Un projet de décret au titre des ministères de l’Enseignement supérieur, de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et professionnel ;

– Un projet de décret au titre du ministère de l’Enseignement supérieur ;

– Une communication au titre du ministère de l’Agriculture et de l’élevage.

I/- Ministère de la Santé et de la Population

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Jean Rosaire Ibara, ministre de la Santé et de la Population, a soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres le projet de décret portant création du Conseil national de la santé.

Créé par décret n° 84/290 du 26 mars 1984, le Conseil national de la santé et du développement social s’inscrivait dans un contexte particulier.

Aujourd’hui, son cadre juridique ne répond plus aux exigences d’une gouvernance adaptée aux réalités actuelles du secteur de la santé. Sa révision s’impose dès lors comme une nécessité juridique, institutionnelle et fonctionnelle. Le présent projet de décret vise à refonder le Conseil national de santé, en le dotant d’un statut d’instance consultative stratégique, rassemblant l’ensemble des parties prenantes du secteur :

– représentants de l’Etat ;

– professionnels de santé des secteurs public et privé ;

– partenaires techniques et financiers,

– ainsi que les membres de la société civile.

Le Conseil national de santé aura pour mission principale de formuler des avis, recommandations et propositions sur les grandes orientations en matière de politique sanitaire. Il s’inscrira dans une dynamique de concertation, d’inclusion et de renforcement de la gouvernance du système de santé. Plus spécifiquement, les objectifs assignés au Conseil national de la santé, dans cette nouvelle approche, sont :

– promouvoir une approche participative et inclusive dans l’élaboration des politiques publiques de santé ;

– renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion du système de santé ;

– assurer une meilleure cohérence entre les différents niveaux de décision et d’action dans le domaine sanitaire ;

– contribuer à l’évaluation des politiques, programmes et stratégies de santé.

La mise en place de cette institution rénovée permettra de doter le secteur de la santé d’un espace de dialogue institutionnalisé, capable d’accompagner les réformes et de garantir une meilleure efficacité des politiques publiques de santé au service du bien-être de la population.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant création du Conseil national de la santé.

II/- Ministère de l’Economie forestière

Invitée par le président de la République à prendre la parole, Mme Rosalie Matondo, ministre de l’Economie forestière, a présenté le projet de décret portant approbation des statuts du Centre national d’inventaire et d’aménagement des ressources forestières et fauniques.

Aux termes de l’article 92 de la loi n°33-2020 du 8 juillet 2020 portant code forestier, la réalisation des travaux d’inventaire des ressources forestières et fauniques ainsi que des travaux d’aménagement des forêts incombe à une structure relevant de l’administration forestière. En application de cette disposition, il a été créé par la loi n° 26-2023 du 15 septembre 2023, un établissement public à caractère administratif doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, dénommé « Centre national d’inventaire et d’aménagement des ressources forestières et fauniques ».

Cet établissement a pour missions, entre autres, de :

– élaborer et réaliser, de concert avec les autres administrations concernées, les programmes nationaux d’inventaire et d’aménagement des ressources forestières, fauniques et de biodiversité ;

– traiter, conserver et actualiser les données des inventaires sur la forêt, la faune et les aires protégées ;

– élaborer et actualiser, de concert avec les autres administrations concernées, la cartographie forestière nationale sous toutes ses formes puis élaborer les plans d’aménagement du domaine forestier national.

Conformément à l’article 7 de la loi n° 26-2023 du 15 septembre précitée, les attributions, l’organisation et le fonctionnement des organes d’administration et de gestion du Centre national d’inventaire et d’aménagement des ressources forestières et fauniques sont fixés par des statuts approuvés par décret en Conseil des ministres. C’est à ce titre qu’ont été élaborés les présents statuts, en conformité avec les dispositions de la loi n° 45-2024 du 17 décembre 2024 portant régime général des établissements publics.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation des statuts du Centre national d’inventaire et d’aménagement des ressources forestières et fauniques.

III/- Ministère des Hydrocarbures

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Stev Simplice Onanga, ministre des Hydrocarbures, a soumis à l’examen du Conseil des ministres le projet de décret portant prorogation du permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux, dit permis « M’Boundi ».

Situé dans la partie on shore du bassin côtier, à 50 km du département de Pointe-Noire, le permis d’exploitation M’Boundi, issu de l’ancien permis de recherche Kouilou, a été attribué à la société Zetah Maurel & Prom par décret n° 2002-248 du 15 juillet 2002, pour une durée initiale de dix ans, avec possibilité de prorogation pour une période de cinq ans, sur une superficie égale à 145,5 km2.

Par décret n° 2003-257 du 23 octobre 2003, le permis d’exploitation M’Boundi a été transféré à la société Zetah Kouilou Limited pour une durée de validité de quinze ans. Par décret n° 2005-638 du 30 novembre 2005, la durée de validité dudit permis a été rallongée de quinze à vingt ans, assortie d’une option de prorogation pour une durée de cinq ans.

Ainsi, avant la cession du permis à la société KEP, le contracteur de M’Boundi se présentait ainsi qu’il suit :

– ENICongo (Opérateur) : 46%

– Burren (Associé) : 36%

– SNPC : 17%

– Zetah Kouilou (Titulaire) : 1%.

Le 27 juin 2005, les parties ont conclu un accord de cession au terme duquel la SNPC détient désormais 10% des droits et obligations dans le permis de Kouilou et 8,9% de droits et obligations dans le champ de M’Boundi. Un avenant au contrat de partage de production a été signé le 18 octobre 2005. Le 29 mai 2007, une acquisition de la totalité des actifs de Maurel & Prom a été faite par Eni Congo. Le décret n° 2008-933 du 31 octobre 2008 portant modification du décret n° 2002-248 du 15 juillet 2002 attribue à la société Zetah Kouilou Limited un permis d’exploitation dit M’Boundi.

Ce décret maintient la durée de validité du permis d’exploitation à vingt ans et mentionne la composition du contracteur du permisM’Boundi jusqu’en 2017 par les sociétés Eni Congo, Burren Energy Congo Limited, Tullow Oil, SNPC, Courrat Assets Incorpored et Zetah Kouilou Limited.

Ainsi, un accord de sortie de la société Tullow Congo Limited du permis d’exploitation M’Boundi a été signé le 26 octobre 2017. Le permis d’exploitation M’Boundi, initialement opéré par Eni Congo, est arrivé à échéance le 14 juillet 2022. En date du 16 octobre 2021, la société Eni Congo a sollicité une prorogation du permis M’Boundi.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant prorogation du permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux, dit « M’Boundi ».

IV/- Ministères de l’Enseignement supérieur, de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique et professionnel

Le projet de décret portant création des classes préparatoires aux grandes écoles a été soumis à l’examen du Conseil des ministres par les ministères de l’Enseignement supérieur, de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique et professionnel.

Invitée par le président de la République à prendre la parole, Mme Delphine Edith Emmanuel Adouki, ministre de l’Enseignement supérieur, a présenté ce projet de décret au Conseil des ministres.

La création des lycées d’excellence de Mbounda, par décret n° 2011-638 du 21 octobre 2011, et d’Oyo, par décret n° 2019-442 du 30 décembre 2019, est le résultat de la volonté politique de son excellence M. Denis Sassou  N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat, de former un personnel de qualité pour la République du Congo.

En dépit du fait que le fonctionnement de ces lycées d’excellence soit effectif, il a été constaté qu’après leur admission au baccalauréat, certains élèves n’ont pas la possibilité de poursuivre leurs études. C’est dans le but d’offrir une opportunité d’études supérieures à ces élèves, ainsi qu’aux meilleurs bacheliers congolais, qu’il est préconisé la création des classes préparatoires aux grandes écoles dans les lycées d’excellence, lycées et instituts techniques ou dans les institutions d’enseignement supérieur.

Le projet de création des classes préparatoires aux grandes écoles répond à l’exigence d’une offre de formation diversifiée et de qualité dans l’enseignement supérieur. Les formations se feront sur deux ans et porteront sur les matières suivantes : français, mathématiques, anglais, philosophie, sciences de la vie et de la terre, informatique, physique et chimie, intégrant les exigences liées au développement durable.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant création des classes préparatoires aux grandes écoles.

V/- Ministère de l’Enseignement supérieur

Invitée de nouveau à prendre la parole par le président de la République, Mme Delphine Edith Emmanuel Adouki, ministre de l’Enseignement supérieur, a soumis à l’examen du Conseil des ministres le projet de décret portant approbation des statuts du Centre multiservices de valorisation des bioressources.

Le Centre multiservices de valorisation des bioressources est, conformément à l’article 5 de la loi n°11-2025 du 28 mai 2025 portant création du Centre multiservices de valorisation des bioressources, un pôle de recherche et d’innovation au service de la transformation agroalimentaire.

Aux termes de l’article 8 de ladite loi, les attributions, l’organisation et le fonctionnement des organes d’administration et de gestion du centre sont fixés par des statuts approuvés par décret en Conseil des ministres. Le Centre multiservices de valorisation des bioressources est administré par un comité de direction et géré par une direction générale. Le comité de direction comprend seize membres choisis en adéquation avec le caractère transversal des domaines de compétence du Centre.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation des statuts du Centre multiservices de valorisation des bioressources.

Communication

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Valentin Ngobo, ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, a présenté une communication relative à l’organisation de la deuxième édition de la Grande foire agricole du Congo, en sigle Gfac, qui se tiendra du 5 au 20 août 2026 au Parc des expositions de Bambou-Mingali, dans le département du Djoué-Léfini.

Le ministre a indiqué que, pendant seize jours, la Gfac 2026 sera la vitrine du génie productif congolais. Organisée autour de seize pavillons et de cinq pôles thématiques, elle réunira environ six cent cinquante exposants venus de l’ensemble du territoire national. Le pavillon des terroirs, cœur battant de la foire, accueillera près de trois cents producteurs issus des quinze départements, qui présenteront des produits agricoles, d’élevage et de transformation locale. Chaque département disposera en plus d’une journée dédiée, dans une ambiance festive mettant à l’honneur les produits des terroirs, les savoir-faire et les cultures du pays.

Il a souligné que la Gfac 2026 ne sera pas seulement une fête, mais un véritable instrument de politique publique au service de la souveraineté alimentaire. Chaque matinée sera consacrée à des débats de haut niveau sur les questions décisives de l’agriculture nationale : la réduction de la dépendance alimentaire, la relance des produits de rente :

– le cacao,

– le café,

– l’arachide

– le financement des entreprises agricoles,

– la mécanisation,

– l’emploi des jeunes

– et la valorisation du « Made in Congo » auprès des consommateurs.

Le ministre a particulièrement attiré l’attention du Conseil sur l’Académie de l’entrepreneuriat agricole, conçue avec le Projet agriculture jeune et entreprenariat, en abrégé le Paje.

Destinée aux jeunes de dix-huit à quarante ans, dans les secteurs de la production végétale, de l’élevage et de la pisciculture, cette académie offrira quatorze jours de formation intensive à l’entrepreneuriat agricole, adossée aux outils de la FAO.

Il a enfin précisé qu’un dispositif de vingt-cinq lignes de navettes desservira le site pendant toute la durée de l’événement, afin de faciliter la participation du plus grand nombre.

Au terme de cette communication, le gouvernement invite les producteurs, les entrepreneurs, les partenaires techniques et financiers, la presse et l’ensemble des Congolaises et des Congolais à prendre massivement part à ce grand rendez-vous.

 

Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à 12h15 minutes.

Fait à Brazzaville, le 22 juillet 2026

Pour le ministre de la Communication et des Médias,

Porte-parole du gouvernement, en mission,

Le Garde des sceaux, ministre de la Justice, des Droits humains

et de la promotion des peuples autochtones,

 Aimé Ange Wilfrid Bininga

 

Congo-Fonction publique : les horaires de travail changent

Les agents de l’État travailleront désormais de 8h à 15h dans les administrations et établissements publics administratifs. La durée hebdomadaire de travail reste fixée à 35 heures.

 

Les membres de la Commission nationale consultative du travail (CNCT) ont émis un avis favorable à la modification des horaires de travail au sein des administrations et établissements publics administratifs. La mesure prévoit désormais une journée de travail de 8h à 15h, en remplacement de l’ancien horaire de 7h à 14h.

Ce réaménagement ne modifie pas la durée légale du travail, qui demeure fixée à 35 heures par semaine.

Cette décision découle des travaux de la session ordinaire de la CNCT, tenue le 15 juillet à Brazzaville. Organe de concertation réunissant le gouvernement, les organisations patronales et les syndicats de travailleurs, la Commission est chargée d’examiner les questions liées au droit du travail, aux relations professionnelles et à l’amélioration des conditions de travail.

L’avis favorable de la CNCT ouvre ainsi la voie à l’application de ces nouveaux horaires dans les administrations concernées, selon les modalités qui seront arrêtées par les autorités compétentes.

Congo-Ebola : des leaders communautaires formés pour renforcer la prévention

La session de formation qui s’est déroulé le 17 juillet dernier, avait pour objectif est de renforcer la vigilance et la riposte face au risques de propagation du virus Ebola.

 

La Coordination nationale des organisations de la société civile pour la réponse communautaire multisectorielle aux épidémies en République du Congo (Cnore), en partenariat avec l’association internationale russe Globus, a réuni, le 17 juillet à Brazzaville, des leaders communautaires autour d’une session de formation et d’information consacrée à la prévention, à la détection et à la réponse face au virus Ebola.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche de renforcement des capacités des acteurs communautaires, considérés comme des maillons essentiels du dispositif national de veille sanitaire. Les participants ont été outillés sur les modes de transmission du virus, les signes d’alerte, les mesures de prévention ainsi que les conduites à tenir en présence d’un cas suspect.

Au-delà du renforcement des connaissances, la formation visait également à sensibiliser les leaders communautaires à leur rôle dans la diffusion des bonnes pratiques au sein des populations. Les organisateurs entendent ainsi favoriser une mobilisation communautaire capable d’encourager l’adoption de comportements préventifs et le signalement rapide des cas suspects aux autorités sanitaires.

Selon les responsables de la Cnore et leurs partenaires, cette action répond au contexte sanitaire régional marqué par la présence du virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC), pays voisin du Congo. Cette proximité géographique appelle à une vigilance accrue et à une préparation permanente afin de limiter tout risque d’introduction de la maladie sur le territoire national.

Congo : une revue à mi-parcours pour renforcer la performance des hôpitaux

Brazzaville accueille, du 14 au 17 juillet, la revue à mi-parcours des activités des hôpitaux appuyées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Présidée par le ministre de la Santé et de la Population, Jean-Rosaire Ibara, la cérémonie d’ouverture a réuni le représentant résident de l’OMS au Congo, le Dr Vincent Dossou Sodjinou, le directeur général des soins et services de santé, le Pr Henri Germain Monabeka, ainsi que des responsables d’hôpitaux, des représentants des centres de santé intégrés et plusieurs partenaires techniques et financiers.

Au-delà du bilan des activités hospitalières, cette rencontre a été marquée par deux temps forts. Le premier a porté sur la restitution des travaux de la Conférence stratégique africaine consacrée à la prévention et à la lutte contre les conflits sexuels dans les interventions de santé. Les échanges ont permis de partager les recommandations issues de cette rencontre continentale afin de promouvoir des services de santé plus sûrs, respectueux des droits des patients et des professionnels.

Le second temps fort a été consacré à l’analyse des performances des établissements hospitaliers. Les participants ont évalué les résultats enregistrés dans la mise en œuvre des actions soutenues par l’OMS, tout en examinant les pistes d’amélioration pour renforcer la gouvernance hospitalière, la qualité des prestations et l’accès des populations à des soins efficaces.

Pendant quatre jours, les professionnels de santé passeront en revue les indicateurs de performance, partageront leurs expériences et formuleront des recommandations destinées à optimiser le fonctionnement des structures sanitaires à travers le pays.

Cette revue à mi-parcours s’inscrit dans la dynamique de modernisation du système de santé congolais. En consolidant le partenariat entre le gouvernement et l’OMS, elle devrait permettre d’ajuster les interventions en cours et d’accélérer les réformes nécessaires pour offrir aux populations des services de santé plus performants, plus résilients et mieux adaptés aux défis sanitaires actuels.

Rapatriement volontaire des réfugiés : le Congo et le HCR renforcent leur coopération

La ministre des Affaires sociales et le directeur régional du HCR ont échangé à Brazzaville sur la situation des réfugiés en République du Congo, avec un accent particulier sur les perspectives de rapatriement volontaire.

 

La République du Congo et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) entendent poursuivre leurs efforts en faveur d’une gestion durable de la question des réfugiés. Au cours d’un échange tenu à Brazzaville, la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Marie-France Lydie Hélène Pongault, et le directeur du bureau régional du HCR pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Abdouraouf Gnon-Kondé, ont fait le point sur la situation des réfugiés vivant sur le territoire congolais.

Les discussions ont notamment porté sur les perspectives de rapatriement volontaire des réfugiés lorsque les conditions de sécurité et de stabilité seront réunies dans leurs pays d’origine. Les deux responsables ont réaffirmé que ce processus devra s’effectuer dans le strict respect des principes internationaux, notamment le caractère libre, volontaire et digne du retour.

Au-delà de cette question, la rencontre a permis d’évaluer les actions menées en faveur de la protection des réfugiés ainsi que les défis liés à leur prise en charge. Les échanges ont également mis en lumière la qualité de la coopération entre le gouvernement congolais et le HCR, qui œuvrent conjointement pour garantir l’assistance humanitaire et promouvoir des solutions durables aux déplacements forcés.

Terre d’accueil de plusieurs milliers de réfugiés originaires de pays voisins, la République du Congo poursuit sa politique de solidarité tout en travaillant avec ses partenaires internationaux à la recherche de solutions pérennes, conciliant impératifs humanitaires, protection des personnes déplacées et stabilité régionale.

Congo : Perenco lance la construction de son nouveau siège social à Pointe-Noire

La cérémonie de pose de la première pierre qui s’est tenu lundi 13 juillet à Pointe-Noire a été présidée par le ministre des Hydrocarbures, Stev Simplice Onanga.

 

Implanté au cœur de la capitale économique, sur l’avenue Ma Loango, le futur siège bénéficiera d’une vue sur l’océan. Conçu comme un complexe moderne, il s’étendra sur une superficie administrative de 4 137,84 m² et pourra accueillir près de 300 collaborateurs répartis sur deux niveaux (R+1 et R+2).

Le bâtiment principal comprendra, au rez-de-chaussée, des espaces de stationnement aménagés sous pilotis. Le premier étage, d’une superficie de 2 081,94 m², accueillera notamment un grand hall d’accès public et VIP, ainsi que plusieurs départements stratégiques, dont les ressources humaines, les systèmes d’information, la logistique, les géosciences, les opérations de forage et les espaces communs.

Le second étage, couvrant 2 055,90 m², regroupera la direction générale ainsi que les services en charge des finances, de la qualité, de la santé, de la sécurité et de l’environnement (QHSE), de la maintenance, des opérations, des projets, de l’intégrité des installations et des relations avec les partenaires institutionnels. Une terrasse-réfectoire de plus de 500 m² viendra compléter les infrastructures.

Le projet prévoit également un bâtiment annexe de plain-pied de 890,02 m², destiné à accueillir des conférences, des assemblées générales, des formations et un espace de restauration. Un vaste espace vert sera aménagé avec des allées piétonnes, des zones de détente arborées et l’intégration des équipements de télécommunication.

Congo : la BEAC prévoit une croissance de 5,2 % en 2026

Réuni à Brazzaville, le Comité national économique et financier constate une amélioration des principaux indicateurs macroéconomiques, tout en appelant à renforcer le financement de long terme de l’économie.

 

L’économie congolaise devrait enregistrer une croissance de 5,2 % en 2026, selon les projections présentées par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) lors de la deuxième session ordinaire du Comité national économique et financier (CNEF), tenue le 13 juillet à Brazzaville sous la présidence du ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka.

Les experts de la BEAC relèvent une consolidation de l’activité économique dès le premier trimestre de l’année. L’indice composite des activités économiques a progressé de 10,6 %, porté principalement par le dynamisme des secteurs pétrolier et gazier. Dans le même temps, l’inflation est restée contenue à 1,4 % en moyenne annuelle, largement en dessous du seuil communautaire fixé à 3 %.

Le secteur bancaire affiche également des résultats encourageants. À fin mars, les crédits bruts distribués ont augmenté de 13,5 %, atteignant 1 869 milliards de FCFA. La qualité du portefeuille s’est améliorée, avec un recul du taux des créances en souffrance de 16,6 % à 14,4 %.

Le CNEF s’est toutefois inquiété de la faiblesse des financements à long terme, qui ne représentent que 2,4 % des concours accordés à l’économie. Il a ainsi demandé à son secrétariat général de proposer rapidement des solutions pour stimuler ce segment essentiel au financement des investissements.

Sur le marché des valeurs du Trésor, le taux de couverture des besoins de financement de l’État s’est établi à 69 % entre janvier et avril, tandis que les obligations du Trésor assimilables représentent désormais 78,5 % de l’encours des titres publics.

Saluant les progrès réalisés dans la modernisation du système financier, notamment avec le lancement du bureau d’information sur le crédit, le CNEF a encouragé le gouvernement à poursuivre les réformes destinées à renforcer la mobilisation des recettes intérieures, l’inclusion financière et la stabilité du secteur financier.

La réunion a également rassemblé le ministre de l’Économie, du Plan et de l’Intégration régionale, Ludovic Ngatsé, le ministre du Développement industriel, Michel Djombo, ainsi que le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui.

 

Congo : le gouvernement révise à la hausse le budget 2026

Présenté le 14 juillet devant les deux chambres du Parlement par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, le projet de loi de finances rectificative 2026 revoit sensiblement à la hausse les prévisions budgétaires.

 

Le gouvernement congolais a engagé une révision de son budget pour l’exercice 2026. Le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, a présenté, le 14 juillet, le projet de loi de finances rectificative devant l’Assemblée nationale et le Sénat.

À l’Assemblée nationale, la séance plénière était présidée par le premier vice-président, Léon Alfred Opimbat, tandis qu’au Sénat, les travaux se sont déroulés sous la conduite de son président, Pierre Ngolo. En une présentation succincte, le ministre a exposé les principales hypothèses macroéconomiques ainsi que les objectifs poursuivis par cette révision budgétaire.

Le projet de loi fixe les recettes de l’État à 2 778,016 milliards de FCFA, contre 2 550,540 milliards de FCFA dans la loi de finances initiale, soit une hausse de plus de 227 milliards de FCFA. Les dépenses progressent également pour atteindre 2 561,069 milliards de FCFA, contre 2 320,167 milliards de FCFA initialement.

En matière de trésorerie et de financement, les ressources sont désormais évaluées à 1 595,360 milliards de FCFA, contre 1 240,360 milliards de FCFA dans le budget adopté en début d’année. Les charges de trésorerie s’établissent, quant à elles, à 1 812,306 milliards de FCFA, en hausse par rapport aux 1 470,732 milliards de FCFA prévus initialement.

Malgré cette augmentation des enveloppes budgétaires, le gouvernement maintient un excédent budgétaire prévisionnel de 216,947 milliards de FCFA, contre 230,373 milliards de FCFA dans la loi de finances initiale. Cet excédent permettra de couvrir le déficit de financement, également estimé à 216,947 milliards de FCFA, résultant de l’écart entre les ressources et les charges de trésorerie.

Au-delà des ajustements chiffrés, les orientations stratégiques demeurent inchangées. Le gouvernement entend poursuivre la consolidation des recettes publiques grâce à la digitalisation des procédures fiscales, à la réduction des exonérations et à une meilleure valorisation des ressources naturelles, notamment le pétrole, les forêts et les mines.

Le projet prévoit également une gestion plus rigoureuse des dépenses de fonctionnement, la poursuite des efforts de réduction du coût et du niveau de la dette publique, ainsi que le renforcement de la résilience de l’économie nationale par la diversification des activités hors pétrole et la reconstitution progressive du fonds de stabilisation.

Ce projet de loi de finances rectificative sera désormais examiné par les parlementaires, appelés à se prononcer sur les ajustements proposés avant son adoption définitive.

Dette extérieure : le Congo accumule des arriérés

Cette situation intervient alors que les besoins de financement pour le service de la dette demeurent particulièrement élevés.

 

La République du Congo a enregistré à la fin avril dernier, 13,59 milliards de francs CFA d’arriérés de paiement. Des retards que les autorités attribuent à des « incidents techniques ». Selon les données disponibles, ces nouveaux impayés se répartissent entre 8,21 milliards de francs CFA dus à des créanciers bilatéraux et 5,38 milliards de francs CFA envers des créanciers multilatéraux. Bien que le gouvernement évoque des difficultés d’ordre technique, ces retards alimentent les inquiétudes quant à la capacité du pays à respecter l’ensemble de ses engagements financiers.

La pression reste importante pour les prochains mois. D’ici à la fin de l’année 2026, le pays devra mobiliser 1 298 milliards de francs CFA afin d’honorer les échéances prévues au titre de sa dette extérieure. Un défi de taille dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires persistantes et des besoins croissants de financement de l’économie.

À fin avril 2026, l’encours total de la dette publique congolaise s’établissait à 9 273,6 milliards de francs CFA, illustrant le poids considérable de l’endettement sur les finances publiques. Cette situation oblige les autorités à concilier le remboursement de la dette avec le financement des politiques publiques et des investissements nécessaires au développement.

Alors que le pays poursuit ses efforts de stabilisation économique, les prochains mois seront déterminants pour préserver la confiance des partenaires financiers et éviter que ces arriérés ne se transforment en défauts de paiement plus importants, susceptibles de fragiliser davantage la situation financière nationale.

Congo : le PNLC prépare une campagne nationale de 90 jours contre le cancer

Prévue de septembre à novembre 2026, cette initiative vise à renforcer la prévention, le dépistage précoce et la mobilisation de tous les partenaires face à une maladie qui demeure la troisième cause de mortalité dans le pays.

 

Le Programme national de lutte contre le cancer (PNLC) a lancé les préparatifs de la campagne nationale « 90 jours contre le cancer », à l’occasion d’une rencontre de concertation organisée le 4 juillet à Brazzaville. Cette réunion a rassemblé les représentants de la société civile, des organisations non gouvernementales et d’autres partenaires afin de coordonner les actions de sensibilisation qui seront menées de septembre à novembre prochains sur l’ensemble du territoire congolais.

La première partie des travaux a été consacrée à la présentation du projet de campagne tricolore « Septembre en or, Octobre rose, Novembre bleu ». Pendant trois mois, plusieurs activités de sensibilisation seront déployées autour de thèmes majeurs, notamment la lutte contre la stigmatisation des personnes atteintes de cancer, la promotion du dépistage précoce à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, l’amélioration de l’accès aux soins et aux médicaments anticancéreux, ainsi que l’accompagnement des patients et de leurs familles.

La campagne mettra également l’accent sur la prévention, en rappelant l’importance d’une alimentation équilibrée, de l’activité physique régulière et de bonnes pratiques d’hygiène pour réduire les risques de cancer. Une attention particulière sera portée au cancer pédiatrique, afin de mieux faire connaître cette réalité encore peu médiatisée et de renforcer la prise en charge des enfants touchés.

La seconde phase de la rencontre a permis d’identifier les priorités pour la mise en œuvre du Plan stratégique national de lutte contre le cancer 2022-2026, arrivé à une étape déterminante de son exécution. Les participants ont souligné le rôle essentiel de la société civile et des organisations non gouvernementales dans l’atteinte des objectifs fixés par ce plan.

À cet effet, plusieurs pistes d’action ont été retenues, parmi lesquelles le renouvellement des partenariats existants, l’implication du secteur privé dans le cofinancement des campagnes, la préparation opérationnelle des activités de terrain et le renforcement de la collecte des données de sensibilisation destinées au PNLC.

Cette mobilisation intervient dans un contexte préoccupant. Selon les dernières données disponibles, le cancer constitue la troisième cause de mortalité au Congo. En 2020, le pays a enregistré 2 478 nouveaux cas et 1 595 décès liés à cette maladie. Les autorités sanitaires espèrent, à travers cette campagne nationale, de renforcer la prévention, favoriser un diagnostic plus précoce et améliorer la prise en charge des malades.

Congo : Stev Simplice Onanga veut hisser la SNPC aux standards internationaux

Le ministre des hydrocarbures a présenté, le 03 juillet à Brazzaville, sa vision de gouvernance aux cadres et agents de la société nationale des pétroles du Congo (SNPC).

 

Face aux responsables et employés de l’opérateur du secteur pétrolier congolais, le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la performance de la SNPC afin qu’elle joue pleinement son rôle stratégique dans le développement du pays. Selon lui, cette ambition passe par une modernisation de la gouvernance, une amélioration des performances opérationnelles et une gestion davantage axée sur les résultats.

Stev Simplice Onanga a souligné que la SNPC doit évoluer pour répondre aux exigences d’un marché pétrolier de plus en plus concurrentiel. Son objectif est d’en faire une entreprise forte, capable de rivaliser avec les grandes compagnies nationales du secteur et de contribuer efficacement à la souveraineté énergétique du Congo.

Le ministre a également mis en avant le rôle central que devra jouer la société dans la diversification et la croissance de l’économie nationale. Une SNPC plus solide et plus compétitive, a-t-il affirmé, constituera un levier essentiel pour accroître les recettes du pays, soutenir les investissements et accompagner les ambitions de développement de la République du Congo.

Le ministre des Hydrocarbures a invité l’ensemble des cadres et agents à s’approprier cette vision et à œuvrer collectivement à la transformation de la SNPC en une entreprise répondant aux meilleurs standards internationaux.

Congo : l’électricité freine les ambitions industrielles de la société IFO

En visite dans les usines de transformation de bois de la société IFO, dans le département de la Sangha, le ministre Michel Djombo a été confronté aux difficultés auxquelles fait face l’entreprise.

 

La société IFO peine à développer une industrie du bois plus performante en raison des difficultés persistantes d’approvisionnement en électricité. Cette préoccupation majeure a été exprimée aux autorités gouvernementales lors de la visite effectuée le week-end dernier par le ministre du Développement industriel, des Zones économiques et de la Promotion du secteur privé, Michel Djombo, dans le département de la Sangha.

Le membre du gouvernement s’est rendu dans les unités de transformation de bois de Pokola et de Ngombé afin d’évaluer leur fonctionnement et de mieux cerner les contraintes qui entravent leur développement. À cette occasion, les responsables de la société IFO ont dressé un constat préoccupant : les coupures récurrentes et l’insuffisance de l’alimentation électrique constituent aujourd’hui le principal obstacle à la modernisation de leurs installations et à l’augmentation de leur capacité de production.

Selon eux, cette situation empêche l’entreprise de développer une industrie de transformation du bois plus compétitive, plus attractive et davantage tournée vers la création de valeur ajoutée. Les interruptions fréquentes de l’électricité ralentissent les chaînes de production, augmentent les coûts d’exploitation et limitent les investissements dans des équipements plus performants.

Les dirigeants de l’entreprise estiment que la disponibilité d’une énergie stable et fiable est indispensable pour accompagner la politique nationale d’industrialisation et permettre une transformation locale plus poussée du bois. Une amélioration de l’offre électrique favoriserait non seulement la compétitivité de l’entreprise, mais également la création d’emplois, le renforcement des recettes économiques et la valorisation des ressources forestières du pays.

Cette visite ministérielle aura ainsi permis de mettre en lumière les défis structurels auxquels sont confrontés les industriels du secteur du bois, pour lesquels l’accès à une énergie de qualité demeure une condition essentielle à leur développement.

Congo : le gouvernement examine une loi de finance rectificative pour 2026

Réuni en Conseil des ministres, l’exécutif a examiné un projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026, présenté par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka.

 

Invité par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso à introduire ce dossier, le ministre des Finances a exposé aux membres du gouvernement les principales orientations du texte ainsi que les motivations ayant conduit à cette révision du cadre budgétaire adopté en début d’année.

Cette démarche s’inscrit dans la pratique de gestion des finances publiques qui permet au gouvernement d’adapter les prévisions budgétaires aux évolutions de la conjoncture économique nationale et internationale, mais aussi aux exigences nouvelles de financement de l’action publique.

Le projet de loi de finances rectificative vise ainsi à actualiser les ressources et les charges de l’État afin de préserver les grands équilibres budgétaires et d’assurer une meilleure exécution des programmes gouvernementaux.

Son examen par le Conseil des ministres ouvre la voie aux prochaines étapes institutionnelles, notamment sa transmission aux instances compétentes pour adoption conformément aux procédures en vigueur.

Congo : Perenco vise une production de 100 000 barils par jour d’ici cinq ans

Le groupe pétrolier français Perenco ambitionne de renforcer sa présence en République du Congo à travers une hausse de sa production pétrolière.

 

Ce projet a été présenté au président de la République, Denis Sassou N’Guesso, par le président-directeur général de Perenco, François Perrodo, lors d’une audience tenue le 29 juin à Oyo, dans le département de la Cuvette.

Selon les informations communiquées à l’issue de cette rencontre, Perenco Congo entend mettre en œuvre un ambitieux programme d’activités reposant sur un important plan d’investissement structurel étalé sur cinq ans. Cette stratégie vise à consolider les capacités de production du groupe tout en renforçant sa contribution au développement du secteur pétrolier national.

Parmi les principales actions annoncées figure le forage d’un nouveau puits pétrolier jugé stratégique. Ce projet devrait permettre d’augmenter sensiblement les volumes extraits, avec une capacité de production journalière estimée à 90 000 barils de brut d’ici à la fin de l’année.

Cette perspective pourrait également contribuer à stimuler l’activité économique locale et à conforter la place du Congo parmi les principaux producteurs de pétrole de la sous-région.

Congo : Macron devient l’équipementier officiel de toutes les sélections nationales

L’équipementier italien va assurer l’habillage de l’ensemble des sélections nationales du Congo, à la faveur d’un accord signé le 29 juin à Bologne, en Italie.

 

Le document a été paraphé par le ministre en charge des Sports, Hugues Ngouélondélé, au nom de l’État congolais, et les représentants de la société italienne. À l’approche de la campagne des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027, l’équipe nationale de football bénéficiera notamment d’un accompagnement matériel renforcé. Le dispositif prévoit une dotation de 75 maillots de compétition, soit trois maillots par joueur pour chaque rencontre officielle.

Au-delà des sélections nationales, les clubs locaux figurent également parmi les bénéficiaires de cet accord. Les équipes évoluant en Ligue 1 recevront des équipements de compétition mis à disposition par le ministère en charge des Sports, dans le but de soutenir le développement du football national.

Cette nouvelle entente marque une évolution notable par rapport au précédent partenariat conclu en novembre 2019 entre Macron et la Fédération congolaise de football. À l’époque, le contrat limitait le rôle de l’entreprise italienne au statut d’équipementier officiel des Diables rouges de football, sans couvrir les autres disciplines sportives.

Congo : des détenus plaident pour l’ouverture des examens techniques et professionnels

Dix candidats au BEPC incarcérés à la maison d’arrêt et de correction de Brazzaville ont exprimé le souhait de voir élargie l’offre des examens d’État accessibles en milieu carcéral.

 

Cette année, dix détenus ont pris part aux épreuves écrites du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), organisées du 23 au 26 juin. À l’issue de cette étape de leur parcours scolaire, les candidats ont formulé une requête à l’endroit des autorités gouvernementales. Celle d’étendre l’organisation des examens d’État aux filières de l’enseignement technique et professionnel. Ils souhaitent notamment pouvoir accéder au Brevet d’études techniques (BET), au Brevet d’études professionnelles (BEP) ainsi qu’au Brevet de technicien forestier.

Pour ces candidats, l’accès à ces examens constituerait une opportunité supplémentaire de qualification et de préparation à une insertion professionnelle durable après leur sortie du milieu carcéral. Ils estiment que l’enseignement technique représente un levier concret pour reconstruire leur avenir et développer des compétences adaptées au marché de l’emploi.

Depuis 2017, la maison d’arrêt et de correction de Brazzaville s’est engagée dans une dynamique d’accompagnement éducatif en permettant aux détenus de participer chaque année aux examens d’État, notamment le Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE), le BEPC ainsi que le baccalauréat.

Cette démarche s’inscrit dans une vision de l’administration pénitentiaire, qui considère l’éducation comme un outil essentiel de réhabilitation et de lutte contre la récidive. L’ouverture des examens techniques et professionnels pourrait ainsi constituer une nouvelle étape dans le renforcement des programmes de réinsertion sociale en milieu carcéral.

Au-delà de la réussite académique, cette demande traduit la volonté des détenus de transformer leur parcours et de préparer activement leur retour au sein de la société.

Congo : Denis Sassou N’Guesso en séjour à Oyo pour impulser l’action gouvernementale

Arrivé le 27 juin à Oyo par l’aéroport international d’Ollombo, le président de la République a entamé un séjour de travail de près d’une semaine dans son fief politique.

 

Le chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso est arrivé à Oyo, dans le département de la Cuvette, où il a été accueilli à sa descente d’avion par les autorités préfectorales des départements de la Nkéni-Alima et de la Cuvette. Ce séjour de travail, prévu pour durer près d’une semaine, s’inscrit dans la continuité des orientations fixées pour le nouveau quinquennat placé sous le signe de l’accélération du développement national.

Durant son séjour, le président de la République devrait recevoir plusieurs personnalités dans le cadre des consultations et échanges sur les grandes priorités du pays. Selon les informations disponibles, une réunion du Conseil des ministres pourrait également se tenir en présentiel à Oyo, sauf changement de dernière minute.

Au cœur des préoccupations présidentielles figurent les enjeux économiques et financiers qui conditionnent la trajectoire de croissance du pays. L’amélioration des finances publiques, la maîtrise des tensions inflationnistes, le suivi de la situation monétaire ainsi que l’évolution des principaux indicateurs macroéconomiques constituent des axes prioritaires de l’action gouvernementale.

Ce séjour intervient ainsi dans une phase déterminante de lancement du Plan d’action 2026-2031, présenté comme le cadre stratégique destiné à soutenir la transformation économique et sociale du pays. Les autorités entendent notamment renforcer la gouvernance économique, stimuler les investissements et accélérer la mise en œuvre des réformes structurelles.

La GSMA estime à 870 milliards FCFA le potentiel économique du Congo d’ici à 2030

L’Association du système mondial de communications mobiles (GSMA) l’a souligné dans un rapport qu’elle a publié le 22 juin à Brazzaville.

 

La République du Congo dispose d’une importante marge de progression dans son processus de transition numérique. C’est le principal enseignement du rapport intitulé « Favoriser la transformation numérique de l’économie en République du Congo », présenté le 22 juin à Brazzaville par la GSMA.

Selon cette étude, l’accélération de la numérisation de l’économie nationale pourrait créer un impact économique estimé à 870 milliards FCFA d’ici à 2030. Cette dynamique reposerait principalement sur l’expansion de la connectivité mobile, le développement des services financiers numériques, notamment l’argent mobile, ainsi que sur la modernisation des services publics.

Le rapport met en évidence le rôle central du numérique comme moteur de productivité, d’inclusion financière et de mobilisation des recettes publiques. L’amélioration de l’accès aux services mobiles permettrait également de connecter plus de 504 000 nouveaux utilisateurs, ouvrant davantage d’opportunités économiques aux populations encore éloignées des outils numériques.

Pour la GSMA, les réformes structurelles du secteur restent indispensables afin de créer un environnement favorable aux investissements, réduire les barrières d’accès aux infrastructures et accélérer le déploiement des services numériques sur l’ensemble du territoire.

Cette vision s’inscrit dans les orientations définies par la stratégie numérique du Congo à l’horizon 2030 ainsi que dans les objectifs du Plan national de développement 2022-2026, qui placent la diversification économique parmi les priorités du pays.

Au-delà des performances économiques attendues, les experts estiment que la transformation numérique pourrait également contribuer à renforcer l’inclusion sociale, améliorer l’accès aux services financiers et stimuler l’innovation dans plusieurs secteurs clés tels que l’éducation, la santé, le commerce et l’administration publique.

Vaccination : l’Unicef appelle le Congo à préparer l’après-Gavi dès maintenant

La représentante de l’Unicef au Congo, Mariavittoria Ballotta, a plaidé le 24 juin à Brazzaville pour une mobilisation accrue des pouvoirs publics autour du financement de la vaccination.

 

Le financement durable de la vaccination au Congo constitue désormais un enjeu majeur de santé publique. Reçue le 24 juin par la Commission économie, finances et contrôle de l’exécution du budget de l’Assemblée nationale, la représentante de l’Unicef au Congo, Mariavittoria Ballotta, a insisté sur la nécessité d’anticiper la transition qui interviendra dès 2030 avec le retrait du soutien financier de l’Alliance Gavi.

Depuis plus de vingt-cinq ans, Gavi accompagne le Congo dans l’acquisition des vaccins et le renforcement des programmes de vaccination, contribuant ainsi à améliorer la protection sanitaire des populations, notamment celle des enfants. Toutefois, l’évolution des indicateurs économiques du pays, notamment le produit intérieur brut par habitant, place désormais le Congo dans une phase de sortie progressive du mécanisme de soutien.

À compter de 2030, les autorités congolaises devront prendre en charge l’intégralité des dépenses liées à l’achat des vaccins. Une responsabilité financière considérable qui nécessite, selon l’Unicef, une préparation rigoureuse dès aujourd’hui.

Actuellement, le pays participe au financement du programme à hauteur de 2,3 milliards FCFA par an. Avec la transition annoncée, cette contribution devra atteindre environ 15 milliards FCFA annuels, soit une augmentation significative destinée à garantir la continuité des campagnes de vaccination et à éviter toute rupture d’approvisionnement.

Dans ce contexte, Mariavittoria Ballotta a sollicité l’implication active des députés, particulièrement ceux en charge des questions budgétaires, afin d’inscrire progressivement ces nouvelles charges dans les finances publiques nationales. L’objectif est d’assurer une transition maîtrisée et de préserver les acquis obtenus au cours des dernières décennies dans la lutte contre les maladies évitables par la vaccination.

Au-delà des enjeux financiers, cette évolution représente également une étape vers une plus grande autonomie du système sanitaire congolais. Les autorités sont ainsi appelées à renforcer leur stratégie de financement de la santé pour maintenir l’accès universel aux vaccins et protéger durablement les générations futures.

Réfugiés centrafricains : le Congo et le HCR renforcent leur coopération pour des solutions durables

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Marie-France Hélène Lydie Pongault a eu une rencontre avec le chef du Bureau national du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Bienvenu Lilian Ngombe.

 

Le gouvernement congolais et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) entendent consolider leur partenariat face aux défis liés à la prise en charge des populations déplacées. Cette ambition a été réaffirmée au cours d’une audience accordée par la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Marie-France Hélène Lydie Pongault, au chef du Bureau national du HCR, Bienvenu Lilian Ngombe.

Au centre des échanges figurait la question de la plateforme dédiée aux solutions en faveur des réfugiés centrafricains, considérée comme un cadre essentiel pour accompagner les populations concernées vers des perspectives plus stables et durables.

« Nous avons échangé, entre autres, sur la question de la plateforme aux solutions des Centrafricains. C’est ce sujet qui nous tient à cœur. Il était normal que nous nous rapprochions de la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire pour non seulement lui faire état des avancées mais aussi recueillir ses orientations », a déclaré Bienvenu Lilian Ngombe à l’issue de la rencontre.

Les discussions ont également porté sur plusieurs enjeux majeurs liés à la gestion de la question des réfugiés, notamment la protection des personnes déplacées, l’accompagnement social et humanitaire ainsi que les opérations de rapatriement volontaire.

Les autorités congolaises ont rappelé que ces actions continueront d’être conduites dans le respect des principes humanitaires et des engagements internationaux du Congo en matière de protection des réfugiés.

Congo-Volontariat : plus de 6 400 inscrits et une ambition affirmée pour l’emploi

Le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Hugues Ngouélondélé, a ouvert, le 23 juin à Brazzaville, le Salon national du volontariat (Sanavol).

 

Le Sanavol est placé sous le thème : « Faire du volontariat un levier d’impact, d’emploi et de développement ». Au cœur des échanges, transformer l’engagement citoyen en véritable opportunité économique et sociale, notamment pour les jeunes.

À cette occasion, la représentante du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Congo, Adama Dian-Barry, a présenté des données révélatrices de l’essor du volontariat dans le pays. Selon les statistiques communiquées, 6 437 volontaires, hommes et femmes confondus, sont actuellement enregistrés dans la base de données des Volontaires des Nations unies au Congo.

Parmi eux, 86 volontaires sont déjà mobilisés sur le terrain, participant activement aux actions de développement dans plusieurs secteurs. Sur cet effectif, 33 sont des volontaires nationaux, illustrant une implication croissante des compétences locales dans les missions d’intérêt général.

À travers le Sanavol, les autorités congolaises affichent plusieurs objectifs : valoriser l’engagement citoyen, renforcer l’employabilité des jeunes, développer les compétences professionnelles et faire du volontariat un accélérateur d’inclusion sociale et de croissance durable.

La présence du ministre délégué chargé de la Jeunesse, Michrist Kaba Mboko, ainsi que des représentants des agences du système des Nations unies, a souligné la volonté commune de positionner le volontariat comme un levier concret au service du développement national.

Congo : Claude Le Roy reçu en audience par le Président Denis Sassou-N’Guesso

Le nouvel entraîneur des Diables Rouges du Congo a été reçu en audience par le Président de la République.

 

Cette audience intervient dans un contexte de relance des ambitions sportives du Congo, alors que la sélection nationale entend retrouver sa place parmi les grandes nations du football africain. Figure emblématique du football continental et fin connaisseur des sélections africaines, Claude Le Roy arrive avec une expérience reconnue et la volonté d’insuffler une nouvelle dynamique aux Diables Rouges.

Au cours des échanges, le chef de l’État aurait réaffirmé son attachement au développement du sport comme levier de cohésion sociale, d’épanouissement de la jeunesse et de rayonnement international du pays. Il a également exprimé son soutien aux efforts visant à reconstruire une équipe compétitive et ambitieuse.

De son côté, Claude Le Roy a salué l’intérêt porté par les plus hautes autorités au football congolais et affiché sa détermination à travailler avec l’ensemble des acteurs du secteur pour bâtir un projet sportif solide et durable.

Cette rencontre symbolise ainsi le lancement d’un nouveau chapitre pour les Diables Rouges, avec l’espoir de renouer avec les performances et de redonner aux supporters congolais des motifs de fierté sur la scène continentale et internationale.

Criminalité faunique et environnementale : le Congo évalue ses capacités de riposte

Des représentants des administrations publiques, des services de sécurité, de la justice, des douanes ainsi que des organisations partenaires spécialisées dans la conservation se réunissent depuis mardi à Brazzaville dans le cadre d’un atelier consacré à l’évaluation des capacités nationales de lutte contre la criminalité faunique et environnementale.

 

Organisée sous l’égide du ministère de l’Économie forestière, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet Guard Wildlife, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), avec l’appui de plusieurs partenaires engagés dans la protection des ressources naturelles.

Pendant deux jours, les participants examineront les mécanismes existants afin d’identifier les forces, les insuffisances et les pistes d’amélioration dans les domaines de la prévention, de la détection, de l’enquête et des poursuites liées aux infractions environnementales. Les échanges porteront notamment sur le trafic d’espèces sauvages, l’exploitation illégale des ressources forestières et d’autres formes de criminalité qui menacent les écosystèmes.

Selon Assane Dramé, coordonnateur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Programme mondial de lutte contre les crimes portant atteinte à l’environnement de l’ONUDC, cette initiative permettra au Congo de disposer, pour la première fois, d’un diagnostic global et harmonisé de ses capacités nationales face aux infractions environnementales.

Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le conseiller à la conservation du ministre de l’Économie forestière, Roger Albert Mbeté, a rappelé que le trafic d’espèces sauvages et de ressources forestières constitue aujourd’hui l’une des formes les plus préoccupantes de criminalité transnationale organisée. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre les institutions afin d’apporter une réponse plus coordonnée et plus efficace aux réseaux criminels opérant dans ce secteur.

Forum de l’Opep : Anatole Collinet Makosso porte la voix du Congo à Vienne

Le Premier ministre effectue une mission officielle du 23 au 26 juin à Vienne, en Autriche, où il représente le Congo au Forum du Fonds de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pour le développement international.

 

Cette participation intervient dans un contexte stratégique pour le Congo, pays membre de l’Opep depuis le 22 juin 2018. En rejoignant l’organisation en tant que 15e pays membre et 7e nation africaine à intégrer ce regroupement créé le 14 septembre 1960 à Bagdad, en Irak, le Congo a renforcé son positionnement sur l’échiquier énergétique mondial.

À Vienne, le chef du gouvernement prendra part aux discussions de haut niveau consacrées aux défis de la transition énergétique, au financement du développement ainsi qu’aux perspectives du marché pétrolier mondial. Le Forum constitue également une plateforme privilégiée de dialogue entre États membres, institutions financières internationales et acteurs économiques engagés dans la transformation durable des économies.

Cette mission diplomatique intervient au lendemain de la présentation devant l’Assemblée nationale du Programme d’action du gouvernement (PAG) pour le quinquennat 2026-2031. À travers cette participation, l’exécutif congolais entend défendre les intérêts nationaux dans les négociations internationales sur l’énergie et promouvoir une vision conciliant développement économique, stabilité énergétique et transition vers un avenir plus durable.

Le Forum du Fonds de l’Opep devrait déboucher sur de nouveaux échanges de coopération et des engagements destinés à accompagner les pays membres dans leurs politiques de développement et d’adaptation aux mutations du secteur énergétique mondial.

Congo-BEPC 2026 : près de 140 000 candidats attendus dès le 23 juin

Les épreuves écrites du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), session de juin 2026, vont se dérouler du mardi 23 au vendredi 26 juin sur toute l’étendue du territoire national.

 

Cette année, 139 997 candidats sont inscrits au BEPC, examen marquant la fin du premier cycle de l’enseignement secondaire et ouvre la voie vers le lycée. Ce chiffre traduit une hausse de participation de 4,44 % par rapport à l’édition précédente.

Selon le calendrier établi, les candidats entameront les compositions le mardi 23 juin avec les mathématiques, suivies de l’histoire et de la géographie. Le mercredi 24 juin sera consacré aux épreuves d’anglais ainsi qu’aux sciences de la vie et de la terre (SVT).

Le jeudi 25 juin, les élèves poursuivront avec les sciences physiques et la dictée-questions, avant de clôturer l’examen le vendredi 26 juin à travers l’expression écrite et l’éducation physique et sportive (EPS).

À quelques heures du lancement officiel, les autorités éducatives appellent les candidats à la sérénité, à la discipline et au respect des consignes afin de garantir le bon déroulement des épreuves.