Le rapporteur des travaux, le directeur du cabinet du ministre de l’Intérieur, Séraphin Ondélé, a procédé à la lecture des recommandations issues des concertations.
Les concertations tenues au Congo en prélude de l’élection présidentielle du 15 mars 2026 portent essentiellement sur des mesures à prendre ainsi que sur celles à respecter pendant et après le scrutin. En substance, il s’agit de renforcer « la transparence électorale par la prescription de la présence des délégués des candidats dans toutes les instances de compilation des résultats, à commencer par le bureau de vote, et ce pour parvenir toujours à des élections apaisées et crédibles », a déclaré le rapporteur. Dans le même sens, il est aussi prévu de supprimer le vote par anticipation. S’il est maintenu, les concertations ont débouché sur la recommandation qu’il faut en publier « le même jour, le résultat ».
Débuté le 16 février dernier, le dialogue politique a pris fin un jour avant la date prévue. Les travaux devaient durer quatre jours. Mais, ils ont été ramenés à trois jours, « sans explication », ont déploré les acteurs de l’opposition qui y prenaient part. Selon des délégués de l’opposition, des recommandations issues de ces travaux ainsi que des pratiques traditionnelles consistant à mettre à l’écart l’opposition lors des opérations de comptage des votes ne contribuent pas à apaiser le climat politique.
Ces derniers déplorent par conséquent des entraves souvent portées à la démocratie lors des consultations électorales. Destin Gavet, candidat déclaré à l’élection présidentielle et qui demandait déjà dès l’entame des concertations que les résolutions soient appliquées plus tôt, fait remarquer le retard de la classe politique congolaise concernant la démocratie. « En toute honnêteté, nous sommes très loin de la démocratie. Et c’est dommage », a lancé l’homme politique qui semble remettre en cause la pertinence des recommandations arrêtées à l’issue des travaux.
Tout compte fait, le processus électoral avance et le pays attend la publication de la liste définitive des candidats par la Cour constitutionnelle, liste qui va confirmer ou non les sept candidats qui ont soumis leurs dossiers.
Cette transaction s’inscrit dans la stratégie de gestion active et prudente de la dette publique mise en œuvre par le gouvernement.
La République du Congo a annoncé qu’elle procéderait au rachat d’environ 354,3 millions de dollars du montant principal de ses obligations à 9,875 % arrivant échéance en 2032, selon un avis publié sur la Bourse de Londres.
Le prix d’achat a été fixé à 947,50 dollars pour 1 000 dollars de valeur nominale, pour un montant total de l’offre de rachat s’élevant à 346,0 millions de dollars.
Le pays d’Afrique centrale avait annoncé la semaine dernière une offre de rachat sur ces obligations, ainsi que son intention d’émettre une nouvelle série de titres libellés en dollars.
Le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka (photo), a déclaré que cette opération traduit « la prudence » de la stratégie de financement du gouvernement et vise à renforcer la soutenabilité de la dette à moyen et long terme. L’opération devrait également permettre de diminuer de 214 millions $ les remboursements de principal prévus entre 2026 et 2030.
UBA lance une plateforme pour dynamiser le mode de vie des Africains à l’échelle mondiale
La banque africaine d’envergure mondiale, United Bank for Africa (UBA) Plc, a dévoilé une plateforme bancaire et d’investissement dédiée à la diaspora, conçue pour servir les Africains vivant et travaillant à travers le monde ainsi qu’au sein du continent.
Responsable Stratégie, Recherche et Relations Investisseurs chez Africa Prudential, Joshua Omewah ; Directeur Groupe, Ventes, Fidélisation et Croissance chez AVON, Ajibola Bakare ; Directrice Générale de UBA Pension, Blessing Ogwu ; Responsable Banque Diaspora, Anant Rao ; Directrice Marketing du Heirs Insurance Group, Ifesinachi Okpagu ; Responsable Développement Commercial chez United Capital, Onyinye Osunwoke ; et Directeur Exécutif d’Afriland Properties, Olukayode Odebiyi, lors du panel UBA intitulé : « Au-delà des services bancaires : dynamiser le mode de vie de la diaspora », tenu à UBA House Marina, à Lagos, jeudi.
La plateforme, lancée en collaboration avec des partenaires majeurs de l’écosystème, notamment United Capital, Africa Prudential, UBA Pensions, Afriland Properties, Heirs Insurance Group et Avon Healthcare Limited, représente une étape majeure dans la redéfinition des services bancaires destinés à la diaspora, en dépassant le simple cadre des transferts de fonds pour s’orienter vers la création de richesse structurée et l’investissement à long terme.
Lors du lancement, organisé au siège de UBA à Lagos sous le thème : « Au-delà des services bancaires : dynamiser le mode de vie des Africains du monde », tous les représentants des entreprises partenaires étaient présents pour présenter une plateforme intégrée allant au-delà des transferts d’argent, afin d’inclure la création de richesse, la protection et la prospérité à long terme.
S’exprimant à cette occasion, le Responsable de la Banque Diaspora de UBA, Anant Rao, a décrit l’initiative comme un changement stratégique dans la manière dont l’Afrique engage ses citoyens à l’échelle mondiale.
« Pendant des décennies, l’engagement de l’Afrique envers sa diaspora s’est largement concentré sur les transferts de fonds. Aujourd’hui, nous allons au-delà. Cette plateforme marque le passage de simples transferts d’argent à un écosystème financier où les Africains du monde entier peuvent effectuer leurs opérations bancaires, réaliser des paiements, investir, protéger leurs familles et bâtir un patrimoine à long terme de manière fluide », a-t-il déclaré.
M. Rao a souligné que les flux de transferts de la diaspora africaine dépassent 100 milliards de dollars par an, ce qui en fait l’une des sources de capitaux les plus résilientes et constantes pour le continent.
« Le capital de la diaspora n’est pas seulement un flux financier — c’est un partenaire stratégique de croissance pour l’Afrique.
Notre rôle est de fournir une plateforme de confiance qui transforme ce capital en investissements structurés et en prospérité partagée à travers le continent. »
L’objectif est de proposer une plateforme regroupant des offres répondant aux multiples besoins des Africains du monde, notamment les services bancaires et les paiements, les investissements, les services de titres, la gestion d’actifs, les assurances, les retraites et l’immobilier.
Grâce à cet écosystème coordonné, les clients de la diaspora peuvent accéder à des solutions financières multisectorielles via une plateforme unique et fiable, leur permettant de gérer leur vie financière et leurs engagements familiaux au-delà des frontières avec simplicité et transparence.
La Directrice Groupe Marketing et Communication Institutionnelle de UBA, Alero Ladipo, a insisté sur l’importance de la collaboration pour offrir une expérience diaspora fluide.
« L’Africain moderne est un citoyen du monde — mobile, ambitieux et profondément attaché à son pays d’origine. Qu’il vive en Afrique, en Europe, dans les Amériques ou au Moyen-Orient, il doit exister un lien financier structuré et sécurisé avec son pays d’origine. Cette plateforme garantit que les Africains, où qu’ils soient, restent économiquement connectés au continent avec confiance et transparence. »
Les partenaires de l’écosystème ont mis en avant la demande croissante des Africains de la diaspora pour des opportunités d’investissement structurées, un accès sécurisé à la propriété immobilière, des solutions d’assurance et une planification financière à long terme.
United Capital a présenté des produits d’investissement accessibles à l’échelle mondiale, conçus pour offrir des opportunités de création de richesse gérées de manière professionnelle et transparente.
Afriland Properties a mis l’accent sur des parcours d’investissement immobilier structurés et bien gouvernés pour les clients de la diaspora.
Heirs Insurance a souligné des solutions de protection pour la vie et les actifs, tandis qu’Avon Healthcare Limited a présenté des solutions d’accès aux soins et d’assurance santé pour les familles au-delà des frontières.
Africa Prudential et UBA Pension ont réaffirmé leur engagement en faveur de solutions numériques de gestion d’investissement et d’épargne-retraite à long terme, conçues pour soutenir la participation de la diaspora aux marchés de capitaux africains.
Ensemble, les partenaires ont souligné leur engagement commun à offrir aux Africains de la diaspora des parcours financiers crédibles, transparents et gérés de manière professionnelle.
M. Rao a également rappelé la philosophie directrice de l’Africapitalisme, promue par le fondateur et président du conseil d’administration de UBA, M. Tony O. Elumelu, CFR.
Il a expliqué que l’Africapitalisme repose sur la conviction que le secteur privé africain doit jouer un rôle de premier plan dans le développement du continent en réalisant des investissements à long terme générant à la fois des rendements économiques et un impact social.
Alors que l’Afrique continue de se positionner comme l’une des régions de croissance les plus dynamiques au monde, UBA estime que la mobilisation des capitaux de la diaspora par le biais d’institutions financières de confiance sera essentielle pour façonner la prochaine phase de développement du continent.
« L’Afrique sera de plus en plus financée par les Africains eux-mêmes, y compris ceux de la diaspora », a ajouté M. Rao. »
« Notre responsabilité est de construire l’infrastructure financière de confiance qui rend cela possible. »
« Lorsque les citoyens africains du monde investissent en Afrique, la croissance devient inévitable », a-t-il conclu.
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Le ministre d’État, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale est décédé des suites de maladie.
Son décès survient en Turquie où il se trouvait pour des soins, lesquels ne parviendront pas à le sauver du repos éternel après de longues années de services rendus à la nation congolaise. Firmin Ayessa s’en est allé laissant le Congo dans la tristesse. Âgé de 74 ans, le haut commis de l’État a consacré des décennies à servir le pays d’abord en qualité de journaliste, puis en qualité d’homme politique et de personnalité administrative.
Il a débuté sa carrière de journaliste après ses études supérieures en lettres à l’Université de Brazzaville et ses études en communication à l’Université de Bordeaux en France. L’expérience acquise et son ouverture dans l’exercice du métier l’ont conduit à occuper des postes dans l’administration publique en commençant par le domaine de la communication et de l’information. De directeur des programmes à Radio-Congo, il passe conseiller en communication à l’ambassade du Congo à Paris, puis directeur du cabinet du ministre de l’Information, des Postes et Télécommunications, directeur général de l’Agence congolaise d’information, conseiller en communication du président de la République.
Membre du Parti Congolais du Travail (PCT) depuis 1984, il accède au Comité central dudit parti en 1990 et au Bureau politique en 2006. Son militantisme a davantage pesé pour sa progression au sein de l’administration publique congolaise. Outre des postes de responsabilités déjà évoqués, il en a occupé d’autres au sein de la présidence : directeur du Cabinet civil, directeur du Cabinet adjoint du Cabinet du président de la République chargé de la communication, puis ministre d’État, directeur du cabinet du président de la République, de 2002 à 2007.
Bien que distancé des services de la présidence et du gouvernement, il sera nommé à d’autres fonctions au sein de l’équipe gouvernementale en 2017. Il est Vice-Premier ministre chargé de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale. En 2021, il est nommé ministre d’État, gardant le département ministériel chargé de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale.
En dehors des fonctions administratives, son engagement politique au sein du PCT lui a ouvert les portes de l’Assemblée nationale dès 2002. Le natif d’Ondza Makoua a été élu député à plusieurs reprises. C’est donc un homme pétri d’expérience que la République perd.
La direction générale des affaires électorales a bouclé la réception des dossiers de candidatures comme prévoit la loi. Pour l’élection présidentielle du 15 mars 2026, sept candidats ont déposé leurs dossiers.
Le processus électoral entame la phase décisive en République du Congo. Au terme de la période consacrée à la déclaration des candidatures, sept personnalités ont manifesté leur engagement de participer au scrutin en tant que candidats. La compétition commence déjà avec l’examen de leurs dossiers, lequel aboutira, par décision de la Cour constitutionnelle, à la rétention des candidats définitifs.
En attendant cette décision, Denis Sassous Nguesso président sortant, 82 ans dont 40 au pouvoir, brigue un nouveau mandat. Il vient de passer avec succès l’épreuve du contrôle sanitaire à la Cour constitutionnelle. Épreuve à l’issue de laquelle il a été déclaré mercredi dernier apte à exercer les fonctions présidentielles. Le résultat médical valide ainsi le premier niveau de sélection qui n’engage pas encore les performances électorales, lesquelles exigent une compétition à la base, selon les principes démocratiques. Et à laquelle l’homme d’État s’apprête à participer face à six adversaires tant bien que mal connus, qui s’avancent en tant qu’opposants mais en rang dispersé.
Parmi eux, certaines figures sont bien connues de la scène politique congolaise pour avoir déjà à plusieurs reprises, challengé le président sortant au cours d’une élection. Joseph Kignoumbi Kia Mboungou est à sa cinquième tentative. Après 2002, 2009, 2016 et 2021, le moment est arrivé pour lui, de capitaliser sur la base de son expérience et de sa connaissance du Congo et des habitudes des Congolais. Tout comme lui, Anguios Nganguia Engambé va prendre part au scrutin pour la quatrième fois consécutive. Opposant du régime durant ces dernières décennies, il s’engage à offrir aux fidèles du changement la victoire à travers les urnes. Dave Mafoula revient aussi après l’expédition de 2021 tout comme l’universitaire spécialiste des questions de droit Vivien Manangou. L’ancien député Zinga Mabio Mavoungou aussi en lice lorgne le fauteuil présidentiel.
La surprise de cette liste de candidats à la candidature est le jeune Melaine Destin Gavet Eléngo. Âgé de 35 ans, il est ingénieur géologue pétrolier, investi à l’élection par le Mouvement républicain (MR). Il incarne la jeunesse qui ose prendre la gouvernance du pays en main.
Ces sept candidats, au cas où ils sont retenus par la Cour constitutionnelle, vont animer la scène politique, leurs états-majors avec, jusqu’au 15 mars 2026.
Cependant, l’absence des deux partis politiques considérés comme les principaux de l’opposition, l’UPADS et Ludh-Yuki, interroge sur le véritable enjeu de cette élection. Cette absence révèle déjà un certain déséquilibre des forces en présence amenant les observateurs à ranger le prochain scrutin dans la liste des élections qui se succèdent selon la démocratie à l’africaine qui consiste pour le camp sortant à organiser l’élection pour ne pas la perdre. Les derniers scrutins au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Gabon, en RCA et celui qui aura lieu au Bénin le 12 avril prochain, en sont quelques illustrations déplorables.
L’annonce du directeur du cabinet du ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille, Paul MALIE, est contenue dans un communiqué de presse en date du 11 février 2026.
Pour sa première offre publique d’obligations internationales, la République du Congo a réussi l’émission d’obligations d’un montant de 700 millions de dollars américains, soit 382 milliards 900 millions de FCFA. Le montant est assorti d’un coupon de 9,5% et remboursable sur une échéance fixée au mois de janvier 2035 selon un amortissement progressif en cinq tranches égales à partir de 2031. D’après le gouvernement, la transaction confirme, le retour de l’État congolais sur le marché des capitaux et matérialise la confiance des investisseurs internationaux vis-à-vis de la stratégie économique et financière.
L’enveloppe issue de l’émission est destinée au financement du rachat partiel de l’obligation internationale qui arrive à échéance en 2032. Une autre partie servira à rembourser les lignes de dettes de marché sous-régional dont l’échéance est fixée en mars 2026. Selon le ministre des Finances, Christian YOKA, les produits de cette transaction aident le gouvernement à renforcer le profil de la dette publique en allongeant la maturité moyenne du portefeuille de ladite dette.
L’État congolais procède à la levée de ces fonds après les émissions de novembre et décembre 2025 et se félicite d’avoir bénéficié de la plus longue échéance jamais atteinte ainsi que de la baisse de 200 points par rapport aux précédentes opérations. L’émission a été possible grâce à la mobilisation de 60 investisseurs. L’opération marque « le passage du Congo à une nouvelle étape de sa stratégie de financement. L’intérêt manifesté par une base diversifiée d’investisseurs internationaux constitue un nouveau vote de confiance confirmant la pertinence d’une politique fondée sur la discipline, la crédibilité et la transparence », a déclaré le ministre des Finances au terme de la transaction.
La première édition de la Grande foire agricole du Congo (GFAC) a lieu du 5 au 15 février 2026, dans le village de Bambou-Mingali, situé à environ 60 kilomètres de la capitale, Brazzaville.
Placée sous le thème « Le progrès par la terre, l’unité par le travail », elle s’inscrit dans la vision des autorités congolaises de faire de l’agriculture un pilier du développement économique, de la sécurité alimentaire et de la création d’emplois.
La foire rassemble des acteurs publics et privés, des producteurs agricoles, des investisseurs, des partenaires techniques et financiers, ainsi que le grand public. Elle met en lumière le potentiel agricole national à travers des expositions de productions végétales et animales, des démonstrations de technologies agricoles modernes : mécanisation, irrigation, itinéraires techniques, et des conférences animées par des experts nationaux et internationaux, ainsi qu’un espace dédié aux échanges B2B.
Financé par la Banque à hauteur de 80 millions d’euros soit 52 476 560 000 FCFA et mis en œuvre par le gouvernement congolais, ce projet vise à transformer structurellement le secteur agricole en renforçant la productivité, la transformation locale, l’accès aux marchés et le partenariat public-privé. Le Groupe de la Banque africaine de développement participe à cette dynamique à travers le Projet de développement intégré de chaîne de valeur agricole au Congo (Prodivac).
« La Grande foire agricole du Congo illustre une ambition claire : faire de l’agriculture un moteur de souveraineté alimentaire, de création d’emplois et de croissance inclusive, a déclaré Léandre Bassolé », Directeur Général de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale. « À travers PRODIVAC, nous accompagnons concrètement cette vision, en soutenant des chaînes de valeur structurantes, de la production à la transformation, au bénéfice des producteurs, des jeunes et des femmes. Les résultats présentés sur ce stand traduisent l’impact réel de notre engagement aux côtés du gouvernement congolais », a-t-il ajouté.
Le projet PRODIVAC rentre dans la vision de l’Agenda pour la transformation agricole au Congo (ATAC), l’un des piliers du Plan National de Développement (PND) 2022-2026 dont l’objectif est la diversification économique et la sécurité alimentaire. PRODIVAC appuie le développement de filières agricoles prioritaires (maïs, manioc, soja), la transformation structurelle, l’appui à la mécanisation, le soutien aux producteurs à travers les zones agricoles à forte productivité (ZAP), les coopératives et les PME agroalimentaires pour la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.
« La transformation du secteur agricole est un chantier de long terme. Le PRODIVAC s’inscrit dans cette dynamique en apportant des solutions adaptées et durables, en cohérence avec les priorités du gouvernement congolais et les objectifs de la Banque africaine de développement », a indiqué Marcel Dieudonné Nzemba, Coordonnateur du projet.
Le président du parti politique de l’opposition La Chaine en a fait la déclaration ce mardi 10 février 2026 au cours d’une conférence de presse.
Pour la cinquième fois, l’homme politique Joseph Kignoumbi Kia Mboungou va se présenter à l’élection présidentielle au Congo. L’opposant au régime de Brazzaville s’est adressé au peuple congolais ce mardi pour exprimer son intention de se lancer à la course pour la magistrature suprême. Dans sa déclaration, l’homme politique a mis en avant son ancienneté ainsi qu’un « immense sens de responsabilité » et son « amour inconditionnel pour le Congo ». Se basant sur ces motivations, il officialise l’annonce de sa « candidature à l’élection présidentielle de mars 2026 ».
L’homme s’engage ainsi à mobiliser son expérience politique acquise ces deux dernières décennies au fil des compétitions électorales. Il a été candidat à la présidentielle en 2002, en 2009, en 2016 et en 2021. Mais il n’a pas concrétisé son ambition de diriger le Congo. Il revient en 2026 avec un engagement renouvelé de faire mieux que par le passé.
Selon lui, « les tentatives passées n’ont pas été vaines. Elles m’ont permis de parcourir notre pays, d’écouter et de dialoguer avec chaque génération, de comprendre les besoins criants de nos communautés rurales et urbaines. J’ai vu de mes propres yeux le potentiel immense de notre pays mais aussi les obstacles qui freinent son développement. Cette expérience multiple me donne une vision claire, précise et sans illusion des leviers à actionner pour transformer le Congo », a-t-il expliqué.
Fort de cette expérience, il participera à l’élection présidentielle avec à l’idée la rupture pour une nouvelle gouvernance du Congo. Le candidat va à la conquête du pouvoir pour être admis au service du peuple. C’est pourquoi il sollicite non pas sa victoire personnelle, mais « la victoire du peuple afin de briser les chaînes de la résignation en gouvernant » avec les Congolais et pour les Congolais, a déclaré l’opposant, qui devra dans cette compétition, faire face au candidat de la majorité présidentielle, Denis Sassou Nguesso.
L’inauguration a eu lieu au cours d’une cérémonie organisée le 09 février 2026 dans le premier arrondissement de la ville de Pointe noire.
Le marché Ndji Ndji situé dans la capitale économique du Congo dispose déjà d’une infrastructure à la hauteur de la ville comme celles qui se trouvent déjà à Brazzaville, à Oyo, ou encore à Dolisie. Le président de la République, Dénis Sassou Nguesso, a procédé lundi à l’inauguration de ce marché qui affichait une image de précarité ces derniers temps. Et que la présidente du Conseil départemental municipal, maire de Pointe-Noire, Evelyne Tchitchelle, qualifie aujourd’hui de « solidement bâti » au terme des travaux effectués par la société Franco Villarecci pour un coût global de plus de 15 milliards de francs CFA.
Bâti sur une superficie de 11 150 mètres carrés, le marché modernisé comprend deux modules superposés permettant à 5 200 personnes au moins d’exercer des activités commerciales dans un cadre propice. Il est reparti en boutiques, cybercafés ; est doté d’une infirmerie et d’une unité de production de pains de glaces. On y trouve aussi des bureaux, des entrepôts, des locaux techniques, des équipements de mobilité, un poste de police, une salle de réunion, une garderie d’enfants, des parkings, une bâche à eau de 60 000 litres entre autres.
Au cours de la cérémonie d’inauguration, le délégué général aux Grands Travaux, Oscar Otoka a déclaré que l’inauguration de ce marché « n’est pas seulement la livraison d’un ouvrage, mais surtout la naissance d’un nouveau moteur économique » dans la ville de Pointe noire. Dans ce sens, suite à la modernisation du marché, les vendeurs pourront écouler les produits, les acheteurs pourront s’en procurer « dans des conditions salubres », a déclaré Claude Alphone Nsilou, ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation.
Les deux Congo ont validé, jeudi 5 février, à Kinshasa, un accord bilatéral sur l’application d’un régime fiscal commun, destiné à encadrer la gestion de cette infrastructure stratégique.
Des experts de la République démocratique du Congo et de la République du Congo ont validé, jeudi 5 février à Kinshasa, un accord bilatéral sur l’application d’un régime fiscal particulier commun, destiné à encadrer la gestion du pont route-rail qui les reliera.
Les travaux d’élaboration de cet accord ont mobilisé, pendant quatre jours, des experts des deux rives du fleuve Congo, réunis dans les locaux de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) à Kinshasa.
Pour la cheffe de la délégation de Brazzaville, Caddy Elisabeth Ndala, la validation de cet accord constitue « une étape majeure » dans la réalisation du pont route-rail, appelé à jouer un rôle clé dans l’intégration économique entre les deux États. La République du Congo était représentée par la coordonnatrice des marchés publics à la Délégation générale des Grands Travaux, accompagnée de quatre experts spécialisés dans les domaines fiscal, douanier et juridique.
Du côté congolais (RDC), le directeur général de l’ACGT, Nico Nzau Nzaua salué « un pas important » franchi par le projet, soulignant l’engagement des deux pays à lever les obstacles techniques et fiscaux susceptibles de freiner sa mise en œuvre. Plusieurs délégués des régies financières, notamment la DGI, la DGDA et la DGRAD, ont activement contribué aux échanges en apportant leur expertise sur l’ensemble des taxes, impôts et droits liés au projet.
Le pont route-rail Kinshasa–Brazzaville ambitionne de renforcer l’intégration économique entre la RDC et le Congo, de stimuler les échanges commerciaux, de faciliter la mobilité des personnes et des biens, et d’ouvrir davantage les deux pays au reste du continent africain.
La rencontre s’est achevée sous la présidence du directeur général de l’ACGT, point focal du projet pour la RDC, scellant ainsi une nouvelle dynamique de coopération entre les deux États, unis par la volonté de faire de ce pont un véritable levier de développement régional.
L’événement a pour objectif de renforcer l’autosuffisance alimentaire, de stimuler la consommation des produits locaux.
Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a procédé, jeudi 05 février 2026, au lancement officiel de la première édition de la Grande foire agricole du Congo (GFAC), à Bambou Mingali, localité située à une soixantaine de kilomètres au nord de Brazzaville. Cet événement s’inscrit dans la volonté des autorités de promouvoir l’autosuffisance alimentaire, de stimuler la consommation des produits locaux et aussi de réduire significativement les importations.
Organisée du 5 au 15 février par le ministère de l’Agriculture, la GFAC se tient sous le thème évocateur : « Le progrès par la terre, l’unité par le travail ». Elle réunit des producteurs agricoles issus des zones agricoles protégées de l’ensemble des départements du pays, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des chercheurs et experts du secteur agricole.
Au-delà de la mise en valeur des produits agricoles locaux, cette foire vise à attirer les investissements dans le secteur, à favoriser le partage d’expériences et d’innovations, et à renforcer durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Elle entend également encourager une saine concurrence entre les acteurs agricoles nationaux, moteur essentiel du développement socio-économique du Congo.
Plusieurs activités marquent cette première édition, notamment des expositions-ventes des produits issus de la terre, des démonstrations de techniques agricoles modernes, ainsi que des conférences et ateliers thématiques. Ces échanges porteront entre autres sur l’agriculture, l’élevage, la pêche et les changements climatiques, dont les effets négatifs sur les rendements agricoles préoccupent de plus en plus les producteurs.
Dans une déclaration adressée à la nation, le chef de l’État a justifié sa décision par la volonté de poursuivre les réformes engagées au cours de son mandat.
Le président sortant, Denis Sassou N’Guesso a annoncé officiellement sa candidature à l’élection présidentielle de 2026. Une annonce qui mettre ainsi fin aux spéculations qui entouraient sa position à quelques mois du scrutin.
Dans une déclaration solennelle adressée à la nation, le chef de l’État a justifié sa décision par la volonté de poursuivre les réformes engagées au cours de son mandat. Il a mis en avant les acquis enregistrés dans plusieurs secteurs clés, notamment la gouvernance, les infrastructures, la sécurité et le développement économique, tout en reconnaissant les défis qui restent à relever.
Le président candidat a appelé à l’unité nationale et à un climat politique apaisé, exhortant l’ensemble des acteurs à privilégier un débat démocratique responsable et respectueux. « Notre pays a besoin de stabilité, de cohésion et de continuité dans l’action publique », a-t-il déclaré, invitant les citoyens à participer massivement au processus électoral.
Cette déclaration intervient dans un contexte politique marqué par la mobilisation progressive des partis et des candidats potentiels. Plusieurs formations politiques ont déjà annoncé leur intention de présenter des candidats, augurant d’une compétition électorale qui s’annonce intense.
Conformément au calendrier électoral, la campagne présidentielle va s’ouvrir 28 février 2026, sous la supervision des institutions compétentes. Les électeurs seront ainsi appelés à se prononcer sur les différents projets de société proposés, dans un scrutin présenté comme déterminant pour l’avenir du pays.
Organisée par l’Association technique internationale des bois tropicaux (Atibt), cette rencontre a réuni les principaux acteurs de la chaîne de valeur du bois domestique, ainsi que les administrations concernées.
Pointe-Noire a récemment accueilli un atelier multi-acteurs consacré à la construction d’un marché intérieur du bois légal et durable en République du Congo. Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre du projet Marché intérieur du bois (MIB Congo), financé par l’Union européenne. À travers ce programme, l’Atibt entend structurer et dynamiser la filière nationale du bois afin de la rendre à la fois compétitive, durable et inclusive.
Le projet vise notamment à renforcer l’approvisionnement du marché domestique en bois légal, tout en favorisant des partenariats économiques gagnant-gagnant entre les grandes entreprises forestières, les très petites et moyennes entreprises (TPME) et les artisans du bois.
L’atelier avait pour principaux objectifs de préparer les grandes entreprises à l’approvisionnement du marché intérieur en bois légal, de sensibiliser les acteurs aux sources potentielles d’approvisionnement du marché domestique et de promouvoir l’utilisation des essences moins connues. Les discussions ont également porté sur la valorisation des sciages de courtes longueurs, le développement de nouveaux produits transformés, tels que les panneaux lamellés-collés, ainsi que sur la récupération et la transformation des rebuts issus de l’exploitation forestière et des unités industrielles.
« Le projet MIB Congo est une étape clé pour bâtir une filière bois nationale durable, compétitive et inclusive. En reliant les grandes entreprises aux TPME et aux artisans, il ouvre la voie à un marché intérieur structuré, créateur de valeur et respectueux de l’environnement », ont souligné les organisateurs.
Les travaux se sont articulés autour de deux présentations majeures, portant respectivement sur le renforcement des connexions commerciales entre grandes entreprises et TPME, et sur les sources alternatives d’approvisionnement du marché domestique, notamment les sous-produits de l’exploitation forestière et de la transformation industrielle.
Les échanges ont permis de mettre en lumière plusieurs défis persistants, parmi lesquels la faible implication des grandes entreprises dans le marché intérieur du bois, l’insuffisance de leurs produits sur le MIB, les coûts élevés des produits transformés, les difficultés liées à la légalisation des scieurs artisanaux, l’accès limité aux bois débités séchés, la normalisation des produits, les coûts de transport, la rareté des transporteurs agréés et la lourde parafiscalité supportée par les TPME.
À l’issue des débats, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment l’accélération de l’élaboration des textes réglementant l’exploitation des petits permis forestiers, la vulgarisation continue des textes encadrant l’exploitation du bois domestique, ainsi que l’incitation des grandes entreprises à s’impliquer davantage dans le développement du marché intérieur du bois à travers la mise à disposition de leurs produits et sous-produits de sciage.
Les participants ont également préconisé la promotion des rebuts issus de l’exploitation forestière et de la première transformation, la mise en place de mesures incitatives en faveur des acteurs de la chaîne de valeur, ainsi que l’instauration d’un mécanisme de normalisation des produits bois semi-finis et finis, afin de renforcer la compétitivité et la durabilité de la filière bois congolaise.
La décision a été rendue publique à travers une lettre adressée, le 2 février, au chef de file de l’opposition, Pascal Tsaty-Mabiala, par le président du PRL, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes.
Le Parti républicain et libéral (PRL) a officiellement annoncé son retrait du cartel de l’Opposition politique congolaise (OPC). Dans une correspondance, le dirigeant du PRL informe sans ambiguïté de la rupture avec l’OPC, précisant que ce retrait prend effet immédiatement. « Par la présente, nous avons l’avantage de vous informer officiellement de la décision du PRL de se retirer du cartel dénommé Opposition politique congolaise, avec effet immédiat, à compter de ce jour, 2 février 2026 », a-t-il écrit.
Selon Nicéphore Fylla Saint-Eudes, cette décision est le fruit d’une réflexion approfondie. Elle s’explique notamment par une inadéquation des visions idéologiques ainsi que par des désaccords stratégiques dans les approches politiques au sein du regroupement. Des divergences qui, au fil du temps, ont rendu difficile la poursuite d’une action commune.
Malgré cette séparation, le président du PRL a tenu à saluer le travail réalisé durant la période de collaboration avec l’OPC. Il a également formulé des vœux de réussite à ses anciens partenaires politiques pour la suite de leurs ambitions, tout en réaffirmant l’engagement de son parti à assurer une transition ordonnée. « Conformément à nos engagements, nous prendrons les mesures nécessaires pour assurer une transition ordonnée, dans la perspective de nos aspirations », a-t-il souligné.
En visite officielle à Brazzaville, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a été reçu le 2 février par son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, au Palais du peuple.
Arrivé en fin d’après-midi, le chef de l’État sénégalais a été accueilli dans la salle des ambassadeurs, cadre solennel choisi pour des échanges approfondis portant sur les grandes questions bilatérales, régionales et continentales. Les deux dirigeants ont passé en revue plusieurs axes de coopération susceptibles d’être renforcés, notamment dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie, de l’éducation, de la culture, des hydrocarbures, ainsi que d’autres secteurs stratégiques. Ces discussions ouvrent la voie à la conclusion de nouveaux accords destinés à dynamiser les échanges et à soutenir le développement économique des deux pays.
Les enjeux sécuritaires en Afrique ont également occupé une place centrale dans les entretiens. Denis Sassou N’Guesso et Bassirou Diomaye Faye ont échangé sur les zones de tension persistantes, en particulier dans l’Est de la République démocratique du Congo et au Soudan, tout en évoquant les défis communs auxquels le continent est confronté. À cet égard, les deux chefs d’État ont abordé les attentes liées au 39ᵉ sommet de l’Union africaine, prévu ce mois de février à Addis-Abeba, en Éthiopie.
Les discussions ont par ailleurs porté sur l’actualité diplomatique africaine, notamment la candidature de l’ancien président sénégalais, Macky Sall, au poste de secrétaire général des Nations unies, une initiative qui pourrait bénéficier d’un large soutien au sein du continent africain.
À l’issue de cet entretien en tête-à-tête, le président Denis Sassou N’Guesso a offert un dîner officiel à son homologue sénégalais, symbole de l’excellence des relations d’amitié, de solidarité et de coopération qui unissent le Congo et le Sénégal.
Dans le cadre d’une visite officielle prévue le 2 février, le président de la République du Sénégal, est attendu à Brazzaville, où il s’entretiendra avec son homologue congolais, Denis Sassou-N’Guesso.
Les échanges entre les deux chefs d’État porteront à la fois sur l’état de la coopération entre leurs pays et sur plusieurs enjeux régionaux majeurs, notamment la situation politique et sécuritaire en Guinée-Bissau.
Sur le plan bilatéral, la visite du président Bassirou Diomaye Faye vise à consolider les liens d’amitié et de coopération entre Dakar et Brazzaville, tant sur les plans politique qu’économique. Les discussions aborderont des secteurs stratégiques tels que l’énergie, l’agriculture et les infrastructures, considérés comme des leviers essentiels pour le développement économique et l’amélioration des conditions de vie des populations.
D’autres axes prioritaires ont également été identifiés pour approfondir la coopération, notamment l’assainissement, l’enseignement supérieur, la défense, les finances, le commerce, ainsi que le développement des zones économiques spéciales. Autant de domaines appelés à structurer un partenariat durable, fondé sur des intérêts communs et une vision partagée de l’avenir.
Un accent particulier sera mis sur la coopération énergétique, avec la volonté des deux pays de faciliter un partenariat entre la Société nationale sénégalaise d’électricité (Senelec) et Énergie électrique du Congo (E²C).
Le collège médical est composé du professeur Donatien Moukassa, médecin pathologiste, du docteur Casimir Mabango, médecin anesthésiste-réanimateur, et du docteur Tania Nganga, médecin généraliste.
Le président de la Cour constitutionnelle, Auguste Iloki, a procédé, le 28 janvier à Brazzaville, à l’installation officielle du collège de trois médecins assermentés chargés d’examiner l’état de santé physique et mentale des candidats à l’élection présidentielle prévue les 12 et 15 mars 2026.
Cette installation fait suite à la décision n°001/DDC/EL/PR/26 du 27 janvier 2026. Le collège médical est composé du professeur Donatien Moukassa, médecin pathologiste, du docteur Casimir Mabango, médecin anesthésiste-réanimateur, et du docteur Tania Nganga, médecin généraliste. Ces praticiens ont été désignés par la Cour constitutionnelle pour constater l’aptitude physique et mentale des candidats aux fonctions de président de la République.
À l’issue des examens médicaux, un certificat sera délivré à chaque candidat afin d’attester de son état de santé. Cette exigence est prévue par la Constitution du 25 octobre 2015. À cette occasion, Auguste Iloki a rappelé le rôle central de la Cour constitutionnelle dans le processus électoral, soulignant qu’elle intervient « avant, pendant et après le déroulement de l’élection du président de la République ».
Par ailleurs, l’article 48 de la loi électorale stipule que toute déclaration de candidature à l’élection présidentielle doit être légalisée et comporter, entre autres pièces, un certificat médical délivré par un collège de trois médecins assermentés désignés par la Cour constitutionnelle.
S’adressant aux médecins, le président de la haute juridiction les a exhortés à faire preuve d’une impartialité irréprochable, dans le strict respect du serment d’Hippocrate, du code de déontologie des professionnels de santé et des exigences de leur profession.
Il convient de rappeler que le dépôt des dossiers de déclaration de candidature à l’élection présidentielle est ouvert depuis le 29 janvier et se clôturera le 12 février 2026. Durant cette période, les médecins assermentés recevront les candidats de 10 heures à 14 heures, au siège de la Cour constitutionnelle.
L’infrastructure a été officiellement inaugurée par la ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas.
Conçu et réalisé selon les standards internationaux, ce terminal d’affaires est désormais géré par Jetstream Aviation Congo. Il a pour vocation d’offrir aux investisseurs, diplomates et autres clients VIP des vols spécifiques et directs, à la demande, aussi bien sur le continent africain qu’à l’international. L’ambition affichée est de proposer un service de transport aérien de haut standing, alliant confort, efficacité et sécurité.
Au-delà de son esthétique moderne et de la qualité de ses équipements, le nouveau terminal s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement des capacités d’accueil du Congo en matière d’aviation d’affaires. À travers ce projet, les autorités entendent positionner le pays comme un hub aérien de référence dans la sous-région, capable d’accompagner la mobilité des capitaux, de soutenir l’activité diplomatique et de renforcer l’attractivité économique de Brazzaville.
Pour la ministre de tutelle, l’aboutissement de ce projet constitue un motif de satisfaction et un tournant décisif pour l’aviation civile congolaise. « C’est avec une réelle satisfaction que je m’exprime à l’occasion de l’inauguration du terminal d’aviation d’affaires de l’aéroport Maya-Maya, construit par un opérateur privé. Sa mise en service marque une étape cruciale dans l’essor de notre plateforme aéroportuaire et la modernisation de l’aviation civile congolaise. L’évolution de l’aviation d’affaires répond à des enjeux stratégiques majeurs, car elle facilite la mobilité des investissements, soutient l’activité diplomatique et renforce l’attractivité de notre ville-capitale », a souligné Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas.
Exprimant sa gratitude aux autorités congolaises pour leur accompagnement, le directeur de Jetstream Aviation Congo, Abbas Fawaz, a insisté sur le rôle stratégique que jouera ce terminal dans le développement de l’aéroport international Maya-Maya. « Cette infrastructure s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités, résolument engagées dans la modernisation des infrastructures nationales afin d’offrir aux usagers des services de qualité aux standards internationaux. Elle a été conçue pour répondre aux exigences de confort, de sûreté et de sécurité aérienne, en vue de soutenir le développement économique du Congo », a-t-il déclaré.
Le directeur général des Aéroports du Congo (AERCO), Marcellus Boniface Bongho, bénéficiaire de l’infrastructure, a pour sa part estimé que ce terminal vient consolider le processus de modernisation de l’aéroport international Maya-Maya et renforcer son rayonnement.
La 8ᵉ session de la conférence des présidents du Sénat, tenue en prélude à l’ouverture de la 8ᵉ session ordinaire prévue pour le dimanche 1er février.
La rencontre a été marquée par une communication du gouvernement sur la situation sécuritaire dans les départements du Pool et du Djoué-Léfini. Sans entrer dans les détails, la deuxième secrétaire du Sénat, Elisabeth Mapaha, a indiqué à la presse que cette communication a permis aux membres de la conférence des présidents d’être suffisamment édifiés sur les efforts déployés par le gouvernement pour la préservation de la paix et de la stabilité dans ces deux départements sensibles.
S’agissant de l’ordre du jour de la session à venir, la chambre haute du Parlement a inscrit six affaires à examiner, réparties entre trois affaires anciennes et trois affaires dites classiques. Les affaires anciennes portent notamment sur le projet de loi relatif au Code minier en République du Congo, le projet de loi portant création de l’Autorité nationale des enquêtes et d’analyse pour la prévention des accidents et incidents de l’aviation civile, ainsi que la proposition de loi relative à la santé de la reproduction au Congo.
Les affaires classiques concernent, quant à elles, l’apurement des comptes du Sénat au titre de l’exercice 2025, les séances de questions orales avec débats, ainsi que les questions d’actualité. « Il importe, par ailleurs, de noter que le Sénat est disposé à recevoir du gouvernement de nouvelles affaires en cours de session, en fonction des urgences », a précisé Elisabeth Mapaha.
La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du président du Sénat, Pierre Ngolo, en présence des membres du bureau, des présidents de commissions et de plusieurs représentants du gouvernement.
Les autorités norvégiennes ont annoncé l’inculpation d’une filiale de la société pétrolière norvégienne Petronor ainsi que de deux de ses dirigeants, soupçonnés d’avoir versé plusieurs millions de dollars à des proches du président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, dans le cadre de l’attribution de permis pétroliers offshore.
Selon un communiqué publié lundi à Oslo par l’Okokrim, l’organe norvégien chargé de la lutte contre la criminalité économique, les poursuites concernent des faits présumés de « corruption aggravée ». Les deux personnes mises en cause sont de nationalité norvégienne.
L’enquête a débuté après la détection d’une transaction financière jugée suspecte vers une banque monégasque. Alertée, la Cellule de renseignement financier de Monaco a saisi les autorités norvégiennes, donnant lieu à une vaste coopération judiciaire internationale, impliquant notamment la France et les États-Unis.
Les enquêteurs norvégiens affirment avoir bénéficié d’une aide « substantielle » de ces pays, ce qui leur a permis de mettre en évidence un système de corruption à grande échelle lié à l’obtention de permis pétroliers en République du Congo au cours de la dernière décennie.
Des sociétés congolaises citées dans le dossier
D’après l’acte d’accusation, la société congolaise MGI International, contrôlée par des membres proches de la famille présidentielle, détenait 25 % des parts de la société Hemla E&P Congo (HEPCO), titulaire de la licence pétrolière. Les 75 % restants appartenaient à Hemla Africa Holding.
Les autorités norvégiennes estiment que les dirigeants inculpés ont organisé le versement régulier de dividendes de HEPCO vers MGI International. Ces versements auraient permis, jusqu’en 2024, d’accorder un avantage financier estimé à au moins 24,68 millions de dollars, au bénéfice du président congolais par l’intermédiaire de membres de sa famille proche.
Petronor nie les faits reprochés
Dans un communiqué, la société Petronor rejette catégoriquement les accusations portées contre sa filiale et affirme souhaiter que l’affaire soit examinée de manière approfondie par la justice norvégienne.
L’Okokrim précise toutefois que, bien que les versements évoqués soient présentés comme liés au président du Congo et à ses proches, les autorités norvégiennes n’ont pas compétence pour engager des poursuites contre des personnes ou entités situées en dehors de la Norvège.
Le chef de l’Etat a reçu en audience, samedi 24 janvier en début d’après-midi, son homologue de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Les deux chefs d’État ont eu un tête-à-tête pendant plus de deux heures. À l’issue de cette rencontre, le président congolais de la RDC s’est adressé à la presse pour préciser les motivations de sa visite, avant de regagner Kinshasa dans la soirée.
« Je suis venu présenter mes vœux de Nouvel An au président Denis Sassou N’Guesso et lui apporter tout mon soutien à l’approche de l’élection présidentielle qui se tiendra dans quelques semaines ici au Congo, élection pour laquelle je lui souhaite bonne chance », a déclaré Félix Tshisekedi.
Au-delà de cet échange de civilités, la situation sécuritaire et politique en République démocratique du Congo a occupé une place centrale dans les discussions. Le président Tshisekedi a fait part à son hôte de l’évolution préoccupante du contexte sécuritaire dans l’est de son pays, évoquant le manque d’engagement des « agresseurs » dans la mise en œuvre effective des accords de paix conclus ces derniers mois.
Notons que des accords récemment signés aux États-Unis entre Kinshasa et Kigali peinent encore à produire des effets tangibles sur le terrain. Quant aux combattants de l’AFC/M23, accusés de bénéficier du soutien de l’armée rwandaise, ils continuent d’occuper plusieurs zones stratégiques des provinces du Nord et du Sud-Kivu, conquises à l’issue de violents affrontements avec les forces armées congolaises il y a environ un an.
Dans ce contexte, le président Félix Tshisekedi a salué l’expérience et le rôle de médiateur reconnu du président Denis Sassou N’Guesso sur la scène internationale. « J’ai tenu à prendre conseil auprès du président Sassou N’Guesso, dont l’expertise en matière de prévention et de résolution des conflits est largement reconnue », a-t-il souligné.
Cette rencontre illustre la volonté des deux États voisins de renforcer leur coopération politique et diplomatique.
Le processus électoral en vue de l’élection présidentielle de 2026 en République du Congo est entré dans une phase décisive.
Dans un arrêté rendu public le 23 janvier à Brazzaville, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, a fixé la période de dépôt des dossiers de déclaration de candidature du 29 janvier au 12 février 2026.
Conformément au calendrier électoral établi, l’élection présidentielle se tiendra en deux temps : le 12 mars 2026 pour le vote anticipé de la force publique, et le 15 mars 2026 pour le vote général sur l’ensemble du territoire national. Les potentiels candidats disposent ainsi d’un délai de deux semaines, à compter du 29 janvier, pour déposer leurs dossiers auprès de la Direction générale des affaires électorales (DGAE).
Dans son arrêté, le ministre de l’Intérieur précise que « tout candidat à l’élection du président de la République fait une déclaration de candidature légalisée en quatre exemplaires ». Cette déclaration doit être accompagnée d’un ensemble de pièces administratives et légales exigées par la loi électorale.
Parmi les documents requis figurent notamment une déclaration de moralité fiscale, un récépissé de versement au Trésor public d’un cautionnement de 25 millions de francs CFA, non remboursable, ainsi qu’un certificat médical délivré par un collège de trois médecins assermentés par la Cour constitutionnelle. Les candidats doivent également fournir un spécimen de signature et un casier judiciaire (volet n°2).
Avec l’ouverture officielle de cette période de dépôt des candidatures, la scène politique congolaise s’apprête à entrer pleinement dans l’arène électorale.
Présenté et adopté en Conseil des ministres le 20 janvier à Brazzaville, le projet de loi portant organisation du système éducatif en République du Congo marque une étape majeure dans la transformation de l’école congolaise.
Inscrite parmi les points majeurs examinés lors du Conseil des ministres tenu sous l’autorité du Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, cette réforme a été présentée au public par le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla. Elle entend renforcer la qualité, l’équité et la performance du système éducatif national, en phase avec les mutations sociales, économiques et pédagogiques du pays.
Fruit des travaux des États généraux organisés du 25 au 29 janvier 2024, le projet de loi vient remplacer la loi n°25-95 du 17 novembre 1995, devenue inadaptée face aux nouveaux défis éducatifs. « Il s’agit d’adapter notre système éducatif aux exigences actuelles de qualité, d’équité et de performance », a souligné Thierry Moungalla, rappelant l’esprit de consensus qui a guidé l’élaboration du texte.
Parmi les innovations majeures figure la généralisation de l’éducation préscolaire, avec l’instauration du caractère obligatoire de la troisième année. Cette mesure stratégique vise à consolider les bases de l’apprentissage dès le plus jeune âge. Le cycle primaire est quant à lui réaménagé et ramené à une durée de cinq ans, avec l’introduction d’un cours préparatoire unique, en remplacement des CP1 et CP2.
Autre évolution notable : le Certificat d’études primaires (CEP) remplace désormais le Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) et devient le diplôme officiel sanctionnant la fin du cycle primaire. Dans la même dynamique de réforme, le contrôle continu est instauré en classe de CM2, se substituant à l’examen national. Une option qui, selon le gouvernement, « allège le dispositif d’évaluation tout en valorisant le suivi pédagogique continu ».
L’enseignement secondaire général conserve son architecture actuelle, organisée en deux cycles de quatre et trois ans, sanctionnés respectivement par le BEPC et le baccalauréat. Dans l’enseignement technique, l’accès au baccalauréat demeure conditionné par l’obtention du brevet d’études techniques (BET).
Fait marquant de cette réforme, le brevet de technicien supérieur (BTS) est désormais reconnu comme diplôme d’État, renforçant ainsi la crédibilité et l’attractivité des filières professionnelles. Par ailleurs, le système Licence-Master-Doctorat (LMD), déjà en vigueur à l’université Marien-Ngouabi, est étendu à l’ensemble de l’enseignement supérieur, favorisant une meilleure lisibilité et une harmonisation avec les standards universitaires internationaux.
Les nouveaux curricula intègrent également la formation à une citoyenneté responsable, pacifique et patriote, traduisant la volonté des autorités de faire de l’école un creuset de valeurs civiques et républicaines. Le projet de loi clarifie en outre les relations entre l’État et les partenaires publics, privés et techniques, tout en établissant un cadre juridique pour l’organisation des cantines scolaires.
Enfin, la réforme consacre la création d’un Haut Conseil de l’éducation nationale, de la formation et de la recherche, placé sous l’autorité du Premier ministre. Cette instance aura pour mission d’assurer l’orientation stratégique, la régulation et le suivi des politiques éducatives.
Un projet destiné à mieux anticiper, détecter et combattre les menaces sanitaires majeures auxquelles le pays est confronté.
Les autorités congolaises envisagent la création, à Pointe-Noire, d’un Institut national de biologie et de veille sanitaire. L’annonce a été faite mercredi 21 janvier 2026, par le ministre de la Santé et de la Population, Jean-Rosaire Ibara. Selon lui, cette initiative s’inscrit dans un contexte mondial marqué par la pandémie de COVID-19, qui a mis en évidence la vulnérabilité des systèmes de santé face à la persistance des maladies endémiques et à l’émergence de nouveaux agents pathogènes favorisée par la mobilité humaine accrue.
Le futur institut aura pour ambition d’améliorer la réactivité épidémiologique du pays grâce à des outils de diagnostic avancés et performants. Il contribuera également au renforcement de la souveraineté sanitaire et scientifique nationale, en réduisant la dépendance vis-à-vis des structures étrangères pour certaines analyses spécialisées.
Au-delà de la surveillance sanitaire, le projet se veut un pôle d’excellence multidisciplinaire. Il soutiendra la recherche biomédicale, écologique et biotechnologique, tout en jouant un rôle clé dans la formation académique et professionnelle dans le domaine de la santé. Le ministre Jean-Rosaire Ibara a souligné que cette dimension scientifique et pédagogique est essentielle pour bâtir un système de santé résilient et durable.
Concrètement, l’institut devrait abriter un laboratoire central de référence. Celui-ci sera chargé d’analyses biomédicales, toxicologiques, physico-chimiques et microbiologiques, ainsi que de contrôles de qualité et d’expertises dans des secteurs stratégiques tels que la biologie médicale, l’alimentation, la nutrition, la pharmacie, l’eau et l’environnement.
Le Congo, à l’instar de nombreux pays africains, continue de faire face à des défis sanitaires importants, notamment le choléra, la fièvre jaune et la rage. À ces menaces s’ajoutent des pathologies endémiques telles que le paludisme, la tuberculose, l’infection à virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et le syndrome d’immunodéficience acquise (sida), qui nécessitent une surveillance permanente et des capacités de réponse renforcées.
École Les Minimoy, lycée International Français Saint-Exupéry de Brazzaville et The Challenge School sont les trois meilleures écoles privées de la République du Congo selon Schoolbell.net
Schoolbell.net, vient de rendre public son classement 2026 des trois meilleures écoles privées en République du Congo. Selon la plateforme internationale School spécialisée dans la découverte et le classement des établissements scolaires, l’École Les Minimoy, le lycée International Français Saint-Exupéry de Brazzaville et The Challenge School se sont distinguées.
Une sélection basée sur l’analyse de la réputation numérique des établissements, destinée à guider les familles dans leurs choix éducatifs. Ce classement annuel repose sur un score de réputation contextuelle, un indicateur numérique qui évalue la crédibilité, la visibilité en ligne et le niveau de confiance accordé aux écoles par les parents, les éducateurs et la communauté éducative au sens large.
L’objectif de ce classement est d’offrir une lecture comparative claire dans un environnement éducatif de plus en plus concurrentiel. Ces établissements concernés sont des écoles privées indépendantes proposant des cursus variés et une formation à vocation holistique, accueillant aussi bien des élèves locaux qu’internationaux.
« Nous voulons rendre la recherche d’une école plus transparente et plus lisible pour les familles. Ce classement met en avant des établissements dont la réputation numérique constitue un repère de confiance », a expliqué un porte-parole de la plateforme.
Ces établissements se démarquent par une présence numérique solide et une image positive auprès des usagers, des critères désormais essentiels dans l’évaluation de l’offre éducative privée.
Le classement 2026 des écoles privées en République du Congo est accessible en ligne sur le site de Schoolbell.net, offrant aux parents un outil supplémentaire pour orienter leurs décisions d’inscription dans un contexte où la qualité de l’enseignement demeure un enjeu majeur.
Invité de l’émission « 30 jours pour convaincre en toute transparence », le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Emile Ouosso, a dressé un état des lieux du secteur de l’eau potable et de l’électricité au Congo.
Selon le ministre Emile Ouasso, la situation de l’électricité connaît une amélioration notable, notamment grâce à l’acheminement vers Brazzaville du courant produit à Pointe-Noire par la Centrale électrique du Congo. « Pour la consommation quotidienne, l’électricité produite au Congo est suffisante. Le véritable défi reste le transport et la distribution », a-t-il souligné, précisant que des investissements supplémentaires sont nécessaires pour répondre aux besoins des industries, notamment minières.
L’amélioration observée est en grande partie liée à la réhabilitation en cours de la ligne Pointe-Noire–Brazzaville, conduite par la société italienne Eni Congo. Longtemps pénalisée par la vétusté des installations, notamment aux postes de Mindouli (Pool) et Loudima (Bouenza), cette ligne limitait l’acheminement de l’électricité vers la capitale.
Aujourd’hui, la production nationale atteint 770 mégawatts pour des besoins estimés à 600 mégawatts. Le taux d’accès à l’électricité est ainsi passé de 49 % à 59 % en l’espace d’un an. « Près de 80 % de la population congolaise vit à Brazzaville et à Pointe-Noire », a rappelé Emile Ouosso.
Le ministre a également salué les performances de la centrale à gaz de Côte Matève, qui produit 484 mégawatts. Toutefois, sur les 300 mégawatts destinés à Brazzaville, moins de 100 mégawatts parviennent effectivement à destination, les pertes étant dues à un réseau de transport datant de 1982. Des financements de la Banque mondiale et d’Eni, estimés chacun à environ 62 milliards FCFA, ont été mobilisés pour moderniser ces infrastructures.
Abordant la situation du barrage hydroélectrique d’Imboulou, le ministre a reconnu l’état de dégradation avancée de cette infrastructure de 170 milliards FCFA, concédée à un opérateur suisse. Une turbine est à l’arrêt depuis 2018 et certaines installations présentent des risques structurels sérieux. Selon lui, ce déclin est principalement dû à un manque de maintenance, exposant le pays à des poursuites internationales.
Dans le secteur de l’eau potable, Emile Ouosso a rappelé que certaines installations de Brazzaville datent de 1951, notamment dans le centre-ville. Pour pallier les pénuries, le gouvernement a lancé la construction de cinq forages, dont deux déjà opérationnels à la Patte d’Oie et Nkombo. Ceux de Mfilou, Mpissa et Talangaï seront mis en service prochainement.
À Pointe-Noire, de nouveaux forages en cours de construction devraient être opérationnels dès février. Le ministre a toutefois insisté sur l’interdépendance entre l’eau et l’électricité : « Sans courant, les usines d’eau de Djoué et de Djiri s’arrêtent. C’est pourquoi nous livrons la bataille de l’électricité ».
Face aux contraintes budgétaires de l’État, le gouvernement mise désormais sur des partenariats public-privé. Des accords ont été signés avec des partenaires tels que le PNUD et la BAD, sous condition de la poursuite des réformes visant à améliorer la gouvernance et la performance d’E²C et de la LCDE.
Le ministre a également évoqué le Pacte national énergétique, signé à New York, représentant 9 616 milliards FCFA d’investissements. Si les financements existent, l’État congolais doit encore renforcer ses garanties commerciales. « Entre 2000 et 2018, l’État a investi près de 1 500 milliards FCFA dans l’électricité, sans résultats probants. Aujourd’hui, il faut faire appel au capital privé », a conclu Emile Ouosso.
Alors que l’accès au passeport demeure un enjeu majeur pour de nombreux Congolais, un constat pour le moins paradoxal émerge des chiffres officiels du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation.
À ce jour, 3 719 citoyens congolais n’ont toujours pas retiré leurs passeports, pourtant établis et disponibles dans les différentes administrations compétentes.
Ces documents de voyage, indispensables à la mobilité internationale, dorment parfois depuis de très longues années. Selon les données communiquées, trois passeports non retirés remontent à 2002, un à 2012, sept à 2019 et seize à 2020. À partir de 2021, la tendance s’est accentuée de manière progressive, pour atteindre un pic préoccupant en 2025, avec 556 passeports non récupérés en une seule année.
Une situation d’autant plus étonnante que cette même année 2025 a été marquée par une vive crise du passeport, ayant suscité de nombreuses revendications et plaintes de la part des citoyens confrontés aux lenteurs et aux difficultés d’obtention du précieux sésame.
En France, des mesures importantes ont pourtant été mises en place pour faciliter l’accès au passeport CEMAC. Depuis le 15 mars 2018, sous l’impulsion de l’ambassadeur Rodolphe Adada, un centre de capture des données biométriques a été installé à l’ambassade de la République du Congo à Paris. Cette innovation permet aux ressortissants congolais résidant en France d’effectuer leurs démarches sur place, sans avoir à se rendre à Brazzaville. Les données biométriques collectées sont ensuite transmises de manière sécurisée à la préfecture de Brazzaville pour la production des passeports.
Face à la récente hausse du prix du gaz butane, qui a suscité une vive inquiétude au sein de la population, les autorités congolaises ont décidé de reprendre la main afin de rétablir l’ordre sur le marché et de préserver le pouvoir d’achat des ménages.
Présidée par le directeur général de l’aval pétrolier, Richard Ngola, une réunion stratégique s’est tenue avec les sociétés de distribution et de commercialisation du gaz butane. Cette rencontre visait à faire la lumière sur les circonstances entourant l’augmentation des prix et à rappeler les règles strictes encadrant ce secteur sensible.
Au cœur des échanges, la note de service émise par la société FAAKI Congo, à l’origine de la flambée des prix, a été vivement critiquée. Selon Richard Ngola, ce document constitue une « violation flagrante » des textes réglementaires en vigueur. Les autorités ont par ailleurs relevé plusieurs non-conformités dans le contrat liant FAAKI Congo à la société Wing Wah, un manquement qui a conduit le ministre des Hydrocarbures à mettre en place une équipe d’experts chargée d’harmoniser les contrats entre les différents acteurs du secteur.
À l’issue de la réunion, des mesures fermes ont été arrêtées. FAAKI Congo est sommée de publier, dans les plus brefs délais, une note officielle annulant celle relative à l’augmentation des prix du gaz butane. Une concertation interministérielle devra ensuite statuer sur la réouverture des points de vente de la société, fermés à titre conservatoire. En parallèle, une notification officielle constatera la violation de la réglementation, tandis que des discussions seront engagées avec l’ensemble des distributeurs pour la mise en place d’un nouveau mécanisme d’approvisionnement, notamment avec Wing Wah.
Les autorités ont également réaffirmé leur volonté de renforcer les principales sources d’approvisionnement du marché national. À ce jour, le pays s’approvisionne auprès du terminal de Nkossa II exploité par Trident Energy Congo, du site de Banda Kayo opéré par Wing Wah, de la Congolaise de raffinage, ainsi que par des importations. Richard Ngola a rappelé que les prix du gaz butane sont strictement encadrés par un arrêté ministériel, fixant le prix à 200 FCFA le kilogramme au niveau de la distribution et à 512 FCFA pour le consommateur final.
Une rencontre organisée par l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE), s’est ouverte lundi à Brazzaville, réunissant des acteurs publics et privés ainsi que des experts internationaux du numérique.
Prévue pour se poursuivre jusqu’à vendredi 16 janvier 2026, cette concertation vise à poser les bases d’une régulation adaptée aux défis technologiques contemporains. Les échanges portent principalement sur la protection des citoyens dans l’espace numérique, la promotion d’une innovation responsable, la régulation des données et de l’IA, ainsi que le développement d’une finance numérique sûre et inclusive.
Intervenant à l’ouverture des travaux, le directeur général de l’ARPCE, Louis-Marc Sakala, a souligné l’urgence d’une action concertée face à l’évolution rapide des technologies. « Les technologies évoluent plus vite que notre capacité à les réguler », a-t-il déclaré, appelant à une coordination renforcée entre les institutions publiques et les acteurs privés. Selon lui, la régulation de l’intelligence artificielle, de la blockchain, des crypto-actifs et des technologies satellitaires constitue un défi commun qui nécessite une réponse collective.
Pour sa part, le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Léon Juste Ibombo, a rappelé que les données numériques et l’IA sont désormais des ressources stratégiques majeures pour les États. Il a plaidé pour une réponse politique « lucide, cohérente et responsable », à la hauteur des enjeux économiques, sociaux et éthiques liés à ces technologies.
Le ministre a également annoncé qu’une stratégie nationale de l’intelligence artificielle est actuellement en cours d’élaboration. Celle-ci est menée en partenariat avec le Centre africain de recherche en intelligence artificielle et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), avec pour objectif de doter le pays d’un cadre clair et adapté à son contexte.
D’après les initiateurs, ces travaux devraient permettre de dégager une vision partagée et des orientations concrètes en vue de bâtir une régulation numérique intelligente, inclusive et souveraine.
La réunion de détermination des prix des hydrocarbures bruts produits en République du Congo et commercialisés au quatrième trimestre 2025 s’est tenue du 7 au 9 janvier à Pointe-Noire.
Les échanges qui ont meublé les travaux de la réunion de fixation des prix des bruts congolais ont permis de ressortir qu’il y a eu une évolution dans un environnement international exigeant, marqué par une phase de consolidation des marchés pétroliers. Les différentiels observés au cours de la période ont varié entre -3,950 et 1,835 dollars par baril. Les cargaisons ont été négociées selon différents mécanismes, notamment la pricing period, les cinq jours Bill of Lading (BL) ou encore la moyenne mensuelle.
Les moyennes trimestrielles pondérées aux producteurs des différentes qualités de bruts se présentent comme suit :
– le Djeno Mélange s’est établi à 60,665 dollars le baril, avec un différentiel de -2,344 dollars par rapport au Brent daté ;
– le Nkossa Blend a atteint 63,663 dollars le baril, avec un différentiel quasi nul de 0,005 dollar ;
– le Yombo s’est négocié à 63,507 dollars le baril, avec un différentiel de -0,200 dollar ;
– le Nkossa-Butane s’est fixé à 49,986 dollars le baril, sans différentiel par rapport aux cargaisons de Butane North West Europe (NWE) ;
– le Nkossa-Propane a été valorisé à 24,675 dollars le baril, avec un différentiel de -1,618 dollar par rapport au Propane Mont Belvieu.
La moyenne trimestrielle des prix fiscaux des hydrocarbures au quatrième trimestre 2025 s’est établie à 62,612 dollars par baril, enregistrant un différentiel trimestriel de -0,846 dollar.
« Les travaux relatifs à la valorisation des bruts congolais ont permis de confirmer la nécessité d’une approche à la fois réaliste et prospective, fondée sur une lecture fine des conditions du marché et sur une défense cohérente des intérêts nationaux. La moyenne pondérée des bruts congolais, établie à 62,612 dollars le baril, confirme la compétitivité et la robustesse de notre panier dans un environnement concurrentiel et volatil », a déclaré le directeur de cabinet du ministre des Hydrocarbures, professeur Macaire Batchi.
Il convient de rappeler que cette réunion a été organisée par la société Eni Congo, conformément aux dispositions de l’article 9, alinéa 2 des contrats de partage de production. Celles-ci prévoient que, dans les mois suivant la fin de chaque trimestre, l’État congolais et les contractants se réunissent afin de fixer, de commun accord, le prix applicable à chaque qualité d’hydrocarbures produite pour les mois écoulés. La prochaine réunion de détermination des prix est prévue du 8 au 10 avril prochain.