Congo-Architecture : l’OAC et l’UDSN scellent un partenariat

Le président de l’Ordre des architectes du Congo (OAC), Antoine Béli Bokolojoué, et le président de l’Université Denis-Sassou-N’Guesso (UDSN), le Pr Ange Antoine Abena, ont signé, le 13 avril à Kintélé, une convention destinée à renforcer la formation en architecture et urbanisme au Congo.

 

Cet accord vise notamment la relecture et la reformalisation des programmes de l’Institut supérieur d’architecture, urbanisme, bâtiment et travaux publics (ISAUBTP), qui forme depuis plusieurs années de jeunes architectes-urbanistes. Il prévoit également un encadrement accru de la formation continue, ainsi que l’implication active de l’OAC dans la formation des enseignants et la modernisation des cursus.

À travers ce partenariat, les deux institutions entendent créer des passerelles concrètes entre le monde académique et la pratique professionnelle. Des stages pratiques au sein des agences, cabinets et bureaux d’études membres de l’OAC seront consolidés, favorisant l’employabilité des étudiants et la professionnalisation des parcours.

La convention met aussi l’accent sur les défis contemporains, notamment l’intégration des énergies renouvelables dans la conception architecturale et urbaine, dans un contexte marqué par l’urgence climatique et l’ambition de bâtir des villes intelligentes.

Par ailleurs, l’OAC s’est engagé à œuvrer pour la reconnaissance des diplômes de l’UDSN à l’échelle africaine et internationale, en se rapprochant des instances mondiales de l’architecture telles que l’Union internationale des architectes et l’Unesco.

Pour Antoine Béli Bokolojoué, cet accord dépasse le simple cadre administratif. Il constitue « un levier stratégique » au service du développement national, en renforçant la synergie entre l’université et les corps professionnels organisés. « Il n’y a pas de développement sans université, pas d’avenir sans formation de qualité, pas de ville sans architectes », a-t-il rappelé.

Congo-Relance du football : vers la fin de la crise ?

Réunis samedi à Brazzaville, le Ministère de la Jeunesse et des Sports, des dirigeants de clubs, des techniciens et des chroniqueurs sportifs ont exprimé une volonté commune, restructurer et relancer durablement le football congolais.

 

Au cœur des échanges, la nécessité d’un sursaut collectif. Pour Hugues Ngouélondélé, le redressement ne peut être l’œuvre d’un seul acteur. « Il s’agit de reconstruire des institutions crédibles et de restaurer la confiance des partenaires ainsi que du public », a-t-il souligné, insistant sur l’importance d’un dialogue inclusif pour sortir de l’impasse.

Depuis deux ans, le football congolais traverse une zone de turbulences marquée par des divergences persistantes entre le ministère et la Fédération congolaise de football. Cette crise institutionnelle a entraîné l’arrêt des compétitions nationales et la fermeture de plusieurs stades, plongeant clubs et joueurs dans l’incertitude.

Les conséquences ont été lourdes : compétitions suspendues, carrières freinées, sponsors frileux et supporters désabusés. De nombreux jeunes talents se sont retrouvés sans cadre d’expression, dans un contexte où le football demeure pourtant l’un des principaux vecteurs de cohésion sociale et de visibilité internationale du pays.

Face à cette situation, les autorités annoncent la reprise prochaine du championnat national, assortie d’une réouverture progressive des stades. Cette relance, présentée comme une priorité, vise à redonner un souffle nouveau au football congolais et à restaurer son rayonnement sur la scène régionale et continentale.

Au-delà de la reprise des compétitions, l’enjeu est désormais structurel : poser les bases d’une gouvernance apaisée, transparente et conforme aux standards internationaux. Les acteurs du football congolais semblent conscients qu’il en va de la crédibilité du sport roi et de l’avenir de toute une génération de joueurs.

La balle est désormais dans le camp des institutions. Le succès de cette relance dépendra de la capacité des différents protagonistes à privilégier l’intérêt supérieur du football congolais sur les querelles internes.

Congo : la société civile exige des actes sur la forêt

Le président Denis Sassou Nguesso prêtera serment le 16 avril à Brazzaville pour inaugurer son cinquième mandat consécutif. Alors qu’un nouveau gouvernement est attendu, plusieurs organisations de la société civile appellent à placer la gouvernance forestière au cœur des priorités.

 

Le Congo est engagé dans plusieurs processus internationaux de gestion durable des forêts, notamment les Contributions déterminées au niveau national (CDN), le mécanisme REDD+, l’Initiative pour la forêt d’Afrique centrale (CAFI) et l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Des engagements salués par Nina Cynthia Kiyindou Yombo, directrice exécutive de l’Observatoire congolais des droits humains (OCDH), qui insiste toutefois sur leur application effective au niveau national.

Selon elle, il est urgent d’harmoniser le cadre juridique et de mettre en œuvre des actions concrètes pour lutter contre la déforestation et l’exploitation illégale des forêts.

De son côté, Christian Mounzeo, de la Rencontre pour la paix et les droits humains (RPDH), reconnaît les avancées du précédent quinquennat, notamment la révision du code forestier, l’adoption d’un code de transparence dans la gestion des finances publiques et la loi sur le registre des bénéficiaires effectifs. Mais il estime que ces réformes doivent désormais être complétées par des textes d’application.

Les organisations plaident également pour l’adoption d’une loi sur l’accès à l’information et d’un cadre de protection des défenseurs des droits humains et des lanceurs d’alerte. Objectif, garantir plus de transparence, de traçabilité et de redevabilité dans l’exploitation forestière, afin que la gestion des ressources naturelles bénéficie réellement aux populations.

Congo : MTN et Airtel mis en demeure par l’ARPCE

L’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) a adressé, mercredi 8 avril, une mise en demeure aux opérateurs MTN Congo et Airtel Congo, à l’issue d’une vaste campagne de contrôle de la qualité de service menée en février 2026 dans vingt localités de l’intérieur du pays.

 

Conduite du 6 au 23 février par les équipes de la Direction des réseaux et services de communications électroniques (DRSCE), cette campagne de « drive test » a couvert un large éventail de zones, du Kouilou à la Likouala, en passant par le Niari, la Bouenza, la Sangha et les Plateaux. Les tests ont porté sur les technologies 2G, 3G et 4G, aussi bien pour les appels voix que pour la navigation internet.

Les experts de l’ARPCE ont évalué plusieurs indicateurs techniques clés : taux d’établissement des appels, qualité sonore, temps de connexion, débit internet et continuité du signal lors des déplacements. Chacun de ces paramètres est encadré par des seuils réglementaires fixés par décision de l’autorité de régulation. Un système de notation par codes couleur permet par ailleurs de comparer les performances d’un semestre à l’autre et de repérer les localités où les engagements de couverture et de qualité ne sont pas respectés.

La réunion de restitution des résultats, présidée par le directeur de la DRSCE, Benjamin Mouandza, en présence des représentants des deux opérateurs, n’a pas été qu’un simple exercice de présentation. Elle a débouché sur une mise en demeure formelle accordant aux entreprises un délai de six mois, correspondant à la prochaine campagne d’évaluation, pour corriger les insuffisances relevées.

À travers cette décision, l’ARPCE entend rappeler aux opérateurs leurs obligations en matière de qualité de service et de couverture nationale. Dans un contexte où l’accès fiable aux communications électroniques est devenu un levier essentiel de développement économique et social, l’autorité de régulation affiche sa volonté de veiller à une amélioration tangible des prestations offertes aux usagers, notamment dans les zones de l’intérieur du pays souvent confrontées à des dysfonctionnements récurrents.

La prochaine campagne de contrôle sera déterminante pour mesurer les efforts consentis et, le cas échéant, envisager des mesures plus contraignantes.

Congo : adoption d’une loi mémorielle sur la traite négrière

Le texte a été initié par le député de Poto-Poto, Ferréol Constant Patrick Gassakys.

 

L’Assemblée nationale a adopté, le 8 avril 2026, la proposition de loi relative à la reconnaissance historique de la traite négrière transatlantique et à l’accès exceptionnel à la nationalité congolaise pour les Afro-descendants.

Présentée par la commission des Affaires étrangères, coopération et des Congolais de l’étranger, cette loi reconnaît la qualité de victime aux millions d’Africains déportés vers les Amériques et les Caraïbes durant la traite négrière. Elle consacre une reconnaissance morale, historique et symbolique de cette tragédie, tout en précisant qu’elle n’ouvre droit à aucune réparation ni indemnisation.

Le texte prévoit également la mise en place d’un cadre national de commémoration, d’éducation et de recherche afin de préserver la mémoire de cette histoire. Il vise à renforcer les liens culturels, académiques et humains entre la République du Congo et les Afro-descendants.

Autre innovation majeure : l’instauration, à titre exceptionnel et strictement encadré, d’un mécanisme d’accès à la nationalité congolaise pour certains Afro-descendants. Cette démarche devra reposer sur la preuve de liens mémoriels durables, d’un engagement personnel et du respect des valeurs républicaines.

Congo/Chine : un partenariat universitaire pour des semences améliorées

Le 3 avril, dans la commune de Kintélé, la délégation de l’Université de la province de Hainan a conclu un partenariat stratégique avec l’Université Denis-Sassou-N’Guesso (UDSN), axé sur la recherche en biotechnologies végétales et le développement de semences améliorées, notamment pour le manioc, le maïs, la patate et la banane.

 

Au cœur de cette collaboration, la lutte contre l’insuffisance alimentaire. Les semences améliorées, issues de filières spécifiques de production et dotées d’un fort potentiel génétique, offrent des rendements supérieurs aux cultivars locaux. Elles se distinguent par une meilleure résistance aux ravageurs et aux maladies, des cycles de maturation plus courts et une capacité accrue à soutenir une production à grande échelle.

« Nous sommes très fiers de recevoir cette délégation de l’Université de Hainan qui a mis en place la ligue des universités tropicales. L’UDSN a été retenue comme l’une des universités de l’Afrique subsaharienne. Le projet que nous avons adopté porte sur les biotechnologies végétales. Ils vont nous accompagner dans la recherche sur les semences améliorées. Dans un premier temps, nous allons élargir les champs de recherche », a déclaré le président de l’UDSN, le Pr Ange Antoine Abena.

Composée de sept membres, la délégation chinoise séjourne au Congo dans le cadre du protocole d’accord signé en 2022 entre les deux institutions, visant à renforcer la coopération académique et scientifique à travers les échanges universitaires, la recherche conjointe et le partage d’expertise.

L’Université de Hainan a également offert dix bourses de renforcement des capacités : cinq destinées aux étudiants et cinq aux enseignants, leur permettant de poursuivre des formations en Chine. Pour le chef de la délégation et vice-président de l’université, Chen Juin, cette visite à Brazzaville a été l’occasion d’échanger sur les défis et opportunités de l’agriculture tropicale, un secteur souvent caractérisé par une forte intensité de main-d’œuvre et un faible niveau d’industrialisation.

Au-delà de l’UDSN, la coopération s’étend à l’Université Marien-Ngouabi, qui a signé un accord similaire en présence de la ministre de l’Enseignement supérieur, la Pre Delphine Edith Emmanuel. Le président de cette institution, le Pr Parisse Akouango, a souligné que ce partenariat s’inscrit dans la dynamique de développement de l’université, notamment dans les domaines de l’agriculture et de la mer. Grâce à son école d’agronomie et de foresterie, l’établissement entend tirer profit de l’expérience chinoise pour renforcer ses capacités de recherche et d’innovation.

Congo : la nation rend hommage à l’Ambassadeur Benjamin Evayoulou

Un hommage a été rendu à l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo au Japon, saluant le parcours d’un diplomate engagé et d’un serviteur dévoué de l’État.

 

Figure respectée du corps diplomatique congolais, Benjamin Evayoulou aura marqué son mandat à Tokyo par son sens élevé du devoir, son professionnalisme et son attachement indéfectible aux intérêts supérieurs de la Nation. Par son action, il a œuvré au renforcement des relations bilatérales entre Brazzaville et Tokyo, consolidant les liens d’amitié, de coopération économique, culturelle et scientifique entre les deux pays.

Sous son impulsion, la coopération congolo-japonaise a connu un nouvel élan, notamment dans les domaines du développement durable, de la formation, des infrastructures et des échanges institutionnels. Il a su porter haut la voix du Congo sur la scène asiatique, tout en favorisant les opportunités d’investissement et de partenariat au bénéfice des deux peuples.

Au-delà de ses fonctions officielles, l’homme était apprécié pour sa courtoisie, sa rigueur et sa capacité à créer des ponts entre les cultures. Son engagement constant et sa diplomatie empreinte de respect et de dialogue ont contribué à rehausser l’image du Congo à l’international.

En lui rendant hommage, la nation salue non seulement un diplomate chevronné, mais également un patriote dont le parcours restera une source d’inspiration pour les générations futures. Son action au service de la République demeure gravée dans les annales de la diplomatie congolaise.

RDC-Congo : un nouveau cap dans la coopération militaire

Réunis à Kinshasa, les ministres en charge de la Défense des deux pays ont signé un communiqué conjoint destiné à consolider et structurer davantage leur coopération militaire.

 

Le document a été paraphé par le Vice-Premier ministre congolais chargé de la Défense nationale et des Anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, et son homologue de la République du Congo, Charles Richard Mondjo, à l’issue d’une rencontre bilatérale marquée par la volonté commune de répondre aux défis sécuritaires de la sous-région.

L’accord prévoit l’intensification de la coopération militaire et technique entre les deux États. Il met l’accent sur le partage d’expériences, l’organisation de formations conjointes, le renforcement des capacités opérationnelles ainsi que l’institutionnalisation de mécanismes réguliers de concertation stratégique.

À travers cet engagement formalisé, les deux parties ambitionnent de hisser leur collaboration à un niveau plus opérationnel et plus efficace, en adéquation avec les attentes de leurs peuples respectifs. Dans un contexte régional marqué par des menaces sécuritaires persistantes, cette démarche apparaît comme une réponse coordonnée et pragmatique.

La sous-région d’Afrique centrale demeure confrontée à des défis complexes : insécurité transfrontalière, circulation illicite d’armes, criminalité organisée et mouvements de groupes armés. Face à ces enjeux, Kinshasa et Brazzaville entendent multiplier les initiatives conjointes afin d’améliorer la coordination de leurs actions.

Les rencontres bilatérales régulières et la mise en place de cadres permanents de concertation traduisent ainsi une volonté affirmée de prévenir les menaces communes et de renforcer la stabilité régionale.

Congo-Déchets plastiques : Pointe-Noire adopte la déclaration sur le « produit R »

Réunis au musée Cercle africain, acteurs publics et privés ont validé une déclaration visant à transformer les déchets plastiques en ressources stratégiques créatrices de valeur et d’emplois.

 

L’atelier « Requalifier les déchets plastiques : de nuisances à ressources stratégiques », initié par l’ONG ACH Environnement, s’est achevé le 3 avril à Pointe-Noire par l’adoption de la Déclaration sur la requalification des déchets plastiques.

Pendant plusieurs jours, représentants des institutions publiques, collectivités locales, secteur privé, organisations de la société civile, membres du Réseau Climat Congo, jeunes et femmes ont échangé sur les solutions pour faire face à la prolifération des déchets plastiques, qui constituent une menace pour l’environnement, la santé publique, la biodiversité et l’économie locale.

Le directeur départemental de l’Environnement à Pointe-Noire, Ulrich Mavopa Ibouanga, a salué l’initiative. Il a rappelé que la gestion des déchets plastiques demeure un défi majeur, malgré l’existence de textes comme la loi n°33-2023 du 17 novembre 2023 sur la gestion durable de l’environnement et le décret de 2011 réglementant les sachets plastiques.

Face aux limites des approches basées uniquement sur l’interdiction et l’élimination, les participants ont mis en avant un nouveau modèle : considérer le plastique usagé comme une ressource. Le concept de « produit R », défendu par ACH Environnement, propose de requalifier, normaliser et intégrer les déchets plastiques dans une chaîne de valeur économique, sociale et environnementale durable.

Pour les organisateurs, cette approche peut générer des emplois, stimuler l’innovation et encourager l’investissement dans les filières locales de transformation. La déclaration adoptée appelle ainsi le secteur privé à intégrer davantage les plastiques recyclés dans la production, à soutenir les start-ups vertes et à renforcer les dispositifs de récupération.

Les participants se sont également engagés à intensifier la sensibilisation citoyenne, la mobilisation communautaire et le suivi des engagements afin de faire du déchet plastique une véritable ressource pour le développement local.

Congo : croissance de 5,3 % attendue en 2026

Cette perspective a été annoncée par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) à l’issue de la première réunion annuelle du Comité national économique et financier (Cnef), tenue le week-end dernier à Brazzaville.

 

L’économie congolaise devrait poursuivre sa consolidation en 2026, avec un taux de croissance projeté à 5,3 %. Présidée par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, cette session a permis d’examiner la situation macroéconomique nationale et d’évaluer les perspectives pour l’année en cours. Selon les conclusions des travaux, la dynamique de croissance sera principalement soutenue par le rebond de la production pétrolière, le développement du gaz naturel liquéfié ainsi que la poursuite des réformes économiques engagées par le gouvernement.

Le Cnef a également relevé la maîtrise de l’inflation, estimée à 2,7 %, un niveau inférieur au seuil communautaire de 3 % fixé par la Cémac. Ce résultat traduit une relative stabilité des prix dans un contexte régional marqué par des tensions inflationnistes ces dernières années.

Sur le plan du financement de l’économie, le Comité a noté avec satisfaction la progression des crédits bancaires, portée par une amélioration notable de la qualité du portefeuille. L’encours des crédits accordés au secteur privé a atteint 1 300,7 milliards de FCFA, soit une hausse de 23 %. Parallèlement, le taux des créances en souffrance a reculé à 13,5 %, contre 16,5 % en 2024, tandis que le taux de couverture de ces créances par les provisions a progressé à 65,1 %, témoignant des efforts d’assainissement du secteur bancaire.

Concernant le financement de l’État sur le marché des valeurs du Trésor de la Cémac, le Cnef a souligné une amélioration du taux de couverture des besoins exprimés par le Trésor congolais, passé de 46,3 % en 2024 à 49,4 % en 2025.

Congo-Pool : entre espoir de paix durable et attentes pressantes de développement

Réunis lors d’une rencontre citoyenne organisée par le président du Club perspectives et réalités (CPR), Aimé Hydevert Mouagni, les ressortissants du Pool ont dressé un tableau sans détour des priorités de leur département.

 

Au lendemain de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars derniers, ayant consacré la réélection du président Denis Sassou N’Guesso, les ressortissants et habitants du département du Pool ont exprimé, le 28 mars à Brazzaville, leurs principales attentes pour le nouveau mandat.

Ils se sont réunis au domicile du député de la première circonscription de Moungali. Cette rencontre a été l’occasion pour les participants de revenir sur leur engagement électoral et de réaffirmer leur volonté d’accompagner l’action du chef de l’État. « La population du Pool ne veut plus de dissensions », a souligné Mouanga Massamba Saouré.

Au cœur des échanges, la pacification du Pool. Plusieurs intervenants ont insisté sur la nécessité de tourner définitivement la page des tensions sécuritaires qui ont freiné le développement de la zone. L’idée d’un règlement concerté et durable de la situation liée au pasteur Ntoumi a été évoquée. Certains appellent à une solution diplomatique favorisant son retour dans un cadre visible et apaisé, afin de rassurer les populations rurales et de relancer sereinement les activités agricoles.

Au-delà de la sécurité, les attentes socio-économiques sont nombreuses. Réhabilitation des routes et des pistes agricoles, notamment le tronçon Kinkala-Mindouli, déplacement du poste de péage de Nganga-Lingolo vers Koubola, électrification accrue des localités : les habitants aspirent à des infrastructures modernes susceptibles de désenclaver le département et de dynamiser son économie.

La question de l’éducation a également été soulevée. Yves Toundé Koutsimouka, ressortissant de Kibouendé, a plaidé pour un meilleur encadrement du secteur privé éducatif, estimant que certaines écoles ne répondent pas aux normes requises. Il a par ailleurs appelé à une plus grande rigueur dans la gestion des ressources humaines de l’État, afin de préserver la qualité du service public.

Malgré la diversité des préoccupations exprimées, un message commun s’est dégagé, celui d’un Pool résolument tourné vers la paix et le développement. Pour ces citoyens, le nouveau mandat présidentiel doit marquer l’avènement d’une ère de stabilité durable, condition essentielle à la relance économique et à l’amélioration des conditions de vie.

Entre aspiration à la réconciliation et exigence de progrès concret, le département du Pool place ainsi ses espoirs dans un avenir apaisé, fondé sur l’unité nationale et la responsabilité partagée.

Coopération : le Congo accède au tarif douanier zéro pour ses exportations vers la Chine

Cette mesure s’inscrit dans le cadre de l’arrangement des récoltes précoces de l’Accord de partenariat économique pour le développement partagé, signé entre les deux pays le 4 novembre 2025.

 

À compter du 1er avril, la République du Congo bénéficie officiellement du traitement du tarif douanier zéro sur 100 % des catégories de ses produits exportés vers la Chine. Premier cercle des pays bénéficiaires de cette disposition préférentielle, le Congo se positionne ainsi à l’avant-garde de la coopération économique et commerciale entre la Chine et l’Afrique.

Dans un contexte international marqué par le ralentissement de la croissance mondiale, la résurgence du protectionnisme et l’intensification des tensions géopolitiques, la Chine affiche sa volonté de maintenir une politique d’ouverture. Le traitement du tarif douanier zéro constitue une mesure phare de cette stratégie d’élargissement unilatéral de l’accès à son vaste marché.

Annoncée lors du sommet du Forum sur la coopération Chine-Afrique en septembre 2024 à Beijing, la mesure visait initialement trente-trois pays africains les moins avancés. À partir de ce 1er avril, elle s’étend à cinquante-trois pays africains entretenant des relations diplomatiques et de coopération avec la Chine.

Cette évolution fait de la Chine l’une des premières grandes économies mondiales à ouvrir son marché à la quasi-totalité du continent africain, dans l’optique de partager les bénéfices de la modernisation et de réduire les écarts de développement.

Pour l’ambassadrice de Chine au Congo, An Qing, cette politique représente bien plus qu’une simple réduction tarifaire.

« Nous avons contourné une longue période de négociation et offert directement les préférences tarifaires les plus importantes au Congo, en vue de renforcer dans les meilleurs délais la compétitivité des produits congolais sur le marché international », a-t-elle déclaré, saluant l’entrée en vigueur de l’accord.

Selon la diplomate, cette mesure constitue un moteur essentiel de la diversification économique du Congo, pays doté d’importantes terres arables et de ressources hydriques abondantes. L’abaissement significatif des barrières d’accès au marché chinois permet à des produits agricoles congolais tels que le poria cocos et les arachides d’y pénétrer à des prix hautement compétitifs.

 

Congo : Pékin renouvelle son engagement aux côtés de Brazzaville

Le Président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, a adressé, lundi 29 mars 2026, un message officiel de félicitations à son homologue congolais, Denis Sassou-Nguesso, à la suite de sa réélection à la magistrature suprême de la République du Congo.

 

Dans cette correspondance, le dirigeant chinois a salué la confiance renouvelée du peuple congolais envers son Président. Il a souligné que cette victoire traduit la reconnaissance des efforts consentis en faveur de la stabilité, du développement et du rayonnement du Congo sur la scène internationale.

Au-delà des félicitations d’usage, le message de Xi Jinping met en lumière la solidité des relations bilatérales entre Pékin et Brazzaville. Le Président chinois a rappelé les liens anciens et constants qui unissent les deux pays, fondés sur la confiance politique, la coopération économique et les échanges socio-culturels.

Selon lui, le partenariat sino-congolais s’est considérablement renforcé au fil des années, grâce à un soutien réciproque sur les questions d’intérêt commun et les enjeux stratégiques majeurs. Cette coopération, a-t-il relevé, se distingue par des résultats concrets dans plusieurs secteurs clés, notamment les infrastructures, l’énergie, la santé et la formation.

Xi Jinping a également réaffirmé sa volonté de poursuivre, aux côtés du Président Denis Sassou-N’Guesso, le développement d’un partenariat stratégique global, au bénéfice des deux peuples. Il a insisté sur l’importance d’approfondir la solidarité politique et de consolider les acquis d’une collaboration qualifiée d’exemplaire sur le continent africain.

Ce message intervient dans un contexte marqué par le dynamisme des relations sino-africaines, où la Chine demeure un partenaire économique majeur pour de nombreux États du continent, dont le Congo.

Congo : des femmes avocates au chevet des femmes détenues

À l’occasion du mois consacré aux droits des femmes, le bâtonnier du barreau de Brazzaville, Andrée Brigitte Nzingoula, a conduit le 24 mars, une délégation de femmes avocates à la maison d’arrêt de Brazzaville.

 

Dans une atmosphère empreinte d’écoute et de solidarité, la délégation d’avocates est allée à la rencontre des femmes incarcérées pour s’enquérir de leurs conditions de détention et de l’état d’avancement de leurs dossiers. Cette initiative s’inscrit dans une démarche citoyenne et professionnelle visant à renforcer l’accès au droit pour les personnes en situation de vulnérabilité.

Prenant la parole devant les détenues, le bâtonnier Andrée Brigitte Nzingoula a rappelé la place essentielle de la femme dans la cellule familiale. « Vous êtes des mères et des piliers de la famille. Lorsqu’une maman est incarcérée, c’est l’éducation des enfants qui en pâtit, et toute la famille souffre », a-t-elle déclaré, soulignant ainsi l’impact social de la détention féminine.

Au cours des échanges, plusieurs cas de procédures en attente ou en situation de blocage ont été évoqués. Les avocates ont pris l’engagement d’assurer un suivi rigoureux des dossiers concernés, en multipliant les démarches auprès des juridictions compétentes afin de favoriser leur évolution. Elles ont toutefois précisé que cette assistance ne s’étend pas aux détenues dont les condamnations ont déjà été définitivement prononcées.

Au-delà de l’aspect strictement juridique, la visite a également revêtu une dimension humaine. Le bâtonnier a prodigué des conseils aux détenues, les exhortant à garder espoir et à se préparer à une réinsertion réussie dans la société.

La rencontre s’est achevée par un geste de solidarité la remise de kits composés de produits de première nécessité destinés à un usage quotidien.

 

Le Congo reçoit plus de 45 millions FCFA d’équipements de la part de l’OMS

L’Objectif est de renforcer la prise en charge des urgences, notamment les détresses respiratoires, et améliorer la qualité des soins dans les structures sanitaires du pays.

 

Le bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en République du Congo a remis au gouvernement congolais un lot d’équipements médicaux d’une valeur supérieure à 45 millions de francs CFA. La cérémonie officielle de remise s’est tenue en présence du représentant de l’OMS au Congo, Vincent Dossou Sodjinou, et du ministre de la Santé et de la Population, Jean-Rosaire Ibara.

Le matériel offert comprend des nébuliseurs, des concentrateurs d’oxygène, des appareils respiratoires mobiles, des insufflateurs manuels ainsi que des dispositifs de surveillance médicale. Ces équipements, essentiels dans la gestion des urgences respiratoires, permettront aux formations sanitaires d’améliorer la prise en charge rapide et efficace des patients, notamment dans les zones les plus vulnérables du territoire.

Ce soutien technique et matériel arrive dans un contexte où plusieurs hôpitaux confrontés à un déficit en équipements adaptés limitait la capacité d’intervention face aux cas critiques. Grâce à cet appui, les équipes médicales disposeront d’outils modernes pour stabiliser les patients en détresse respiratoire et réduire les risques de complications graves.

Congo : grève annoncée des enseignants communautaires dès le 4 avril

Réuni en assemblée générale le 21 mars dernier à Brazzaville, le Réseau national des enseignants communautaires (RNEC) a annoncé une grève effective à compter du 4 avril.

 

Le Réseau national des enseignants communautaires (RNEC) a décidé à l’issue de ses travaux de passer à l’action. Le syndicat exige le paiement immédiat d’au moins cinq mois d’arriérés de bourses sur les neuf cumulés. Il dénonce une situation devenue « intenable » pour des milliers d’enseignants à travers le pays.

Selon le RNEC, ces retards sont imputables au ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public, accusé de faire preuve de mépris à l’égard des enseignants communautaires. Une situation qui, d’après le réseau, affecte les conditions de vie des concernés et compromet leur engagement professionnel au service de l’école congolaise.

Au-delà des arriérés, le syndicat fustige ce qu’il qualifie de manque criant de considération du gouvernement envers cette catégorie d’enseignants, souvent en première ligne dans les zones rurales et périurbaines. Le RNEC dénonce également une gestion opaque des quotas de recrutement antérieurs, affirmant que certains postes auraient été attribués à des non-enseignants, voire à des commerçantes de marché, au détriment des véritables bénéficiaires.

Le réseau pointe par ailleurs l’inaction et le silence du bureau de la Coordination syndicale des enseignants communautaires du Congo (CSECC), malgré sa participation au traitement des dossiers. Il regrette que les résolutions adoptées lors des précédentes assemblées générales n’aient pas été suivies d’effets concrets.

Parmi les principales revendications figure l’application effective du projet de société du président Denis Sassou N’Guesso, qui prévoit la régularisation de 12 000 enseignants communautaires en activité. Pour le RNEC, cette promesse doit se traduire par des mesures urgentes et tangibles afin de mettre fin à la précarité persistante dans le secteur.

Sauf réaction rapide des autorités, les enseignants communautaires pourraient donc suspendre les cours dès le 4 avril, avec des répercussions attendues sur le fonctionnement des établissements publics à travers le pays.

Congo : un excédent de 81 milliards FCFA en 2024

Le Congo enregistre un solde excédentaire de sa balance des paiements en 2024. Une performance qui marque un net redressement après le déficit de 2023.

 

Les indicateurs économiques sont en nette amélioration pour la République du Congo. Réuni le 18 mars 2026, le Comité national de la balance des paiements (CNBP) a validé un solde global excédentaire de 81 milliards de FCFA pour l’année 2024. Un résultat qualifié d’historique, qui contraste avec le déficit enregistré en 2023.

Selon le rapport présenté par Armel Fridelin Mbouloukoue, rapporteur du CNBP, cette performance traduit une meilleure tenue des comptes extérieurs et une gestion plus rigoureuse des équilibres macroéconomiques. La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel est estimée à 2,1 % en 2024.

Cette progression a été portée en grande partie par le dynamisme du secteur hors pétrole. Un signal fort pour la stratégie nationale de diversification économique, longtemps freinée par la forte dépendance aux hydrocarbures. Cette évolution laisse entrevoir une économie plus équilibrée et moins vulnérable aux fluctuations des cours mondiaux.

Malgré ces avancées, les autorités restent prudentes. Le CNBP appelle à accélérer les réformes afin de consolider ces acquis, notamment en renforçant la diversification et en stimulant les échanges au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Le Congo présent à la 14e Conférence ministérielle de l’OMC à Yaoundé

À travers cette participation, Brazzaville réaffirme son engagement en faveur d’un commerce international plus équitable et plus inclusif.

 

La République du Congo prend part à la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), organisée du 26 au 29 mars 2026 à Yaoundé, au Cameroun. Membre de l’OMC depuis 1997, la République du Congo figure parmi les pays représentés à cette 14e Conférence ministérielle, la plus haute instance de décision de l’organisation. Cette rencontre internationale réunit les ministres du Commerce des 166 États membres afin de débattre des grandes orientations du commerce mondial.

La délégation congolaise participe aux discussions portant notamment sur la facilitation des échanges, le commerce électronique, l’agriculture, ainsi que les mécanismes de soutien aux pays en développement. Pour Brazzaville, l’objectif est clair : défendre les intérêts économiques nationaux tout en soutenant une meilleure intégration des économies africaines dans le système commercial international.

La conférence de Yaoundé constitue également une opportunité pour le Congo-Brazzaville de renforcer ses partenariats, d’explorer de nouvelles perspectives d’investissement et de consolider sa coopération avec les autres pays africains, notamment au sein des organisations régionales.

Congo-Présidentielle 2026 : le recours d’Uphrem Dave Mafoula à l’examen

La Cour constitutionnelle du Congo tient, ce samedi 28 mars 2026 à Brazzaville, une audience publique consacrée au recours introduit par ce candidat à la présidentielle de mars.

 

La Cour constitutionnelle de la République du Congo, dirigée par son président Auguste Iloki, siégera en audience publique ce samedi à 10 heures dans sa salle d’audience à Brazzaville. À l’ordre du jour : l’examen d’un recours déposé le 20 mars 2026 par Uphrem Dave Mafoula, candidat à l’élection présidentielle.

L’affaire inscrite au rôle oppose le requérant à Denis Sassou-N’Guesso, également candidat au scrutin présidentiel de mars 2026. Mafoula sollicite l’annulation des résultats proclamés ainsi que celle de l’élection de son adversaire.

Dans son rôle de juge du contentieux électoral, la Cour constitutionnelle est compétente pour apprécier la régularité du scrutin et statuer sur les contestations formulées dans les délais légaux. Pour aboutir, un recours en annulation doit démontrer l’existence d’irrégularités substantielles susceptibles d’avoir altéré la sincérité du vote, telles que des fraudes, des violences ou des manquements graves dans le processus de centralisation des résultats.

Cette audience dans le contexte post-électoral, constitue une étape déterminante pour la clarification juridique du scrutin. La décision de la haute juridiction fixera définitivement l’issue du contentieux.

Journée météorologique : le Congo mise sur la science pour protéger les générations futures

Face à l’intensification des phénomènes climatiques extrêmes et à leurs répercussions sur les populations, la République du Congo place la science météorologique au cœur de sa stratégie de prévention.

 

À l’occasion de la 76e Journée météorologique mondiale, célébrée ce 23 mars 2026 sous le thème « Observer aujourd’hui, protéger demain », les autorités ont rappelé l’importance cruciale de l’observation atmosphérique dans la sécurisation du territoire national.

Dans une déclaration officielle, la ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, a souligné le rôle stratégique de la météorologie dans la sécurisation du pays. Elle a appelé à faire des données climatiques « un véritable outil de responsabilité collective et de protection civile », insistant sur la nécessité d’anticiper plutôt que de subir les phénomènes extrêmes.

Placée sous l’égide de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), la Journée météorologique mondiale met en lumière l’importance des systèmes d’observation et d’alerte précoce dans un contexte marqué par les changements climatiques. Inondations, vagues de chaleur, vents violents ou perturbations saisonnières affectent de plus en plus les populations et des secteurs clés tels que l’agriculture, les transports et la sécurité maritime.

En République du Congo, les services météorologiques jouent un rôle déterminant dans la prévention des risques et l’accompagnement des politiques publiques. La modernisation des équipements, le renforcement du réseau de stations et la formation des techniciens figurent parmi les priorités affichées par les autorités.

 

 

Congo : Uphrem Dave Mafoula saisit la Cour constitutionnelle pour contester les résultats

Le candidat indépendant à l’élection présidentielle des 12 et 15 mars, a déposé une requête auprès de la Cour constitutionnelle pour dénoncer des irrégularités dans le processus électoral.

 

Dans sa plainte, Uphrem Dave Mafoula dénonce une altération de la sincérité du scrutin qu’il qualifie de « grave ». Il conteste ainsi les résultats provisoires proclamant la réélection du président sortant Denis Sassou N’Guesso avec 94,82% des voix. « J’ai participé à cette élection pour que la seule véritable victoire soit celle des urnes. Mais nous avons vu qu’en réalité, la vérité n’a pas été révélée, au contraire, elle a été manipulée », a-t-il déclaré.

Pour le président du parti Les Souverainistes, il était essentiel de ne pas se « taire » et de défendre les intérêts des Congolais. « Je pense que c’est un acte responsable et qu’il était nécessaire pour moi de mener cette démarche », a-t-il ajouté.

Interrogé sur les suites de sa requête, le candidat malheureux a affiché sa sérénité, exprimant sa confiance dans l’impartialité de la justice. « Je veux simplement croire à ce travail, à cette vérité qui sera dite après avoir regardé le dossier et puis défendu ce dossier-là », a-t-il conclu.

Pour rappel, Uphrem Dave Mafoula a été classé troisième avec 1,03% des suffrages exprimés.

Congo-Présidentielle : Tshisekedi et Kagame félicitent Sassou N’Guesso

Plusieurs chefs d’État africains ont adressé leurs félicitations au président réélu au lendemain de la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars. Parmi les premiers, ses homologues de la République démocratique du Congo et du Rwanda.

 

Les réactions n’ont pas tardé à affluer à Brazzaville après l’annonce des résultats provisoires donnant Denis Sassou N’Guesso vainqueur avec 94,82 % des suffrages exprimés. Depuis Kinshasa, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a transmis ses « vives et chaleureuses félicitations » à son homologue congolais, saluant sa réélection à la magistrature suprême.

Dans son message officiel, le chef de l’État de la RDC a exprimé le souhait que ce nouveau mandat soit placé sous le signe du progrès et du bien-être du peuple congolais, réaffirmant ainsi la solidité des liens historiques et fraternels entre les deux pays voisins, unis par la géographie et par une coopération multiforme.

Du côté de Kigali, le président Paul Kagame a également adressé ses félicitations à Denis Sassou N’Guesso, qu’il a qualifié de « frère ». Le dirigeant rwandais a souligné l’importance de poursuivre une collaboration étroite entre le Rwanda et le Congo, au service des priorités communes et de la prospérité des deux peuples.

Ces messages, intervenus avant la proclamation officielle des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle.

Dans son projet de société intitulé « Accélérons la marche vers le développement », le président réélu s’est engagé à renforcer l’intégration économique sous-régionale et à consolider les acquis en matière de gouvernance et de croissance.

Basketball : le Congo règle sa dette à la FIBA et vise la réintégration

La Fédération congolaise de basketball annonce avoir réglé l’intégralité de l’amende infligée par la Fédération internationale de basketball, ouvrant la voie au retour des Diables Rouges sur la scène africaine.

 

C’est un soulagement pour toute la famille du basketball congolais. Écarté des parquets internationaux depuis près d’une décennie pour des raisons financières et administratives, le Congo s’apprête à retrouver sa place dans le concert des nations africaines de la balle orange.

Dans un communiqué officiel, le président de la Fédération congolaise de basketball (Fécoket), Fabrice Makaya Mateve, a annoncé le règlement intégral de la créance due à la Fédération internationale de basketball. Une étape décisive qui met fin à un long calvaire financier ayant paralysé les ambitions du pays.

Cette annonce marque un tournant historique pour une discipline qui, autrefois, faisait vibrer les passionnés à travers le pays.

Désormais, seule manque la notification formelle de la FIBA pour officialiser la réintégration du Congo dans les compétitions internationales. Cette validation administrative permettra aux sélections nationales, toutes catégories confondues, de reprendre part aux tournois continentaux et qualificatifs mondiaux.

Le retour des Diables Rouges sur la scène africaine ne sera pas seulement symbolique. Il représente une opportunité de reconstruction sportive, de relance des compétitions locales et de redynamisation de la formation des jeunes talents.

Au-delà du règlement de la dette, ce retour attendu pose également les bases d’un nouveau départ. Les observateurs estiment que la fédération devra désormais consolider sa gouvernance, renforcer la structuration des championnats nationaux et investir dans la formation des encadreurs.

Pour les joueurs, privés de vitrine internationale pendant neuf ans, l’espoir renaît. Pour les supporters, c’est la promesse de revoir flotter les couleurs nationales sur les parquets africains.

Après une longue traversée du désert, le basketball congolais semble prêt à écrire un nouveau chapitre de son histoire.

Congo : un jeune motard meurt sur la route de l’aéroport

Un jeune conducteur de taxi-moto a percuté un potelet et est décédé sur le coup, plongeant ses collègues et les riverains dans l’émoi.

 

Alors que la circulation routière reprenait progressivement son rythme habituel au lendemain de l’annonce des résultats de l’élection présidentielle, la matinée du 18 mars a été marquée par un drame sur la route de l’aéroport. À proximité du passage à niveau, un jeune motard a violemment heurté un potelet en bordure de chaussée, succombant instantanément à ses blessures.

À l’arrivée des premiers témoins, le corps sans vie du conducteur gisait encore sur la bordure droite de la route. Plusieurs motards, visiblement sous le choc, ont aussitôt immobilisé leurs engins pour entourer la dépouille de leur collègue, dans un mélange de stupeur et d’indignation.

Selon les premiers témoignages recueillis sur les lieux, le jeune homme aurait tenté d’échapper à un contrôle de routine. Un policier lui aurait intimé l’ordre de s’arrêter. Dans sa manœuvre pour fuir, il aurait brusquement dévié de sa trajectoire avant de percuter un potelet, perdant le contrôle de son engin.

Les circonstances exactes du drame restent toutefois à établir. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les faits de manière et d’établir les responsabilités. Les autorités rappellent que l’exercice du métier de conducteur de taxi-moto en République du Congo est strictement encadré par la réglementation en vigueur, notamment en matière de sécurité routière et de discipline.

Congo : la mission de la CEEAC valide le processus électoral

Reçue en audience par le Président Denis Sassou N’Guesso, la mission d’observation électorale de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) a présenté les conclusions préliminaires de son rapport sur l’élection présidentielle des 12 et 15 mars 2026.

 

La mission d’observation électorale déployée par la CEEAC à l’occasion de l’élection présidentielle en République du Congo a fait le point, au terme du processus, avec le chef de l’État réélu. Conduite par son chef de mission, la délégation a été reçue au palais présidentiel pour un échange portant sur le déroulement du scrutin et les principales conclusions issues de ses observations sur le terrain.

Au cours de cette audience, les observateurs ont indiqué que le vote s’est globalement déroulé dans le calme et la sérénité sur l’ensemble du territoire national. Ils ont relevé l’engagement des institutions nationales impliquées dans l’organisation du scrutin, ainsi que la mobilisation des électeurs dans les différents bureaux de vote visités.

La mission a également souligné l’esprit de responsabilité manifesté par les parties prenantes, notamment les candidats et leurs représentants, appelant à préserver cet élan démocratique pour les échéances futures. Dans cette dynamique, elle a formulé quelques recommandations visant à renforcer davantage la transparence et l’inclusivité du processus électoral.

S’adressant au Président de la République, les membres de la délégation ont salué ce qu’ils ont qualifié de « victoire nette », tout en félicitant Denis Sassou N’Guesso pour la confiance renouvelée du peuple congolais à son endroit.

En retour, le chef de l’État a exprimé sa gratitude à la CEEAC pour son accompagnement constant des processus démocratiques dans la sous-région. Il a réaffirmé son engagement à poursuivre les réformes institutionnelles et à œuvrer pour la paix, la stabilité et le développement du pays, dans un esprit d’unité nationale.

La visite de la mission d’observation de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale s’inscrit dans le cadre du soutien des organisations régionales aux processus électoraux en Afrique centrale, avec pour objectif de consolider la démocratie et de promouvoir la gouvernance apaisée au sein des États membres.

Congo-Présidentielle : l’UA constate un scrutin bien organisé

La mission internationale d’observation électorale de l’Union africaine (UA) a livré ses premières conclusions sur le déroulement de l’élection présidentielle en République du Congo.

 

Ils étaient 34 observateurs sélectionnés par la mission de l’Union africaine et repartis en 16 équipes mobiles sur l’ensemble du territoire national. Ce dispositif a permis de couvrir 13 des 15 zones identifiées à travers les 15 départements du pays.

Selon le chef de mission, l’ancien président ghanéen Nana Akufo-Addo, les conditions logistiques mises en place ont favorisé un suivi efficace et structuré des opérations électorales. La présence des équipes dans la quasi-totalité des zones ciblées a permis d’avoir une vision d’ensemble du processus et d’évaluer, dans des contextes variés, la régularité des opérations de vote.

La mission a souligné que ce maillage territorial a été déterminant pour apprécier la transparence et la conformité du scrutin aux standards internationaux d’observation électorale. Les observateurs ont notamment suivi l’ouverture des bureaux de vote, le déroulement des opérations ainsi que les premières étapes du dépouillement.

En attendant le rapport final qui formulera des recommandations plus détaillées, l’Union africaine estime que le processus électoral s’est déroulé dans des conditions globalement satisfaisantes.

Congo-Présidentielle : scrutin sous silence après une coupure des communications

La journée de vote pour l’élection présidentielle s’est déroulée dans un climat particulier dimanche 15 mars 2026, marqué par une coupure générale du réseau téléphonique et d’internet sur l’ensemble du territoire.

 

Les bureaux de vote ont fermé leurs portes à 18 heures, au terme d’un scrutin dont il est, pour l’heure, difficile d’évaluer le déroulement à l’intérieur du pays. L’absence d’accès à internet et aux réseaux téléphoniques a empêché toute remontée d’informations en temps réel, aussi bien pour les médias que pour les organisations de la société civile.

Tout au long de la journée, ni les candidats ni les observateurs électoraux n’ont pu s’exprimer publiquement sur la coupure des communications. Les organisations indépendantes de la société civile, qui avaient annoncé une communication à l’issue du scrutin, sont restées injoignables. Durant la campagne, certaines d’entre elles avaient dénoncé un processus jugé déséquilibré.

Dans ce contexte, il demeure impossible de vérifier de manière indépendante les conditions dans lesquelles le vote s’est déroulé à l’intérieur du pays. L’absence de circulation de l’information renforce les incertitudes autour de la participation et du déroulement des opérations électorales.

Aucune date n’a, pour l’instant, été communiquée concernant la proclamation des résultats officiels. Le pays reste donc suspendu à l’annonce des chiffres définitifs, dans une atmosphère marquée par l’attente et les interrogations.

Pour rappel, le président sortant, Denis Sassou-Nguesso, 82 ans, est candidat à sa propre succession pour un cinquième mandat consécutif. Face à lui, six autres candidats étaient officiellement en lice. Toutefois, aucun poids lourd de l’opposition ne figurait sur la liste, les deux principaux partis ayant choisi de ne pas présenter de candidat.

Congo-Présidentielle : faible affluence dans les bureaux de vote

Les bureaux de vote ont ouvert ce dimanche matin dans le cadre de l’élection présidentielle. Mais dans plusieurs centres, notamment à Brazzaville, la mobilisation des électeurs s’est révélée particulièrement timide.

 

Dès 7 heures, heure officielle d’ouverture du scrutin, le constat était le même dans plusieurs quartiers de la capitale. Des salles presque vides, des agents électoraux en attente et des électeurs arrivant au compte-goutte. À l’école primaire Pierre Ntsiete, l’un des centres de vote de Brazzaville, quelques citoyens se présentaient sporadiquement, loin de l’affluence généralement observée lors d’une élection présidentielle.

Ce scrutin uninominal à deux tours concerne près de 2,5 millions d’électeurs inscrits. Le président sortant, Denis Sassou Nguesso, 82 ans, brigue un nouveau mandat après quarante années cumulées au pouvoir. Face à lui, six autres candidats tentent de convaincre un électorat dont la mobilisation, en ce début de journée, semblait en retrait.

Outre la faible affluence, certains bureaux de vote n’avaient pas encore reçu l’intégralité du matériel électoral à l’heure d’ouverture, occasionnant des retards dans le démarrage effectif des opérations dans quelques centres.

Les bureaux doivent fermer à 18 heures (17 heures GMT). Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue au premier tour, un second tour est théoriquement prévu dans les 21 jours suivant la proclamation des résultats, bien que la date officielle n’ait pas encore été annoncée.

Congo-Présidentielle : près de 2,6 millions d’inscrits attendus dans les urnes ce 15 mars

Ce dimanche 15 mars 2026, les électeurs congolais se rendent aux urnes pour élire leur président de la République dans un scrutin marqué par le face-à-face entre le président sortant Denis Sassou N’Guesso, 82 ans, et six autres candidats.

 

Selon les données officielles, près de 2 600 000 Congolais sont inscrits sur les listes électorales pour participer au scrutin présidentiel du 15 mars, prévu pour désigner le chef de l’État pour les cinq années à venir. Ce chiffre reste proche du registre de l’élection de 2021, où environ 2 645 283 électeurs étaient inscrits, avec une participation de près de 67 % du corps électoral.

Répartition des bureaux de vote

Quelques 6 620 bureaux de vote ont été implantés à travers tout le pays pour accueillir les électeurs civils ce 15 mars. Le 12 mars, le personnel des forces armées et de sécurité a voté par anticipation dans leurs bureaux spéciaux, une pratique courante pour concilier service actif et participation électorale.

Des équipes électorales ont été déployées dans chaque circonscription pour assurer l’ouverture, le déroulement et la clôture des opérations de vote tout au long de la journée.

Le président Denis Sassou N’Guesso est en lice pour un cinquième mandat, après avoir été au pouvoir durant près de quatre décennies, avec une interruption dans les années 1990. Son retour au pouvoir et sa longévité suscitent à la fois soutien dans certaines franges de la société et critiques concernant le dynamisme du processus démocratique.

Six autres candidats sont inscrits au tableau de la Cour constitutionnelle, mais plusieurs partis d’opposition ont choisi de boycotter le scrutin ou demeurent très peu visibles en campagne, ce qui alimente les préoccupations sur la crédibilité et la transparence du processus électoral.

Présidentielle 2026 au Congo : plus de 2,5 millions d’électeurs attendus aux urnes ce week-end

Après le vote par anticipation des militaires, gendarmes et policiers du 12 mars, les civiles vont exercer leur droit citoyen le dimanche 15 mars 2026.

Dans moins de 48 heures, Congolais et Congolaises iront voter pour choisir celui qui va présider aux destinées de la République du Congo pour les cinq prochaines années. Dès la matinée du dimanche 15 mars, 6 620 bureaux de vote repartis en 4 011 centres dans les 12 départements seront ouverts pour accueillir 2,64 millions d’électeurs inscrits sur les listes électorales. Exception faite du personnel militaire. Les éléments des forces de défense et de sécurité ont déjà exercé leur droit de vote. Le décompte prévisionnel faisait état d’un total d’environ 60 000 électeurs dans les rangs des forces publiques.

Tous, civils et militaires, participent au scrutin pour départager sept candidats dont le président sortant, Denis Sassou N’Guesso, 82 ans. Il est face à Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, Anguios Nganguia Engambé, Dave Mafoula, Vivien Manangou, Zinga Mabio Mavoungou et Melaine Destin Gavet Eléngo. Les candidats en lice vivent les derniers instants de la campagne électorale, période au cours de laquelle ils ont sillonné le territoire à la conquête des électeurs. La population assiste ce vendredi à certains meetings de clôture de deux semaines d’opération de séduction. Denis Sassou Nguesso clôture l’opération de charme par la capitale Brazzaville où il se déploie ce vendredi depuis la fin de la matinée.

La plupart des candidats promettent des actions pour améliorer, restructurer, développer l’économie nationale avec le renouvellement des infrastructures comme le chemin de fer Congo-Océan, la construction des corridors comme le corridor 13 ou des autoroutes. L’assainissement des finances publiques, la modernisation de l’agriculture et bien d’autres sont aux programmes pour améliorer le quotidien des Congolais dans un contexte où, près de la moitié de la population globale évaluée à environ 6,6 millions d’habitants, vit en dessous du seuil de pauvreté.

Dans la pratique, les bureaux de vote seront ouverts le matin pour refermer le soir. A la clôture du scrutin, le décompte des suffrages sera fait et les résultats seront affichés à l’entrée de chaque bureau de vote. Ils seront acheminés par la suite au niveau des commissions locales, puis dans les commissions départementales avant la centralisation au niveau national en prélude de la proclamation. Pour être victorieux au premier tour, un candidat doit obtenir la majorité absolue correspondant à plus de 50% des suffrages exprimés. Si aucun candidat n’obtient ce score, un second tour est organisé dans les 21 jours suivant la proclamation des résultats du premier tour pour départager les deux meilleures performances.