Kazakhstan-Congo : le nouvel ambassadeur Jean Galiev présente ses lettres de créance

Le nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Kazakhstan au Congo, Jean Galiev, a officiellement pris ses fonctions le 3 juin, après avoir présenté ses lettres de créance au président de la République, Denis Sassou N’Guesso, lors d’une cérémonie solennelle tenue au palais présidentiel de Brazzaville.

 

Reçu dans la salle des ambassadeurs, le diplomate kazakh a été accueilli par le chef de l’État congolais en présence du ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Constant-Serge Bounda, du secrétaire général du ministère, Guy Nestor Itoua, ainsi que de la directrice du protocole et des affaires consulaires.

Cette audience marque le début officiel de la mission diplomatique de Jean Galiev au Congo. Diplomate expérimenté, il a précédemment représenté son pays en France, à Monaco et au Portugal, où il a contribué au développement des relations bilatérales entre le Kazakhstan et ses partenaires européens.

À l’issue de la cérémonie, le nouvel ambassadeur a réaffirmé sa volonté de renforcer davantage les liens d’amitié et de coopération entre Brazzaville et Astana. Il a souligné son engagement à œuvrer pour l’élargissement des échanges dans le cadre de la coopération bilatérale et multilatérale, en mettant l’accent sur les secteurs porteurs de croissance et de développement.

Les relations entre le Congo et le Kazakhstan reposent sur une coopération ancienne et diversifiée. Elles couvrent notamment les domaines politique, économique, énergétique, agricole, des transports ainsi que des technologies de l’information et de la communication. Des secteurs considérés comme stratégiques par les deux pays, qui entendent consolider leurs partenariats dans un contexte international marqué par la recherche de nouvelles opportunités de collaboration.

L’arrivée de Jean Galiev à Brazzaville traduit ainsi la volonté commune des autorités kazakhes et congolaises d’insuffler une nouvelle dynamique à leurs relations diplomatiques et économiques, avec pour objectif de favoriser des échanges plus soutenus et mutuellement bénéfiques.

Passation des marchés publics : une nouvelle cohorte de jeunes formée à Brazzaville

Les jeunes retenus pour la deuxième cohorte du Programme de stage en passation des marchés publics ont officiellement intégré leur formation le 3 juin 2026 à Brazzaville.

 

Conçu pour répondre aux exigences croissantes de transparence, d’efficacité et de bonne gouvernance dans la gestion des ressources publiques, ce programme offre aux bénéficiaires une formation pratique et théorique axée sur les principes fondamentaux de la passation des marchés. L’initiative est soutenue par la Banque mondiale et le gouvernement congolais. Les stagiaires seront ainsi outillés pour maîtriser les procédures réglementaires, les mécanismes de contrôle ainsi que les exigences éthiques qui encadrent le secteur.

À travers cette formation, les organisateurs entendent favoriser l’émergence d’une relève compétente capable d’accompagner les administrations publiques et les projets de développement dans la conduite des procédures d’acquisition conformes aux normes nationales et internationales.

Lors de la cérémonie d’intégration, les responsables du programme ont rappelé l’importance stratégique de la passation des marchés publics dans le développement économique du pays. Ils ont souligné que la qualité des infrastructures, des services publics et des investissements dépend largement de la rigueur avec laquelle les ressources publiques sont gérées.

Au-delà de l’acquisition de compétences techniques, le programme met un accent particulier sur les valeurs d’intégrité, de responsabilité et de redevabilité. Des qualités jugées essentielles pour contribuer à la lutte contre la corruption et à l’amélioration de la gouvernance publique.

Cette deuxième cohorte témoigne de la volonté des autorités congolaises et de leurs partenaires de poursuivre les efforts de professionnalisation du secteur. En investissant dans la formation des jeunes, le Congo se dote progressivement d’un vivier d’experts capables de relever les défis liés à la modernisation de l’administration publique et à la gestion efficace des fonds destinés au développement.

À l’issue de leur parcours, les stagiaires auront l’opportunité de mettre en pratique leurs acquis au sein de différentes structures publiques, contribuant ainsi à renforcer durablement les compétences nationales dans un domaine clé pour la performance de l’État.

Congo : vers l’amélioration du climat des affaires

La ministre du Commerce, de l’Approvisionnement et de la Consommation, Jacqueline Lydia Mikolo, a tenu mardi 2 juin 2026, une séance de travail avec les représentants du secteur privé.

 

Plusieurs sujets ont été abordé au cours de la rencontre entre la ministre Jacqueline Lydia Mikolo et les représentants du secteur privé. Entre autres sujets, le retour de la mercuriale nationale, un mécanisme destiné à mieux encadrer les prix des produits sur le marché et à lutter contre les pratiques spéculatives.

Les participants ont également discuté de la mise en place d’un guichet unique dédié aux commerçants. Cette réforme vise à simplifier les démarches administratives, réduire les délais de traitement des dossiers et améliorer l’accompagnement des opérateurs économiques dans l’exercice de leurs activités.

Pour les acteurs du secteur privé, ces mesures pourraient contribuer à renforcer la transparence des échanges commerciaux et à favoriser un environnement plus attractif pour l’investissement. Ils ont, par ailleurs, plaidé pour la poursuite des réformes destinées à lever les contraintes qui freinent encore le développement des entreprises locales.

La préparation des entreprises congolaises aux opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf) a également figuré parmi les priorités évoquées. Face à l’ouverture progressive des marchés africains, les participants ont souligné la nécessité d’accroître la compétitivité des produits nationaux, de moderniser les outils de production et de renforcer les capacités des opérateurs économiques. La ministre Jacqueline Lydia Mikolo a assuré que les préoccupations exprimées seront prises en compte dans la mise en œuvre des politiques publiques.

Congo-Assemblée nationale : huit dossiers sur la table des députés

La 12e session ordinaire de l’Assemblée nationale s’est ouverte le 2 juin 2026, à Brazzaville.

 

Les députés ont fait leur rentrée du mois de juin. Une session marquée par l’examen de huit dossiers arrêtés lors de la conférence des présidents tenue le 26 mai dernier. Parmi les principaux points à examiner figure le débat d’orientation budgétaire, un exercice essentiel qui permettra aux députés d’apprécier les grandes lignes de la politique économique et financière en prélude à l’élaboration du budget de l’État. Les parlementaires suivront également la présentation du programme d’actions du gouvernement, occasion pour l’exécutif de décliner ses priorités et ses perspectives de développement.

Sur le plan de la coopération internationale, les élus sont appelés à se prononcer sur le projet de loi autorisant la ratification de l’accord conclu entre la République du Congo et la Fédération de Russie relatif à la promotion et à la protection réciproque des investissements. Ce texte vise à renforcer les échanges économiques et à offrir un cadre juridique sécurisé aux investisseurs des deux pays.

La session sera également marquée par l’examen du projet de loi portant création de la Caisse des dépôts et consignations, une institution financière appelée à jouer un rôle déterminant dans la mobilisation de l’épargne publique et le financement des projets d’intérêt général.

Autre réforme attendue, le projet de loi fixant l’organisation du système éducatif en République du Congo, qui devrait contribuer à moderniser le cadre législatif de l’enseignement et à mieux répondre aux défis de la formation des jeunes générations.

La représentation nationale entend apporter sa contribution aux efforts de modernisation de l’État, d’amélioration de la gouvernance et de consolidation des partenariats internationaux. Les travaux de cette session s’annoncent ainsi déterminants pour l’adoption de réformes susceptibles d’avoir un impact significatif sur le développement économique et social du pays.

Congo-Baccalauréat général : 17 détenus dont une fille affrontent les épreuves

Le coup d’envoi des examens a été donné par le directeur de la Réinsertion sociale et de l’Action sociale judiciaire près la Direction générale de l’administration pénitentiaire, Jean-Joël Komo.

 

Dix-sept détenus, dont une jeune fille, ont entamé les épreuves écrites du baccalauréat général à la Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville (MACB). Le coup d’envoi des examens a été donné par le directeur de la Réinsertion sociale et de l’Action sociale judiciaire près la Direction générale de l’administration pénitentiaire, Jean-Joël Komo, lors du lancement de l’épreuve d’anglais. La cérémonie s’est déroulée en présence du chef de centre de la MACB, Kevin Wilfrid Makosso.

Les dix-sept candidats, tous inscrits en série A, se répartissent entre onze candidats libres et six candidats officiels. Selon les responsables du centre, les premières épreuves se sont déroulées dans un climat de sérénité, comparable à celui observé dans les autres centres d’examen du pays.

Afin de garantir le bon déroulement de cette session, toutes les dispositions organisationnelles et sécuritaires ont été prises conformément aux exigences des examens d’État. Pour Jean-Joël Komo, cette participation traduit la volonté des autorités pénitentiaires de faire de l’éducation un véritable levier de réinsertion.

« La Direction générale de l’administration pénitentiaire œuvre chaque année pour permettre aux détenus qui remplissent les conditions requises de prendre part aux examens d’État », a-t-il indiqué.

Cette dynamique n’est pas nouvelle. Depuis 2017, la Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville présente régulièrement des candidats aux différents examens nationaux, offrant ainsi à de nombreux détenus l’opportunité de poursuivre leur parcours scolaire malgré leur situation carcérale.

Congo : le gouvernement reçoit un don de médicaments d’une valeur de 160 millions FCFA

La cérémonie de remise officielle de cette dotation a eu lieu mardi 02 juin 2026, au bureau de l’OMS à Brazzaville.

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a remis au gouvernement congolais un lot de médicaments évalué à 280 000 dollars américains, soit environ 160 millions de francs CFA. La donation comprend 27 tonnes de produits pharmaceutiques destinés à renforcer la prise en charge des patients dans les structures sanitaires du pays.

La cérémonie de remise officielle s’est tenue au bureau de l’OMS à Brazzaville sous la présidence du représentant résident de l’OMS au Congo, le Dr Vincent Dossou Sodjinou, et du ministre de la Santé et de la Population, le Pr Jean-Rosaire Ibara.

La remise du lot a été précédée par la signature d’un protocole d’accord entre l’OMS et le gouvernement congolais. À travers cette initiative, l’institution onusienne réaffirme son engagement aux côtés du Congo pour améliorer l’accès aux soins et soutenir les efforts nationaux de renforcement du système de santé.

Pour le ministre de la Santé et de la Population, cette dotation de 160 millions de francs CFA constitue une réponse concrète à plusieurs besoins exprimés par les structures sanitaires du pays. Elle permettra d’améliorer la disponibilité des médicaments et de renforcer la qualité de la prise en charge des patients.

Cette contribution, intervient dans un contexte où les besoins en médicaments essentiels demeurent élevés. Avec ses 27 tonnes de médicaments, ce don représente un appui considérable pour les établissements de santé et les populations bénéficiaires.

Congo-transferts de fonds : l’ARTF intensifie la lutte contre les opérateurs clandestins

Le directeur général de l’Agence de régulation des transferts de fonds (ARTF), Jean Claude Bazebi, a réitéré, le 1er juin à Brazzaville, son appel à la régularisation des opérateurs économiques exerçant dans les secteurs du transfert de fonds et du change sans autorisation légale.

 

Face à la prolifération des activités financières informelles, le responsable de l’ARTF a exhorté les acteurs concernés à déclarer sans délai leurs structures auprès des autorités compétentes. Selon lui, cette démarche est indispensable pour garantir la transparence des transactions financières, lutter contre les circuits illicites et assurer une meilleure protection des usagers.

Jean Claude Bazebi a souligné que les opérateurs qui continueraient à exercer dans la clandestinité s’exposeraient à de lourdes sanctions administratives et disciplinaires prévues par la réglementation en vigueur. Il a insisté sur la nécessité de respecter le cadre légal afin de contribuer à l’assainissement du secteur et au renforcement de la confiance dans les services financiers.

La rencontre avec les représentants diplomatiques visait également à sensibiliser les communautés étrangères concernées par ces activités et à favoriser une meilleure collaboration avec les autorités de régulation. L’ARTF entend ainsi mobiliser l’ensemble des parties prenantes pour mettre fin aux pratiques illégales qui fragilisent le système financier national.

Congo : vers une prochaine note conceptuelle pour le Fonds mondiale

Les acteurs nationaux engagés dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme se sont réunis à Brazzaville à l’occasion du dialogue pays organisé par le Comité de coordination nationale (CCN).

 

Présidés par la présidente du CCN, Valérie Maba, les travaux ont rassemblé les représentants des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, de la société civile ainsi que des organisations communautaires impliquées dans la réponse aux principales maladies transmissibles du pays.

Ce cadre de concertation vise à garantir une approche participative dans la définition des interventions qui seront soumises au Fonds mondial pour le prochain cycle de financement. Les échanges ont notamment porté sur l’amélioration de la prévention, du dépistage et de la prise en charge du VIH, de la tuberculose et du paludisme, ainsi que sur les mécanismes susceptibles de renforcer durablement le système national de santé.

Les participants ont souligné la nécessité d’investir davantage dans les infrastructures sanitaires, la disponibilité des médicaments, le renforcement des ressources humaines et l’amélioration de la gouvernance du secteur de la santé. Ces actions sont considérées comme essentielles pour assurer la pérennité des acquis obtenus au cours des dernières années.

Dans son intervention, Valérie Maba a rappelé l’importance du dialogue pays dans le processus de préparation de la note conceptuelle. Selon elle, cette démarche permet de recueillir les besoins réels des populations et de construire des réponses adaptées aux défis sanitaires du pays.

Pour sa part, le ministre de la Santé et de la Population qui supervisait les travaux, une collaboration renforcée est nécessaire afin de maximiser l’impact des financements attendus. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les efforts en faveur d’un système de santé plus résilient, capable de répondre efficacement aux besoins des populations.

À l’issue des travaux, plusieurs orientations stratégiques ont été retenues pour alimenter la future note conceptuelle. Celle-ci devra refléter les priorités nationales en matière de santé publique et contribuer à accélérer les progrès vers l’élimination des grandes maladies tout en consolidant les bases d’un système de santé durable et performant.

Congo-action humanitaire : la Chine au chevet des orphelins

Les orphelins des centres d’accueil Béthanie et Yamba Ngaï ont bénéficié d’un élan de solidarité à l’occasion d’une cérémonie de remise de dons organisée à Brazzaville.

 

Des produits pharmaceutiques, des vivres, des articles non alimentaires ainsi que des kits scolaires constituent le don de la République populaire de Chine aux orphelins de Béthanie et Yamba Ngaï. C’est la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Lydie Pongault, qui a réceptionné ce don des mains de An Qing.

Au-delà de cette assistance matérielle, la mission médicale chinoise présente au Congo a apporté une contribution sanitaire. Ses médecins ont procédé à des consultations médicales gratuites au profit des pensionnaires des deux centres d’accueil, permettant d’évaluer leur état de santé et de leur offrir les soins nécessaires.

Pour la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, ce geste témoigne de l’excellence des relations de coopération entre le Congo et la Chine, tout en répondant aux besoins essentiels des enfants privés de soutien familial. Les vivres, médicaments et fournitures scolaires remis contribueront à améliorer leurs conditions de vie et à favoriser leur épanouissement.

De son côté, l’ambassadrice de Chine a réaffirmé l’engagement de son pays à accompagner les efforts du gouvernement congolais dans les domaines sociaux, humanitaire et sanitaire. Elle a souligné l’importance de la solidarité envers les couches les plus fragiles de la population, notamment les enfants.

Congo : Denis Sassou-N’Guesso reçoit Koffi Olomidé

Le chef de l’État a accordé une audience à l’artiste musicien congolais Koffi Olomidé, venu échanger avec lui sur des questions liées à la culture et au rayonnement de l’Afrique.

 

Le président Denis Sassou-N’Guesso a accordé une audience à l’artiste musicien Koffi Olomidé, figure emblématique de la musique africaine. Les échanges ont porté sur la promotion de la culture africaine, le rôle des artistes dans le rapprochement des peuples ainsi que les perspectives de valorisation du patrimoine culturel du continent.

À l’issue de la rencontre, Koffi Olomidé a exprimé sa gratitude au chef de l’État pour son accueil chaleureux et son attachement aux valeurs culturelles africaines. L’artiste a également salué les efforts du Congo en faveur de la promotion des arts et de la culture.

Congo : Denis Sassou-N’Guesso honoré du Prix Babacar Ndiaye

Le président de la République a été distingué en reconnaissance de son engagement en faveur du développement des infrastructures et de l’intégration africaine.

 

Le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, a reçu le Prix Babacar Ndiaye. Cette distinction récompense les personnalités africaines ayant contribué de manière significative au développement économique, social et infrastructurel du continent.

Cette reconnaissance témoigne des efforts entrepris par le Congo sous son leadership en matière de modernisation des infrastructures, de promotion de la coopération régionale et de renforcement de l’intégration africaine.

Portant le nom de l’ancien président de la Banque africaine de développement (BAD), Babacar Ndiaye, ce prix met en lumière les initiatives qui favorisent la transformation durable des économies africaines et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Lors de la cérémonie, plusieurs intervenants ont salué la vision du chef de l’État congolais ainsi que son implication constante dans les grands projets structurants visant à renforcer la connectivité et le développement du continent.

Congo-Baccalauréat 2026 : 100 000 candidats en quête du précieux sésame

Du 2 au 5 juin, les élèves des séries littéraires, scientifiques et techniques vont affronter les épreuves de l’examen qui sanctionne la fin des études secondaire.

 

Le compte à rebours est terminé pour les candidats au baccalauréat. Du 2 au 5 juin, 101 856 élèves des séries littéraires, scientifiques et techniques vont affronter les épreuves de l’examen qui sanctionne la fin des études secondaires et ouvre les portes de l’enseignement supérieur. Cette session 2026 rassemble 101 856 candidats, répartis dans 310 centres d’examen à travers le pays. Selon les statistiques de la Direction des examens et concours, cette session enregistre une progression de 6,79 % du nombre de candidats comparativement à l’année dernière.

Les compositions vont débuter le 2 juin par l’épreuve d’anglais pour l’ensemble des séries. Le lendemain, les candidats des séries littéraires seront évalués en français et dans leur deuxième langue, tandis que ceux des séries scientifiques C et D composent en sciences physiques et en français.

Le programme va se poursuivre le 4 juin avec l’histoire-géographie et les mathématiques pour les candidats de la série A. Les élèves des séries C et D, quant à eux, passeront les épreuves de sciences de la vie et de la Terre ainsi que de géographie. La dernière journée, le 5 juin, est consacrée à la philosophie et à l’éducation physique pour les littéraires, tandis que les scientifiques terminent avec les mathématiques et l’éducation physique.

La principale innovation de cette session réside dans la tenue simultanée des baccalauréats général et technique. Cette mesure vise à renforcer la crédibilité des examens d’État en empêchant les inscriptions multiples observées les années précédentes. Certains candidats profitaient en effet du décalage des calendriers pour s’inscrire aux deux examens dans différentes localités.

Pour assurer le bon déroulement des épreuves sur l’ensemble du territoire national, le ministre Jean Luc Mouthou a déployé, le 29 mai dernier, les membres des jurys et les superviseurs chargés de veiller au respect des procédures et à la régularité des examens.

Congo : près de 288 milliards FCFA de la BADEA pour accélérer les infrastructures

Deux conventions de financement d’un montant global de 500 millions de dollars américains, soit environ 287,5 milliards FCFA, ont été signées à Brazzaville pour soutenir des projets structurants destinés à moderniser les infrastructures et à renforcer le développement économique du pays.

 

Le gouvernement congolais et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) ont consolidé leur partenariat à travers la signature de deux conventions de financement représentant près de 500 millions de dollars américains, soit environ 287,5 milliards FCFA. La cérémonie de signature s’est tenue à Brazzaville en présence du vice-Premier ministre chargé de la Coordination des infrastructures de développement et de l’Aménagement du territoire, Jean-Jacques Bouya, du ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, ainsi que du président de la BADEA, Abdullah Almusaibeeh.

Cette importante enveloppe financière est destinée à accompagner deux projets majeurs considérés comme essentiels pour la transformation économique du Congo. Le premier concerne le prolongement de la Route de la Corniche de Brazzaville, une infrastructure stratégique visant à fluidifier la circulation dans la capitale, améliorer la mobilité urbaine et faciliter l’acheminement des produits agricoles vers les centres de consommation.

Ce projet s’inscrit également dans la dynamique de modernisation du réseau routier national et du renforcement des corridors de transport reliant Brazzaville aux autres pôles économiques du pays. À terme, il devrait contribuer à réduire les coûts logistiques et à renforcer l’attractivité économique de la capitale.

Le second volet du financement porte sur l’augmentation de la participation du Congo au capital du Fonds de solidarité africain (FSA). Cette opération permettra au pays de disposer de nouveaux leviers pour mobiliser des financements en faveur des investissements publics et privés, tout en renforçant son intégration dans les mécanismes financiers africains.

Pour les autorités congolaises, ces accords traduisent la confiance renouvelée de la BADEA dans les perspectives économiques du Congo. Ils témoignent également de la volonté commune de faire des infrastructures un moteur de croissance, de création d’emplois et d’amélioration des conditions de vie des populations.

Partenaire historique du Congo, la BADEA a déjà accompagné plusieurs projets structurants dans les domaines des transports, du développement urbain et des infrastructures publiques. Avec ce nouveau financement de près de 288 milliards FCFA, l’institution confirme son engagement à soutenir les ambitions de développement du pays.

Le Congo et la Tanzanie renforcent leur coopération à Brazzaville

En marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), qui se tiennent à Brazzaville, le Premier ministre tanzanien, Mwigulu Nchemba, a été reçu en audience le 27 mai par son homologue congolais, Anatole Collinet Makosso.

 

Anatole Collinet Makosso et Mwigulu Nchemba ont échangé sur les bonnes pratiques en matière de gestion de la commande publique et de gouvernance administrative. Les deux personnalités ont partagé leurs expériences respectives dans le domaine des marchés publics, un secteur stratégique pour la transparence de l’action publique et l’efficacité des dépenses de l’État. Les échanges ont porté sur les mécanismes susceptibles d’améliorer les procédures de passation des marchés, de renforcer la redevabilité des institutions et d’optimiser l’utilisation des ressources publiques.

À l’issue de l’audience, les deux Premiers ministres se sont exprimés devant la presse, soulignant l’importance des Assemblées annuelles de la BAD comme cadre privilégié de dialogue entre les dirigeants africains. Ils ont également évoqué l’agenda des travaux élaboré par les organisateurs, mettant en avant les réflexions consacrées aux défis du financement du développement, à l’intégration économique du continent et à la modernisation des administrations publiques.

Pour le chef du gouvernement congolais, cette rencontre illustre la volonté des États africains de renforcer la coopération Sud-Sud à travers le partage d’expériences réussies. De son côté, Mwigulu Nchemba a salué l’accueil réservé à la délégation tanzanienne et réaffirmé l’engagement de son pays à promouvoir une gestion rigoureuse et transparente des finances publiques.

La tenue des Assemblées annuelles de la BAD à Brazzaville offre ainsi une opportunité aux décideurs africains de consolider leurs partenariats et de mutualiser leurs expertises en vue d’accélérer le développement durable du continent.

Congo : quatre présumés trafiquants de peaux de panthère arrêtés à Ewo

Les objets saisis comprennent quatre peaux, un crâne et quatre dents de panthère, correspondant à au moins quatre animaux abattus.

 

Quatre présumés trafiquants fauniques, âgés de 25 à 50 ans, ont été interpellés le 18 mai à Ewo, chef-lieu du département de la Cuvette-Ouest, pour détention illégale et tentative de commercialisation de trophées de panthère.

L’opération a été menée conjointement par les services de la région de gendarmerie de la Cuvette-Ouest et les agents de la direction départementale de l’Économie forestière en poste à Ewo, avec l’appui du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage.

Parmi les personnes arrêtées figurent notamment un chauffeur personnel d’une autorité locale ainsi qu’un pasteur d’église. Selon les premiers éléments de l’enquête, les suspects auraient été surpris en flagrant délit de détention, de circulation et de tentative de vente des trophées saisis.

D’après les services compétents, les produits fauniques avaient été soigneusement dissimulés dans un sac de jute contenant des vêtements et divers effets personnels afin d’échapper aux contrôles des forces de sécurité. Une tentative qui n’aura finalement pas abouti, les agents ayant réussi à détecter la cargaison avant de procéder à l’interpellation des suspects.

Cette nouvelle affaire met une fois de plus en lumière l’ampleur du trafic de produits issus d’espèces protégées dans certaines localités du pays, malgré le renforcement des dispositifs de surveillance et de répression. La panthère, espèce intégralement protégée, ne peut être ni détenue, ni transportée, ni commercialisée sans autorisation spéciale des autorités compétentes.

Les investigations se poursuivent actuellement afin d’identifier d’éventuels complices et de démanteler l’ensemble du réseau impliqué dans ce trafic. Les mis en cause encourent des peines d’emprisonnement ferme ainsi que de lourdes amendes, conformément à la législation en vigueur sur la protection de la faune sauvage.

Libre circulation : le Congo va supprimer les visas pour les ressortissants africains dès 2027

L’annonce a été faite le 25 mai à Brazzaville par le président Denis Sassou-Nguesso, à l’occasion de la célébration de la 63e Journée de l’Afrique, organisée en prélude aux Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD).

 

À partir du 1er janvier 2027, les ressortissants africains pourront entrer en République du Congo sans visa. C’est ce qui ressort du discours du président Dénis Sassou N’Guesso, à l’occasion de la 63e Journée de l’Afrique. Le chef de l’État congolais a plaidé pour une accélération de la libre circulation des personnes et des biens sur le continent. Il a également appelé au renforcement de l’intégration régionale ainsi qu’à la promotion d’un passeport africain unique, symbole d’une Afrique davantage unie et ouverte.

Cette décision marque un tournant majeur dans la politique migratoire congolaise et s’inscrit dans la dynamique continentale portée par l’Union africaine, qui encourage les États membres à lever progressivement les barrières administratives freinant les échanges intra-africains.

Pour de nombreux observateurs, cette mesure pourrait favoriser les échanges économiques, le tourisme, les investissements ainsi que les opportunités culturelles et universitaires entre les pays africains. Elle devrait également renforcer l’attractivité du Congo à l’échelle régionale, au moment où plusieurs États du continent multiplient les initiatives en faveur de la mobilité africaine.

La déclaration du président Denis Sassou-Nguesso intervient dans un contexte marqué par la tenue prochaine des Assemblées annuelles de la BAD à Brazzaville, un rendez-vous continental majeur qui réunit décideurs politiques, financiers et acteurs du développement autour des défis économiques de l’Afrique.

À travers cette réforme, le Congo entend ainsi réaffirmer son engagement en faveur du panafricanisme et de la construction d’un espace africain plus intégré, où les citoyens pourront circuler plus librement au-delà des frontières héritées de la colonisation.

Congo : Brazzaville accueille les Assemblées annuelles de la BAD

Le président de République, Denis Sassou N’Guesso échange avec le président de la BAD, Sidi Ould Tah, à la veille des assises pour s’assurer des derniers réglages avant l’ouverture des assises.

 

Prévue à Brazzaville du 25 au 29 mai, cette rencontre réunira plusieurs dirigeants africains, ministres des Finances, gouverneurs de banques centrales, partenaires techniques et investisseurs autour des questions liées au financement du développement, à la transformation économique du continent et à la résilience face aux crises mondiales.

Les discussions prévues durant les travaux porteront notamment sur le renforcement de l’intégration régionale, l’accélération de l’industrialisation du continent, la mobilisation des ressources financières et l’accompagnement des États africains dans leurs politiques de développement durable.

Pour le Congo, pays hôte de cette édition, l’organisation de ces Assemblées constitue une opportunité diplomatique et économique majeure. Elle permettra au pays de réaffirmer son engagement en faveur de la coopération africaine et de mettre en lumière ses ambitions en matière de développement et d’attractivité économique.

Coopération judiciaire : le Congo et la RDC veulent moderniser l’accord de 1978

Réunis le 21 mai à Brazzaville, les ministres de la Justice des deux pays ont engagé des discussions autour de la révision de l’accord de coopération judiciaire signé en 1978, afin de l’adapter aux nouveaux défis sécuritaires et criminels liés notamment aux technologies numériques.

 

Le Congo et la République démocratique du Congo (RDC) entendent donner un nouveau souffle à leur coopération judiciaire. Face à l’évolution des formes de criminalité transfrontalière, Brazzaville et Kinshasa veulent renforcer leurs mécanismes de collaboration judiciaire. C’est dans cette perspective qu’une séance de travail s’est tenue, le 21 mai à Brazzaville, entre le ministre congolais de la Justice, Aimé Ange Wilfrid Bininga, et son homologue de la République démocratique du Congo, Guillaume Ngefa.

Au centre des échanges : la révision de l’accord de coopération judiciaire datant de 1978. Jugé aujourd’hui dépassé face aux mutations du contexte sécuritaire et technologique, ce texte devrait être actualisé afin de mieux répondre aux réalités contemporaines.

Les deux parties souhaitent notamment intégrer dans le nouvel accord des dispositions relatives aux infractions commises via les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Cybercriminalité, escroqueries numériques, fraudes en ligne ou encore circulation illicite de données figurent parmi les préoccupations communes des deux États voisins.

Au-delà de la lutte contre les nouvelles formes de criminalité, cette révision vise également à fluidifier les procédures judiciaires entre les deux pays. Les autorités entendent favoriser une coopération plus rapide dans le traitement des dossiers, les échanges d’informations et l’entraide judiciaire.

« Nos deux pays affichent la volonté d’aller vers une simplification des procédures dans le cadre des échanges d’expérience », a souligné le ministre Aimé Ange Wilfrid Bininga, mettant en avant la nécessité d’une collaboration judiciaire adaptée aux enjeux actuels.

Congo : Brazzaville paralysée par une pénurie de carburant

Une situation qui entraîne un ralentissement de la circulation et complique les déplacements dans l’ensemble de la capitale congolaise.

 

Dans plusieurs quartiers de la ville depuis plusieurs jours, les images se ressemblent, bidons alignés devant les stations-service, motocyclistes en quête de carburant et automobilistes exaspérés par la rareté des produits pétroliers. Aux heures de pointe, les transports en commun deviennent difficiles à trouver, provoquant de longues attentes aux arrêts de bus.

Près de la mairie de Mfilou, dans le 7e arrondissement, Fiacre Nkombo, un usager rencontré sur place, déplore les conséquences de cette crise sur la population. « C’est une situation vraiment difficile. On peut avoir de quoi payer le transport, mais il n’est pas facile de trouver un bus, ni même un taxi », s’est-il indigné.

La pénurie touche particulièrement les chauffeurs de taxi et les conducteurs de bus, dont les activités sont fortement perturbées. Devant une station-service du centre-ville, un chauffeur de taxi confie vivre un véritable calvaire. « Cela fait trois jours que je cherche du carburant. C’est une vraie bataille, et dans ces conditions, il est difficile de faire la recette », raconte-t-il, épuisé après plusieurs tentatives infructueuses.

Dans les rares stations qui disposent encore de petites quantités de carburant, les forces de l’ordre peinent à contenir l’affluence et les tensions. Des policiers ont été déployés afin d’assurer le maintien de l’ordre et d’éviter les débordements.

Selon une source proche de la Société Commune de Logistique (SCLOG), chargée du stockage et du transport des hydrocarbures au Congo, les autorités ont dû se tourner vers Kinshasa, en République démocratique du Congo, pour acheminer quelques barges de carburant destinées à ravitailler Brazzaville et réduire progressivement la pression sur les stocks.

Dans un communiqué officiel, le gouvernement a attribué cette situation à une baisse des stocks aux niveaux national et international, conséquence directe de la crise qui secoue actuellement le Moyen-Orient.

Face à la rareté du carburant dans le circuit officiel, plusieurs automobilistes se rabattent désormais sur les vendeurs illicites, communément appelés « Kadhafis ». Profitant de la forte demande, ces derniers imposent des prix largement supérieurs aux tarifs réglementaires. Un bidon de 25 litres est ainsi vendu à plus de 25 000 francs CFA, contre environ 20 000 francs CFA dans les stations-service.

Alors que les autorités tentent de rassurer la population sur un retour progressif à la normale, les Brazzavillois continuent de subir les lourdes conséquences de cette crise énergétique qui fragilise davantage leur quotidien.

Éliminatoires CAN 2027 : le Congo logé dans le groupe G

Les Diables rouges du Congo croiseront le fer avec les Comores, le Cameroun et la Namibie.

 

Le tirage au sort des éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des nations a livré son verdict et promet déjà des confrontations particulièrement disputées dans le groupe G. Le Congo devra se mesurer aux Comores, au Cameroun ainsi qu’à la Namibie dans une poule jugée équilibrée, où chaque sélection nourrit l’ambition de décrocher son billet pour la phase finale.

Si le Cameroun apparaît naturellement comme l’un des favoris du groupe en raison de son expérience continentale et de son riche palmarès, les autres nations entendent également jouer pleinement leurs chances. Dès l’annonce du tirage, les sélectionneurs camerounais et namibien ont réagi avec prudence et détermination, refusant de sous-estimer leurs adversaires.

Du côté des Lions indomptables, l’objectif affiché reste une qualification sans difficulté majeure. Toutefois, le staff technique camerounais estime que le Congo possède des arguments solides, notamment grâce à une génération de joueurs talentueux capables de rivaliser avec les meilleures équipes africaines. Les confrontations sous-régionales entre les deux pays ont souvent été intenses et indécises, ce qui pousse le Cameroun à la vigilance.

Même son de cloche du côté de la Namibie. Le sélectionneur namibien a reconnu que cette campagne ne laissera aucune place à l’improvisation. Selon lui, le Congo demeure une équipe compétitive, difficile à manœuvrer, surtout lorsqu’elle évolue avec confiance et discipline tactique. Il considère ainsi que chaque rencontre du groupe pourrait avoir des allures de finale.

Pour les supporters congolais, ce tirage représente autant un défi qu’une opportunité de relance pour les Diables rouges, désireux de retrouver leur place parmi les grandes nations du football africain. Les prochains mois seront donc déterminants pour le staff technique congolais, appelé à bâtir un effectif capable de répondre aux exigences d’une campagne qualificative qui s’annonce particulièrement relevée.

Dans un groupe où aucune équipe ne semble prête à céder le moindre point, le Congo sait désormais qu’il est attendu, mais aussi respecté par ses adversaires

Le Congo réussit une émission obligataire de 850 millions de dollars

Brazzaville a annoncé, jeudi 20 mai, le succès d’une émission obligataire internationale d’un montant de 850 millions de dollars américains, soit près de 480 milliards de FCFA, dans le cadre de sa stratégie de refinancement de la dette publique.

 

L’opération, assortie d’une maturité de 11 ans et d’un coupon fixé à 9,5 %, constitue une nouvelle étape dans la politique de gestion active de la dette engagée par les autorités congolaises depuis plusieurs mois. Selon les informations relayées par plusieurs médias économiques internationaux, cette émission vise principalement à restructurer certaines obligations existantes afin d’allonger les échéances de remboursement et réduire les pressions financières à court terme.

Ce nouvel emprunt intervient dans un contexte marqué par la volonté du Congo de restaurer progressivement la confiance des investisseurs après plusieurs années de tensions budgétaires et de difficultés liées à l’endettement. Le gouvernement présente cette opération comme « neutre » sur le niveau global de la dette, estimant qu’il s’agit avant tout d’un mécanisme de refinancement et non d’un endettement additionnel.

Depuis le début de l’année 2026, Brazzaville multiplie les initiatives destinées à réorganiser son portefeuille de dette souveraine. En février dernier, le pays avait déjà levé 700 millions de dollars sur les marchés internationaux, avant de procéder au rachat partiel de certaines obligations arrivant à échéance en 2032.

Malgré ce regain d’activité financière, les défis économiques demeurent importants. Le Congo reste l’un des pays les plus endettés de la sous-région CEMAC, avec un niveau d’endettement supérieur aux critères communautaires. Plusieurs agences de notation maintiennent d’ailleurs le pays dans la catégorie spéculative, reflétant les inquiétudes persistantes autour de la soutenabilité de la dette et de la dépendance aux revenus pétroliers.

Dans ce contexte, les autorités congolaises ont récemment sollicité un nouveau programme d’appui auprès du Fonds monétaire international (FMI). Des discussions devraient s’ouvrir prochainement avec l’institution financière internationale autour de nouvelles réformes économiques et budgétaires destinées à consolider les équilibres macroéconomiques du pays.

Pour Brazzaville, cette opération obligataire apparaît ainsi comme un signal adressé aux investisseurs internationaux, traduisant la volonté du pays de renouer durablement avec les marchés financiers tout en poursuivant ses efforts de restructuration économique.

Métrologie : le Congo mise sur la souveraineté industrielle

À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la métrologie, le 20 mai 2026, le gouvernement congolais a réaffirmé son ambition de faire de la métrologie un instrument stratégique au service du développement national.

 

Dans un message officiel, le ministre du Développement industriel, des Zones économiques spéciales (ZES) et de la Promotion du secteur privé, Michel Djombo, a appelé à renforcer la culture de la mesure fiable afin d’accompagner la transformation industrielle et la souveraineté économique du pays.

Placée cette année sous le thème « La métrologie pour renforcer la confiance dans l’élaboration des politiques », cette célébration a permis de mettre en lumière le rôle central de la métrologie dans la gouvernance moderne, la performance économique et la protection des consommateurs.

Dans son adresse, le ministre a rappelé que la métrologie intervient dans pratiquement tous les secteurs stratégiques de la vie nationale, notamment l’industrie, les hydrocarbures, l’énergie, la santé, l’agriculture, les infrastructures, les télécommunications, l’environnement ainsi que les échanges commerciaux.

Selon Michel Djombo, la fiabilité des mesures constitue un élément essentiel dans la prise de décisions publiques efficaces, transparentes et durables. Elle garantit non seulement la précision des données et la qualité des produits, mais aussi la sécurité des populations et l’équité dans les transactions commerciales.

« Dans les secteurs de l’énergie, du commerce, des hydrocarbures ou encore des services, des instruments de mesure fiables garantissent l’équité, sécurisent les recettes publiques et renforcent la confiance dans les institutions. Elle accompagne les politiques liées à la transition énergétique, à la santé publique, à la sécurité alimentaire et à la protection de notre environnement », a-t-il déclaré.

Au-delà de son aspect technique, la métrologie apparaît aujourd’hui comme un enjeu économique et stratégique majeur. Le membre du gouvernement a ainsi exhorté les acteurs publics et privés à considérer cette discipline comme un véritable outil de compétitivité, de souveraineté et de transformation industrielle.

Pour le gouvernement congolais, le développement d’un système national de métrologie performant constitue un atout indispensable dans l’accélération de la marche vers le développement, en favorisant l’innovation technologique, la qualité des productions locales et l’intégration du pays dans les échanges internationaux.

Cette célébration a également servi de cadre de réflexion collective sur l’importance des normes et des mesures dans la gouvernance des États, la transparence économique et la consolidation de la confiance entre les institutions, les citoyens et les partenaires économiques.

Coopération militaire : Brazzaville et Washington renforcent leur partenariat

La République du Congo et les États-Unis d’Amérique réaffirment leur volonté de consolider leurs relations stratégiques à travers un dialogue soutenu et des actions conjointes en matière de sécurité et de défense.

 

La chargée d’affaires de l’ambassade des États-Unis au Congo, Amanda S. Jacobsen, a été reçue le 18 mai 2026 à Brazzaville par le ministre de la Défense nationale, Raymond Zéphyrin Mboulou. Cette séance de travail a permis aux deux personnalités d’évaluer l’état de la coopération militaire entre les forces armées congolaises et américaines, tout en explorant de nouvelles perspectives de collaboration.

Au centre des échanges figurait l’exercice militaire « Obangame Express », une opération internationale de sécurité maritime organisée avec l’appui des États-Unis à Pointe-Noire. Cet exercice vise à renforcer la coordination entre les États africains dans la lutte contre l’insécurité maritime, la piraterie, la pêche illégale et les trafics illicites dans le golfe de Guinée.

Pour Brazzaville et Washington, la sécurisation des espaces maritimes représente un enjeu stratégique majeur dans une région confrontée à des menaces sécuritaires persistantes. À travers ce partenariat, les deux pays entendent améliorer les capacités opérationnelles et l’échange d’expertises entre leurs forces de défense.

Les discussions ont également porté sur la participation remarquée de la fanfare américaine aux festivités marquant le 65e anniversaire de l’indépendance de la République du Congo. Une présence symbolique qui témoigne, selon plusieurs observateurs, de la vitalité des relations diplomatiques et militaires entre les deux nations.

Congo : Denis Sassou-N’Guesso de retour à Brazzaville après un séjour de travail à Oyo

Ce séjour de travail a été marqué par des consultations, des audiences et le suivi de plusieurs dossiers liés à la vie nationale.

 

Après plusieurs jours passés à Oyo, dans le département de la Cuvette, le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, a regagné Brazzaville ce dimanche 17 mai 2026. Comme à l’accoutumée, la résidence présidentielle d’Oyo a servi de cadre à plusieurs séances de travail consacrées aux affaires de l’État, ainsi qu’à des échanges avec diverses personnalités politiques, administratives et économiques. Ce déplacement dans cette partie septentrionale du pays a également permis au Président de la République de suivre de près certains dossiers prioritaires relatifs au développement national.

Durant son séjour, le Chef de l’État aurait accordé une attention particulière aux questions liées à la gouvernance, aux infrastructures et au renforcement de la stabilité institutionnelle, dans un contexte marqué par la poursuite des efforts de modernisation du pays.

À son arrivée à Brazzaville, Denis Sassou-N’Guesso a été accueilli par plusieurs autorités civiles et militaires, venues lui souhaiter un bon retour dans la capitale.

Ce retour intervient alors que le gouvernement poursuit la mise en œuvre de plusieurs projets structurants dans différents départements du Congo, avec pour ambition de renforcer la dynamique de développement économique et social impulsée par les plus hautes autorités du pays.

CAN 2027 : les Diables rouges bientôt fixés sur leurs adversaires

La Confédération africaine de football (CAF) procédera ce lundi 19 mai 2026, au tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027.

 

La phase finale de la CAN 2027 se déroulera du 19 juin au 17 juillet au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. En attendant cette grande fête du football africain, quarante-huit sélections nationales seront réparties en douze groupes de quatre équipes à l’issue du tirage au sort. Les deux premiers de chaque groupe décrocheront leur qualification pour la phase finale, avec un dispositif particulier réservé aux poules contenant un pays organisateur.

Pour le Congo, cette campagne s’annonce particulièrement délicate. Les éliminatoires débuteront le 21 septembre 2026 et prendront fin le 30 mars 2027. Les deux premières journées sont prévues entre le 21 septembre et le 6 octobre, tandis que les troisième et quatrième journées se joueront du 9 au 17 novembre. Les deux dernières rencontres auront lieu du 22 au 30 mars 2027.

Les Diables rouges abordent cette échéance dans un contexte préoccupant. Depuis deux ans, le championnat national est à l’arrêt en raison de la fermeture des stades, une situation qui pénalise fortement les joueurs évoluant au pays. Cette longue interruption fragilise le niveau de compétitivité du football local et complique davantage la reconstruction de la sélection nationale.

Face à cette réalité, l’équipe nationale devra probablement s’appuyer en grande partie sur les joueurs de la diaspora afin de bâtir une formation capable de rivaliser avec les meilleures nations africaines. Mais une autre interrogation demeure, qui prendra les commandes techniques des Diables rouges ? À quelques mois du début des qualifications, l’identité du futur sélectionneur reste inconnue, alors que le temps presse.

L’absence prolongée du Congo sur la scène continentale pèse également sur son statut. Depuis leur dernière participation à une phase finale de la CAN en 2015, en Guinée équatoriale, où ils avaient atteint les quarts de finale, les Diables rouges peinent à retrouver leur lustre d’antan. Leur dernière campagne qualificative s’était soldée par un bilan insuffisant de quatre défaites, un match nul et une seule victoire.

Congo : Oyo accueille le Colonel Michaël Randrianirina pour une visite de travail

Le dirigeant malgache entame un séjour placé sous le signe du renforcement des relations bilatérales entre Madagascar et la République du Congo.

 

Le Colonel Michaël Randrianirina est arrivé à Oyo, dans le département de la Cuvette, ce mercredi 13 mai 2026, pour une visite de travail de 48 heures. Selon des sources proches du protocole, cette visite devrait être marquée par une série d’échanges politiques et économiques avec le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, dans la ville d’Oyo, résidence habituelle du chef de l’État pour les grandes rencontres diplomatiques.

Au cœur des discussions figurent notamment le renforcement de la coopération sud-sud, les investissements dans les infrastructures, les échanges commerciaux ainsi que les questions liées à la sécurité et à la stabilité régionale. Les deux dirigeants devraient également évoquer les opportunités de partenariat dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, des transports et de la formation des jeunes.

L’agenda du Colonel Michaël Randrianirina prévoit aussi un déplacement à Brazzaville où plusieurs séances de travail techniques seraient programmées avec des membres du gouvernement congolais. Des rencontres avec des opérateurs économiques et des responsables institutionnels sont également annoncées afin d’explorer de nouvelles pistes de coopération entre les deux pays.

La rencontre entre Denis Sassou-N’Guesso et Michaël Randrianirina devrait déboucher sur plusieurs annonces relatives à la coopération bilatérale et à la volonté commune de renforcer les liens entre les peuples congolais et malgache.

Dette extérieure : le Congo lance une opération de plus de 340 milliards FCFA

Le gouvernement a annoncé le rachat d’obligations souveraines évaluées à plus de 575 millions de dollars, soit environ 345 milliards de FCFA.

 

La République du Congo a engagé une opération financière destinée à alléger le poids de sa dette extérieure et à réorganiser ses remboursements sur les marchés internationaux. Dans le cadre de cette opération, l’État propose aux investisseurs de racheter chaque obligation de 1.000 dollars à un prix de 1.040 dollars, en plus des intérêts accumulés. Ces titres avaient été émis en 2022 avec un taux d’intérêt de 9,875 %, avant une nouvelle émission complémentaire réalisée en décembre 2025.

Pour financer cette restructuration, l’Etat prévoit une nouvelle émission d’obligations en dollars américains. Les autorités souhaitent obtenir des financements sur une durée moyenne estimée à huit ans afin d’étaler davantage les remboursements et de réduire la pression immédiate sur les finances publiques.

Le gouvernement congolais précise également que si moins du quart des obligations concernées reste en circulation après cette opération, l’État procédera au rachat total du reliquat afin de solder définitivement cette dette.

L’opération est conduite par la banque américaine Citigroup, chargée d’organiser la future levée de fonds. Concernant la crédibilité financière du pays, S&P Global Ratings et Fitch Ratings maintiennent la note CCC+, tandis que Moody’s attribue au Congo la note Caa2, avec des perspectives jugées stables.

Cette initiative intervient dans un contexte économique encore fragile. Les discussions se poursuivent entre Brazzaville et le Fonds monétaire international pour la mise en place d’un nouveau programme d’accompagnement économique. Le FMI a récemment souligné plusieurs défis auxquels le pays reste confronté, notamment le faible niveau des investissements et les difficultés persistantes dans l’approvisionnement en énergie.

Une mission du Fonds monétaire international est attendue prochainement dans la capitale congolaise pour examiner les réformes économiques envisagées par les autorités.

Coopération Congo-Togo : Denis Sassou-N’Guesso reçoit Faure Gnassingbé à Oyo

Le Président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, a reçu ce week-end à Oyo le Président du Conseil de la République togolaise, Faure Gnassingbé, dans le cadre d’une visite placée sous le signe du renforcement des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays.

 

Les échanges entre les deux dirigeants ont porté sur plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment la coopération bilatérale, les enjeux sécuritaires en Afrique centrale et de l’Ouest, ainsi que les perspectives de développement économique sur le continent.

Au cours de l’entretien, les deux personnalités ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour une Afrique plus intégrée, stable et prospère. Elles ont également insisté sur la nécessité de renforcer les partenariats Sud-Sud afin de faire face aux défis liés à la sécurité, au changement climatique et à la transformation économique des pays africains.

La ville d’Oyo, située dans le département de la Cuvette, est devenue au fil des années un haut lieu diplomatique accueillant régulièrement des rencontres entre chefs d’État et personnalités de marque. La visite de Faure Gnassingbé traduit ainsi l’excellence des relations entre Brazzaville et Lomé.

À travers cette audience, le Congo et le Togo affichent leur volonté commune de dynamiser davantage leur coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les infrastructures, le commerce, l’énergie et les échanges institutionnels.

Le Congo va bénéficier de plus de 32 milliards FCFA

Cette allocation va servir à renforcer la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose en République du Congo.

 

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose a annoncé une nouvelle allocation de plus de 50 millions d’euros, soit environ 32,8 milliards FCFA, en faveur du Congo pour les trois prochaines années.

Une annonce faite par le gestionnaire de portefeuille Afrique et Moyen-Orient, Lionel Caruana, en visite à Brazzaville vendredi 8 mai 2026. Reçu par le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, le responsable du Fonds mondial a salué les efforts du gouvernement congolais dans la mobilisation des fonds de contrepartie exigés dans le cadre du partenariat avec cette institution internationale.

Selon Lionel Caruana, le Congo a franchi une étape importante en janvier 2026 en procédant, pour la première fois en vingt ans de partenariat, à l’achat de médicaments destinés à la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. Ces acquisitions concernent notamment les antirétroviraux, les antituberculeux, les antipaludéens ainsi que les moustiquaires.

Accompagné de la représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement au Congo, Adama Dian-Barry, Lionel Caruana a également remercié les ministres de la Santé et des Finances pour leur implication dans ce plaidoyer.

Le responsable du Fonds mondial a toutefois rappelé que les efforts doivent se poursuivre, notamment pour garantir les futurs achats de médicaments et respecter les engagements de cofinancement liés à cette nouvelle allocation.

Par ailleurs, il a indiqué qu’une nouvelle approche sera désormais appliquée dans l’évaluation des contributions du gouvernement. Outre l’achat des médicaments, toutes les dépenses engagées dans la lutte contre ces trois maladies seront prises en compte, y compris la prise en charge des agents de santé communautaire mobilisés sur le terrain pour le dépistage et le suivi des patients.

Congo : le Fonds routier adopte un budget de plus de 7 milliards FCFA pour 2026

Cette enveloppe servira à financer les travaux d’entretien et de réhabilitation des routes à travers le pays.

 

Le comité de direction du Fonds routier a adopté son budget 2026 arrêté à 7 720 656 489 FCFA en recettes et en dépenses. L’enveloppe a été arrêté vendredi 08 mai à Brazzaville, lors de la 23e session ordinaire de l’institution. Malgré ce budget de plus de 7,7 milliards FCFA, les responsables du Fonds routier reconnaissent que les besoins restent largement supérieurs aux moyens disponibles. Le président du comité de direction, Yves Ickonga, a rappelé que l’année 2025 avait été marquée par des difficultés économiques ayant affecté les ressources du Fonds routier.

« Nous faisons ce qui est possible pour apporter satisfaction aux usagers en matière d’entretien et de réhabilitation des routes », a-t-il déclaré.

Outre le budget, les administrateurs ont adopté le rapport d’activités 2025 ainsi que le programme d’actions 2026. Les échanges ont également porté sur la modernisation des postes de péage et de pesage, ainsi que sur l’évolution du statut juridique du Fonds routier.

Instrument stratégique de financement de l’entretien routier, le Fonds routier intervient aussi bien sur les routes nationales que sur les axes secondaires, avec pour mission de garantir des voies praticables et sécurisées malgré des ressources jugées insuffisantes face à l’ampleur des travaux à réaliser.