Congo-Hydrocarbures : Mouzabakani Kiesse Franc nommé directeur général de l’Amont pétrolier

Ingénieur en électrotechnique de formation, le nouveau responsable hérite d’une mission stratégique au cœur de l’économie nationale.

 

Cette nomination intervient dans un contexte marqué par les ambitions de modernisation et d’optimisation de la gestion des ressources pétrolières. En prenant les commandes de l’Amont pétrolier, Mouzabakani Kiesse Franc aura notamment pour responsabilité d’accompagner les politiques publiques liées à l’exploration, au développement et à l’exploitation des ressources en hydrocarbures.

Reconnu pour son profil technique, son expérience dans le domaine énergétique et sa maîtrise des enjeux industriels, le nouveau directeur général devra contribuer à renforcer la performance du secteur, attirer davantage d’investissements et soutenir la dynamique de création de valeur autour des activités pétrolières.

Au-delà des défis opérationnels, cette prise de fonction traduit également la volonté des autorités de s’appuyer sur des compétences techniques pour accompagner les transformations du secteur énergétique et consolider le rôle du pétrole dans le développement économique du pays.

Les attentes sont nombreuses autour de cette nouvelle étape, alors que l’Amont pétrolier demeure un levier essentiel pour la croissance, l’emploi et la souveraineté énergétique nationale.

Congo : le gouvernement adopte la Politique nationale de l’assainissement 2026-2035

Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement a adopté le projet de décret portant approbation de la Politique nationale de l’assainissement 2026-2035.

 

Présenté par le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondelé, le document ambitionne de transformer le secteur de l’assainissement afin de répondre aux défis croissants liés à l’urbanisation, à la croissance démographique et à la gestion des déchets.

Face aux insuffisances observées dans la collecte et le traitement des déchets solides et liquides ainsi qu’au manque de coordination entre les différents acteurs du secteur, le gouvernement entend mettre en place un cadre cohérent, moderne et efficace pour améliorer durablement les conditions de vie des populations.

Fruit d’un processus inclusif et participatif, cette politique nationale s’appuie sur les recommandations issues de la Conférence sur l’assainissement urbain tenue en février 2025 ainsi que de l’atelier national organisé le 14 octobre 2025. Elle s’inscrit également dans le respect des principes consacrés par la loi d’orientation du 16 août 2022 sur le développement durable et la loi du 17 novembre 2023 relative à la gestion durable de l’environnement en République du Congo.

Conçue comme un levier stratégique du développement national, la Politique nationale de l’assainissement 2026-2035 vise à contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable, notamment dans les domaines de la santé publique, de l’accès à l’eau potable et de la préservation de l’environnement.

Prenant en compte les réalités du terrain ainsi que les attentes exprimées par les populations, cette politique poursuit un objectif central : garantir à tous un accès durable, inclusif, universel et équitable aux services d’assainissement, tout en intégrant les impératifs de résilience climatique et de lutte contre les effets du changement climatique.

Parmi ses axes prioritaires figurent le développement de la recherche et de l’économie circulaire, le renforcement de l’information, de l’éducation et de la communication autour des bonnes pratiques d’hygiène, ainsi que la mise en place de mécanismes pérennes de financement des services et des investissements.

À l’issue des échanges, les membres du Conseil des ministres ont adopté le projet de décret, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle dynamique de gouvernance environnementale et urbaine au service du bien-être des populations et du développement durable du Congo.

Congo : compte rendu du Conseil des ministres du jeudi 18 juin 2026

Le Conseil des ministres s’est réuni ce jeudi 18 juin 2026 au Palais du peuple, sous la très haute autorité de son excellence, M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat.

 

Les affaires suivantes étaient inscrites à son ordre du jour, soit :

  • Deux projets de décret au titre du ministère de l’Enseignement supérieur ;
  • Un projet de décret au titre du ministère des Industries minières et de la Géologie ;
  • Un projet de décret au titre du ministère de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’entretien routier ;
  • Deux communications aux titres respectifs des ministères des Sports, de la Jeunesse et de l’Education civique, et de l’Economie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective ;
  • Des nominations au titre des ministères de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, et des Hydrocarbures.

Dans un propos liminaire, son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat, a souligné sa volonté ferme de respecter les engagements pris devant le peuple congolais. A cet égard, il a rappelé aux membres du Conseil des ministres que la mise en œuvre de son projet de société ne devait souffrir d’aucun atermoiement et d’aucune lenteur. Complétant les directives données lors de la première réunion du Conseil des ministres du présent gouvernement, il a instruit les ministres de poursuivre avec force et vigueur l’exécution des projets engagés.

Le chef de l’Etat a ainsi mis en exergue quelques projets d’importance nationale : la poursuite de la réhabilitation des voiries urbaines de Pointe-Noire ; celle de la route lourde conduisant à la frontière Congo-Cabinda ; l’accélération des travaux d’amélioration de la ligne à Très haute tension Pointe-Noire-Brazzaville ; la finalisation des travaux de l’université de Loango; l’implantation des entreprises attendues au sein de la zone industrielle de Maloukou, etc.

Enfin, le président de la République s’est félicité de l’arrivée de l’électricité dans plusieurs localités de l’intérieur, à savoir Boko, Louingui, Mossaka et Allembé. Il a invité le gouvernement à organiser la remise officielle de ces infrastructures, afin de communier avec la population concernée.

I/- Ministère de l’Enseignement supérieur

Abordant les points inscrits à l’ordre du jour du Conseil, le président de la République a donné la parole à madame le Pr Delphine Edith Emmanuel, née Adouki, ministre de l’Enseignement supérieur, qui a soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres deux projets de textes ; le premier est un projet de décret portant approbation des statuts de l’université de Loango.

L’université de Loango a été créée par la loi n°06-2022 du 30 décembre 2022. Comme de coutume, il s’agissait présentement d’adopter en Conseil des ministres les statuts permettant de fixer les attributions et de préciser les conditions du fonctionnement de ses organes d’administration et de gestion.

Le comité de direction et le conseil universitaire sont les organes délibérants de l’université, tandis que l’organe exécutif est composé du président de l’université, du vice-président et du secrétaire général. Enfin, les organes consultatifs sont : le conseil scientifique, le conseil pédagogique, le comité de déontologie, d’éthique et de bioéthique ainsi que le conseil des études et de la vie universitaire.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation des statuts de l’université de Loango.

Poursuivant son propos, la ministre Emmanuel a soumis à la sagacité des membres du Conseil un second texte, à savoir un projet de décret modifiant certaines dispositions du décret n°2012-698 du 6 juin 2012 portant statut particulier du personnel de l’Université Marien-Ngouabi.

Ce texte est consécutif à une décision prise lors de la session du comité de direction de l’Université Marien-Ngouabi tenue le 24 janvier 2024 entérinant la modification de l’âge de départ à la retraite des agents de l’université Marien-Ngouabi. Après un recours engagé contre le décret initialement adopté, le président du comité de direction de l’Université Marien-Ngouabi, suite à une session extraordinaire dudit comité, a invité le gouvernement, par le truchement de la ministre de tutelle, à soumettre de nouveau au Conseil des ministres le projet de décret issu de la décision du 24 janvier 2024.

Ainsi, la limite d’âge d’admission à la retraite des agents relevant du statut particulier du personnel de l’Université Marien-Ngouabi, dispositions qui prennent effet à compter du 1er septembre 2022, se présente ainsi qu’il suit :

  • Personnel administratif, technique, ouvrier et de service :
  • Soixante-cinq ans pour les cadres de la catégorie I ;
  • Soixante-trois ans pour les cadres de la catégorie II ;
  • Soixante ans pour les agents de la catégorie III.
  • Personnel enseignant :
  • Soixante-dix ans pour les maîtres-assistants, maîtres de conférence et les professeurs titulaires ;
  • Soixante-cinq ans pour les assistants.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret modifiant certaines dispositions du décret n°2012-698 du 6 juin 2012 portant statut particulier du personnel de l’Université Marien-Ngouabi.

      II/- Ministère des Industries minières et de la Géologie

Invité à son tour par le président de la République à prendre la parole, M. Urbain Fiacre Opo, ministre des Industries minières et de la Géologie, a présenté aux membres du Conseil un projet de décret portant attribution à la société Dangote Fertilizer Limited Congo d’un permis d’exploitation pour les sels de potasse, dit « Mengo », dans le département du Kouilou.

La société demanderesse souhaite renforcer son ancrage au Congo grâce à ce projet d’envergure. Ce permis, sollicité par Dangote Fertilizer, le 2 avril 2026, avait été ramené quelques semaines auparavant dans le domaine public suite à l’inexécution de ses obligations par une autre société.

Les réserves prouvées du gisement de Mengo, d’une durée de vie de 25 ans, s’élèvent à environ 325 millions de tonnes de sels de potasse.  Les prévisions de production annuelle sont de : un million de tonnes pour la phase initiale ; deux millions de tonnes pour la phase 2 et 3 millions de tonnes pour la phase 3.

La société Dangute, en passe de devenir la première unité mondiale de production d’urée grâce à ses sites du Nigeria et d’Ethiopie, prévoit la construction au Congo d’une usine de production d’engrais NPK. Elle s’engage, bien entendu, à réaliser les études d’impact environnemental et social ainsi que les études de faisabilité relatives au projet de MengoE. Sur la base d’un investissement estimé à 3 milliards de dollars américains, la société Dangote s’engage également à transformer localement sa production et à participer au renforcement de la sécurité alimentaire de notre pays ; à cet effet, elle va créer environ 800 emplois.

Prenant la parole à ce stade des débats, son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat, abordant un autre volet de l’exploitation minière, a stigmatisé l’exploitation sauvage de l’or qui prévaut dans les départements de la Cuvette-Ouest, la Sangha et dans la zone du Bas-Kouilou, dans le département du Kouilou. Il a instruit le Premier ministre, chef du gouvernement, de mettre en place, sous son autorité et sans délai, une « task force » composée du vice-Premier ministre et des ministres en charge de l’Intérieur, des Affaires foncières, de l’Environnement, de l’Economie forestière, du Développement local et des Industries minières, afin de faire cesser ces désordres.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant attribution à la société Dangote Fertilizer Limited Congo d’un permis d’exploitation pour les sels de potasse, dit « Mengo », dans le département du Kouilou.

      III/- Ministère de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier

Invité par le chef de l’Etat à prendre la parole, M. Juste Désiré Mondelé, ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, a soumis au Conseil un projet de décret portant approbation de la politique nationale de l’assainissement 2026-2035.

L’urbanisation rapide, la forte croissance démographique, l’insuffisante gestion des déchets solides et liquides et la faible coordination entre les acteurs du secteur sont les principaux défis à relever. Il s’agit, sur la base du projet de société de son excellence monsieur le président de la République plébiscité par les Congolaises et Congolais, de structurer durablement le secteur de l’assainissement et de doter le pays d’un cadre stratégique cohérent, moderne et efficace.

Fruit d’un processus inclusif et participatif, ainsi que des réflexions issues des travaux de la conférence sur l’assainissement urbain tenue en février 2025 et de l’atelier national du 14 octobre 2025, la politique nationale d’assainissement proposée prend en compte les principes fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement contenus dans la loi d’orientation du 16 août 2022 sur le développement durable ainsi que ceux de la loi du 17 novembre 2023 portant gestion durable de l’environnement en République du Congo.

La politique nationale de l’assainissement est un outil stratégique majeur pour le développement durable de notre pays et doit contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable, notamment en matière de santé, d’eau potable,

Elle a pris en compte les réalités de terrain ainsi que les souhaits de la population. Enfin, cette politique a pour objectif général de garantir un accès durable, inclusif, universel et équitable aux services d’assainissement pour toute la population, tout en intégrant les enjeux de résilience climatique et de lutte contre les effets du changement climatique.

La politique nationale d’assainissement a pour objectifs spécifiques la recherche, le développement et l’économie circulaire ; l’information, l’éducation et la communication et la promotion de l’hygiène ; le financement durable des services et des investissements.

Après examen et discussion, les membres du Conseil des ministres ont adopté le projet de décret portant approbation de la politique nationale de l’assainissement 2026-2035.

      IV/- Communications

Le Conseil des ministres a ensuite suivi deux communications.

La première, relative à un état des lieux du sport en République du Congo, a été présentée par M. Hugues Ngouélondélé, Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Education civique. Le ministre Ngouélondélé a identifié cinq défis principaux. Le premier concerne la gouvernance des fédérations sportives. Investies d’une délégation de pouvoir de la part de l’Etat pour développer leur discipline sportive, la défaillance de certaines d’entre elles, et pas des moindres, est un des stigmates les plus patents du déclin que connaît le sport congolais. Ainsi, les membres du Conseil ont déploré, avec le ministre, les perturbations qui ont affecté la Fédération congolaise de football et les désordres qui perdurent en marge de la Fédération congolaise de handball, du fait de quelques comportements dissidents.

Le deuxième défi est celui de la formation des sportifs. Notre histoire sportive récente montre, de la victoire lors de la Coupe d’Afrique des nations juniors de 2007 à la moisson de médailles congolaises lors des jeux africains de 2015, que la performance ne s’improvise pas et est le fruit d’un travail patient et opiniâtre.  A cet égard, de grands espoirs existent depuis la création de l’académie de football Alima d’Oyo, les jeunes apprenants montrant d’ores et déjà des prédispositions prometteuses.

Le troisième défi est celui de la participation de nos équipes nationales aux compétitions sportives internationales. Il s’agit de rendre optimales, par la mise à disposition des ressources logistiques idoines, la préparation et la participation de nos athlètes, en vue de performances qui doivent faire la fierté nationale.

La quatrième préoccupation se rapporte à l’état de nos infrastructures sportives. Leur dégradation souvent avancée, hormis la récente réhabilitation du stade de la Concorde de Kintélé, empêche une pratique cohérente du sport de haut niveau ou de proximité.

Le cinquième enjeu est celui du financement du développement du sport. Les membres du Conseil ont opiné sur le fait qu’il était opportun d’impliquer et de mobiliser le secteur privé pour ce faire.

Le président de la République a instruit le Premier ministre, chef du gouvernement, d’impliquer les ministres concernés dans la définition d’un véritable programme de redressement du sport à soumettre, dans les meilleurs délais, à la délibération du Conseil des ministres, et ce sur la base des cinq priorités ainsi définies.

Abordant la seconde communication, relative à la tenue des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) tenues du 25 au 29 mai 2026 à Brazzaville, M. Ludovic Ngatsé, ministre de l’Economie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective, a édifié les membres du Conseil sur le déroulement et sur la moisson récoltée au cours de cet événement.  Le ministre Ngatsé est revenu sur la Journée de l’Afrique, célébrée le 25 mai sous le haut patronage du président de la République, qui a délivré un important message à cette occasion, en présence de chefs d’Etat africains, cérémonie également ponctuée par une intervention du président en exercice de l’Union africaine, son excellence M. Evariste Ndayishimiye, président du Burundi. A cet égard, le Conseil des ministres a rendu un hommage vibrant au président de la République, qui a annoncé à cette occasion, la suppression de l’obligation du visa d’entrée au Congo pour les ressortissants de tous les pays africains, à compter du 1er janvier 2027.

Les Assemblées annuelles se sont poursuives avec les réunions statutaires prévues à leur agenda. On peut citer les nombreux événements parallèles qui ont ponctué ces travaux, dont, notamment : un dialogue présidentiel de haut niveau qui a réuni le président de la République et deux de ses pairs, en présence du président de la BAD ; la première table ronde de haut niveau du Fonds bleu pour le bassin du Congo, dont 63 des projets présentés ont permis la mobilisation historique attendue de 3,5 milliards de dollars US ; une journée du Congo, qui a permis des échanges fructueux entre des décideurs congolais et des investisseurs désireux de connaître les domaines et perspectives de développement de notre pays.

Après cet exposé exhaustif, le Conseil des ministres a opiné sur la nécessité pour notre pays de tirer les profits attendus, sur tous les plans, de l’organisation réussie de ces assises.

      V/- Nominations

Enfin, et au titre des mesures individuelles, le Conseil des ministres a procédé à des nominations au ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique et au ministère des Hydrocarbures.

  • Ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique.

Sont nommés :

  • Directrice générale de l’institut national de recherche agronomique : Mme Otabo Françoise Romaine, docteure ;
  • Directrice générale de l’Institut national de la documentation, de l’information scientifique et technique : Mme Odjola Régina Véronique, maître de conférences ;
  • Directeur de l’Institut géographique national : M. Paka Etienne, maître-assistant CAMES ;
  • Directeur général de l’Institut national en sciences exactes et naturelles : M. Mamonekene Victor, maitre de conférences CAMES ;
  • Directeur général de l’agence nationale de valorisation des résultats de la recherche : M. Okieli Patrick Obel, ingénieur agronome ;
  • Directeur général de l’innovation technologique : M. Madiele Mabika Aimé Bertrand, maitre-assistant ;
  • Directeur général de l’institut de recherche forestière : M. Kimpouni Victor, maître de conférences.

 

  • Ministère des Hydrocarbures

Est nommé :

  • Directeur général de l’Amont pétrolier : M. Mouzabakani Kiesse Franc, ingénieur en électrotechnique.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à 13h 30.

 

Fait à Brazzaville, le 18 juin 2026

Pour le Conseil des ministres,

Le ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du gouvernement,

Thierry Lézin Moungalla/-

Lutte contre Ebola : le Congo débloque un million de dollars pour soutenir la RDC

Cette annonce a été faite le 16 juin au cours d’une rencontre continentale dédiée à la mobilisation politique et financière contre la propagation de la maladie dans la région.

 

La République du Congo renforce son engagement en faveur de la solidarité africaine face aux urgences sanitaires. Représentant le président de la République au sommet de haut niveau des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA), consacré à la résurgence de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, a annoncé une contribution immédiate d’un million de dollars américains au profit des efforts de riposte.

Une annonce faite le 16 juin au cours de cette rencontre continentale dédiée à la mobilisation politique et financière contre la propagation de la maladie dans la région.

Par ce geste, le gouvernement congolais entend traduire concrètement son soutien au peuple frère de la RDC, confronté à une nouvelle flambée épidémique, mais également saluer le courage du personnel soignant engagé quotidiennement sur le terrain dans des conditions souvent difficiles.

Dans son intervention, le chef du gouvernement congolais a rappelé que les crises sanitaires dépassent les frontières nationales et nécessitent une réponse collective, coordonnée et solidaire entre les États africains.

Cette contribution financière s’inscrit dans la dynamique de coopération régionale promue par l’Union africaine pour renforcer les capacités de prévention, de surveillance et de prise en charge des populations affectées.

Commerce transfrontalier : le Congo accélère sa transition numérique avec le Guichet unique

En visite de travail au Guichet unique des opérations transfrontalières (Guot), la ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf), Jacqueline Lydia Mikolo, a réaffirmé la volonté de l’exécutif d’accélérer la dématérialisation des procédures administratives liées au commerce.

 

Accompagnée du ministre en charge de l’Économie numérique, Frédéric Nzé, la membre du gouvernement s’est rendue à Pointe-Noire pour évaluer les avancées enregistrées dans la transformation digitale des opérations transfrontalières. Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de modernisation de l’administration publique et de renforcement de la compétitivité économique du Congo.

Au cours de cette séance de travail tenue dans les installations du Guot, les deux ministres ont pu constater les innovations mises en place pour simplifier et fluidifier les procédures administratives relatives au commerce extérieur. À travers la dématérialisation, les autorités ambitionnent de réduire significativement les délais de traitement des dossiers, diminuer les coûts opérationnels pour les opérateurs économiques et renforcer la sécurisation des échanges commerciaux.

Le Guichet unique des opérations transfrontalières apparaît aujourd’hui comme un levier stratégique dans la facilitation du commerce et l’amélioration du climat des affaires. En centralisant plusieurs démarches sur une plateforme numérique intégrée, il contribue à limiter les lourdeurs administratives tout en favorisant davantage de transparence dans les transactions.

Cette visite traduit également la volonté du gouvernement de faire du numérique un moteur de développement économique, en cohérence avec les objectifs de la Zlécaf qui encourage une meilleure intégration des marchés africains et une circulation plus efficace des biens et services.

Violences xénophobes en Afrique du Sud : le Congo organise le rapatriement volontaire de ses ressortissants

Face à l’aggravation de la situation sécuritaire que traversent de nombreux ressortissants congolais vivant en Afrique du Sud, le gouvernement Congolais a décidé de mettre en place une opération de rapatriement volontaire afin de porter assistance à ses citoyens en situation de détresse.

 

Trois vols spéciaux seront affrétés entre le 22 et le 24 juin prochains au départ du Cap et de Johannesburg, dans le cadre d’un dispositif d’urgence coordonné par les autorités congolaises à travers les représentations diplomatiques sur place. Les compatriotes concernés sont invités à se faire enregistrer auprès des services consulaires afin de bénéficier de cette opération.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des agressions à caractère xénophobe visant plusieurs communautés étrangères installées en Afrique du Sud. Depuis plusieurs semaines, des actes de violence, des intimidations et des déplacements forcés ont été signalés dans plusieurs localités, poussant plusieurs pays africains à engager des mesures de protection et de retour volontaire pour leurs ressortissants.

Pour Brazzaville, cette opération traduit avant tout une volonté de préserver la sécurité et la dignité des citoyens congolais confrontés à un climat d’insécurité grandissant. Les autorités entendent également accompagner les personnes concernées dans leur retour et faciliter leur réintégration sur le territoire national.

Le gouvernement réaffirme son devoir de protection envers ses ressortissants où qu’ils se trouvent et lance un appel au calme, tout en encourageant les Congolais établis en Afrique du Sud à rester en contact avec les services diplomatiques pour toute assistance nécessaire.

Ce pont aérien humanitaire constitue ainsi une réponse concrète à une crise qui rappelle l’urgence d’un engagement collectif contre toutes les formes de violences et de rejet de l’autre sur le continent africain.

Congo-Pnud : un partenariat renforcé pour l’électricité rurale et l’accès à l’eau potable

Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua a eu une rencontre mardi 16 juin à Brazzaville avec la représentante résidente du Pnud au Congo, Adama-Dian Barry.

 

Accompagnée d’une délégation d’experts spécialisés dans les secteurs de l’énergie et de l’hydraulique, la responsable du Pnud est venue faire le point sur l’état d’avancement des projets conduits en partenariat avec le gouvernement congolais.

Au cœur des échanges figurait le programme d’électrification rurale, considéré comme l’un des chantiers prioritaires pour le développement du pays. Ce vaste projet ambitionne d’améliorer l’accès à l’électricité pour près de deux millions d’habitants vivant dans les zones rurales. Au-delà de l’éclairage des ménages, l’initiative vise également à stimuler l’activité économique locale grâce au recours aux énergies renouvelables, notamment au bénéfice des industries implantées dans le Nord du pays ainsi que dans les zones économiques spéciales.

Les deux parties ont examiné les mécanismes permettant d’accélérer la mise en œuvre de la feuille de route de ce programme, conformément à la stratégie gouvernementale en faveur de l’accès universel à l’énergie.

Autre dossier majeur abordé au cours de cette rencontre : la réhabilitation de la desserte en eau potable de Brazzaville à travers la station de traitement de Djoué 2. Intégré au « Plan Mattei » et porté par le Pnud dans sa phase de réhabilitation, ce projet est considéré comme un levier essentiel pour renforcer l’approvisionnement en eau potable dans la capitale.

À cette occasion, le ministre Bruno Jean Richard Itoua a formulé plusieurs orientations stratégiques visant à renforcer l’efficacité des interventions et à améliorer la coordination des opérations sur le terrain.

Journée mondiale des océans : les collaborateurs du Groupe AGL au Congo sensibilisés à la préservation de la biodiversité marine

À l’occasion de la Journée mondiale des océans, AGL Congo et ses filiales ont organisé un webinaire à destination des collaborateurs (Congo Terminal, Terminaux du Bassin du Congo et SAGA) autour du thème : « La biodiversité marine et les activités de conservation menées au Congo ».

 

Animée avec l’appui de Renatura Congo, partenaire engagé du Groupe AGL au Congo dans la protection des écosystèmes côtiers, cette session a permis aux participants de mieux appréhender la richesse des milieux marins congolais, les menaces qui pèsent sur la biodiversité ainsi que les programmes de conservation déployés pour protéger espèces et habitats du littoral.

« La préservation des océans est une responsabilité collective. Sensibiliser nos collaborateurs à ces enjeux, avec l’appui d’experts engagés comme Renatura Congo, participe à la construction d’une culture environnementale durable au sein de nos entreprises », a souligné Raïssa DEKAMBI Chef de service Qualité Compliance et RSE Africa Global Logistics Congo.

Par cette initiative, AGL Congo confirme sa volonté de faire de la responsabilité environnementale un pilier de sa culture d’entreprise, et réaffirme son soutien aux initiatives contribuant à la préservation durable des océans, ressources vitales pour l’équilibre de notre planète et l’avenir des générations futures.

Congo : cap sur le nouveau cadre de coopération pour le développement durable 2027–2031

Le gouvernement et le Système des Nations unies ont officiellement lancé, lundi 16 juin à Brazzaville, un atelier de priorisation marquant le début des travaux d’élaboration du prochain Cadre de coopération des Nations unies pour le développement durable (UNSDCF) 2027-2031.

 

Réunissant quatre-vingts experts issus de l’administration publique, des agences onusiennes, de la société civile, du secteur privé ainsi que des partenaires techniques et financiers, cet atelier se tient jusqu’au 18 juin avec pour ambition de définir les fondements stratégiques de la coopération entre le Congo et les Nations unies pour les cinq prochaines années.

Ce futur document stratégique constituera la feuille de route qui orientera l’action collective du Système des Nations unies au Congo durant le prochain quinquennat, en cohérence avec les priorités nationales de développement durable.

Au cours des travaux, les participants seront appelés à identifier les principaux défis structurels auxquels le pays est confronté, tout en mettant en lumière les opportunités susceptibles d’accélérer sa transformation économique et sociale.

Plusieurs thématiques majeures figurent au programme, notamment le cadrage stratégique et les diagnostics de développement, la présentation de l’Analyse commune de pays (ACP) 2025, ainsi que l’évaluation des acquis et enseignements tirés de la mise en œuvre du précédent cadre de coopération, l’UNDAF 2020-2026.

L’atelier devra également permettre de définir entre deux et quatre axes prioritaires du futur cadre, d’élaborer les théories du changement et d’identifier les résultats collectifs attendus à l’échelle nationale.

À l’issue des échanges, les participants devront arrêter une feuille de route claire menant à la finalisation et à la signature officielle du nouvel UNSDCF avant la fin de l’année 2026.

Congo : deux présumés trafiquants de viande d’hippopotame placés à la maison d’arrêt

Âgés de plus de cinquante ans, ils ont été interpellés le 3 juin 2026 dans la réserve naturelle de Lesio-Luna, située dans le département du Djoué-Léfini, alors qu’ils étaient en possession de soixante morceaux de viande boucanée d’hippopotame.

 

Les deux présumés délinquants fauniques, présentés comme étant originaires de la République démocratique du Congo, ont été appréhendés par les éco-gardes de la réserve au cours d’une opération de surveillance menée dans cette aire protégée. Après leur arrestation, ils ont été remis aux agents des Eaux et Forêts pour la poursuite de la procédure judiciaire.

Le 9 juin dernier, les suspects ont été déférés devant le Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Brazzaville. À l’issue de leur présentation, ils ont été placés à la maison d’arrêt dans l’attente de l’ouverture de leur procès.

Cette affaire bénéficie également de l’appui technique du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage (PALF), qui accompagne les autorités compétentes dans le traitement des infractions liées à la criminalité environnementale.

Cette interpellation intervient dans un contexte de renforcement des actions de protection de la biodiversité au Congo, où les autorités multiplient les opérations de surveillance et de répression contre le commerce illégal des espèces protégées. L’hippopotame, espèce essentielle à l’équilibre des écosystèmes aquatiques, demeure exposé à diverses menaces liées aux activités humaines, notamment le braconnage.

Congo : plus de 149 000 candidats au CEPE

Les épreuves du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE), session 2026, se sont déroulées le 12 juin sur l’ensemble du territoire national dans une mobilisation importante des acteurs du secteur éducatif.

 

Au total, 149 329 candidats ont pris part aux épreuves du CEPE, répartis dans 655 centres, selon les statistiques publiées par la direction des examens et concours. Cette session enregistre une hausse du taux de participation de 7,71 % par rapport à l’édition précédente, traduisant une progression de la scolarisation au niveau primaire ainsi qu’un engagement accru des familles et des autorités éducatives en faveur de l’accès à l’éducation.

Dans les différents centres, les épreuves se sont déroulées dans des conditions globalement satisfaisantes grâce au dispositif mis en place pour assurer le bon déroulement des examens sur toute l’étendue du territoire national.

Cette édition du CEPE revêt toutefois une portée particulière puisqu’elle pourrait compter parmi les dernières organisées sous cette appellation. En effet, le projet de loi portant organisation du système éducatif au Congo, adopté en Conseil des ministres le 20 janvier dernier, prévoit le remplacement du Certificat d’études primaires élémentaires par le Certificat d’études primaires (CEP).

Cette réforme s’inscrit dans la volonté des pouvoirs publics de moderniser le système éducatif national et de l’adapter aux nouvelles orientations pédagogiques. Le changement d’appellation devrait s’accompagner d’ajustements dans l’organisation des évaluations et dans le parcours des élèves du cycle primaire.

En attendant l’entrée en vigueur effective de cette réforme, les candidats et leurs familles restent désormais tournés vers la publication des résultats, étape décisive qui ouvrira l’accès au cycle secondaire pour des milliers de jeunes apprenants.

PEN-Plus : le Congo renforce la prise en charge des maladies chroniques à Makélékélé

Le ministère de la Santé et de la Population a récemment réuni les équipes médicales du district sanitaire de Makélékélé.

 

La lutte contre les maladies non transmissibles sévères s’intensifie en République du Congo. Le ministère de la Santé et de la Population a récemment réuni à Brazzaville les équipes médicales du district sanitaire de Makélékélé.

La rencontre a permis aux professionnels de santé d’examiner les mécanismes de mise en œuvre de cette approche innovante, qui ambitionne de rendre accessibles des soins spécialisés dans les structures sanitaires de proximité. L’objectif est de réduire les inégalités d’accès aux traitements et d’assurer un suivi médical plus efficace des patients souffrant de maladies chroniques sévères.

La stratégie PEN-Plus s’inscrit dans une dynamique de renforcement du système de santé, notamment dans les zones où l’accès aux services spécialisés demeure limité. En rapprochant les soins des communautés, les autorités sanitaires entendent améliorer la qualité de vie des malades et réduire les complications liées à ces pathologies.

Cette séance de validation intervient à quelques semaines d’un important sommet régional prévu en Tanzanie, consacré à la lutte contre les maladies non transmissibles. Le Congo entend ainsi présenter les avancées réalisées dans ce domaine et réaffirmer son engagement en faveur d’une couverture sanitaire plus inclusive.

Congo : Bruno Jean Richard Itoua veut améliorer l’accès aux services essentiels

Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique a eu une rencontré le 5 juin à Brazzaville avec les cadres, agents ainsi que les responsables des structures placées sous la tutelle de son département ministériel.

 

Cette première prise de contact a permis au membre du gouvernement de présenter les grandes orientations de son action et de mobiliser l’ensemble des acteurs autour des défis prioritaires du secteur. La feuille de route du membre du gouvernement est centrée sur l’amélioration rapide de la desserte en eau potable et en électricité à travers le pays. Face aux attentes croissantes des populations, il a insisté sur la nécessité d’apporter des réponses concrètes et durables aux difficultés d’approvisionnement observées dans plusieurs localités.

Bruno Jean Richard Itoua a également mis l’accent sur le renforcement de la coordination des nombreux projets en cours dans les domaines énergétique et hydraulique. Selon lui, une meilleure synergie entre les différentes structures sous tutelle est indispensable pour accélérer l’exécution des programmes, optimiser l’utilisation des ressources disponibles et garantir des résultats tangibles au bénéfice des citoyens.

La modernisation de la gouvernance du secteur figure également parmi les priorités du ministère. À cet effet, le ministre a appelé à davantage de rigueur, de transparence et de responsabilité dans la gestion des services publics relevant de son département. Il a encouragé les responsables à adopter une culture de performance axée sur l’efficacité, la redevabilité et la satisfaction des usagers.

Cette rencontre a aussi été l’occasion pour le ministre d’échanger avec ses collaborateurs sur les principaux défis à relever et les perspectives de développement du secteur. Les participants ont salué cette démarche qui vise à instaurer un dialogue permanent et à renforcer la cohésion entre les différentes entités chargées de mettre en œuvre la politique gouvernementale en matière d’énergie et d’hydraulique.

Le ministre Bruno Jean Richard Itoua entend insuffler une nouvelle dynamique au secteur, avec pour objectif d’améliorer durablement l’accès des populations à l’eau potable et à l’électricité, deux leviers essentiels du développement économique et social du Congo.

Kazakhstan-Congo : le nouvel ambassadeur Jean Galiev présente ses lettres de créance

Le nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Kazakhstan au Congo, Jean Galiev, a officiellement pris ses fonctions le 3 juin, après avoir présenté ses lettres de créance au président de la République, Denis Sassou N’Guesso, lors d’une cérémonie solennelle tenue au palais présidentiel de Brazzaville.

 

Reçu dans la salle des ambassadeurs, le diplomate kazakh a été accueilli par le chef de l’État congolais en présence du ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Constant-Serge Bounda, du secrétaire général du ministère, Guy Nestor Itoua, ainsi que de la directrice du protocole et des affaires consulaires.

Cette audience marque le début officiel de la mission diplomatique de Jean Galiev au Congo. Diplomate expérimenté, il a précédemment représenté son pays en France, à Monaco et au Portugal, où il a contribué au développement des relations bilatérales entre le Kazakhstan et ses partenaires européens.

À l’issue de la cérémonie, le nouvel ambassadeur a réaffirmé sa volonté de renforcer davantage les liens d’amitié et de coopération entre Brazzaville et Astana. Il a souligné son engagement à œuvrer pour l’élargissement des échanges dans le cadre de la coopération bilatérale et multilatérale, en mettant l’accent sur les secteurs porteurs de croissance et de développement.

Les relations entre le Congo et le Kazakhstan reposent sur une coopération ancienne et diversifiée. Elles couvrent notamment les domaines politique, économique, énergétique, agricole, des transports ainsi que des technologies de l’information et de la communication. Des secteurs considérés comme stratégiques par les deux pays, qui entendent consolider leurs partenariats dans un contexte international marqué par la recherche de nouvelles opportunités de collaboration.

L’arrivée de Jean Galiev à Brazzaville traduit ainsi la volonté commune des autorités kazakhes et congolaises d’insuffler une nouvelle dynamique à leurs relations diplomatiques et économiques, avec pour objectif de favoriser des échanges plus soutenus et mutuellement bénéfiques.

Passation des marchés publics : une nouvelle cohorte de jeunes formée à Brazzaville

Les jeunes retenus pour la deuxième cohorte du Programme de stage en passation des marchés publics ont officiellement intégré leur formation le 3 juin 2026 à Brazzaville.

 

Conçu pour répondre aux exigences croissantes de transparence, d’efficacité et de bonne gouvernance dans la gestion des ressources publiques, ce programme offre aux bénéficiaires une formation pratique et théorique axée sur les principes fondamentaux de la passation des marchés. L’initiative est soutenue par la Banque mondiale et le gouvernement congolais. Les stagiaires seront ainsi outillés pour maîtriser les procédures réglementaires, les mécanismes de contrôle ainsi que les exigences éthiques qui encadrent le secteur.

À travers cette formation, les organisateurs entendent favoriser l’émergence d’une relève compétente capable d’accompagner les administrations publiques et les projets de développement dans la conduite des procédures d’acquisition conformes aux normes nationales et internationales.

Lors de la cérémonie d’intégration, les responsables du programme ont rappelé l’importance stratégique de la passation des marchés publics dans le développement économique du pays. Ils ont souligné que la qualité des infrastructures, des services publics et des investissements dépend largement de la rigueur avec laquelle les ressources publiques sont gérées.

Au-delà de l’acquisition de compétences techniques, le programme met un accent particulier sur les valeurs d’intégrité, de responsabilité et de redevabilité. Des qualités jugées essentielles pour contribuer à la lutte contre la corruption et à l’amélioration de la gouvernance publique.

Cette deuxième cohorte témoigne de la volonté des autorités congolaises et de leurs partenaires de poursuivre les efforts de professionnalisation du secteur. En investissant dans la formation des jeunes, le Congo se dote progressivement d’un vivier d’experts capables de relever les défis liés à la modernisation de l’administration publique et à la gestion efficace des fonds destinés au développement.

À l’issue de leur parcours, les stagiaires auront l’opportunité de mettre en pratique leurs acquis au sein de différentes structures publiques, contribuant ainsi à renforcer durablement les compétences nationales dans un domaine clé pour la performance de l’État.

Congo : vers l’amélioration du climat des affaires

La ministre du Commerce, de l’Approvisionnement et de la Consommation, Jacqueline Lydia Mikolo, a tenu mardi 2 juin 2026, une séance de travail avec les représentants du secteur privé.

 

Plusieurs sujets ont été abordé au cours de la rencontre entre la ministre Jacqueline Lydia Mikolo et les représentants du secteur privé. Entre autres sujets, le retour de la mercuriale nationale, un mécanisme destiné à mieux encadrer les prix des produits sur le marché et à lutter contre les pratiques spéculatives.

Les participants ont également discuté de la mise en place d’un guichet unique dédié aux commerçants. Cette réforme vise à simplifier les démarches administratives, réduire les délais de traitement des dossiers et améliorer l’accompagnement des opérateurs économiques dans l’exercice de leurs activités.

Pour les acteurs du secteur privé, ces mesures pourraient contribuer à renforcer la transparence des échanges commerciaux et à favoriser un environnement plus attractif pour l’investissement. Ils ont, par ailleurs, plaidé pour la poursuite des réformes destinées à lever les contraintes qui freinent encore le développement des entreprises locales.

La préparation des entreprises congolaises aux opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf) a également figuré parmi les priorités évoquées. Face à l’ouverture progressive des marchés africains, les participants ont souligné la nécessité d’accroître la compétitivité des produits nationaux, de moderniser les outils de production et de renforcer les capacités des opérateurs économiques. La ministre Jacqueline Lydia Mikolo a assuré que les préoccupations exprimées seront prises en compte dans la mise en œuvre des politiques publiques.

Congo-Assemblée nationale : huit dossiers sur la table des députés

La 12e session ordinaire de l’Assemblée nationale s’est ouverte le 2 juin 2026, à Brazzaville.

 

Les députés ont fait leur rentrée du mois de juin. Une session marquée par l’examen de huit dossiers arrêtés lors de la conférence des présidents tenue le 26 mai dernier. Parmi les principaux points à examiner figure le débat d’orientation budgétaire, un exercice essentiel qui permettra aux députés d’apprécier les grandes lignes de la politique économique et financière en prélude à l’élaboration du budget de l’État. Les parlementaires suivront également la présentation du programme d’actions du gouvernement, occasion pour l’exécutif de décliner ses priorités et ses perspectives de développement.

Sur le plan de la coopération internationale, les élus sont appelés à se prononcer sur le projet de loi autorisant la ratification de l’accord conclu entre la République du Congo et la Fédération de Russie relatif à la promotion et à la protection réciproque des investissements. Ce texte vise à renforcer les échanges économiques et à offrir un cadre juridique sécurisé aux investisseurs des deux pays.

La session sera également marquée par l’examen du projet de loi portant création de la Caisse des dépôts et consignations, une institution financière appelée à jouer un rôle déterminant dans la mobilisation de l’épargne publique et le financement des projets d’intérêt général.

Autre réforme attendue, le projet de loi fixant l’organisation du système éducatif en République du Congo, qui devrait contribuer à moderniser le cadre législatif de l’enseignement et à mieux répondre aux défis de la formation des jeunes générations.

La représentation nationale entend apporter sa contribution aux efforts de modernisation de l’État, d’amélioration de la gouvernance et de consolidation des partenariats internationaux. Les travaux de cette session s’annoncent ainsi déterminants pour l’adoption de réformes susceptibles d’avoir un impact significatif sur le développement économique et social du pays.

Congo-Baccalauréat général : 17 détenus dont une fille affrontent les épreuves

Le coup d’envoi des examens a été donné par le directeur de la Réinsertion sociale et de l’Action sociale judiciaire près la Direction générale de l’administration pénitentiaire, Jean-Joël Komo.

 

Dix-sept détenus, dont une jeune fille, ont entamé les épreuves écrites du baccalauréat général à la Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville (MACB). Le coup d’envoi des examens a été donné par le directeur de la Réinsertion sociale et de l’Action sociale judiciaire près la Direction générale de l’administration pénitentiaire, Jean-Joël Komo, lors du lancement de l’épreuve d’anglais. La cérémonie s’est déroulée en présence du chef de centre de la MACB, Kevin Wilfrid Makosso.

Les dix-sept candidats, tous inscrits en série A, se répartissent entre onze candidats libres et six candidats officiels. Selon les responsables du centre, les premières épreuves se sont déroulées dans un climat de sérénité, comparable à celui observé dans les autres centres d’examen du pays.

Afin de garantir le bon déroulement de cette session, toutes les dispositions organisationnelles et sécuritaires ont été prises conformément aux exigences des examens d’État. Pour Jean-Joël Komo, cette participation traduit la volonté des autorités pénitentiaires de faire de l’éducation un véritable levier de réinsertion.

« La Direction générale de l’administration pénitentiaire œuvre chaque année pour permettre aux détenus qui remplissent les conditions requises de prendre part aux examens d’État », a-t-il indiqué.

Cette dynamique n’est pas nouvelle. Depuis 2017, la Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville présente régulièrement des candidats aux différents examens nationaux, offrant ainsi à de nombreux détenus l’opportunité de poursuivre leur parcours scolaire malgré leur situation carcérale.

Congo : le gouvernement reçoit un don de médicaments d’une valeur de 160 millions FCFA

La cérémonie de remise officielle de cette dotation a eu lieu mardi 02 juin 2026, au bureau de l’OMS à Brazzaville.

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a remis au gouvernement congolais un lot de médicaments évalué à 280 000 dollars américains, soit environ 160 millions de francs CFA. La donation comprend 27 tonnes de produits pharmaceutiques destinés à renforcer la prise en charge des patients dans les structures sanitaires du pays.

La cérémonie de remise officielle s’est tenue au bureau de l’OMS à Brazzaville sous la présidence du représentant résident de l’OMS au Congo, le Dr Vincent Dossou Sodjinou, et du ministre de la Santé et de la Population, le Pr Jean-Rosaire Ibara.

La remise du lot a été précédée par la signature d’un protocole d’accord entre l’OMS et le gouvernement congolais. À travers cette initiative, l’institution onusienne réaffirme son engagement aux côtés du Congo pour améliorer l’accès aux soins et soutenir les efforts nationaux de renforcement du système de santé.

Pour le ministre de la Santé et de la Population, cette dotation de 160 millions de francs CFA constitue une réponse concrète à plusieurs besoins exprimés par les structures sanitaires du pays. Elle permettra d’améliorer la disponibilité des médicaments et de renforcer la qualité de la prise en charge des patients.

Cette contribution, intervient dans un contexte où les besoins en médicaments essentiels demeurent élevés. Avec ses 27 tonnes de médicaments, ce don représente un appui considérable pour les établissements de santé et les populations bénéficiaires.

Congo-transferts de fonds : l’ARTF intensifie la lutte contre les opérateurs clandestins

Le directeur général de l’Agence de régulation des transferts de fonds (ARTF), Jean Claude Bazebi, a réitéré, le 1er juin à Brazzaville, son appel à la régularisation des opérateurs économiques exerçant dans les secteurs du transfert de fonds et du change sans autorisation légale.

 

Face à la prolifération des activités financières informelles, le responsable de l’ARTF a exhorté les acteurs concernés à déclarer sans délai leurs structures auprès des autorités compétentes. Selon lui, cette démarche est indispensable pour garantir la transparence des transactions financières, lutter contre les circuits illicites et assurer une meilleure protection des usagers.

Jean Claude Bazebi a souligné que les opérateurs qui continueraient à exercer dans la clandestinité s’exposeraient à de lourdes sanctions administratives et disciplinaires prévues par la réglementation en vigueur. Il a insisté sur la nécessité de respecter le cadre légal afin de contribuer à l’assainissement du secteur et au renforcement de la confiance dans les services financiers.

La rencontre avec les représentants diplomatiques visait également à sensibiliser les communautés étrangères concernées par ces activités et à favoriser une meilleure collaboration avec les autorités de régulation. L’ARTF entend ainsi mobiliser l’ensemble des parties prenantes pour mettre fin aux pratiques illégales qui fragilisent le système financier national.

Congo : vers une prochaine note conceptuelle pour le Fonds mondiale

Les acteurs nationaux engagés dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme se sont réunis à Brazzaville à l’occasion du dialogue pays organisé par le Comité de coordination nationale (CCN).

 

Présidés par la présidente du CCN, Valérie Maba, les travaux ont rassemblé les représentants des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, de la société civile ainsi que des organisations communautaires impliquées dans la réponse aux principales maladies transmissibles du pays.

Ce cadre de concertation vise à garantir une approche participative dans la définition des interventions qui seront soumises au Fonds mondial pour le prochain cycle de financement. Les échanges ont notamment porté sur l’amélioration de la prévention, du dépistage et de la prise en charge du VIH, de la tuberculose et du paludisme, ainsi que sur les mécanismes susceptibles de renforcer durablement le système national de santé.

Les participants ont souligné la nécessité d’investir davantage dans les infrastructures sanitaires, la disponibilité des médicaments, le renforcement des ressources humaines et l’amélioration de la gouvernance du secteur de la santé. Ces actions sont considérées comme essentielles pour assurer la pérennité des acquis obtenus au cours des dernières années.

Dans son intervention, Valérie Maba a rappelé l’importance du dialogue pays dans le processus de préparation de la note conceptuelle. Selon elle, cette démarche permet de recueillir les besoins réels des populations et de construire des réponses adaptées aux défis sanitaires du pays.

Pour sa part, le ministre de la Santé et de la Population qui supervisait les travaux, une collaboration renforcée est nécessaire afin de maximiser l’impact des financements attendus. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les efforts en faveur d’un système de santé plus résilient, capable de répondre efficacement aux besoins des populations.

À l’issue des travaux, plusieurs orientations stratégiques ont été retenues pour alimenter la future note conceptuelle. Celle-ci devra refléter les priorités nationales en matière de santé publique et contribuer à accélérer les progrès vers l’élimination des grandes maladies tout en consolidant les bases d’un système de santé durable et performant.

Congo-action humanitaire : la Chine au chevet des orphelins

Les orphelins des centres d’accueil Béthanie et Yamba Ngaï ont bénéficié d’un élan de solidarité à l’occasion d’une cérémonie de remise de dons organisée à Brazzaville.

 

Des produits pharmaceutiques, des vivres, des articles non alimentaires ainsi que des kits scolaires constituent le don de la République populaire de Chine aux orphelins de Béthanie et Yamba Ngaï. C’est la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Lydie Pongault, qui a réceptionné ce don des mains de An Qing.

Au-delà de cette assistance matérielle, la mission médicale chinoise présente au Congo a apporté une contribution sanitaire. Ses médecins ont procédé à des consultations médicales gratuites au profit des pensionnaires des deux centres d’accueil, permettant d’évaluer leur état de santé et de leur offrir les soins nécessaires.

Pour la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, ce geste témoigne de l’excellence des relations de coopération entre le Congo et la Chine, tout en répondant aux besoins essentiels des enfants privés de soutien familial. Les vivres, médicaments et fournitures scolaires remis contribueront à améliorer leurs conditions de vie et à favoriser leur épanouissement.

De son côté, l’ambassadrice de Chine a réaffirmé l’engagement de son pays à accompagner les efforts du gouvernement congolais dans les domaines sociaux, humanitaire et sanitaire. Elle a souligné l’importance de la solidarité envers les couches les plus fragiles de la population, notamment les enfants.

Congo : Denis Sassou-N’Guesso reçoit Koffi Olomidé

Le chef de l’État a accordé une audience à l’artiste musicien congolais Koffi Olomidé, venu échanger avec lui sur des questions liées à la culture et au rayonnement de l’Afrique.

 

Le président Denis Sassou-N’Guesso a accordé une audience à l’artiste musicien Koffi Olomidé, figure emblématique de la musique africaine. Les échanges ont porté sur la promotion de la culture africaine, le rôle des artistes dans le rapprochement des peuples ainsi que les perspectives de valorisation du patrimoine culturel du continent.

À l’issue de la rencontre, Koffi Olomidé a exprimé sa gratitude au chef de l’État pour son accueil chaleureux et son attachement aux valeurs culturelles africaines. L’artiste a également salué les efforts du Congo en faveur de la promotion des arts et de la culture.

Congo : Denis Sassou-N’Guesso honoré du Prix Babacar Ndiaye

Le président de la République a été distingué en reconnaissance de son engagement en faveur du développement des infrastructures et de l’intégration africaine.

 

Le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, a reçu le Prix Babacar Ndiaye. Cette distinction récompense les personnalités africaines ayant contribué de manière significative au développement économique, social et infrastructurel du continent.

Cette reconnaissance témoigne des efforts entrepris par le Congo sous son leadership en matière de modernisation des infrastructures, de promotion de la coopération régionale et de renforcement de l’intégration africaine.

Portant le nom de l’ancien président de la Banque africaine de développement (BAD), Babacar Ndiaye, ce prix met en lumière les initiatives qui favorisent la transformation durable des économies africaines et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Lors de la cérémonie, plusieurs intervenants ont salué la vision du chef de l’État congolais ainsi que son implication constante dans les grands projets structurants visant à renforcer la connectivité et le développement du continent.

Congo-Baccalauréat 2026 : 100 000 candidats en quête du précieux sésame

Du 2 au 5 juin, les élèves des séries littéraires, scientifiques et techniques vont affronter les épreuves de l’examen qui sanctionne la fin des études secondaire.

 

Le compte à rebours est terminé pour les candidats au baccalauréat. Du 2 au 5 juin, 101 856 élèves des séries littéraires, scientifiques et techniques vont affronter les épreuves de l’examen qui sanctionne la fin des études secondaires et ouvre les portes de l’enseignement supérieur. Cette session 2026 rassemble 101 856 candidats, répartis dans 310 centres d’examen à travers le pays. Selon les statistiques de la Direction des examens et concours, cette session enregistre une progression de 6,79 % du nombre de candidats comparativement à l’année dernière.

Les compositions vont débuter le 2 juin par l’épreuve d’anglais pour l’ensemble des séries. Le lendemain, les candidats des séries littéraires seront évalués en français et dans leur deuxième langue, tandis que ceux des séries scientifiques C et D composent en sciences physiques et en français.

Le programme va se poursuivre le 4 juin avec l’histoire-géographie et les mathématiques pour les candidats de la série A. Les élèves des séries C et D, quant à eux, passeront les épreuves de sciences de la vie et de la Terre ainsi que de géographie. La dernière journée, le 5 juin, est consacrée à la philosophie et à l’éducation physique pour les littéraires, tandis que les scientifiques terminent avec les mathématiques et l’éducation physique.

La principale innovation de cette session réside dans la tenue simultanée des baccalauréats général et technique. Cette mesure vise à renforcer la crédibilité des examens d’État en empêchant les inscriptions multiples observées les années précédentes. Certains candidats profitaient en effet du décalage des calendriers pour s’inscrire aux deux examens dans différentes localités.

Pour assurer le bon déroulement des épreuves sur l’ensemble du territoire national, le ministre Jean Luc Mouthou a déployé, le 29 mai dernier, les membres des jurys et les superviseurs chargés de veiller au respect des procédures et à la régularité des examens.

Congo : près de 288 milliards FCFA de la BADEA pour accélérer les infrastructures

Deux conventions de financement d’un montant global de 500 millions de dollars américains, soit environ 287,5 milliards FCFA, ont été signées à Brazzaville pour soutenir des projets structurants destinés à moderniser les infrastructures et à renforcer le développement économique du pays.

 

Le gouvernement congolais et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) ont consolidé leur partenariat à travers la signature de deux conventions de financement représentant près de 500 millions de dollars américains, soit environ 287,5 milliards FCFA. La cérémonie de signature s’est tenue à Brazzaville en présence du vice-Premier ministre chargé de la Coordination des infrastructures de développement et de l’Aménagement du territoire, Jean-Jacques Bouya, du ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, ainsi que du président de la BADEA, Abdullah Almusaibeeh.

Cette importante enveloppe financière est destinée à accompagner deux projets majeurs considérés comme essentiels pour la transformation économique du Congo. Le premier concerne le prolongement de la Route de la Corniche de Brazzaville, une infrastructure stratégique visant à fluidifier la circulation dans la capitale, améliorer la mobilité urbaine et faciliter l’acheminement des produits agricoles vers les centres de consommation.

Ce projet s’inscrit également dans la dynamique de modernisation du réseau routier national et du renforcement des corridors de transport reliant Brazzaville aux autres pôles économiques du pays. À terme, il devrait contribuer à réduire les coûts logistiques et à renforcer l’attractivité économique de la capitale.

Le second volet du financement porte sur l’augmentation de la participation du Congo au capital du Fonds de solidarité africain (FSA). Cette opération permettra au pays de disposer de nouveaux leviers pour mobiliser des financements en faveur des investissements publics et privés, tout en renforçant son intégration dans les mécanismes financiers africains.

Pour les autorités congolaises, ces accords traduisent la confiance renouvelée de la BADEA dans les perspectives économiques du Congo. Ils témoignent également de la volonté commune de faire des infrastructures un moteur de croissance, de création d’emplois et d’amélioration des conditions de vie des populations.

Partenaire historique du Congo, la BADEA a déjà accompagné plusieurs projets structurants dans les domaines des transports, du développement urbain et des infrastructures publiques. Avec ce nouveau financement de près de 288 milliards FCFA, l’institution confirme son engagement à soutenir les ambitions de développement du pays.

Le Congo et la Tanzanie renforcent leur coopération à Brazzaville

En marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), qui se tiennent à Brazzaville, le Premier ministre tanzanien, Mwigulu Nchemba, a été reçu en audience le 27 mai par son homologue congolais, Anatole Collinet Makosso.

 

Anatole Collinet Makosso et Mwigulu Nchemba ont échangé sur les bonnes pratiques en matière de gestion de la commande publique et de gouvernance administrative. Les deux personnalités ont partagé leurs expériences respectives dans le domaine des marchés publics, un secteur stratégique pour la transparence de l’action publique et l’efficacité des dépenses de l’État. Les échanges ont porté sur les mécanismes susceptibles d’améliorer les procédures de passation des marchés, de renforcer la redevabilité des institutions et d’optimiser l’utilisation des ressources publiques.

À l’issue de l’audience, les deux Premiers ministres se sont exprimés devant la presse, soulignant l’importance des Assemblées annuelles de la BAD comme cadre privilégié de dialogue entre les dirigeants africains. Ils ont également évoqué l’agenda des travaux élaboré par les organisateurs, mettant en avant les réflexions consacrées aux défis du financement du développement, à l’intégration économique du continent et à la modernisation des administrations publiques.

Pour le chef du gouvernement congolais, cette rencontre illustre la volonté des États africains de renforcer la coopération Sud-Sud à travers le partage d’expériences réussies. De son côté, Mwigulu Nchemba a salué l’accueil réservé à la délégation tanzanienne et réaffirmé l’engagement de son pays à promouvoir une gestion rigoureuse et transparente des finances publiques.

La tenue des Assemblées annuelles de la BAD à Brazzaville offre ainsi une opportunité aux décideurs africains de consolider leurs partenariats et de mutualiser leurs expertises en vue d’accélérer le développement durable du continent.

Congo : quatre présumés trafiquants de peaux de panthère arrêtés à Ewo

Les objets saisis comprennent quatre peaux, un crâne et quatre dents de panthère, correspondant à au moins quatre animaux abattus.

 

Quatre présumés trafiquants fauniques, âgés de 25 à 50 ans, ont été interpellés le 18 mai à Ewo, chef-lieu du département de la Cuvette-Ouest, pour détention illégale et tentative de commercialisation de trophées de panthère.

L’opération a été menée conjointement par les services de la région de gendarmerie de la Cuvette-Ouest et les agents de la direction départementale de l’Économie forestière en poste à Ewo, avec l’appui du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage.

Parmi les personnes arrêtées figurent notamment un chauffeur personnel d’une autorité locale ainsi qu’un pasteur d’église. Selon les premiers éléments de l’enquête, les suspects auraient été surpris en flagrant délit de détention, de circulation et de tentative de vente des trophées saisis.

D’après les services compétents, les produits fauniques avaient été soigneusement dissimulés dans un sac de jute contenant des vêtements et divers effets personnels afin d’échapper aux contrôles des forces de sécurité. Une tentative qui n’aura finalement pas abouti, les agents ayant réussi à détecter la cargaison avant de procéder à l’interpellation des suspects.

Cette nouvelle affaire met une fois de plus en lumière l’ampleur du trafic de produits issus d’espèces protégées dans certaines localités du pays, malgré le renforcement des dispositifs de surveillance et de répression. La panthère, espèce intégralement protégée, ne peut être ni détenue, ni transportée, ni commercialisée sans autorisation spéciale des autorités compétentes.

Les investigations se poursuivent actuellement afin d’identifier d’éventuels complices et de démanteler l’ensemble du réseau impliqué dans ce trafic. Les mis en cause encourent des peines d’emprisonnement ferme ainsi que de lourdes amendes, conformément à la législation en vigueur sur la protection de la faune sauvage.

Libre circulation : le Congo va supprimer les visas pour les ressortissants africains dès 2027

L’annonce a été faite le 25 mai à Brazzaville par le président Denis Sassou-Nguesso, à l’occasion de la célébration de la 63e Journée de l’Afrique, organisée en prélude aux Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD).

 

À partir du 1er janvier 2027, les ressortissants africains pourront entrer en République du Congo sans visa. C’est ce qui ressort du discours du président Dénis Sassou N’Guesso, à l’occasion de la 63e Journée de l’Afrique. Le chef de l’État congolais a plaidé pour une accélération de la libre circulation des personnes et des biens sur le continent. Il a également appelé au renforcement de l’intégration régionale ainsi qu’à la promotion d’un passeport africain unique, symbole d’une Afrique davantage unie et ouverte.

Cette décision marque un tournant majeur dans la politique migratoire congolaise et s’inscrit dans la dynamique continentale portée par l’Union africaine, qui encourage les États membres à lever progressivement les barrières administratives freinant les échanges intra-africains.

Pour de nombreux observateurs, cette mesure pourrait favoriser les échanges économiques, le tourisme, les investissements ainsi que les opportunités culturelles et universitaires entre les pays africains. Elle devrait également renforcer l’attractivité du Congo à l’échelle régionale, au moment où plusieurs États du continent multiplient les initiatives en faveur de la mobilité africaine.

La déclaration du président Denis Sassou-Nguesso intervient dans un contexte marqué par la tenue prochaine des Assemblées annuelles de la BAD à Brazzaville, un rendez-vous continental majeur qui réunit décideurs politiques, financiers et acteurs du développement autour des défis économiques de l’Afrique.

À travers cette réforme, le Congo entend ainsi réaffirmer son engagement en faveur du panafricanisme et de la construction d’un espace africain plus intégré, où les citoyens pourront circuler plus librement au-delà des frontières héritées de la colonisation.

Congo : Brazzaville accueille les Assemblées annuelles de la BAD

Le président de République, Denis Sassou N’Guesso échange avec le président de la BAD, Sidi Ould Tah, à la veille des assises pour s’assurer des derniers réglages avant l’ouverture des assises.

 

Prévue à Brazzaville du 25 au 29 mai, cette rencontre réunira plusieurs dirigeants africains, ministres des Finances, gouverneurs de banques centrales, partenaires techniques et investisseurs autour des questions liées au financement du développement, à la transformation économique du continent et à la résilience face aux crises mondiales.

Les discussions prévues durant les travaux porteront notamment sur le renforcement de l’intégration régionale, l’accélération de l’industrialisation du continent, la mobilisation des ressources financières et l’accompagnement des États africains dans leurs politiques de développement durable.

Pour le Congo, pays hôte de cette édition, l’organisation de ces Assemblées constitue une opportunité diplomatique et économique majeure. Elle permettra au pays de réaffirmer son engagement en faveur de la coopération africaine et de mettre en lumière ses ambitions en matière de développement et d’attractivité économique.