Congo : vers une prochaine note conceptuelle pour le Fonds mondiale

Les acteurs nationaux engagés dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme se sont réunis à Brazzaville à l’occasion du dialogue pays organisé par le Comité de coordination nationale (CCN).

 

Présidés par la présidente du CCN, Valérie Maba, les travaux ont rassemblé les représentants des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, de la société civile ainsi que des organisations communautaires impliquées dans la réponse aux principales maladies transmissibles du pays.

Ce cadre de concertation vise à garantir une approche participative dans la définition des interventions qui seront soumises au Fonds mondial pour le prochain cycle de financement. Les échanges ont notamment porté sur l’amélioration de la prévention, du dépistage et de la prise en charge du VIH, de la tuberculose et du paludisme, ainsi que sur les mécanismes susceptibles de renforcer durablement le système national de santé.

Les participants ont souligné la nécessité d’investir davantage dans les infrastructures sanitaires, la disponibilité des médicaments, le renforcement des ressources humaines et l’amélioration de la gouvernance du secteur de la santé. Ces actions sont considérées comme essentielles pour assurer la pérennité des acquis obtenus au cours des dernières années.

Dans son intervention, Valérie Maba a rappelé l’importance du dialogue pays dans le processus de préparation de la note conceptuelle. Selon elle, cette démarche permet de recueillir les besoins réels des populations et de construire des réponses adaptées aux défis sanitaires du pays.

Pour sa part, le ministre de la Santé et de la Population qui supervisait les travaux, une collaboration renforcée est nécessaire afin de maximiser l’impact des financements attendus. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les efforts en faveur d’un système de santé plus résilient, capable de répondre efficacement aux besoins des populations.

À l’issue des travaux, plusieurs orientations stratégiques ont été retenues pour alimenter la future note conceptuelle. Celle-ci devra refléter les priorités nationales en matière de santé publique et contribuer à accélérer les progrès vers l’élimination des grandes maladies tout en consolidant les bases d’un système de santé durable et performant.

Congo-VIH : le gouvernement renforce sa riposte et promet « zéro rupture » de traitement

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, célébrée le 1er décembre à Brazzaville, le ministre de la Santé et de la Population, le professeur Jean Rosaire Ibara, a réaffirmé l’engagement sans réserve du gouvernement dans la riposte nationale contre le VIH.

 

« Aucune personne vivant avec le VIH au Congo ne doit être confrontée à une rupture de traitement », a martelé le ministre de la santé, qui dénonce toute intermittence dans la chaîne logistique. Pour le professeur Ibara il y a trois engagements majeurs pour une riposte efficace et durable. Sécuriser les intrants stratégiques afin de garantir la continuité des soins indispensables aux patients, renforcer la résilience de la prise en charge, notamment grâce à l’intégration accélérée des services VIH dans les soins de santé primaires, au plus près des communautés. Le troisième engagement est de combattre la stigmatisation et les discriminations, encore trop présentes, qui freinent l’accès aux soins des populations les plus exposées.

Le ministre a insisté sur la nécessité de créer un environnement respectueux des droits humains pour atteindre les objectifs mondiaux 95-95-95 d’ici 2030 : dépister 95 % des personnes vivant avec le VIH, mettre sous traitement 95 % des personnes diagnostiquées, et obtenir une charge virale supprimée chez 95 % des patients sous antirétroviraux.

Pour 2025, la stratégie nationale repose sur trois axes d’accélération dont un dépistage massif, avec une campagne nationale ouverte du 1er au 31 décembre sur toute l’étendue du territoire. Des solutions innovantes seront déployées pour atteindre les populations à risque.

Également l’implication renforcée des leaders communautaires : organisations civiles, acteurs politiques, religieux, traditionnels et personnalités publiques seront mobilisés pour promouvoir le dépistage, la prévention et la tolérance.

On note aussi le recours accru au numérique, en partenariat avec l’ONUSIDA, pour améliorer l’information, le suivi de l’épidémie et l’appui aux initiatives communautaires.

Selon le ministre, chaque franc CFA investi devra produire un impact optimal.

« Surmonter les perturbations ne suffit plus. Il faut transformer la réponse pour atteindre l’objectif d’élimination du sida fixé à 2030 », a-t-il déclaré.

Placé sous le thème « Surmonter les perturbations, transformer la riposte au sida », cet engagement renouvelé intervient dans un contexte où le Congo entend renforcer sa souveraineté sanitaire et réduire sa dépendance vis-à-vis des financements extérieurs.

Le gouvernement appelle à une synergie totale : de l’État aux communautés de base, chaque acteur est invité à jouer sa partition pour qu’un Congo sans sida devienne « une réalité tangible pour les générations à venir ».

Congo : impact du covid-19 sur les malades du VIH, le Renapc publie les résultats

Le réseau national des positifs du Congo (Renapc) a rendu public, le 23 août, les résultats de son enquête sur l’impact de la Covid-19 sur les personnes vulnérables au VIH.

 

Les résultats issus de l’étude relèvent que sur un échantillon de 500 personnes, soit 70,46% de femmes et 29,54% d’hommes, 455 étaient consentantes.  Le cadre de l’étude est Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi, Ouesso et Pokola dans la période allant de mars 2020 à octobre 2022.

L’enquête avait pour buts de faire une évaluation des répercussions de la pandémie de Covid-19 sur la disponibilité et l’accessibilité des services de prévention de traitement, déterminer l’influence de la pandémie sur l’offre et la demande de soins des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) y compris les populations de manière générale en ce qui concerne leur accès aux soins de santé.

La méthodologie utilisée était celle des choix raisonnés à tous les niveaux de la pyramide sanitaire. Les données ont été collectées via les tablettes et téléphones grâce à l’application Kobocollect.

Congo : 130000 personnes vivent avec le VIH

Une enquête comportementale couplée à la sérologique a été lancée vendredi 04 août 2023, dans la ville de Brazzaville.

 

L’objectif est de contribuer à la réduction de nouvelles infections chez les populations les plus exposées au risque d’infection à VIH. L’enquête est réalisée par le Conseil national de lutte contre le sida, les maladies sexuellement transmissibles et les épidémies, avec l’appui technique et financier du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme et du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

Cette opération concerne les villes de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi, Ouesso et Pokola. Le choix porté sur ces localités s’explique par le taux élevé des populations clés et les minorités du genre.

Selon les estimations de l’Onusida, 130000 personnes vivent avec le VIH pour un taux de prévalence de 3,8% chez les populations de 15 à 49 ans. Une situation épidémiologique du sida que déplore Henri Germain Monabeka, le directeur général des soins.

Notons que l’étude permettra d’examiner le volet biologique et comportemental du VIH dans ces départements. Elle cible les personnes clés parmi lesquelles les homosexuels, les professionnelles de sexe, les usagers de la drogue injectable et des personnes carcérales. Cette campagne va faire une analyse statistique pour avoir les statistiques sur le VIH, l’hépatite B ou C, la syphilis ainsi que le volet comportemental et qualitatif attrait à l’usage ou non du préservatif.

Congo : plus de 15 000 personnes dépistées du VIH et de l’hépatite B

Dans le cadre de la célébration de la fête du travail le 1er mai dernier, L’Association congolaise pour le bien-être familial (Acbef) a dépisté.

 

Lundi 1er mai 2023, l’Acbef a organisé une campagne de dépistage du VIH et de l’hépatite B au rond-point du quatrième arrondissement de Brazzaville, Moungali.

Le dépistage a été volontaire et gratuit et s’inscrivait dans le cadre de la célébration de la fête du travail.

Les volontaires au dépistage ont été sensibilisés par les jeunes de l’association aux alentours du site où ils ont été dépistés après un counseling avec le personnel de santé. Ceux infectés bénéficieront d’une prise en charge gratuite. C’est du moins ce qu’a indiqué le directeur exécutif par intérim de l’Acbef, Georges Ibata.

Santé : le fonds mondial fournit un montant de 46,590 milliards pour les maladies au Congo

L’aide que vient de faire le fonds mondial au Congo va permettre de lutter contre les maladies telles que le paludisme, la tuberculose et le VIH/Sida, sur une période allant de 2023 à 2025.

 

C’est au cours de la cérémonie du lancement du dialogue pays sur le sida, la tuberculose et le paludisme que cette annonce a été faite par La présidente du Comité de coordination national (CCN)- Congo, Esmo Valérie Maba Moukassa. En effet, cette allocation va remédier à certaines difficultés persistantes qui freinent les progrès dans la lutte contre les trois maladies.

Considérées comme étant des maladies les plus meurtrières à l’échelle mondiale, car elles touchent  le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de la Population, Jean Ignace Tendelet, a au cours de ce dialogue qui s’est déroulé à Brazzaville, expliqué dans son allocution d’ouverture qu’il s’agit également de se fonder sur des données objectives et sur l’expérience pour concevoir des programmes qui soient centrés sur le patient, qui lèvent les obstacles à l’accès aux services de santé pour réduire les inégalités afin que personne ne soit laissé pour compte dans la lutte contre ces trois maladies.

Cette cérémonie a vu la participation des responsables du secteur public et privé, les acteurs de la société civile, les associations de lutte contre ces maladies, les partenaires bilatéraux et multilatéraux et technique et bien d’’autres.

Congo : le projet « Point of Care » validés par les experts

Ledit projet permettra de faire le diagnostic précoce du VIH chez les adolescents, les nourrissons exposés nés des mères infectées.

A Brazzaville, mardi 15 décembre 2020, les documents stratégiques pour la mise en œuvre accélérée du projet dénommé « Point of Care » ont été validés. Le projet aidera le Congo à réduire la transmission du VIH de la mère à l’enfant d’ici 2030. C’est du moins ce qu’a expliqué le représentant adjoint du Fonds des Nations unies pour l’enfance (l’Unicef) bureau pays, Andres Lopez. Pour lui, c’est une stratégie combinée à d’autres programmes axés sur la délégation des tâches, la prévention du VIH des adolescents et bien d’autres.

La stratégie « Point Care » a démarré en 2019 et prendra fin en 2021. Il s’inscrit dans le cadre des engagements pris par le Congo à accélérer l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH et de l’accès aux traitements antirétroviraux chez les enfants et les adolescents.

Les discussions ont eu lieu  entre les cadres du ministère de la Santé,  les partenaires techniques et financiers lors de l’atelier organisé par le Programme national de lutte contre le sida, ouvert par le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de la Population, Florent Balandamio.

L’objectif  a été de contribuer à la mise en œuvre effective du projet de passage à l’échelle de la stratégie.  L’atelier visait à développer le plan d’assurance de la qualité des produits du VIH, stimuler la prévision de la demande nationale des besoins en produits sur la base des objectifs de l’Unicef et partager les informations supplémentaires.

Le Dr Valerie Kouraï, personne ressource au Programme national de lutte contre le sida, a donné à cette occasion une communication sur le thème « Situation, défis et perspectives ». L’oratrice a rappelé le taux de prévalence nationale à 3,2%, la féminisation de la maladie avec des nouvelles infections en augmentation à 25% et la prévalence de la femme enceinte à 10%.

Elle a souligné l’importance de la prévention primaire et des grossesses non désirées, du dépistage pour les bébés à six mois et à neuf mois pour le traitement, ainsi que celui du conjoint. Par contre, elle a déploré la faible fréquentation des femmes infectées dans les centres de santé, l’insuffisance des ressources financières et techniques.

A son tour, le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de la Population, Florent Balandamio, a rappelé que le Congo s’est aligné comme d’autres pays retenus de l’Unicef afin d’introduire et d’intensifier le diagnostic précoce du VIH au point de départ, test de soins dans les structures de santé.