Brazzaville : les ministres de la Culture de la CEEAC en conclave du 27 au 30 novembre

Objectif, réfléchir sur les moyens à mettre en œuvre pour que la culture et ses activités connexes deviennent de véritables leviers pourvoyeurs de devises en Afrique centrale.

Du 27 au 30 novembre, les ministres de la Culture de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), seront en conclave à Brazzaville. Il sera question pour eux de réfléchir sur les moyens à mettre en œuvre pour que la culture et ses activités connexes deviennent de véritables leviers pourvoyeurs de devises en Afrique centrale.

Le conclave des ministres de la culture de la CEEAC aura pour thème: « Le Rôle de la culture et des industries culturelles et créatives dans le développement des pays de la CEEAC à travers la mise en œuvre de la Stratégie Sous-régionale de Développement et de Promotion de la politique ».

Plusieurs partenaires techniques et financiers sont impliqués à cette initiative. Il s’agit entre autres de : l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), le Centre international des civilisations bantous (CICIBA), et bien d’autres.

Il faut le noter, la rencontre du 27 au 30 novembre, va se tenir à quelques jours de la remise d’un rapport de deux universitaires français et sénégalais sur les éventuelles restitutions d’œuvres d’art aux pays d’Afrique subsaharienne, au président de la République française, Emmanuel Macron.

SNE : des reformes pour plus d’efficacité

Le président du conseil d’administration de la Société nationale d’électricité (SNE), Eugène Ondzambé Ngoyi, a rassuré que dans le cadre des réformes envisagées, aucun agent ne sera gratifié.

Il l’a dit lors d’une séance de travail avec les directeurs départementaux, directeurs centraux, chefs de services et chefs de division, tout en indiquant que les réformes vont intervenir dans l’entreprise.

Les dirigeants de la SNE ont été invités, à leur tour, à conforter leurs collaborateurs désespérés depuis l’annonce du gouvernement de dissoudre cette société.

Selon Eugène Ondzambé Ngoyi, les réformes de la SNE sont annoncées dans le but d’apporter plus d’efficacité dans le système de service public de l’électricité. « Personne ne peut s’opposer à une amélioration. L’inquiétude qui animerait chacun d’entre nous serait celle liée à la perte de l’emploi», a dit le président du conseil d’administration de la SNE.

« De ce point de vue, nous avons des partenaires sociaux qui avaient été reçus par les hautes autorités du pays. Ces derniers les ont rassurés du fait que personne ne sera mis à la porte dans le cadre de la mise en œuvre des mesures de réformes à la SNE. Notre ministère de tutelle nous l’a confirmé », a-t-il soutenu.

Le directeur général de la SNE, Louis Kanoha Elenga, a appuyé que quel que soit le nom que prendra l’entreprise, qu’elle soit para-étatique ou privée, les acteurs de l’électricité seront présents. Car, ils sont appelés à travailler sans relâche pour rendre disponible le produit.

Le bilan des activités de 2017 présenté à cette occasion indique que les résultats ont évolué positivement de façon globale. Les centrales hydroélectriques de Moukoukoulou et d’Imboulou, par exemple, ont bien fonctionné grâce aux investissements initiés par la société. La stabilisation des réseaux de transport s’est maintenue. Les coupures partielles et généralisées ont diminué. Au niveau du service de transport, le taux de perte a baissé. Il a été évalué à 5%, tel que le recommandent les normes internationales.

Dans le cadre de l’exercice en cours, l’entreprise compte élargir la base clientèle en électrifiant, entre autres, le quartier Vindoulou à Pointe-Noire. Elle envisage aussi de démanteler des branchements pirates puis de réduire des pertes commerciales.

La distribution de l’électricité constitue un autre goulot d’étranglement. « Nous n’arrivons pas encore à différencier les pertes techniques et commerciales. On va y travailler », a conclu le directeur général de la SNE.

Pointe-Noire : la SNE a des difficultés à faire les recouvrements dans certains quartiers

La population de cette ville a séquestré pendant près de trois heures un agent de la société nationale d’électricité, qui venait couper l’électricité à cause factures impayées.

Des pertes colossales sont enregistrées à la SNE, et la situation a des répercutions sur le rendement de ladite société. Les difficultés financières s’accentuent. Entre autres les difficultés à faire des recouvrements auprès de sa clientèle.

Les zones les moins accessibles sont les quartiers périphériques, les zones de sinistres. Il ne faut pas oublier la gratuité accordée aux « plus grands » consommateurs exonérés des quittances du fait des fonctions qu’ils occupent au niveau des institutions de la République.

Cet agent de la SNE s’est rendu sans préavis pour suspendre l’électricité. Sur place, il a été confronté à des jeunes qui l’ont empêché d’aller jusqu’au bout de son action. Après des échanges, il a été séquestré par ces jeunes.

Après avoir passé trois heures enfermé, cet agent a été libéré par la population.

Madingou : deux jeunes arrêtés par la police

Arsène T. 18 ans et Guilain M. 20 ans sont accusé d’avoir volé deux pains et deux boites de sardines dans une épicerie.

Ces deux jeunes ont été arrêté par la police après qu’ils aient dérobés deux pains et boites de sardines. Le gérant de l’épicerie, qui les observait secrètement, a prévenu la police de leur présence dans les locaux de son commerce.

Pour la petite histoire, le propriétaire de l’alimentation avoir constaté des manquements depuis ces trois derniers mois dans sa boutique. Celui-ci aurait affirmé à la police que Arsène ressemble au jeune qu’il a aperçu plusieurs fois devant son épicerie, se régalant sans jamais payer.

La police enquête actuellement pour savoir si les deux jeunes hommes sont impliqués à de précédents vols dans la ville.

Africa Code Week : 10.000 Jeunes formés au langage numérique

Le but visé, c’est d’accompagner et sensibiliser les jeunes africains au langage du numérique et programmation en informatique.

Cette formation est une initiative de la fondation Bantu Hub en collaboration avec l’UNESCO. Ce sont 10.000 jeunes qui se forment au numérique et à la programmation en informatique. Cette année, le programme national de formation Africa Code Week vise à toucher les jeunes Congolais du primaire, du collège, du lycée de Brazzaville et de l’intérieur du pays.

Cette formation a commencé depuis le 22 octobre 2018, et à la fin, ces apprenants devront être en mesure de franchir l’étape de consommateurs des TIC aux concepteurs. Notons qu’ils sont formés pour être en même temps acteur et vecteur du numérique.

« Nous formons les jeunes congolais depuis 3 ans, nous avons formé beaucoup d’enseignants et des enfants, cette année », a souligné Verone  Mankou, président de  la fondation Bantu Hub.

Pour le chef de la délégation de Africa Code week Congo, Jean Julia la transformation numérique induit un nouvel univers de formation, pour les plus jeunes, il est nécessaire de déclencher tôt la sensibilisation aux outils et à la programmation informatique.

Paris : réunion de travail entre Sassou Nguesso et Patrick Pouyanné

En séjour de travail depuis le 11 novembre à Paris en France, le Président congolais, Denis Sassou Nguesso a reçu mardi, Patrick Pouyanné, le PDG du groupe Total.

Le PDG du groupe pétrolier français est venu faire le point de la production pétrolière de Total, notamment celle de Moho nord qui va permettre de produire jusqu’à 450 millions de barils sur 35 ans et relancer l’économie congolaise.

Le Congo peut déjà compter sur une augmentation progressive de la production qui atteindra, cette année, un plateau de plus de 300 000 barils par jour.

Ce chiffre devrait permettre au Congo de bouleverser la hiérarchie dans le classement des plus importants producteurs du continent et de se placer devant la Guinée Equatoriale qui peine à améliorer son rendement.

Total est le premier opérateur pétrolier du pays. Le groupe a construit son développement sur la découverte de réservoirs en relevant des défis aussi majeurs que complexes. A lui seul, Total représente plus de 60% de la production du pays et poursuit son engagement de rester un opérateur responsable.

On rappelle que la production actuelle du Congo est de 250. 000 barils par jour.

Genève : ouverture de l’Examen Périodique Universel du Congo

La délégation congolaise y était conduite par le ministre des Affaires étrangères, de la coopération, chargé des congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso.

La session de l’Examen Périodique Universel du Congo s’est ouverte mercredi 14 novembre à Genève en Suisse. Le ministre Jean-Claude Gakosso a fait entendre la voix du Congo, à la tribune du Conseil des Droits de l’Homme, à l’occasion de l’Examen Périodique Universel.

Aussi, Jean-Claude Gakosso a dans son discours de présentation, cerné tous les contours des questions des droits de l’homme au Congo, n’éludant aucun aspect, et rapportant les faits de quelques natures que ce soit, avec les textes et règlements de la république, dont le texte constitutionnel déclare « la personne humaine sacrée ».

Au nombre des « accusations » portées à l’encontre du Congo, il y a la situation au Pool, sous-tendue par un présumé génocide dont les allégations sont contenues dans le livre de Dominique Nkounkou, la détention des personnalités politiques, mais aussi entre autres faits, le drame de Chacona.

Autant de faits qui trouveront au cours de l’examen, des réponses appropriées de la part des membres de la délégation congolaise, parmi lesquels le ministre de la Justice et des droits humains, Ange Aimé Bininga.

Loin d’être un tribunal, l’EPU est un mécanisme unique qui permet d’examiner périodiquement la situation des droits de l’homme dans les 193 États membres des Nations-Unies.

Les discussions se font sur la base du rapport national, des informations soumises par l’État sous examen et d’une compilation d’informations provenant de rapports d’experts des droits de l’homme, plus connu sous le nom de procédures spéciales, d’organes créés au nom des traités internationaux des droits de l’homme et d’autres organismes des Nations-Unies.

L’affirmation ou l’infirmation des faits énoncés s’appuie aussi sur des informations provenant d’autres parties prenantes, y compris les institutions nationales des droits de l’homme, les organisations régionales et la société civile.

La présente session qui lui est consacrée, est pour ainsi dire, l’heure vérité pour le Congo qui entend rétablir son honneur jeté en pâture par des élucubrations fantaisistes en matière des droits de l’homme.

Congo : la dette publique reste insoutenable

C’est ce qu’a rappelle le Fond monétaire international, mercredi 14 novembre, après qu’une délégation de cet établissement se soit rendu au Congo pour une séance de travail.

Le Congo a fait des progrès mais la dette publique reste tout de même lourde. C’est ce qu’on retient après le passage d’une délégation du FMI à Brazzaville, le mercredi 14 novembre 2018. Même si le pays de Sassou N’Guesso a fait des progrès, aucun n’accord n’a été annoncée pour l’appui financier de ce pays.

Le chef de la mission du FMI, Alex Segura-Ubiergo, a promis un rapport positif de retour à Washington.

Au cours de la visite de travail de la délégation du FMI, il s’est agi pour les membres qui la constituaient de se faire expliquer en détail ce que l’on appelle le cadrage macroéconomique, à savoir les projections en termes de budget, d’inflation et de croissance. Le Congo ayant entamé l’assainissement de ses finances publiques et pris un certain nombre de mesures allant dans le sens de la bonne gouvernance.

Le FMI rappelle tout de même que la dette publique reste insoutenable et qu’en l’absence d’accord avec ses créanciers extérieurs, Brazzaville ne peut espérer d’aide financière.

 

Pool : un téléthon pour un appui aux écoles

L’objectif est de collecter plus de 300 millions de francs CFA, pour la réhabilitation des établissements scolaire de la moitié des 13 districts de ce département.

Le mardi 13 novembre, l’association Hope Congo a lancé un téléthon à Brazzaville. Le but est de collecter plus de 300 millions de francs CFA. Cet argent permettra de réhabiliter des écoles de la moitié des 13 districts du département du Pool.

« Le Pool a l’avantage d’avoir des gens qui peuvent venir à pied à Brazzaville. Il ne faut pas que l’analphabétisme commence dans le Pool, à côté de la capitale. », a expliqué Grégoire Léfouoba, enseignant et chercheur à l’université Marien Ngouabi de Brazzaville

Rappelons qu’entre 2016 et 2017, le Pool est le théâtre des affrontements entre l’armée et les ex-rebelles Ninjas. Cette guerre civile a eu plusieurs conséquences notamment la destruction de plusieurs établissements scolaires.

« Il y a eu des actes de vandalisme qui se caractérisent par la démolition des toitures, et même l’aliénation du patrimoine scolaire, dénonce Auguste Bidzouta, directeur départemental de l’enseignement dans cette région. Il y a des tables-bancs qui ont été détruites et les planches ont servi de bois de chauffe. ».

 

Dix-huit mois de détention dans une prison au Congo : le journaliste Ghys Fortuné Dombe Bemba raconte

Alors que le président congolais Denis Sassou Nguesso est venu à Paris le 11 novembre pour les cérémonies du centenaire de la fin la Grande Guerre, le journaliste Ghys Fortuné Dombe Bemba, fondateur du groupe de médias Talassa, raconte sa détention à l’isolement dans la maison d’arrêt de Brazzaville.

« Mes 18 mois d’emprisonnement à la Maison d’arrêt de Brazzaville  ? Un enfer », lance, doucement, les traits tirés, Ghys Fortuné Dombe Bemba. Ce journaliste congolais est arrivé en France le 18 octobre. Depuis, ces journées sont occupées par les soins quotidiens qu’il reçoit dans un hôpital de la banlieue parisienne. « Mon corps a souffert. Il se remet peu à peu », dit-il.

Le fondateur du groupe de médias Talassa, qui publie le bihebdomadaire Talassa, un mensuel, un site Internet, et qui comprend aussi une agence de communication et une imprimerie, a été arrêté le 11 janvier 2017. La raison ? « Officiellement, j’ai été accusé de complicité d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État en relation avec le pasteur Ntumi » – un opposant et chef de guerre dans la région du Pool. « Mais c’était un prétexte », répond Ghys Fortuné Dombe Bemba.

Son arrestation est survenue deux jours après la publication d’un numéro fracassant de Talassa sur les dérives du régime de Denis Sassou-Nguesso Sassou, président du Congo-Brazzaville depuis 1997. « Après interrogatoires, intimidations, placement dans plusieurs cellules, j’ai été enfermé à l’isolement… pendant 18 mois. »

Le numéro du 9 janvier a déplu au plus haut niveau de l’État

Qu’est-ce qui a déplu ? « Dans notre numéro du 9 janvier, nous avions publié cinq articles qui firent beaucoup de bruit dans le pays et qui ont franchement agacé au plus haut niveau. » L’un expliquait que le directeur général de la police nationale, le général Ndengué, et cinq autres officiers supérieurs étaient en activité alors qu’ils ont dépassé la limite d’âge autorisé pour la loi. Le général Ndengué et le porte-parole de la police, Monkala Tchoumou, n’auraient pas apprécié.

Autre point de friction, la dénonciation en règle des pratiques occultes et mystiques de plusieurs personnalités. Un sujet tabou, au Congo. « Il y a un courant qui mêle franc-maçonnerie, spiritisme, fétichisme au plus haut niveau de l’État et dont la pratique pousse à faire beaucoup de mal aux gens. » L’article nommait, là aussi, des autorités haut placé.

Talassa s’est fendu, également, d’une enquête sur les dessous de la rencontre factice de Denis Sassou Nguesso avec Donald Trump en décembre 2016 : parti aux États-Unis pour rencontrer le nouvel hôte de la Maison-Blanche, le président congolais n’avait pas été reçu par ce dernier alors qu’un communiqué officiel affirmait le contraire. « Une honte pour tout le Congo et un déplacement qui a coûté plusieurs milliards de francs CFA. J’ai demandé la démission de sept personnalités, toutes liées à ce voyage raté. »

Autre prise de risque : le choix de publier, non pas le discours à la nation du président Sassou Nguesso mais le message « de paix » de son ennemi de l’époque, le pasteur Ntumi.

Un succès immense pour cette édition

Le succès de cette édition fut foudroyant : « Elle a été tirée à 3 000 exemplaires. À 10 h 30, tout avait été vendu. On a sorti une deuxième édition, toujours de 3 000 exemplaires. À 17 heures, il n’y en avait plus un à vendre. Alors, j’en ai réimprimé 6 000 dans la nuit. Puis encore 6 000 : les 26 000 exemplaires ont été vendus. Et puis, j’ai été arrêté. »

Ghys Fortuné Dombe Bemba est donc jeté à l’isolement pendant 18 mois, sans procès, sans recours, sans jugements. « J’étais enfermé 23 h 50 sur 24 heures dans une cellule sans toilette, sans eau, sans électricité. Je faisais mes besoins dans un seau que je vidais lors des 10 minutes où j’étais autorisé à sortir. Interdit de discuter avec les gardiens. Et puis, les fourmis, les cafards, les rats, les souris, les lézards, les moustiques… Je couchais sur le sol. Aucune visite, sauf ma fille qui m’apportait de quoi manger deux fois par semaine et, rarement, quelques minutes, mes avocats. Ma cellule fuyait, dès qu’il pleuvait, j’étais mouillé de partout. »

À bout physiquement, le journaliste obtient un visa pour la France

Dans ces conditions, il tombe malade, attrape plusieurs pathologies. Sous la pression des ONG de défense des droits de l’Homme et de quelques officiels américains et français, Ghys Fortuné Dombe Bemba est hospitalisé pendant 26 jours, en février 2018. À peine remis, il est renvoyé dans sa cellule. Une nouvelle campagne de presse est organisée pour obtenir sa libération. Le 4 juillet, le juge ordonne sa liberté provisoire.

Le journaliste est épuisé. Il passe 40 jours à l’hôpital. Mais c’est insuffisant. Il obtient un visa pour la France pour s’y faire soigner. Arrivé le 18 octobre à Paris, il est soigné pour des problèmes cardiaques, de circulation sanguine et d’acuité visuelle. « Je récupère, peu à peu, explique-t-il. Et je me tiens tranquille. J’ai eu de la chance, je ne veux pas que ma famille restée au pays paie pour moi. »

Le pays, il y pense, toujours. Il tient à lui dire qu’il a pardonné à ceux qui lui ont fait du mal. Le journaliste a, pour l’heure, déposé les armes.