Congo : les retraités poursuivent leur manifestation

Depuis près de deux mois, les anciens travailleurs de l’Office national des postes et télécommunications réclament leurs pensions.

Quinze milliards de francs CFA, c’est la somme que devrait verser l’Office nationale des postes et télécommunications à la caisse nationale de sécurité sociale. Du moins c’est la demande à travers un concert de casseroles de ces ex-employés. A cela, il faudrait ajouter la somme de 580 millions de francs CFA, due à la mutuelle et reconnue dans le plan de liquidation.

C’est en plein centre-ville de Brazzaville, à un coin de leur ancienne entreprise, que ces hommes et femmes, essaye de se faire entendre.

Pour ces eux seul le paiement de leurs droits pourrait mettre un terme à cette manifestation. Au moins 1200 personnes sont concernées par cette situation.

« Ce serait peut-être le plus long concert de casseroles jamais organisé au Congo. Nous avons dit que tant que ces deux problèmes ne trouveront pas de solution définitive, nous ne pouvons pas quitter les lieux de la manifestation », a expliqué Gilbert Idouli, président du comité de suivi des anciens travailleurs de l’ex-ONPT.

« Le gouvernement ne dit mot mais il constate parce que tous les jours le Premier ministre passe par là, précise-t-il. C’est comme si le gouvernement était en train de nous tuer à petit feu », affirme Gilbert Idouli.

Général Mokoko : l’ONU trouve sa détention arbitraire

Ce candidat à la présidentielle de 2016, avait été condamné en mai dernier, à 20 ans de prison ferme pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et détention illégale d’armes et munitions de guerre.

Après la condamnation de Michel Mokoko, ses avocats qui n’étaient d’accord avec la sentence, ont déposé des recours pour contester la décision. En attendant l’effectivité de cette mesure, ils ont aussi saisi le groupe de travail de l’ONU, pour qu’il se penche sur la question.

Cette institution onusienne qui épingle le Congo sur sa gestion du cas de ce prisonnier, estime aussi que l’arrestation du général Michel Mokoko est arbitraire. Notons que le groupe de travail de l’ONU a examiné le dossier à Genève, en Suisse.

Le groupe de travail a remis son résultat et il faut relever que seuls les arguments des avocats de Mokoko ont été étudiés.

On se souvient qu’en mai dernier, le groupe de travail a sollicité le gouvernement congolais, lui donnant jusqu’au 3 juillet pour donner sa réponse. Or, le 12 juillet, les autorités congolaises ont demandé à prolonger le délai. Refus du groupe de travail puisque ce délai était déjà forclos.

Les experts onusiens trouvent que le gouvernement a décidé de ne pas contester les allégations de la défense de Jean-Marie Michel Mokoko. Des allégations jugées « à première vue crédibles ». Sur cette base, l’avis conclut que l’assignation à domicile et la prolongation de la détention du général en 2016 manquaient de fondement légal.

L’avis note également une ingérence substantielle des autorités congolaises dans le droit à un procès équitable.

Pour ce groupe de travail, les mesures appropriées seraient de libérer Jean-Marie Michel Mokoko, de lui ouvrir droit à réparation, une indemnisation notamment. Enfin, les experts exhortent le gouvernement congolais à ouvrir une enquête complète et indépendante sur les circonstances entourant cette détention arbitraire.

 

Denis Sassou Nguesso et Archange Touadera en tête à tête

Dans la capitale française, le 12 novembre, les deux présidents ont échangé sur les questions bilatérales et la paix dans la sous-région.

En marge des festivités du centenaire de l’armistice 1918 à Paris, le président congolais, Denis Sassou Nguesso s’est entretenu avec son homologue centrafricain Archange Touadera lundi 12 novembre, sur les questions bilatérales et la paix dans la sous-région, dans la capitale française.

On rappelle que le président centrafricain, Faustin Archange Touadera a toujours exprimé la reconnaissance du peuple centrafricain pour l’implication du président Denis Sassou Nguesso dans la résolution de la crise Centrafricaine.

Pour le président Faustin Archange Touadera le président Sassou Nguesso a beaucoup œuvré pour le retour de la paix en Centrafrique.

S’il y a eu des élections apaisées en RCA, c’est grâce aux efforts qu’il a déployés en tant que médiateur international dans cette crise.

Congo/RDC : les fonctionnaires parlementaires en formation

Cette semaine de formation est organisée par l’assemblée parlementaire de la francophonie.

Le premier secrétaire du bureau du Sénat, Julien Epola a indiqué le 12 novembre à Brazzaville que la semaine de formation des fonctionnaires parlementaires des deux Congo devrait contribuer à améliorer l’efficacité de ceux qui assistent les parlementaires dans l’exécution de leurs tâches quotidiennes.

« La question de la formation est au centre des préoccupations des parlements. Aucune institution au monde ne peut prétendre assurer son développement et son épanouissement s’il ne place pas la question du renforcement des capacités de ses cadres dans ses priorités. La présente session s’inscrit dans cette logique pour le parlement congolais », a souligné Julien Epola, à l’ouverture de la formation diplômante de l’université Senghor à l’endroit des fonctionnaires parlementaires congolais.

De son côté le secrétaire général de l’Assemblée parlementaire de la francophonie, Jacques Krabal a signifié que cette formation avait pour objectif de permettre aux fonctionnaires et administrateurs parlementaires de renforcer les compétences indispensables à une meilleure maîtrise de leurs fonctions. Il s’agit aussi d’améliorer le soutien qu’ils apportent aux parlementaires tout en perfectionnant leurs connaissances en ce qui concerne le cadre général de leur mission. « Vous serrez, par cette formation, outillés afin d’identifier et de coordonner les moyens d’améliorer l’administration et le fonctionnement des institutions parlementaires des deux côtés du fleuve », a-t-il dit.

Pendant une semaine, les fonctionnaires seront édifiés sur les régimes politiques francophones comparés, les fonctions parlementaires de législateurs et de contrôleur, les grandes tendances du contrôle de constitutionnalité des lois, la déontologie parlementaires, les statuts et carrières des fonctionnaires parlementaires et la rédaction des documents.

Ils examineront aussi le travail des commissions, la préparation et le déroulement de la séance plénière et les relations extérieures du parlement. La formation sera assurée par des spécialistes venus de la France et du Bénin

Droits de l’homme : la situation du Congo examinée à Genève

Le Congo-Brazzaville figure dans la liste des 14 pays soumis à l’examen périodique universel (EPU) du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Cette session s’est ouvert le 5 et s’achèvera le 16 novembre. Ce sont quatre ministres, accompagnés de leurs sherpas défendent le dossier du Congo.

La délégation congolaise à Genève, comprenant entre autres personnalités, le Ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla, le Ministre de la justice et des droits humains et de la promotion des peuples autochtones Ange Aimé Bininga, la Ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo et la Ministre de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, Inès Nefer Bertille Ingani, a eu une séance de travail avec la représentation de la Francophonie en Suisse, en vue du passage à l’Examen périodique universel (EPU) du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, initialement prévu pour le mercredi 14 novembre.

À propos de la situation dans le Pool et des allégations contenues dans le livre de maître Dominique Kounkou, les ministres Thierry Moungalla et Ange Aimé Bininga ont avec force-détails, réfuté une « mascarade ». Aussi, ont-ils réaffirmé que le gouvernement congolais poursuit son action de consolidation du processus de paix dans le Pool, avec l’aide de ses partenaires bilatéraux et multilatéraux.

Une dynamique confortée par le fait que de nombreux « ambassadeurs accrédités au Congo se rendent dans le département du Pool et n’ont constaté, à aucun moment, l’existence de traces matérielles ou de suspicions d’un prétendu génocide ».

Quant aux déplacements des populations, du fait des hostilités armées qui avaient secoué certaines zones du département du Pool, la Ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo a relevé dans les détails, l’assistance humanitaire mise en place d’abord, sur fonds propres du gouvernement congolais, avant l’apport des agences des Nations-Unies et des partenaires bilatéraux, ce, dans le respect des prescrits des Nations-Unies sur la sauvegarde de la dignité humaine.

Les questions de préservations des droits de la femme ont échu à la Ministre de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement Inès Nefer Bertille Ingani.

Rappelons que les discussions se font sur la base du rapport national, des informations soumises par l’État sous examen et d’une compilation d’informations provenant de rapports d’experts des droits de l’homme, plus connu sous le nom de procédures spéciales, d’organes créés au nom des traités internationaux des droits de l’homme et d’autres organismes des Nations-Unies.

L’affirmation ou l’infirmation des faits énoncés s’appuie aussi sur des informations provenant d’autres parties prenantes, y compris les institutions nationales des droits de l’homme, les organisations régionales et la société civile.

L’EPU est un mécanisme unique qui permet d’examiner périodiquement la situation des droits de l’homme dans les 193 États membres des Nations-Unies.

Congo : nominations des secrétaires généraux des départements et des conseils départementaux

Par décret n° 2018-413 du 9 novembre 2018, le président de la République a nommé les secrétaires des départements.

Département de la Bouenza : Odzika Ferdinand

Département de Brazzaville : Oko Letchaud Bonsang

Département de la Cuvette : Mananga Pascal

Département de la Cuvette Ouest : Miyouna Jocésie

Département du Kouilou : Ondongo Bamboli Léa

Département de la Lékoumou : Bountsana Bruno Fructueux

Département de la Likouala : Mouelé Pascal

Département du Niari : Opiapa Fidèle

Département des Plateaux : Mme Mavoungou Marich Ginalda

Département de Pointe-Noire : Etoumbakoundou Jean

Département du Pool : Mme Ngessimi Micheline

Département de la Sangha : Mboungou Kimbouala Albert

Par décret n° 2018-414 du 9 novembre 2018, le président de la République a nommé les secrétaires généraux des conseils départementaux.

Conseil départemental de la Bouenza : Mavinga Souami Jean Claude

Conseil départemental de la Cuvette : Lucien Banga

Conseil départemental de la Cuvette Ouest : Ngampoula Constant

Conseil départemental du Kouilou : Boussampha Hugues Fayiçal

Conseil départemental de la Lékoumou : Makorila Bertin

Conseil départemental de la Likouala : Oko Joseph

Conseil départemental du Niari : Kiba Benjamin

Conseil départemental des Plateaux : Badia Pascal

Conseil départemental du Pool : Mongouo Wando Thévy Duvel

Conseil départemental de la Sangha : Olokawé Bertin

Par décret n° 2018-415 du 9 novembre 2018, le président de la République a nommé des secrétaires généraux des conseils départementaux et municipaux de Brazzaville et Pointe-Noire.

Conseil départemental et municipal de Brazzaville : Mme Koy née Ntsan Augustine

Conseil départemental et municipal de Pointe-Noire : Mbola Jean Pierre

Université Marien Ngouabi : les enseignants durcissent la grève

L’université publique est paralysée depuis deux mois par une grève générale des enseignants.

Les étudiants de l’Université de Marien Ngouabi, ne savent plus quoi faire. Depuis septembre dernier, les enseignants de cette institution ont entamé une grève pour revendiquer six mois arriérés de salaire. Cette grève des enseignants perdure. Les autorités expliquent la non-résolution de la situation par la crise économique que subit le pays.

L’université publique est paralysée, dans des différentes facultés, les tables-bancs et les tableaux sont recouverts de poussière. L’herbe a envahi la cour de récréation.

Le militaire de Doussala toujours introuvable

La disparition mystérieuse du militaire de Doussala est désormais définitive selon un maître spirituel.

Depuis le 27 octobre dernier, un soldat dont l’identité n’a pas été révélé, a disparu. C’était au cours d’une mission Koubia à Doussala, bourgade frontalière du Congo-Brazzaville, localisée à 48 km de la commune de Ndendé, chef-lieu du département de la Dola dans la province de la Ngounié. Des gendarmes et militaires de Libreville, ont initiés des recherches qui n’ont pas abouties.

Une situation incompréhensive qui a poussé les Officiers de police judiciaires (OPJ) à faire recours à des maîtres spirituels appelés trivialement « Nganga », spécialisés dit-on des questions mystiques.

L’un d’eux, du nom de Cezard de son petit nom « Mahoura », réputé dans ce domaine, a été sollicité pour apporter son expertise. Le diagnostic de ce dernier révéle que le militaire disparu serait retenu dans une sorte de cachette mystique baptisée : « Ibungu », en langue locale Ipunu. Selon des témoignages recueillis par Gabonactu.com, « l’esprit d’une jeune dame, morte étrangement il y a 5 mois à Doussala, s’est amouraché du jeune soldat disparu ».

« Le Nganga a dit qu’il ne peut plus revenir, le militaire s’est déjà marié là-bas avec la femme fantôme en question », a confié à Gabonactu.com un natif de Doussala. On se souvient qu’il y a quelques mois, un septuagénaire avait disparu dans les mêmes conditions et retrouvé après une semaine d’intenses recherches.

De sources autorisées, les sourciers présumés coupables de cette disparition mystérieuse, ont été transférés à la prison de Mouila, chef-lieu de la province de la Ngounié. Un d’entre eux est actuellement hospitalisé au Centre hospitalier régional de Mouila (CHRM) suite à des sévices qu’il aurait subi lors des interrogatoires musclés.

La Chine offre du matériel bureautique et informatique aux deux chambres du parlement congolais

Le président du Sénat congolais, Pierre Ngolo a réceptionné, le 8 novembre à Brazzaville, un lot de matériel bureautique et informatique des mains de l’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin.

Le don octroyé par le Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois vise à renforcer les capacités opérationnelles de l’administration des deux chambres du parlement congolais.

C’est une nouvelle fois une marque importante de la coopération entre la Chine et le Congo.

Le protocole d’accord relatif à la réception de ce don a été paraphé par Pierre Obambi pour l’Assemblée nationale et Julien Epola pour le Sénat.

La mort des 13 jeunes au commissariat de Chacona : l’Etat déclaré « civilement responsable »

L’affaire a été mise en délibéré pour reprendre le 22 novembre par la poursuite de l’instruction et éventuellement les réquisitions et plaidoiries.

C’est la déception au sein des parents des victimes, à la clôture de l’audience, ce 08 novembre 2018. Ils trouvent que le jugement risque de mettre long. La justice a déclaré l’Etat congolais « civilement responsable » dans l’affaire de ces treize jeunes morts dans des conditions mystérieuses dans la nuit du 22 au 23 juillet dans le commissariat de Chacona, dans le sixième arrondissement de Brazzaville.

Pour les avocats des parents, la décision du juge est une première victoire. « Nous avions demandé la mise en cause de l’Etat en qualité de civilement responsable et le tribunal a rendu un jugement avant dire droit et a mis en cause l’Etat en qualité de civilement responsable. En tant qu’avocats de la partie civile nous sommes ravis de cette décision parce que l’Etat devrait à tout prix répondre (…) », a déclaré Me Steve Hermann Bagne Botongo, avocat de la partie civile.

Notons que la troisième chambre correctionnelle de la cour d’appel, met en cause six policiers

« Comme des militaires sur un champ de bataille, nous sommes prêts et capables de plaider ce dossier pour savoir ce qui est réellement arrivé aux treize jeunes qui ont trouvé la mort dans le commissariat de Chacona dans la nuit du 22 au 23 juillet dernier », a indiqué Me Bagne Botongo.