La Cour d’appel de Brazzaville a ouvert, mercredi 4 novembre 2026, sa session criminelle couvrant les mois de novembre et décembre 2026 ainsi que janvier 2027.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée au Palais de justice, en présence du garde des Sceaux, ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones, Aimé Ange Wilfrid Bininga. Elle a été marquée par la prestation de serment de dix jurés tirés au sort, qui assisteront les magistrats professionnels tout au long de cette session.
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Après les réquisitions de l’avocat général près la Cour d’appel, Priva Roméo Pathel Itoua, et les plaidoiries de la bâtonnière du barreau de Brazzaville, Me Andrée Brigitte Nzingoula, le président de la Cour criminelle, Jean Ngombo, a procédé à l’installation des jurés.
Parmi les affaires inscrites au rôle figure celle de l’assassinat d’Anne Félicité Massamba-Débat, fille de l’ancien président de la République, Alphonse Massamba-Débat. Elle avait été tuée dans la nuit du 13 juin 2023 à Brazzaville. Cinq personnes, notamment Nicole Julie Eliane Massamba-Débat, Don Guelfred Matsounga, Brunel Germain Milandou, Bruno Alvy Ayekia et Dzela Anglade Scarbeha Jolidor, sont poursuivies dans ce dossier.
Autre affaire attendue, celle de Me Bob Kaben Massouka, détenu à la maison d’arrêt de Brazzaville depuis juillet 2025. L’avocat est poursuivi avec six coaccusés par le ministère public et l’État congolais pour « association de malfaiteurs et tentative d’atteinte à la sécurité de l’État ».
La Cour examinera également le dossier d’une vingtaine de personnes, en majorité des étrangers, poursuivies pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux de passeport et corruption.
Dès la première journée, les audiences ont été consacrées à l’affaire opposant le ministère public et la Société nationale des pétroles du Congo-Distribution à Jérémie Mwanza, Kamel Aristote Nguié, Vladimir Itoua Pourrou et leurs coaccusés, poursuivis pour vol aggravé et meurtre. Sur les sept accusés, six ont comparu. Le septième, connu sous le surnom de « Maréchal Mbibo » et présenté comme le principal suspect, est en fuite après son évasion. L’avocat général a assuré que des moyens étaient mobilisés pour le retrouver et le traduire devant la justice.
Cette session criminelle, qui s’étendra sur trois mois, sera ainsi consacrée à l’examen de nombreux dossiers portant principalement sur des atteintes graves à l’intégrité physique des personnes.



