Kibangou : un éléphant tue une femme

A Kibangou, dans le département du Niari (sud), plusieurs paysans se sont donné rendez-vous lundi,  afin de tenter d’effrayer un éléphant solitaire qui saccageait leurs récoltes.

En groupe de vingt, ils ont ainsi encerclé l’animal et poussé des cris afin de l’éloigner. Sauf que rien ne s’est passé comme prévu. Apeurée, la bête n’a alors pas hésité à piétiner une femme, la quarantaine révolue qui se situait face à elle.

Prénommé Martine et âgée de 46 ans, cette dernière est décédée des suites de ses blessures, face aux regards médusés de ses amis, impuissants face à la situation. Cet incident est emblématique du conflit homme faune au Congo. Dans le département du Niari, les éléphants sont considérés comme les premiers ennemis de l’homme.

Leur statut d’animaux intégralement protégés a fait d’eux des bébés intouchables de la République. Le manioc et la banane sont les principaux éléments de la chaîne alimentaire des congolais. Ces cultures sont aussi prisées par les éléphants qui ravagent les plantations généralement en un seul passage.

Les populations rurales accusent souvent le gouvernement de les sacrifier au profit des éléphants devenus de plus en plus proches des habitations et rendant impossible l’agriculture de subsistance.

CAN Handball féminine : Bantama remet le drapeau à l’équipe nationale

Ce mardi 27 novembre, au département des sports, de la culture et du patrimoine historique, le ministre Sanoussy Bantama Sow, a procédé à la remise officielle du tricolore guinéen aux 18 joueuses de l’équipe nationale de handball Dame-sénior.

Ces amazones du hand guinéen, devront participer à la coupe d’Afrique de leur catégorie en République du Congo.

Logée dans la même poule que le Maroc, l’Angola et le pays hôte, la République du Congo, l’équipe guinéenne, aura la lourde tâche de défendre les couleurs nationales pendant cette compétition.

Le ministre des Sports, Sanoussy Bantama Sow, n’a pas manqué de le leur rappeler, affirmant que ces joueuses, sont comme les ‘’soldats guinéens’’ à Kidal.

« On ne donne pas le drapeau à un club, que ce soit du football ou quoi. On donne le drapeau à une équipe nationale tout comme l’hymne national. Vous allez au Congo, vous êtes comme des soldats qu’on envoie à Kidal. Vous allez pour défendre la patrie. Donc, c’est la victoire. Aujourd’hui, le handball guinéen a atteint, vraiment, un niveau encourageant. Tout le peuple sera avec vous. Nous prendrons toutes les dispositions pour vous mettre dans les conditions, de vous comparer aux autres, comme on le fait pour les autres disciplines », a-t-il promis, comme pour couper court au débat selon lequel, le ministère des Sports est un ministère du football.

A cause du fait que le football, sport roi tout de même, soit la priorité du département en charge, pourtant, de toutes les disciplines sportives du pays.

Cette équipe entraînée par Clément Petit, s’envolera dans les prochains jours pour le Congo-Brazzaville, dans le cadre de la coupe d’Afrique des Nations de handball.

Ce regroupement à Conakry est la suite logique du stage déjà suivi en France par Djenaba Tandjan (capitaine) et de ses coéquipières. C’est pourquoi, vu toutes les conditions mises à leur disposition, la capitaine Djenaba promet de mettre la barre très haut cette fois encore.

« On va tout faire pour être dans les trois premiers afin de participer au mondial 2019 au Japon. Aujourd’hui, on est au top, parce qu’on a eu de bonnes installations. On a déjà eu pas mal de stage en France et en Espagne et il nous reste une semaine de stage encore avant d’entrer dans la compétition », dit-elle.

L’équipe guinéenne qui entre dans la compétition le 02 décembre, aura à en découdre avec le pays hôte, la RD Congo.

Elle est composée de 14 joueuses évoluant dans les championnats européens et 4 autres, au niveau local.

Voici ci-dessous, le calendrier des premières sorties de la formation guinéenne :

Dimanche 02 Décembre 2018 à 13h00 Angola – Guinée

Lundi 03 Décembre 2018 à 19h00 Guinée – Congo

Pool : 1.900.000.000 FCFA pour la réhabilitation de trois ponts

C’est ce qui ressort du compte rendu du conseil des ministres qui s’est tenu le lundi 26 novembre 2018.

Pour les contribuables congolais, la réhabilitation des trois ponts détruits, tous situés entre les localités de Kinkembo et Loulombo (département du Pool) vous a coûté un milliard neuf cents millions de frs CFA, selon le compte rendu du Conseil des ministres de ce lundi 26 novembre 2018.

La reprise effective du trafic ferroviaire marchandises du Chemin de fer Congo Océan (CFCO) est attendue pour début décembre 2018.

Un premier train de marchandises est attendu à Brazzaville le mercredi 28 novembre 2018, soit dans 48h, arrivée qui coïncidera symboliquement avec la célébration du 60ème anniversaire de la proclamation de la République du Congo.

Au Congo Brazzaville, le trafic ferroviaire entre Pointe Noire, capitale économique du pays, et Brazzaville, est toujours interrompu. La destruction de trois ponts par des bandits armés a rendu la voie ferrée complètement inexploitable.

Ces destructions ont obligé les pouvoirs publics, dans un moment de difficultés financières connues de tous et de chacun, à reconstruire à grands frais les infrastructures concernées.

L’interruption du trafic dans le Pool cause de sérieuses difficultés financières au CFCO dont les agents cumulent actuellement plusieurs mois d’arriérés de salaires.

La reprise de la circulation des trains entre Pointe-Noire et Brazzaville devrait permettre à cette société publique de disposer d’une certaine marge de manœuvre pour pouvoir faire face à ses charges.

La route Mbinda et Mayoko, un casse-tête pour les usagers

Entre les crevasses, les bourbiers et autres, il est difficile pour les habitants de ces localités de se déplacer.

Partir de Mbinda pour Mayoko ou l’inverse reste une équation pour la population de ces deux localités. La raison principale de cette difficulté est le mauvais état de la route. Les fortes pluies qui se sont abattues entre les mois d’octobre et novembre, n’ont fait qu’empirer les choses.

Les conséquences sont visibles. Le trajet Mbinda-Mayoko n’offre plus aucune garantie de confort à ceux qui la pratiquent. Mais il faut bien se déplacer, les activités économiques tournent au ralentir. Seuls les plus téméraires s’arment de courage, de patience et surtout de perspicacité pour tenter d’affronter cette piste d’éléphants qui se transforme à la première averse en patinoire.

Véronique Diarra présente « Non, je ne me tairai plus »

Stigmatisant la violence à l’école, le roman de véronique Diarra nous fait découvrir une jeune femme talentueuse.

Véronique Diarra a mis au pied du mur le harcèlement en milieu scolaire, ce phénomène pervers quand bien même, selon les ethnologues, le bizutage est une consécration du passage de l’enfance à l’adolescence. Enseignante de carrière, elle occupe une position idéale d’où elle a observé ce qui se passe à l’école et comment ça dépasse l’autorité pédagogique souvent sourde et aveugle jusqu’au moment où surgit le drame. Le traitement littéraire qu’a fait V. Diarra de l’univers pédagogique est digne des travaux de l’école de Palo Alto. La plume de Diarra plonge le lecteur dans les profondeurs psychosociologique d’un collège chic de la banlieue parisienne où une élève, afrodescendante, est poussée à une « gestion honteuse de sa différence ». Les théoriciens de Palo Alto considèrent les rapports sociaux comme un réajustement permanent de nos différences et de nos ressemblances. Plutôt que chercher et rechercher le moteur de l’histoire dans les luttes de classe chères aux marxistes de la macrosociologie, le courant californien de Palo Alto, observe les choses tout en finesse, notamment en identifiant les luttes de classement des frontières qui sépare les individus. Pour les interactionnistes, le conflit commence lorsque le territoire de l’un interfère sur celui de l’autre.

Révoltée par la violence des rites d’intégration à l’école et écœurée par l’absence d’interaction du personnel de l’éducation, l’héroïne, Audrey Palenfo, élève en classe de 4ème se mure dans la soumission typique des victimes des harcèlements. Louis Gruel désigne par « gestion honteuse du stigmate négatif » cette attitude victimaire qui, de toute évidence, n’arrange jamais les choses. Dans son ouvrage, « Les rites d’interaction », Erving Goffman considère que l’accident social naît de la rencontre des bulles individuelles dont les agents sociaux ont du mal à classer les frontières. C’est aussi vrai pour chaque être que pour les Nations. Et, l’école demeure la grande bulle par excellence où les particularités culturelles ne cessent d’interagir. Deux élèves (des filles) l’une afro-descendante et solitaire (Audrey Palenfo), l’autre européenne de souche (Zoé Leporce ) et à la tête d’une bande de camarades autochtones affichent une tension que curieusement les adultes n’arrivent pas à palper. Dans un schéma input/ output, l’écriture de Véronique Diarra dégage cette vérité selon laquelle la soumission est un rite mis en abîme dans le silence de la victime et, surtout dans celui des témoins du harcèlement.

« Non, je ne me tairai plus » est un joyau littéraire qui fait briller l’intelligence d’une maman africaine. Mme Silué est une intellectuelle capable de défendre son territoire en dépit du stigmate aliénant de l’appartenance à une minorité dominée. La finesse littéraire de Diarra a consisté à éviter l’écueil du pathos alors que le roman porte sur une dimension plus ou moins visible dans l’école de la République, notamment le racisme dans les banlieues chics où la différence règne. Rompant avec la doxa, Véronique Diarra fait surgir in fine une figure antithétique de la discrimination : Laura, une héritière issue de l’élite intellectuelle, qui se lie d’amitié avec Audrey, Noire et fort-en-thème. Oui, l’école peut susciter des modèles d’amitié interethniques et interculturels.

 

Aurlus Mabélé sollicite l’aide du gouvernement pour se soigner

Isolé depuis plusieurs années Aurlus Mabélé s’est enfermé avec son talent et son succès.

Le “Soukous” est depuis orphelin de son géniteur et de son propulseur. Le grand défenseur de la musique congolaise des années 90, en Europe, aux Antilles et en Afrique de l’Ouest, a besoin d’aide du gouvernement et des congolais généreux pour survivre et pour être à l’abri de la peur et du besoin. Aurlus Mabélé traverserait depuis longtemps une épreuve difficile, liée à des soucis de santé. En 2005, le médecin lui diagnostique une tumeur maligne de la gorge persistante. Peu de temps après, il est victime d’une attaque cérébrale. Pour l’artiste, c’est un véritable calvaire qui débute.

Au terme d’un traitement agressif qui l’a transformé physiquement, Aurlus Mabélé s’en sort, soutenu par son producteur Jimmy Houetinou et par ses proches ; mais son état de santé tient en alerte ses nombreux fans, depuis qu’il avait été transféré dans une maison de repos médicalisée, de la région parisienne. Etre hébergé en maison de repos médicalisée nécessite un budget important, ce qui dans le cas d’Aurlus Mabélé est assez difficile à assurer. Il lui faudra régler des frais supplémentaires appelés frais de dépendance. C’est ici que nous sollicitons la générosité de toute personne de bonne volonté, les artistes, l’Union des musiciens Congolais, le gouvernement Clément Mouamba, pour venir en aide à Aurlus Mabélé.

En plus de 26 ans de carrière, Aurélien Miatsonama alias “Aurlus Mabélé”, né à Brazzaville en 1953 dans l’agglomération cosmopolite de Poto-Poto, aura vendu plus de 10 millions d’albums dans le monde et il aura contribué à faire connaître le soukous hors des limites du continent africain.

RDC : des projets relatifs à l’eau et à l’électricité au centre des échanges

Les projets de développement dont ceux de la SNEL pour l’électrification du plateau de Bateke et l’administration des sous-stations et de l’eau pour la REGIDESO, étaient au centre de l’entretien de Bruno Tshibala Nzenzhe et Mme Wu Dongmei.

Le Premier ministre Bruno Tshibala Nzenzhe a échangé mardi, avec le directeur général de la société China National Electric Engineering Corporation (CNEEC), Mme Wu Dongmei, sur des projets de développement dont ceux de la SNEL, pour l’électrification du plateau de Bateke et l’administration des sous-stations et de l’eau pour la REGIDESO, afin d’implanter de nouvelles usines de captage d’eau à partir du fleuve Congo jusqu’à Pompage.

Le directeur général de la CNEEC a fait savoir qu’elle a, ensemble avec le Premier ministre, parlé du projet de 2.000 bus de TRANSCO qui sera réalisé bientôt ainsi que de l’électrification de tous les territoires de la RDC, y compris le projet de construction des cimenteries.

S’agissant de la SNEL et de la REGIDESO, Mme Dongmei a indiqué que le contrat a déjà été signé et que la partie chinoise se prépare déjà à débuter les travaux. Pour l’électrification, elle a ajouté que les études de faisabilité et l’arrangement avec les banques sont finis, il reste à signer le contrat de financement avec le gouvernement. Concernant les bus, a-t-elle dit, il faudra déjà que les chauffeurs, les receveurs et autres soient recrutés et formés d’avance pour que ces bus soient rentables pour le pays. La Population interpellée à ne pas jeter des métaux et des produits chimiques dans le fleuve Congo

Par ailleurs, le directeur général de CNEEC a interpellé la population congolaise à ne pas jeter des métaux et produits chimiques dans le fleuve Congo, car cela est très nuisible pour l’eau potable. Selon Mme Dongmei, leurs ingénieurs ont trouvé lors des études de faisabilité, beaucoup de métaux et produits chimiques dans ce fleuve.

 

 

Congo: l’instruction bloquée dans l’affaire des jeunes tués dans un commissariat

Une audience s’est tenue jeudi 22 novembre dans l’affaire des policiers inculpés dans l’affaire des treize jeunes morts mystérieusement en juillet dernier dans le commissariat de Chacona, dans le sixième arrondissement de Brazzaville. Mais en l’absence d’avocats de l’Etat, l’instruction n’a toujours pas commencé.

Les six policiers sont poursuivis pour homicide involontaire et non-assistance à personne en danger. Dans la nuit du 22 au 23 juillet dernier, treize jeunes ont trouvé la mort au commissariat de Chacona, à Brazzaville, dans des circonstances qui restent encore aujourd’hui à élucider. Mais l’instruction est freinée ou retardée par l’Etat qui, reconnu civilement responsable dans l’affaire, n’a toujours pas présenté d’avocats.

Une attitude qui embarrasse les avocats des parents victimes. Jeudi, à l’audience, l’assistance a applaudi avec frénésie quand Me Eric Yvon Ibouanga, de la partie civile, a dit au tribunal que les policiers à la barre sont les maillons faibles en matière de sécurité. Pour lui, le jugement ne sera pas rendu pour alléger la peine des parents, mais plutôt pour que des pratiques mystérieuses cessent dans les commissariats de police.

« Il faut avancer point par point pour établir les vraies responsabilités », a-t-il insisté, avant d’exiger la comparution de l’Etat en sa qualité de civilement responsable. « Ce que nous souhaitons pour que toutes les responsabilités soient établies, c’est que l’Etat congolais comparaisse en sa qualité de civilement responsable et pour respecter le principe du contradictoire. Si l’Etat congolais, civilement responsable et régulièrement cité ne comparaît pas, nous allons passer outre, nous allons demander l’instruction de cette affaire et la comparution de certains officiers supérieurs qui ont exécuté cette mission », a déclaré Me Ibouanga.

L’affaire a été renvoyée au 6 décembre. Au moins trois officiers supérieurs de police, dont le premier responsable du commissariat central dont relève celui de Chacona, sont appelés à comparaître en qualité de témoins.

Congo: terminé les exonérations douanières sur les marchandises importées

Le ministre des Finances et du Budget a mis fin aux exonérations douanières sur les marchandises importées À travers deux textes signés et publiés le 22 novembre à Brazzaville.

Même si le coût global des exonérations n’a jamais été évalué, celui-ci ressort tout de même un manque à gagner qui se chiffre en dizaines de milliards de Francs CFA pour l’État.

Bien souvent les économies réalisées par les sociétés sur l’exonération de douane des marchandises, ne sont pas répercutées sur les prix, auprès des consommateurs, donnant à l’État l’impression de s’être fait flouer.

ECAir : éventuelle reprise des activités de la société

Le ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, Fidèle Dimou, l’a annoncé à l’assemblée nationale, jeudi 22 novembre.

Les avions de la compagnie aérienne reprendront bientôt du service. L’information a été donné par le ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, Fidèle Dimou. C’était au cours de la séance des questions orales au gouvernement avec débats, du 22 novembre à l’assemblée nationale. La situation d’ECAir était l’un des sujets sur la table des représentants de la population.

« Les quatre avions qui étaient cloués au sol à l’aéroport de Maya-Maya sont actuellement à Addis-Abeba en Ethiopie pour certains, et d’autres à Johannesburg en Afrique du sud, pour subir un entretien technique. La reprise des vols se prépare. Au plan administratif, la reprise des services se fait progressivement », a indiqué le ministre des Transports.

La compagnie ECAir vient de signer un partenariat avec la compagnie Ethiopian Airlines pour la formation des équipages et la maintenance des appareils, pour le transporteur congolais ECAir. Les activités de cette société se sont arrêtées pour cause de trésorerie depuis le mois d’octobre 2016.