Enrôlement des jeunes à Pointe-Noire : le gouvernement et la BM satisfaits de l’évolution

Nicephore Antoine Thomas Fylla Saint-Eudes et Korotoumou Ouattara l’ont exprimé leur satisfaction lors de leur visite dans les différents centres de collecte des candidatures.

Le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, de la Formation qualifiante et de l’Emploi, Nicephore Antoine Thomas Fylla Saint-Eudes et la Banque mondiale par sa représentante résidente pour la République du Congo, Korotoumou Ouattara, ont effectué une visite dans les différents centres de collecte des candidatures pour les formations.

Ces formations gratuites sont une initiative du Projet de développement des compétences pour l’employabilité (PDCE).

« A ce jour, nous avons reçu au niveau de Pointe-Noire, 4 915 jeunes et de Brazzaville 9 400, ce qui nous donne un total avoisinant les 13 000 jeunes. Pour nous, c’est un indicateur important de la demande de la formation au niveau de la jeunesse. Nous sommes d’autant plus heureux que les deux responsables soient là afin d’ouvrir les autres possibilités ou solutions de formation qu’attendent les jeunes », a déclaré l’un des initiateurs du projet, Auxence Léonard Okombi.

Après deux semaines d’enrôlement, Korotoumou Ouattara a indiqué : « Nous savons que la formation est une priorité du gouvernement du Congo. La Banque mondiale a appuyé le gouvernement dans son plan de développement dans lequel il est question de mettre l’accent sur le développement du capital humain et donc l’éducation et l’apprentissage des jeunes, surtout pour réduire le chômage au niveau des jeunes, des femmes et des couches défavorisées ».

« En dehors de ce projet, nous allons développer aussi le projet de compétitivité qui aide les jeunes à développer des entreprises, le projet agricole qui va prendre aussi en compte la formation des jeunes, surtout que le gouvernement veut mettre l’accent sur la diversification de l’économie en priorisant le domaine agricole. Toutes les activités iront de pair pour qu’on puisse avoir l’impact au niveau de nos appuis et du gouvernement », a ajouté le fonctionnaire de la Banque mondiale.

Les inscriptions à Pointe-Noire pour les formations qu’offre le PDCE prend fin le 22 juillet.

La FAO appuie le Congo dans l’élimination des pesticides dangereux

L’engagement pour l’agriculture « propre » est contenu dans un programme de coopération technique multisectorielle qui lie le partenariat de l’agence onusienne avec les ministères de l’Agriculture et de la Recherche scientifique.

Lancé depuis le 12 juillet à Brazzaville, le programme de développement agricole pour la période 2018-2019 comprend trois projets majeurs, à savoir la politique semencière, l’identification des pesticides sévèrement dangereux et la promotion des alternatives nécessaires, ainsi que l’agroécologie proprement dite.

En effet, les deux derniers projets seront suivis et mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche. Le premier, quant à lui, sera exécuté en collaboration entre l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le département de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique, toujours en synergie avec le ministère de l’Agriculture.

Cette initiative intervient alors que la production et le commerce des intrants agricoles d’origine chimique ont sensiblement augmenté ces dernières années sur le marché national. Ce sont des produits agrochimiques nuisibles à la santé humaine et à l’environnement. La menace est prise au sérieux du côté des pouvoirs publics et aussi par les organismes onusiens, à travers la FAO qui a alerté sur les risques potentiels liés à l’utilisation de ces produits chimiques.

« Ces projets s’inscrivent tous dans le cadre de l’appui de la FAO auprès du gouvernement congolais pour contribuer au renforcement du développement de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et de la gestion durable de l’environnement », a précisé la représentante résidente de la FAO au Congo, Suze Percy Philippini. Elle a surtout plaidé pour une bonne politique semencière capable de faire face aux défis de la disponibilité de la semence ; l’accessibilité ; la pertinence variétale et la qualité de celle-ci.

Le plaidoyer de la FAO a trouvé un écho favorable car le gouvernement a réaffirmé sa détermination à mettre fin à l’usage des pesticides dangereux. La mesure que la tutelle compte administrer implique la formation des différents acteurs du paysage agricole et la réforme de la législation nationale en la matière.

« Notre ambition de faire du secteur agricole le pilier de la croissance et de la diversification de l’économie doit s’arrimer aux exigences de performances, de qualité et de durabilité. C’est dans cette optique que ces trois projets seront mis en œuvre », a assuré le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, Henri Djombo.

À noter que ce partenariat avec la FAO constitue une bonne nouvelle pour les environnementalistes dans un contexte où la République du Congo entend développer sa production agricole. Il pourrait favoriser les pratiques d’une agriculture durable, respectueuse de l’environnement.

Diplomatie : le consul général de France annonce son départ

Après quatre années passées à Pointe-Noire au Congo, Jean Luc Delvert est arrivé au terme de sa mission.

Le 14 juillet dernier, à l’occasion de la célébration de la fête nationale française, ce diplomate a indiqué qu’il quitte le Congo. Dans son discours de circonstance à sa résidence à Pointe-Noire, Jean Luc Delvert, a assuré que son pays la France, va continuer d’accompagner le Congo en ces temps de crise et renouvelé sa reconnaissance aux autorités de la place.

« Nous devons plus que jamais affirmer notre unité, scruter notre histoire et porter toujours plus haut la voix de l’humanisme, une voix nécessaire, qui promeut, partout et toujours, la Liberté, l’Egalité, la Fraternisé, notre devise qui promeut partout et toujours la paix, le dialogue, la tolérance, la reconnaissance des diversités sociales et culturelles. Telle est l’action menée par la France en Europe et dans le monde. Tel est l’objectif que poursuit le président de la République, Emmanuel Macron, à la fois dans sa dimension mémorielle et dans l’action », a souligné Jean Luc Delvert, pour parler de son pays.

Notons que son départ intervient quelques jours après qu’il ait été élevé au grade d’Officier de l’Ordre national du mérite congolais par le président de la République. En évoquant la situation socio-économique difficile du Congo, le consul général de France a indiqué : « Dans ces moments difficiles, la France demeure résolument aux côtés du Congo. Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, l’a réaffirmé au président de la République, Denis Sassou N’Guesso, lors de sa visite à Brazzaville le 7 juin dernier. Bruno Lemaire, ministre de l’Economie et des finances, en avait également témoigné lors de sa visite le 13 avril dernier ».

Pour ce qui est du volet culturel, pour Jean Luc Delvert, le Congo, terre de culture qui a nourri des artistes majeurs, dont l’œuvre inspire et éclaire le monde, devrait professionnaliser les filières et confier des responsabilités à des personnalités qui ont démontré leurs compétences et leurs valeurs.

Congo : une société espagnole veut implémenter la 5G

C’est ce qui ressort de l’entretient entre le ministre des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo et le directeur business et de développement Afrique de la société Applus, Matt Stead.

La société Applus va travailler en partenariat avec Congo télécom en vue de la rendre plus compétitive, a assuré son directeur business et de développement Afrique, Matt Stead, le 16 juillet à Brazzaville, à l’issue d’un entretien avec le ministre des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo.

Invités par l’Agence pour la promotion des investissements, les responsables de la société Applus ont tenu à échanger avec le ministre en charge des Télécommunications et du numérique pour avoir plus d’informations sur ce secteur, en vue de projeter, dans les meilleurs délais, une collaboration dans le cadre du partenariat public-privé. Applus va notamment investir dans le sous-secteur du numérique où elle entend œuvrer aux côtés de Congo télécom pour assurer l’implémentation de la 5 G dans son réseau, une technologie jusque-là encore non expérimentée au Congo.

« Les investissements dans le secteur des télécommunications au Congo sont astronomiques et l’Etat a besoin des entreprises crédibles pour l’accompagner à implémenter l’écosystème de l’économie numérique. Cette société va aider notre opérateur historique, Congo télécom, à implémenter la 5 G », a précisé le ministre Léon Juste Ibombo.

Hormis le déploiement de la 5 G, a renchéri le ministre, Applus accompagnera aussi la société publique congolaise dans la desserte de ses services, notamment le déploiement internet haut débit dans les ménages et les entreprises, en vue de la rapprocher des usagers.

« Nous sommes spécialisés dans les services mais avons remarqué que le secteur des télécommunications au Congo est encore vierge, c’est pour cela que nous privilégions le secteur du numérique. Nous allons donc travailler avec les experts du ministère des Postes et télécommunications afin de cibler les secteurs d’interventions prioritaires », a précisé le chef de la délégation, Matt Stead.

Pour Léon Juste Ibombo, cette intention d’investissement d’Applus intègre bien la stratégie nationale de développement de l’économie numérique planifiée par le gouvernement, dans le cadre du partenariat public-privé.

Applus est implantée dans plus de soixante-dix pays dans le monde et est basée en Afrique du Sud.

Coopération : un nouveau plan de partenariat entre le Congo et la Banque Mondiale

La nouvelle représentante résidente de l’institution financière mondiale en République du Congo, Korotoumou Ouattara, promet d’investir dans la lutte contre l’extrême pauvreté et la promotion de la croissance partagée.

Le nouveau cadre de partenariat avec le Congo que veut insuffler Korotoumou Ouattara s’inspirera des deux axes stratégiques prioritaires du Plan national de développement (PND) 2018-2022. Ce document de base comprend le développement du capital humain à travers des investissements dans la santé et l’éducation ainsi que le processus de diversification de l’économie nationale dont l’appui au secteur privé.

L’adoption du nouveau PND 2018-2022, selon la nouvelle représentante de la Banque mondiale (BM), est une excellente nouvelle non seulement pour son institution mais également pour toute la population congolaise. « Le PND définit le cadre des actions à mener par le gouvernement pour le développement du Congo. Ce sont aussi ces activités que la BM va appuyer dans son propre cadre de partenariat que nous allons mettre en place », a-t- elle indiqué.

Pour sa première rencontre avec les autorités congolaises, la nouvelle représentante du groupe de la BM s’est entretenue, le 16 juillet à Brazzaville, avec la ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Ingrid Ebouka-Babackas. Au cours de ce bref entretien, les deux personnalités ont surtout souligné le grand potentiel de la coopération Congo/BM. « Nous sommes là pour appuyer le peuple congolais dans son processus de développement », a assuré Korotoumou Ouattara.

La BM est l’un des principaux partenaires techniques et financiers du Congo. En ce moment de crise économique, elle est de plus en plus sollicitée pour les projets de filets sociaux, y compris pour le soutien à la diversification économique, l’appui budgétaire, la réforme macroéconomique et du secteur public. Ce sont, entre autres, les défis qui attendent la remplaçante de Djibrilla Adamou Issa.

L’économiste ivoirienne, Korotoumou Ouattara, mettra à profit sa longue expérience accumulée lors de ses précédents postes en Afrique puis en Asie du sud, en matière de développement du secteur privé, du climat des investissements, de l’inclusion financière y compris la microfinance, le financement du monde rural, des petites et moyennes entreprises ainsi que des assurances, des retraites et pensions et du financement de l’habitat.

En tant que point focal pour le Niger, le Bhutan, le Sri Lanka et le Bangladesh, Korotoumou Ouattara avait contribué à faire avancer le dialogue avec les autorités et à élargir le portefeuille des activités de la BM dans ces pays. Avant de rejoindre le groupe de la BM en 1998 en tant qu’économiste du secteur financier dans la région Afrique, elle était auparavant chercheuse à l’Université d’Etat d’Ohio, à Columbus, aux Etats-Unis, où elle a obtenu son doctorat en économie de développement.

Pool : lancement du projet d’assistance aux déplacés

Ce projet dont la mise en œuvre a débuté en avril 2018 et va se poursuivre en mars 2019, a bénéficié d’un financement d’environ 724.022.000 FCFA.

Le projet d’assistance immédiate et multi sectorielle aux 45.000 personnes déplacées ou rapatriées du département du pool a été lancé à Mindouli (200 km de Brazzaville), au cours d’une cérémonie organisée mardi par l’ONG, française « Acted », en partenariat avec le gouvernement congolais.

Ce projet dont la mise en œuvre a débuté en avril 2018 et va se poursuivre en mars 2019, a bénéficié d’un financement de 1.300.000 dollars (environ 724.022.000 FCFA), fourni par le gouvernement américain à travers l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID).

« Aujourd’hui c’est le lancement officiel de ce projet qui est financé par notre bailleur américain USAID qui va nous permettre de couvrir les besoins de 9.000 ménages ce qui équivaut à 45.000 personnes. C’est un projet de distribution, mais il ya également certains éléments de relèvement avec des ouvrages d’eau potable, l’hygiène et l’assainissement », a déclaré le représentant de l’ONG Acted au Congo, Manuel Galéa.

Pour sa part, l’ambassadeur des Etats-Unis au Congo, Todd P. Haskell, a réitéré l’engament de son pays à « aider le gouvernement congolais pour le développement de ce département, le retour de la sécurité et la paix définitive ».

Tout en appelant les partenaires à se joindre « aux efforts entrepris » par le gouvernement et les USA, le ministre congolais des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga Dzongo, a affirmé que « Les besoins les plus urgents dans le département du pool qui retrouve petit à petit la paix après la signature des accords de cessez-le-feu sont liés à la sécurité alimentaire, la nutrition, l’amélioration des conditions de vie et l’accès aux services de santé de base ».

Archives du Congo : la France s’implique

La délégation conduite par l’ambassadeur de France au Congo, Bertrand Cochery, a eu une séance de travail, le 10 juillet, avec le ministre congolais de la Culture et des arts, Dieudonné Moyongo.

La directrice générale du patrimoine des archives de France au ministère de la Culture, Odile Welfelé, séjourne à Brazzaville. Elle a répondu à l’invitation du ministre congolais des arts et la culture, Dieudonné Moyongo.

Pour l’ambassadeur de la France au Congo, Bertrand Cochery, l’objet de cette séance de travail, « c’est d’essayer de voir ce que l’on peut faire en termes de sauvetage, conservation, consultation, présentation, mise en valeur des archives du Congo. Les archives du Congo sont des archives de l’Afrique équatoriale française (AEF), donc c’est un passé qui est important et essentiel pour ce pays et pour d’autres Africains aussi. Il ne faut pas perdre de vue qu’aujourd’hui, nous sommes dans le monde de la numérisation, donc circulation des traces, des images, des textes qui peuvent être ainsi consultables par un plus grand nombre d’internautes, de chercheurs, d’historiens. Ainsi, on peut écrire une nouvelle page de l’histoire de nos relations. De même que cela a été fait en Afrique de l’ouest, on doit le faire aujourd’hui ici au Congo, à Brazzaville ».

S’agissant du bâtiment du Centre de formation et de recherche en art dramatique (Cfrad) écroulé, Bertrand Cochery pense que l’importance c’est d’abord de sauver le contenu, c’est-à-dire les archives et la réhabilitation du mur viendra après. « C’est la raison pour laquelle parmi les différents contacts que j’avais pris à la suite de la visite du Cfrad, pour moi, la chose la plus importante c’était qu’il puisse y avoir une mission des archives françaises pour sauver ce qui est du tout précieux. Les murs, on verra dans un deuxième temps. Le plus essentiel, c’est d’abord la conservation des archives pour qu’il n’y ait pas d’endommagement des papiers qui sont malheureusement fragiles, parce que les papiers ne vieillissent pas toujours bien », a-t-il précisé.

La numérisation et les nouvelles technologies, un atout pour les jeunes générations

La directrice générale du patrimoine des archives de France au ministère de la Culture, Odile Welfelé, a déclaré à l’issue de la réunion qu’elle est venue sur invitation du ministère de la Culture et des arts du Congo, pour étudier et faire un état des lieux sur cette question des archives historiques qui sont à la fois sur la forme papier le trésor national du pays. Au-delà de la simple question des archives de l’AEF, l’ensemble des archives papiers, c’est quelque chose qui permet à la nation de connaître son histoire, a-t-elle indiqué. Elle a ajouté que la numérisation et les nouvelles technologies sont un atout pour les jeunes générations qui, aujourd’hui, n’ont plus trop envie de passer trop du temps sur les livres, sur les journaux qu’ils déplient, ayant envie de tout avoir sur leur téléphone.

« Ce que nous portons comme projet, c’est un renouvellement de cette tradition archivistique de la conservation du mémoire avec un support adapté au bout d’une population de tous les âges depuis les enfants de l’école jusqu’aux étudiants qui seront peut-être des futurs historiens, des futurs hommes politiques qui ont besoin de connaître leur histoire. Cette numérisation permettra cette valorisation et cette construction d’un nouveau chemin vers un patrimoine conservé et communiqué », a-t-elle souligné.

Quant aux archives papiers, Odile Welfelé a fait savoir que les visites des sites qu’elle a éffectuées, le 9 juillet, ont montré une action du ministère de la Culture. Un bâtiment va être mis à la disposition du directeur des archives nationales pour transférer très rapidement ces archives historiques papiers dans ce bâtiment provisoire, qui est en très bon état et qui permettra aux équipes de travailler tranquillement sur cette numérisation et ce reclassement. Les travaux ont déjà été engagés, un bâtiment a été déjà rénové, les conditions sont mises en œuvre pour que ces archives soient conservées.

Enfin, elle a annoncé la tenue, à la fin du mois de novembre, au Cameroun, de la conférence nationale des archives. Cette conférence a lieu tous les ans mais c’est pour la première fois qu’elle va se tenir sur le continent africain. Elle compte bien que les archives nationales du Congo pourront être présentes à cette conférence et montrer déjà un début de travail.

Notons que Laurent Bidet, responsable commercial valorisation patrimoniale, assisté de Panogiotis Poulot, directeur pays AGS, présents à cette séance de travail, ont affirmé qu’ils viennent appuyer l’expertise des archives de France appelées par l’Etat du Congo pour la sauvegarde et la valorisation de ces archives.

« Nous avons une expertise dans la numérisation, puisque c’est un métier qui demande de normes de qualité à des fins de projection de ces documents qui aujourd’hui sont sous formes papiers mais qui demain, seront sous forme numérique pour s’adresser au plus grand nombre. Notre expertise déjà reconnue en France, en Europe et à l’international au travers de la maison mère que nous avons intégrée récemment qui s’appelle AGS bien connue sur la plate-forme africaine … », ont-ils déclaré.

En effet, le premier travail qu’ils auront à faire, c’est de donner les conseils en matière de normalisation et de normes de qualité pour la prise de vue de ces documents, puisque l’objectif c’est de les montrer sur internet. Car une grande partie de la réussite du projet dépend de la qualité des images restituées à la fin. C’est là où interviendra leur savoir-faire.

Recherche scientifique : la deuxième édition du NEF se tiendra en octobre

La Semaine de la science du Next Einstein Forum (NEF) se tiendra du 22 au 26 octobre. La date a été arrêtée par Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou et Mandinga Kosso Etoka-Beka.

A Brazzaville, le ministre de la recherche scientifique, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, et l’ambassadrice du NEF au Congo, Mandinga Kosso Etoka-Beka, ont convenu, le 7 juillet, d’établir un partenariat pour l’organisation de ladite rencontre, du 22 au 26 octobre.

Placée sur le thème « Jeunes innovateurs de la République du Congo », la Semaine de la science du Next Einstein Forum (NEF) vise la promotion de la culture scientifique dans l’environnement des jeunes congolais en leur présentant les ouvertures qu’offrent les différents domaines des Sciences-Technologie-Ingénierie-Mathématiques (STEM).

Cette deuxième édition de la Semaine africaine de la science du NEF permettra de susciter l’esprit scientifique dans la jeunesse congolaise, en particulier chez les jeunes filles, et de rendre hommage aux innovateurs non connus travaillant dans les zones rurales du pays. L’une des particularités du forum : la moitié des participants est âgée de moins de 42 ans et 40% sont des femmes.

Inauguré en 2013, le NEF est une initiative de l’Institut africain des sciences mathématiques (AIMS), en partenariat avec la Fondation Robert-Bosch le NEF.  Cet évènement a pour objectif étant de propulser le continent sur la scène internationale scientifique. Il vise également à renforcer l’enseignement et la recherche scientifique à travers l’Afrique et mettre en valeur ses meilleurs jeunes scientifiques ; soutenir un développement mené par la science.

Congo/Etats-Unis : une collaboration concrète

Après la présence signalée du virus Ebola à Bikoro en RDC, une localité frontalière à celle de Liranga, dans le département de la Likouala, une équipe médicale américaine est arrivée au Congo pour éviter la propagation de cette malade.

Le ministre de la santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo, a exprimé sa satisfaction vendredi 06 juillet, face à la « promptitude », de l’appui médical américaine. C’était pendant sa visite au Laboratoire national de santé publique, en compagnie de l’ambassadeur des Etats-Unis au Congo, Todd P. Haskell, à l’occasion de la célébration de la coopération scientifique entre les Etats-Unis et cette structure.

Pour le ministre, le Laboratoire national de santé publique est la matérialisation de la coopération entre les deux pays dans le domaine de la santé. Sa réhabilitation fait partie des priorités du gouvernement congolais.

« Le ministère de la Santé est en train de mener huit réformes importantes dont celle portant sur le Laboratoire national qui devrait, à terme, devenir l’Institut national de santé publique dont le plateau technique sera réhabilité », a-t-elle déclaré.

« Le partenariat marche très bien entre le gouvernement et l’Institut national de santé aux Etats-Unis. Le personnel de cet institut était venu au Congo pour former ceux d’ici, dans le cadre de la maladie à virus d’Ebola, afin de s’assurer de la bonne santé de la population », a indiqué Todd P. Haskell.

Le diplomate américain en visite ce 06 juillet dans cette structure, a, expliqué que le but de sa visite était de montrer la collaboration et l’engagement entre les deux pays dans la lutte contre l’épidémie de la maladie à virus d’Ebola et de se rendre compte du matériel avec lequel les Congolais travaillent pour détecter les autres maladies.

Le Laboratoire national de santé publique coopère avec les Etats-Unis depuis les années 2000.  Une coopération qui a débuté par des échanges et des prises de contact et les liens ont été établis depuis 2001.

Riposte à Ebola : des équipes de surveillance formées

Ils ont été enseignés du 05 au 07 juillet, sur les modalités d’inhumations, les conditions d’hygiène et les généralités de l’épidémie pour intensifier la vigilance.

Tour à tour, Jean Joseph Akouala, Dieudonné Okemou, Jean de Dieu Konongo Babackas et Clément Arnaud Nyanga Koumou ont conseillé aux équipes de ne pas garder longtemps un cadavre mort d’Ebola, d’éviter de consommer la chauve-souris frugivore, ne pas ramasser et manger un animal ou oiseau mort en forêt ou en savane, mettre en quarantaine la personne atteinte ou suspectée.

Par contre, sur les territoires Tékés, les cadavres sont parfois gardés longtemps avant leur inhumation pour des raisons de coutume ancestrale. De telles pratiques, ont dit les formateurs, risquent d’amplifier la maladie au cas où elle se déclarerait dans ces zones.

À ce sujet, le Dr Dieudonné Okemou, un des formateurs, a indiqué : « La coutume, il faut la respecter mais dès lors qu’elle pose problème, il faut essayer de voir comment faire pour éviter le pire au sein de la communauté. Plus l’inhumation de la personne morte dure longtemps, plus le risque de contamination augmente. Nous demandons aux communautés d’être plus prudentes car jusque-là, nous suspectons la chauve-souris frugivore comme étant l’un des foyers de la maladie à virus Ebola ».

Les membres des équipes multidisciplinaires d’intervention rapide venant de Ngo, Mpouya, Makotimpoko, Gamboma, Djambala et Bouemba ont été donc outillés pour détecter et notifier un cas suspect. Ils sont encouragés à informer les communautés sur les inhumations dignes et sécurisées puis à prendre les premières mesures, lorsqu’un cas de maladie à virus d’Ebola se confirme afin d’éviter la propagation.

Les formateurs ont également instruit les équipes à promouvoir, au sein de la communauté, le lavage des mains à l’eau de javel, de garder un environnement propre et éviter le contact avec la sueur ou les habits de la personne atteinte du virus d’Ebola.

Pour réagir de manière proportionnée, les équipes multidisciplinaires d’intervention rapide ont également été informées sur le règlement sanitaire international actualisé ainsi que sur les symptômes de la maladie à virus d’Ebola qui, parfois, sont assimilables à d’autres maladies. Il s’agit, entre autres, de la montée brutale de la température, des vomissements, des douleurs abdominales, de la diarrhée, etc.

« Néanmoins, le diagnostic n’est confirmé qu’à partir des examens de laboratoire. S’il y a suspicion d’un cas, le souhait serait de l’envoyer vers une formation sanitaire car la prévention commence au niveau de la famille avant de s’étendre vers la communauté. Au cas où la maladie se déclarerait, les inhumations ne peuvent qu’être faites par des équipes assermentées », a conseillé le Dr Jean de Dieu Konongo Babackas.

Dans la sous-préfecture de Ngo, située à plus de trois cents kilomètres de Brazzaville, les participants à la formation ont suivi plusieurs thèmes parmi lesquels, la surveillance épidémiologique, prise en charge des cas, gestion des points d’entrée, identification et suivi des contacts, prévention et contrôle de l’infection, lavage des mains, communication, mobilisation et engagement des communautés, la collecte, transport sécurisé des échantillons et gestion du matériel usé.

Rappelons qu’au Congo, le gouvernement n’a pas encore déclaré l’existence de la maladie à virus d’Ebola. Mais dans le passé, l’épidémie s’est déjà déclarée quatre fois dans le pays. Actuellement, l’OMS-Congo et le gouvernement œuvrent à multiplier les actions de sensibilisation, d’information et de formation des communautés dans les zones dites à risque.

Coopération : le Congo et la Belgique renforcent leurs relations

A travers un mémorandum d’entente visant à renforcer et consolider leurs relations de coopération et d’amitié.

Les gouvernements congolais et belge ont signé en fin de semaine à Bruxelles un mémorandum d’entente visant à renforcer et consolider leurs relations de coopération et d’amitié. La signature a eu lieu à l’occasion d’une visite de travail du chef de la diplomatie congolais en Belgique.

Le Congo et la Belgique ont signé en fin de semaine à Bruxelles, un mémorandum d’entente. « Le document a été signé à Bruxelles en Belgique lors de la visite de travail qu’a effectuée le ministre congolais des affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso du 5 au 6 juillet 2018 », a indiqué le ministère congolais des affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger. La source précise que l’accord permettra de renforcer et de consolider les relations d’amitié et de coopération entre les deux pays.

Commentant la signature de l’accord, le vice-premier ministre belge, Didier Reynders, qui a paraphé les documents avec le ministre Jean-Claude Gakosso, a déclaré qu’il était « heureux d’avoir signé cet accord sur le renforcement des consultations bilatérales ».

« Ce document permettra de multiplier les contacts politiques qui permettront d’aborder un certain nombre d’autres sujets, dont les relations économiques et les investissements que les entreprises belges entendent réaliser au Congo Brazzaville », a fait ensuite remarquer le vice-premier ministre belge.

Selon lui, le mémorandum d’entente contribuera au développement et à l’élargissement des relations bilatérales, d’amitié et de coopération Brazzaville et Bruxelles.

Des consultations politiques régulières annoncées

Concernant les détails prévus par le mémorandum d’entente, des sources proches du gouvernement congolais ont indiqué que des consultations politiques régulières auront lieu entre les responsables des ministères des affaires étrangères des deux pays. Ces échanges leurs permettront d’évoquer les rapports bilatéraux, les questions internationales et toutes autres questions d’intérêt commun.

L’accord permettra également aux diplomates congolais et belge, lors de ces consultations, d’évoquer les questions d’actualité du continent africain, de l’Europe et du monde. Sur ce point, les questions concernant l’approfondissement de la coopération bilatérale et multilatérale, la gouvernance des océans et la protection de l’environnement seront notamment abordées, soulignent les sources officielles qui ajoutent que les questions de coopération internationale dans le domaine du renforcement de la paix et de la sécurité, ainsi que de la lutte contre le terrorisme, seront aussi inscrites à l’ordre du jour.

Signalons que la signature de ce mémorandum d’entente intervient environ un mois seulement après la signature des accords de coopération dans le domaine des transports le 12 juin dernier à Bruxelles.

 

Congo: Paulin Makaya poursuivi pour complicité d’évasion

Le procès de cet opposant s’est poursuivi hier jeudi 5 juillet, devant la chambre correctionnelle de la cour d’appel de Brazzaville.

La justice congolaise juge Paulin Makaya, pour complicité d’évasion des prisonniers à la prison de Brazzaville en fin d’année 2016. Après avoir plusieurs fois été reporté pour des raisons de calendrier, le procès de l’opposant s’est poursuivi jeudi 05 juillet devant la chambre correctionnelle de la cour d’appel de Brazzaville. L’accusé a fait sa déposition et se dit victime d’un complot.

Cheveux bien rasés, arborant un costume noir, tenant dans sa main gauche un lot de documents classés dans une chemise jaune, Paulin Makaya a fait son entrée dans la salle d’audience sourire aux lèvres. Invité à faire sa déposition, il s’est exprimé après son avocat Me Yvon Eric Ibouanga.

Dans les déclarations de ce dernier, le président de la cour a lu une intention de demande de mise en liberté provisoire du prévenu. « Il a été inculpé d’évasion, de complicité d’évasion et de détention illégale d’armes de guerre. Nous ne pouvons pas lui accorder une quelconque liberté sans l’avoir entendu », a fait savoir Dan Dé Ibombo Ibara, président de la cour.

Paulin Makaya a nié tous les faits qui lui sont reprochés. « Le 29 décembre 2016, jour de l’évasion, j’étais dans ma cellule. C’est de ma cellule que j’ai entendu les armes qui crépitaient dehors. Je suis plutôt victime d’un complot », a-t-il dit.

Paulin Makaya a répondu aux questions des différentes parties tout comme cinq témoins, tous des gendarmes, qui n’ont pas affirmé avoir vu Paul Makaya en action le jour de la mutinerie. L’audience a été renvoyée à mardi pour l’audition du directeur de la maison d’arrêt, les réquisitions et plaidoiries.

Monie Kongo donne un concert le 11 juillet à l’IFC

La jeune femme milite dans ses chansons pour la promotion de la culture traditionnelle du Congo.

La « chantre de l’unité nationale » livrera un concert, le 11 juillet, à l’Institut français du Congo (IFC) de Brazzaville. Ses chansons sont le fruit de la transformation des chants kilombo, particulièrement du style Ngunza en rythme world et pop musique. Maîtrisant un bon nombre de langues, Monie préfère chanter en Kongo. Ce choix n’est pas le fruit du hasard ; elle le justifie par le fait que le Congo est riche sur le plan culturel mais les citoyens ne savourent pas cette richesse.

« Dans cinq ans, je souhaite être le porte-étendard de la musique congolaise car les gens classent ma musique dans un monde lointain. Le mercredi 11 juillet à la cafèt de l’IFC, je dois prouver que le Kilombo est la source de la musique congolaise. La musique n’a pas de frontières, je souhaite renforcer l’unité nationale à travers mes chansons », a-t-elle indiqué.

Monie fait de la musique depuis longtemps. Selon elle, dans le royaume Kongo, les ancêtres chantaient en kilombo. C’est aussi le cas dans certaines églises. « Je souhaite immortaliser cette richesse culturelle dans la mesure où elle est la racine de notre musique », a ajouté l’artiste.

De son vrai nom Bakaboula, l’artiste est une chanteuse, interprète et compositrice congolaise basée à Casablanca, au Maroc.

Kimuntu est le nom de son groupe composé de cinq artistes. Au départ, Monie a fait du RnB, du reggae et de la rumba avant de s’installer en Afrique du Sud où elle a pratiqué le style zulu. Actuellement, l’initiatrice de la musique Ngunza vit au Maroc et a participé récemment au festival panafricain Africano de Mohammedia, à Casablanca, et à la fête de la musique à l’IFC de Brazzaville.

La Fondation perspectives d’avenir crée un espace de réflexion

C’était vendredi 06 juillet à Brazzaville, avec pour thème : « Capital humain et construction de l’émergence au Congo : état des lieux, défis et perspectives à la lumière des expériences d’ailleurs ».

L’ONG présidée par Denis Christel Sassou N’Guesso a lancé le 6 juillet à Brazzaville, les activités de son « Think Tank HorizonS ».  C’était au cours de la première session placée sur le thème « Capital humain et construction de l’émergence au Congo : état des lieux, défis et perspectives à la lumière des expériences d’ailleurs ».

Le Think Tank ou cercle de réflexion HorizonS de la Fondation perspectives d’avenir (FPA) se veut être une plate-forme et un lieu de rencontres, d’échanges et de production d’idées. Ouvert aux Congolais et étrangers désireux de contribuer à la compréhension des défis de développement social, économique et politique du pays, il permettra, à en croire ses initiateurs, aux chercheurs, étudiants, professionnels, praticiens, décideurs et acteurs de discuter, débattre, surmonter leurs contradictions.

Selon le directeur exécutif de la FPA, Roch Abraham Okoko Esseau, le lancement de cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du cinquième axe du Plan stratégique 2014-2024 de cette ONG, notamment celui lié à la réflexion et le plaidoyer. « Avec ce Think Tank, nous avons désormais entre nos mains un outil durable de réflexion, d’émancipation et de promotion sociale. Sa mise en place va nous permettre de réfléchir à toutes les questions liées à notre quête d’émergence et du développement, à notre modèle social, à notre vision du vivre ensemble dans l’espace national et à notre rapport à la chose publique », a-t-il déclaré.

En effet, cette initiative développée par cette ONG permettra également de réfléchir à la meilleure manière d’affronter les défis de développement auxquels le Congo fait face. Il s’agit notamment du chômage, de la diversification de l’économie, de la croissance lente ou non inclusive ainsi que des questions du genre et le développement d’une société divisée. « Le Congo, plus que jamais, a besoin de favoriser la génération et la confrontation d’idées pour façonner son destin. L’objectif est donc de favoriser le remue-ménage afin que notre pays acquiert pleinement la maîtrise de son parcours vers son émergence et son développement. Les activités du Think Tank que nous lançons aujourd’hui doivent s’inscrire dans une ambition prospective au service du progrès social et de la transformation du Congo », a poursuivi Abraham Okoko Esseau.

« Faire de Brazzaville une destinée prisée pour la réflexion »

D’après lui, la FPA a besoin de toutes les sensibilités pour voir le Congo, dans sa diversité, assurer la cohésion sociale dans le contexte particulier auquel il est confronté. Ainsi, à travers ce projet, cette organisation de la société civile aura pour partenaires privilégiés des universités publiques et privées. Le but étant de construire un riche partenariat avec les acteurs de l’enseignement supérieur pour développer les activités du Think Tank. Rappelant l’expérience d’autres pays, le directeur exécutif de la FPA a annoncé que, outre des conférences périodiques, le Think Tank créera des ateliers et pourrait organiser des rencontres à vocation internationale sur des questions stratégiques de grande importance.

« Nous espérons que dans les années à venir, notre Think Tank pourra faire de Brazzaville aussi une destinée prisée pour la réflexion autour des questions stratégiques importantes. En dehors du thème qui est lancé aujourd’hui, la question de la sortie de la crise économique fera aussi l’objet des réflexions du Think Tank », a-t-il annoncé, précisant que la création de Think Tank HorizonS permet à la fondation de rendre plus visible l’un de ses cinq secteurs d’activités.

Présidant la cérémonie, le ministre de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean Richard Itoua, a salué le choix de la thématique de la FPA qui rejoint celui du gouvernement ayant décidé de faire de la question du capital humain, la priorité du Plan national de développement pour les cinq prochaines années. « Je salue la mise en place du Think Tank. Il est temps que la nation s’approprie ce débat, qu’elle se mobilise, que la société civile s’organise, que les sociétés savantes prennent leur responsabilité pour que les Think Tank émergent et soient les bouillons de culture et de réflexion pour alimenter les décisions des gouvernants. Bravo à la FPA », a-t-il souligné.

Notons que le lancement des activités de Think Tank HorizonS a été, entre autres, marqué par la leçon inaugurale du conseiller spécial du chef de l’Etat en charge des questions d’éducation, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, Louis Bakabadio. Celle-ci a porté sur « Le rôle et l’importance d’un Think Tank dans la construction de l’émergence ».

Un envoyé spécial de l’UE en visite chez Sassou N’Guesso

Koen Vervaeke a échangé jeudi 5 juillet, avec le président congolais sur le processus électoral en RDC et les rapports entre l’Union Européenne et la République du Congo.

C’est dans le cadre de la mise en service du siège de l’Union européenne (UE) dans la capitale congolaise, que Koen Vervaeke, s’est rendu au Congo. L’envoyé spécial de l’UE, a eu un échange avec le président Sassou N’Guesso, jeudi 5 juillet à Brazzaville. Au centre de leur rencontre, tout d’abord, les relations qui unissent le Congo et l’Union Européenne. En fin, les deux hommes ont parlé du processus électoral de la République Démocratique du Congo.

Koen Vervaeke, a expliqué à Sassou N’Guesso, président en exercice de la Conférence internationale sur la Région des Grands lacs (CIRGL), que son institution tient à ce que les autorités de la RDC respectent leurs engagements en ce qui concerne l’organisation des élections le 23 décembre 2018. Cette date avait été arrêtée à la suit des accords de la Saint-Sylvestre signés le 31 décembre 2016, par le gouvernement, les partis politiques et la société civile.

Il faut noter que le choix de l’UE d’envoyer Koen Vervaeke n’a pas été fait au hasard. Cet envoyé spécial de l’UE est le directeur général pour l’Afrique du service européen pour l’action extérieure et envoyé spécial de l’UE pour la CIRGL.

Nécrologie: le ministre Pierre Ernest Abandzounou est mort

L’ancien ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation technique, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Congo au Tchad, a tiré sa révérence le 3 juillet, des suites d’un accident vasculo-cérébral.

Il a occupé plusieurs postes politiques et administratifs au Congo. En 2002, il a été nommé secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, chargé de la recherche scientifique.

Il a longtemps été vice-président de l’Union des forces démocratiques, parti de David Charles Ganao, avant de créer en 2005 son association politique dénommée le Comité d’action pour le progrès (CAP) qui, en 2011, à l’occasion du onzième congrès extraordinaire du Parti congolais du travail, va se dissoudre au profit de cette formation politique.

Le CAP s’était fixé plusieurs objectifs, entre autres, contribuer au développement socio-culturel, défendre des identités culturelles nationales, promouvoir le développement rural et la lutte contre la pauvreté, protéger l’environnement, intérioriser la culture démocratique ainsi que renforcer l’unité nationale, le civisme, le patriotisme et défendre les droits humains, les libertés individuelles et collectives.

Depuis 2013 jusqu’à sa mort, il a été ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Congo au Tchad, après son départ du gouvernement.

Couverture sanitaire des examens d’Etat : plus de 2 600 candidats pris en charge

Ces statistiques de l’opération « Confiance » ont été présentées, le 4 juillet à Brazzaville, au cours d’une conférence de presse co-animée par les lieutenants de police, Daniela Gloire Ngassiélé et Bertrand Roger Sah Mbou, médecins urgentistes à la sécurité civile.

Dans le but de prendre en charge médicalement des élèves malades et si possible les stabiliser afin de leur permettre de poursuivre leurs examens, la direction générale de la Sécurité civile a lancé sur le terrain la première promotion de ses médecins d’urgences et de catastrophes. En effet, au total 2601 candidats ont été pris en charge par des sapeurs-pompiers à travers l’opération « Confiance » à Brazzaville, Kinkala, Pointe-Noire, Impfondo, Ouesso, Nkayi, Dolisie, Owando et Oyo où cette composante de la police est présente.

Selon les statistiques présentées, la ville de Brazzaville a enregistré 2 138 cas dont 587 au baccalauréat (Bac) technique sur les 675 au niveau national, 588 au Bac général sur 746, 808 au BEPC sur 1 012, 88 au BET sur les 97 et 68 au CEPE sur 71. Cette couverture sanitaire n’a concerné que les épreuves écrites des différents examens d’Etat. « Ce qui a motivé cette opération, c’est le fait que nous sommes maintenant prêts. La sécurité civile est le premier maillon de secours pour la population congolaise », a expliqué le Dr Bertrand Roger Sah Mbou.

S’agissant des pathologies rencontrées, les deux conférenciers ont cité le paludisme, le syndrome grippal, la gastro entérite, l’Asthme, la carie dentaire, le syndrome anémique, l’Otite, l’hypertension artérielle, le mal épileptique, l’avortement, le syndrome hystérique et bien d’autres. « Nous avons eu des évacuations et avons traité ce qu’on pouvait sur place. Le but était d’éviter qu’un élève puisse rater son examen pour revenir l’année prochaine. Nous avons stabilisé les malades par rapport à nos moyens et pour les cas les plus graves, ils ont été envoyés dans les hôpitaux par rapport à leur proximité », a indiqué le Dr Daniela Gloire Ngassiélé, précisant que l’organisation des ambulances a été faite de telle sorte qu’il y ait un infirmier, un médecin et un brancardier en cas d’évacuation.

Interrogé sur les difficultés rencontrées sur le terrain, le lieutenant de police Bertrand Roger Sah-Mbou a déclaré que tout début d’une action n’a toujours pas été facile au regard du nombre important de pathologies. Des maladies qui pourront être prises en compte totalement à l’avenir car cette promotion comprenait tous les spécialistes: pédiatres,  gastroentérologues, cardiologues, chirurgiens et gynécologues. Il a aussi souligné la nécessité de travailler de connivence avec les ministères en charge des questions de l’éducation afin de faciliter la communication, les échanges entre les deux parties. « Le nombre n’a pas peut-être répondu à toutes les attentes de la population. Il était question de gérer plusieurs cas à la fois, ce n’est pas facile mais nous nous sommes efforcés pour abattre un grand travail », a-t-il poursuivi.

Rappelons que l’action de la sécurité civile a été saluée par le gouvernement, à l’instar du ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Anatole Collinet Makosso, qui le reconnaissait, le 27 juin à Louingui. « La sécurité civile remplissait son office. Nous avons tiré les enseignements de leur apport déterminant pendant les épreuves écrites du baccalauréat. Nous ne pouvons que nous satisfaire de cette coopération qui permet de prendre en charge les enfants malades », déclarait-il.

Le ministre de la Culture apporte son soutien au groupe Extra-Musica

Léonidas Carel Mottom a annoncé son soutien à l’orchestre, au cours d’une réception qui a eu lieu dans la salle de conférence du ministère, le 3 juillet, à Brazzaville.

Le ministre de la culture et des arts,  Léonidas Carel Mottom a reçu la groupe congolais Extra-Musica. C’était dans la salle de conférence dudit ministère le mardi 03 juillet 2018. Le ministre a félicité les membres du groupe Extra-Musica, qui viennent de célébrer leur 25 ans d’existence. Il leur exhorte à faire de la musique leur deuxième réligion.

Léonidas Carel Mottom a, par ailleurs, déploré le fait que leur concert avait été contesté par certains congolais de la diaspora de France.

« Nous étions très sensibles à cela, parce que nous suivions de très près tout ce qui s’est passé avant et après ce concert, minute par minute. Sa tenue est pour nous un moment de satisfaction et même de fierté car très peu de musiciens de chez nous, résidant ici, vont de l’autre côté livrer des concerts. Cela mérite d’être souligné et encouragé.  Nous encourageons l’artiste musicien Roga-Roga à persévérer dans cette voie, mieux à continuer dans cette direction. Nous sommes heureux de ce qui s’est passé à Paris », a déclaré le ministre.

Léonidas Carel Mottom également déploré le fait qu’il n’y a que très peu d’artistes qui donnent des concerts. « Si vous ne voulez plus combattre qu’est ce qui adviendrait ? Il faut continuer à combattre, parce que le combat fait partie de la vie. Le président de la République avait dit, il y a quelque temps, malgré la crise, le travail ne doit pas s’arrêter », a encouragé Léonidas Carel Mottom.

« Quand bien même il n’y a pas des moyens, l’orchestre est en train de programmer des spectacles à l’étranger. C’est une très bonne chose, ce que fait Roga-Roga. C’est un ambassadeur de la musique congolaise. On doit lui attribuer ce titre. C’est un ambassadeur, qui a l’habitude d’aller en Afrique de l’ouest, dans les pays qui nous entourent, donner des spectacles. Il le fait depuis plusieurs années. Vous avez notre soutien, nous allons vous assister et vous accompagner. Je pense que ce qui s’est produit à Paris ne se reproduira pas au Canada. Nous allons être en contact avec vous. Bon voyage et bon vent », a souhaité le ministre.

Congo : les journalistes mettent en place le Rescos

A l’issue d’une assemblée générale organisée le 30 juin à Brazzaville, les journalistes ont créé le bureau exécutif du Réseau des spécialistes en communication sanitaire (Rescos).

Ce bureau exécutif, composé de neuf membres regroupait aussi bien des journalistes des organes de presse public que ceux du privé de Brazzaville. Le Rescos a pour objectif de former des communicateurs en matière de santé afin de leur permettre de relayer, dans leurs médias, des informations dans ce domaine.

Outre la mise en place du bureau, l’ordre du jour de l’assemblée générale a porté également sur l’amendement et la validation des statuts et du règlement intérieur.

Le document a fixé les règles d’organisation et de fonctionnement du réseau ainsi que les attributions de chacun des animateurs. Les modalités d’adhésion et les cotisations statutaires des membres sont aussi prévues dans ce document.  Après examen et discussion, les membres du réseau ont adopté le document après amendements.

Gertrude Goma Bayi, nouvellement élue à la présidence du Rescos, a indiqué que la tâche est immense. Les informations seront données conjointement avec le ministère de la Santé et de la population et l’Organisation mondiale de la santé partenaire du réseau. « L’adhésion est ouverte à tout le monde, parce que l’objectif est de donner la bonne information de santé à la communauté », a-t-elle dit.

Notons que les travaux de l’assemblée générale ont été ouverts par le directeur de cabinet de la ministre de la Santé et de la population, Florent Balandamio. Selon lui, le Congo s’engage dans l’intégration de la composante communication en santé dans toutes ses interventions.

Rappelant que la communication est une composante majeure dans les interventions sanitaires, Florent Balandamio a indiqué que donner l’information n’intervient pas seulement pour une visibilité événementielle mais également comme un instrument au service de la santé de la population. « La communication constitue une intervention majeure pour la promotion de la santé et des soins préventifs comme la vaccination, l’hygiène et le dépistage. Elle occupe une place de choix dans la prévention et la prise en charge des catastrophes et des épidémies », a indiqué le directeur de cabinet.

D-élise fashion promeut la mode congolaise

La maison de couture et de stylisme a organisé la 6ème édition de ses soirées culturelles le week-end dernier à Brazzaville.

 

Comment promouvoir la mode congolaise ? D-élise a trouvé une astuce. La maison de couture et du stylisme organise des soirées culturelles pour mettre en valeur non seulement la culture mais aussi la mode congolaise. Celle-ci a organisé, le week-end dernier à Brazzaville, la sixième édition de ses soirées culturelles.

Ont pris part à cet évènement, des acteurs de la culture congolaise et d’ailleurs. C’était l’occasion pour les amoureux de la culture de vivre des moments riches en couleurs, de savourer de belles prestations des mannequins.

Pour les organisateurs de ces soirées culturelles, celles-ci visent la promotion de la mode nationale. Bon à savoir, toutes les tenues avec lesquelles les mannequins ont défilé pendant les soirées ont été toutes confectionnées au Congo par la maison de couture D-élise.

Hormis le défilé de mode, les invités ont eu droit à un spectacle scénique notamment de la danse, du chant, de la comédie. C’était aussi une occasion de découvrir des jeunes chanteurs et mannequins.

D-Elise fashion est une structure de couture et de mode, créée en 2012 par la jeune congolaise Davina Elisé Mfouema.

Insertion sociale : 4500 jeunes seront formés dans divers métiers

Cette formation entre dans le cadre du projet de développement des compétences pour l’employabilité (PDCE), cofinancé par le gouvernement congolais et la Banque mondiale.

C’est mercredi 27 juin 2018, qu’a commencé la collecte des données des jeunes âgés de 16 à 30 ans ayant abandonné le chemin de l’école depuis plus de deux ans. L’objectif est de permettre à cette couche juvénile d’apprendre divers métiers de son choix en vue de son insertion dans la vie sociale.

Ce sont au total quatre mille cinq cents jeunes qui seront recrutés dans les villes de Brazzaville, Pointe-Noire et leurs périphéries. Le projet PDCE prévoit une répartition suivante : les deux capitales auront chacune un effectif de deux mille deux cent cinquante jeunes éligibles.  Le projet est cofinancé par le gouvernement congolais et la Banque mondiale.

Le processus de collecte qui a commencé le 27 juin dernier se poursuit jusqu’au 03 juillet prochain, se fait aux gymnases Maxime-Matima à Makélékélé, dans le premier arrondissement, gymnase Henri-Elendé à côté du stade Massamba-Débat, gymnase Nicole-Oba à Talangaï, ainsi qu’au Centre de formation professionnelle Don- Bosco à Djiri.

Les métiers retenus, figurent ceux de l’électricité, la restauration, la coiffure-esthétique, la maçonnerie, la mécanique, l’agropastorale, la coupe-couture, la plomberie, le carrelage, la pâtisserie, la liste n’est pas exhaustive.

 

Congo : l’Acat dit non à la torture

L’organisation non gouvernementale a fustigé la pratique de la torture dans le pays, le 26 juin à Brazzaville, au cours d’une conférence-débat organisée au Centre d’information des Nations unies.

L’activité s’est déroulée dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des Nations unies pour le soutien aux victimes de la torture. Afin de permettre aux acteurs de la chaîne pénale d’évaluer leurs insuffisances et leurs réussites dans des partenariats déjà engagés entre différents professionnels, et de chercher des moyens nécessaires pour fédérer leurs intelligences ainsi que leurs énergies dans la promotion du respect des garanties judiciaires, les participants ont débattu sur la pratique de la torture au Congo et les moyens d’agir conjointement en vue d’enrayer ces traitements cruels inhumains.

Dans son mot de circonstance, le président de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture au Congo (Acat-Congo), Christian Loubassou, a rappelé que cette journée constituait pour son association un moment important en vue d’ interpeller tous les acteurs concernés par l’adoption du nouveau code pénal incriminant la torture, l’adoption de la loi organique de la CNDH, la création d’un mécanisme national de prévention consécutive à la ratification du protocole facultatif à la convention contre la torture effectuée en avril 2016. Question de rendre effectifs des programmes de réparation et de réhabilitation des victimes de torture ; de mettre fin à l’impunité des auteurs des actes de torture ; et d’améliorer les conditions de détention des détenus.

Pour sa part, Loamba Moke, président de l’Association des droits de l’homme et de l’univers carcéral, a fait une communication centrée sur « L’assistance aux victimes de torture : réalités et perspectives ». Cette assistance, au fil des temps, doit commencer aux portes des commissariats de police et des brigades de la gendarmerie, a-t-il dit. D’après lui, le Congo doit mettre en place un comité de lutte contre la torture et créer un institut des droits de l’homme qui permettra à tous les cadres de bénéficier d’une formation continue, afin que la culture des droits de l’homme soit effectivement installée dans le pays.

Cette conférence a été un grand moment d’échange entre les animateurs et l’auditoire. A l’issue de la séquence des questions-réponses, les participants ont quitté la salle, satisfaits et informés.

Notons que pour l’Acat-Congo et la Fédération internationale de l’action des chrétiens pour l’abolition de la torture, cette journée a été l’occasion d’une prise de conscience de responsabilité collective des acteurs de la chaîne pénale. Elle a été célébrée au Congo sur le thème « Renforcement des synergies pour le respect des garanties judiciaires : un pari gagnant pour l’Etat et la société civile en République du Congo ».

Insertion professionnelle : vers un nouveau plan national de développement

Le sujet est au centre des assises depuis une semaine des cadres des ministères sectoriels, des délégués des organisations de la société civile et des partenaires techniques et financiers.

C’est ce mardi 26 juin 2018, que le nouveau Plan national de développement (PND), pourrait être adopté. Des dizaines de cadres des ministères sectoriels, des délégués des organisations de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers sont en conclave, pour tenter d’examiner de fond en comble le projet du PND 2018-2022.

Le PND place la réforme du système éducatif national au cœur des actions gouvernementales pour les cinq prochaines années. Pour lutter contre le chômage justement, les autorités soutiennent volontiers que la formation est la « meilleure » solution. C’est aussi le point de vue De Trebaud Tchicaya-Gondhet, qui estime que ces dernières années, les initiatives en faveur de la formation générale et professionnelle se sont montrées infructueuses.

Des experts présents à ces assisses se sont, intéressés aux modalités de recrutement des entreprises. Le rapport entre la formation et l’emploi est selon eux un « lien faible ». C’est le cas des métiers liés à l’artisanat (menuiserie, plomberie, boulangerie…) ou de ceux qui demandent des compétences techniques particulières (réparation automobile, comptabilité…).

C’est la raison pour laquelle, ces experts ont développé la réflexion selon laquelle l’adéquation entre la formation et le poste à pourvoir n’est pas le principal critère de recrutement des entreprises « qui privilégient davantage l’expérience professionnelle, ou alors la polyvalence et la capacité d’adaptation ».

Cette problématique de formation-emploi est en lien avec d’autres thématiques débattues au cours de cet atelier national de validation des outils du PND 2018-2022.

Brazzaville accueille la première édition du Salon du Pagne africain

L’évènement se tiendra du 29 au 30 juin au Radisson Blu de Brazzaville, sous le thème : « Entreprendre avec le pagne ».

L’initiative est de l’agence de communication événementielle La Fleur de Lys, que dirigée Prisca Pamela Okemba. La capitale congolaise va abriter cette première édition du salon du Pagne africain du 29 au 30 juin prochain. Notons que le choix du thème n’est pas anodin

C’est du moins ce que nous confie Prisca Pamela Okemba, “C’est plus par passion et amour que je m’intéresse à tout ce qui est pagne. L’objectif du salon du pagne africain de Brazzaville est de promouvoir l’entreprenariat dans le secteur du tissu. Ce salon est dédié à l’univers du pagne, aux opportunités de promotion et de valorisation des créations et des innovations du pagne africain.”

Le salon du Pagne africain sera riche en couleur, au menu de l’évènement, deux jours d’exposition-vente (vendredi et samedi), des défilés avec les collections de Eric Schaix, Maureen Akem (Sunny Rose), une soirée gala au Pavillon Joséphine le samedi et un concert after event de Hiro, le dimanche.

Érik Schaix est l’invité d’honneur de ce salon. Ce disigner évolue dans le monde de la mode depuis une quarantaine d’années. C’est d’ailleurs lui qui habille les premières dames africaines depuis 20 ans. “Je suis beaucoup la mode des saisons pour le pagne, mais je suis un peu dans l’intemporel car le tissu pagne est déjà tellement fantaisie. Mon art appliqué serait plutôt le bon chic parisien à travers le pagne. Je m’amuse énormément à plisser du pagne, chose qui se fait peu en Afrique, ou à le broder.”, explique-t-il.

Congo: une nouvelle loi sur l’occupation des terres promulguée

Ce texte qui a été présenté à la presse lundi 25 juin, fixe les nouvelles procédures d’occupation et d’acquisition des terres au Congo.

Le président de la république, Denis Sassou N’Guesso à promulgué le 13 juin dernier, la loi sur l’occupation des terres. Celle-ci a été présentée à la presse hier lundi 25 juin à Brazzaville par le ministre des Affaires foncières et du domaine public, Pierre Mabiala. Un texte fixe les procédures d’occupations et d’acquisition des terres en République du Congo. Constitué de cinquante-quatre articles, il précise clairement les nouvelles modalités et procédures d’occupation et d’acquisition des terres et terrains par les propriétaires terriens et autres, des zones rurales, urbaines ou périurbaines.

Au-delà des modalités, il prévoit aussi des sanctions pénales sévères à l’encontre de ceux qui ne dresseront contre cette loi. Cette nouvelle loi, instaure un mécanisme nouveau de reconnaissance des terres coutumières et précise, entre autres, que les détenteurs de ces terres doivent les notifier auprès de l’Etat, s’ils veulent être dans les normes et être reconnus comme propriétaires terriens légaux.

« L’acquisition des terres du domaine rural n’est réservée qu’aux personnes physiques et morales de nationalité congolaise. Lorsqu’il s’agit des terres coutumières, préalablement reconnues par l’Etat, seul lui, les collectivités locales, les établissements publics, les personnes physiques ou morales de nationalité congolaise sont autorisées à les occuper ou les acquérir », a indiqué le ministre Pierre Mabiala.

Il faut noter que, la nouvelle loi proscrit toute acquisition des terres du domaine rural et coutumier par une personne étrangère établie au Congo. Seuls les ressortissants des pays qui ont autorisé aux résidents congolais d’acquérir des terres ou terrains sur leurs sols peuvent bénéficier des terres aux Congo.

Cependant, en vue de mettre de l’ordre dans le secteur, la nouvelle législation prévoit des sanctions pénales, civiles et administratives, allant de six mois à cinq ans d’emprisonnement, assorties d’une amende financière pouvant atteindre cinq millions FCFA, à l’encontre de toute personne qui aura cédé, occupé ou acquis frauduleusement des terrains.

« Quiconque occupe illégalement des terres ou terrains appartenant à autrui ou procède à leur vente est passible d’un emprisonnement allant jusqu’à plus de cinq ans, et devra payer une amende allant de cinq cent mille à trois millions F CFA. De même, plus de cinq ans d’emprisonnement, assortis d’une amende allant jusqu’à cinq millions FCFA sont prévus contre quiconque va vendre un même terrain à plusieurs personnes », a reprécisé le ministre des Affaires foncières et du domaine public.

Cette loi interdit aussi l’occupation ou acquisition, désormais, des terres du domaine rural, des terres ou terrains en zone urbaine et périurbaine déclarés non constructibles. Il s’agit, entre autres, des zones et montagnes sablonneuses, des versants des montagnes sablonneuses, des aires protégées, des emprises des océans, des fleuves, des rivières, des lignes de transport électrique à haute et moyenne tension.

Changement climatique : Brazzaville bénéficie d’un fonds français

Quinze pays parmi lesquels le Congo recevront 30 millions d’euros de la France en soutien à l’Accord de Paris.

Le ministre congolais du Tourisme et de l’Environnement, Arlette Soudan Nonault et l’ambassadeur de France au Congo, Bertrand Chochery, ont signé mardi 19 juin, un protocole d’accord. Une entente relative aux 30 millions d’euros que la France à travers l’Agence française de développement (AFD), donnera à 15 pays pour soutenir l’Accord de Paris, dans la lutte contre le changement climatique.

« La signature de ce protocole d’entente va permettre au Congo de bénéficier les 30 millions d’euros mobilisés par l’Agence Française de Développement (AFD) valable pour une quinzaine de pays et faire que le Congo passe de sa position d’enjeu à la position d’acteur dans la lutte contre le changement climatique », a fait savoir Bertrand Cochery.

Le ministre Arlette Soudan Nonault a salué cette facilité financière de la France qui viendra renforcer la gouvernance du Congo dans la lutte contre le changement climatique.

L’Association Espoir dénonce la fin du statut de réfugié des Rwandais au Congo

Plus de 8000 réfugiés rwandais sont regroupés au sein de cette association, qui déplore une décision prise depuis le 31 décembre 2017.

Mardi 19 juin à Brazzaville, au cours d’une conférence de presse, l’association Espoir a dénoncé la fin du statut de réfugié des Rwandais au Congo. Ladite association a présenté les conséquences socio-humanitaires et sécuritaires de la cessation du statut de ces réfugiés.

Ces rwandais par le biais du coordonnateur d’Espoir, Jean Bosco Mugemana, ont aussi fustigé l’attitude du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr) qu’ils jugent complice des autorités congolaises.

« La communauté rwandaise suite à la fin de l’assistance du Hcr a connu déjà près de 33 décès et souffre de maladies grave de tous genres. A cela s’ajoute le traumatisme dû au manque de papiers car, les réfugiés rwandais ne peuvent plus circuler librement ni voyager. Et au plan éducatif, nos enfants ne peuvent plus aller à l’école suite à l’arrêt brutal de l’assistance liée à la scolarisation des enfants », a détaillé Mugemana.

Notons que l’association Espoir regroupe en son seins plus de 8000 rwandais membres.

Les femmes se forment sur la gestion des projets

A travers un atelier initié par l’association Azur développement, avec l’appui financière de l’Union Européenne.

Depuis le 19 juin 2018, une vingtaine de participantes, membres des organisations de femmes des départements de Brazzaville, Bouenza et Pointe-Noire, sont en atelier de formation. Celle-ci s’inscrit dans le cadre du projet « Promotion des droits et autonomisation socio-économique des femmes et filles vulnérables », initié par l’association Azur développement.

Pour les organisateurs de cet atelier, cette rencontre de quatre jours est l’occasion, entre autres, d’aider les participantes à comprendre le cycle d’un projet et ses différentes étapes ; améliorer leurs connaissances sur la rédaction d’un projet, dans l’élaboration du cadre logique et le suivi des indicateurs, ainsi qu’en suivi et évaluation.

« En effet, la situation des femmes et jeunes filles issues des milieux défavorisés, victimes des violences de toutes natures, ainsi que celles des séropositives et des femmes et jeunes filles déplacées du Pool, qui sont les principales bénéficiaires de ce projet, a toujours été l’une des préoccupations majeures du gouvernement de notre pays et, en particulier, de la structure ministérielle que je représente ici », a déclaré, dans son mot d’ouverture, la représentante de la direction départementale de la santé, Alice Ibomba Kaba.

Sylvie Niombo, la directrice exécutive de l’association Azur développement a insisté sur l’intérêt de cette session. « Pour nous, organisations de femmes, cette formation est une opportunité d’apprentissage et d’échanges sur l’élaboration de projet, la gestion de projet, le suivi et l’évaluation, et la mobilisation des ressources pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés pour l’amélioration des conditions de vie pour les femmes et les filles et pour leurs droits », a-t-elle rappelé aux participantes.

Notons que, ce sera l’occasion pour cinq cents jeunes filles et femmes vulnérables sensibilisées de bénéficier des opportunités de formation, des kits d’installation et des activités génératrices de revenus, afin qu’elles deviennent autonomes

Ce sont quatre mille femmes et deux mille jeunes filles, trois mille hommes et garçons qui bénéficieront de ce projet. Celui-ci cible spécifiquement les femmes et jeunes filles victimes de violence, séropositives, économiquement défavorisées et les déplacées des zones de crise du Pool.

Le Congo se convertit à l’exportation des minerais

Ce sont 800 tonnes de fer qui ont été acheminées au port de Pointe-Noire, pour être exportés par une société anonyme congolaise.

C’est la première cargaison de minerai du sous-sol congolais, que va vendre ce pays qui a longtemps maximisé son économie sur le pétrole. Pour faire face à la crise que traverse le pays de Sassou N’Guesso, à cause de la chute du pétrole, le Congo se convertit à l’exportation des minerais.

800 tonnes de fer, c’est la quantité acheminée au port de Pointe-Noire, en vue de son exportation, par une société anonyme congolaise. Pour les économistes, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour le pays.  Ils pensent que cette activité va booster l’économie. Les gouvernants quant à eux, rassurent en annonçant la construction dans les prochains jours, d’un port minéralier spécial.

« Nous avons même là-bas (à Mayoko) des mines qui sont à ciel ouvert. L) je peux confirmer qu’il s’agit bien d’un produit congolais. Mais, celui-là est sorti du sous-sol de Mayoko. (dans le Niari au sud-ouest du Congo, ndlr) », l’a confirmé Pierre Oba, ministre des Mines et de la géologie

Pour Didier-Sylvestre Mavouenzela, président de la Chambre de commerce de Pointe-Noire, l’exploitation du minerai de fer va créer une grande activité économique : « Le minerai va faire travailler le chemin de fer, le port, les transitaires, des sociétés de service. Il y aura tout un écosystème autour de ce minerai qui va doper l’économie congolaise. »

Sapro Mayoko S.A, c’est la société qui a opté pour la production du fer au Congo. Celle-ci a investi plus de 250 milliards de FCFA (500 millions de dollars). Elle a hérité d’un gisement pouvant être exploité pendant un siècle. Sur ce gisement, les premières recherches ont été menées successivement par des Australiens et des Sud-africains. Sapro Mayoko S.A est dirigée par l’économiste congolais Paul Obambi.

« Le pays a besoin d’investisseurs. Les premiers investisseurs doivent être les Congolais. Ils doivent prendre toute leur épargne, l’investir dans les grosses opérations, comme les opérations minières, afin que le Congo devienne un pays riche. », a affirmé Paul Obambi

Le gouvernement entend construire un port minéralier. D’après Louis-Marie Djama, directeur général des mines : « On parle d’un port spécialement dédié aux minerais parce que le port existant de Pointe-Noire est déjà en saturation. Le gouvernement s’attelle à construire un port minéralier à la pointe indienne (en amont de Pointe-Noire) devant permettre à tout le monde d’aller sur ce port pour faire les exportations des différents types de métaux. »

Rappelons que, le Congo a exporté de la potasse et des polymétaux. Mais, la part des mines solides dans le PIB reste encore très faible.

Une vérification du nouveau Plan national de développement avant son adoption

C’est ce mardi 19 juin à Brazzaville, que le document qui guidera les actions du gouvernement ces cinq prochaines années sera examiné.

Cadres des ministères sectoriels, organisations de la société civile et partenaires techniques et financiers, se réunissent ce mardi 19 juin à Brazzaville. Ce sera dans le cadre d’un atelier pour examiner le nouveau plan national de développement. Pour la ministre du plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Ingrid Ebouka-Babackas, l’élaboration du Plan national de développement (PND) 2018-2022 traduit les efforts de sortie de crise que fournit le gouvernement de la République.

« Ce PND est un dispositif supplémentaire de bonne gouvernance économique, sociale et environnementale au service de l’action gouvernementale ; en plus, il représente un instrument de contrôle de l’action gouvernementale par le parlement, disposant d’indicateurs de suivi et d’évaluation des progrès réalisés », a indiqué la ministre.

Ingrid Ebouka-Babackas pense que ce dispositif est aussi un cadre programmatique essentiel pour fixer le contenu de la coopération avec les partenaires au développement, de même que pour attirer les investisseurs locaux et internationaux.

Rappelons que, le PND en question englobe les cibles prioritaires du Congo en matière d’Objectifs de développement durable, à savoir l’éradication de la pauvreté, la réduction des inégalités, la diversification économique ainsi que l’engagement de l’Etat à produire les données et informations statistiques fiables, nécessaires pour l’atteinte des résultats des politiques mises en œuvre.