Congo : le parti UPC non partant pour les législatives de juillet 2022

Le président du parti Unis pour le Congo (UPC), Paulin Makaya a fait savoir que sa formation politique ne prendra pas part aux législatives prochaines.

 

En République du Congo, les élections législatives de juillet 2022 se feront sans le UPC de Paulin Makaya. C’est du moins une décision prise par le leader de ce parti politique de l’opposition.

« L’UPC ne prendra jamais part à une quelconque élection si et seulement si la commission électorale n’est pas véritablement indépendante. Les élections qui se déroulent au Congo sont des braquages électoraux. Le Congo est devenu la risée du monde aujourd’hui », a confié Paulin Makaya à nos confrères de lesechos-congobrazza.com

Notons qu’en mars 2021, le Président de l’UPC, Paulin Makaya, paraissait aux yeux des congolais, le mieux placé pour représenter l’opposition face à la majorité présidentielle. Mais, ce leader de l’opposition avait indiqué qu’il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle.

Congo : Paulin Makaya préside une réunion extraordinaire de l’UPC

Il s’est agi au cours de cette réunion qui s’est déroulée en visioconférence, de faire le tour de la situation politique au Congo et à l’international.

 

L’Unis pour le Congo (UPC) a tenu une réunion extraordinaire samedi 23 avril 2022. Celle-ci était présidée par visioconférence par le président du parti, Paulin Makaya depuis Londres. Les responsables de toutes les structures dirigeantes de l’UPC, ont passé en revue la situation politique du Congo et à l’international.

La réunion extraordinaire de cette formation politique qui a réuni plusieurs de ses membres a eu lieu au sein de leur siège social, à Madibou, dans le 8ème arrondissement de Brazzaville.

Notons que le Président Paulin Makaya séjourne depuis quatre (4) mois à Londres pour les raisons médicales.

Congo : les autorités interdissent à Paulin Makaya de quitter le pays

L’opposant politique, souffrant, souhaite se faire soigner à Londres. Les autorités ont refusé, samedi 11 décembre, qu’il monte dans l’avion.

 

Les autorités congolaises viennent une fois de plus d’interdire la sortie du pays de Paulin Makaya.  Cet opposant politique qui est souffrant s’est vu refuser l’accès à avion. Lui qui voulait se rendre à Londres pour des soins médicaux.

La famille de Paulin Makaya, le président du parti Unis pour le Congo (UPC), est en colère. « Nous sommes arrivés à l’aéroport samedi soir. Mais la police nous a indiqué que Paulin Makaya n’avait pas l’autorisation de voyager. Son passeport congolais a même été confisqué », a indiqué Russel Makaya, fils de l’opposant.

Notons qu’il s’agit d’un second refus. Déjà en 2018, Paulin Makaya n’avait pas pu partir pour l’étranger car le ministère de l’Intérieur lui reprochait de ne pas disposer d’un passeport congolais. « C’est désormais le cas », indique son fils, Russel Makaya, qui ne comprend pas pourquoi son père ne peut donc pas se faire soigner en Grande-Bretagne.

« C’est décevant, quand même, pour un pays qui se proclame comme État de droit, s’indigne-t-il. Nous avions écrit au président de la République lui informant que le président Paulin Makaya devait quitter le pays pour des raisons sanitaires parce que sa santé était très déplorable. Nous nous sommes donc représentés le 11. Paulin Makaya a bel et bien rempli toutes les formalités et une fois arrivé au niveau de la police des frontières, on lui notifie qu’il ne sort pas bien. Il a présenté son passeport congolais et son passeport britannique. Les gardes n’ont pas donné de raisons. »

« Il est mal portant et c’est tout à fait normal pour quelqu’un qui est malade d’aller se faire soigner à l’étranger, poursuit Russel Makaya. On ne peut pas empêcher un Congolais de sortir du territoire national pour des raisons sanitaires. Vu que monsieur Paulin Makaya n’est pas un belliciste – c’est un homme de paix – il a rebroussé chemin comme tout Congolais. Il est mal portant, vraiment très mal actuellement, voilà pourquoi nous demandons l’intervention de toutes les sensibilités humaines et politiques à travers le monde. »

« Lorsque les dirigeants congolais tombent malades, ils vont se soigner aisément en Europe. Si Paulin Makaya veut aller se soigner en Europe, c’est son droit. Nous demandons aux autorités, au nom de la démocratie et de l’État de droit, de le laisser aller en Europe. C’est un droit fondamental. »

Congo : le parti UPC n’est pas reconnu comme parti politique

La formation de Paulin Makaya ne figure pas dans la liste des 45 partis politiques que vient de publier par le ministère de l’Intérieur.

La République du Congo compte officiellement 45 partis politiques. C’est ce qui ressort de la liste publié par le ministère de l’Intérieur. Un constat assez frappant dans cette liste, c’est que le parti que dirige Paulin Makaya n’en fait pas partie.

À quelques mois de la présidentielle, cet opposant conteste cette décision et crie à l’arbitraire. Le gouvernement tente de se défendre.

Au siège du parti, situé dans la banlieue sud de Brazzaville, en présence de quelques inconditionnels militants, Paulin Makaya a simplement rejeté la façon de faire du gouvernement.

« Je pense qu’il s’agit de l’arbitraire. Je ne suis pas surpris. Ce sont des gens (du pouvoir) qui confisquent les libertés. Les partis qui ont été retenus sont pour moi des partis qui sont en odeur de sainteté avec le pouvoir. Ils ont donc fait de l’UPC le premier parti de l’opposition. Là, au moins, c’est la vérité dans la vérité », a-t-il martelé.

Cette exclusion du parti Unis pour le Congo de la liste officielle est aussi dénoncée également par Claudine Munari, présidente de la Fédération de l’opposition congolaise, qui parle de dictature.

Le gouvernement assure qu’il est en train de mettre de l’ordre dans le fichier des partis en écartant tous ceux qui ne sont pas représentés sur l’ensemble du territoire national. « Il y a des partis politiques qui continuent de n’exister qu’à Brazzaville et qui n’apparaissent qu’à l’orée des grands événements politiques. Ceux-là, nous continuerons de les mettre de côté », s’est justifié Raymond Zéphirin Mboulou, ministre de l’Intérieur.

Les 45 partis reconnus seront a priori invités courant novembre à une concertation politique à Madingou. Une concertation en vue de préparer la présidentielle de 2021. Pour Paulin Makaya, cette concertation est un « non-événement ».

Congo : Paulin Makaya reçoit le CSLC

La rencontre a eu lieu mardi 08 septembre, et s’inscrit dans les consultations entreprises par Conseil supérieur de la liberté de communication après des différents acteurs des partis politiques.

Paulin Makaya, président du parti Unis pour le Congo (UPC/opposition), a reçu mardi, la délégation du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) conduite par son président, Philippe Mvouo. La réunion a eu lieu au siège de l’UPC à Madibou. Il s’est agi de parler entre autres, de la communication politique en période électorale en vue de préserver la paix en République du Congo.

A six mois de la présidentielle au Congo, le président du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), Philippe Mvouo, a entrepris une série de consultations auprès des différents acteurs politiques du pays. L’objectif est de trouver des moyens pour préserver la paix pendant l’élection présidentielle de mars 2021.

C’était une autre occasion pour Paulin Makaya, de réitéré ses positions politiques, notamment la tenue au préalable d’un véritable dialogue national inclusif, gage sûr pour l’organisation d’une élection présidentielle apaisée, libre transparente et démocratique.

Le président de l’UPC a également formulé des propositions consignées dans un document intitulé : « Congo-Brazzaville, contribution pour une communication politique efficace et efficiente en période électorale ».

Congo : Paulin Makaya demande la libération des personnalités politiques qui sont en prison

Le président du parti Unis pour le Congo (UPC) s’est exprimé jeudi 30 juillet  2020 dernier, au cours d’une conférence de presse.

A deux semaines de la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance de la République du Congo, le président du parti Unis pour le Congo (UPC), Paulin Makaya a demandé, lors d’une conférence de presse à Brazzaville, au président de la République, Denis Sassou N’Guesso, d’amnistier les personnalités politiques qui sont en prison.

« Le Congo aura bientôt 60 ans d’âge le 15 août prochain, date de son indépendance, et c’est l’occasion pour le chef de l’Etat, d’amnistier les personnalités politiques qui sont en prison », a déclaré Paulin Makaya qui a fait l’état des lieux de la situation globale du Congo, tout en réitérant sa proposition aux pouvoirs publics d’organiser un dialogue national inclusive avant l’élection présidentielle de 2021.

Parlant de la justice, l’opposant radical au pouvoir de Brazzaville a affirmé qu’elle est « aux ordres des pouvoirs publics et sans éthique ».

Au plan économique, le Congo, selon Paulin Makaya « fait figure de mauvais élève dans la lutte contre la corruption qui constitue un frein au développement ».

Au plan social, le chômage des jeunes a gagné le terrain avec un taux évalué environ 80%. La promesse de créer 40.000 emplois faite depuis 2011 par le président de la République, ainsi que l’intégration de 2000 enseignants à la Fonction publique déclarée l’année dernière sont restées lettres mortes, a martelé le président de l’UPC.

Pour Paulin Makaya, l’école congolaise connaît plusieurs difficultés structurelles et conjoncturelles. « Elle ne forme plus. Elle est corrompue, médiocre non compétitive et manque d’enseignants qualifiés ».

En janvier dernier, le président de l’UPC, avait expliqué à la presse nationale et internationale qu’il réfléchissait à se présenter à l’élection présidentielle de 2021 si toutes les conditions sont réunies, notamment, « la libération du général Jean-Marie Michel Mokoko, André Okombi Salissa mais aussi des autres prisonniers politiques incarcérés dans les prisons de Brazzaville et de Pointe-Noire, l’organisation d’un véritable dialogue national inclusif, l’élaboration d’un véritable fichier électoral, la mise en place d’une commission mixte et paritaire pour compiler toutes les propositions de sortie de crise… ».

En mai dernier, le président Denis Sassou N’Guesso a rappelé, dans un entretien exclusif accordé à RFI et France 24 depuis Brazzaville, que le pays ne compte aucun prisonnier politique, mais seulement des prisonniers de droit commun. Au Congo, tout citoyen est lié à la justice de son pays par un serment d’observation de la loi. Et la qualité d’homme politique ne confère aucune immunité juridictionnelle à qui que ce soit. La qualité de responsable de parti politique ne suffit nullement à conférer la qualité de prisonnier politique.

Brazzaville : Paulin Makaya sera dans le 7ème arrondissement le 02 juin

Il sera question pour cet opposant de mettre en place des structures intermédiaires et de base de son parti Unis pour le Congo.

Dimanche 02 juin, Paulin Makaya se rendra dans le 7ème arrondissement de Brazzaville. Le président du parti Unis pour le Congo a décidé de redynamiser les structures intermédiaires et de base de son parti.

Au cours d’un « débat citoyen », organisé à l’esplanade de la Mairie de Mfilou à 14h, cet opposant va échanger avec la population du 7ème arrondissement de Brazzaville.

Au programme de sa descente sur le terrain, la mise en place des structures intermédiaires et de base de l’UPC.

Ce n’est pas la première descente sur le terrain de Paulin Makaya. En mars dernier, il a rencontré la population de Bacongo, dans le 2ème arrondissement de Brazzaville.

Paulin Makaya demande la libération des prisonniers politiques

Le président du parti Unis pour le Congo (UPC) s’est exprimé samedi 02 mars, pendant sa rencontre citoyenne avec les populations de Bacongo.

Samedi dernier dans le 2ème arrondissement de Brazzaville, le président du parti Unis pour le Congo (UPC), Paulin Makaya a eu une rencontre avec la population. Pendant cette réunion, l’opposant demandé la libération du général Jean-Marie Michel Mokoko, André Okombi Salissa mais aussi des autres congolais incarcérés dans les prisons de Brazzaville et de Pointe-Noire.

«Il n’y aura pas de dialogue si tous les prisonniers politiques ne sont pas libérés », a déclaré l’opposant.

Alors que Paulin Makaya parle de prisonniers politiques, les membres du gouvernement disent pour leur part que le Congo ne compte aucun prisonnier politique, mais seulement des prisonniers de droit commun.

Pour le gouvernement, la qualité de responsable de parti politique ne suffit nullement à conférer la qualité de prisonnier politique.

Notons qu’au Congo, tout citoyen est lié à la justice de son pays par un serment d’observation de la loi. Et la qualité d’homme politique ne confère aucune immunité juridictionnelle à qui que ce soit.

Brazzaville : l’opposant P.Makaya présente ses vœux à la presse ce samedi

L’opposant Paulin Makaya dont la seule arme est la parole et son stylo-bille, présentera ses vœux à la presse nationale et internationale, ce samedi 26 janvier 2019 à 10h, à la Semaine Africaine, à un jet de pierre du CHU de Brazzaville.

Il s’agira pour le président du parti UPC (Unis pour le Congo) de partager non seulement un moment convivial avec les hommes et femmes de médias, mais aussi de faire comprendre aux congolais qui soutiennent son combat politique que le pays va très mal et traverse une crise financière sans précédent.

Proche collaborateur de l’opposant historique, feu Bernard Kolélas, président fondateur du parti MCDDI (Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral), éphémère premier ministre pendant la guerre civile de 1997, Paulin Makaya est l’un des rares opposants, sinon le seul, à avoir refusé la main tendue du régime de Brazzaville.

D’autres proches du regretté Bernard Kolelas ont, eux, accepté de se rapprocher du pouvoir et de travailler avec le régime en place. Pour l’ancien directeur de cabinet de Bernard Kolelas, c’était niet.

D’une très grande intégrité, Paulin Makaya a su garder intacte sa virginité politique.

Il a fait face à des soldats armés sur la route de Madingou (sud) le 29 août 2015. Il est l’unique homme politique de l’opposition congolaise à avoir manifesté avec ses militants le 20 octobre 2015 contre le référendum.

Mis aux arrêts à 46 ans pour trouble à l’ordre public et pour avoir participé à une marche non autorisée contre le changement de la constitution du 20 janvier 2002, Paulin Makaya a été libéré à l’âge de 49 ans. Il a été condamné à payer un franc symbolique à l’Etat à titre de dommage et intérêt pour préjudice subi.

Le président de l’UPC était incarcéré depuis 2015, peu avant sa seconde inculpation.

Le 28 septembre 2018, l’opposant avait été interdit de voyager officiellement parce qu’il ne disposait pas d’une autorisation de sortir du Congo. Il a été empêché par la police des frontières d’embarquer à bord d’un vol Air France à destination de Paris puis du Royaume-Uni, dont il possède aussi la nationalité.

Paulin Makaya était rentré au Congo le 30 juillet 2014 après dix-sept (17) ans d’exil à Londres.

Economie et politique, sujets dominants dans la presse congolaise

Les journaux congolais de ce mardi traitent essentiellement du manque à gagner du gouvernement dans le secteur du bois et de l’interdiction de sortie du territoire congolais pour l’opposant Paulin Makaya. « Fraude fiscale dans le secteur du bois : près de 12, 6 milliards FCFA ont été détournés », titre Manager Horizon. Dans les colonnes de ce journal, Florent Tsiba, le ministre d’Etat, directeur de cabinet du Président de la République, déclare qu’ « une mission de lutte contre la fraude fiscale réalisée par l’Inspection générale d’Etat a constaté, courant 2016-2017, une évasion fiscale de plus de 12 milliards FCFA mais le gouvernement n’a pu recouvrir que 2 milliards FCFA ».

Pour M. Tsiba dont les propos sont relayés par Epanza Makita, en « ces temps de crise économique, le moindre centime à sa valeur et il faut le débusquer là où il se trouve ». De son côté, le journal Sel-Piment s’est réjoui de l’identification des sociétés ayant commis des fraudes fiscales et informe qu’ « elles ont accepté de réparer le préjudice subi par l’Eta congolais ».

En politique, Epanza makita indique que « l’étau se resserre autour de Paulin Makaya empêché de sortir du territoire national pour la deuxième fois ». Cela pousse ce quotidien à se demander si « Paulin Makaya est-il Congolais ou Britannique ? »

L’opposant vient de recouvrer la liberté après avoir purgé une peine de 3 ans à la maison d’arrêt de Brazzaville. Epanza Makita informe que « le vendredi 12 octobre 2018, les services d’immigration du Congo ont interdit le président du parti politique Uni pour le Congo(UPC), Paulin Makaya de quitter le Congo avec un passeport britannique, exigeant de lui un passeport congolais ».

Pour Sel-Piment, « Paulin Makaya (a été) de nouveau recalé à l’aéroport de Maya-maya de Brazzaville », ajoutant que le leader politique « voulait se rendre à Londres pour voir sa famille ».

Congo : Paulin Makaya empêché une seconde fois de quitter Brazzaville

Sorti de prison en septembre dernier, Paulin Makaya n’a toujours pas pu quitter le Congo pour un séjour en occident comme il le souhaite. Pour la deuxième fois, le ministre de l’intérieur lui demande un passeport congolais.

L’opposant congolais Paulin Makaya vient d’essuyer une nouvelle fois un refus des autorités suite à sa volonté de quitter le Congo Brazzaville pour un séjour à l’extérieur. « Pour sortir, il doit présenter un passeport congolais. Nous n’avons jamais eu de problème avec un Britannique, nous avons eu des problèmes avec un Congolais qui a un parti politique. Nous lui demandons qu’il sorte avec un passeport congolais », a justifié le ministre congolais de l’Intérieur, Raymond Mboulou.

Il poursuit : « Paulin Makaya a créé un parti comme Congolais. Il ne peut pas aujourd’hui dans son pays sortir avec un passeport britannique. Il est rentré au Congo en tant que citoyen congolais, pas en tant que citoyen britannique. » Rappelons que c’est la deuxième fois que l’opposant congolais est empêché de sortir hors du pays depuis sa libération.

Selon son entourage, il devait prendre le vol à destination de Paris depuis Brazzaville, le 12 octobre 2018. « Quand je suis arrivé au niveau de l’immigration, de la police aux frontières, ils m’ont dit : « Cette fois-ci, on vous demande un passeport congolais », explique Paulin Makaya.

J’ai dit : « Mais je ne comprends pas, j’ai un passeport britannique, je vois des Franco-Congolais passer avec leur passeport français. Moi aussi, je suis Congolais, j’ai un passeport européen, je peux passer ». Ils m’ont dit : « Ce sont des instructions, monsieur Makaya, vous devez nous présenter un passeport congolais. Puisque vous n’en avez pas, vous devez rentrer chez vous ». C’est surprenant ».

 

Congo : Paulin Makaya bloqué à l’aéroport

Après avoir passé trois années en prison, l’opposant voulait quitter le Congo pour rejoindre sa famille, mais il a été bloqué à Brazzaville par la police des frontières, le vendredi 28 septembre.

Vendredi 28 septembre dernier, Paulin Makaya s’est rendu à l’aéroport dans l’objectif de quitter le Congo et rejoindre sa famille. Cet opposant vient de passer trois années dans une maison carcérale de son pays. Mais sa surprise fut grande lorsqu’il a été empêché de voyager par la police des frontières.

Pour Makala, le motif qu’on lui donné est « qu’il n’a pas l’autorisation de sortir du territoire ». Ce que cet opposant dénonce et traite de prétexte « faux-fuyant ». Notons qu’il a présenté son passeport Britannique pour pouvoir sortir du Congo.

Le ministre congolais de l’Intérieur, Raymond Zephiryn Mboulou a démenti le motif d’autorisation de sortie. On ne lui a pas refusé de voyager pour ce motif, mais parce qu’il n’a pas présenté son passeport congolais, affirme-t-il.

Pour Raymond Zephiryn Mboulou, les choses sont claires, Paulin Makaya a été arrêté, emprisonné et libéré en tant que congolais et il est également président d’un parti politique congolais. Il peut, dit-il, se présenter à l’aéroport sur l’heure s’il veut avec son passeport du pays et il pourra alors sortir du pays sans aucun problème. « Nous lui demandons la justification de la nationalité, c’est tout », a dit le ministre.

Paulin Makaya a rappelé que le ministre de l’Intérieur n’était pas présent au moment des faits.

« Ils ont même mis en doute mes noms ! Mais c’est gravissime ça, c’est inacceptable », s’emporte l’opposant, qui pense « que l’heure est arrivée pour que ceux qui ont l’effectivité du pouvoir se ressaisissent ».

Paulin Makaya annonce qu’il va se représenter la semaine prochaine à l’aéroport international de Brazzaville pour une nouvelle tentative.

Congo : les militants de L’UPC salue la libération de Paulin Makaya

Venus nombreux, les militants de L’UPC ont salué la libération de leur leader lors d’une réunion organisée dans le cadre des activités du parti.

L’heure est à la célébration chez les militants du parti que dirige l’opposant congolais Paulin Makaya. Lundi 17 septembre, plusieurs membres se sont réunis dans la capitale départementale du Niari à la demande de Jean-Bruno Mbama président départemental du Parti Unis Pour le Congo afin de saluer la libération de leur leader. Il faut dire qu’après de nombreux appels, la décision de justice a enfin été appliquée.

Mis aux arrêts à 46 ans pour trouble à l’ordre public et pour avoir participé à une marche non autorisée contre le changement de la constitution du 20 janvier 2002, Paulin Makaya a été libéré à l’âge de 49 ans. Il a été condamné à payer un franc symbolique à l’Etat à titre de dommage et intérêt pour préjudice subi. Au lendemain de sa sortie de de prison, il a d’ailleurs rassuré ses partisans qu’il poursuivrait son combat.

 

Congo : l’opposant Paulin Makaya libre

Détenu à Brazzaville depuis fin 2015, l’opposant Congolais a enfin été libéré ce jeudi 13 septembre par les juges.

Le verdict est enfin tombé, après plusieurs renvois, l’opposant congolais Paulin Makaya a été condamné à un an de prison, mais a été libéré pour avoir déjà purgé sa peine. Le verdict a été donné par la troisième chambre correctionnelle de la cour d’appel de Brazzaville. Selon Dan Dé Ibara Ibombo le président de la cour, M. Makaya a été reconnu coupable de « complicité d’évasion ».

Président de l’Union pour le Congo (UPC, petite formation d’opposition), M. Makaya avait dans un premier temps été accusé d’avoir organisé, en octobre 2015, une manifestation non autorisée contre le référendum constitutionnel ayant permis au chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso, de se représenter à la présidentielle de mars 2016, qu’il a remportée.

Sa libération est célébrée par ses partisans venus nombreux au tribunal comme une grande victoire après de nombreuses revendications.

Congo : le verdict de l’opposant Paulin Makaya attendu ce 13 septembre

Longtemps reporté malgré la pression ses partisans, le verdict de l’opposant Paulin Makaya est attendu ce jeudi 13 septembre à  Brazzaville.

L’opposant congolais Paulin Makaya sera peut-être situé sur son sort ce jeudi, c’est en tout cas l’annonce qu’avait faite le juge le 31 août dernier. jugé depuis juillet dans une affaire de complicité d’évasion à la maison d’arrêt de Brazzaville, Paulin Makaya n’a toujours pas de verdict. Une situation qui exaspère de plus en plus ses partisans…

L’avocat de Paulin Makaya c’était d’ailleurs offusqué à la sortie du tribunal :  « C’est quand même curieux de changer chaque fois la date du verdict. Si le tribunal veut garder notre leader éternellement en prison, il n’a qu’à le dire au lieu de tergiverser. dans ce pays, il y a des gens qui ont commis plus que Paulin Makaya, mais leur procès n’a pas duré aussi longtemps . »

Les partisans de l’homme politique seront une nouvelle fois au tribunal pour attendre la libération de leur leader.

 

 

Congo : le verdict du procès de Paulin Makaya à nouveau reporté

Pour la énième fois le clan de Paulin Makaya a vu le verdict de son procès reporté. L’opposant devra encore attendre le 13 septembre prochain pour être situé sur son sort.

jugé depuis juillet dans une affaire de complicité d’évasion à la maison d’arrêt de Brazzaville en décembre 2016, Paulin Makaya n’a toujours pas de verdict.  Le 19 juillet dernier, le procureur avait requis un an d’emprisonnement en l’endroit de l’opposant. Cependant, le juge qui devait rendre la sentence avait vite fait de renvoyer le verdict le 30 août pour des raisons de santé expliquait-t-il.

A la grande surprise des militants du parti de Paulin Makaya (Unis pour le Congo), le verdict n’a toujours pas été rendu hier jeudi comme promis par le tribunal. Le verdict de leur leader a une nouvelle fois été reporté le 13 septembre prochain.

Une situation qu’a décrié un des militants à la sortie du tribunal : « C’est quand même curieux de changer chaque fois la date du verdict. Si le tribunal veut garder notre leader éternellement en prison, il n’a qu’à le dire au lieu de tergiverser. dans ce pays, il y a des gens qui ont commis plus que Paulin Makaya, mais leur procès n’a pas duré aussi longtemps . » L’avocat de l’opposant est resté sans voix : « Cette fois-ci, nous n’avons plus de commentaire à faire ».

Congo: emprisonnement ferme requis contre Makaya

Cet opposant était poursuivi pour complicité dans une affaire d’évasion de prisonniers à la prison centrale de Brazzaville fin décembre 2016.

Le ministère public a requis jeudi 19 juillet une peine d’un an d’emprisonnement ferme contre l’opposant Paulin Makaya, poursuivi pour complicité dans une affaire d’évasion de prisonniers à la prison centrale de Brazzaville fin décembre 2016. Le prévenu a une fois de plus clamé son innocence dans cette affaire qui a coûté la vie à quatre personnes. Il sera définitivement fixé sur son sort le 2 août prochain.

L’audience du jeudi s’est déroulée dans l’ensemble dans la sérénité. Invité à dire son dernier mot après les plaidoiries des différentes parties et les réquisitions du ministère public qui a demandé à la cour de le déclarer coupable du délit de complicité d’évasion et de le condamner à un an d’emprisonnement ferme, Paulin Makaya a déclaré : « Mes conseils ont été pertinents au niveau du droit. La meilleure défense de l’homme c’est son innocence. Je suis innocent dans cette affaire. »

Pour les avocats de la défense, comme maître Yvon Eric Ibouanga, leur client ne s’est rendu coupable de rien invitant la cour à le relaxer purement et simplement. « Monsieur Paulin Makaya ne s’est pas rendu coupable du délit de complicité d’évasion qui lui est reproché. Alors, même dans l’hypothèse invraisemblable où le tribunal venait à considérer qu’il s’est rendu coupable de cette infraction, il a déjà purgé sa peine. Monsieur Paulin Makaya est au jour d’aujourd’hui en détention arbitraire ; et il faut le jour où le tribunal va vider son délibéré le mettre en liberté », a dit Me Ibouanga.

L’affaire a été mise en délibéré et le jugement sera rendu le 2 août prochain.

Paulin Makaya purgeait depuis 2015 une peine de deux ans d’emprisonnement. Il avait été condamné dans une autre affaire de troubles à l’ordre public liée au rejet d’un projet de changement de Constitution qui a permis au président Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat en 2016.

Le procès de Paulin Makaya renvoyé au 19 juillet

La cour affirme qu’elle dispose désormais d’éléments suffisants pour apprécier. La date du 19 juillet, a été choisie pour les réquisitions du procureur et les plaidoiries.

Le mardi 10 juillet 2018, près d’une dizaine de témoins du procès de Paulin Makaya, ont été entendus. Rappelons que cet opposant est poursuivi pour complicité d’évasion à la prison principale de Brazzaville. La cour dispose désormais assez d’éléments pour apprécier cette affaire, c’est du moins ce qu’elle a affirmé mardi 10 juillet lors du procès. C’est la date du 19 juillet prochain, que la cour a prévu pour les réquisitions du procureur et les plaidoiries.

« L’audience de ce mardi (Hier mardi 10 juillet 2018 Ndr) a été fleuve », estime maître Emmanuel Oko de la partie civile.

Le commandant de police Oba Apounou, directeur de la maison d’arrêt, était le premier à faire sa déposition. Il a reconnu avoir interpellé sur instruction de sa hiérarchie deux militants du parti de Paulin Makaya. Ceux-ci venaient de rendre visite à leur leader quelques temps avant l’évasion du 29 décembre 2016.

Juste après avoir été informé de l’arrestation de ses militants, Paulin Makaya s’est rendu au poste de sécurité, qui se trouve dans l’enceinte de la maison d’arrêt. « C’est quand le responsable du poste de sécurité a réaccompagné Paulin Makaya dans sa cellule qu’il y a eu dysfonctionnement et évasion des prisonniers », a soutenu le commandant Oba Apounou.

Pour la défense, ces déclarations sont fantaisistes. Celle-ci a d’ailleurs exigé le visionnage des vidéos de surveillance de la maison d’arrêt. Mais n’ont pas obtenu gain de cause. « On ne peut plus demander la vidéo car nous avons entendu tout le monde et nous nous sommes fait des convictions », a réagi Ibara Ibombo, le président de la cour.

Congo: Paulin Makaya poursuivi pour complicité d’évasion

Le procès de cet opposant s’est poursuivi hier jeudi 5 juillet, devant la chambre correctionnelle de la cour d’appel de Brazzaville.

La justice congolaise juge Paulin Makaya, pour complicité d’évasion des prisonniers à la prison de Brazzaville en fin d’année 2016. Après avoir plusieurs fois été reporté pour des raisons de calendrier, le procès de l’opposant s’est poursuivi jeudi 05 juillet devant la chambre correctionnelle de la cour d’appel de Brazzaville. L’accusé a fait sa déposition et se dit victime d’un complot.

Cheveux bien rasés, arborant un costume noir, tenant dans sa main gauche un lot de documents classés dans une chemise jaune, Paulin Makaya a fait son entrée dans la salle d’audience sourire aux lèvres. Invité à faire sa déposition, il s’est exprimé après son avocat Me Yvon Eric Ibouanga.

Dans les déclarations de ce dernier, le président de la cour a lu une intention de demande de mise en liberté provisoire du prévenu. « Il a été inculpé d’évasion, de complicité d’évasion et de détention illégale d’armes de guerre. Nous ne pouvons pas lui accorder une quelconque liberté sans l’avoir entendu », a fait savoir Dan Dé Ibombo Ibara, président de la cour.

Paulin Makaya a nié tous les faits qui lui sont reprochés. « Le 29 décembre 2016, jour de l’évasion, j’étais dans ma cellule. C’est de ma cellule que j’ai entendu les armes qui crépitaient dehors. Je suis plutôt victime d’un complot », a-t-il dit.

Paulin Makaya a répondu aux questions des différentes parties tout comme cinq témoins, tous des gendarmes, qui n’ont pas affirmé avoir vu Paul Makaya en action le jour de la mutinerie. L’audience a été renvoyée à mardi pour l’audition du directeur de la maison d’arrêt, les réquisitions et plaidoiries.

Paulin Makaya passe devant le tribunal correctionnel ce jeudi 07 juin

Après avoir purgé deux années d’emprisonnement pour une première inculpation, cet opposant politique fait face à de nouvelles accusations.

C’est ce jeudi 07 juin, que Paulin Makaya, passe devant le tribunal correctionnel. Il est accusé de « complicité d’évasion ». Pour la petite histoire, les faits remontent au 29 décembre 2016.  Lorsque deux militants du parti politique Unis pour le Congo (UPC), dont Paulin Makaya, est le président, sont venus lui rendre visite. Une fusillade a éclaté ce jour à l’intérieur de la maison d’arrêt et plusieurs détenus se sont évadés.

« Nous sommes restés là, nous entendions les coups de feu mais nous n’avons pas bougé», témoigne son fils. Au lendemain des faits, la télévision nationale a montré Paulin Makaya, menottes aux poignets. Il est inculpé pour «atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat, assassinats, complicité d’évasion, complicité de détention d’arme».

Pour Eloi Destaing Sikoula, le numéro 2 du parti Unis pour le Congo, «toute cette affaire n’est qu’un montage afin de maintenir Paulin Makaya en prison, le museler». Ce que dément le porte-parole du gouvernement. Thierry Moungala rappelle le principe de la séparation des pouvoirs et assure que ce dossier n’a fait l’objet d’aucune « interférence politique».

Rappelons qu’il s’agit d’un second procès pour le président de l’UPC, suite à de nouvelles accusations puisqu’il a déjà été condamné à deux ans d’emprisonnement pour avoir manifesté en 2015 contre le référendum constitutionnel. Le 1er décembre dernier, après avoir purgé sa peine, Paulin Makaya s’attendait à recouvrer la liberté. Mais, il a été maintenu en détention, inculpé pour « complicité d’évasion».

 

Justice : ouverture du procès de Paulin Makaya ce 7 juin à Brazzaville

Le président du Parti Unis pour le Congo (UPC) fait face à de nouvelles accusations. Il passe devant les juges ce jeudi 7 juin.

Le procès de Jean-Martin Mbemba et ses co-accusés bouclé, c’est autour de l’opposant Paulin Makaya de passer devant la cour criminelle de Brazzaville.  Il s’agit d’un second procès, puisque le président du Parti Unis pour le Congo (UPC) purge depuis 2 ans une peine de prison pour avoir manifesté en 2015 contre le référendum constitutionnel.

Cette fois, Paulin Makaya est principalement accusé de tentative d’évasion et maintenu en détention, alors qu’il aurait dû être libéré en décembre dernier. Une situation que ne comprennent ni l’avocats de l’accusé, encore moins sa famille qui appellent tous à l’équité dans la justice.

Son fils Russel Rolph Fox ne s’est pas prié pour qualifier ce nouveau procès de politique. « Cette accusation c’est simplement un tissu de mensonges. Nous savons que depuis le 1er décembre 2017 monsieur Paulin Makaya a purgé sa peine. Mais comment quelqu’un dont sa sentence arrive pratiquement à la fin peut-il encore se mêler ou bien être complice d’une évasion quelconque ?! C’est simplement un tissu de mensonges pour le maintenir encore en détention » a-t-il affirmé.

« Nous pensons que sa détention devient arbitraire. Il faut qu’on le libère. Voilà pourquoi nous demandons au président de la Cour de [faire preuve de] courage et annuler ce procès qualifié de politique, dépourvu de tout fondement juridique, et surtout être un exemple pour des générations futures que nous sommes. Il faut qu’on le libère ! Parce qu’il n’y a plus de procès ! Tout est politique là-dedans ». A conclu Russel Rolph Fox.

 

 

Quand le chef d’Etat congolais s’assoit sur le droit

Par René Mavoungou Pambou, Activiste politique

Le leader de Unis Pour le Congo (UPC) Paulin Makaya, prisonnier politique, ayant effectivement purgé une peine arbitraire deux ans d’emprisonnement ferme, est maintenu à la maison d’arrêt de Brazzaville de manière illégale et arbitraire.

Il faille souligner que dans le meilleur des mondes, et de surcroit dans un pays de droit, jouissant de l’indépendance de son  institution judiciaire, le leader de l’UPC aurait pu recouvrer la liberté de manière spontannée, au regard de législation du système judiciaire. Mais au Congo-Brazzaville, la situation de la justice et surtout de celle des droits des prisonniers politiques semblent avoir pris un sérieux coup. Il y a cependant lieu de s’en inquiéter!

D’emblée, il convient de signaler que Paulin Makaya n’est nullement coupable de haute trahison, n’a jamais tué personne encore moins d’avoir pillé les caisses de l’Etat et entraîné le Congo à la ruine, comme l’ont fait allègrement et en toute impunité les dirigeants de ce pays. Or tout le monde sait que les véritables criminels qui ont mal géré, pillé des sociétiés publiques et les ont méné à la faillite n’ont jamais été inquiétés. L’exemple en date est celui de la compagnie aérienne ECAIR (Equatorial Congo Airlines) qui a mis la clé sous le paillasson en moins de cinq ans de fonctionnement. Et à la surprise générale, personne de ses gestionnaires indélicats n’a jamais été interpellé devant “son parquet” par le petit procureur de Brazzaville Oko Ngakala!

C’est pourquoi on peut affirmer sans coup férir que le Congo-Brazzaville est pris en otage par une mafia à la tête de cet Etat et dont on ne saurait évaluer l’ampleur des dégâts au niveau du tissu social, des institutions publiques ainsi que la gravité des crimes économiques et de sang. Aussi, on ne peut pas comprendre que pour une simple marche pacifique de protestation contre un référendum illégal et impopulaire; et ce, en rapport avec une disposition de la loi fondamentale, Paulin Makaya puisse indéfiniment subir des représailles sinon une persécution injuste de la part d’un pouvoir notoirement criminogène, liberticide et régicide. Hélas, dans ce pays on est devant un paradoxe tel que les innocents sont embastillés et les véritables criminels et traîtres à la patrie courent encore. Cette situation est symptomatique de l’insoutenable réalité d’une justice à deux vitesses. Comme qui dirait deux poids, deux mesures!

C’est dans ces conditions que la demande de libération conditionnelle introduite quelques mois plus tôt par maître Ibouanga auprès du parquet avait reçu une fin de non-recevoir. Les deux ans d’emprisonnement ferme prononcé par une justice aux ordres viennent d’être purgées totalement et Paulin Makaya, contre toute attente, n’a toujours pas quitté l’univers carcéral. Il y’a donc lieu d’être consterné et scandalisé de constater qu’après une semaine de la date butoir, le pouvoir congolais s’illustre par un mépris des droits d’un prisonnier politique. On est donc réduit à se demander ce que l’on reproche encore à Paulin Makaya pour qu’il soit l’objet d’un tel acharnement. Pourquoi le juge d’application des peines ne statue-t-il pas pour la libération d’un prisonnier ayant observé un comportement irréprochable durant sa détention? Ne pourrait-on interpréter cette indécision par une inféodation de l’institution judiciaire à l’exécutif, de la part duquel elle recevrait des ordres; ce qui prouverait l’instrumentalisation de la justice congolaise?

Cette situation insolite et surréaliste prouve à suffisance qu’au Congo-Brazzaville on a bel et bien affaire à un régime totalitaire et tyrannique pratiquant le terrorisme d’Etat et dont l’arbitraire est la règle. En effet, outre la situation de Paulin Makaya, nombreux sont les prisonniers politiques et d’opinion qui croupissent depuis longtemps dans les geôles du pouvoir maléfique; et ce, sans jugement. Sassou Nguesso s’est donc allègrement assis sur le droit congolais! Il est de notoriété publique que la justice et le droit sont les protecteurs de la liberté et de l’égalité fondamentale des citoyens devant la loi et, par conséquent, du fonctionnement normal de la démocratie. C’est pourquoi il convient d’affirmer qu’il ne saurait y avoir de démocratie là où règne l’arbitraire et où le droit ainsi que la justice sont dévoyés.