Congo-enquête pour corruption : un accord avec Eni accepté par le juge

Un juge d’instruction milanais a approuvé jeudi la proposition du procureur de demander une amende de 11,8 millions d’euros au géant italien des hydrocarbures Eni pour mettre fin à une enquête sur des soupçons de corruption au Congo-Brazzaville visant la société et l’un de ses dirigeants.

 

Le magistrat « a accepté l’hypothèse d’une sanction concertée avancée par le procureur de la République, à laquelle Eni a adhéré », a annoncé l’entreprise dans un communiqué.

Le tribunal de Milan a également « confirmé l’absence de délits présumés de corruption internationale », ce qui « a permis d’établir l’accord approuvé aujourd’hui », poursuit Eni.

Le procureur avait requalifié le délit présumé de corruption internationale en concussion.

L’enquête entamée en 2017 porte sur des renouvellements de permis pétroliers sollicités en 2015 par Eni au Congo-Brazzaville. Selon la presse italienne, le groupe était soupçonné d’avoir accepté de vendre en contrepartie des parts de sa licence à une société écran détenue par des fonctionnaires de ce pays d’Afrique centrale.

Eni a tenu à préciser que l’accord conclu avec la justice « ne représente pas une reconnaissance de culpabilité » par rapport à « l’infraction présumée », mais « un règlement visant à éviter la poursuite d’une procédure judiciaire qui entraînerait des dépenses supplémentaires importantes ».

Cette annonce intervient une semaine après la décision d’un tribunal de Milan de relaxer les dirigeants d’Eni ainsi que du géant pétrolier Shell, mis en cause dans une vaste affaire de corruption au Nigeria.

Dans ce procès retentissant, le parquet italien soupçonnait les deux groupes d’avoir versé 1,092 milliard de dollars de pots-de-vin, sur un total de 1,3 milliard déboursés en 2011, pour l’acquisition au Nigeria d’une licence d’exploration du bloc pétrolier offshore OPL-245.

Parmi les treize prévenus figuraient le patron d’Eni, Claudio Descalzi, et son prédécesseur Paolo Scaroni, à l’encontre desquels le parquet de Milan avait requis en juillet des peines de huit ans de prison pour corruption.

Descalzi est visé par une autre enquête diligentée en 2019 par le parquet de Milan pour conflit d’intérêt dans le cadre des activités d’Eni au Congo, des soupçons qu’il a qualifiés de « sans fondement ».

Coopération bilatérale : la Chine annule une partie de sa dette congolaise

L’acte d’annulation a été signé samedi 13 février à Brazzaville entre l’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin et le ministre des Finances et du Budget, Calixte Nganongo.

C’est officiel, la Chine vient de signer l’acte d’annulation d’une partie de sa dette congolaise sui s’élève à hauteur de 13 millions de dollars. Pour concrétiser l’engagement de la Chine l’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin et le ministre des Finances et du Budget, Calixte Nganongo, ont signé le 13 février à Brazzaville un accord de coopération y afférent.

Pour le diplomate chinois, cette annulation s’inscrit dans le cadre de la coopération bilatérale qui lie les deux pays. Il faut noter que celle-ci apportera certainement une bouffée d’oxygène à l’économie congolaise confrontée aux difficultés diverses amplifiées par la pandémie du coronavirus.

Notons qu’en dehors de l’accord sur l’annulation de la dette, un autre accord de coopération portant sur les volets économique et technique a été également conclu entre les deux parties. Il porte notamment sur l’octroi, par la Chine, d’un nouveau don de 35 milliards de FCFA environ.

« Ce n’est pas la première fois que la Chine fasse un don aux pays en voie de développement, dont le Congo. Il est simplement question de renforcer la coopération entre nos deux pays à travers des projets qui soutiennent le développement du Congo. Avec la Covid-19, la communauté internationale doit renforcer la solidarité et la coopération dans le domaine sanitaire pour garantir la sécurité humaine. », a expliqué Ma Fulin

Congo : Brazzaville et Kinshasa signe un accord sur la régulation des fréquences

Interférence, réseau de télécommunications qui se perd sont entre autres les problèmes que veulent corriger les deux pays voisins.

Deux capitales les plus proches au monde, séparées juste par le fleuve Congo, Brazzaville et Kinshasa, partagent le même spectre des fréquences de radiodiffusion et de télécommunications. Ce qui donne lieu parfois à des malentendus. Pour une gestion concertée de ces fréquences, les agences de régulation des deux villes viennent de conclure un accord.

Une radio locale qui grésille à cause d’une interférence, un réseau de télécommunications qui se perd au profit d’un autre chaque fois qu’on se rapproche du fleuve Congo : ces phénomènes sont souvent observés à Brazzaville.

C’est pour corriger tous ces problèmes que la capitale congolaise est parvenue avec sa sœur à un accord de coordination et de gestion concertée des fréquences aux frontières. Kinshasa s’est même engagée à restituer toutes les fréquences qu’elle utilisait, mais qui ne lui revenaient pas.

Joseph Yuma Utchedi, directeur des relations internationales à l’Autorité de régulations des postes et télécommunications (ARPT) de Kinshasa, se réjouit de la signature de cet accord.

« C’est quelque chose de très important parce que si les deux pays ne se mettent pas ensemble, ce sont leurs consommateurs qui souffrent toujours des problèmes de « roaming » [itinérance dans les réseaux de téléphonie] qui doivent être résolus par la coordination des fréquences comme nous venons de le faire. Chaque fois, il y aura une amélioration, de part et d’autre, sur les améliorations qui vont être apportées au niveau de l’utilisation de ces fréquences entre les deux pays », a expliqué Yuma Utchedi.

Il a été demandé aux opérateurs des deux capitales de bien paramétrer les équipements utilisés. Une feuille de route des actions à mener en 2021 et 2022 a été définie.

 

Nouvel accord signé entre le PNUD et le Congo

Ce partenariat vise à accompagner les femmes congolaises dans leurs activités génératrices de revenus.

C’est un nouvel accord qui a été signé mardi 30 juin 2020, à Brazzaville, entre le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le ministère congolais en charge de l’Intégration de la femme au développement. Cet accord a pour objectif d’accompagner les femmes, dans leurs activités génératrices de revenus, activités qui ont connu une faillite pendant la période de confinement.

L’accord a été conclu par la ministre Jacqueline Lydia Mikolo, et le représentant du PNUD, Maleye Diop,

« Le projet concernera cent femmes des arrondissements de Brazzaville dans sa phase pilote », a expliqué la directrice générale de l’intégration de la femme au développement, Arlette Bakou.

Pour le diplomate onusien, « Cette initiative est une manière d’accompagner le gouvernement congolais dans la riposte à la COVID-19 et dans le processus permettant de juguler les conséquences y relatives. La phase pilote qui débute à Brazzaville pourra s’élargir dans d’autres départements du pays », a-t-il précisé.

Cette initiative s’inscrit en droite ligne avec la politique du gouvernement qui est de soutenir le secteur informel qui a été lourdement endommagé pendant la période du confinement.

Coronavirus : la Chine et le Congo, une collaboration contre la pandémie

La détection du virus et les protocoles thérapeutiques ont fait partie de multiples aspects évoqués, le 25 mai, à Brazzaville lors de la séance de travail entre les épidémiologistes chinois et les responsables des commissions impliquées dans la riposte au coronavirus.

«La covid-19 n’a pas de frontière. Seuls les efforts communs et l’assistance mutuelle peuvent nous permettre de l’éradiquer », a indiqué le Dr Han Guang Yue, exposant sur le mécanisme national chinois de prévention et de contrôle des épidémies. Sur le traitement scientifique et ciblé de la covid-19, Han Guang Yue a souligné que son pays a fait une combinaison de la médecine moderne et la médecine traditionnelle chinoise. Les protocoles de contrôle et de prévention ont été, quant à eux, rectifiés au moins six fois pour avoir la version la plus efficace.

Par ailleurs, le déploiement coordonné des ressources médicales pour une prise en charge rationnelle et efficace, les méthodes de prélèvement des échantillons pour les tests en laboratoire, les réseaux de surveillance pour circonscrire les différents types de cas covid-19 : suspects, contacts et confirmés, les enquêtes épidémiologiques ont également été évoqués. « En cas de symptômes, il faut combiner la recherche du virus par le test d’acides nucléiques avec le test sérologique afin d’éviter les faux résultats », a expliqué l’expert chinois. Une série de questions-réponses sur des aspects techniques et pratiques ont permis d’éclairer la lanterne des uns et des autres dans le cadre de cet échange d’expérience sino-congolaise.

Selon Cornelie Adou Ngapi, chargée de missions au ministère chargé de la Santé, représentant la ministre de tutelle, le Congo et la Chine ont signé un accord le 6 mai 2020 dans le cadre de la riposte à la covid-19. « Cet accord dispose que les experts chinois ne feront pas de diagnostics et ne soigneront pas les patients congolais de façon directe », a-t-elle déclaré justifiant le séjour de travail de la délégation médicale chinoise en terre congolaise. Ladite délégation travaille selon les besoins exprimés par les services de santé de la partie congolaise. Son séjour de travail prévoit, entre autres, les visites des centres de prise en charge, des sessions de formation des médecins congolais… Le travail qui vient de commencer à Brazzaville se poursuivra à Pointe-Noire. Les deux villes, rappelons-le, sont les plus touchées par la pandémie au Congo.

Congo : vers un accord entre le gouvernement, Glencore et Trafigura

Un accord qui permettra une restructuration d’une dette de 1,7 milliard de dollars.

Le gouvernement de la République du Congo espère conclure un accord avec les négociants de pétrole Glencore et Trafigura pour restructurer une dette de 1,7 milliard de dollars avant une réunion avec le Fonds monétaire international (FMI) qui se tiendra le mois prochain. L’information a été donnée par Maixent Raoul Ominga, le patron de la société publique du pétrole (SNPC).

La restructuration des prêts garantis par le pétrole congolais accordés par les négociants suisses est une condition préalable à de nouveaux décaissements du FMI. Ceci, conformément au programme de prêts de 449 millions de dollars sur trois ans, conclu en juillet dernier entre l’institution et Brazzaville. Déjà 45 millions ont été débloqués sur l’enveloppe totale.

Des sources proches du dossier ont confié à Reuters, il y a quelques semaines, que les pourparlers entre la République du Congo et les négociants en énergie suisses avaient échoué après que les entreprises eurent rejeté une réduction de la dette. Dans le cadre des nouvelles négociations, si les négociants acceptent une valeur inférieure par rapport au marché des actifs, le Congo dépensera moins pour le service de la dette.

Le FMI a estimé le fardeau de la dette de la République du Congo à près de 9,5 milliards de dollars, soit 85,5 % de son PIB, lorsqu’il a approuvé son programme de prêt triennal.

Coopération : Dakar et Brazzaville signent un accord de développement agricole et agroalimentaire

L’accord a été paraphé samedi le ministre congolais de l’agriculture Henri Djombo  et son homologue du Sénégal, Moussa Baldé.

Partager expériences et compétences, c’est l’objectif de cet accord signé par les deux ministres lors du Salon international de l’agriculture de Paris (SIA).Il faut noter que la clôture initialement prévue dimanche a été avancée à samedi, suite à une décision du gouvernement français, dans le cadre des mesures visant à lutter contre le coronavirus.

« Avec le Congo, nous avons les mêmes réalités malgré les milliers de kilomètres qui nous séparent. Il faut croire à la coopération Sud-Sud. Nous avons la même culture de l’agriculture.

Nous devons mutualiser nos forces et échanger nos expériences respectives pour propulser notre agriculture », a déclaré Moussa Baldé, lors de la signature de cet accord de coopération.

« Il s’agit d’un accord de coopération technique entre les deux pays pour nous donner la main en utilisant les expériences réussies ici et là. Le Sénégal a réussi beaucoup d’avancées dans le domaine agricole.

Nous avons besoin d’échanger sur le plan scientifique pour booster notre agriculture et répondre à la demande de l’Union africaine d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle », a souligné Henri Djombo ministre d’Etat congolais chargé de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.

Selon le ministre congolais, les deux pays sont « en train de prendre les dispositions pratiques, techniques et technologiques pour une meilleure organisation professionnelle du secteur agricole. Nous comptons beaucoup sur le Sénégal pour y arriver », a-t-il poursuivi.

Le directeur exécutif du Fonds national de développement sylvo-pastoral (FNDASP) Jean Charles Faye, évoquant les aspects techniques de cet accord de coopération dont les contours ont été définis en novembre dernier entre les deux parties, a insisté sur le développement institutionnel.

« Cet accord va surtout permettre un échange d’expériences, de savoir-faire, de services entre les institutions des deux pays, les organisations professionnelles agricoles, les agences et mécanismes de financement », a-t-il indiqué.

« Ce protocole d’accord sera un vrai outil d’accompagnement des producteurs sénégalais et congolais dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche », a ajouté le directeur exécutif du FNDASP.

« Il va aussi permettre de relever le niveau de productivité des rendements et des revenus des producteurs des deux pays en vue d’assurer la souveraineté alimentaire qui est l’une des priorités pour le Congo.

Le FNDASP sera le point focal de cet accord de coopération qui va durer 3 ans », a précisé Jean Charles Faye.

Moussa Baldé a promis de « rendre une visite de courtoisie à son homologue congolais à Brazzaville pour mieux s’imprégner des réalités agricoles de ce pays de l’Afrique centrale réputé pour ses caractéristiques et potentialités forestières ».

Le Salon international de l’agriculture de Paris, ouvert le 22 février, se veut « la plus grande ferme de France ».

L’édition 2020, initialement prévue pour se dérouler jusqu’au 1er mars prochain, est axée sur quatre thèmes majeurs que sont l’élevage et ses filières, les produits des régions de France, d’Outre-mer et du monde, les cultures et filières végétales, jardin et potager, ainsi que les services et métiers de l’agriculture.

« L’agriculture vous tend les bras », est le thème général du SIA 2020. Cette manifestation réunit chaque année des éleveurs, producteurs, représentants d’organisations du secteur et de syndicats professionnels, de ministères et organismes publics ou encore d’instituts de recherche.

Ces différentes composantes viennent toutes présenter des facettes du secteur agricole et agroalimentaire, ses évolutions et perspectives, selon les organisateurs.

Congo : signature d’un accord entre IRSEN et Green service

Le laboratoire de physique-chimie de l’environnement de l’Institut de recherche en sciences naturelles (IRSEN) et la société Green service ont conclu, un accord de partenariat en matière de recherche scientifique.

Lundi 30 décembre dernier à Brazzaville, IRSEN  et Green service ont conclu un accord. Selon les termes de l’accord, le laboratoire, dirigé par Clobite Bouka Biona, se chargera d’exécuter tout type d’analyses chimiques et biologiques qui lui seront demandées par Green service et des tiers, dans la mesure de ses compétences techniques, des équipements disponibles et matériel consommable en stock.

Toute analyse que le laboratoire ne pourra pas réaliser sera faite par la société italienne LAV qui dispose de plusieurs certifications dont Iso.

Il faut le dire, la société Green service introduira les demandes des analyses et de la facturation auprès du laboratoire de physique-chimie de l’environnement pour l’échantillonnage, le conditionnement, l’émission des certificats d’analyses. Cette société de droit congolais, rappelons-le, est spécialisée dans la protection de l’environnement, la promotion de l’agriculture biologique, la recherche scientifique appliquée à l’agriculture et la gestion des déchets industriels. Elle est en activité depuis 2015 sur le site de traitement et stockage de boue de fond de bac de la Congolaise de raffinage (CORAF).

Pont route-rail : la RDC et le Congo signent un accord pour accélérer le projet (Communiqué)

Cet accord interétatique a été signé en présence de leurs partenaires principaux, la Communauté économique des états d’Afrique centrale (CEEAC), la Banque africaine de développement et Africa50.

L’accord signé par les deux Congo, fixe les principes de coopération pour l’élaboration, la construction, l’opérationnalisation et la maintenance du pont. C’est du moins ce que révèle le communiqué d’Africa50. La signature a eu lieu lundi 11 novembre, dans le cadre de Africa Investment Forum à Johannesburg.

Une fois ratifié, cet accord interétatique servira de cadre opérationnel pour le recours à des appels d’offres, la recherche de partenaires techniques stratégiques et la mobilisation des financements.

Les deux gouvernements congolais ont mandaté Africa50 sur le développement du projet aux côtés de la Banque africaine de développement, qui fournira le financement (dette), sous l’égide de la CEEAC. En tant que développeur principal, Africa50 aidera à structurer le projet sous la forme d’un partenariat public privé (PPP), dirigera la phase de préparation et de développement du projet et investira des fonds propres pour la construction.

Projet du Plan d’Action Prioritaire du Programme pour le Développement des Infrastructures (PIDA), l’ouvrage consiste en un pont à péage de 1,575 kilomètre de long, au-dessus du fleuve Congo. Il comprend une voie ferrée, une route à double ligne, des passages piétons et un poste de contrôle frontalier de chaque côté. Il sera connecté aux infrastructures routières existantes dans chaque pays. Son coût était estimé à 459 millions de dollars américains en 2017.

Le fait d’établir une connexion directe entre Kinshasa et Brazzaville permettra d’augmenter le trafic actuel, estimé à 750 000 personnes et à 340 000 tonnes de fret par an, à plus de quatre millions de personnes et plus de trois millions de tonnes de fret d’ici à 2025. Par ailleurs, l’impact positif du projet s’étendra bien au-delà des deux villes, créant un lien essentiel pour le développement des corridors de transport est-ouest et nord-sud de l’Afrique.

Selon le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, le projet de pont des deux Congo établira enfin un lien physique direct entre Kinshasa et Brazzaville, les deux capitales les plus proches du monde.

Africa50 est une plateforme d’investissement créée par les chefs d’États africains et la Banque africaine de développement, dont le mandat est de développer et d’investir dans des projets d’infrastructures à fort impact de développement, à travers la mobilisation de fonds publics et privés, tout en proposant un rendement attractif aux investisseurs. A ce jour, Africa50 compte 30 actionnaires, dont 28 pays africains, la Banque africaine de développement, la banque centrale du Maroc Bank Al-Maghrib, et la Banque des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), pour un capital engagé de plus de 876 millions de dollars américains.

Congo/FMI : « Dette et développement » exige la vulgarisation des quarante-huit mesures

Réunis récemment à Brazzaville, les membres de la plate-forme « Dette et développement » ont exprimé leur engagement à participer au programme de réformes en cours, et invité le gouvernement à plus de transparence.

« Nous suggérons la révision du décret portant création du Comité national de la dette publique en impliquant la participation de la société civile (SC) et la sensibilisation de la SC aux mesures adossées à la mise en œuvre du mémorandum signé, le 11 juillet, entre le Fonds monétaire international (FMI) et le gouvernement », ont plaidé les acteurs de la SC.

La plate-forme « Dette et développement » a initié, du 19 au 21 septembre, grâce à l’appui de l’Union européenne, une session de renforcement des capacités à l’endroit de ses adhérents sur le suivi-évaluation des investissements issus de la dette publique et les mécanismes de plaidoyer.

Dans leur communiqué de fin des travaux, les participants ont également invité l’exécutif à rationaliser la stratégie de calcul des prévisions du budget de l’État sur la base des prix de référence et non des prix du marché international ; à créer des mécanismes d’appui aux interventions de la SC et à renforcer le dialogue avec elle. Ils ont, à cet effet, décidé de se restructurer de manière à interpeller le gouvernement sur sa gestion de la dette, l’utilisation de l’emprunt, la responsabilité des cadres qui sont appelés à engager l’État.

Pour cela, la SC mettra en place un comité de suivi de la mise en œuvre des mesures issues de l’accord Congo-FMI. Elle multipliera des rencontres autour des thématiques liées à la transparence et à la gouvernance, ainsi que des concertations avec les pouvoirs publics. Enfin, « elle entend s’approprier les résultats des études publiées dans les différents secteurs en vue de mutualiser les efforts sur le plaidoyer », indique le même document.

À noter que la rencontre de Brazzaville était ouverte à une cinquantaine de participants venus des départements de Pointe-Noire, du Niari, des Plateaux, de la Cuvette et de la Sangha. Outre les délégués des organisations de la SC, ont aussi participé les représentants du secteur public, du parlement, des pouvoirs publics et des journalistes.

Cette session de renforcement des capacités consistait, entre autres, à publier le rapport sur le diagnostic de la dette publique au Congo ; à sensibiliser les participants aux déterminants et au niveau de l’endettement du pays ; à les informer sur les axes de plaidoyer en faveur de la soutenabilité de la dette et à appréhender les différents contours de l’accord avec le FMI.

Investir en Afrique : le Congo signe plusieurs accords avec la Chine

Ces accords sont directement portés par les institutions financières chinoises, dont la Banque sino congolais pour l’Afrique (BSCA).

La Chine et le Congo ont signé le 12 septembre à Brazzaville, à l’occasion de la cinquième édition du Forum Investir en Afrique, sept accords de partenariat dans plusieurs domaines, notamment l’énergie et la Zone économique de Pointe-Noire.

Ce Forum investir en Afrique, dont le but est la diversification des économies africaines et la création des emplois s’est ouvert sous des bons auspices pour le Congo, avec à la clé sept accords signés le jour de l’ouverture.

Ainsi, pour concrétiser l’élan de partenariat gagnant-gagnant qui marque les échanges Sino-congolais, les des pays ont conclu l’accord de partenariat tripartite, Congo-Chine-Banque de développement de Chine sur les petites et moyennes entreprises.

Un autre accord concerne le protocole économique entre la Banque de développement des Etats d’Afrique centrale (BDEAC) et la Banque de développement de Chine.

La Banque de Chine s’installera au niveau de la Zone économique spéciale (ZES) de Pointe-Noire grâce à l’accord de partenariat qui lie désormais cette banque chinoise et la ZES de Pointe-Noire.

Il est à noter que ces accords qui augurent une bonne moisson permettent au Congo de s’inscrire résolument sur la voix de la diversification de son économie afin de juguler la crise économique qui freine son développement.

Nouvel accord pour le rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains du Congo

L’accord tripartite a été signé mardi 06 août à Bangui, entre le Congo, la Centrafrique et le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Cet accord a pour objectif de créer un cadre juridique comprenant des dispositions détaillées, définissant les modalités pratiques d’encadrement et d’accélération des opérations de rapatriement volontaires de plus de 31 000 réfugiés centrafricains qui sont encore au Congo-Brazzaville. C’est ce qu’a expliqué Buti Kalé, le représentant-résident du HCR en Centrafrique

La République centrafricaine a connu en 2013, une crise politico-militaire qui a provoqué la dispersion des populations tant sur le territoire que dans les pays limitrophes, parmi lesquels le Congo-Brazzaville, où les réfugiés centrafricains ont été majoritairement cantonnés dans la province congolaise du Likouala (nord).

Avec la signature de l’Accord de paix du 6 février 2019, entre le gouvernement centrafricain et les quatorze groupes armés actifs sur le territoire, tout est fait par accélérer  le retour de ces centrafricains dans leur pays d’origine.

Accord Congo-FMI : les créanciers nationaux espèrent être remboursés

L’État congolais doit à ses fournisseurs et aux opérateurs économiques nationaux plus de 1 719 milliards de francs CFA.

Plus de 1 719 milliards de francs CFA, c’est la somme que doit l’Etat congolais à ses fournisseurs et aux opérateurs économiques nationaux. Une dette qui nécessite néanmoins un audit. Après l’accord conclu début juillet entre le Fonds monétaire international (FMI) et l’État congolais, les créanciers de ce dernier espèrent être rapidement remboursés. Cet accord est notamment marqué par une facilité de crédit de plus de 448,6 millions de dollars, soit plus de 250 milliards de francs CFA sur trois ans. Ainsi, les étudiants nourrissent l’espoir du paiement de leurs nombreux arriérés de bourses.

Sur l’avenue des Trois francs du quartier Bacongo à Brazzaville, le groupe électrogène qui alimente pendant les délestages les locaux de l’entreprise de Bâtiment et travaux publics du septuagénaire Jean-Paul Matsima est dans un piteux état. Il est à l’image de cette entreprise qui a perdu un bon nombre de salariés et attend de l’Etat le paiement d’une créance de 32 milliards de francs CFA. « Après l’accord avec le FMI l’Etat doit nous payer pour que nous puissions à notre tour payer les impôts et relancer l’économie nationale », avance l’entrepreneur Matsima.

Son argument est soutenu par Djibril Bopaka, président de l’Union nationale des opérateurs économiques du Congo (UNOC). « Le paiement de notre dette est une priorité parce que ça fait partie des politiques de relance économique de notre pays et qu’il s’agit de la production. Il faut payer la dette pour reconstruire l’économie », défend M. Bopaka

Loin d’être boulimique, Djibril Bopaka suggère à l’Etat de penser également à d’autres couches sociales. « Nous avons les retraités, c’est-à-dire les vieux qui ont servi ce pays, mais qui aujourd’hui vivent les mêmes difficultés » [que les opérateurs économiques, NDLR] affirme-t-il.

A Brazzaville, tout comme à l’étranger, les étudiants broient du noir. Ils accusent plusieurs  mois d’arriérés de bourses et espèrent que l’accord qui vient d’être signé avec le Fonds monétaire international (FMI) signifie la fin de leur calvaire. « Vu que le FMI a donné de l’argent, on se dit que nous aurons également quelque chose. En 2017, nous avons perçu seulement un trimestre sur quatre, trois autres demeurent impayés. En 2018, aucun mois de bourse n’a été payé. Depuis le début de l’année 2019, il n’y a aucune campagne pour le paiement de la bourse. On ignore si elle aura lieu », se désole un étudiant.

Dès la signature de l’accord, le FMI a débloqué 49 millions de dollars. C’est ce que le Premier Ministre, Clément Mouamba, appelle la mise en bouche. Pour lui, le pays va retrouver l’équilibre macroéconomique et financièrement, personne ne sera oublié. « Quand l’équilibre est fait cela signifie qu’il y aura la régularité et tout le monde sera payé, y compris nos boursiers qui ne le sont pas aujourd’hui totalement. S’il y a l’équilibre, cela veut dire qu’on peut désormais payer tous nos arriérés intérieurs et extérieurs. Surtout les arriérés intérieurs : nous connaissons le côté délabré de nos hommes d’affaires qui ont pratiquement fait faillite parce qu’ils ne travaillent qu’avec l’Etat. » explique Clement Mouamba.

Depuis la conclusion de l’accord, de nombreuses voix s’élèvent. En effet, le parti au pouvoir exhorte le gouvernement à ne pas décevoir les espoirs suscités et l’opposition réclame la traque des responsables des crimes économiques.

Congo-Russie : vers un nouvel accord entre les universités de Brazzaville et de Moscou

Le sujet a été évoqué le 31 juillet au cours d’un échange entre le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, et l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie au Congo, Valery Mikhaylov.

Fin de mission pour Valery Mikhaylov, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie au Congo. Le diplomate russe est allé faire ses adieux au président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba. Au cours de leur entretien, les deux personnalités ont évoqué plusieurs sujets notamment l’accord de coopération entre le Parti congolais du travail et le parti Russie-unie, la récente mission de la délégation congolaise à Moscou conduite par le chef de l’Etat congolais Sassou N’Guesso et aussi d’un possible accord entre l’université russe et l’Université Marien-Ngouabi bassée à Brazzaville.

Pendant l’échange entre Valery Mikhaylov et Isodore Mvouba, l’ambassadeur a exprimé le souhaite de la Russie de voir participer le président Denis Sassou N’Guesso, au sommet Russie-Afrique d’octobre prochain.

« A mon avis, il est nécessaire de procéder à la mise en œuvre de tous les accords que nous avons signés lors de la visite du président de la République à Moscou. Mais nous avons réservé tout cela pour l’avenir. Maintenant, je fais mes adieux à Monsieur le président de l’Assemblée nationale. Le Congo restera dans mon cœur comme un pays ami de la Fédération de Russie avec lequel nous avons de bonnes relations », a-t-il déclaré à la presse.

Accord Congo/FMI : appelle à la rigueur dans la gestion

Le gouvernement se réjouit du dit accord, mais le trouve « exigeant » : il est assorti de 48 mesures à appliquer.

Après quasiment deux années de rudes négociations, le Congo et le Fonds monétaire international (FMI) sont parvenus le 11 juillet dernier à Washington à un accord d’un prêt d’environ 250 milliards de francs CFA à décaisser sur trois ans. Le gouvernement se réjouit du dit accord, mais le trouve « exigeant » : il est assorti de 48 mesures à appliquer. Des universitaires disent qu’il s’agit d’un « ouf » de soulagement et appellent à la rigueur, tandis que les opposants politiques critiquent cet accord. Pour eux, c’est un retour à la case départ.

C’est à Sibiti, son fief du sud du Congo, que le Premier ministre congolais Clément Mouamba a appris la signature de l’accord entre son pays et le FMI. Quelques jours après, à Brazzaville, il a animé une conférence de presse en présence de plusieurs membres de son gouvernement pour expliquer le bien-fondé de cet accord qui, d’après lui, est juste un début de solution aux problèmes socio-économiques que connaît le pays et non une panacée.

« L’accord ne règle pas toutes les questions. Mais, je considère qu’on est sur la bonne voie. Donc, c’est notre accord. Nous l’assumons en disant que c’est un  déclencheur psychologique d’abord. Le Congo, quand il y avait l’embellie, on avait des budgets d’investissement qui dépassaient les 1 000 milliards de francs CFA (1 524 millions d’euros). Donc, c’est normal que les Congolais disent que cette somme qu’on va avoir en trois ans ne représente pas grand-chose en effet. Mais, c’est beaucoup de choses pour nous dans le contexte actuel », a déclaré Mouamba.

« Prudence et rigueur dans la gestion »

À la question de savoir si c’est au gouvernement actuel que reviendra la tâche de gérer les financements générés par le prêt du FMI, Clément Mouamba a répondu : « Pensez-vous que même s’il y avait remaniement je dois vous le dire. Donc, c’est une question qui n’a pas son objet ici », a-t-il indiqué.

Enseignant d’économie à l’université publique de Brazzaville, Léon Mayeko considère cet accord comme un «  ouf  » de soulagement. Pour lui, le Congo sort la tête de l’eau. Mais, il recommande la prudence et la rigueur dans la gestion. « Il nous faut de la rigueur dans le sens de la bonne gouvernance. Il faudrait qu’on mette un accent particulier dans la gestion des deniers publics », a-t-il exhorté.

5 580 milliards de francs CFA de dette

Économiste, statisticien et ancien ministre passé à l’opposition, Clément Miérassa se dit plutôt triste. Il ne comprend pas comment un pays qui a bénéficié de l’effacement de 80 % de sa dette en 2010 traîne actuellement une dette de 5 580 milliards de francs CFA, soit 117 % de son PIB.

« Je suis triste d’avoir appris que le Congo était un mauvais élève : il avait caché sa dette », a lâché M. Miérassa, avant de souligner : « les acteurs politiques congolais doivent prendre conscience de ce que, par notre mauvaise gouvernance, les Congolais souffrent. Il faut que cette souffrance s’arrête et qu’on mette le Congo sur de bons rails. »

Avec ses quatre millions d’habitants, le Congo a une économie essentiellement dépendante du pétrole. Sa diversification est inscrite comme une priorité par le gouvernement.

Accord Congo/FMI : l’opposition pense que l’accord ne crédibilise pas le Congo crédible

Le Collectif des partis de l’opposition congolaise a organisé une conférence de presse le 20 juillet à Brazzaville, afin de donner sa position sur l’accord conclu entre le Congo et le Fonds monétaire international (FMI).

Christophe Moukouéké, qui a rappelé les sommes allouées au Congo aux termes de cet accord, a estimé qu’il s’agit des montants dérisoires par rapport aux budgets de l’Etat congolais des années 2003 à 2014 oscillant entre 3 et 4 mille milliards FCFA.

D’après le Collectif des partis de l’opposition congolaise, les conditions d’utilisation de ces fonds ne permettent pas au Congo de restructurer sa dette publique devenue insoutenable ainsi que de rétablir la viabilité des finances publiques en rééquilibrant le budget.

De même, le pays ne pourrait pas faire face à certaines charges sociales telles que le paiement régulier des salaires des fonctionnaires, des pensions des retraites et des bourses des étudiants.

«L’accord intervenu le 11 juillet 2019 ressemble à un compromis à minima. Outre la modicité des sommes allouées, il ressort de cet accord aucune conditionnalité précise et contraignante obligeant les autorités congolaises à changer radicalement le logiciel politique. Or, le problème fondamental qui se pose au Congo aujourd’hui est celui de la gouvernance », a déclaré Christophe Moukouéké.

Le président de cette frange de l’opposition, Mathias Dzon, a expliqué que les 224 milliards 300 millions FCFA, comptant pour ce programme triennal, représentent 200% de la quote-part du Congo dans le capital du FMI.

«Cet accord s’apparente à une aide budgétaire. Il pousse le Congo à fournir d’efforts. Ce n’est pas l’accord qui rend le Congo crédible, mais plutôt la gouvernance. C’est un piège, c’est par défi que le FMI a accordé cette facilité élargie de crédit », a-t-il déclaré.

On rappelle que le FMI a annoncé, jeudi 11 juillet dernier, qu’il allait accorder 448,6 millions de dollars sur trois ans au Congo-Brazzaville pour relancer l’économie de ce pays d’Afrique centrale plombée par la chute des prix du pétrole, en souhaitant une meilleure « transparence » de ses comptes publics.

«La décision du conseil d’administration autorise le déblocage immédiat de 44,9 millions de dollars au profit de la République du Congo », indique un communiqué du FMI publié au terme de plus de deux ans de discussions difficiles.

Très classiquement, le programme « d’extension des facilités de crédit » veut aider Brazzaville à « restaurer sa stabilité macro-économique », en préservant « le caractère soutenable de la dette », selon le communiqué du FMI. Il s’agit également, selon l’institution financière de Washington, de « jeter les fondations d’une croissance plus forte et plus inclusive ».

Le programme « cherche également à améliorer la gouvernance, pour parvenir à plus d’efficacité et de transparence dans la gestion des ressources publiques, spécialement dans le secteur pétrolier ».

C’est un ouf de soulagement pour le Congo-Brazzaville, mais ce n’est pas une victoire et l’heure n’est pas également à la fête. Le FMI va devenir plus regardant. Le programme du FMI fera l’objet d’une évaluation tous les six mois, précise l’institution de Bretton Woods.

Selon le premier ministre congolais, Clément Mouamba, qui a animé récemment une conférence de presse à Brazzaville, plusieurs partenaires se sont mobilisés en faveur du Congo dont la Banque Africaine de Développement (BAD) qui va octroyer une aide de 262 milliards CFA, la Banque mondiale environ 171 milliards CFA ainsi que la France plus de 89 milliards, en plus du crédit de 259 milliards que devait verser le FMI. Ces enveloppes de plus de 780 milliards de FCFA sont destinées à soutenir les efforts conduits par son gouvernement pour rétablir les équilibres macroéconomiques, assainir les finances de l’État et surtout de reconstituer le niveau des réserves de change du pays au niveau de la Banque centrale, a précisé le premier ministre dans un langage franc et direct.

Le plus dur reste l’application des réformes de sortie de crise retenues dans l’accord, a admis le conférencier.

Pour cela, une bonne partie du premier décaissement (80%) devrait être allouée au financement des hôpitaux, des écoles, de l’accès à l’eau et l’électricité, y compris des programmes des filets sociaux ‘‘Lisungui’’.

«L’accord ne peut certes pas régler tous les problèmes mais, c’est notre accord, soutenons-le », a lancé le Premier ministre.

Congo : les mesures pour rendre performant l’accord avec le FMI

Le Premier ministre congolais Clément Mouamba a indiqué jeudi au cours d’une conférence de presse que la réussite du programme dépend de la mise en œuvre de quarante mesures d’ici fin mars 2020.

Une semaine après la signature de l’accord sur la Facilité élargie de crédit conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), Clément Mouamba a indiqué que la réussite du programme dépend de la mise en œuvre de quarante mesures d’ici fin mars 2020.

Ces mesures visent à mettre un accent particulier sur les préoccupations prioritaires des populations les plus vulnérables, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’accès à l’eau comme à l’électricité, et de la promotion de la femme.

Outre ces volets prioritaires, ce programme appelle à un effort d’assainissement des finances publiques reposant sur une meilleure mobilisation de la ressource fiscale et une maîtrise des dépenses.

« L’approbation du programme par le Conseil d’administration du FMI permettra à notre pays de retrouver une économie forte et des finances publiques solides. Il préserve la capacité de l’Etat à financer les programmes sociaux au bénéfice des populations et améliore la gouvernance dans toutes les composantes », a précisé Mouamba.

Conscient du fait que l’accord avec le FMI ne vient pas régler tous les problèmes du pays au regard de son délai de décaissement, soit trois ans, Mouamba a rappelé que son pays doit améliorer sa croissance par le biais de la diversification de son économie afin de ne pas toujours dépendre du pétrole.

« Nous sommes sur la bonne voie parce que ce programme est économiquement et politiquement raisonnable », a confié à la presse le Premier ministre. Et d’ajouter que « le rétablissement de nos finances publiques suppose un réaménagement de notre dette publique ».

A travers l’accord conclu avec le FMI, le Congo entend mobiliser, avec l’aide attendue de ses partenaires bilatéraux, 780 milliards de Francs CFA (plus d’1,3 milliard de dollars américains). Ce montant, soit 262 milliards de la Banque d’aide au développement (450 millions $); 259 milliards du FMI (444 millions $); 89 milliards par la France (152 millions $) et 171 milliards par la Banque mondiale (293 millions $), devrait être versé dans les trois prochaines années.

Cette aide soutiendra de manière décisive les efforts du pays pour rétablir les équilibres macroéconomiques, assainir les finances et reconstituer le niveau de ses réserves de change.

Par ailleurs, l’approbation par le FMI de l’accord triennal à l’appui du programme de réformes économiques et financières suscite, chez certains responsables politiques, des réactions controversées.

Dans un communiqué publié ce jeudi, Les Souverainistes, un parti du centre, jugent inadmissible ledit accord, déclarant regretter « profondément que cet accord conduise à la limitation de nos droits en tant qu’Etat et à l’ingérence dans nos politiques macro-économiques ».

Faisant le point de la dette globale du pays atteignant à ce jour 5.580 milliards FCFA (9,5 milliards $), soit 3.865 milliards (6,6 milliards $) pour ce qui concerne la dette extérieure et 1.719 milliards FCFA (près de 3 milliards $) de dette intérieure, le Premier ministre a souligné que le rétablissement de la viabilité de la dette congolaise passerait par une restructuration des créances détenues par les traders.

A l’occasion de la même conférence de presse, M. Mouamba a fait le récapitulatif de ses créances vis-à-vis des partenaires. Ainsi, a-t-il déclaré, la dette du Congo auprès des partenaires bilatéraux (Banque mondiale et Banque africaine de développement) est fixée à 209 milliards FCFA contre 197 milliards auprès du Club de Paris (358 et 338 millions $, respectivement).

Concernant celle non détenues par le Club de Paris, elle se situe à 239 milliards (410 millions $) à laquelle s’ajoute celle auprès de la Chine, soit 1.360 milliards FCFA (2,3 millions $), mais aussi la dette intérieure qui quant à elle est estimée à 976 milliards FCFA (1,6 milliard $).

« Les efforts d’ajustement budgétaires du gouvernement et ceux consentis par nos créanciers et l’aide apportée par nos partenaires au développement vont améliorer nos finances publiques pour permettre une bonne exécution de notre Programme national de développement (PND) 2018-2022 », a-t-il envisagé.

« Cette amélioration permettra à l’Etat de rembourser progressivement, après audit, les arriérés intérieurs accumulés au cours des dernières années », a-t-il ajouté.

La BAD promet 2 milliards de dollars au Congo

Les fonds promis par la  Banque africaine de développement comprennent une opération d’appui budgétaire dans le cas d’un programme soutenu par le Fond monétaire international.

L’approbation par le FMI du plan de sauvetage de la république du Congo -un pays surendetté- signe le retour des bailleurs dont la Banque africaine de développement (BAD) qui annonce un financement pour le pays d’Afrique centrale. L’accord avec le FMI est considéré par des observateurs comme une première, ouvrant une nouvelle voie dans les relations entre l’institution de Bretton Woods et les pays emprunteurs.

Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé jeudi un plan de sauvetage de près de 449 millions de dollars pour le Congo. A la suite de cet accord, la Banque africaine de développement (BAD) devrait débloquer environ 2 milliards de dollars de financement pour le pays, selon les informations en provenance de l’organisme panafricain, basé à Abidjan en Côte d’Ivoire. Les fonds promis par la  BAD comprennent une opération d’appui budgétaire dans le cas d’un programme soutenu par le FMI, selon Ousmane Dore, directeur général du Bureau de développement régional de la BAD en Afrique centrale, qui s’est confié à l’agence Reuters.

«Ce sont des programmes indicatifs qui devraient être mis en œuvre d’ici 2019-2021, une fois que les projets seront fermement préparés et que les conditions de décaissement seront remplies», a-t-il déclaré.

Dans le cas du FMI -qui a ouvert la voie à un financement de la BAD- les négociations pour un plan de sauvetage ont duré deux ans. L’économie congolaise a subi de plein fouet la chute des prix du brut en 2014, poussant le niveau de la dette a 118% du PIB en 2017. Le FMI avait exigé du Congo d’assurer la viabilité de sa dette sur le long terme, condition préalable à un programme de crédit prolongé de trois ans.

Avant de conclure le plan de sauvetage, le Congo a du conclure un accord pour restructurer une partie de sa dette chinoise en avril. La dette congolaise auprès de la Chine s’élevait à 2,5 milliards de dollars en mars 2019. En contrepartie de son soutien au Congo par un programme spécial, le FMI a également exigé du pays une série de réformes visant à améliorer la transparence dans la gestion des ressources publiques, en particulier dans son secteur pétrolier caractérisé par une corruption endémique.

L’aboutissement des négociations entre le FMI et le Congo est observé avec intérêt par beaucoup d’autres pays africains très endettés et qui sollicitent l’appui de l’organisme financier. Le cas congolais est une première pour le FMI, qui apporte son soutien à un pays lourdement endetté auprès de la Chine notamment. Il intervient dans un contexte où plusieurs pays africains confrontés à une dette insoutenable résultant d’emprunts commerciaux, d’un essor des émissions d’euro-obligations et de plusieurs années de prêts chinois sur le Continent devraient également faire appel au FMI pour obtenir de l’aide au cours des prochaines années.

Elton Paul Nzaou : « Nous avons besoin d’une force pour juguler les crises »

Ce colonel congolais pense que les Africains devraient s’inspirer de la manière dont le conflit du Pool a été résolu afin d’endiguer les différends qui les opposent.

Cette vision,  Elton Paul Nzaou l’a révélée dans un ouvrage qui paraît le 29 juin prochain à Brazzaville. Expert en opération de maintien de la paix en Afrique, le Colonel a plusieurs fois été décoré des médailles d’or des Nations Unies, et de l’Union Africaine. Des expériences qu’il a voulu mettre par écrit à travers cet ouvrage publié aux éditions L’Harmattan, en s’appuyant sur la situation de sortie de crise dans le Pool en République du Congo.

« Nous avons besoin d’une force pour juguler les crises. En 1998 il y avait 16 pays en crise, ça veut dire que l’Union Africaine est débordée et aujourd’hui, on est tellement débordé qu’on a commencé à diminuer les effectifs », confie-t-il.

« Vous vous rappelez les accords de 1999, ainsi que ce qui s’est passé dans le Pool, d’abord en 2003 et ensuite en 2017, les gens finissent toujours par s’asseoir et à faire la paix », conclut-il.

Mais ces dernières années, de nombreux conflits ont éclaté sur le continent. L’Union africaine a mis en place un mécanisme de prévention et d’alerte rapide. 70% du budget lié aux résolutions des conflits en Afrique est financé par les partenaires extérieurs et l’Union européenne.

 

Partenariat : des militaires russes au Congo

Ils assureront la maintenance des matériels de guerre de fabrication russe et soviétique.

Des spécialistes militaires russes se rendront en République du Congo conformément à un accord signé à Moscou. Ils y assureront la maintenance des matériels de guerre de fabrication russe et soviétique, a annoncé le porte-parole du Président russe, Dimitri Peskov, devant les journalistes. « Il s’agit de spécialistes envoyés pour réviser les matériels et autres équipements précédemment livrés au Congo », a indiqué M.Peskov à propos du document signé jeudi 23 mai en présence des Présidents Vladimir Poutine et Denis Sassou-Nguesso.

La visite du Président congolais Sassou-Nguesso à Moscou a débouché sur la signature d’un accord sur l’envoi de spécialistes militaires au Congo. Dmitri Peskov, porte-parole du Président russe, a précisé que cet accord portait avant tout sur la maintenance des matériels de fabrication russe.

Des spécialistes militaires russes se rendront en République du Congo conformément à un accord signé à Moscou. Ils y assureront la maintenance des matériels de guerre de fabrication russe et soviétique, a annoncé le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov, devant les journalistes.

« Il s’agit de spécialistes envoyés pour réviser les matériels et autres équipements précédemment livrés au Congo », a indiqué Peskov à propos du document signé jeudi 23 mai en présence des Présidents Vladimir Poutine et Denis Sassou-Nguesso.

L’armée congolaise possède actuellement de nombreux matériels de fabrication russe et soviétique : blindés, lance-roquettes, canons et hélicoptères.

« Ces matériels […] sont fiables et efficaces, leurs caractéristiques techniques sont les meilleures au monde. Les experts russes aideront leurs collègues congolais à les remettre en état », a pour sa part déclaré le vice-ministre russe de la Défense Alexandre Fomine, qui avait signé l’accord au nom de la Russie.

Le vice-ministre a confié que les deux pays discutaient actuellement de la livraison de nouveaux matériels de guerre.

Par ailleurs, la visite officielle du Président Sassou-Nguesso à Moscou a permis la signature d’un accord de coopération dans le nucléaire civil, qui prévoit entre autres l’utilisation des radio-isotopes dans l’industrie, l’agriculture et la médecine, ainsi que la formation de spécialistes du nucléaire congolais. Moscou et Brazzaville entendent en outre étudier la possibilité de construire un centre des technologies nucléaires sur le territoire congolais.

Lors de la cérémonie d’échange des accords russo-congolais, Poutine a précisé que les échanges commerciaux entre les deux pays avaient augmenté de 60%, mais qu’il y avait toujours un « grand potentiel » de croissance dans les secteurs de l’énergie, de l’industrie de transformation et de l’agriculture.

Transport fluvial : un nouvel accord pour améliorer la navigation sur le fleuve Congo

La République du Congo a signé, le 13 juin à Brazzaville, un accord de siège avec le Groupement d’intérêt économique pour le service commun d’entretien des voies navigables (Gie-scevn).

L’objectif est de perfectionner la circulation sur le fleuve Congo et ses affluents l’Oubangui et Sangha. « La navigation sur le fleuve devient pénible, cela est dû à la dégradation de la voie fluviale et au manque d’entretien », a déclaré le secrétaire général du ministère des Affaires étrangère, Cyprien Sylvestre Mamina.

L’initiative d’intérêt économique pour un service commun d’entretien des voies navigables est l’acte par lequel le gouvernement congolais permettra à la Gie-scevn, structure intergouvernementale entre le Congo et la République centrafricaine, d’œuvrer sur son territoire.

Outre le déploiement de  son équipe sur le terrain,  cette structure  bénéficiera des privilèges fiscalo-douaniers lors des importations. « Cet accord  nous aidera dans la réalisation de notre mission, notamment l’exonération de certains droits de douanes et impôts pour tout le matériel importé », a signifié le coordonnateur du Gie-scevn, Alexis Dekoisset.

Le Gie-scevn compte mettre à profit ces acquis pour contribuer à la facilitation de la circulation des personnes et des biens sur les voies d’eau inter-Etats. Cette opportunité lui permettra également de renforcer le caractère d’outil d’intégration de la zone de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, a-t-il ajouté

Structure inter-Etats du Congo et de la Centrafrique, la mission principale du Gie-scevn consiste à entretenir et améliorer les conditions de navigabilité de l’ensemble des voies d’eau navigables d’intérêt commun aux deux pays.

Le Nucléaire au Congo : pour quoi faire ?

L’information que les autorités de Brazzaville essayent de cacher a été révélée par l’agence d’information russe Sputnik dont le siège social se trouve à Moscou.

Outre le fait d’avoir annoncé que « le vice-ministre Russe a confié que le Congo et la Russie discutaient actuellement de la livraison de nouveaux matériels de guerre », ce média Russe a également affirmé que « la visite officielle de M. Sassou-Nguesso à Moscou a permis la signature d’un accord de coopération dans le nucléaire civil » et de continuer « Moscou et Brazzaville entendent étudier la possibilité de construire un centre des technologies nucléaires sur le territoire congolais. »

Pour information, le nucléaire « civil » désigne principalement l’exploitation de l’énergie nucléaire pour la production de l’électricité. Pour ceux qui ne le savent pas, c’est la principale cause de l’embargo des Etats-Unis sur la République Islamique d’Iran.

Le gouvernement est-il capable de nous donner le contenu de cet accord ? Est-ce que le besoin en électricité de notre pays exige l’utilisation de l’énergie nucléaire ? Est-ce que le niveau de sécurité du pays est-il compatible avec la construction d’un tel centre ? Le gouvernement a-t-il fait une étude sur l’impact environnementale que pourrait avoir un tel déploiement ? Dans quelle localité souhaiterait-t-il construire ce centre nucléaire ? Que prévoit le gouvernement pour le traitement des déchets hautement radioactifs ?

Il est temps de dire au pouvoir PCT qu’être aux commandes d’un pays n’autorise pas à faire n’importe quoi. Ce n’est pas non plus parce qu’on vous miroite des contrats et des liquidités qu’il faut signer, les yeux fermés, n’importe quel document qu’on vous met sous les yeux.

Il est triste de voir que c’est au moment où le peuple congolais réclame à boire et à manger que ses soi-disant représentants choisissent de le poignarder dans le dos en achetant du matériel de guerre (pour quel usage) et en se lançant dans le nucléaire.

Il est clair et nous le disons avec fermeté, que dans les conditions actuelles, le peuple congolais s’opposera avec vigueur, à la mise en place d’un tel projet dans notre pays.

Un seul mot TRANSITION, une seule exigence TRAVAIL COLLECTIF.

Ensemble, pour un Congo uni, libre et prospère. Plus jamais sans nous. Que Dieu bénisse le Congo.

Coopération : nouvel accord entre l’Union européenne et la République du Congo

L’Union européenne et la République du Congo se sont entendues cette semaine sur la bonne marche du processus de l’accord sur l’application des réglementations forestières, la bonne gouvernance et les échanges commerciaux. Les deux parties ont signé cette semaine dans la capitale congolaise, Brazzaville un nouvel accord-cadre à cet effet.

L’Union européenne (UE) et le Congo renforcent de nouveau leurs relations de coopération. C’était à travers la signature d’un document sur la bonne marche du processus de l’accord APV sur l’application des réglementations forestières, la bonne gouvernance et les échanges commerciaux (FLEGT) entre la ministre congolaise de l’Economie forestière, Rosalie Matondo, et Raul Mateus Paula, ambassadeur de l’UE au Congo. L’acte est intervenu à la faveur de la session du 10e Comité de cet accord, tenue les 5 et 6 juin dans la capitale Brazzaville, pour faire le point de l’évolution du processus APV-FLEGT au Congo.

« Nous avons constaté que beaucoup de choses ont été faites. Nous ne sommes pas loin du bout du tunnel », a laissé entendre Raul Mateus Paula. Evoquant la suite du processus, le diplomate européen a donc rappelé la nécessité « de poursuivre les efforts pour finaliser les outils de communication, de se concentrer sur la levée de tous les prérequis pour pouvoir aller vers le déploiement effectif, et ce dans les meilleurs délais ».

Un accord avantageux pour le Congo

Commentant la signature du document, Rosalie Matondo s’est pour sa part félicitée de l’accompagnement de l’UE qui serait bénéfique à l’exploitation forestière congolaise : «Vous avez accepté de nous accompagner depuis plusieurs années. Nous nous engageons avec vous afin d’aller vers la documentation des informations de notre secteur, pour la traçabilité, la légalité de la gestion de nos forêts grâce à vous», a-t-elle déclaré.

La ministre a par ailleurs formulé le vœu de voir «le bois congolais intégrer le marché européen». Elle a donc exhorté les experts à «redoubler d’efforts afin de réunir, d’ici à la prochaine session du Comité conjoint, les conditions permissives d’un déploiement effectif du SIVL [système informatique de la vérification de la légalité, NDLR]».

Rappelons que le processus de cet accord avec l’organisation faitière du Vieux continent, entamé en 2013, définit et garantit le cadre d’une exploitation légale du secteur forestier congolais, qui constitue la deuxième ressource naturelle derrière le pétrole.

Sénat : l’accord de rééchelonnement de la dette du Congo au centre des discussions

La chambre haute s’est réjouie, le 14 mai à Brazzaville, de l’accord de rééchelonnement de la dette du Congo envers la Chine, conclu le 29 avril dernier, à Pékin.

La troisième session extraordinaire du sénat s’est ouverte à Brazzaville. Les travaux sont consacrés à l’adoption du projet de loi de l’accord conclu entre le Congo et la Chine. Le président du Sénat, Pierre Ngolo, a déclaré à l’ouverture de la session, que le rééchelonnement représente une étape décisive vers le rétablissement de la viabilité de la dette du pays et augure des perspectives intéressantes quant à la suite des négociations avec les partenaires financiers, notamment le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.

« Nous devons souligner, comme l’ont déjà fait les organismes internationaux, le renforcement spectaculaire de la position budgétaire de notre pays, avec un solde budgétaire global, passé d’un déficit de 7,4% du produit intérieur brut en 2017 à un excédent de 6,8% en 2018 », a-t-il ajouté.

Ces résultats très encourageants, a-t-il renchéri, sont à mettre d’abord au crédit de la volonté et de la détermination du chef de l’Etat qui a toujours cru en l’avenir du Congo et qui entreprend tout pour que le pays recouvre son rayonnement. Ils sont aussi le fruit de gros efforts consentis par les travailleurs et l’ensemble du peuple congolais dont l’esprit de sacrifice est incontestable, a admis le président du Sénat.

Le projet de loi en cours d’examen a été affecté à la commission Economie et finances. Pierre Ngolo a profité de l’occasion pour rappeler à l’institution le deuil qui la frappe avec la disparition, le 27 avril dernier, du sénateur Séba Sébastien, élu de la Cuvette ouest, qui était, par ailleurs, président de la Fédération du Parti congolais du travail.

 » Nous garderons de lui le souvenir d’un cadre discret, doux, qui avait toujours le sens de la mesure dans son geste tout comme dans son propos, un parlementaire soucieux de sa tâche et prompt à la réplique percutante », a-t-il signifié.

Restructuration de la dette du Congo : la société civile dénonce « l’opacité » de l’accord

Le gouvernement congolais a récemment annoncé avoir signé un accord portant sur la restructuration de sa colossale dette (3,15 milliards de dollars) envers la Chine, principale créancière de ce pays d’Afrique centrale étranglé par une grave crise économique. Pour les autorités, cette crise est en grande partie occasionnée par la chute des cours des matières premières dont le pétrole (plus de 80 % du budget national).

La société civile s’est dite satisfaite du rééchelonnement de la dette du Congo-Brazzaville envers la Chine. Ceci devra ouvrir la voie à un programme d’aide du Fonds monétaire international (FMI). Mais des organisations de la société civile congolaises veulent tout de même connaître le contenu de l’accord y afférent.

L’accord de rééchelonnement de la dette chinoise constitue vraisemblablement une étape décisive pour que le pays accède à un programme d’aide du Fonds monétaire international (FMI). « Le dossier du Congo est solide et va permettre au FMI de progresser rapidement vers un programme », a déclaré la semaine dernière, Alex Segura-Ubiergo, chef de la mission du FMI, au sortir d’une réunion entre une délégation de l’institution et le président Denis Sassou Nguesso.

Satisfaction que partage la société civile congolaise. « Publiez ce que vous payez Congo (PWYP-Congo) se félicite de cette évolution dans les négociations entre le FMI et le Congo », peut-on lire dans une « note de position » rendue publique le 9 mai par cette coalition d’ONG impliquées dans le suivi de la gouvernance.

Mais à en croire PWYP-Congo, quelque chose cloche dans cet accord sino-congolais. Dans son texte, la plateforme n’a pas tergiversé pour évoquer le mot « opacité ». Cette opacité qui « caractérise et entoure les relations sino-congolaises », écrit PWYP-Congo. « En effet, l’accord global de coopération du 19 juin 2006 complété par dix accords bilatéraux de mars 2013 n’a jamais été rendu public ; ceci en dépit de nombreux appels de PWYP Congo recommandant sa divulgation et en l’absence d’une validation dudit accord par le Parlement congolais », déplorent ces ONG.

RCA : le Conseil National de la Médiation explique l’accord de paix à la population

Le Conseil National de la Médiation sensibilise les leaders communautaires de Bangui et ses environs sur l’Accord de paix scellé entre le gouvernement et les groupes armés à Khartoum et signé à Bangui le 6 février 2019.

« Chacun doit jouer sa partition dans cet accord de paix car la paix dépend des efforts de tout le monde », a déclaré le médiateur de la République, Jacques Mbosso.

Pour le médiateur de la République, l’accord de paix, bien que ce soit le 8è depuis le début de la crise, présente un caractère contraignant pour une réussite. « Il dispose des mécanismes propres pour son suivi et engage toutes les parties même la communauté internationale », a-t-il souligné devant les leaders communautaires du 8è arrondissement.

FMI : le Dr. Mohamed-Lemine Ould Raghani en visite de travail à Brazzaville

L’administrateur du Congo auprès du Fonds mondial international (FMI), est arrivé dans la capitale congolaise pour faire le point sur le dossier du Congo.

Mohamed Lémine Ould Raghani, a appelé à mettre en conformité un certain nombre de procédures avant la signature d’un Accord de financement avec l’organisation financière.

« Entre le Congo et le FMI, les choses avancent dans le bon sens. Mais, il faudra mettre en conformité un certain nombre de procédures avant la signature d’un Accord de financement », a assuré ce Mauritanien.

Cette visite du Dr. Mohamed-Lemine Ould Raghani, entre dans le cadre d’une mission de concertation avec les autorités congolaises. L’administrateur du Congo auprès du Fonds mondial international a expliqué que ces procédures portent essentiellement sur la forme et non sur le fond.

En effet, dans le fond, plusieurs avancées ont déjà été accomplies par le Congo, notamment sur les réformes structurelles, le budget et la dette avec certains partenaires, a-t-il laissé entendre précisant que dans la forme, il s’agit des procédures, des aspects techniques à peaufiner.

Mohamed Lémine Ould Raghani a profité pour rappeler que « le FMI est une institution qui fonctionne avec des procédures. Ces procédures doivent être traduites pour qu’elles soient conformes avec ses politiques. Ces procédures ne sont pas spécifiques au Congo. Elles s’imposent à tous les pays qui sont sous-programme du FMI ».

Il faut noter que Mohamed Lémine n’a pas précisé de date pour la conclusion d’un Accord Congo/FMI. Mais, il a tout de même affirmé que « le dossier est très bien avancé. S’il y a un point d’achoppement dans la forme, il pourra facilement être surmonté. Dans le fond, il n’y a pas d’obstacle ». Information donnée au sortir d’un entretien avec Calixte Nganongo, Ministre des Finances et du Budget.

Pool : mise sur pieds des plates-formes de dialogue intra-communautaire

L’objectif de cette initiative est de favoriser la réconciliation entre les populations qui se sont divisées pendant les violences entre l’armée et les ex-miliciens Ninjas.

Le haut commissaire à la réinsertion des ex-combattants de la République du Congo, Euloge Landry Kolélas, a lancé mardi 18 décembre à Kinkala, chef-lieu du département congolais du Pool (sud), les plates-formes de dialogue et de concertation intra-communautaires pour réconcilier les populations. Ces populations qui se sont divisées lors des violences entre l’armée et les ex-miliciens de l’ancien chef rebelle, le pasteur Ntoumi.

« Un dialogue de concertation et d’échanges intra-communautaires est entamé dans le département du Pool, dans le but de contribuer à la consolidation de la paix », a déclaré Kolélas lors de la cérémonie de lancement.

« Ces plates-formes ont pour vocation d’œuvrer en faveur de l’instauration ou la restauration d’un environnement de dialogue à travers la promotion des droits humains, de la cohésion sociale et de la paix au sein de la communauté », a-t-il souligné.

Les populations du Pool ont, pendant près de deux ans de 2016 à 2017, subi les violences lors des affrontements entre l’armée et les miliciens Ninjas du pasteur Ntoumi.

Pour rappel, les belligérants ont conclu en décembre 2017 un accord de cessez-le-feu qui a permis le rétablissement de la paix dans ce département et l’opération en cours de désarmement, démobilisation et réinsertion de 7 500 ex-miliciens Ninjas, selon les chiffres officiels.

Congo/FMI : l’accord de restructuration de la dette avec la Chine désormais actée

Le Congo a réussi à conclure un accord avec la Chine sur la restructuration de sa dette envers ce pays. Cette dette représente 35% de la dette extérieure congolaise, suivie par celle contractée auprès des traders (30%).

Avec la conclusion de cet accord, il apparaît que le pays vient de faire un grand pas vers la conclusion d’un programme avec le FMI. Reste maintenant à négocier avec les traders.

Lors de la dernière revue du FMI, au terme d’une semaine de travail avec la partie congolaise, le Chef de délégation du Fonds monétaire international, Alex Segura-Ubiergo, avait déclaré que la situation de la dette congolaise s’améliore. L’économie, de façon globale, commence à reprendre, grâce au secteur pétrolier. D’où, une évolution plus positive que prévue de la dette. Cependant restait la « soutenabilité » de cette dette. « Il faut donc poursuivre les discussions avec les créanciers extérieurs pour trouver des solutions », avait recommandé le Chef de Mission du FMI.

Pont Brazzaville/Kinshasa : signature d’un accord à Johannesburg

Alain Ebobissé, Directeur général d’Africa 50, la plate-forme panafricaine d’investissements en infrastructures capitalisée par la Banque africaine de développement (BAD), a annoncé mercredi lors de la cérémonie d’ouverture du Forum africain sur l’investissement (AIF) qu’un accord sera signé ce jeudi à Johannesburg sur l’ambitieux projet de construction d’un pont entre Brazzaville et Kinshasa, les deux capitales les plus proches du monde.

« Cet accord est l’un des projets concrets qui seront discutés à Johannesburg durant les 3 jours du Forum africain sur l’investissement », a dit le patron d’Africa 50 lors d’une conférence de presse en marge de la cérémonie d’ouverture du forum.

Ebobissé n’a pas dit plus sur cet accord qui sera conclu ce jeudi mais il est connu que le pont Brazzaville–Kinshasa est un projet de construction d’un pont route-rail sur le fleuve Congo, reliant la République du Congo à la République démocratique du Congo (RDC) au niveau de leurs capitales respectives, Brazzaville et Kinshasa.

Près de 4 km séparent les deux villes et un tel pont permettrait de relier Kinshasa au port en eau profonde de Pointe-Noire en une seule ligne ferroviaire.

Le projet d’un tel pont fut conçu en 1991. Des études furent financées mais le projet tombe finalement à l’eau faute de financement et à cause des différents problèmes internes que les deux pays connaissent.

En août 2005, le gouvernement de transition du Congo-Kinshasa est réticent au projet conçu dans le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), au coût évalué à 100 millions de dollars américains, car celui-ci pourrait porter préjudice à l’activité économique des ports de Matadi et de Boma. En effet, le rapport de mars 2010 de la Banque mondiale (Africa Infrastructure Country Diagnostic) estime que ce pont routier et ferroviaire « aiderait à accroître le trafic passant par Pointe-Noire et à améliorer la viabilité globale de cette voie. »

En février 2010, un Comité technique mixte (CTM) et un sous-comité ferroviaire (SCF) sont installés, lors d’un atelier préparatoire combiné à Brazzaville, afin de travailler sur la mise en œuvre du projet du pont route-rail et l’étude d’autres projets comme l’aménagement de la route Ketta–Djoum ou le prolongement du chemin de fer entre Kinshasa et Ilebo6.

En janvier 2017, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) réactive le projet et estime que les travaux de construction du pont entre Kinshasa et Brazzaville pourraient commencer fin 2017 ou début 2018. En effet, le financement par la Banque Africaine de Développement et les deux Congo se précise.

En mai 2018, le projet a été confié à Africa 50 qui regroupe 23 pays du continent et deux banques centrales.

Le président du groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumia Adesina a, de son côté, indiqué durant la même conférence de presse mercredi à Johannesburg que la BAD dispose de 61 projets d’une valeur de 44 milliards de dollars. Ceux-ci passeront au conseil d’administration de la BAD en vue de leur financement. Le projet du pont route rail entre les deux Congo figurerait sur la liste des 61 projets étudiés par la BAD.