Congo : l’opposition réclame au gouvernement des mesures d’austérité

Le collège des présidents de cette frange de l’opposition dite « constitutionnelle », se sont exprimés samedi 07 juillet, lors d’une conférence de presse dans un hôtel de la place.

Des partis de l’opposition congolaise qui ont signé récemment un mémorandum en vue de leur réorganisation, ont exigé samedi 7 juillet du gouvernement de rigoureuses mesures d’austérité et une véritable lutte contre la corruption qui gangrène l’économie congolaise. Une économie par ailleurs affaiblie ces dernières années par la baisse des prix du pétrole.

Le collège des présidents de cette frange de l’opposition dite « constitutionnelle » était samedi face à la presse dans un hôtel de la place. Parmi eux figurait Paul-Marie Mpouelé qui a relevé que les mesures d’austérité annoncées par le gouvernement liées notamment à la réduction du train de vie de l’Etat n’ont pas toujours produit des effets escomptés.

Il en est de même de la lutte contre la corruption, selon lui. « Le Parti congolais du travail (PCT) au pouvoir a décrié des voleurs, mais il n’a jamais présenté de voleurs. Nous suggérons une fois de plus au président de la République de demander à son gouvernement, à ceux qu’il connaît et que l’opinion publique a déjà désignés comme voleurs de rapatrier les fonds. Ça nous éviterait de nous engager dans des mesures difficiles avec le Fonds monétaire international (FMI) », a-t-il décrié.

Pour l’opposant Mpouélé, le Congo et le Gabon vivent une situation économique similaire, mais ce dernier pays a fait, selon lui, plus d’efforts pour sortir de l’ornière. « Le président de la République gabonaise s’est débarrassé de plus de 200 conseillers. Mais, chez nous ce n’est pas le cas », a-t-il souligné.

Les mesures d’austérité sont à la mode dans la sous-région, mais il n’est pas question de faire du copier-coller, a réagi un officiel.

Monie Kongo donne un concert le 11 juillet à l’IFC

La jeune femme milite dans ses chansons pour la promotion de la culture traditionnelle du Congo.

La « chantre de l’unité nationale » livrera un concert, le 11 juillet, à l’Institut français du Congo (IFC) de Brazzaville. Ses chansons sont le fruit de la transformation des chants kilombo, particulièrement du style Ngunza en rythme world et pop musique. Maîtrisant un bon nombre de langues, Monie préfère chanter en Kongo. Ce choix n’est pas le fruit du hasard ; elle le justifie par le fait que le Congo est riche sur le plan culturel mais les citoyens ne savourent pas cette richesse.

« Dans cinq ans, je souhaite être le porte-étendard de la musique congolaise car les gens classent ma musique dans un monde lointain. Le mercredi 11 juillet à la cafèt de l’IFC, je dois prouver que le Kilombo est la source de la musique congolaise. La musique n’a pas de frontières, je souhaite renforcer l’unité nationale à travers mes chansons », a-t-elle indiqué.

Monie fait de la musique depuis longtemps. Selon elle, dans le royaume Kongo, les ancêtres chantaient en kilombo. C’est aussi le cas dans certaines églises. « Je souhaite immortaliser cette richesse culturelle dans la mesure où elle est la racine de notre musique », a ajouté l’artiste.

De son vrai nom Bakaboula, l’artiste est une chanteuse, interprète et compositrice congolaise basée à Casablanca, au Maroc.

Kimuntu est le nom de son groupe composé de cinq artistes. Au départ, Monie a fait du RnB, du reggae et de la rumba avant de s’installer en Afrique du Sud où elle a pratiqué le style zulu. Actuellement, l’initiatrice de la musique Ngunza vit au Maroc et a participé récemment au festival panafricain Africano de Mohammedia, à Casablanca, et à la fête de la musique à l’IFC de Brazzaville.

La Fondation perspectives d’avenir crée un espace de réflexion

C’était vendredi 06 juillet à Brazzaville, avec pour thème : « Capital humain et construction de l’émergence au Congo : état des lieux, défis et perspectives à la lumière des expériences d’ailleurs ».

L’ONG présidée par Denis Christel Sassou N’Guesso a lancé le 6 juillet à Brazzaville, les activités de son « Think Tank HorizonS ».  C’était au cours de la première session placée sur le thème « Capital humain et construction de l’émergence au Congo : état des lieux, défis et perspectives à la lumière des expériences d’ailleurs ».

Le Think Tank ou cercle de réflexion HorizonS de la Fondation perspectives d’avenir (FPA) se veut être une plate-forme et un lieu de rencontres, d’échanges et de production d’idées. Ouvert aux Congolais et étrangers désireux de contribuer à la compréhension des défis de développement social, économique et politique du pays, il permettra, à en croire ses initiateurs, aux chercheurs, étudiants, professionnels, praticiens, décideurs et acteurs de discuter, débattre, surmonter leurs contradictions.

Selon le directeur exécutif de la FPA, Roch Abraham Okoko Esseau, le lancement de cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du cinquième axe du Plan stratégique 2014-2024 de cette ONG, notamment celui lié à la réflexion et le plaidoyer. « Avec ce Think Tank, nous avons désormais entre nos mains un outil durable de réflexion, d’émancipation et de promotion sociale. Sa mise en place va nous permettre de réfléchir à toutes les questions liées à notre quête d’émergence et du développement, à notre modèle social, à notre vision du vivre ensemble dans l’espace national et à notre rapport à la chose publique », a-t-il déclaré.

En effet, cette initiative développée par cette ONG permettra également de réfléchir à la meilleure manière d’affronter les défis de développement auxquels le Congo fait face. Il s’agit notamment du chômage, de la diversification de l’économie, de la croissance lente ou non inclusive ainsi que des questions du genre et le développement d’une société divisée. « Le Congo, plus que jamais, a besoin de favoriser la génération et la confrontation d’idées pour façonner son destin. L’objectif est donc de favoriser le remue-ménage afin que notre pays acquiert pleinement la maîtrise de son parcours vers son émergence et son développement. Les activités du Think Tank que nous lançons aujourd’hui doivent s’inscrire dans une ambition prospective au service du progrès social et de la transformation du Congo », a poursuivi Abraham Okoko Esseau.

« Faire de Brazzaville une destinée prisée pour la réflexion »

D’après lui, la FPA a besoin de toutes les sensibilités pour voir le Congo, dans sa diversité, assurer la cohésion sociale dans le contexte particulier auquel il est confronté. Ainsi, à travers ce projet, cette organisation de la société civile aura pour partenaires privilégiés des universités publiques et privées. Le but étant de construire un riche partenariat avec les acteurs de l’enseignement supérieur pour développer les activités du Think Tank. Rappelant l’expérience d’autres pays, le directeur exécutif de la FPA a annoncé que, outre des conférences périodiques, le Think Tank créera des ateliers et pourrait organiser des rencontres à vocation internationale sur des questions stratégiques de grande importance.

« Nous espérons que dans les années à venir, notre Think Tank pourra faire de Brazzaville aussi une destinée prisée pour la réflexion autour des questions stratégiques importantes. En dehors du thème qui est lancé aujourd’hui, la question de la sortie de la crise économique fera aussi l’objet des réflexions du Think Tank », a-t-il annoncé, précisant que la création de Think Tank HorizonS permet à la fondation de rendre plus visible l’un de ses cinq secteurs d’activités.

Présidant la cérémonie, le ministre de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean Richard Itoua, a salué le choix de la thématique de la FPA qui rejoint celui du gouvernement ayant décidé de faire de la question du capital humain, la priorité du Plan national de développement pour les cinq prochaines années. « Je salue la mise en place du Think Tank. Il est temps que la nation s’approprie ce débat, qu’elle se mobilise, que la société civile s’organise, que les sociétés savantes prennent leur responsabilité pour que les Think Tank émergent et soient les bouillons de culture et de réflexion pour alimenter les décisions des gouvernants. Bravo à la FPA », a-t-il souligné.

Notons que le lancement des activités de Think Tank HorizonS a été, entre autres, marqué par la leçon inaugurale du conseiller spécial du chef de l’Etat en charge des questions d’éducation, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, Louis Bakabadio. Celle-ci a porté sur « Le rôle et l’importance d’un Think Tank dans la construction de l’émergence ».

Miss Orient Foundation Worldwide : le Congo fait son entrée dans la compétition

Le pays de Sassou N’Guesso fait sa première participation en tant que premier pays francophone, à travers l’élection qui a mis aux prises seize candidates à Brazzaville.

Miss Orient Foundation Worldwide, par le biais de Frontier Events international, organise depuis deux années un concours international de beauté réunissant plusieurs pays dans le monde. Pour cette troisième édition, c’est le Nigéria qui accueillera l’événement et le Congo fera partie des pays qui y prendront part.

Organisée au Congo par Nauche Prudelle Mayoulou Kiba (miss et mannequin, directrice de cette élection) et Akim Le Négro, sous le label de « NP Communication», l’élection Miss Orient Congo a déjà désigné les cinq candidates qui iront représenter le pays au Nigeria, en septembre prochain. Cette élection a pour objectif de promouvoir l’éducation et la réorientation de la jeune fille. Selon les organisateurs, elle a la particularité qu’elle se tient sans bikini, plutôt avec une tenue décente.

Pour les initiateurs congolais, le Congo a plusieurs talents qui se perdent à cause du manque d’évènement du genre, c’est la raison de l’organisation de cette première édition du concours national « Miss Orient Congo » 

La directrice de Miss Orient Congo, Nauche Prudelle Mayoulou Kiba, déplore tout de même les conditions difficiles dans lesquelles ce concours a été organisé au Congo et le manque de partenaires.

« Mon équipe et moi avions travaillé dans les conditions les plus difficiles du monde. Sur près de cinquante courriers déposés, à peine deux entreprises ont répondu officiellement et négativement par courrier. Le mot ou expression « rupture » a tout gaspillé. Certes que nous traversons des moments difficiles dans ce pays. Qu’à cela ne tienne, la culture, l’art, l’événementiel sont négligés dans ce pays… Nous avons travaillé avec nos propres frais jusqu’à l’aboutissement de cette élection ce soir. Nous n’avons pas eu de partenaires financiers. Aidez-nous à réaliser nos rêves à travers cet engagement », a-t-elle lancé.

Les candidates ont été soumises à des épreuves telles des présentations, en tenue de soirée, tenue relaxe pour la danse commune. Elles ont aussi été soumises à l’épreuve des questions réponses, portant sur le thème de l’élection et la culture générale. La miss est une ambassadrice de la beauté, alors il fallait être intelligence, avoir du charme et de l’élégance, avoir une taille de 1m70, être belle et bien d’autres pour espérer faire partie des retenues.

A l’issue des épreuves le jury a choisi les cinq lauréates qualifiées pour la phase finale au Nigeria.

Miss Congo Orient : Gloire Arlie Loemba Thystère, 22 ans, habitant à Pointe-Noire et étudiante en management de ressources humaines ;

Première dauphine : Débora Demeure Mbila, 22 ans, habitant Brazzaville et étudiante en première année de biologie à l’université Marien-Ngouabi ;

Deuxième dauphine : Mavy Magdalla Grace, 22 ans, habitante à Brazzaville et étudiante en master 1 de droit privé à l’université Marien-Ngouabi ;

Troisième dauphine : Rosa Linda Mateus, 22 ans, habitant Brazzaville, deuxième année en assurance-finance-banque dans un institut privé.

Deuxième dauphine : Richna Mamieli Lekouo, 19 ans, habitant à Brazzaville et étudiante en première année d’économie à l’université Marien-Ngouabi.

Brazzaville : l’UE a son nouveau siège

Inauguré jeudi 05 juillet par le premier ministre, Clément Mouamba, le nouveau siège de la délégation de l’Union Européenne à Brazzaville a coûté 2,5 milliards de FCFA.

Lancés le 16 mai 2016, le nouveau siège de la délégation de l’Union Européenne (UE) a coûté 2,5 milliards FCFA.  Les travaux de cette structure ont été réalisés sous la supervision technique de l’entreprise COEM et ont mobilisé près de 80 ouvriers. La cérémonie d’inauguration a eu lieu jeudi à Brazzaville, en présence du Premier ministre congolais, Clément Mouamba, et du directeur général de l’UE pour l’Afrique, Koen Vervaecke.

« Cet ouvrage est construit sur une superficie totale de 2,797 m2. Il est doté d’un bâtiment de 1295 m2 qui abrite 28 bureaux, dont deux salles de réunions, une cafétéria, une salle de conférence, une grande et une petite terrasse, un patio et un parking », a indiqué l’ambassadeur représentante de l’Union Européenne au Congo, Mme Saskia De Lang.

Le ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones, Ange Wlifred Bilinga, qui a parlé au nom du gouvernement, a salué les bonnes relations de coopération qui existent entre le Congo et l’UE.

« Je souhaite que l’inauguration du nouveau siège de la délégation de l’Union Européenne au Congo puisse traduire la volonté de l’union d’aller de l’avant dans la restructuration de son partenariat avec notre pays, notamment la négociation des Accords de Partenariat Economique (APE) », a dit le ministre de la Justice.

Festival Javouhey culture : des établissements de Brazzaville s’affrontent

Deux troupes de théâtre, vingt-trois groupes de musique, onze de danse et cinq autres de cuisine venue de différentes écoles de la capitale et du complexe scolaire Anne-Marie-Javouhey participent, du 5 au 6 juillet, à la sixième édition de la manifestation.

La 6ème édition du festival Javouhey culture se tient depuis le 05 juillet dernier. Le thème qui a été choisi pour cette édition et « Jeunesse protégeons notre environnement contre le changement climatique ».  Pour les organisateurs, ce rendez-vous culturel, a pour rôle de permettre les élèves d’être en union.

« À travers les activités culturelles, les enfants ont le goût de continuer avec la culture quand ils seront grands. Nous organisons ces activités dans le sens de donner une belle image à notre école », a dit Théophane Moundaya, directeur artistique du Festival Javouhey culture.

Le festival regroupe les élèves de tous les niveaux, de la 6e jusqu’en terminale. Certains concourent dans les catégories danse et musique pendant que d’autres participent au théâtre et à la cuisine.  Les meilleurs de chaque catégorie recevront des prix, le 7 juillet 2018.

Il faut aussi noter que, les quatre élèves sélectionnés de l’école Anne-Marie-Javouhey, fidèles lecteurs durant neuf mois à la bibliothèque de l’école, seront aussi récompensés. Cette distinction concerne également les écoles qui obéiront aux différents critères retenus, à savoir l’originalité, la tenue de scène, la présence scénique, la maîtrise du texte, la diction, la durée scénique.

« On veut encourager les enfants à la lecture, au théâtre, à la musique, à la danse, à la cuisine et à la mode », a indiqué le directeur artistique.

Théophane Moundaya, directeur artistique de Javouhey culture, a profité de l’occasion pour demander aux dirigeants des différentes écoles et au gouvernement congolais de promouvoir la culture.

« Avec les activités culturelles, les enfants ne peuvent pas s’ennuyer tantôt ils demandent aux parents de les laisser à l’Institut français du Congo pour suivre soit un spectacle ou faire la lecture. Avec ces activités, il n’y a plus de banditisme », a martelé Théophane Moundaya.

Handball : Thierry Vincent est le nouveau sélectionneur des Diables Rouges dames

Le technicien a pour challenge, faire une place à l’équipe au podium de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2018 dénommée ‘’Challenge Edith-Lucie-Bongo-Ondimba’’, du 2 au 12 décembre.

Le nouveau sélectionneur de l’équipe nationale de handball dames est désormais connu. Thierry Vincent avait signé son contrat avec le Congo le 1er juillet en France et a été présenté officiellement le 5 juillet à Brazzaville. Le premier challenge du technicien, c’est frayer une place aux Diables Rouges au podium de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2018 encore appelé « Challenge Edith-Lucie-Bongo-Ondimba », qui se disputera à Brazzaville, du 2 au 12 décembre 2018.

« Je ne suis pas venu au Congo en vacances mais pour travailler afin d’obtenir les meilleurs résultats possibles », a déclaré l’entraîneur Thierry Vincent. En sa qualité d’ancien entraîneur de l’équipe nationale de Côte d’Ivoire, il a rencontré le Congo à deux reprises. À cinq mois du coup d’envoi de la CAN féminine, Thierry Vincent est conscient du poids de la responsabilité qui lui incombe, à cinq mois du coup d’envoi de la CAN féminine.

« Le moment est peut-être venu pour que le Congo reprenne sa place. Du côté congolais (ministère des Sports et Fécohand, Ndlr) j’ai senti la volonté de réussir cette échéance », a-t-il révélé.

Bon à savoir, Thierry Vincent a dirigé le club français de Toulon avec, entre autres trophées, deux titres de champion. Il a participé à plusieurs CAN avec la Côte d’Ivoire notamment ainsi qu’à la Coupe du monde. Sur le banc de touche des Diables rouges dames, il sera assisté de Julien Ormea (préparateur physique) et de Frédéric Balsa, entraîneur des gardiens.

Pointe-Noire : vers la mise en place d’une structure d’analyses chimiques

C’est le projet d’un accord de partenariat signé le 5 juillet, à Brazzaville, entre le directeur général de l’Institut national de recherche en sciences exactes et naturelles, et le représentant la société Green service Sarl.

La ville de Pointe-Noire, se verra bientôt doté d’un laboratoire d’analyses chimiques. Le projet a ressemblé à Brazzaville le 5 juillet dernier, le directeur général de l’Institut national de recherche en sciences exactes et naturelles (Irsen), Clobite Bouka Biona, et le représentant de la société Green service Sarl, Della Corte Marcello. Il était question au cours de la rencontre de signer un accord de partenariat pour la mise en place du futur laboratoire.

L’implémentation de la structure vise, entre autres, de déterminer les polluants d’origine hydrocarburée présents dans les rejets de l’exploitation pétrolière, et c’est la société Green service Sarl qu se chargera des équipements.

« C’est un laboratoire qui va permettre de mieux maîtriser la pollution industrielle au niveau du Congo. Nous souhaitons le mettre en marche d’ici au mois de septembre. Le temps d’emmener les équipements et les dédouaner et les mettre à la disposition de l’Irsen de Pointe-Noire qui prendra en charge ces équipements et démarrer les activités. Je pense que, entre achat, expédition et dédouanement, au mois de septembre, c’est faisable », a indiqué Della Corte Marcello.

La société Green service est installée à Pointe-Noire depuis 2013, et opère avec l’appui de la société IC& Parteners de la République de Saint Marin. Celle-ci apporte son appui à la recherche scientifique dans tous les pays où elle est installée.

« Nous travaillons depuis trois ans au niveau de la raffinerie Coraf. Avec l’appui de l’Irsen, nous traitons toutes les boues huileuses de la raffinerie. Vu les résultats que nous avons obtenus, nous sommes en train de créer un centre à Tchamba-Nzassi pour le traitement des déchets industriels. C’est un investissement de six cents millions FCFA que nous sommes en train de réaliser, nous espérons que ce centre sera opérationnel à partir du 1er janvier 2019 », a conclu Della Corte Marcello.

Pour le directeur général de l’Irsen, ce partenariat portant sur l’équipement d’un laboratoire d’analyses chimiques et biologiques va permettre de booster tout ce qui est problème d’analyses au niveau de la Cité scientifique de Pointe-Noire.

« Je pense que c’est une très bonne chose de voir des entreprises, quelles que soient leurs tailles, se mettre à appuyer le système de la recherche. En effet, dans ce système de la recherche, nous avons besoin de tels laboratoires qui se mettent en place pour nous aider à la formation des étudiants pour compléter leur cursus. C’est une formation à la recherche, nous y participons dans ces conditions-là », s’est réjoui Clobite Bouka Biona.

Un envoyé spécial de l’UE en visite chez Sassou N’Guesso

Koen Vervaeke a échangé jeudi 5 juillet, avec le président congolais sur le processus électoral en RDC et les rapports entre l’Union Européenne et la République du Congo.

C’est dans le cadre de la mise en service du siège de l’Union européenne (UE) dans la capitale congolaise, que Koen Vervaeke, s’est rendu au Congo. L’envoyé spécial de l’UE, a eu un échange avec le président Sassou N’Guesso, jeudi 5 juillet à Brazzaville. Au centre de leur rencontre, tout d’abord, les relations qui unissent le Congo et l’Union Européenne. En fin, les deux hommes ont parlé du processus électoral de la République Démocratique du Congo.

Koen Vervaeke, a expliqué à Sassou N’Guesso, président en exercice de la Conférence internationale sur la Région des Grands lacs (CIRGL), que son institution tient à ce que les autorités de la RDC respectent leurs engagements en ce qui concerne l’organisation des élections le 23 décembre 2018. Cette date avait été arrêtée à la suit des accords de la Saint-Sylvestre signés le 31 décembre 2016, par le gouvernement, les partis politiques et la société civile.

Il faut noter que le choix de l’UE d’envoyer Koen Vervaeke n’a pas été fait au hasard. Cet envoyé spécial de l’UE est le directeur général pour l’Afrique du service européen pour l’action extérieure et envoyé spécial de l’UE pour la CIRGL.

Talangaï : les jeunes exhortés au civisme

La ministre de la Jeunesse et de l’éducation civique, Hermella Destinée Doukaga, a fait l’invite, le 4 juillet, lors d’un échange avec les jeunes du sixième arrondissement de Brazzaville.

Hermella Destinée Doukaga a demandé aux jeunes de prendre en main leur vie. « Vous devez vous préoccuper d’abord de votre avenir au lieu de courir derrière la vie sexuelle. À vous les jeunes de ne pas avoir les grossesses avant l’âge de 18 ans. Soyez les modèles et cherchez à vous faire un nom dans la société », a-t-elle indiqué.

Abordant la question du phénomène « bébés noirs », elle a expliqué que le gouvernement a besoin des élites de demain et non d’une jeunesse en perdition. « L’État se bat pour vous afin que vous soyez les hommes demain. Il crée des infrastructures de formation pour que vous soyez tous dans les bonnes conditions, vous ayez des emplois en apprenant des métiers », avant d’ajouter :« Il n’est jamais trop tard pour abandonner, laissez les mauvais comportements en prenant les drogues qui ont des conséquences très graves », a-t-elle conseillé.

La ministre a, en outre, invité les jeunes à se constituer en groupe pour proposer des projets en cette période de vacances afin de bénéficier de l’appui des autorités administratives et du ministère.

À leur tour, les jeunes ont assuré la ministre qu’ils vont s’impliquer dans la lutte contre le phénomène « bébés noirs ». Pour ce faire, ils ont indiqué : « Les jeunes de Talangaï ont la joie immense de recevoir aujourd’hui la ministre pour échanger sur les questions d’incivisme. Cela prouve que le gouvernement a le souci de la couche juvénile, parce que le vrai problème des jeunes est celui de leur avenir et non le banditisme ».

Cette rencontre citoyenne a été marquée par des communications sur les maladies sexuellement transmissibles et les grossesses précoces, le VIH/sida, la consommation des drogues et leurs conséquences données par les jeunes des associations. Les orateurs ont expliqué aux jeunes les modes de contamination des maladies sexuelles et leurs conséquences.

En ce qui concerne la consommation des drogues, ils ont indiqué que les jeunes les utilisent dans des boissons ou sous forme d’injection sous prétexte d’augmenter les pressions. La consommation des drogues a des conséquences multiples dont le manque de contrôle, la léthargie, l’échec scolaire, les actes de vandalisme, des accidents et bien d’autres, ont-ils expliqué.

L’autre temps fort de cette rencontre a été celui de la présentation de la pièce de théâtre sur « Les comportements déviants », présentée par le groupe Foyer Manthéas.

Notons que le secrétaire général de la mairie de Talangaï, Jean Amboua, a salué l’initiative de la ministre, avant de rappeler que l’administrateur maire de Talangaï avait rassemblé les jeunes de ce quartier pour les ramener à l’ordre au sujet des comportements déviants dans son mot de circonstance.