Sit-in des étudiants congolais à l’ambassade du Congo au Maroc

Ces derniers protestent contre le non-paiement de leurs bourses depuis 33 mois.

Depuis quelques jours, des vidéos circulent sur les réseaux sociaux, où on peut voir plusieurs dizaines d’étudiants congolais devant leur ambassade à Rabat.  Il a fallu l’intervention des forces de l’ordre marocaines pour essayer d’évacuer les manifestants. Ces étudiants réclament les bourses qu’ils n’ont pas reçu depuis 33 mois.

C’est le 22 juillet dernier que ces étudiants congolais ont commencé à camper devant leur ambassade à Rabat pour réclamer les bourses d’études qui leur sont dues et qu’ils n’ont toujours pas reçues depuis 2016.

Ils sont arrivés au Maroc entre 2014 et 2017 après avoir été orientés par la Direction de l’orientation, des bourses et aides scolaires (DOBAS) de la République du Congo.

« Cela dit, comme nos frais de scolarité n’ont toujours pas été payés, l’université refuse actuellement de nous délivrer des conventions de stage, alors que nous devrions tous faire un stage en ce moment. Et sans stage, nous ne pourrons pas valider notre année, donc nous risquons de redoubler », affirme un étudiant.

Les étudiants qui devaient normalement recevoir 730 euros par semestre vivre dans les cités universitaires et se nourrissent au restaurant de l’université. En ce moment, Mais actuellement ces structures sont fermées en raison des vacances scolaires. Ces étudiants se retrouvent donc dans des conditions très précaires.

Congo : Denis Christel Sassou Nguesso accusé d’avoir détourné 30 milliards de francs CFA

L’ONG britannique Global Witness a fait un rapport dans lequel elle accuse le fils du président de la république du Congo d’avoir détourné les fonds publics en 2014.

Trente milliards de franc CFA, c’est la somme déjeté à son propre profydes caisses publiques Denis Christel Sassou Nguesso. C’est ce qui ressort du rapport de l’ONG britannique Global Witness, publié ce mardi 06 août 2019.  «Au total, en 2014, les entreprises détenues par Denis Christel Sassou-Nguesso ont reçu près de 50,5 millions de dollars qui auraient été détournés des comptes du Trésor congolais».

Il faut le dire, l’ONG britannique est spécialisée dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles. «Selon des documents étudiés par Global Witness, le véritable propriétaire du réseau chypriote d’entreprises qui a reçu les 50 millions de dollars du Trésor congolais était Denis Christel Sassou-Nguesso», affirme le rapport.

Selon de le document publié, ces fonds détournés par Denis Christel, auraient servi à mettre en place «une structure d’entreprise complexe et opaque dans plusieurs pays. Six pays européens différents, les Îles Vierges Britanniques et l’État américain du Delaware ont été impliqués dans ce qui s’avère être une manœuvre de blanchiment d’argent»

«Ces faits ont été découverts. Ils cachent ces choses très bien», a réagi Mariana Abreu de Global Witness pour expliquer le temps pris pour la publication de ce rapport presque cinq années après.

Agé de 44 ans, Denis Christel Sassou Nguesso est un député d’Oyo (nord)-fief de son père Denis Sassou Nguesso qui cumule 35 ans à la tête du Congo-il a été jusqu’en 2016 la deuxième personnalité de la puissante Société nationale des pétroles du Congo (SNPC).

Bon à savoir, Global Witness avait déjà ménée une enquête qu’elle a publiée en avril dernier. L’ONG accusait un autre enfant du président Sassou N’Guesso.  Claudia Sassou Nguesso, puisqu’il s’agit d’elle, 46 ans, députée et également responsable du Département de la communication à la présidence du Congo, aurait reçu près de 20 millions de dollars (12 milliards de FCFA) de fonds publics apparemment détournés et utilisés pour l’achat d’un appartement de luxe dans le Trump Hotel & Tower à New York.

Dans cette autre enquête, u homme d’affaires portugais José Veiga «se trouve au cœur de l’apparente stratégie de blanchiment d’argent des Sassou-Nguesso», c’est du moins ce que révèle écrit l’ONG. «Ce célèbre homme d’affaires portugais est connu pour être un homme de main de la famille présidentielle congolaise pour ce qui concerne les entreprises», affirme-t-elle.

L’artiste Fernand Mabala est mort

Ce musicien congolais est décédé dimanche 4 août à Ivry près de Paris des suites d’une longue maladie.

Fernand Mabala est mort à 60 ans, cet artiste qui s’était révélé au public il y a plus de trente ans, s’est éteint.

La nouvelle du décès de cet artiste congolais vient bouleverser ses fans et les membres de sa famille qui entendent rapatrier sa dépouille dans les prochains jours pour des funérailles grandioses au Congo.

L est né en 1959 à Poto-Poto, l’un des quartiers le plus cosmopolite de Brazzaville. Là, Fernand Milandou, est connu sous le nom d’artiste de Mabala. C’est aussi dans e même quartier qu’il a débuté sa carrière. C’est sa célèbre chanson « Yatama » qui le révèle au public en 1985.

Fernand Milandou s’installe en France dès 1989. Deux ans plus tard il revient au pays où il sort « Ainsi va la vie », un tube qui dont plusieurs congolais s’en souviennent toujours.

L’auteur compositeur s’en est allé en laissant des fans éplorés.

Blanchiment d’argent : le Congo évalue son dispositif de contrôle financier

Le ministre des Finances et du budget, Calixe Nganongo, a ouvert le 5 août, à Brazzaville, un séminaire consacré à la pré-évaluation du système national de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

La session de renforcement des capacités réunit des acteurs publics et privés locaux et vise à préparer le Congo à maitriser le contexte et les exigences de l’exercice d’évaluation mutuelle. Il s’agira donc de sensibiliser toutes les parties prenantes nationales à la lutte contre le blanchiment des capitaux, à la nouvelle méthodologie du Groupe d’action financière(Gafi) et aux obligations communautaires.

Cette rencontre vise également à former les participants sur leurs responsabilités en vue d’une bonne coordination nationale de l’évaluation mutuelle. A cela s’ajoutent les modules sur les tâches spécifiques qu’ils doivent réaliser afin de contribuer au remplissage du questionnaire d’évaluation mutuelle et à la collecte des informations pertinentes.

Le gouvernement est engagé à assainir la gouvernance publique pour pouvoir combattre les nouveaux défis de la criminalité financière, a souligné le ministre des Finances et du Budget, Calixte Nganongo. « Cela passe par la gestion responsable de la chose publique en vue de la satisfaction des besoins fondamentaux des citoyens, et dont la lutte contre le blanchiment des capitaux est un maillon incontournable en ce qu’elle contribue à l’assainissement des mœurs et pratiques financières », a déclaré le ministre.

Initiateur de l’activité, le secrétaire permanent du Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale(Gabac), Gervais Mbata, a exhorté le gouvernement à accroître les moyens de lutte anti-blanchiment d’argent. « La lutte contre ce fléau doit être une préoccupation de tous. Elle ne doit pas demeurer un vain mot mais se traduire en comportement pour toutes les couches de nos États », a-t- il plaidé.

À cet effet, la rencontre de quatre jours sera animée par les évaluateurs, ressortissants des pays de la juridiction du Gabac avec les outils du Gafi, ainsi que le soutien de la Banque mondiale.

Rappelons que le Gabac est une institution spécialisée de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale en charge de la promotion des normes communautaires et du suivi de leur mise en œuvre efficace.

Louvakou : des jeunes dénoncent le taux élevé de chômage

Ils ont occupé les artères de la ville et ont érigé également des barricades à l’entrée de la base vie de la société CRBC.

Plusieurs jeunes de Louvakou dans le département de Niari (sud), premiers victimes des difficultés financières que traverse le pays, sont descendus récemment dans la rue pour hurler leur colère aux dirigeants. Par dizaines ou par centaines, ils ont occupé les artères de la ville. Ils ont érigé également des barricades à l’entrée de la base vie de la société CRBC, chargée de la construction de la route nationale N°3 de Dolisie jusqu’à Ngongo à la frontière avec le Gabon, empêchant la sortie et l’entrée des engins.

«Nous voulons des hommes politiques qui se préoccupent de nos vies et non pas de leurs propres intérêts politiques et des seuls intérêts économiques», résume le porte-parole de ces jeunes chômeurs.

Des propos qui se retrouvent dans la bouche de tous les manifestants.

«Nous sommes las du chômage. C’est toujours pareil. Je suis sans travail et je ne vois pas comment je vais en avoir un bientôt. Il faut qu’ils sachent comment nous nous sentons, ce sont toujours les mêmes qui gagnent», confie Jordi Mabiala, un chômeur de 25 ans.

«Je ne sais pas si tout cela servira à quelque chose, mais il faut au moins que les politiciens sachent que nous ne sommes pas idiots», assure Gervais NGoma, 31 ans.

«Que les coupables paient pour la crise», peut-on d’ailleurs lire sur les slogans et pancartes qui envahissent les rues.

«Nos partis politiques sont une illusion, ils promettent et ne font rien », affirme Romain, 28 ans.

Pour désamorcer la bombe, le préfet du département du Niari, le Colonel de Police Baron Frédéric Bouzok a reçu dans son cabinet de travail, les responsables de la société chinoise CRBC, chargée de la construction de la route Dolisie-Ngongo suite aux barricades érigées par des jeunes en colère de la ville de Louvakou en quête d’emploi.

TEF Forum 2019: L’autonomisation des jeunes africains au cœur la 5ème édition

Du 26 au 27 juillet, Abuja, la capitale du Nigeria était l’épicentre entrepreneurial africain. Plus de 5000 participants venus de presque toute l’Afrique ont pris part durant ces deux jours à la cinquième édition du forum d’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu (TEF). Plusieurs panélistes de renom se sont succédé afin de partager avec les entrepreneurs leurs expériences, les encourager et dégager pour eux des pistes, qui les serviront pour la réussite de leurs différents projets.

22% de la population active africaine lance son business; selon des chiffres de la BAD, c’est le plus haut taux au monde. Néanmoins, « entreprendre n’est pas simple » comme l’a judicieusement souligné Dr Awele Elumelu, administratrice de la fondation et épouse de l’entrepreneur et philanthrope Tony Elumelu. Le défi est grand, mais l’énergie qui anime les entrepreneurs l’est tout autant. Comme le disait John Kennedy « quand il est dur d’avancer, ce sont les durs qui avancent ». Et cela, Dr Awele l’a soulevé en enjoignant aux entrepreneurs du plus jeune continent au monde de bâtir des empires, de les faire grandir, car selon elle les possibilités de développement en Afrique sont immenses. « Vous avez l’excellence en vous, le monde vous attend » lança-t-elle. Celui-là qui a créé la fondation, Tony Elumelu s’est lui-même prêté à un très long échange avec les entrepreneurs. « Nous avons besoin de connaître vos histoires, vos succès, vos échecs, les défis auxquels vous faites face. Nous n’allons pas juste vous donner des dollars, mais des expériences qui, assemblées vous permettront de vous réaliser » assure-t-il. Avant d’ajouter « Allez de l’avant, allez de l’avant, entreprenez et développer l’Afrique ».

Preuve que le forum est un rendez-vous très important, plusieurs chefs d’État avaient fait le déplacement pour y participer. Les présidents Macky Sall du Sénégal, Felix Tshisékédi de la RDC ou encore Paul Kagamé du Rwanda ont pris part à un panel consacré aux gouvernants avec le Premier ministre Ruhakana Rugunda de l’Ouganda et le vice-président du Nigéria Yemi Osinbajo. « Il est inhabituel pour des chefs d’État de se retrouver dans un panel du privé. Cela montre que l’Afrique est en mouvement. Mouvement irréversible. L’avenir de l’Afrique, ce sont les ressources humaines, nous devons former les jeunes dans l’entrepreneuriat afin de réduire le problème de l’emploi » s’est exprimé le président Macky Sall.

Afin d’aider les entrepreneurs, le président de la banque africaine de développement Akinwumi Adesina a suggéré avant la panel de clôture la création de banques qui leur seraient destinées, afin que l’Afrique puisse voler. « Il est temps! » s’est-il exclamé.

La santé pour tous

Elle a été l’objet d’un panel qui a rassemblé des directeurs d’organisations de santé, ainsi que des Premières dames dont celle du Mali, Keïta Aminata Maïga. Présidente de l’ONG Agir, la Première dame a reconnu qu’en dépit du fait que des actions sont menées, les objectifs ne sont pas encore atteints. Elle a par la suite résumé les réalisations de son ONG, plaider en faveur du planning familial, car selon elle, « tu as beau avoir des milliards, avec 30 enfants dans le monde d’aujourd’hui, c’est compliqué ».

La FIACAT veut l’abolition de la torture au Congo

La Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (FIACAT), appelle les autorités à abroger la torture au Congo.

Le 01er août dernier à Brazzaville, la représentante auprès des Nations Unies de la Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (FIACAT), Marie Salphati a appelé les autorités à abroger la torture au Congo.

« Nous nous réjouissons que le Congo ait aboli la peine de mort, mais nous l’encourageons à la ratification du deuxième protocole facultatif au pacte international relatif aux droits civils et politiques », a souligné Marie Salphati à l’issue de l’entretien avec le président de la Commission nationale des droits de l’homme Valère Gabriel Eteka-Yemet.

La représentante de la FIACAT a relevé que la nécessité pour le Congo d’appliquer les recommandations relatives à l’examen périodique universel au dépôt de l’instrument du protocole facultatif contre la torture visant à créer au niveau national un mécanisme de prévention de la torture, qui aurait accès à tous les lieux privatifs de liberté ».

Le représentant  national de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), Christian Loubassou a pour sa part fait savoir que  « nous avons saisi l’opportunité de la visite de la représentante de la Fédération internationale de l’action des chrétiens pour l’abolition de la torture, en vue d’affermir la collaboration entre cet organe et la Commission nationale des droits de l’homme, également de voir dans quelle mesure cette institution devrait accompagner la mise en œuvre des recommandations prises lors de l’examen périodique universel en novembre 2018 ».

Christian Loubassou a parlé d’un autre aspect de cette rencontre, lié à la mise sur pied d’un mécanisme national de prévention consécutif à la ratification par le gouvernement congolais du protocole facultatif à la convention contre la torture.

Pool : les ex-ninjas impliqués dans un projet de réhabilitation des infrastructures

Le projet qui a été lancé vendredi 02 août dernier, est un co-financement  des Nations unies et du gouvernement congolais.

Son casque blanc vissé sur la tête, une combinaison bleue bien enfilée et des bottes aux pieds, Cedric Moukouéné dégage avec une pelle des mottes de terre sur la piste reliant la bourgade de Nzinzi à la gare ferroviaire de Loulombo. Pour cet ex-combattant ninja, chaque chose en son temps, l’heure est désormais au travail.

« Il y a un temps pour chaque chose sous le soleil : un temps de guerre, un temps de paix et un temps de travail, confie-t-il. Donc, nous pouvons dire que nous sommes en période de paix et cette paix nécessite l’assistance. »

Il est l’un des ex-combattants impliqués dans un projet de réhabilitation des infrastructures dans le département du Pool. Ce projet devra mobiliser entre 2 et 3 millions de dollars et est destiné aux pistes rurales, à des écoles et autres centres de santé.

Pour Maleye Diop, représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Congo, ce projet pourra changer le mode de vie de ces ex-combants. « L’idée est de créer un espace pour que ces jeunes puissent trouver des activités porteuses d’espoir, qui les occupent avec des revenus à la clé », affirme Maleye Diop.

Congo : Valery Aleksandrovitch Mikhaylov fait ses adieux à Isidore Mvouba

L’ambassadeur de Russie au Congo a été reçu par le président de l’Assemblée nationale le 31 juillet 2019.

Après cinq années d’exercice au Congo, Aleksandrovitch Mikhaylov  fait ses adieux aux autorités congolaises. L’ambassadeur de la Fédération de la Russie au Congo a été reçu par Isidore Mvouba. Au cours de la rencontre, Valery Aleksandrovitch Mikhaylov a affirmé que le Congo et son pays ont jusqu’ici entretenu de bons rapports diplomatiques dont il faut finaliser des projets du partenariat.

Au sortir de cet échange, le diplomate russe a indiqué qu’il était nécessaire de procéder à la mise en œuvre de tous les accords signés entre le Congo et la Russie, quoiqu’il soit arrivé en fin de son mandat au Congo.

« Après le Forum interparlementaire Russie-Afrique en Juillet dernier, le tour reviendra aux chefs de l’Etat de siéger en novembre à Moscou toujours dans le même cadre de la coopération Russie Afrique », a dit Valery Aleksandrovitch Mikhaylov.

Accord Congo-FMI : les créanciers nationaux espèrent être remboursés

L’État congolais doit à ses fournisseurs et aux opérateurs économiques nationaux plus de 1 719 milliards de francs CFA.

Plus de 1 719 milliards de francs CFA, c’est la somme que doit l’Etat congolais à ses fournisseurs et aux opérateurs économiques nationaux. Une dette qui nécessite néanmoins un audit. Après l’accord conclu début juillet entre le Fonds monétaire international (FMI) et l’État congolais, les créanciers de ce dernier espèrent être rapidement remboursés. Cet accord est notamment marqué par une facilité de crédit de plus de 448,6 millions de dollars, soit plus de 250 milliards de francs CFA sur trois ans. Ainsi, les étudiants nourrissent l’espoir du paiement de leurs nombreux arriérés de bourses.

Sur l’avenue des Trois francs du quartier Bacongo à Brazzaville, le groupe électrogène qui alimente pendant les délestages les locaux de l’entreprise de Bâtiment et travaux publics du septuagénaire Jean-Paul Matsima est dans un piteux état. Il est à l’image de cette entreprise qui a perdu un bon nombre de salariés et attend de l’Etat le paiement d’une créance de 32 milliards de francs CFA. « Après l’accord avec le FMI l’Etat doit nous payer pour que nous puissions à notre tour payer les impôts et relancer l’économie nationale », avance l’entrepreneur Matsima.

Son argument est soutenu par Djibril Bopaka, président de l’Union nationale des opérateurs économiques du Congo (UNOC). « Le paiement de notre dette est une priorité parce que ça fait partie des politiques de relance économique de notre pays et qu’il s’agit de la production. Il faut payer la dette pour reconstruire l’économie », défend M. Bopaka

Loin d’être boulimique, Djibril Bopaka suggère à l’Etat de penser également à d’autres couches sociales. « Nous avons les retraités, c’est-à-dire les vieux qui ont servi ce pays, mais qui aujourd’hui vivent les mêmes difficultés » [que les opérateurs économiques, NDLR] affirme-t-il.

A Brazzaville, tout comme à l’étranger, les étudiants broient du noir. Ils accusent plusieurs  mois d’arriérés de bourses et espèrent que l’accord qui vient d’être signé avec le Fonds monétaire international (FMI) signifie la fin de leur calvaire. « Vu que le FMI a donné de l’argent, on se dit que nous aurons également quelque chose. En 2017, nous avons perçu seulement un trimestre sur quatre, trois autres demeurent impayés. En 2018, aucun mois de bourse n’a été payé. Depuis le début de l’année 2019, il n’y a aucune campagne pour le paiement de la bourse. On ignore si elle aura lieu », se désole un étudiant.

Dès la signature de l’accord, le FMI a débloqué 49 millions de dollars. C’est ce que le Premier Ministre, Clément Mouamba, appelle la mise en bouche. Pour lui, le pays va retrouver l’équilibre macroéconomique et financièrement, personne ne sera oublié. « Quand l’équilibre est fait cela signifie qu’il y aura la régularité et tout le monde sera payé, y compris nos boursiers qui ne le sont pas aujourd’hui totalement. S’il y a l’équilibre, cela veut dire qu’on peut désormais payer tous nos arriérés intérieurs et extérieurs. Surtout les arriérés intérieurs : nous connaissons le côté délabré de nos hommes d’affaires qui ont pratiquement fait faillite parce qu’ils ne travaillent qu’avec l’Etat. » explique Clement Mouamba.

Depuis la conclusion de l’accord, de nombreuses voix s’élèvent. En effet, le parti au pouvoir exhorte le gouvernement à ne pas décevoir les espoirs suscités et l’opposition réclame la traque des responsables des crimes économiques.