Protection de l’enfance : un nouveau plan d’action conjoint signé à Brazzaville

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, UNICEF, et la Commission nationale des droits de l’Homme ont signé mercredi 13 mai à Brazzaville, un plan d’action conjoint consacré à la protection et à la promotion des droits de l’enfant pour la période 2026-2031.

 

À travers cet accord, les deux institutions entendent renforcer leurs interventions en faveur des enfants congolais autour de valeurs communes fondées sur la dignité humaine, la justice sociale et la défense des droits fondamentaux. Ce cadre stratégique servira de feuille de route aux actions qui seront menées durant les cinq prochaines années.

Prenant la parole à cette occasion, le président de la CNDH, Casimir Ndomba, a reconnu les progrès accomplis par la République du Congo sur le plan législatif, notamment avec la promulgation de la loi portant protection de l’enfant. Toutefois, il a souligné que de nombreux défis persistent encore sur le terrain.

Selon lui, plusieurs facteurs structurels continuent de freiner l’application effective des droits de l’enfant, parmi lesquels les violences sexuelles, les abus et diverses formes de vulnérabilité touchant les mineurs. Face à cette situation, il a plaidé pour une réponse concertée, ambitieuse et durable afin d’assurer une meilleure protection des enfants.

De son côté, la représentante résidente de l’UNICEF au Congo, Mariavittoria Ballotta, a rappelé que les enfants constituent près de 47 % de la population congolaise. Pour elle, investir dans leur protection et leur épanouissement représente un enjeu majeur pour l’avenir et le développement du pays.

Réaffirmant l’engagement de l’UNICEF aux côtés des autorités congolaises, elle a indiqué que cette collaboration avec la CNDH permettra d’intensifier les actions en faveur des droits de l’enfant, notamment dans les domaines de la protection, de l’éducation et de la sensibilisation des communautés.

La FIACAT veut l’abolition de la torture au Congo

La Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (FIACAT), appelle les autorités à abroger la torture au Congo.

Le 01er août dernier à Brazzaville, la représentante auprès des Nations Unies de la Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (FIACAT), Marie Salphati a appelé les autorités à abroger la torture au Congo.

« Nous nous réjouissons que le Congo ait aboli la peine de mort, mais nous l’encourageons à la ratification du deuxième protocole facultatif au pacte international relatif aux droits civils et politiques », a souligné Marie Salphati à l’issue de l’entretien avec le président de la Commission nationale des droits de l’homme Valère Gabriel Eteka-Yemet.

La représentante de la FIACAT a relevé que la nécessité pour le Congo d’appliquer les recommandations relatives à l’examen périodique universel au dépôt de l’instrument du protocole facultatif contre la torture visant à créer au niveau national un mécanisme de prévention de la torture, qui aurait accès à tous les lieux privatifs de liberté ».

Le représentant  national de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), Christian Loubassou a pour sa part fait savoir que  « nous avons saisi l’opportunité de la visite de la représentante de la Fédération internationale de l’action des chrétiens pour l’abolition de la torture, en vue d’affermir la collaboration entre cet organe et la Commission nationale des droits de l’homme, également de voir dans quelle mesure cette institution devrait accompagner la mise en œuvre des recommandations prises lors de l’examen périodique universel en novembre 2018 ».

Christian Loubassou a parlé d’un autre aspect de cette rencontre, lié à la mise sur pied d’un mécanisme national de prévention consécutif à la ratification par le gouvernement congolais du protocole facultatif à la convention contre la torture.

Droits de l’homme, un point de la coopération Congo-Belgique

Le sujet a été au centre des échanges entre le chargé d’affaires de l’ambassade de Belgique au Congo, Frédéric Meunier et le président de la Commission nationale des droits de l’homme, Gabriel Valère Eteka-Yemet.

Frédéric Meunier et Gabriel Valère Eteka-Yemet ont eu un entretien qui avait pour sujet principale les droits de l’homme. Au sortir de cet échange, le chargé d’affaires de l’ambassade de Belgique au Congo a indiqué que « Les droits de l’homme au Congo comme dans d’autres pays, notamment le mien : la Belgique, constituent un chantier permanent pour lequel nous devons travailler main dans la main dans le but d’améliorer ce qui doit l’être ».

Pour le diplomate belge, les deux pays travailleront sur les aspects pour lesquels des efforts méritent d’être multipliés. Il a souligné que la Commission nationale des droits de l’homme, est un organe important pour aider le Congo à progresser dans ce domaine.

Frédéric Meunier a aussi évoqué d’autres aspects de coopération sur lesquels les deux pays vont s’attabler pour un réchauffement diplomatique puisqu’il n’y a pas longtemps que la Belgique a rouvert les portes de son ambassade à Brazzaville.

« Au niveau de la sous-région et au-delà, la diplomatie congolaise porte des fruits. Il y a des domaines qu’il faut exploiter et pour lesquels il faut s’associer au Congo pour qu’en devenant de meilleurs partenaires, nous puissions apprendre les uns des autres », a fait savoir le chargé d’affaires de l’ambassade de Belgique