Le ministre de la Culture instaure les cahiers de présence dans les services

«Pour votre gouverne, l’échelle des sanctions prévues par la loi 01/82 du 7 janvier 1982 va de l’avertissement à la révocation sans droit à la pension, a -t-il lancé à l’endroit de ses administrés.

Un employeur doit veiller aux heures de travail effectuées par son salarié. Pour exhorter les fonctionnaires du Ministère congolais de la Culture et des Arts à plus de rigueur, de responsabilité dans l’accomplissement de leurs tâches, le patron de ce département Dieudonné Moyongo a pris l’engagement d’instaurer, le plus rapidement possible, des cahiers de présence dans les différents service du Ministère dont il a la charge et des comptes à rendre au premier ministre et au président de la République.

«Pour votre gouverne, l’échelle des sanctions prévues par la loi 01/82 du 7 janvier 1982 va de l’avertissement à la révocation sans droit à la pension. En conséquence, j’ordonne aux directeurs généraux, au commissaire général du Festival panafricain de musique, aux directeurs centraux, aux chefs de service et aux chefs de bureau d’instituer, à compter de ce jour, des cahiers de présence », a déclaré Dieudonné Moyongo au cours d’une adresse à l’endroit des agents de son Ministère, le 7 février, au Cercle culturel Sony-Labou-Tansi.

«Cadres et agents du Ministère de la Culture et des Arts, mettons-nous résolument au travail et n’oublions surtout pas que nous sommes des gestionnaires d’un secteur de la vie qui se situe au départ et à l’arrivée de notre destin commun », a-t-il ajouté.

Ces anciens collègues ministres qui ont instauré cette politique dans le passé, avec le slogan à la mode à l’époque, « 8 heures de travail et non 8 heures au travail », ont tous échoué. Mais ceux qui pensent à un énième slogan, comme le Congo a su en produire au long des ans, et qui ont brillé par des anti-valeurs de tout temps décriés, sont désormais placés devant le fait accompli. Les écritures ne disent-elles pas, « il y a un temps pour tout ».

On rappelle qu’au Congo, l’absentéisme au travail a marqué une «légère hausse».

Si la santé ou des motifs personnels sont «naturellement» citées comme premières causes d’absence, les fonctionnaires congolais sont aussi démotivés par leurs conditions de travail. Les locaux sont souvent rudimentaires, voire insalubres, les moyens bureautiques font cruellement défaut, la formation professionnelle est, pour ainsi dire, inexistante.

Les multiples plans de modernisation et d’informatisation ne vont pas plus loin que les sphères ministérielles.

La plupart des cadres moyens et subalternes se contentent de venir faire acte de présence le matin. L’après-midi, ils vaquent à leurs multiples occupations informelles, politique, commerce, artisanat, cultures maraîchères…

La corruption règne, les systèmes d’avancement restent opaques. Bref, les services publics vont à vau-l’eau.

Désormais, les congolais ne s’en cachent pas. Ils pointent les pouvoirs publics dans la dépréciation de leurs conditions de vie. Les salaires ne sont pas en adéquation avec le coût des besoins vitaux.

Et si cette situation expliquait entre autres, la corruption tant décriée, qui pour beaucoup devient une alternative pour arrondir les angles ?

Dolisie : Pas d’électricité et d’eau au grand marché, les commerçants connaissent des difficultés

Le dossier est sur la table du maire de la ville depuis longtemps selon certaines sources. Quant aux commerçants, ils sont toujours dans l’expectative.

Le bâtiment abritant le grand marché de Dolisie compte parmi les édifices qui font le charme de la capitale départementale du Niari (sud). Mais l’ambiance tranche avec la luxuriance de ce joyau architectural depuis la coupure d’électricité et d’eau. Les charcutiers ont du mal à reprendre les couteaux pour découper des tranches de jambon, les commerçants ont du mal à arriver pour déballer les étals.

Cette situation qui date depuis plusieurs mois et qui complique beaucoup la tâche des commerçants de la troisième ville du Congo pousse plusieurs vendeurs de ne plus pouvoir s’installer au grand marché, en raison de cette pénurie d’eau et du manque d’électricité.

Force est de constater que le grand marché est moins bien garni qu’auparavant. Les détenteurs des chambres froides, les propriétaires des boucheries ont tous des visages courroucés car les pertes à ce niveau sont énormes.

Le dossier est sur la table du maire de la ville depuis longtemps.

Les commerçants sont toujours dans l’expectative.

Les réfugiés rwandais invités à obtenir le passeport de leur pays

L’ambassadeur du Rwanda au Congo, Jean Baptiste Habyarimana, a appelé, mercredi, à Brazzaville, ses compatriotes réfugiés dans le pays depuis près de 20 ans à obtenir un passeport rwandais, a annoncé jeudi la radio publique.

« Nous demandons aux Rwandais résidant aux Congo de passer impérativement à l’ambassade du Rwanda dans ce pays s’approprier d’un passeport rwandais », a lancé le diplomate rwandais, à l’issue d’un entretien avec le président du Sénat, Pierre Ngolo.

L’ambassadeur rwandais a demandé que chaque réfugié, même intégré localement au Congo, devrait se présenter avec sa carte de réfugié à l’ambassade, pour se faire établir un passeport rwandais pour être conforme à la loi.

« Il y a des formalités minimales à remplir avant d’acquérir un passeport, car ces passeports sont signés à Kigali qui nous les fait parvenir dans un délai de deux à trois mois », a précisé Habyarimana.

Par ailleurs, l’ambassadeur rwandais a saisi cette occasion pour remercier le Congo qui, pendant 20 ans, a ouvert « ses bras aux réfugiés rwandais pour leur servir de pays d’accueil alors que le Rwanda traversait une guerre fratricide entre Hutus et Tutsis ».

A propos de la situation statutaire des réfugiés rwandais encore présents sur le territoire congolais, après la date butoir du 31 décembre 2017, l’ambassadeur a indiqué que la procédure était en marche pour le rapatriement des uns et l’intégration locale des autres tant sur le plan social, économique voire administratif.

Les antivaleurs : le ministre de la Culture et des arts interpelle le personnel sous tutelle

Au cours d’une adresse à l’endroit des agents de son ministère, le 7 février, au Cercle culturel Sony-Labou-Tansi, Dieudonné Moyongo a procédé à une pédagogie préventive avant d’annoncer des sanctions curatives.

L’adresse du ministre de la Culture et des arts au personnel sous tutelle du département de Brazzaville intervient après celle des départements du Kouilou et de Pointe-Noire. Dieudonné Moyongo a commencé par rappeler que depuis le deuxième semestre de l’année 2014, le Congo connaît une crise économique sévère due à la chute drastique des prix du baril de pétrole qui demeure malheureusement la principale source de revenus du pays. « Je voudrais profiter des retrouvailles de ce jour pour vous rappeler qu’il existe des valeurs qui peuvent nous permettre de sortir de cette situation désobligeante. Parmi les valeurs qui façonnent, élèvent et magnifient l’homme, figure en bonne place le travail, une valeur évoquée dans la devise de notre pays : Unité-Travail-Progrès. », a dit le ministre.

Le président de la République, a-t-il poursuivi, conscient du fait que toutes les œuvres humaines sont soumises à la loi de l’évolution, a toujours saisi toute occasion pour exhorter, inviter ses concitoyens à plus de rigueur, de responsabilité dans l’accomplissement des tâches confiées à chacun d’eux. C’est ainsi que parlant de la rupture en 2016, a expliqué Dieudonné Moyongo, il invitait l’ensemble des Congolais à dénoncer et à combattre avec détermination les antivaleurs qui constituent un véritable frein à la marche du Congo vers le développement. Citant le message sur l’état de la nation, le ministre de la Cuture a indiqué à l’endroit de son personnel que  les antivaleurs dont parlait le président de la République, le 30 décembre 2017, sont la fraude, la concussion, le trafic d’influence, la paresse, la corruption, le laxisme, le repli identitaire, l’irresponsabilité, l’inconscience, l’instinct grégaire, la gabegie, le non-respect de la chose publique, l’incivisme, le manque de patriotisme, … Ces antivaleurs qui conduisent inexorablement vers le chaos constituent une menace pour la paix et la cohésion nationale qui ont toujours été le crédo du président de la République.

Dieudonné Moyongo a poursuivi en disant que pour faire marquer au Congo un pas de plus vers le progrès, il sied de suivre les orientations du chef de l’Etat. « Je dois vous dire que des principes ont été édictés à travers les lois et règlements pour codifier la vie du fonctionnaire congolais. Cependant, rien n’équivaut à la conscience du travailleur qui doit se sentir comme le maillon d’une chaîne, qui libérera le pays des pesanteurs du sous-développement et ses conséquences néfastes », a-t-il déclaré.

Instauration des cahiers de présence au poste

Le ministre de la Culture et des arts, qui à travers cette adresse a choisi de faire de la pédagogie préventive avant de passer aux sanctions curatives, le cas échéant, a rappelé une fois encore aux agents de l’Etat qu’en 2017, tous les salaires des fonctionnaires traités et mandatés au service de la solde ont été régulièrement payés. Dès lors, rien ne saurait expliquer l’absentéisme qui gangrène dangereusement l’administration publique.

A ce sujet, il est revenu sur la loi du 7 janvier 1982, relative aux règles disciplinaires applicables aux agents de l’Etat, qui demeure toujours en vigueur, de même que le décret du 29 décembre 1984 fixant les horaires de travail dans les administrations publiques.

« Pour votre gouverne, l’échelle des sanctions prévues par la loi 01/82 du 7 janvier 1982 va de l’avertissement à la révocation sans droit à la pension. En conséquence, j’ordonne aux directeurs généraux, au commissaire général du Festival panafricain de musique, aux directeurs centraux, aux chefs de service et aux chefs de bureau d’instituer, à compter de ce jour, des cahiers de présence. Alors, cadres et agents du ministère de la Culture et des arts, mettons-nous résolument au travail et n’oublions surtout pas que nous sommes des gestionnaires d’un secteur de la vie qui se situe au départ et à l’arrivée de notre destin commun », a-t-il conclu.  

Pointe-Noire : Un agent de Total perd 18 millions de FCFA dans un incendie qui a consumé sa maison

Selon des témoins, Monsieur Tchitembo, affectueusement appelé « Le Boss » par les petits du quartier, était inconsolable après le sinistre.

Un agent de Total, Honoré Tchitembo, 52 ans, de nationalité congolaise, a perdu une somme de 18 millions de FCFA, le fruit de ses économies, dans un incendie d’une rare violence qui a pulvérisé toute sa maison au quartier Loandjili.

Selon des témoins, Monsieur Tchitembo, affectueusement appelé « Le Boss » par les petits du quartier, était inconsolable après le sinistre. En plus de sa maison, le sinistré, père d’une nombreuse famille, a perdu une somme de 18 millions de FCFA qu’il gardait jalousement et secrètement à la maison comme Harpagon le personnage principal du livre « L’avare » de Molière.

Selon les premiers éléments de l’enquête, un compteur défectueux serait à l’origine de cet incendie dans la capitale économique où beaucoup de maisons sont construites de façon sommaire avec du bois.

On rappelle que Brazzaville, Pointe-Noire et Dolisie, les trois principales villes du Congo, sont souvent victimes des incendies spectaculaires.

L’habitat précaire, les mauvaises installations électriques, les marmites oubliées au feu par des étourdis, les bougies allumées à proximité des matelas pour faire face aux délestages, sont les principales causes de ces sinistres à répétition.

Dissolution de la SNDE : les syndicats dénoncent le manque de communication

Dans une déclaration rendue publique, le 8 février à Brazzaville, le collectif des partenaires sociaux de l’entreprise a demandé au gouvernement de communiquer davantage sur la nécessité de la continuité de services jusqu’à la dissolution effective de la société.

Le collectif des syndicats de la Société nationale de distibution d’eau (SNDE) rend seul responsable le gouvernement  des préjudices qui en découleront en cas de manque de communication. Car, estime-t-il, depuis l’annonce de la décision portant dissolution de la SNDE, les effets négatifs induits se sont installés. Il s’agit notamment de la réticence des usagers à honorer les factures de consommation d’eau ; le refus des consommateurs de recevoir les visites des agents ; l’installation du climat de méfiance entre les partenaires (banques, fournisseurs, Agence française de développement) et la société. L’autre manque à gagner pour l’entreprise concerne la démotivation généralisée des travailleurs.

Sans s’opposer à la démarche enclenchée en attendant l’adoption du projet de loi par le parlement, les syndicalistes rappellent que les pouvoirs publics n’ont jamais échangé régulièrement avec eux, comme le prétend le compte rendu du Conseil des ministres. « Les partenaires sociaux prennent date avec le chef de l’Etat qu’il n’y aura pas de plan social du fait de la dissolution de la SNDE. Nous manifestons également notre entière disponibilité dans la suite du processus de réformes », ont-ils conclu, dans une déclaration lue par le secrétaire général de la section Confédération syndicale congolaise de la SNDE, Aimé Christian Ouazet.

Rappelons que le gouvernement a approuvé, le 2 février, en Conseil des ministres, en raison de leurs contre-performances, la dissolution de la Société nationale d’électricité et de la SNDE. « Ces deux sociétés se caractérisaient par une situation technique de quasi-faillite, n’eussent été les subventions versées par l’Etat. Leurs contre-performances en matière de distribution et de commercialisation ont eu pour conséquence de détériorer leurs relations avec leurs clients et usagers respectifs, au point de les rendre exécrables », expliquait le ministre de tutelle, Serge Blaise Zoniaba.

Concernant la SNDE, la société en création sera chargée de gérer le patrimoine hydraulique de l’Etat en zone urbaine et semi-urbaine, par le biais de contrats de délégation de service public conclus entre l’Etat et les exploitants.

Salon : le cabinet Pro’Invest représente le Congo à Eurobois

La structure a présenté, du 6 au 9 février, dans la ville de Lyon, en France, des opportunités d’affaires et d’investissement dans la filière bois au Congo, à l’occasion du salon de référence du secteur et véritable lieu d’échange pour l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux.

Le Salon du bois, des techniques de transformation et d’agencement que la ville de Lyon abrite dans le Parc d’exposition Euroexpo peut compter sur le stand Congo, repéré par les visiteurs désireux de nouer de nouveaux débouchés. Si le marché congolais du bois a attiré l’attention des professionnels de divers horizons, de réelles approches d’affaires se sont nouées sur ce stand, offrant ainsi à l’ensemble de la filière bois française et européenne d’incontestables potentiels et de nouvelles opportunités de développement.

Pour Donald Fylla Saint-Eudes, patron du cabinet Pro’Invest, initiateur et superviseur du stand Congo, « la moisson est bonne ». « Les professionnels européens du bois, bien que quelque peu surpris par la présence du stand sur le salon, se sont très vite rapprochés et ont complètement adhéré à la démarche qui a consisté à présenter le bois congolais dans sa diversité. Nous leur avons montré le secteur, les produits issus de la transformation, et autres opportunités », souligne-t-il.

Avec un peu plus d’un millier de passages physiques et de visiteurs sur le stand, en trois jours de participation, Donald Fylla Saint-Eudes affirme, par ailleurs, que plus d’une centaine de demandes d’informations clairement formulées ont été enregistrées. « Une douzaine de contacts qualifiés et de potentiels investisseurs d’ores et déjà intéressés, prêts et même déjà d’accord pour l’organisation d’une mission de prospection économique sur place au Congo-Brazzaville », se réjouit -il.

Les objectifs de participation atteints, la société Pro’Invest, dont la délégation du bureau de Brazzaville regagne la capitale bientôt, affine d’ores et déjà ces retombées au profit du secteur bois en bonne position parmi les produits d’exportation. Pro’Invest estime que des contacts fructueux devront se poursuivre avec l’administration du domaine forestier qui couvre au Congo 22 millions d’hectares, soit 65% du territoire national et 12% de forêts d’Afrique centrale.

Plus de vingt mille professionnels ont pris part à cette édition Eurobois 2018, avec comme leitmotiv : l’information, la formation et l’innovation. Experts de l’exploitation forestière, ceux de la transformation du bois, menuisiers, ébénistes, industriels du meuble, agenceurs, etc., s’y sont croisés au travers de conférences, expositions et business.

 

Zones économiques spéciales: l’ambassadeur des Etats-Unis s’imprègne du projet

Le ministre de tutelle, Gilbert Mokoki, a conféré le 8 février, à Brazzaville, avec Todd P. Haskell sur les privilèges accordés aux entreprises désireuses d’investir dans le domaine.  

« Nous avons parlé des Zones économiques spéciales (ZES) et de la façon dont des investisseurs américains peuvent y investir. Nous avons aussi échangé sur l’Agoa, un programme américain qui donne des préférences aux sociétés africaines d’exporter aux Etats-Unis », a indiqué Todd P. Haskell.

 « Nous entendons travailler sur les possibilités devant permettre d’augmenter les relations commerciales entre les deux pays. La chose la plus importante, c’est que les investisseurs américains sachent la manière dont fonctionnent les ZES », a-t-il ajouté.

Le Congo a prévu de créer quatre ZES en vue de diversifier son économie. Ainsi, les villes de Pointe-Noire, Brazzaville, Oyo-Ollombo et Ouesso ont été retenues pour accueillir ces zones.

« L’avantage des zones économiques, c’est que ce sont des lieux où s’appliquent les régimes spéciaux avec beaucoup d’avantages fiscalo-douaniers et des facilités en matière d’installation. C’est ce qui pourrait attirer les investisseurs américains, parce que les zones économiques ont pour vocation d’attirer les investissements directs étrangers », a expliqué, pour sa part, Gilbert Mokoki.

La ZES de Pointe-Noire est la première qui verra le jour dans le pays avec l’appui technique et financier de la Chine. Selon Gilbert Mokoki, les entreprises intéressées à s’installer dans la ZES peuvent appartenir à n’importe quel pays.

« Nous avons, par exemple, une entreprise congolaise qui s’est prononcée pour la production de l’électricité à base du gaz dans la ZES de Pointe-Noire. Cette zone n’est pas réservée seulement aux Chinois », a-t-il précisé.

 

A Makabana, un jeune de 18 ans meurt par noyade

Bertrand Coffrant Miyanda a perdu la vie alors qu’il est allé se baigner avec ses deux amis. Une enquête est ouverte par la police de Makabana pour comprendre les circonstances de son décès.

A cause de la canicule qui prévaut actuellement à Makabana (sud), la victime Bertrand Coffrant Miyanda, 18 ans, habitant au quartier CQ8O, s’est rendu jeudi après-midi au fleuve Niari avec ses deux amis pour prendre un bain frais.

Une fois au fleuve, les trois amis se baignaient quand le jeune Miyanda a subitement disparu sous l’eau. Ses deux amis ont tenté de trouver du secours en regagnant la berge mais quand les secours sont arrivés, il était déjà trop tard.

Le corps, sans vie, du jeune homme a été retrouvé vers 18 heures.

Aucune cellule psychologique n’a été mise en place pour la famille et notamment les deux cousins visiblement très choqués.

Une enquête est ouverte par la police de Makabana qui privilégie à ce stade, la thèse du malaise.

A noter qu’en un mois, c’est le deuxième drame survenu dans la commune urbaine de Makabana. Le dernier cas en date remonte au 7 janvier dernier lorsqu’une personne de 3ème âge, Niaty Mboungou, a trouvé la mort dans le lit du même fleuve.

La découverte de ce corps sans vie et en état de putréfaction très avancé a semé l’émoi dans la ville.

La police locale a fait le constat. Le corps sans vie a été aussitôt inhumé.

Jusqu’à nos jours, aucun renseignement n’a été fourni sur les raisons de cette noyade. La famille attend toujours.

A Dolisie, les abonnés de la SNE et SNDE refusent de payer leurs factures

Plusieurs agents de recouvrement de la SNE et SNDE ne savent plus à quel saint se vouer pour renflouer les caisses de leurs sociétés « toujours déficitaires », selon le gouvernement. Malgré l’intervention des policiers dans certains quartiers de la ville, aucun client ne veut ouvrir le chéquier.

Suite à la décision du gouvernement congolais de dissoudre la Société nationale d’électricité (SNE) et la Société nationale de distribution d’eau (SNDE), plusieurs abonnés de ces deux sociétés refusent catégoriquement de payer leurs factures à Dolisie, la capitale départementale du Niari (sud).

Plusieurs agents de recouvrement de la SNE et SNDE ne savent plus à quel saint se vouer pour renflouer les caisses de leurs sociétés « toujours déficitaires », selon le gouvernement.

Malgré l’intervention des policiers dans certains quartiers de la ville, aucun client ne veut ouvrir le chéquier.

On rappelle que la SNE et la SNDE se caractérisaient par une situation technique de quasi-faillite, n’eussent été les subventions versées par l’Etat. Leurs contre-performances en matière de distribution et de commercialisation ont eu pour conséquences de détériorer leurs relations avec leurs clients et usagers respectifs, au point de les rendre exécrables.

Une réforme des deux secteurs sera réalisée sous la conduite d’un comité interministériel.

En outre, les compagnies seront remplacées par trois nouvelles entités. Il s’agira de la Société de patrimoine pour le secteur de l’électricité, la Société de transport de l’électricité et la société de patrimoine du secteur de l’eau.

Ces compagnies revêtiront la forme de sociétés anonymes dans le but d’atteindre une plus grande efficacité et de faciliter la mobilisation des investissements privés sur les marchés de capitaux.

CFCO : Le train Mbinda a déraillé faisant un mort et plusieurs blessés graves

L’accident s’est produit s’est produit entre la gare de Moubotsi et celle de Mont-Belo dans le Niari (sud). Les blessés ont été évacués à Pointe-Noire pour des soins, selon une source policière.

Un accident de train CFCO communément appelé train Mbinda s’est produit entre la gare de Moubotsi et celle de Mont-Belo dans le Niari (sud) faisant au moins un mort (Harcel Mampassi, 20 ans) et plusieurs blessés graves.

Le train, qui transportait plusieurs passagers aux environs de 8 heures, roulait trop vite et a déraillé en faisant des dégâts considérables.

Les blessés ont été évacués à Pointe-Noire pour des soins, selon une source policière.

On rappelle que les accidents de train ne sont pas rares au Congo-Brazzaville, où le manque d’investissement dans le réseau ferroviaire est souvent dénoncé sur les lignes Brazzaville-pointe-Noire (510km) construite entre 1921 et 1934 et Dolisie-Mbinda (285km) construite entre 1959 et 1962.

L’ambassadeur de Chine fait ses adieux au président Sassou Nguesso

Xia Huang a saisi cette occasion pour remercier les plus hautes autorités pour ces années de travail et de coopération. Il a également profité de ce tête-à-tête avec le président de la République pour dresser le bilan de ses activités durant son mandat. »Je quitterai ce pays avec un sentiment d’attachement » a t-il lancé.

Le Président congolais, Denis Sassou Nguesso a reçu jeudi en audience, l’ambassadeur de la République de Chine au Congo-Brazzaville, Xia Huang, venu faire ses adieux au chef de l’Etat.

Au cours de leur entretien, Denis Sassou Nguesso et le diplomate chinois ont échangé essentiellement sur les points de coopération bilatérale entre Pékin et Brazzaville.

Xia Huang a saisi cette occasion pour remercier les plus hautes autorités pour ces années de travail et de coopération. Il a également profité de ce tête-à-tête avec le président de la République pour dresser le bilan de ses activités durant son mandat.

Durant son séjour en terre congolaise, le diplomate chinois a eu à travailler sur plusieurs projets de coopération bilatérale, notamment celui de construction de la zone économique spéciale de Pointe-Noire.

Il a soutenu aussi garder un bon souvenir du Congo-Brazzaville.

«Je quitterai ce pays avec un sentiment d’attachement. C’est un grand pays ami de la Chine. Je pense qu’avec le temps, il y aura toujours entre les deux pays de la confiance politique qui est appelée à s’approfondir davantage. Les relations entre les deux pays vont être toujours portées sur un palier plus élevé pour assurer une coopération toujours plus dynamique, concrète, productive, dans l’intérêt des deux peuples », a déclaré Xia Huang.

Le Mouloudia est au Congo-Brazzaville

Les Vert et Rouge se sont déplacés mercredi au Congo-Brazzaville où ils se préparent pour le match de la Ligue des champions africaine face à Otoho d’Oyo.

Les supporters mouloudéens attendent ce rendez-vous avec impatience pour voir leur équipe de cœur renouer avec la compétition africaine. Sortis en quart de finale de la coupe de la CAF, lors de sa dernière édition face au Club Africain, les Vert et Rouge veulent réussir une bonne entrée en matière et compte réussir leur premier match de la Ligue des champions africaine. La délégation mouloudéenne était hier matin à l’aéroport national Houari-Boumedienne, ou un vol spécial leur a été réservé afin d’éviter les désagréments des vols réguliers. En effet, la direction mouloudéenne a comme d’habitude voulu tout mettre en place afin que le déplacement se déroule dans les meilleures conditions et d’éviter trop de fatigue aux joueurs et au staff technique. Le vol aura duré un peu plus de six heures et les joueurs en ont profité afin de se reposer. Ils ont ensuite directement rejoint leur hôtel.

Une délégation de 35 membres

La délégation mouloudéenne présente à l’aéroport national hier matin, qui a fait le déplacement au Congo-Brazzaville, était composée de 35 personnes. Les joueurs étaient au nombre de 20 sans oublier le staff technique, le staff médical et les accompagnateurs. Tout a été programmé à l’avance par les dirigeants mouloudéens et les joueurs n’ont eu qu’à déposer leurs bagages et rejoindre l’avion qui leur a été réservé pour ce voyage. En tout cas, l’ambiance était bonne et les joueurs étaient motivés afin de débuter la compétition africaine, surtout les nouvelles recrues de cet hiver.

Kaci-Said en chef de délégation

Le directeur sportif mouloudéen Kaci-Said Kamel a fait le déplacement avec l’équipe et est le chef de la délégation. Ce dernier a préféré accompagner l’équipe afin de suivre le travail du groupe et surtout prendre part à cette rencontre importante. En tout cas, le déplacement de l’équipe s’est déroulé dans de bonnes conditions, tout a été fait afin de pouvoir fournir les meilleures conditions aux joueurs pour leur permettre de rester concentrés uniquement sur leur match.

 

Casoni : « II n’y a pas de favoris »

Le premier responsable de la barre technique mouloudéenne s’est exprimé sur les chances de son équipe de revenir avec un bon résultat du Congo.

Après un autre mauvais résultat en championnat, les Vert et Rouge n’ont qu’une idée en tête, revenir avec un bon résultat de leur déplacement au Congo-Brazzaville. Ces derniers veulent offrir une victoire à leurs supporters qui n’attendent que ça. Même si le haut du tableau s’éloigne en Ligue 1 Mobilis, le Mouloudia Club d’Alger jouera sur trois fronts cette saison, et la Ligue des champions africaine fait partie de ses objectifs. Alors que tout le monde annonce les Vert et Rouge comme favoris pour cette rencontre, surtout que le retour se jouera à Alger, Bernard Casoni ne pense pas la même chose : « Quand on ne connaît pas l’adversaire, il n’y a pas de favoris. En Champion’s League, il faut respecter l’adversaire et ensuite il faut mettre tous les moyens afin d’essayer de se qualifier. En tout cas, ce sera à nous de faire le maximum afin d’y arriver.»

« On va découvrir le Congo »

Le premier responsable de la barre technique mouloudéenne a ensuite déclaré : « On ne sait pas vraiment à quoi s’attendre ; on sait que ce sera un match compliqué, mais pour le moment, on ne peut rien dire, on va découvrir le Congo. » Il a ensuite ajouté : « De toute façon, on n’a pas le choix, on va découvrir le pays, les conditions du match. Il y a une différence de température sans oublier le terrain. Je pense qu’on est bons, on est sur la continuité. Même s’il y a eu un petit coup d’arrêt à Médéa, on est dans une bonne dynamique.»

« Je vais avoir plus de renseignements sur notre adversaire »

Concernant l’adversaire, Bernard Casoni nous dira : « Je vais avoir des renseignements sur notre adversaire. On n’a pas eu beaucoup d’images de cette équipe du Congo. On sait qu’ils ont cinq ou six internationaux et si c’est le cas, c’est qu’ils ont de la qualité. Ils ont repris leur championnat il n’y a pas longtemps, donc ils ont fini leur préparation. Je pense qu’ils sont à cent pour cent ; ce sera alors à nous d’être en très bonne forme aussi.»

« Quand je fais tourner mon équipe, je sais ce que je fais »

L’équipe mouloudéenne déplore des absents de taille pour cette rencontre : « Quand je dis que je suis obligé de faire tourner mon équipe afin de préserver tout le monde pour les autres compétitions, je sais de quoi je parle. Quand on prépare les joueurs à tourner et à être opérationnels à cent pour cent, c’est pour ne pas avoir d’excès de match pour chacun, éviter les blessures et d’avoir tout le monde prêt. A nous d’être fort dans nos têtes, car c’est mental au départ. On joue tous les trois ou quatre jours et la récupération est importante, mais c’est le mental qui fera la différence», a conclu Casoni.

Kaci-Said : «On a une idée sur notre adversaire»

Le directeur sportif mouloudéen, Kamel Kaci-Said, sait que la mission de l’équipe au Congo s’annonce difficile.

Ayant fait le déplacement avec le groupe en tant que chef de délégation, Kamel Kaci-Said s’est exprimé sur l’adversaire du Mouloudia Club d’Alger lors de cette première sortie africaine : « En ce qui concerne notre adversaire, on a une idée sur lui. On est conscient que c’est une bonne équipe qui a de bons éléments. Notre adversaire a des joueurs très rapides auxquels il faudra faire attention. En tout cas, on a notre idée sur l’équipe congolaise. » Il faut savoir que les Mouloudéens ont visionné des vidéos d’Otoho d’Oyo et ont étudié son jeu. Bernard Casoni veut réussir un bon match et surtout revenir avec un bon résultat afin d’avoir toutes les chances de son côté avant le prochain match. En plus, les Vert et Rouge, veulent se racheter des derniers mauvais résultats et comptent sur une victoire au Congo afin de donner de la joie aux supporters.

« On peut jouer sur trois fronts »

Cette saison, comme la saison passée, le Mouloudia Club d’Alger a un programme chargé et se retrouve à jouer sur trois fronts. Les Vert et Rouge sont impliqués dans la Coupe d’Algérie, le championnat et la Ligue des champions africaine. Pour Kamel Kaci-Said, les joueurs sont capables de gérer ça : « On a une bonne expérience dans les compétitions africaines, surtout après l’année passée où l’on a pris part à la coupe de la CAF. Je pense que l’on peut jouer sur les trois fronts. » En tout cas, le groupe est motivé et tout le monde attend un bon résultat de la part des Vert et Rouge.

Ould Ali encourage l’équipe

Le ministre de la Jeunesse et des Sports a fait le déplacement hier matin à l’aéroport Houari-Boumediene, où il a rencontré la délégation mouloudéenne. M. El Hadi Ould Ali a voulu encourager l’équipe avant de s’envoler pour le Congo-Brazzaville, comme à chaque déplacement. Les joueurs, le staff technique et les dirigeants ont beaucoup apprécié ce geste et veulent revenir avec une victoire.

Boudebouda n’a pas fait le déplacement

Alors que son cas n’était pas encore très clair à quelques jours du déplacement pour le Congo-Brazzaville, l’arrière-gauche mouloudéen est finalement resté à Alger. Brahim Boudebouda n’est pas encore prêt et a toujours besoin de repos. Le staff médical a jugé qu’il n’était pas apte à prendre part à cette rencontre et devra rater ce rendez-vous.

Amada dans le groupe

L’autre changement dans le groupe mouloudéen concerne Amada. Ce dernier a finalement fait le déplacement avec son équipe. Il faut savoir que le milieu de terrain des Vert et Rouge n’était pas sûr de participer au match, c’est au dernier moment qu’il a été décidé de le compter parmi la délégation mouloudéenne. Ce dernier est absent depuis les deux derniers matchs et a dû faire le déplacement avec le groupe afin de pallier le forfait de Brahim Boudebouda.

Dieng et Bouhenna, les grands absents

Le milieu de terrain mouloudéen et le défenseur central de l’équipe seront les grands absents lors de cette rencontre. Ces derniers n’ont pas fait le déplacement avec le groupe. Rachid Bouhenna, absent depuis un moment déjà, continue à soigner sa blessure afin de revenir rapidement à la compétition. Son absence se fait fortement ressentir au sein du groupe. Quant à l’absence de Dieng, qui n’est pas encore qualifié, elle sera aussi de taille pour l’équipe mouloudéenne.

Les questions d’œcuménisme et de paix au centre de l’entretien entre l’ACERAC et Denis Sassou-Nguesso

Conduite par l’archevêque de Bangui, cette délégation est venue présenter au Chef de l’Etat congolais, le nouveau président du comité permanent de l’ACERAC.

Le Président congolais, M. Denis Sassou-N’Guesso, s’est entretenu le 2 février dernier à Brazzaville avec une délégation de l’Association de la Conférence Episcopale de la Région de l’Afrique Centrale (ACERAC) sur les questions d’œcuménisme et de paix dans la sous-région.

Conduite par l’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, cette délégation est venue présenter au Chef de l’Etat congolais, le nouveau président du comité permanent de l’ACERAC, l’évêque de Malabo (Guinée Equatoriale). Ce prélat a été récemment consacré à Yaoundé au Cameroun, lors d’une réunion placée sous le thème «Dialogue interreligieux et œcuménisme».

S’exprimant à cette occasion, le cardinal Dieudonné Nzapalainga a noté que la religion est une solution de paix entre les peuples. «Nous devons ouvrir les portes du dialogue à l’intérieur de nos communautés chrétiennes avec d’autres religions pour nous connaitre, nous estimer, nous respecter, et surtout cheminer ensemble vers la cohésion, l’acceptation des uns et des autres», a-t-il souhaité.

Par ailleurs, l’ACERAC a tenu à remercier le Chef de l’Etat congolais pour son acte de générosité posé à l’endroit de l’église catholique, pour la construction de son siège de Brazzaville, ainsi que pour la construction du musée-galerie érigé dans l’enceinte de la basilique Sainte Anne de Brazzaville, à Poto-Poto, dans le 3ème arrondissement de la capitale congolaise.

La délégation de l’ACERAC était accompagnée, entre autres, de l’évêque d’Owando, Mgr Victor Abagna-Mossa. Le cardinal Dieudonné Nzapalainga avait célébré une messe d’action de grâce à la basilique Sainte Anne de Poto Poto, le 15 octobre 2017, en présence du Président de la République et d’autres autorités congolaises, rappelle-t-on.

Arrêté par la police, un voleur se confesse : «J’ai volé pour payer la dot de ma fiancée »

Le présumé voleur sera donc déféré au parquet en attendant son jugement.

Les faits se passent à Madingou dans le département de la Bouenza (sud). Justin Mabiala, 46 ans, a été arrêté mercredi après-midi par la police de la ville au moment où il tentait de dérober 35.000 FCFA à une vendeuse. Implorant le pardon, l’homme confie qu’il a agi à cause de la pression de la part de sa fiancée et sa famille pour payer la dot était trop pour lui.

«Je n’ai jamais volé dans ma vie, c’est la première fois. Il y a la crise dans le pays. Difficile pour moi de trouver un emploi dans la ville. Ma fiancée s’est enfuie de ma maison depuis deux mois et je l’ai suppliée de revenir, mais elle m’a dit qu’elle reviendrait à condition que je vienne payer d’abord sa dot, ce qui m’a poussé à voler », a confié M. Mabiala aux forces de l’ordre pour justifier de but en blanc la raison de son larcin.

Le présumé voleur sera donc déféré au parquet en attendant son jugement.

Des avocats français à l’assaut des dossiers Mokoko et Okombi-Salissa

Il s’agit d’Eric Dupont-Moretti qui suit le dossier de très près au bord de la Seine et qui doit défendre l’Etat congolais et Gérard Devillers.

Le procès de Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi-Salissa, opposants du régime de Brazzaville, arrêtés après la présidentielle de mars 2016, pour « atteinte à la sûreté de l’Etat et détention d’armes de guerre », mobilise une dizaine de pénalistes, dont plusieurs robes parisiennes.

Il s’agit d’Eric Dupont-Moretti qui suit le dossier de très près au bord de la Seine et qui doit défendre l’Etat congolais et Gérard Devillers. Ils seront assistés de leurs confrères congolais, Armand Okoko et Emmanuel Oko, ex bâtonnier de l’ordre de Brazzaville.

Pour sa part, le général à la retraite, Jean-Marie Michel Mokoko a recouru à Jessica Finelle qui a défendu Karim Wade, le fils de l’ex président sénégalais, en 2013 aux côtés de Pierre-Olivier sans oublier les trois robes noires congolaises, Yvon-Eric Ibounaga, Ludovic Désiré Essou et Christian Locko qui ont défendu le colonel Marcel Ntsourou décédé en février dernier après un « malaise » dans sa cellule.

Deux pénalistes parisiens, Manuel Abitbol et Staphanie Le Meignen ont été contacté par la famille Okombi-Salissa. Yvon-Eric Ibounaga, Ludovic Désiré Essou et Christian Locko défendent également l’ex baron du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir) sans oublier l’avocat sénégalais, Boukounta Diallo.

Maintes fois reporté, le procès de Jean Marie Michel Mokoko, candidat malheureux à la présidentielle du 20 mars 2016, devrait se tenir au premier trimestre de cette année.

Cette annonce a été faite par le président congolais, Denis Sassou Nguesso le 30 décembre dernier devant le parlement réuni en congrès à Brazzaville.

«J’émets le vœu en tant que garant des institutions, que s’ouvre courant premier trimestre de l’année 2018, le procès des citoyens actuellement en garde à vue prolongée accusés d’avoir troublé l’ordre public ou porté atteinte à la sureté de l’Etat lors des scrutins référendaire et présidentiel de 2016 », a déclaré le président Denis Sassou Nguesso.

Une volonté manifeste de libérer tous les prisonniers politiques de toutes les prisons congolaises.

Crise dans le Pool: « Le fusil ne nous apportera rien », estime Mgr Anatole Milandou

L’archevêque métropolitain de Brazzaville, président de Caritas du diocèse de la capitale qui a assisté, le 7 février, à la cérémonie de remise de dons aux déplacés du Pool, à la paroisse Saint-Benoît de Nganga-Lingolo, a interpellé les femmes de ce département en proie souvent aux conflits armés.

Remerciant l’ambassadeur des Etats-Unis au Congo, Todd P. Haskell, pour les multiples gestes de son pays à l’égard des déplacés du Pool, Mgr Anatole Milandou n’a pas mâché ses mots lorsqu’il s’est adressé aux parents des enfants. « Ce que nous devons enseigner aux élèves, c’est le cahier, c’est le stylo, c’est aller à l’école. Le fusil ne nous apportera rien. Nos parents du Pool l’avaient vite compris, ils ont envoyé les enfants à l’école et on sait comment les cadres du Pool étaient très célèbres. Mais aujourd’hui, on repart vers le fusil, je crois que cela ne nous emmène pas à grand-chose. Ce que j’ai dit un jour et les gens m’en ont voulu d’avoir dit cela », a réitéré l’archevêque métropolitain de Brazzaville, originaire du département du Pool.

Quelque peu remonté du comportement des jeunes du département du Pool, Anatole Milandou a rappelé que lorsqu’il avait été nouvellement muté au siège de Brazzaville, il avait réhabilité le dispensaire de Goma Tsé-Tsé avec l’appui de Catholic Relief Services. « Vous savez, après ce qui s’était passé, c’est encore parti. À Linzolo, j’ai appris que le dispensaire a été martyrisé. Ils ont pillé l’hôpital de Linzolo et tout dernièrement, c’est la sœur qui est venue encore pour dire Monseigneur, il faut signer des papiers pour demander de l’aide de secours pour sa réhabilitation. Ah bon ! C’est difficile », a déploré l’homme de Dieu.

L’autre structure que Mgr Anatole Milandou a regrettée, c’est l’école de Makana qui dispose également d’un internat de quarante lits pour les jeunes filles. En effet, selon lui, cette école qui devrait ouvrir ses portes, depuis bientôt une année, est restée fermée à cause du banditisme de grand chemin. « Devant tout cela, il y a une certaine note d’amertume qui fait qu’il ne faut peut-être pas trop parler. Quand cela va finir, quand cela cessera ? Voilà ma grande question. C’est bien, aide-toi et le ciel t’aidera, il ne faut pas faire perdre du courage aux mamans, il faut prendre espoir », a-t-il conseillé.

Le général Dabira transféré à la Maison d’arrêt de Brazzaville

Placé en détention préventive depuis le 11 janvier, le général congolais Norbert Dabira a été transféré mardi à la Maison d’Arrêt de Brazzaville. Il est soupçonné d’avoir initié un projet de « coup d’Etat ». Alors que son complice présumé le général Nyanga-Mbouala n’est toujours pas interpellé.

L‘étau se resserre davantage autour du général Nobert Dabira. Après avoir passé 26 jours en détention préventive, l’ancien commissaire chargé de la démobilisation et la réinsertion des ex-combattants séjourne depuis le 6 février à la Maison d’Arrêt de Brazzaville. Ce, après son audition par le procureur de la République André Oko-Ngakala. « Cela voudrait dire que l’enquête a pris un tournant décisif. Après l’investigation matérielle menée à la DGST et si cette détention à la maison d’arrêt se confirme, on entrerait désormais dans la phase d’instruction proprement dite », s’est félicitée source gouvernementale citée par Jeune Afrique.

Une instruction qui aiderait certainement à comprendre cette histoire de tentative de coup d’Etat contre Sassou-Nguesso. Selon des médias jugés proches du régime de Sassou-Nguesso, il s’agirait d’une conversation téléphonique interceptée par les services de renseignements. Dabira aurait proposé au général Ngatsé Nyanga-Mbouala, directeur de la sécurité présidentielle d’abattre l’avion du président congolais. Le général Ngatsé Nyanga-Mbouala serait donc complice du général Dabira.

Malheureusement, déplorent les proches du général Dabira, Nyanga-Mbouala bien que limogé de son poste, n’est pas interpellé. Seul le procès pourrait aider à comprendre le rôle que chacun de ces deux généraux aurait joué dans ce projet avorté.

Sans oublier les disparus du Beach
Or, même s’il peut être innocenté lors d’un éventuel procès, un autre ennui judiciaire attend le patron de la chaîne de télévision privée DRTV. Cette fois-ci en France pour « crimes contre l’humanité », dans le cadre de l’affaire dite des disparus du Beach déclenchée en avril 1999.

Des Congolais s‘étaient réfugiés en RDC du fait des combats entre forces loyalistes (force publique régulière, miliciens cobras, militaires angolais, etc.) et Ninjas de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntumi. Suite à un accord tripartite entre les gouvernements des deux Congo et le HCR, ces réfugiés devraient rentrer au Congo par voie fluviale. Mais, arrivés au débarcadère de Brazzaville, certains disparaissent. Des ONG et des proches avaient estimé à plus de 300 le nombre de disparus alors que le régime de Brazzaville a évoqué un chiffre avoisinant le nombre 80.

Au procès d’août 2005 à Brazzaville, Norbert Dabira, inspecteur général des armées au moment des faits et les 13 autres accusés sont acquittés « faute de preuves », selon l’expression de Charles Émile Apesse, président de la chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Brazzaville. Laquelle chambre condamna toutefois l’Etat à indemniser les ayants droits des victimes.

Mais, si le régime de Sassou estime que cette affaire est déjà close, en ce « qu’on ne peut pas juger deux fois une affaire », l’affaire des disparus du beach reste pendante en France. De hautes personnalités congolaises proches de Sassou restent ainsi dans la ligne de mire de la justice française. Parmi ces dignitaires, Norbert Dabira qui est poursuivi pour crimes contre l’humanité.

Le régulateur met en garde contre les fraudes aux appels manqués

En République du Congo, l’Agence de régulation des communications électroniques et des Postes (Arpce) a enregistré une recrudescence des fraudes aux appels manqués dans le pays.

« Depuis quelques mois, une forme de fraude téléphonique sévit au Congo, il s’agit des Wangiri encore appelés fraude avec les appels manqués ou Ping call. Wangiri est un terme japonais qui signifie « sonne et coupe ».

L’arnaque qui fait de nombreuses victimes dans le monde a plusieurs variantes. Dans certains cas, les victimes reçoivent un appel qui est interrompu après la première sonnerie. L’écran affiche un appel manqué avec un numéro de téléphone inconnu. En rappelant ce numéro, les victimes tombent sur un numéro payant et leur crédit téléphonique est débité. Une autre variante de l’escroquerie consiste à envoyer aux victimes un SMS leur demandant d’appeler. Ces derniers en le faisant, tombent sur un numéro surtaxé ou un interlocuteur qui essayera de faire durer l’appel le plus longtemps possible et les coûts peuvent être exorbitants », explique le régulateur congolais, qui ajoute que plusieurs cas sont de plus en plus observés au Congo, et les indicatifs des Seychelles ou de la Lettonie sont le plus souvent utilisés.

Pour s’en prémunir, l’Arpce conseille aux abonnés que s’ils ont reçu un appel en absence tellement rapide qu’ils n’ont pas eu le temps de décrocher et qu’ils ne connaissent pas le numéro qui a tenté de les joindre, ne surtout pas rappeler les appels manqués. « Si un interlocuteur cherche vraiment à vous joindre, il rappellera ou vous fera un message ! ». Dans la foulée, l’Arpce, invite les abonnés à dénoncer les appels qui leurs paraissent bizarres au service clientèle de leur opérateur en appelant gratuitement le 121 pour Airtel Congo Brazzaville et le 123 pour MTN Congo. Ils peuvent également contacter le Centre d’écoute des consommateurs de l’ARPCE au 5050 un numéro gratuit pour tous les opérateurs.

Culture : le Congo et la Turquie relancent leur collaboration

Le ministre de la Culture et des arts, Dieudonné Moyongo, s’est entretenu, le 6 février à Brazzaville, avec Can Incesu, ambassadeur de Turquie au Congo. Les deux personnalités ont parlé de la formation des agents dudit ministère et du Festival panafricain de musique (Fespam).

« Nous sommes disponibles à collaborer avec toutes les directions dudit ministère afin de lancer la coopération dans différents domaines. », a indiqué l’ambassadeur.

Des bourses d’études sont disponibles pour agents du ministère et étudiants. « Nous avions relancé, depuis le 5 février, la campagne de bourses du troisième cycle, master, pour un mois.  Les demandes se font sur le site de bourses de Turquie. Ces bourses sont aussi utilisées par les agents du ministère qui souhaiteraient approfondir les études supérieures dans un certain domaine. », a fait savoir Can Incesu.

Ces bourses, a précisé l’ambassadeur, sont également offertes à tous les étudiants qui ont déjà une licence ou qui vont avoir une licence cette année académique.

Concernant le Fespam, Dieudonné Moyongo souhaite que cet évènement puisse se dérouler cette année. À cet effet, la Turquie participera à la douzième édition. « Nous avions préparé l’année dernière la participation d’un groupe de musique latino-américain, avec des chansons turques.  Nous espérons que cette année, la Turquie prendra part au Fespam, ce qui permettra de faire connaître la musique turque au Congo et, que les artistes repartent pour la Turquie avec une meilleure connaissance de la musique congolaise. », a martelé l’ambassadeur.

Saint -Valentin : un café littéraire pour parler d’amour

Un café littéraire pour parler d’amour. C’est le rendez-vous de ce 14 février 2018, jour de la Saint-Valentin. L’activité sera organisée par l’Institut Français du Congo (IFC) de Pointe-Noire, pour permettre au public de mettre en partage les mots des auteurs qui le touchent.

Dans la ville de Pointe-Noire, l’amour sera célébré en littérature et en poésie, car l’IFC organise un bal à lire qui met en lumière la littérature amoureuse. Pendant cette activité, le public est invité à parcourir le fonds de la médiathèque de l’IFC, à y choisir un texte (poème, extrait de roman, correspondances) et  le présenter publiquement, le 14 février, à partir de 18h30.

Les correspondances de Maria Casarès et Albert Camus, récemment publiées chez Gallimard  et acquises dernièrement par l’IFC, illustrent à merveille la puissance et la beauté d’un amour extraordinaire au sens littéral du mot.

En effet, lorsque Camus  publie L’Etranger en 1942, Maria Casarès, fille d’un républicain espagnol en exil, débute sa carrière de comédienne à Paris. Ils se rencontrent deux ans plus tard, alors que Camus est seul à Paris, son épouse étant restée à Oran où elle enseigne.

Ils deviennent  amants et entretiendront, jusqu’à la mort accidentelle de l’écrivain en 1960, une correspondance nourrie, qui révèle l’intensité d’un amour hors du commun. Catherine Camus, la fille de l’écrivain, publie, cinquante-cinq ans après la mort de son père, ces correspondances amoureuses, aussi émouvantes qu’incandescentes, à l’intelligence vive, sur fond d’après guerre.

Cet événement littéraire permet ainsi à l’IFC de proposer aux amateurs de beaux textes, une plongée dans les replis des âmes amoureuses, à travers les sélections mises en avant par les lecteurs eux-mêmes.

Notons que l’équipe de l’IFC accueille dès à présent toutes celles et tous ceux qui souhaitent plonger dans ses collections pour y dénicher la pépite qui parlera à leur cœur. Le rendez-vous est donc pris pour le 14 février, afin de célébrer l’amour à travers les mots des poètes, d’un jour ou de toujours.

 

Institut national de recherche en sciences de la santé : le budget 2018 s’élève à 350 millions FCFA

Le montant a été dévoilé à l’issue de la session inaugurale du conseil d’établissement tenue le 6 février à Brazzaville, sous la direction du Pr Charles Gombé Mbalawa.

L’Institut national de recherche en sciences de la santé a voté son budget 2018. Il s’élève s’élève à 350 millions FCFA. Le montant a été dévoilé à l’issue de la session inaugurale du conseil d’établissement tenue le 6 février à Brazzaville, sous la direction du Pr Charles Gombé Mbalawa.

Le budget de l’Institut national de recherche en sciences de la santé (IRSSA) du présent exercice est invariable, comparé à celui de l’année dernière, a expliqué le Pr Charles Gombé Mbalawa, directeur de cet établissement. Ce budget, a-t-il ajouté, est partagé en deux parties : le fonds du personnel et le financement de la recherche.

La tenue de la session inaugurale du conseil d’établissement, a dit le Pr Charles Gombé Mbalawa, fait partie du conseil consultatif de l’organigramme de l’institut qui se tient une fois par an. Ce conseil fait suite à l’arrêté portant organisation, composition et fonctionnement de l’institut, signé le 4 décembre par le ministre de tutelle.

Le conseil d’établissement est l’organe de concertation et d’orientation chargé d’appuyer la direction générale dans le suivi et l’évaluation des activités de l’institut, d’émettre des avis et de faire des propositions des sessions du comité de direction.

L’ordre du jour a porté sur le budget 2018, la liste des projets à financer, la procédure de départ pour la formation, la liste des prestations, les implantations des instituts hors de Brazzaville ainsi que les divers.

Après examen et adoption de ces points, les membres du conseil ont été informés de la réhabilitation des édifices des unités de recherche basées à Ouesso, Pointe-Noire, Dolisie. A Oyo, l’édifice octroyé au centre n’a pas été réhabilité.

Institut national de la statistique : le budget de 2018 fixé à plus de six milliards de FCFA

Le comité de direction de l’Institut national de la statistique (INS) a approuvé le 6 février à Brazzaville, le budget de l’année en cours à la somme de 6 123 634. 950 F CFA.

Le budget adopté devrait permettre à l’INS d’entreprendre un certain nombre d’activités, notamment le recensement général de la population et de l’habitation puis celui des entreprises, de même que l’enquête sur l’emploi et la consommation des ménages. Il est également prévu l’organisation de la troisième enquête démographique et de santé comportant deux volets, à savoir le paludisme et le sida. L’indice sur les prix sera aussi réalisé.

« Les statistiques sont très importantes car, elles permettent aux politiques, ainsi qu’à toute personne intéressée par les données statistiques de prendre des décisions en connaissance de cause », a indiqué le conseiller à la statistique du chef de l’Etat, Rufin Bindounga.

En vue d’améliorer les conditions de travail de ses cadres et agents, l’INS sera doté d’un nouvel immeuble. Celui-ci aura un compartiment qui abritera l’école de formation des statisticiens, a annoncé le conseiller à la statistique du chef de l’Etat.

Interrogé sur le retard observé dans la publication des données, le directeur général de la statistique, Gabriel Batsanga, a signifié que cela était dû à l’insuffisance des crédits. « Normalement, quand on fait un travail de collecte, il faudra que le budget soit complet et disponible dès le début de l’enquête », a-t-il expliqué.

Dans le but de disposer des données fiables en temps réels, le gouvernement et la Banque mondiale cofinancent, depuis 2015, le projet de renforcement des capacités en statistique (Pstat). Ainsi, cette année, il est envisagé de former des statisticiens nationaux dans des écoles africaines spécialisées et d’organiser des ateliers de renforcement des capacités.  Le projet compte aussi acquérir de nouveaux matériels informatiques, des équipements de bureau et des moyens roulants aux fins de favoriser la production des données statistiques.

Le Pstat a, en outre, mis à la disposition de l’INS quinze véhicules tout terrain, des équipements et matériels nécessaires pour la réussite du recensement général de la population et de l’habitation. Il a financé la phase cartographique dudit recensement. Le coût global de l’appui de ce projet est estimé à 1 086 871 403 FCFA. L’INS bénéficiera de même de l’aide d’autres bailleurs, notamment le Fonds des Nations unies pour la population.

Des journalistes sensibilisés aux normes internationales du travail

Près d’une vingtaine de professionnels des médias issus des deux Congo reçoivent une formation débutée le 6 février à Brazzaville, sur les normes du travail et les droits reconnus de la personne humaine.

La formation permettra aux participants de s’approprier des outils nécessaires pour comprendre les normes internationales du travail (NIT), ainsi que les organes de contrôle de l’Organisation internationale du travail (OIT), afin de pouvoir sensibiliser l’opinion publique aux standards internationaux du travail.

Membres de l’OIT et signataires de nombreux textes internationaux en matière des normes du travail, les deux Congo n’investissent pas assez dans la protection sociale, d’où l’intérêt pour les participants de cerner l’enjeu du dialogue social au sein des Etats, selon Maura Miraglo, une formatrice.

Car, indique-t-on, la situation des travailleurs et leur protection sociale représentent des défis pour les Etats africains en pleine expansion économique, avec l’installation des entreprises minières et des textiles, la multiplication des travaux publics ainsi que des sociétés des services.

Dans ce contexte, le rôle des professionnels des médias consiste à interpeller les pouvoirs publics sur le respect des obligations liées aux normes du travail. Ce qui permettra aux pays d’éradiquer les cas de violation des normes du travail, notamment le travail dissimulé ou « travail au noir », le travail non-autorisé des mineurs, le non-respect de la durée légale de travail (huit heures), l’obstacle à la liberté syndicale et au droit de grève.

Les participants vont débattre, durant quatre jours, sur les thématiques liées au « système des NIT et sa pertinence pour les médias » ; « les mécanismes de contrôle de l’application des NIT, les bases de données et ressources sur les NIT et leur application » et « le contenu des NIT fondamentales et leur application au niveau national ».

En rappel, cette session de formation est initiée par le Centre international de formation de l’OIT (CIF-OIT), en collaboration avec le bureau local de l’OIT pour la République démocratique du Congo (RDC), grâce au soutien de l’agence Wallonie-Bruxelles International. Le bureau local regroupe l’Angola, la République Centrafricaine, la République du Congo, la RDC, le Gabon et le Tchad.

Education, CHAN 2018 et politique au menu de la presse congolaise

La perturbation des cours à l’Université Marien Ngouabi pour non-paiement des bourses, la victoire du Maroc au CHAN 2018 remporté par le Maroc, pays organisateur, et la politique, sont les sujets à la Une ce mardi au Congo.« Université Marien Ngouabi : les cours de nouveau perturbés pour non-paiement de bourse », titre le quotidien Les Dépêches de Brazzaville. Ce journal fait remarquer qu »’annoncée pour le 5 février, la campagne d’inscription des nouveaux étudiants pour l’année    académique 2017-2018 a été perturbée par le Mouvement des élèves et étudiants du Congo qui conditionne la reprise
des cours au paiement d’au moins un trimestre de bourse sur une
dizaine de mois impayés. »

Le bi-hebdomadaire La Semaine Africaine met le cap sur la fin du championnat d’Afrique des Nations (CHAN) Maroc 2018 et titre : « CHAN-Maroc 2018 ; le Maroc vainqueur avec panache » ajoutant  que « les Marocains, peuple de football, ont enfin un titre à faire valoir à leur palmarès vierge depuis 1976, date du premier sacre marocain sur la scène internationale à Addis Abéba en Coupe d’Afrique des Nations. Dimanche 4 février, ils ont remporté la 5ème édition du CHAN à domicile. »

Sur le même sujet Les Dépêches de Brazzaville font un clin d’œil sur le centre de préformation, à régime externat, qui a ouvert ses portes le 3 février au complexe sportif de l’Unité à Kintélé.

Ce journal signale que près de deux trente-deux (32) jeunes âgés de 8 à 16 ans y sont en formation, répartis en deux vagues, grâce à un partenariat noué l’an dernier avec le club italien Atalanta Bergamasco Calicio », avant d’ajouter que ce centre de préformation est ouvert pour les jeunes rêvant d’une carrière professionnelle au football. »

L’hebdomadaire Sel-Piment se fait l’écho de la volonté de la ‘’Dynamique Po na Ekolo », un parti politique proche du pouvoir, de lutter contre les anti-valeurs à travers le devoir d’exemplarité vers un nouveau modèle social au Congo 2018-2020.»

La Semaine Africaine relaie ce message de la ‘’Dynamique Po na Ekolo » et fait savoir que ce parti veut amener l’ensemble des Congolais vers une nouvelle orientation : celle de la lutte contre les
anti-valeurs. »

Ce journal revient également sur la dissolution de la Société nationale de distribution d’eau (SNDE= et la société Nationale d’électricité(SNE) par le gouvernement lors de son dernier conseil des
ministres du 2 février en soulignant que « trois sociétés anonymes naîtront des cendres des deux entreprises réputées pour leurs mauvaises performances. »

Vers l’ouverture d’une ambassade marocaine à Brazzaville

Cette initiative a pour objectif de renforcer la collaboration bilatérale entre la République du Congo et le Maroc.

Un dahir publié au bulletin officiel vient acter la création par le Maroc d’une ambassade au Congo-Brazzaville. L’initiative entre dans le cadre du renforcement des relations partenariats entre les deux pays.

C’est acté, le Maroc va ouvrir une ambassade au Congo Brazzaville. Un Dahir modifiant celui portant sur les représentations diplomatiques du Maroc à l’étranger, et publié dans le bulletin officiel du 1er février, à rajouter le Congo Brazzaville dans la liste des pays qui comptent une ambassade marocaine.

La création de cette représentation est une étape importante dans la consolidation des relations entre les deux pays. En septembre dernier, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Congolais de l’étranger, Jean Claude Gakosso avait d’ailleurs rencontré son homologue marocain, Nasser Bourita, à Rabat pour discuter de la redynamisation de la coopération entre les deux pays et des questions d’intérêts communs.

A l’époque, les deux parties s’étaient mises d’accord sur « quelques mesures importantes de développement et de consolidation de ces relations ». Il s’agissait, entre autres, de l’ouverture d’une antenne diplomatique marocaine à Brazzaville pour consolider les relations bilatérales. Aussi avoir une présence qui donnerait une impulsion plus forte aux relations économiques, au dialogue politique et aux liens humains entre les deux pays.

Un projet de transport fluvial centre-ville-Kintele en gestation

La nouvelle a été rendue publique à l’issue d’un échange entre l’ambassadeur de la République de Côte d’Ivoire au Congo et le président du Conseil départemental et municipal, maire de Brazzaville.

Un projet de transport fluvial entre le centre-ville de Brazzaville et la commune de Kintélé est projeté pour un avenir proche, à laisser entendre l’ambassadeur de la République de Côte d’Ivoire au Congo, Mme Thérèse N’Dri Yoman, à l’issue d’un échange avec le président du Conseil départemental et municipal, maire de Brazzaville, M. Christian Roger Okemba. 

«Avec le maire de Brazzaville,  qui nous a reçus avec une délégation d’hommes d’affaires venus de la Côte d’Ivoire, il a été question de parler d’un projet de transport fluvial sur le majestueux fleuve Congo, qui va relier le centre-ville et la commune de Kintélé», a précisé Mme N’Dri Yoman, le 2 février dernier dans la capitale congolaise.

C’est un projet très important, dit -elle, ajoutant qu’il s’inscrit dans le cadre de la coopération sud-sud. «Nous devons saisir toutes les opportunités pour développer les relations entre le Congo et la Côte d’Ivoire. Nous pensons que la société des transports lagunaires peut mettre sa grande expérience au service de nos frères du Congo», a fait savoir la diplomate ivoirienne.

A cette rencontre, la maire de Brazzaville a remis à son hôte un présent constitué de divers légumes récoltés dans le jardin potager de la mairie.

Satisfaite du don et marquée par l’initiative agricole de la mairie de Brazzaville, Mme N’Dri Yoman a promis d’en faire l’expérience en Côte d’Ivoire.

Le Congo présente sa candidature pour abriter la 3ème édition de la COP de la Convention de Bamako en 2020

La candidature du Congo a été déposée lors de la Conférence des Parties de la convention de Bamako tenue du 30 janvier au 1er février 2018 à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

La ministre du tourisme et de l’environnement, Madame Arlette Soudan-Nonault, a présenté au cours de la Conférence des Parties de la convention de Bamako sur l’interdiction d’importer en Afrique des déchets et produits dangereux, sur le contrôle des mouvements transfrontalières et la gestion des déchets dangereux produits en Afrique, tenue du 30 janvier au 1er février 2018 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, la candidature de la République du Congo pour abriter la 3ème édition de la COP de cette Convention en 2020.

La République du Congo, soucieuse des faiblesses constatées dans la mise en œuvre de cet accord, a partagé son ambition de faire évoluer la convention de Bamako, pour qu’elle devienne la plateforme d’une Afrique sans pollution, thème de la Convention des parties, réunie à Abidjan.

C’est ainsi que lors du segment ministériel, la ministre du tourisme et de l’environnement a présenté la déclaration de la République du Congo en insistant sur les points tels que, le constat des faiblesses dans le fonctionnement de la Convention ; l’appel au ressaisissement des pays africains membres de la Convention et à l’adhésion sans condition des pays africains non membres à la Convention ; le soutien à la désignation du Mali pour abriter le secrétariat exécutif de la Convention.

La participation active de la ministre, a-t-on appris, a permis les résultats suivants, l’élection du Congo comme membre du bureau à la première Vice-président de la 2ème conférence des parties, qui a aussi mandat de préparer la 3ème, la désignation du Congo pour abriter la COP en 2020, précisément du 5 au 8 février à Brazzaville.

Ces deux résultats, indique-t-on, confortent l’ambition et l’engagement de la République du Congo à faire avancer l’accord de Bamako, tout en s’inscrivant dans le cadre du combat pour la défense de l’environnement en Afrique, impulsé par le Président de la République du Congo, M. Denis Sassou-N’guesso.

Une session d’instruction des cadres et agents de la police en cours à Brazzaville

Cette session de formation vise à aider les cadres et agents de la police à corriger les défaillances observées dans la pratique du métier de policier.

Une session d’instruction des cadres et agents de la police a été lancée, le 3 février à Brazzaville, sous le patronage du directeur général adjoint, le colonel André Obambi Itou, en présence de plusieurs membres du commandement, en vue de renforcer les capacités professionnelles et techniques des cadres et agents de cette force publique.

Prévue pour toute cette année, cette session de formation vise à aider les cadres et agents de la police à corriger les défaillances observées dans la pratique du métier de policier, a-t-on appris. Elle va concourir au renforcement des capacités des participants en vue de résorber quelques faiblesses, notamment dans la maîtrise des fondamentaux de la police (normes déontologiques), des questions juridiques (droits de l’homme) et des préoccupations d’ordre technique lors des interventions.

«La recrudescence de la violence est de mise cette fois-ci, surtout entre Brazzaville et Pointe-Noire. Pour pallier ce phénomène qui est en train de prendre de l’ampleur, nous avons à court terme commencé par les unités qui doivent intervenir dans ce domaine», a déclaré le lieutenant-colonel Jocelyn Francis Koubemba, chef de service de l’instruction à la direction générale de la police, à l’issue de l’ouverture de cette session.

Selon ce cadre de la police, tout au long de cette année, toutes les unités d’intervention vont recevoir cette formation. Celle-ci va s’étendre aussi aux commissariats de police et aux autres structures de la direction pour couvrir finalement, à l’avenir, toute l’étendue du territoire national.

La cérémonie de lancement de cette formation a réuni 95 cadres et agents de la Brigade  Spéciale d’Intervention Rapide (BSIR). A cette occasion, une séquence de deux exercices d’imprégnation a été organisée sur deux thématiques, à savoir «La recherche d’un individu dangereux» et «Le contrôle d’un individu dans une zone suspecte».

Le Groupe marocain BMCE BANK s’engage à poursuivre sa coopération avec le Congo

Le Groupe Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE) veut poursuivre sa coopération avec le Congo, a déclaré son Administrateur-Directeur général exécutif, Brahim Benjelloun-Touimi, à l’issue d’un entretien, lundi, à Brazzaville avec le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-Nguesso, rapporte mardi la radio publique.

« Nous avons réaffirmé notre soutien et notre engagement de continuer d’être présents en tant qu’acteur, en tant que gestionnaire pour mobiliser les ressources humaines et le savoir-faire en intime collaboration avec nos partenaires et amis investisseurs congolais, dont l’Etat, dans l’intérêt de l’inclusion financière ici au Congo », a notamment indiqué le Directeur général exécutif du Groupe bancaire BMCE BANK.

Le président congolais et Brahim Benjelloun-Touimi se sont également entretenus de l’appui qui est apporté au Congo par un actionnaire et gestionnaire de La Congolaise des Banques (LCB), une banque majeure dans le paysage congolais.

Les projets que le groupe BMCE BANK envisage pour La Congolaise des Banques, notamment dans le domaine de tout ce qui est money-banking et formation, ont également figuré au centre des entretiens, selon M. Benjelloum-Touimi.