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Le ministre de la Culture instaure les cahiers de présence dans les services

Cahier de présence

«Pour votre gouverne, l’échelle des sanctions prévues par la loi 01/82 du 7 janvier 1982 va de l’avertissement à la révocation sans droit à la pension, a -t-il lancé à l’endroit de ses administrés.

Un employeur doit veiller aux heures de travail effectuées par son salarié. Pour exhorter les fonctionnaires du Ministère congolais de la Culture et des Arts à plus de rigueur, de responsabilité dans l’accomplissement de leurs tâches, le patron de ce département Dieudonné Moyongo a pris l’engagement d’instaurer, le plus rapidement possible, des cahiers de présence dans les différents service du Ministère dont il a la charge et des comptes à rendre au premier ministre et au président de la République.

«Pour votre gouverne, l’échelle des sanctions prévues par la loi 01/82 du 7 janvier 1982 va de l’avertissement à la révocation sans droit à la pension. En conséquence, j’ordonne aux directeurs généraux, au commissaire général du Festival panafricain de musique, aux directeurs centraux, aux chefs de service et aux chefs de bureau d’instituer, à compter de ce jour, des cahiers de présence », a déclaré Dieudonné Moyongo au cours d’une adresse à l’endroit des agents de son Ministère, le 7 février, au Cercle culturel Sony-Labou-Tansi.

«Cadres et agents du Ministère de la Culture et des Arts, mettons-nous résolument au travail et n’oublions surtout pas que nous sommes des gestionnaires d’un secteur de la vie qui se situe au départ et à l’arrivée de notre destin commun », a-t-il ajouté.

Ces anciens collègues ministres qui ont instauré cette politique dans le passé, avec le slogan à la mode à l’époque, « 8 heures de travail et non 8 heures au travail », ont tous échoué. Mais ceux qui pensent à un énième slogan, comme le Congo a su en produire au long des ans, et qui ont brillé par des anti-valeurs de tout temps décriés, sont désormais placés devant le fait accompli. Les écritures ne disent-elles pas, « il y a un temps pour tout ».

On rappelle qu’au Congo, l’absentéisme au travail a marqué une «légère hausse».

Si la santé ou des motifs personnels sont «naturellement» citées comme premières causes d’absence, les fonctionnaires congolais sont aussi démotivés par leurs conditions de travail. Les locaux sont souvent rudimentaires, voire insalubres, les moyens bureautiques font cruellement défaut, la formation professionnelle est, pour ainsi dire, inexistante.


Les multiples plans de modernisation et d’informatisation ne vont pas plus loin que les sphères ministérielles.

La plupart des cadres moyens et subalternes se contentent de venir faire acte de présence le matin. L’après-midi, ils vaquent à leurs multiples occupations informelles, politique, commerce, artisanat, cultures maraîchères…

La corruption règne, les systèmes d’avancement restent opaques. Bref, les services publics vont à vau-l’eau.

Désormais, les congolais ne s’en cachent pas. Ils pointent les pouvoirs publics dans la dépréciation de leurs conditions de vie. Les salaires ne sont pas en adéquation avec le coût des besoins vitaux.

Et si cette situation expliquait entre autres, la corruption tant décriée, qui pour beaucoup devient une alternative pour arrondir les angles ?


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