Congo-Enseignement général : les syndicats lancent un mot d’ordre de grève

Les syndicats réclament, le paiement intégral des rappels de solde d’activités dus aux enseignants dont la dernière paie date de décembre 2020.

 

Les Forces unies des syndicats de l’enseignement du Congo ont donné le mot d’ordre de grève. Cette grève devrait entrer en vigueur ce 21 février sur toute l’étendue du territoire national. Mais sur le terrain, la grève n’a pas été constatée car il y a eu cours dans les établissements scolaires.

C’est à l’issu d’une session extraordinaire organisée le 20 février à Brazzaville, que le mot d’ordre a été lancé. Les syndicats réclament, le paiement intégral des rappels de solde d’activités dus aux enseignants dont la dernière paie date de décembre 2020.

Les syndicats réclament, en effet, le paiement intégral des rappels de solde d’activités dus aux enseignants dont la dernière paie date de décembre 2020. Ils réclament aussi la publication d’un quota convergent d’intégration des enseignants volontaires, communautaires et finalistes non affectés.

Congo-coronavirus : des syndicats demandent aux travailleurs de se faire vacciner

Cet appel a été lancé lundi 01 mai 2021, à l’occasion de la commémoration de la journée internationale d travail.

 

 

La Confédération syndicale des travailleurs du Congo (CSTC), la Confédération syndicale congolaise (CSC) et la Confédération des syndicats libres et autonomes du Congo (Cosylac) ont appelé, le 1er mai, les travailleurs à adopter des comportements responsables afin de se préserver contre la pandémie à coronavirus.

« C’est pour éviter d’autres pertes en vies humaines que les Centrales syndicales invitent le peuple congolais en général et les travailleurs en particulier à respecter les mesures barrières édictées par le gouvernement et à se faire vacciner massivement contre la Covid-19, moyens efficaces de freiner sa progression », ont souligné les syndicats dans une déclaration commune.

Les syndicalistes soulignent l’urgence d’élargir la protection sociale à l’ensemble des populations et aux travailleurs bénéficiant seulement d’une couverture partielle. « Le prochain gouvernement devra prendre conscience de l’urgence de garantir la protection sociale en mettant des ressources nécessaires pour finaliser et rendre fonctionnelle l’Assurance maladie universelle pour un accès aux soins de santé pour tous », ont-ils souhaité.

L’édition 2021 de la Journée internationale du travail a été célébrée sur le thème : « Création d’emplois et nouveau contrat social ». Le choix de ce thème se justifie, d’après le secrétaire général de la Cosylac, Jean Bernard Malouka, par la perte de plus de 250 millions d’emplois en 2020 au plan international en raison de la pandémie de Covid-19 et 130 millions d’emplois supplémentaires menacés en perspective cette année.

Paiement de la dette intérieure : les opérateurs économiques s’impatientent de plus bel

Le collectif des syndicats du patronat congolais a rencontré le bureau de l’Assemblée nationale, le 16 juin, pour lui soumettre ses doléances et solliciter son appui auprès du gouvernement afin qu’il solde leur dû.

Six syndicats patronaux étaient représentés à cette séance de travail. Il s’agit de l’Unoc, Unicongo, Cogepaco, Copeco, CCEC et le Meduc. Avec le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, ils sont revenus sur le paiement de la dette intérieure commerciale dont le processus était déjà enclenché mais qui tarde à se concrétiser.

Les deux parties ont aussi débattu de la question des sinistres subits par les opérateurs économiques, un autre volet de la dette à laquelle le gouvernement n’a toujours pas songé face aux investisseurs nationaux. Il s’y ajoute celle du coronavirus (Covid-19).

« Le collectif des syndicats patronaux du Congo a rencontré le bureau de l’Assemblée nationale pour parler de la dette intérieure commerciale, de la question de sinistres et du coronavirus (Covid-19), pour lesquelles les opérateurs économiques ont subi des conséquences drastiques. Nous sommes venus lui soumettre nos doléances pour que nous trouvions ensemble une solution concertée », a précisé le président du patronat congolais, El Hadj Abdoulaye Djibril Bopaka.

Dans les échanges, il n’a pas communiqué le montant total de cette dette, mais a précisé qu’avant la crise sanitaire, le dossier y relatif était déjà avancé. Les titres de paiement, a-t-il précisé, étaient déjà émis, mais les résultats issus des audits réalisés par deux cabinets internationaux n’étaient pas de leur goût. Ce qui a fait que celui-ci soit réexaminé pour plus de clarté avant le paiement.

« Avant la crise sanitaire en cours, tout était en bonne voie et les titres de paiement déjà émis pour que les opérateurs économiques soient payés. Mais les résultats des audits réalisés ne nous ont pas convaincus, parce que 99% des entreprises listées étaient chinoises et cela ne nous a pas plu », a renchéri le président du patronat congolais.

Revendications sociales : les enseignants congolais exigent au gouvernement le respect des engagements !

La grogne monte au sein du corps des enseignants congolais regroupés en syndicat (METPFQE-MEPSA). Le panel des syndicalistes appelle le gouvernement à respecter dans les brefs délais, les promesses qu’il a faite lors des assises du Comité national du dialogue social, le 17 avril dernier. Faute de quoi la fin d’année scolaire sera menacée…

L’euphorie de la célébration de la fête du travail n’a pas apaisé la ténacité des enseignants congolais à poursuivre la revendication de leurs droits  ! Tout au contraire, les  syndicalistes du mouvement général des enseignants du Congo et ceux du Syndicat des enseignants ex-bénévoles ont haussé le ton.

En toute fermeté, ils ont convié le gouvernement à traduire dans les faits les six recommandations adoptées lors de la dernière session du Comité national du dialogue social. Ils exigent le traitement rapide des dossiers des enseignants nouvellement intégrés dans la fonction publique, suspendu suite à la non-conformité de leurs premiers textes d’intégration.

Les enseignants réclament entre autres la suspension des circulaires conjointes des ministres chargés de la fonction publique et des finances au sujet des révisions des situations administratives des agents de l’Etat ; la nécessité du recrutement à la fonction publique dans les secteurs sociaux ; l’actualisation et la relance du statut particulier des enseignants dans le circuit d’approbation.

Enfin, ils insistent sur l’harmonisation de leurs textes d’intégration dans la fonction publique, ainsi que le traitement, dans les délais raisonnables des rappels de solde d’activités et des émoluments dus aux enseignants.

Les syndicalistes précisent surtout que l’effectivité de la mise en place de ces mesures  est nécessaire pour maintenir le climat de paix dans le pays et garantir une bonne fin de l’année scolaire.

Serge Nkepseu

 

 

 

Dissolution de la SNDE : les syndicats dénoncent le manque de communication

Dans une déclaration rendue publique, le 8 février à Brazzaville, le collectif des partenaires sociaux de l’entreprise a demandé au gouvernement de communiquer davantage sur la nécessité de la continuité de services jusqu’à la dissolution effective de la société.

Le collectif des syndicats de la Société nationale de distibution d’eau (SNDE) rend seul responsable le gouvernement  des préjudices qui en découleront en cas de manque de communication. Car, estime-t-il, depuis l’annonce de la décision portant dissolution de la SNDE, les effets négatifs induits se sont installés. Il s’agit notamment de la réticence des usagers à honorer les factures de consommation d’eau ; le refus des consommateurs de recevoir les visites des agents ; l’installation du climat de méfiance entre les partenaires (banques, fournisseurs, Agence française de développement) et la société. L’autre manque à gagner pour l’entreprise concerne la démotivation généralisée des travailleurs.

Sans s’opposer à la démarche enclenchée en attendant l’adoption du projet de loi par le parlement, les syndicalistes rappellent que les pouvoirs publics n’ont jamais échangé régulièrement avec eux, comme le prétend le compte rendu du Conseil des ministres. « Les partenaires sociaux prennent date avec le chef de l’Etat qu’il n’y aura pas de plan social du fait de la dissolution de la SNDE. Nous manifestons également notre entière disponibilité dans la suite du processus de réformes », ont-ils conclu, dans une déclaration lue par le secrétaire général de la section Confédération syndicale congolaise de la SNDE, Aimé Christian Ouazet.

Rappelons que le gouvernement a approuvé, le 2 février, en Conseil des ministres, en raison de leurs contre-performances, la dissolution de la Société nationale d’électricité et de la SNDE. « Ces deux sociétés se caractérisaient par une situation technique de quasi-faillite, n’eussent été les subventions versées par l’Etat. Leurs contre-performances en matière de distribution et de commercialisation ont eu pour conséquence de détériorer leurs relations avec leurs clients et usagers respectifs, au point de les rendre exécrables », expliquait le ministre de tutelle, Serge Blaise Zoniaba.

Concernant la SNDE, la société en création sera chargée de gérer le patrimoine hydraulique de l’Etat en zone urbaine et semi-urbaine, par le biais de contrats de délégation de service public conclus entre l’Etat et les exploitants.

Port autonome de Brazzaville : le personnel réclame un meilleur salaire

Les travailleurs disent être payé à la valeur du point d’indice 135, nettement en deçà du SMIG national fixé à l’indice 140. Une situation susceptible de compromettre le climat social de l’entreprise.

Malaise au port autonome de Brazzaville. À l’issue de leur récente assemblée générale tenue le 12 janvier dernier, les syndicats du Port autonome de Brazzaville et ports secondaires ont dénoncé des manquements. Selon eux, la situation est susceptible d’entraver le climat social au sein de cette entreprise publique. Il s’agit, entre autres, du blocage des avancements en échelon et en grade des agents conformément à la convention collective ; de la non-revalorisation du point d’indice 140.

Avec le point d’indice 135, un bon nombre de ces travailleurs perçoivent encore des salaires inférieurs à 90 000 FCFA par mois. Dans une déclaration commune, ils exigent de leurs dirigeants « l’application sans conditions des différentes résolutions issues du débat relatif au cahier de charges exercice 2017 ; le retrait pur et simple avant la paie en cours de traitement du projet d’application de la loi relative à l’impôt sur le revenu des personnes physiques ».    

Regroupés autour de Ghomas Godefroy, l’un des responsables de l’intersyndicale, ces travailleurs sollicitent l’arbitrage des pouvoirs publics, notamment du ministre des Transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, Fidèle Dimou, afin de trouver une solution à cette situation qui prévaut au niveau de l’établissement.

Le Port autonome de Brazzaville, à l’instar des autres entreprises publiques et secteurs du pays, traverse une situation économique difficile marquée par une dette sociale d’environ 1,2 milliard FCFA. Il ressort que le malaise est dû en partie à la baisse des activités portuaires et de la crise pétrolière.

Lors de sa première rencontre avec les travailleurs du port, le 8 novembre dernier, le ministre Fidèle Dimou s’était engagé à améliorer la situation.