Congo : Amy Holman attendue à Brazzaville

La sous-secrétaire d’Etat adjointe des Etats-Unis pour les Affaires de l’Afrique centrale sera  reçue par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

 

Amy Holman est attendue à Brazzaville où elle sera reçue par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

Les deux personnalités échangeront sur des questions liées à la politique américaine en Afrique centrale, au partenariat entre les deux Etats dans la lutte contre le changement climatique et les questions de paix et de sécurité dans la sous-région.

La sous-secrétaire d’Etat adjointe donnera l’appréciation des Etats-Unis sur leadership du président congolais dans la préservation de la faune et de la flore en Afrique centrale et la protection des forêts du bassin du Congo.

Congo-examens : 3600 candidats inscrits en ligne

Cette information a été donnée par le directeur des Système d’information au ministère de l’Enseignement préscolaire Arsène Bouckita le 27 janvier à Brazzaville.

 

A quatre jours de la clôture de la campagne d’inscription manuscrite des candidats aux différents examens d’état au titre de l’année scolaire 2021-2022, 3600 candidats ont été enregistrés. C’est 16% pour le Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et 15% pour le Baccalauréat.

Selon Arsène Bouckita certains établissements ont fait face à quelques difficultés liés à la fracture numérique qui contraint ces écoles à s’orienter vers les directions départementales pour la saisie et la mise en ligne des dossiers sur la plateforme, à cela s’ajoute le manque des infrastructures dans les zones enclavées

La campagne d’inscription des dossiers au titre de l’année scolaire 2021-2022 a été lancée depuis le 1er décembre 2021 et la clôture pour les dossiers manuscrits le 31 janvier et  les inscriptions des candidats en ligne le 28 février 2022.

Congo : comment améliorer les conditions d’accès à l’eau des populations

Le sujet était au centre d’un échange entre le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Honoré Sayi, et la représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance  (Unicef), Chantal Umutoni, le 27 janvier à Brazzaville.

 

La rencontre entre les deux personnalités était focalisée sur politique de l’eau et de l’assainissement 2022-2030 au Congo.

« Au cours de cette année, nous allons nous focaliser dans certains départements qui ont un accès assez faible à l’assainissement, notamment dans des départements ruraux. Nous allons identifier, avec le ministère, là où il y a des besoins les plus urgents pour pouvoir aider ces communautés à améliorer leurs conditions d’accès à l’eau et à l’assainissement », a annoncé la représentante de l’Unicef en République du Congo, à l’issue de la séance de travail.

Les deux parties ont passé en revue les projets et activités prévus pour cette année. « L’Unicef accompagne le ministère d’une manière globale et nous ne travaillons pas en termes de projets spécifiquement mais plutôt en termes de programmes. Nous appuyons le ministère du point de vue technique et financier dans les domaines de l’eau, de l’assainissement, mais particulièrement au niveau de l’assainissement en milieu rural », a souligné Dr Chantal Umutoni.

Le groupe Ballet Africa promeut les rythmes ethniques du Congo

Créé en 2008 à Banjul, en République de Gambie, sous la direction de Fred Rolleston Bibanzila Mouanga et Stevan Kiminou.

 

Le groupe Ballet Africa allie les traditions de quatre pays, à savoir Gambie, Guinée, Sénégal et Mali, en faisant côtoyer tambours, djembé, dumdums, balafons et maracas.

Groupe de danses traditionnelles africaines, chants, percussions et théâtre, le Ballet Africa est composé de huit artistes musiciens, percussionnistes et danseur(e)s, proposant un spectacle vivant mêlant percussions, instruments traditionnels, chants et danses, et puisant ses influences dans la tradition africaine, particulièrement congolaise.

Dans ce groupe, résonnent les rythmes des ethnies du Congo. Sa politique d’interculturalité en se penchant vers les autres cultures et traditions africaines, notamment sénégalaise, malienne et guinéenne, donne aux spectacles une personnalité rythmique résolument traditionnelle et particulière. En effet, arrivé au Royaume du Maroc, le groupe a eu un parcours artistique très varié et très migratoire, pendant lequel il a enregistré des départs, des échecs et même un manque de reconnaissance. Il a intégré d’autres ensembles de danses africaines. N’ayant pas les mêmes buts et objectifs artistiques, le groupe a repris sa vision fondée sur l’amour, la paix, le social et le respect.

Au demeurant, Ballet Africa a pour buts de promouvoir les échanges culturels ; transmettre un message positif fondé sur la tolérance et le respect mutuel ; sensibiliser la population sur le plan culturel, éducatif et social ; aider les organes publics et organisations non gouvernementales dans l’éducation des enfants de rues et les orphelins en mettant à leur portée l’opportunité de pratiquer l’art traditionnel ; informer et mobiliser, à travers la danse, la société face aux problèmes de l’heure ; contribuer au développement culturel en partageant et transmettant toute l’expérience artistique avec tous ; vulgariser et promouvoir les valeurs culturelles.

Son répertoire tient compte de la thématique des événements. Disposant d’un éventail riche de spectacles, le groupe Ballet Africa propose des thèmes ci-après : l’expression d’une mère incomprise « Mâ Ndona » de quarante minutes (un mélange de danses tradi-contemporaines, chants, percussions et théâtres) ; la femme « victime ou proie » de vingt minutes, dévoilant les tragédies que subissent les femmes victimes de dictature conjugales à travers de chants, danses, percussions et théâtres ; la migration « Immigré malgré moi » de quarante minutes, dévoilant les multiples causes, objectifs et conséquences de la migration des peuples subsahariens.

Accord : le FMI va faire un crédit d’environ 455 millions de dollars au Congo

Le chef du gouvernement a exprimé sa reconnaissance envers la France qui, comme de nombreux autres partenaires, a joué un rôle clé dans les négociations.

 

A Brazzaville le 25 janvier 2022, Anatole Collinet Makosso, Premier ministre a eu un entretien avec l’ambassadeur de France au Congo le 25 janvier. Il s’est agi de parler de la signature du 21 janvier Washington à, aux Etats-Unis, de l’accord de trente-six mois au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) d’un montant d’environ 455 millions de dollars américains entre la République du Congo et le Fonds monétaire international (FMI).

Le chef du gouvernement a exprimé sa reconnaissance envers la France qui, comme de nombreux autres partenaires, a joué un rôle clé dans les négociations ayant abouti à la conclusion d’un nouvel accord avec le FMI.

« Nous avons aidé, autant que possible, notre partenaire congolais à satisfaire aux exigences du Fonds monétaire international et nous en sommes ravis. Maintenant que l’accord est conclu, la France avait promis un appui budgétaire qui va venir. Une mission va arriver à Brazzaville dans quelques semaines pour finaliser cet appui budgétaire comme c’était convenu. Donc avec d’autres partenaires nous allons soutenir le Congo pour mettre en œuvre efficacement cet accord », a promis le diplomate français en poste à Brazzaville.

Selon lui, l’aboutissement de ce dossier est le résultat d’un travail conjoint mené depuis plusieurs mois. « C’est un processus d’efforts partagé que nous avons célébré ce matin pour nous en réjouir. Il faut également dire que ce n’est que le début du processus de réformes qui est une étape absolument impérative, obligée. Maintenant que la confiance est restaurée, le travail peut commencer sur les bonnes bases et nous avons rassuré le Premier ministre que nous resterons au côté du Congo pour l’aider à mettre en œuvre tout ce qui a été prévu à Washington », a conclu François Barateau.

Congo : 52 groupements vont bénéficier de plus de 2 milliards FCFA

L’objectif est d’améliorer la productivité des agriculteurs et l’accès aux marchés des groupes de producteurs et des micros, petites et moyennes entreprises agro-industrielles.

 

La Commission de validation des plans d’affaires du Projet d’appui au développement de l’agriculture commerciale (Pdac) a validé, le 18 janvier à Brazzaville, cinquante-deux plans d’affaires sur soixante-seize sélectionnés par l’organisme indépendant, pour un coût global de 2 059 006 682 FCFA.

Les plans validés concernent seize plans d’affaires de mécanisation proposés par les groupes de producteurs ; dix-huit promus par les micros, petites et moyennes entreprises ; treize présentés par les femmes et enfin deux de conservation. Conformément au manuel de gestion des fonds à coût partagé du Pdac, la contrepartie des bénéficiaires s’élève à la somme de 261 721 246 FCFA.

La prise en compte des plans d’affaires des micros, petites et moyennes entreprises, la mécanisation et l’approche genre sont les critères sur lesquels les membres de la commission se sont fondés pour sélectionner les bénéficiaires.

« Il reste à l’unité de coordination du Pdac de signer les conventions de financements avec ces bénéficiaires, en procédant à un suivi-évaluation efficace de ces projets. Le projet se clôture en juillet prochain, il doit présenter des résultats satisfaisants », a indiqué le coordonnateur du Pdac, Isidore Ondoki.

Cofinancé par le Congo et la Banque mondiale à hauteur soixante milliards FCFA pour une durée de cinq ans (2017-2022), le Pdac a pour objectif d’améliorer la productivité des agriculteurs et l’accès aux marchés des groupes de producteurs et des micros, petites et moyennes entreprises agro-industrielles.

Congo-législatives 2022 à Loandjili 1 : Anatole Collinet Makosso pourrait être candidat

Le Premier ministre a annoncé sa participation  à ces échéances électorales  pour porter clairement et fortement les idées de son parti.

 

Anatole Collinet Makosso pourrait être candidat aux prochaines élections législatives. Le membre du bureau politique et député de  la première circonscription de Loandjili à Pointe-Noire, vient de faire cette annonce. Il faudra attendant la confirmation du comité d’investiture du Parti congolais du travail (PCT), le parti pour lequel il est membre.

Cette annonce est  intervenue  lors d’une rencontre qu’il a eue avec sa base au siège social du quatrième arrondissement de Pointe-Noire.

« Il était important pour nous, pendant cette période de dépôt des candidatures, de revenir à la base pour déposer le tablier  et dire que nous restons disponibles au service du parti. En déposant notre candidature, nous exprimons notre intention de continuer à servir le PCT au niveau des instances électives législatives et locales », a-t-il dit.

Les élections législatives auront lieu dans quelques mois et les candidats  ne sont pas encore tous connus.

Congo-CEEAC : les chefs d’Etat réunis à Brazzaville

Ils se pencheront sur la situation globale dans la sous-région CEEAC dans le cadre de la 20è session de son organisation. 

 

La capitale congolaise accueille ce mercredi 19 janvier 2022, un sommet sur la paix et la sécurité. Cet évènement va réunir les présidents des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

Le programme de cette réunion prévoit les allocutions respectives de Lounceny Fall, représentant spécial du SG de l’ONU pour l’Afrique Centrale ; Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union Africaine; Gilberto da predade Verissimo, président de la Commission de la CEEAC et  l’allocution d’ouverture du président sortant Dénis Sassou-N’gusesso.

Ces chefs d’Etat de la CEEAC se pencheront sur la situation globale dans la sous-région dans le cadre de la 20è session de l’organisation.

Créée en 1983, sur les cendres de l’Union économique et douanière des Etats de l’Afrique centrale (UDEAC), la CEEAC compte 11 pays membres à savoir : le Congo, la RDC, la RCA, l’Angola, le Burundi, le Rwanda, la Guinée équatoriale, le Cameroun, Sao Tomé-et-Principe, le Gabon et le Tchad.

Congo-urbanisme : un atelier sur l’aménagement et du logement

Ces moments d’échange qui ont lieu mardi 18 janvier à Brazzaville, visait l’imprégnation des outils nécessaires de l’aménagement, de l’urbanisme et de la construction dans le cadre de la promotion immobilière.

 

Les premières rencontres nationales de l’immobilier et de l’urbanisme se tiendront en République du Congo, les 04 et 05 février prochains. En prélude à ce rendez-vous, les acteurs de ce secteur ont participé, le 18 janvier à Brazzaville, à un atelier préparatoire. Celui-ci visait  l’imprégnation des outils nécessaires de l’aménagement, de l’urbanisme et de la construction dans le cadre de la promotion immobilière.

L’atelier regroupant les principaux cadres des ministères de l’Aménagement du territoire, des Affaires foncières, les ageKintélénts de la préfecture de Brazzaville, la mairie de Kintélé et des arrondissements, permettra une mise à niveau et un renforcement des capacités des acteurs face aux enjeux de l’aménagement dans le cadre de la promotion immobilière au Congo, préalables à l’événement prévu les 4 et 5 février prochains.

Placé sur le thème « Les outils pour l’aménagement, l’urbanisme et la construction dans le cadre de la promotion immobilière », cet atelier va permettre aux différents agents de mieux appréhender et de s’imprégner des outils nécessaires à l’aménagement, à savoir des outils juridiques, économiques, techniques, territoriaux et partenariaux.

En effet, la question de l’immobilier reste préoccupante au Congo. Les statistiques du ministère en charge de l’Urbanisme font état d’un besoin de quinze mille unités de logements par an, sur plusieurs années, pour la résorber; ce qui nécessite une mobilisation de tous les acteurs ainsi que des parties et de définir les rôles de chacun, dans l’optique de l’atteinte de cet objectif.

Notons que les premières rencontres nationales de l’immobilier et de l’urbanisme qui auront lieu le mois prochain visent à remettre la problématique de l’immobilier et de l’urbanisme rationnel au centre des préoccupations des acteurs et des parties prenantes.

Congo : l’inhumation de Guy Brice Parfait Kolelas prévue le 21 janvier

Les obsèques de Guy Brice Parfait Kolelas auront lieu le vendredi 21 janvier au cimetière du Bourget en France.

 

La décision a été prise à l’issue d’un conseil de famille, Guy Brice Parfait Kolelas sera inhumé vendredi 21 janvier 2022. Notons que le permis d’inhumer délivré par le Procureur de la République date du 26 mai 2021. Plusieurs ajournements sur fond de décisions judiciaires et de recours des différents ayant-droits ont retardé les obsèques durant huit mois.

La décision d’inhumer de ce leader politique a été intimée par l’ordonnance de référé du tribunal de Bobigny, résulte du conseil de famille tenu le samedi 15 janvier, pour la famille.

Nathalie Kolelas la veuve, André Kiyindou, l’oncle paternel, Antoine Ntsimou, l’oncle maternel, la famille Kolelas, notamment les enfants, les frères et sœurs du défunt ainsi que la famille de la veuve, se sont tous accordés au cours de cette réunion, de laquelle il a été publié un communiqué faisant lieu de faire-part.

Malgré le protocole sanitaire, de nombreux congolais disent vouloir accompagner cet ancien ministre de la République, député et leader politique à sa dernière demeure.

Face à cet afflux massif de personnes qui risques d’y converger, la préfecture de Bobigny ainsi que la mairie du Bourget ont requis le déploiement des unités de police, afin de maintenir l’ordre.

Congo : le chemin de fer sous la menace de l’érosion

Depuis une dizaine de jours, une érosion menace le chemin de fer dans la zone de Ngamoukassa, à Mfilou, le 7e arrondissement de Brazzaville.

 

A Mfilou, l’érosion menace le chemin de fer depuis quelques semaines. Pour permettre aux trains de passer sur cette partie, faute de moyens financiers, le Chemin de fer Congo océan (CFCO)  s’emploie à colmater provisoirement les brèches en attendant que les travaux d’envergure soient engagés.

Le matériel utilisé par les agents techniques du Chemin de fer Congo océan (CFCO) vise seulement à sauver le chemin de fer menacé par une érosion causée par le ruissellement des eaux des pluies au niveau de la zone Ngamoukassa, à Mfilou, 7e arrondissement de Brazzaville.

« L’opération que nous sommes en train d’effectuer consiste à réparer le désordre créé par les pluies diluviennes qui s’abattent à Brazzaville et dont les eaux entrainent le sol en exposant les rails. Il s’agit d’une fuite de remblais que nous sommes en train de réparer afin de stabiliser le sol. Avec cette opération, bien qu’encore provisoire, le train peut bien circuler à ce niveau. En attendant les grands moyens, les trains peuvent circuler sans crainte sur cette voie », indique le responsable ferroviaire Loutété-Brazzaville du CFCO, Serge Mienahata.

Malheureusement, la solution apportée à l’érosion qui menace le chemin de fer est loin de rassurer les populations qui pensent qu’il faut des grands collecteurs pouvant recueillir les eaux de pluie pour les drainer jusqu’à la rivière Djoué.

« Pour stabiliser le sol à ce niveau, il faut construire deux à trois niveaux de gabions formés de pierres et de sable. Tout ce qu’ils font ne sert à rien, parce que le sable sera toujours emporté à la moindre tombée de pluie. Le travail sera réduit à zéro », dit pour sa part, un habitant du quartier, Faustin Moussolo.

Pour les autres habitants de la zone, les éboulements dans cette zone sont fréquents à cause du manque de canalisation des eaux de pluie qui se dirigent toujours vers le Djoué qui est à proximité.

Congo-RCA : début des travaux de la fibre optique sous-fluviale

Les travaux d’installation du réseau à fibre optique sous-fluviale entre le Congo et la République centrafricaine (RCA) ont été lancés, le 14 janvier à Brazzaville.

 

La République du Congo et la République centrafricaine seront réunis par le réseau à fibre optique sous-fluviale. La cérémonie de lancement des travaux a eu lieu le 14 janvier 2022, en présence du ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Léon juste Ibombo.

D’une superficie de 576 m2, la barge motrice est composée de quatre motos-propulseurs autonomes d’une capacité chacune de 150 KVA; deux motopompes d’une capacité de 7000 litres par minute ; d’un jetting et d’une charrue pour effectuer les fouilles; de deux cuves à gasoil d’une capacité de 7500 litres chacune ; deux groupes électrogènes de 65 KVA ; deux treuils de onze tonnes ; trois conteneurs contenant trente-deux lits, un conteneur cuisine et un conteneur toilette

Selon le coordonnateur du projet Central african backbone (CAB), Michel Ngakala, les travaux du lot 2, Congo-RCA, consistent en la pose de 285 Km de fibre optique sous-fluviale, renforcée en acier, afin non seulement d’accroître son efficience mais aussi de permettre qu’elle se pose sur le lit du fleuve. En effet, l’installation de cette fibre optique sous-fluviale sera assurée par les sociétés chinoises Huawei et China communications services international (CCSI).

Congo : l’opposition conteste la modification de la constitution

L’opposant Jean Itadi du Congrès africain pour le progrès (CAP) a dénoncé les nouvelles dispositions de la Constitution pendant une conférence de presse.

 

Sur proposition du président de la République, le Parlement congolais a procédé  le 7 janvier 2022 à la modification de l’article 157 de la Constitution en vigueur depuis 2015 ; faisant passer le délai de l’état d’urgence de 20 à 90 jours. L’opposition conteste et y voit plutôt une disposition de renforcement du pouvoir.

Hier, samedi 15 janvier, au cours d’une conférence de presse, devant un parterre de militants, l’opposant Jean Itadi du Congrès africain pour le progrès (CAP) a dénoncé les nouvelles dispositions de la Constitution : « J’ai peur qu’ils (les dirigeants) n’utilisent ce régime d’exception pour mater l’opposition. Le Congo est en danger. Il l’était déjà. Plus que jamais le pouvoir peut utiliser n’importe qu’elle occasion pour arrêter, perquisitionner, sanctionner et enfermer », a-t-il déclaré.

« Ce qui a été fait est criminel »

Une inquiétude que Jean Itadi a martelée devant les journalistes : « Déjà, aujourd’hui en temps quasi-normal on voit le nombre de gens qui disparaissent dans les commissariats. Vous croyez que c’est dans le cas d’un régime d’exception que les gens vont retrouver leurs enfants. Ce qui a été fait est criminel. Il n’y a aucun avantage pour moi », a-t-il insisté.

Contactée, une source gouvernementale a indiqué à RFI que la modification apportée à cet article de la Constitution était opportune. Pour elle, l’opposition n’a aucune raison objective de s’inquiéter.

Congo-affaire mort de 6 jeunes au commissariat : les familles portent plainte

Des autopsies pratiquées sur les corps à la demande d’ONG ont révélé des décès dus à la torture alors que pour le gouvernement c’était un accident.

 

Quatre des six familles ont déposé plainte contre l’Etat congolais, jeudi 13 janvier, après la mort de leurs membres dans la nuit du 4 au 5 novembre 2021 dans les prisons du commissariat central de Brazzaville. Des autopsies pratiquées sur les corps à la demande d’ONG ont révélé des décès dus à la torture ; mais ils étaient par accident selon le gouvernement.

Aucune arrestation n’a eu lieu depuis ce drame et la commission d’enquête indépendante convoquée par les organisations de défense des droits humains n’a pas vu le jour.

Les familles ont attendu deux mois pour porter plainte car ce dossier doit être géré avec la rigueur nécessaire, expliquent-elles, comprenant notamment les résultats d’autopsies par un médecin légiste, qui a découvert des traces de torture sur les corps.

Ces familles sont assistées par des ONG dont le Centre d’action pour le développement (CAD) dirigé par Trésor Nzila.  » En devenant parties civiles, nous et les familles attendons que les auteurs soient tenus responsables et que des réparations soient apportées. ».

Pour Trésor Nzila, la torture est devenue endémique dans le pays. Il suggère aux autorités des moyens de le combattre. «  Il est possible de mettre fin à la torture. Pour ce faire, le gouvernement congolais doit amender la législation nationale pour qu’elle soit conforme au droit international des droits humains ; puis développer des garde-fous pour lutter efficacement contre ce ravageur ».

Au moins quatre policiers ont été récemment arrêtés au nom du procureur de la République pour avoir torturé trois jeunes, dont deux ont été assassinés.

Congo-CEEAC : les chefs d’Etat attendus à Brazzaville

La capitale congolaise va abriter un sommet sur la paix et la sécurité qui va réunir les présidents des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

 

A Brazzaville le 19 janvier 2022, les chefs d’Etat des pays membres de la CEEAC se réuniront. Ce sera à l’occasion d’un sommet consacré sur les questions de paix, de sureté et de sécurité maritime dans cette sous-région.

Prélude à ce sommet qui se tiendra en présentielle, des experts du Conseil de paix et de sécurité de l’Afrique centrale (COPAX) se sont réunis ce jeudi par visioconférence. Ces experts ont, à l’occasion, évoqué les aspects liés notamment l’arrimage des organes du COPAX au traité révisé de la CEEAC, l’implantation d’un dépôt logistique régional et la nécessité de mettre en place un comité des sages de l’Afrique centrale.

« Les problématiques inscrites à l’agenda de votre réunion sont révélatrices d’un tel niveau d’attentes », a indiqué le chef d’état-major général adjoint des Forces armées congolaises, le général de division René Boukaka, qui a rappelé aux experts les défis sécuritaires de la CEEAC.

Congo : les agents de l’ANAC menacent d’entrer en grève

Après sept mois d’arriérés de salaire le personnel de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) envisage de grever.

 

Les agents de l’ANAC menacent d’entrer en grève. Ils accumulent près de 7 mois d’arriérés de salaire et la situation devient insupportable. Pour justifier cette situation, les responsables invoquent le fait que ses partenaires (Aerco, Congo Handling et autres) éprouvent des difficultés à honorer leurs engagements financiers vis-à-vis de l’ANAC.

L’ANAC est placée sous la tutelle du Ministère chargé de l’Aviation Civile. La création en 1978 de l’ANAC, a traduit très tôt l’engagement de l’Etat congolais à s’adapter au contexte international de l’aviation civile et de la météorologie, qui aspire chaque jour davantage, à plus de sécurité et de sûreté.

Le Congo s’appuie sur l’ANAC comme instrument technique pour la mise en œuvre de sa vision en matière de développement économique afin de faciliter, les échanges, entre les localités administratives d’une part et la coopération internationale par la signature des accords aériens avec les pays tiers, d’autre part.

Congo-inondations : 8919 ménages sinistrés dans le département de la cuvette

La ministre Irène Mboukou-Kimbatsa est à la tête d’une délégation humanitaire dans la zone septentrionale pour apporter assistance aux victimes des inondations.

 

Une mission humanitaire dirigée par la ministre Irène Mboukou-Kimbatsa s’est rendue Dans le département de la Cuvette, notamment à Oyo, Ollombo et Tchikapika, le 11 janvier 2022. Il s’est agi d’apporter une assistance aux sinistrés des inondations.  Cette population a reçu de la part de cette délégation des vivres et non vivres.

Cette action marquait le début d’une tournée de la délégation humanitaire qui fera la même chose ce jeudi 13 janvier 2022 à Ouesso, chef-lieu du département de la Sangha. La ministre  mettra ensuite en route le convoi humanitaire qui va parcourir le reste des localités inondées de la zone septentrionale du pays.

Il y a quelques jours à Brazzaville, face aux entreprises de la place, Irène Mboukou-Kimbatsa dressait le bilan non exhaustif des dégâts causés par la montée des eaux. A propos des victimes, son bilan faisait état de 42 583 personnes sinistrées pour 87 753 ménages dans la Likouala. Dans la Sangha 14 646 pour 968 ménages, la Cuvette 36 564 pour 8919 ménages, les Plateaux 24 586 pour 4133 ménages.

Congo : la 22e édition du Fethesco se tiendra en février prochain

L’Institut français du Congo (IFC), va abriter du 1er au 03 février 2022, la 22e édition Festival de théâtre scolaire (Fethesco).

 

« Laissons l’enfant vivre son enfance », c’est le thème de ce rendez-vous culturel. Comme lors des éditions précédentes, le Fethesco réunira une fois de plus cette année les élèves du préscolaire au lycée des différents établissements publics et privés de Brazzaville, autour du théâtre. Pour cette 22e édition, les écoles retenues rivaliseront de créativité et de jeu d’acteur sur scène sur le thème « Laissons l’enfant vivre son enfance », lequel fut également celui de la 21e édition de ce rendez-vous. Les écoles seront réparties en troupes théâtrales scolaires et présenteront, tour à tour, des pièces inédites qui divertiront et instruiront, en même temps, le public essentiellement jeune qui assistera durant trois jours à l’événement.

Né en 1999 à l’école de peinture de Poto-Poto, l’événement a pour objectif de faire du théâtre une activité de plein droit dans les établissements scolaires. Depuis ses débuts jusqu’à ce jour, comme le soulignent les organisateurs, de nombreuses écoles y ont déjà pris part : écoles d’enseignement technique et général, écoles publiques, privées et militaires, écoles nationales et étrangères (l’école française Saint-Exupéry, deux écoles de Kinshasa, une école de Matadi), mais aussi la Haute école Léonard-de-Vinci et biens d’autres.

Notons que l’an dernier, en raison de la pandémie de covid-19, le Fethesco n’avait malheureusement pas eu lieu. Cependant, cette année l’événement se tiendra dans le strict respect des mesures barrières, à savoir la distanciation physique dans l’occupation de la salle et le port obligatoire du masque. La proclamation des résultats et la remise des prix aux plus méritants se dérouleront le 3 février, à l’IFC.

Congo : une campagne contre la filariose à Likouala

Le programme de lutte contre la filariose lymphatique a amorcé une campagne de sensibilisation des leaders communautaires à l’impact négatif, aux méthodes de défense contre cette endémie, ainsi qu’à l’usage de l’albendazole (Zentel).

 

Les enquêtes épidémiologiques révèlent que le département de la Likouala est l’un des foyers de la filariose. Dans cette partie du nord Congo, la maladie a été localisée dans cinq sous-préfectures sur les sept que compte le département, notamment Impfondo, Liranga, Epena, Bouanela et Dongou.

Ainsi, les délégués des communautés urbaines, de la Force publique et des confessions religieuses de la Likouala ont été informés des effets négatifs de cette endémie, comptée parmi les maladies tropicales négligées.

« Le département de la Likouala est compté parmi les cinq du pays qui sont touchés par la filariose lymphatique », a indiqué Maurice Ombessa, délégué national du programme de lutte contre la filariose lymphatique.

Ces leaders communautaires doivent aider les distributeurs communautaires à conscientiser la population pour la prise de l’albendazole (Zentel), un médicament donné gratuitement à la même période pour combattre cette maladie, a-t-il suggéré. Il a ajouté que ce médicament n’est pas nocif, mais plutôt efficace et facile à prendre. Les femmes enceintes, allaitantes et les sujets ayant des maladies graves sont exemptés de cette cure.

La filariose lymphatique se manifeste par des œdèmes aux membres inférieurs, des lésions cutanées et l’éléphantiasis, et peut également enfler le sein d’une femme et les organes génitaux de l’homme (hydrocèle). Elle se transmet par la piqûre des moustiques, notamment les aèdes, culex et anophèles. L’assainissement du milieu de vie demeure l’un des moyens efficaces pour prévenir cette maladie.

Signalons qu’au Congo des personnes infectées et exposées à la filariose lymphatique se trouvent dans la Likouala, la Sangha, la Cuvette-Ouest, le Pool et le Niari.

Congo-finances publiques : un atelier de formation sur la méthode Pefa 2022

La formation vise à mesurer la performance du système de gestion des finances publiques conformément aux normes internationales.

 

Les cadres des structures des régies financières prennent part, du 11 au 12 janvier à Brazzaville, à un atelier de formation d’appropriation de la méthode d’évaluation du programme d’examen des dépenses publiques et responsabilité financière (Public expenditure and financial accountability – Pefa), visant à mesurer la performance du système de gestion des finances publiques conformément aux normes internationales.

Organisé conjointement par la Banque mondiale (BM) et le gouvernement congolais, appuyé par le Projet des réformes du secteur public (Prisp), l’atelier permettra aux participants de s’imprégner de la méthode d’évaluation Pefa en vue d’acquérir des notions en la matière pour une meilleure évaluation des forces et faiblesses de la gestion des finances publiques.

En effet, le Pefa est un cadre d’évaluation de la performance générale du système de gestion et son alignement sur les bonnes pratiques internationales. Il vise, entre autres, l’amélioration de l’efficacité de l’aide et la limitation des risques financiers et contribue ainsi au dialogue sur la nécessité des réformes du système de gestion des finances publiques et leur priorité à mettre en œuvre.

Ouvrant les travaux, le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Rigobert Roger Andely, a signifié que le Pefa offre un appui, un suivi et une analyse permettant une évaluation de la performance de la gestion des finances publiques. Il est un outil essentiel sur lequel les principaux partenaires au développement, ainsi que les organisations de la société civile, fondent leur pensée sur la qualité de la gestion des finances publiques du pays.

« … une bonne gestion des finances publiques garantit une application stricte des politiques publiques pour l’atteinte des objectifs prévus, notamment le maintien de la discipline budgétaire, l’allocation stratégique des ressources et l’efficacité des services fournis. La condition sine qua non de mesure de la performance dans la gestion des finances publiques est l’existence de bons outils de collecte et d’analyse des résultats », a-t-il indiqué.

Soulignant l’importance du Pefa, la représentante de la BM au Congo, Korotoumou Ouattara, a fait savoir qu’il fournit une vue d’ensemble à 360 degrés de la gestion des finances publiques, avec des évaluations fondées sur des évidences. Des évaluations objectives et une méthodologie de notation ainsi qu’un processus de contrôle qualité fournissant une base techniquement solide pour piloter les réformes de la gestion des finances publiques et comprendre où le Congo se situe par rapport aux normes internationales.

« L’exercice du Pefa du Congo a été conçu dans un format agile, donc simplifié et accéléré dans le but de fournir un diagnostic actualisé sur la performance des systèmes de gestions des finances publiques. Le dernier exercice Pefa a été publié, il y a sept ans, en juin 2014. Il est donc temps de mesurer les progrès réalisés ainsi que de déceler les faiblesses actuelles dans un cadre reconnu et objectif de référence et de bonnes pratiques en matière de gestion des finances publiques », a déclaré la représentante de la BM au Congo.

Korotoumou Ouattara a ajouté: « Il est important d’utiliser cette évaluation Pefa non pas pour une approche standardisée de la reforme, mais dans le contexte du pays. Une évaluation réussie des dépenses publiques et de la responsabilité financière nécessite l’engagement de toutes les principales parties prenantes impliquées dans la gestion des finances publiques du pays ».

Notons qu’au terme de cet atelier, les résultats attendus contribueront à affiner les stratégies définies dans le pilotage des réformes.

Congo : Allegiance Capital va investir 25 millions de dollars pour relancer ECAir

Un mémorandum d’entente a été signé vendredi 07 janvier 2022 à Brazzaville entre représentants des deux entreprises.

 

La compagnie aérienne nationale Equatorial Congo Airlines (ECAir) va bientôt reprendre ces activités. La société sud-africaine Allegiance Capital entend investir un montant de l’ordre de 25 millions de dollars. Cet argent va permettre de relancer les activités de la compagnie ECAir.

Un mémorandum d’entente a été signé vendredi 07 janvier à Brazzaville par les parties. Ils étaient représentés par le PDG d’Allegiance Capital, Eric Kenneth Mouritzen, et le gouvernement congolais représenté par les ministres Jean-Marc Thystère Tchicaya (Transports) et Denis Christel Sassou Nguesso (Promotion du partenariat public-privé).

Pour le ministre des Transports de l’aviation civile, cette relance dans les meilleurs délais, permettra à ECAir de redécoller sur le plan national dans un premier temps, avant d’envisager des dessertes internationales ou dans la sous-région.

Créée en 2011, cette société aérienne considérée comme la vitrine du Congo à l’international a connu plusieurs déboires avant l’arrêt complet de ses activités en octobre 2016, laissant en chômage 750 employés.

Congo : plus de 14.000 ménages bénéficient du projet Lisungi en 2021

En dépit de la conjoncture économique et financière préoccupante aggravée par la pandémie de Covi-19, le gouvernement congolais, n’a pas lésiné sur les moyens en 2021 dans le cadre de la protection sociale non contributive. Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso l’a annoncé dans son message sur l’État de la Nation devant le parlement réuni en congrès, le 28 décembre dernier.

Sans faire le bilan de son mandat qui n’a commencé qu’en avril dernier, le président de la République du Congo a, au cours de son message sur l’État de nation en 2021, fait le point sur la marche du pays pendant l’année dernière et dans tous les secteurs. En ce qui concerne le social, il a annoncé que le projet Lisungi a soutenu 147 389 ménages congolais pauvres à travers des transferts monétaires. Cette protection sociale non contributive dans le cadre du projet Lisungi a concerné les ménages vivant dans les chefs-lieux des départements et dans quelques districts du département de la Likouala à la date du 30 novembre 2021.

Denis Sassou-N’Guesso a également annoncé que le gouvernement prendra des dispositions nécessaires pour l’achèvement d’autres hôpitaux généraux dont celui de Loango dans le département du Kouilou, après la mise en service de l’hôpital général de Djiri à Brazzaville. Courant 2021, a indiqué le chef de l’Etat, le centre hospitalier universitaire de Brazzaville a bénéficié d’un recrutement de 625 nouveaux agents de santé, toutes catégories confondues ainsi que de la mise en stage d’immersion de médecins formés à l’étranger, principalement à Cuba.

Les efforts du gouvernement en 2021 ont également abouti au à la sélection à Brazzaville et Pointe-Noire de 5 000 jeunes en vue de l’acquisition de nouvelles compétences pour l’employabilité. Cette action intègre la mise en œuvre du projet de développement des compétences pour l’employabilité.

Un autre challenge à mettre à l’actif du gouvernement congolais en 2021 aura été le capital humain. A cet effet, 06 nouveaux lycées ont été ouverts sur l’ensemble du territoire congolais : à Okoyo (département de la Cuvette-Ouest), à Tchikapika (département de la Cuvette), à Ngamakosso (Brazzaville), à Tsila à Dolisie (département du Niari) et deux à Pointe-Noire. Dans le même cadre, un peu plus de 1 200 enseignants ont été recrutés en 2020 et 1 445 autres au titre du quota de 2021. L’enseignement technique et professionnel a bénéficié, pour sa part, de 267 nouveaux enseignants recrutés cette année a assuré le chef de l’Etat congolais.

Dans le secteur de l’eau d’importantes activités ont été réalisées. Denis Sassou-N’Guesso a énuméré la réhabilitation des ouvrages d’eau dans les localités d’Ongoni, d’Allembé, de Souanké, de Komono, de Zanaga, Mfouati et Bétou, puis la reconstruction de la digue de captage de l’usine d’eau de Dolisie. En outre, le président de la République a fait savoir que les travaux d’extension et de réhabilitation des infrastructures de distribution d’eau potable à Brazzaville et Pointe-Noire se sont poursuivis pendant l’année écoulée.

Le président Denis Sassou-N’Guesso a assuré les fonctionnaires sur le statut général de la fonction publique et les textes d’application subséquents qui ont été validés, alors que l’élaboration du Code du travail et des textes réglementaires est en cours d’achèvement, a-t-il affirmé. Il a aussi salué le dialogue entrepris avec les différentes catégories sociales, tels les retraités, les sinistrés du 4 mars 2012, ainsi que les expropriés pour cause d’utilité publique.

Parlant de la restructuration des quartiers précaires, le chef de l’Etat congolais annoncé la poursuite avec succès du projet DurQuaP, après l’expérience concluante de quatre (04) quartiers à Brazzaville et Pointe-Noire, dans le cadre d’une urbanisation reconfigurée et mieux organisée.

L’on se souviendra qu’en 2020, Denis Sassou-N’Guesso plaidait pour la levée du handicap qui entravait la mise en service du joyau industriel prometteur, en termes d’opportunités d’emplois pour la jeunesse.

Congo-Coronavirus : 100 cas positifs détectés chaque jour

Dans la période du 13 décembre 2021 au 3 janvier 2022, nous avons enregistré 2 412 cas confirmés de covid-19, soit en moyenne 114 cas par jour.

 

La république du Congo fait face à une augmentation considérable de cas positif de coronavirus. Un nombre de contaminations a été atteint depuis le début de l’année avec plus de 100 cas positifs détectés chaque jour contre une trentaine en moyenne l’année dernière. L’annonce a été faite mardi à Brazzaville, par le coordonnateur technique du Comité national de riposte, le Dr Gilbert Ndziessi.

« Dans la période du 13 décembre 2021 au 3 janvier 2022, nous avons enregistré 2 412 cas confirmés de covid-19, soit en moyenne 114 cas par jour, comparé au 39 cas moyen par jour enregistrés au cours de l’année 2021, on observe une flambée sans précédent et de nouvelles contaminations dans notre pays », a déclaré le coordonnateur technique du Comité national de riposte, le Dr Gilbert Ndziessi.

Selon les autorités sanitaires, cette augmentation exponentielle est aussi liée à la circulation d’un nouveau variant Covid-19, à savoir le variant Omicron qui sévit partout dans le monde.

Le Ministère en charge de la Santé appelle les populations à plus de responsabilité et à adhérer massivement à la vaccination pour se protéger contre les risques de formes graves de la maladie.

Le taux de couverture vaccinale est seulement de 10,29%.

Congo : la Fédération de l’opposition s’oppose à la révision de la Constitution

C’est ce qui ressort de la session ordinaire du conseil fédéral de la Fédération de l’opposition congolaise qui s’est tenu le 05 janvier 2021.

 

La Fédération de l’opposition congolaise regroupant l’Initiative pour la démocratie au Congo, le Front pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique et la Composante Jean-Marie Michel Mokoko a tenu la session ordinaire de son Conseil fédéral national le 5 décembre, à Brazzaville. A cet effet, elle a rejeté le processus de modification de la Constitution enclenchée par le gouvernement.

Douze points, tous adoptés, figuraient à l’ordre du jour de la session ordinaire du Conseil fédéral national de l’opposition congolaise, dirigée par son président, Clément Mierassa. L’opposition congolaise n’a pas adopté de recommandations phares à l’issue des travaux mais est revenue sur la détention de deux de ses membres influents, Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, qu’elle appelle à la libération pure et simple.

« S’agissant des prisonniers politiques, le Conseil national de l’opposition rappelle que le groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées a reconnu que la détention de Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa était arbitraire. Au Mali, Sénégal, RDC, en Guinée et dans d’autres pays, des mesures d’apaisement, de réconciliation nationale et de libération des prisonniers politiques ont été prises, mais aujourd’hui, le Congo fait tristement exception », relève le communiqué final des travaux.

La Fédération de l’opposition congolaise a, par ailleurs, décortiqué, point par point, le dernier message à la nation du chef de l’Etat. Sur le sujet, l’opposition radicale a fustigé la modification en cours de la Constitution du 25 octobre 2015, notamment en son article 157 sur la durée de l’état d’urgence sanitaire. L’opposition congolaise voit derrière ce processus le début d’une manoeuvre politicienne qui pourrait s’étendre à d’autres articles de la loi fondamentale, au profit d’une infime minorité.

« Sur la révision de la Constitution du 25 octobre 2015, le Conseil national de l’opposition rappelle aux Congolais que le Congo caracole tristement au faîte des pays d’instabilité constitutionnelle. La Fédération de l’opposition congolaise désapprouve et condamne fermement cette révision qui n’est simplement qu’une manœuvre politicienne du pouvoir pour matérialiser ses ambitions politiques », a indiqué Clément Miérassa.

Congo : après un an de travaux, le marché Tié-Tié reste inachevé

Ce chantier ne connaît pas d’évolution depuis plusieurs mois, même si les autorités locales se montrent plutôt confiantes.

 

Les travaux du futur marché Tié-Tié Massola après un an sont toujours inachevés. Ce marché est situé dans le troisième arrondissement de Pointe-Noire. Ce chantier ne connaît pas d’évolution depuis plusieurs mois, même si les autorités locales se montrent plutôt confiantes.

Le marché Tié-Tié Massola a été démoli le 28 mai 2015 puis délocalisé sur un nouveau site dans l’attente de la construction d’un futur marché. De nombreux vendeurs, habitués de ce site, s’attendent chaque jour à voir sortir de terre le nouveau marché dans sa nouvelle version.

Alors que les travaux ont démarré en octobre 2020, actuellement rien ne bouge ou presque; les grues ne tournent plus et le site est devenu désert. Les travaux ont été interrompus juste quelques mois après la construction de poteaux poutre en béton armé.

Les commerçants avaient même obtenu un avant-goût de ce à quoi ressemblera le nouveau marché à l’affichage de la maquette. Malheureusement, leurs visages qui commençaient à peine à retrouver le sourire ont aussitôt été crispés au lendemain de l’arrêt des travaux.

Notons que le marché Tié-Tié Massola est parmi les plus connus de la ville océane. Il doit sa réputation à la vente de friperie, « Massola » en langue locale.

Congo-coronavirus : 2 412 cas enregistrés en trois semaines

La République du Congo est confrontée à une augmentation considérable des cas de coronavirus due au relâchement des mesures barrières.

 

Ce sont quelques 2412 nouveaux cas de Covid-19 que le Congo a enregistrés. Ces cas ont été détectés en trois semaines. « Dans la période du 13 décembre 2021 au 3 janvier 2022, 2 412 cas covid-19 ont été enregistrés, soit en moyenne 114 cas par jour », a indiqué le coordonnateur technique du Comité national de riposte à la pandémie, le Dr Gilbert Ndziessi.

Le Dr Gilbert Ndziessi a donné cette information lorsqu’il faisait le bilan de la situation épidémiologique y relative, mardi 4 janvier 2022, à Brazzaville. Selon lui, le pays est actuellement confronté à Cette augmentation du nombre des cas de covid-19, due au relâchement dans l’observation des mesures barrières. Mais aussi à la circulation du variant Omicron.

Il faut par ailleurs noter que le taux de couverture vaccinale contre la pandémie au C’est de 10.29%. « L’intérêt dans la vaccination réside dans la prévention des formes les plus graves de la maladie qui conduisent aux soins intensifs ou entraînent la mort », a souligné le coordonnateur technique du Comité national de riposte à la pandémie.

Le ministère de la Santé et de la Population demande à la population de se faire vacciner.

Congo : incendie dans une crèche

Plusieurs dégâts matériels après l’incendie qui s’est déclaré mardi 04 janvier 2022, au complexe Crèche-pouponnière-garderie, à Moungali.

 

Dans la matinée du 4 janvier, le feu s’est déclaré au complexe Crèche-pouponnière-garderie, à Moungali. Cet établissement qui appartient au ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, accueille des enfants dont l’âge varie entre 0 et 3 ans. Le sinistre a fait plusieurs dégâts matériels.  Tous les enfants ont été mis à l’abri.

L’origine de l’incendie n’a pas été formellement établie. Les sapeurs-pompiers sont intervenus pour éteindre le feu qui commençait à s’étendre à d’autres compartiments du bâtiment.

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa, s’est rendue en urgence sur les lieux pour toucher du doigt la réalité. Elle annonce une évaluation approfondie et la réhabilitation très prochaine de cet établissement.

L’incendie n’empêche pas l’arrêt des activités. C’est du moins ce qu’a annoncé la directrice du complexe, Virginie Itoua Onanga. Le centre dispose des salles susceptibles d’abriter les pensionnaires de la pouponnière.

Congo-coronavirus : après les fêtes place à l’évaluation de la situation

La Coordination nationale de gestion de la pandémie de covid-19 procédera à une évaluation de la situation épidémiologique y relative au cours de ce mois.

 

A l’occasion des fêtes de fin d’année, le gouvernement congolais a procédé à l’assouplissement de quelques mesures barrières au coronavirus.

« Si l’assouplissement des mesures de lutte contre la covid-19 ne se traduit pas par un rebond de la pandémie, les pouvoirs publics se réserveront alors la possibilité de prendre de nouveau des mesures de restriction », avait prévenu la Coordination nationale de gestion de la pandémie lors de sa réunion du 10 décembre 2021.

C’est à l’issue de cette rencontre que les mesures exceptionnelles d’assouplissement avaient été prises pour les fêtes de fin d’année. Il faut dire que malgré la tendance à la baisse du niveau de contamination, des taux de positivité et de létalité constatés grâce à l’opération « Coup de poing », le nombre de cas positifs était passé, depuis la fin de ladite opération, de 400 à 972 cas, pour atteindre 1247 cas positifs au 27 décembre 2021, soit un triplement.

Cette tendance négative est en grande partie due au relâchement durant la période qui a immédiatement précédé les fêtes de Noël, puis dans les jours qui ont suivi.

Congo : les ordures font la résistance à Pointe-Noire

Les riverains dénoncent une situation qui se dégrade et souhaitent que la Mairie de cette commune agisse au plus vite.

 

A Pointe-Noire, la capitale économique du Congo, des tas d’immondices jonchent les deux côté des routes ou encore devant les maisons d’habitations. Le sujet revient dans tous les débats. Dans les rues de la ville pétrolière, au café, sur les réseaux sociaux… les habitants en parlent et n’en peuvent plus de cette situation.

Avec les grosses chaleurs et les pluies diluviennes, la situation a empiré.  Les odeurs des déchets jetés dehors remontent dans les maisons. Dans cette commune de 715 334 habitants, ceux-ci s’énervent et dénoncent.

Congo-législatives : des opposants demandent une concertation avant l’échéance

Même si la date reste encore inconnue, les élections législatives se tiendront au cours de cette année 2022 en République du Congo.

 

Dans son dernier discours sur l’état de la nation, le chef de l’État Denis Sassou-Nguesso a confirmé que les élections législatives et locales se tiendraient courant 2022. La date reste encore à être déterminée. Mais plusieurs formations politiques, regroupées au sein de la Convention des partis républicains, Copar, réclament auparavant une concertation pour débattre notamment du recensement biométrique, explique le coordonnateur du mouvement Christ-Antoine Walembeau.

« La démocratie est une quête permanente. Donc, mieux vaut dialoguer que de se faire la guerre », analyse M. Walembeau. « Les Congolais ont appris à dialoguer. Pour obtenir la paix, il faut bien que les acteurs politiques s’accordent sur les fondamentaux », ajoute-t-il.

« Le dialogue de Sibiti (organisé en 2015 et ayant abouti au changement de la Constitution, ndlr) a acté le recensement biométrique pour lutter contre les irrégularités et la fraude. Est-ce que cette biométrie est aujourd’hui mise en œuvre ? Non ! », souligne le coordonnateur de la Copar. « Or, on doit aller aux élections législatives et locales cette année. Il faudra bien qu’on discute de cette biométrie. Le Congo a quand même une histoire. Vous savez très bien qu’il y a toujours eu des problèmes ici ; et même des guerres », note encore M. Walembeau.

« Nous avons à faire avec un système qui organise beaucoup de fraudes. Nous le vivons toujours : la fabrication de fausses procurations. Quelqu’un a gagné sur le terrain, mais quelqu’un d’autre est proclamé élu (…). Est-ce que nous allons faire la guerre pour cela ? Non ! On discute plutôt pour améliorer le système », propose Christ-Antoine Walembeau.