Congo: près de 4.000 personnes souffrent de l’hépatite

Information donnée par Olufunmilayo Lesi, expert du groupe des maladies transmissibles au bureau régional Afrique de l’Organisation Mondiale de la Santé, lors d’une conférence de presse.

En République du Congo, 4.000 personnes souffrent de l’hépatite. C’est une information donnée mardi 24 juillet 2018, par  Olufunmilayo Lesi, expert du groupe des maladies transmissibles au bureau régional Afrique de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

« Au Congo, 4.000 personnes sont touchées par l’hépatite », a déclaré Mme Lesi lors d’une conférence sur l’hépatite à Brazzaville. Selon elle, « l’hépatite virale est devenue une urgence de santé publique dans le monde ».

Olufunmilayo Lesi a tenu à informer que l’hépatite virale chronique est aujourd’hui la seconde cause de décès après la tuberculose. « L’épidémie d’hépatite virale B et C affecte 325 millions de personnes dans le monde, soit dix fois plus que l’épidémie mondiale de VIH. En Afrique, l’hépatite virale chronique touche plus de 70 millions de personnes (60 millions souffrant d’hépatite B et 10 millions d’hépatite C) », a-t-elle précisé.

Bon à savoir, il existe cinq types d’hépatite virale (A,B,C,D et E), les hépatites chroniques B et C sont celles qui causent 95% des maladies du foie et des décès prématurés liés à l’hépatite. Ils se propagent par les aliments et l’eau contaminés, et entraînent des infections aiguës.

Olufunmilayo Lesi conseille aux congolais la vaccination des enfants et l’amélioration de la sécurité des transfusions sanguines et des injections pour prévenir de l’hépatite virale.

Congo: 13 personnes décèdent dans un affrontement entre bandes rivales

Cette barbarie est attribuée à une bande de jeunes adolescents connue sous le nom « bébés noirs ».

La nuit du dimanche 22 à lundi 23 juillet 2018, a été très mouvementée dans le quartier populaire de Djiri à Brazzaville. Des violences entre bandes rivales auraient entraînées la mort d’au moins 13 personnes. Cette barbarie est attribuée à une bande de jeunes adolescents connue sous le nom « bébés noirs ». Plusieurs versions sont données dans cette affaire. Pour certains, ces décès auraient eu lieu, au commissariat. Et le flou qui entoure toute cette affaire inquiète l’organisation congolaise des droits de l’homme qui réclame une enquête.

Le procureur a ouvert une enquête pour établir les circonstances dans lesquelles des personnes seraient décédées. Ces affrontements seraient l’œuvre de deux groupes des « bébés noirs ». C’est du moins ce qu’a révélé Thierry Moungala, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

« Il ne s’est pas passé quelque chose au commissariat. Mais d’abord en amont il y a eu, dans la nuit du 22 au 23 juillet, un incident grave dans un quartier situé dans l’arrondissement 9, Djiri: une rixe absolument épouvantable entre deux bandes rivales. Deux bandes communément appelées, pour ce qui concerne ces voyous, des ‘bébés noirs’, qui se sont affrontées de manière très violente sur la voie publique avec toutes sortes d’armes ; blanches, comme au moins une arme à feu qui a été retrouvée. Et cet affrontement a entrainé la mort de plusieurs hommes, hélas. Voilà les faits. Le temps que les services de police compétents viennent sur les lieux, mettent fin à la rixe, embarquent tous ceux qui étaient encore présents sur les lieux, il y a d’abord eu constat sur place, hélas, de quelques morts. Et ensuite, un transfert des individus qui étaient maîtrisés par les forces de police vers le commissariat de Chacona. Les services de police ont constaté au PSP qu’un certain nombre d’individus étaient très, très mal en point et ils les ont dirigés ensuite vers les services d’urgence qui sont compétents ».

Un avis que ne partage pas l’OCDH. Pour cette organisation congolaise des droits de l’homme, les faits se seraient plutôt déroulés dans le commissariat de police de Chacona Mpila, à Brazzaville. L’organisation affirme être en contact avec les familles des victimes, qui pour certaines, se sont rendues à la morgue de Makelele. Et elle émet des réserves sur les circonstances de la mort de ces personnes.

L’OCDH dit avoir écoutée plusieurs témoignages et s’interroge sur les conditions des décès, C’est ce que explique Trésor Nzila, le directeur exécutif de l’organisation à Brazzaville : « Il y a eu un drame au commissariat de police de Chacona. Les sources varient entre 5 et 14 morts. Les circonstances ne sont pas encore établies. C’est trop prématuré pour définir les circonstances dans lesquelles ces personnes ont trouvé la mort. D’après les témoignages que nous avons des familles directement concernées, les enfants ont été interpelés, soit dans la rue, soit devant les parcelles et conduits au commissariat. Ils ont été surpris et les enfants ont trouvé la mort.

Parmi les personnes qui ont trouvé la mort, il y en a un qui a passé le baccalauréat, qui était donc en attente des résultats. Il y avait, parmi ces personnes qui ont trouvé la mort, des étudiants. Donc, on ne peut pas de façon légère dire que ces personnes seraient des ‘bébés noirs’. Le phénomène de ‘bébés noirs’ devient une excuse pour commettre des exactions dans la ville de Brazzaville. Nous avons demandé qu’il y ait toute la transparence sur ce drame. Et effectivement, il faut bien qu’il y ait une expertise médicale. Il faut qu’il y ait une enquête judiciaire et administrative ».

Congo : l’UDR-Mwinda rejoint l’opposition constitutionnelle

La formation politique a procédé, par le biais de son secrétaire général, Paul Dihoulou, le 21 juillet à Brazzaville, à la signature du mémorandum de la plate-forme.

Justifiant l’acte qu’il a posé en signant le mémorandum de l’opposition incarnée par Pascal Tsaty Mabiala, le secrétaire général l’Union pour la démocratie et la République ( UDR-Mwinda) a expliqué: « Nous nous sommes battus à l’opposition pour réclamer cette institution et faire de sorte que les partis politiques aient une représentation légale. Maintenant que le fruit de ce combat est arrivé, nous devons le savourer tous ». Paul Dihoulou a ajouté : « Ce qui compte à l’UDR-Mwinda, c’est l’intérêt général du pays. Nous devons privilégier, quelles que soient nos divergences, le dialogue. Ce qui est important, c’est le développement du pays, c’est la paix et l’unité. Si nous convergeons tous vers cet idéal, nous sauverons le pays ».

Prenant à son tour la parole, le chef de l’opposition congolaise, Pascal Tsaty Mabiala a, au nom de tous les partis de cette famille politique représentés à cette rencontre, pris acte de cet engagement solennel librement consenti par l’UDR-Mwinda, avant de lancer un appel aux autres partis qui n’ont pas encore compris l’intérêt de rejoindre l’opposition.

« Cette grande rencontre des partis qui demain, peut- être aujourd’hui, est encore minuscule va s’étendre et nous n’allons pas nous lasser à expliquer aux uns et aux autres le but de la création de ce rassemblement. Notre pays a trop souffert de nos divisions, des incompréhensions des uns et des autres. La responsabilité du destin du Congo est entre nos mains. C’est quelque chose de nouveau dans notre pays et vous qui êtes là, vous êtes les premiers à nous avoir compris », a-t-il déclaré.

Pascal Tsaty Mabiala a invité les partis politiques à faire preuve de flexibilité, d’intelligence. « Tout ne s’obtient pas par la force, la hargne. Ce qui compte, c’est la force des partis et l’opposition ne gagnera ses batailles que si elle regroupe des partis forts », a-t-il souligné.

Rappelons que le 23 juin dernier, onze responsables des partis politiques de l’opposition ont signé un mémorandum d’entente au terme d’une période de trois mois de discussions aux fins de transcender leur divergence et offrir au Congo une force de proposition crédible.

Congo : Sassou N’Guesso reçoit Saïd Djinnit et Zachary Muburi-Muita

Les trois hommes ont parlé de l’’évolution du processus électoral en RDC et de la situation sécuritaire en RCA.

Le 20 juillet dernier à Brazzaville, Denis Sassou N’Guesso, président en exercice de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), a eu un entretien avec l’envoyé spécial des Nations unies, Saïd Djinnit, et le secrétaire exécutif de la CIRGL, Zachary Muburi-Muita.

L’évolution du processus électoral en République démocratique du Congo (RDC) et de la situation sécuritaire en République centrafricaine (RCA). Ce sont les deux sujets au centre de la discussion de Denis Sassou N’Guesso et Saïd Djinnit.

« Nous avons échangé sur la situation en RCA qui demeure toujours inquiétante », a déclaré Saïd Djinnit, à l’issue de l’audience.

Concernant la RDC, il a expliqué : « Nous avons évoqué la question du rapatriement des forces M23 et FDLR, tout en émettant le souhait de voir le pays suivre la feuille de route des accords de la Saint-Sylvestre. Nous continuons à encourager les dirigeants à aller vers les élections prévues pour le 23 décembre 2018 ».

L’envoyé spécial de l’ONU pour la région des Grands lacs a, en outre, affiché son optimisme sur la tenue des élections en RDC au regard du dernier discours du président Joseph Kabila sur l’état de la nation.

Le secrétaire exécutif de la CIRGL a, pour sa part, souligné l’amélioration de la situation sécuritaire dans la région.

« Là où il y a des troubles, les parties belligérantes affichent, désormais, la volonté et l’engagement de trouver des solutions aux problèmes qui se posent. Mais il y a encore un souci lié à l’insécurité toujours visible en RCA », a-t-il dit.

 

Coopération : le Congo et le Maroc signent un accord-cadre dans le domaine de la logistique

Cet accord repose sur le renforcement des capacités et la promotion des partenariats et de l’échange des expériences et des expertises dans le domaine de la logistique.

Signé à Brazzaville le 30 avril dernier, l’accord-cadre de coopération entre le Congo et le Maroc vient d’être adopté par le Maroc.  Ce projet de loi N° 65-18 porte approbation de l’accord-cadre de coopération dans le domaine de la logistique entre les deux pays.

Selon le porte-parole du gouvernement marocain, Mustapha El KhalfiIl, cet accord-cadre de coopération vise à jeter les fondements de la coopération entre les deux pays en matière de développement du secteur de la logistique.

Il a été adopté lors du Conseil de gouvernement Marocain tenu jeudi 19 juillet 2018. C’est le ministre délégué chargé des Affaires africaines auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale qui l’a présenté.

Selon un communiqué lu lors de la réunion du conseil de gouvernement marocain, cette coopération est conçue selon une approche qui repose sur le renforcement des capacités et la promotion des partenariats et de l’échange des expériences et des expertises dans le domaine de la logistique.

Congo: emprisonnement ferme requis contre Makaya

Cet opposant était poursuivi pour complicité dans une affaire d’évasion de prisonniers à la prison centrale de Brazzaville fin décembre 2016.

Le ministère public a requis jeudi 19 juillet une peine d’un an d’emprisonnement ferme contre l’opposant Paulin Makaya, poursuivi pour complicité dans une affaire d’évasion de prisonniers à la prison centrale de Brazzaville fin décembre 2016. Le prévenu a une fois de plus clamé son innocence dans cette affaire qui a coûté la vie à quatre personnes. Il sera définitivement fixé sur son sort le 2 août prochain.

L’audience du jeudi s’est déroulée dans l’ensemble dans la sérénité. Invité à dire son dernier mot après les plaidoiries des différentes parties et les réquisitions du ministère public qui a demandé à la cour de le déclarer coupable du délit de complicité d’évasion et de le condamner à un an d’emprisonnement ferme, Paulin Makaya a déclaré : « Mes conseils ont été pertinents au niveau du droit. La meilleure défense de l’homme c’est son innocence. Je suis innocent dans cette affaire. »

Pour les avocats de la défense, comme maître Yvon Eric Ibouanga, leur client ne s’est rendu coupable de rien invitant la cour à le relaxer purement et simplement. « Monsieur Paulin Makaya ne s’est pas rendu coupable du délit de complicité d’évasion qui lui est reproché. Alors, même dans l’hypothèse invraisemblable où le tribunal venait à considérer qu’il s’est rendu coupable de cette infraction, il a déjà purgé sa peine. Monsieur Paulin Makaya est au jour d’aujourd’hui en détention arbitraire ; et il faut le jour où le tribunal va vider son délibéré le mettre en liberté », a dit Me Ibouanga.

L’affaire a été mise en délibéré et le jugement sera rendu le 2 août prochain.

Paulin Makaya purgeait depuis 2015 une peine de deux ans d’emprisonnement. Il avait été condamné dans une autre affaire de troubles à l’ordre public liée au rejet d’un projet de changement de Constitution qui a permis au président Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat en 2016.

Tournoi international de handball : le Congo, l’Angola et la RDC en confrontation

Les équipes nationales dames des trois pays vont s’affronter en aller-retour, dans une compétition qui se disputera pendant six jours au gymnase Nicole-Oba de Brazzaville, à partir du 18 juillet.

Dans le cadre de la préparation de la Coupe d’Afrique des nations 2018 dénommée « Challenge Edith-Lucie-Bongo-Ondimba », la Fédération congolaise de handball organise à Brazzaville un tournoi international. Le Congo pays hôte, l’Angola et la République démocratique du Congo (RDC) prennent part à cette compétition. Une occasion de mise en jambes pour chacun des pays participants et davantage pour le tout nouveau sélectionneur du Congo, Thierry Vincent, qui vient de prendre en main les Diables rouges il y a à peine quelques semaines.

Programme des matches

18 juillet : Congo-Angola

19 juillet : RDC-Congo

20 juillet : Angola-Congo

21 juillet : RDC-Angola

22 juillet : Angola-RDC

23 juillet : Congo-RDC

Economie, lutte contre la corruption et coopération en vedette dans la presse congolaise

Le Congo qui table pour cette année sur une croissance économique de 1,9%, un ancien ministre placé en garde à vue dans le cadre de la lutte contre la corruption, la signature en septembre d’une convention de développement de la zone économique spéciale entre la Chine et le Congo sont les sujets traités principalement ce jeudi par la presse congolaise.

« Congo-Economie : croissance attendue de 1,9% cette année » titre le bihebdomadaire La Semaine Africaine, selon qui « Le Conseil national du crédit, réuni le 12 juillet dernier à Brazzaville table sur taux de croissance du PIB réel de 1,9% cette année contre une récession de 2,6 enregistré en 2017. Cette projection est soutenue par le dynamisme attendu du secteur pétrolier (+12,3%), ce malgré le recul des activités dans le secteur hors pétrole (-4,6%) ».

Quant à l’hebdomadaire Le Nouveau Regard, il titre : « Un éléphant respire déjà le chaud et le froid : Enfin Rigobert Maboundou (ex ministre de l’Agriculture et de l’Elevage) a été placé en garde à vue à la DGST ».

A en croire l’hebdomadaire, l’admission de Maboundou à la Direction générale de la surveillance du
territoire (DGST) proviendrait de sa « gestion opaque de 114 milliards de FCFA entre janvier 2008 à mars 2016 au niveau du département qu’il avait en charge ».

Sur un tout plan, le quotidien Les Dépêches de Brazzaville s’intéresse à la coopération Chine –Congo et annonce la signature en septembre prochain d’une Convention de développement de la zone économique spéciale de Pointe-Noire.

« Cette Convention sera signée par les autorités des deux Etats au plus haut niveau en marge du sommet des chefs d’Etat d’Afrique et de Chine qui va se tenir dans deux mois », précise le quotidien national.

Région des Grands Lacs : les pays membres discutent des questions diplomatiques

La Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), s’est ouvert jeudi 19 juillet à Brazzaville.

La capitale congolaise, Brazzaville accueille depuis jeudi 19 juillet 2018, la conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL). Les sujets examinés pendant cette rencontre sont entre autres le point de la réunion tenue à Kinshasa, en juin dernier, l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations des ministres et du sommet des chefs d’Etat de la CIRGL et la restructuration du secrétariat de l’organisation.

« Cette rencontre est marquée par les préoccupations d’ordre politique, sécuritaire et humanitaire. Un contexte marqué aussi par des difficultés d’ordre financier que connaissent bon nombre de pays membres. Ces difficultés qui ont un rejaillissement sur la bonne administration de notre organisation », a indiqué le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso.

Jean-Claude Gakosso félicité le mécanisme de suivi de l’accord cadre d’Addis-Abeba sur la République démocratique du Congo et sur la Région des Grands lacs.

Pour l’ambassadeur itinérant, Raphaël Malongo, a, quant à lui, plaidé pour la paix entre les deux Soudan. Il reconnait tout de même, les avancées de paix en République centrafricaine (RCA) et en République démocratique du Congo, malgré la persistance de quelques foyers de tensions.

« Nous sommes tous attentionnés car le président Joseph Kabila va s’adresser au parlement. Mais nous souhaitons que rien ne vienne entraver ce processus engagé. Au Soudan du Sud, nous espérons que le tout se consolidera pour qu’on arrive à un climat de paix. En RCA, nous espérons que les choses vont avancer », a indiqué Raphaël Malongo.

Les coordonnateurs nationaux de la CIRGL comptent veiller aux conclusions des travaux de la réunion du comité de gouvernance du Fonds spécial pour la reconstruction et le développement, la libre circulation des détenteurs de passeports diplomatiques sur les territoires des Etats membres de la CIGRL et les relations entre le secrétariat et le bureau de l’envoyé spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies dans la Région des Grands Lacs.

Journée parlementaire : les députés édifiés sur les missions du HCR

Le 19 juillet à Brazzaville, l’agence des Nations unies a expliqué aux membres de l’Assemblée nationale des missions qu’elle mène en République du Congo.

Il était question pour cette organisation, d’amener les parlementaires à avoir une meilleure connaissance sur les missions du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), de ses interventions dans le pays et se familiariser avec les notions telles réfugiés, personnes déplacées internes, apatridie, et autre.

Il s’est agi aussi de renseigner les députés sur la situation des réfugiés et des personnes déplacées internes au Congo, les informer des engagements internationaux pris par le pays en ce qui concerne les réfugiés et les personnes déplacées internes et de la prévention de l’apatridie au Congo.

Pendant ces moments, cinq thèmes ont été développés par différents responsables de cet organisme, à savoir les opérations du HCR au Congo, le mandat du HCR, les conventions relatives à l’apatridie, le cadre légal relatif aux réfugiés et celui des personnes déplacées internes au Congo.

Evoquant les missions de cette agence onusienne, Cyr Modeste Kouamé, le représentant du HCR au Congo a indiqué que son rôle est la protection des réfugiés, c’est-à-dire des personnes ayant dépassé les frontières internationales pour se retrouver dans un autre pays, l’assistance de ces personnes et la mise en place des mécanismes tendant à des solutions durables au profit de ces individus.

Les services du HCR, a-t-il dit, se résument à l’assistance matérielle ainsi qu’aux services sociaux de base apportés aux réfugiés et leur enregistrement biométrique.  Cet organisme intervient dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’eau et de l’assainissement. Le HCR, a-t-il poursuivi, assure aussi le rapatriement volontaire et la réinstallation interne. A ce jour, a-t-il déclaré, 648 Centrafricains ont déjà été rapatriés.

Cyr Modeste Kouamé est ensuite revenu sur la population réfugiée présente au Congo, chiffres à l’appui. Les Rwandais sont au nombre de 10 516, arrivés au Congo après avoir transité par la RDC; les Congolais de Kinshasa sont  15 000 et les Centrafricains 33 000. « Le Congo compte, à ce jour, vingt-trois nationalités de réfugiés qui sont sur toute l’étendue du territoire national, principalement dans la partie nord » a-t-il précisé.

Notons que les travaux ont été dirigés par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Léon Alfred Opimbat, qui, dans son mot d’ouverture, a remercié le HCR pour cette initiative.