Congo : l’Upads lève la suspension Honoré Sayi

Cette décision a été prise à l’occasion de la clôture des travaux de la 4ème session du bureau de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads).

 

Honoré Sayi a été réhabilité au sein de l’UPADS. C’était dimanche 13 mars de la clôture des travaux de la 4ème session du bureau politique de ce parti de l’opposition, que la sanction du ministre de l’Energie et de l’hydraulique a été levée.

Les résultats sanctionnant le vote se présentent comme suit : 169 voix ont voté pour; 08 voix contre et  29 voix absentes. Pour le premier secrétaire de l’Upads ce vote est un symbole de la démocratie au sein du parti qu’il dirige.

« Il ne s’agit pas d’une simple levée de sanction, mais notre capacité de l’assumer. Le plus important c’est de voir ce que nous sommes et de ce que nous voulons être demain, et le vote qui a majoritairement milité en faveur de la levée de la sanction est l’expression de la démocratie en notre sein », a déclaré Pascal Tsaty-Mabiala.

Notons que L’Upads se prépare pour les prochaines élections législatives et locales.

Congo-Retraite : Pascal Tsaty Mabiala demande la réforme du système

C’était au cours d’une conférence de presse que le premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) s’est exprimé.

 

On ne l’avait pas entendu depuis le présidentielle de mars dernier, qu’il a d’ailleurs boycotté. Le chef de file de l’opposition congolaise et premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), Pascal Tsaty Mabiala, s’est exprimé mercredi 30 juin 2021. Il  demande au gouvernement de reformer le système des retraites.

Ce mercredi au cours d’une conférence de presse, le premier secrétaire de l’UPADS a estimé que le système des retraites est défaillant, basé sur un vieux mécanisme.

« Le gouvernement a tort de croire que ce problème n’est que budgétaire, déplore Pascal Tsaty Mabiala. En vérité, il faut réformer notre système de retraite qui ne s’appuie que sur le vieux mécanisme fondé sur la solidarité et qui ne fonctionne normalement qu’en temps de plein emploi ou lorsque l’Etat providence assure la couverture des déficits par le biais des subventions », a-t-il dit.

« De surcroit, pourquoi cette aberration d’avoir créé et maintenu, voilà 32 ans, un établissement public dénommé la Caisse nationale de retraite des fonctionnaires (CRF) pour gérer les pensions de retraite ? interroge le chef de file de l’opposition. Ce qui n’était qu’une direction au sein du ministère des finances est devenu un mammouth avec de lourdes charges de fonctionnement qui creusent le déficit de la CRF. Une réforme est nécessaire pour relancer cet établissement et lui garantir une pérennité fonctionnelle », a-t-il poursuivi.

Concertation de Madingou : c’est un « rendez-vous manqué » pour l’opposition

Pascal Tsaty-Mabiala, chef de file de l’opposition politique congolaise l’a indiqué lundi 30 novembre 2020, au cours d’une conférence.

Le chef de file de l’opposition politique congolaise, Pascal Tsaty-Mabiala, a indiqué, au cours d’une conférence de presse co-animée le 30 novembre à Brazzaville avec Claudine Munari et Guy Brice Parfait Kolelas, que la classe politique congolaise est partie de la concertation politique de Madingou sans consensus.

Vingt-huit délégués issus de onze partis de l’opposition ont participé à la concertation politique organisée les 25 et 26 novembre à Madingou, dans le département de la Bouenza,  sur le thème : « Consolidons les acquis de la démocratie par les élections libres, transparentes et apaisées ». Restituant les conclusions de ces assises, les trois responsables de l’opposition ont qualifié de « grand rendez-vous manqué » cette occasion et sollicité l’arbitrage du président de la République, Denis Sassou N’Guesso sur des points où il n’y a pas eu de consensus. « Au moment où nous parlons tous les jours de paix, de stabilité pour notre pays, l’occasion nous a été donnée à Madingou pour prouver par les actes que nous aurions pris consensuellement que nous étions une classe politique suffisamment élevée », a déploré Pascal Tsaty-Mabiala.

Selon lui, les espoirs suscités par le thème de la concertation, l’adresse du vice-Premier ministre Firmin Ayessa à l’ouverture des travaux, les contacts avec la directrice générale de l’Organisation internationale de la francophonie, Louise Mushikiwabo, le représentant personnel du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique centrale, François Louceny Fall, et la rencontre avec le chef de l’Etat à la veille de la concertation , ont été réduits à zéro.

« Comme à l’accoutumée, nous ne nous  sommes pas accordés sur trois éléments essentiels qui, pour nous, conditionnent la fiabilité du processus électoral. Il s’agit de la maitrise du corps électoral, du  renforcement des compétences de la Commission nationale électorale indépendante  et du plafonnement des dépenses des campagnes électorales », a-t-il déclaré.

Pour les chefs de la délégation de l’opposition à Madingou, le seul point de convergence entre les différentes parties a été la prise en compte des représentants des partis politiques et des candidats à tous les niveaux de compilation des résultats et leur prise en charge par l’Etat.

Ne regrettant pas leur participation à cette concertation, Pascal Tsaty-Mabiala, Claudine Munari et Guy Brice Parfait Kolelas ont insisté sur le fait que leurs objectifs n’ont pas été atteints. « Pour tout le reste, nous continuerons de croire que le gouvernement entendra raison pour que les élections à venir, notamment la présidentielle, ne soient pas à nouveau source de contestations et de violences dans le pays. C’est ici qu’est interpellée la responsabilité pleine et entière du président de la République en tant que garant de l’ordre démocratique et républicain et probable candidat à sa propre succession », a noté  Pascal Tsaty-Mabiala dans son mot introductif.

D’après la présidente de la Fédération de l’opposition congolaise, Claudine Munari, l’opposition congolaise, souvent divisée a presque parlé le même langage à Madingou. « Nous nous battons pour la même cause : l’alternance politique et l’amélioration de la gouvernance électorale. Nous n’avons encore rien perdu parce que c’est au président de la République d’en décider.  Avant d’aller à Madingou, j’ai lu les recommandations de Ouesso qui étaient fortes dans le sens d’un fichier électoral crédible. Madingou pour moi, devrait offrir une avancée sur une élection libre, transparente et apaisée », a-t-elle rappelé.

Révision de la loi électorale : l’opposition rejette l’avant-projet de texte

Le chef de file de l’opposition congolaise, Pascal Tasty-Mabiala, a jugé sans fondement juridique et politique l’avant-projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi électorale du 10 décembre 2001.

Le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a transmis, le 22 juillet dernier, à la classe politique nationale, pour consultation et avis, un projet de texte instituant, entre autres, le vote par anticipation des agents de la force publique deux jours avant le scrutin. Apportant ses observations, l’opposition politique congolaise a réitéré sa volonté d’aller à un dialogue avant l’élection présidentielle de 2021 pour régler la question de la gouvernance électorale.

Selon Pascal Tsaty-Mabiala, le vote par anticipation des agents de la force publique ne se justifie pas, dans la mesure où ces derniers ont toujours exercé leur droit de vote même en mission. « Notre pays qui peine à mettre en œuvre la biométrie afin de garantir le principe d’un homme une voix ne peut pas légalement instituer le vote multiple qui fausse inéluctablement le jeu démocratique. (…) Les partis de l’opposition politique congolaise rejettent l’avant-projet de loi initié par vos soins parce que non fondé juridiquement et politiquement », peut-on lire dans un document signé par le chef de file de l’opposition.

En effet, la nouvelle loi électorale en discussion institue également l’implantation des bureaux de vote dans les casernes alors que l’actuel texte stipule en son article 81 alinéa 2 que « Les bureaux de vote sont installés de préférence dans les bâtiments d’utilité publique, à l’exclusion de la présidence de la République, des ministères, des casernes, des Palais de justice et des établissements sanitaires hospitaliers ».

« Les militaires, gendarmes et policiers obéissent à la discipline militaire. De ce point de vue, implanter les bureaux de vote dans les casernes influencera leur choix politique. Ce qui est contraire à l’article 24 alinéa 3 de la Constitution qui dispose que toute manipulation, tout embrigadement de conscience, toutes sujétions de toutes natures imposées par fanatisme religieux, philosophique, politique ou sectaire sont interdits et punis par la loi », a rappelé l’opposition.

Concernant l’établissement de la liste électorale spéciale, Pascal Tsaty-Mabiala pense que l’ambigüité des rapports entre les agents de l’ordre et les autorités politiques, surtout en Afrique, ne joue pas en faveur d’une telle proposition au Congo.  En matière électorale, il faut, a-t-il rappelé, avoir une seule liste qui définit les électeurs, chacun dans sa situation. « Comment recenser objectivement cette catégorie de personnes dans un pays où tous les contrôles des militaires, gendarmes et policiers n’ont jamais donné des résultats quantifiables et vérifiables sur le long terme. Il serait incompréhensible qu’une liste électorale spéciale des militaires, gendarmes et policiers soit constituée en dehors de la liste générale de l’ensemble des électeurs », a rejeté le Premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads).

D’après l’exposé des motifs du gouvernement, la loi électorale actuelle a montré ses mérites mais aussi certaines faiblesses pouvant être corrigées après environ 20 ans d’application. Il s’agira des articles 109, 110 et de la suppression de certaines dispositions prises en compte dans la loi organique sur la Cour constitutionnelle. Ainsi, la modification de l’article 7 consistera, à en croire le gouvernement, à lui adjoindre quatre alinéas édictant l’inscription sur des listes électorales séparées des militaires, gendarmes et policiers. Pour prendre en compte le vote par anticipation, l’article 25 sur la campagne électorale pourrait être aussi modifié.

Congo: une plainte contre Inès Bertille Néfer Ingani

La ministre de la Promotion de la femme est accusée de « diffamation » par le secrétariat national de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads/opposition).

Le secrétariat national de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads/opposition), Pascal Tsaty Mabiala a décidé, vendredi dernier à Brazzaville, de porter plainte contre la ministre de la Promotion de la femme, Inès Bertille Néfer Ingani pour diffamation, dans l’affaire d’un enregistrement audio posté sur les réseaux sociaux, incriminant le patron de l’opposition congolaise.

On rappelle que depuis plusieurs jours, un enregistrement audio attribué à la ministre Inès Bertille Néfer Igani fait le buzz sur les réseaux sociaux.

Dans cet audio où elle serait en conversation avec un jeune militant de la Force montante congolaise, la ministre de la Promotion de la femme, selon le parti créé par le Professeur Pascal Lissouba, aurait accusé Pascal Tsaty Mabiala d’avoir reçu de l’argent de certains cadres du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir) pour tenir des propos outrageux contre le député d’Oyo, Christel Sassou N’Guesso.

Il aurait fait le sale boulot, le 18 août, lors de l’interpellation du gouvernement à l’Assemblée nationale.

Réagissant à ce propos, le député (UPADS) de Loudima a balayé d’un revers de main toutes les accusations portées contre lui.

Il a marqué son indignation et condamné avec fermeté cette affirmation qu’il qualifie de « gratuite » et qui, selon lui, relève d’une pure et simple « diffamation ».

Présidentielle 2021 : Pascal Tsaty Mabiala appelle les opposants à former un front commun

Lors d’une conférence de presse qu’il a animée le 28 août à Brazzaville, Pascal Tsaty Mabiala, a invité les autres cartels de l’opposition à se joindre à eux afin de former un front politique digne pour garantir l’alternance démocratique en 2021.

Moins de vingt mois de l’élection présidentielle de 2021, l’opposition politique congolaise mesure déjà les enjeux du scrutin. Le chef de file de l’opposition pense que pour vaincre ce combat décisif, face à un Parti congolais du travail (PCT), qui n’entend pas baisser la garde, ce groupement politique doit y aller en rangs serrés. D’où l’intérêt pour la gauche congolaise, au-delà des divergences politiques, de se remettre ensemble, comme cela a été le cas avant la présidentielle de 2016, en vue de former une coalition plus soudée et efficace, capable de renverser la vapeur en 2021.

« Nous lançons un appel solennel et fraternel aux autres forces vives de la nation, particulièrement à nos camarades des autres plateformes de l’opposition au dépassement, pour que nous regardions ensemble la question de la gouvernance électorale. Les différences d’approches ne sauraient constituer des obstacles à l’aboutissement du combat commun, celui de l’alternance démocratique », a souligné Pascal Tsaty Mabiala.

Pour ce faire, l’opposition congolaise a réitéré au gouvernement de mettre en place des conditions adéquates pouvant garantir un scrutin présidentiel libre, transparent et non conflictuel en 2021, en améliorant le processus électoral en cours qui implique, entre autres, la maitrise du corps électoral, le bon découpage électoral et bien d’autres paramètres qui entrent en ligne de compte.

« L’élection présidentielle prochaine devient énigmatique. En effet, le chef de l’Etat ne rassure pas les congolais quant à sa volonté d’organiser l’élection présidentielle de 2021 dans les meilleures conditions que celles qui ont prévalu en 2016 et qui ont donné lieu à une grande controverse et des pertes en vies humaines », a renchéri le chef de file de l’opposition congolaise.

Congo: l’opposition veut un dialogue avant la présidentielle de 2021

Jeudi 25 avril, l’opposition congolaise a dévoilé à ses militants et aux médias sa feuille de route en vue de la prochaine élection.

Une feuille de route qui comporte des revendications notamment la tenue d’un dialogue avant l’échéance afin de trouver des réponses aux questions de l’unité nationale ou encore la tenue d’une présidentielle apaisée en 2021. Ils étaient face à leurs militants et aux hommes de médias, jeudi 25 avril à Brazzaville.

Pascal Tsaty Mabiala, chef de l’opposition congolaise, était entouré de dix autres leaders, dont Guy-Brice Parfait Kolélas, qui a dévoilé cette feuille de route qui comporte quatre principaux axes. La première porte sur la gouvernance électorale. L’opposition exige, entre autres, une refonte du fichier électoral, c’est-à-dire le nettoyage du corps électoral qui comporte des données erronées, selon elle.

Le deuxième axe concerne l’amélioration de sa communication interne. Il est question de renforcer la visibilité de l’opposition sur l’échiquier national et international. La résolution définitive, selon une approche inclusive de la crise du Pool, fait partie de l’axe 3 de cette feuille de route de l’opposition, également préoccupée par la crise économique et financière qui étrangle le pays.

Convaincu qu’il y a urgence à ce que la classe politique se parle, Pascal Tsaty Mabiala appelle au dialogue : « Il n’y a pas de raison qu’on ait peur du dialogue d’aujourd’hui. Mais, ce dialogue doit être fécond. Il faut qu’il apporte quelque chose. On n’ira pas à ce dialogue seulement pour nous embrasser ou légitimer je ne sais quoi. Mais, c’est pour aller poser les problèmes et avoir les esquisses de solutions. »

Joseph Kignoumbi-Kia-Mbougou accuse l’opposition de s’associer à la majorité présidentielle

Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée le 22 septembre à Brazzaville, le président du parti « La Chaine » a accusé la famille politique conduite par Pascal Tsaty-Mabiala d’être de connivence avec la majorité présidentielle.

Joseph Kignoubi-Kia-Mboungou a été face à la presse pour « porter son regard sur la situation nationale actuelle». A cette occasion, il a abordé, dans son mot liminaire, plusieurs questions, entre autres, son analyse du message à la nation du chef de l’Etat, le 14 août dernier à l’occasion de la célébration du 58e anniversaire de l’indépendance du Congo; l’incapacité, selon lui, du gouvernement à mettre en oeuvre les mesures radicales pour sortir le Congo de la crise actuelle; la lutte contre les antivaleurs et la connivence affichée de l’opposition dans son ensemble avec la majorité constitutionnelle. Parlant justement de cette connivence, le président de La Chaîne a déclaré: « Nous la dénoncions dans notre conférence de presse du 30 juin 2018, pourtant certains Congolais et même certains d’entre vous disaient de nous que nous étions mauvais joueurs. Aujourd’hui, incontestablement, les faits nous donnent raison puisque Pascal Tsaty-Mabiala, lors de ses prises de parole publiques et même lors du débat sur le Plan national de développement (PND) 2018-2022, l’ayant pourtant combattu a conclu en disant, l’opposition entend accompagner le gouvernement, elle vote donc la loi sur le PND ».

Selon Joseph Kignoumbi-Kia-Mboungou, un opposant n’accompagne pas un gouvernement qu’il combat. Pour le cas d’espèce, le soutien de Pascal Tsaty-Mabiala au gouvernement est désormais indéfectible, a-t-il soutenu, estimant que cela est au mépris même de l’une des dispositions de la loi portant statut de l’opposition qui stipule qu’un parti est dit de l’opposition s’il ne soutient pas l’action du gouvernement. Il a dit n’avoir pas signé le mémorandum du 23 juin dernier.

Le président de La Chaine est en outre revenu sur le message du chef de l’Etat du 14 août dernier. Un message qui, d’après lui, n’a rien apporté de concret pour satisfaire tant soit peu les attentes des Congolais qui étaient si nombreux à espérer entendre des annonces politiques courageuses, dans le sens de la décrispation totale et sincère du climat politique, social, économique et financier national.

Abordant ce qu’il a appelé l’incapacité du gouvernement à mettre en œuvre les mesures radicales de sortie de crise, Joseph Kignoumbi-Kia-Mboungou s’en est pris au Premier ministre, chef du gouvernement. Il a indiqué qu’en dépit de l’étendue de ses pouvoirs, « le Premier ministre reste incapable et manque de courage politique pour engager les mesures radicales qui amèneraient le pays sur la voie de l’ajustement et conclure, dans les meilleurs délais, un programme d’aide avec le Fonds monétaire international».

Joseph Kignoumbi-Kia-Mboungou a également rejeté l’idée d’un énième dialogue politique inclusif que reclameraient certaines officines. A ce sujet, il a laissé entendre: « L’opposition parlementaire et extra parlementaire le réclame à cor et à cri comme si nous n’en avions jamais tenu et comme si cet énième dialogue serait la thérapeutique aux maux qui minent notre pays ». A en croire le président de La Chaîne, cette réclamation ne serait qu’une occasion pour les membres de l’opposition et de la majorité de se distribuer « des rôles qui aboutiront ni plus ni moins qu’à la formation d’un gouvernement d’union nationale en vue de l’élaboration d’un éventuel nouveau projet constitutionnel ».

Donnant son point de vue sur la lutte contre les antivaleurs, le président de La Chaîne se dit ne pas être convaincu de la volonté des pouvoirs publics de s’attaquer à ces fléaux. Aussi a-t-il dénoncé la dissolution de la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude lors du Conseil des ministres tenu le 20 septembre. « Au fond, derrière cette levée de boucliers, tout le monde (particulièrement le gouvernement) a peur que toute la haute administration publique congolaise soit éclaboussée dans des scandales qui en réalité n’épargnent personne», a-t-il affirmé.

Congo : Pascal Tsaty Mabiala, « le discours de Sassou Nguesso c’est du déjà vu »

Le chef de l’opposition du Congo Brazzaville a réagi de façon mitigée face au discours du président Sassou Nguesso délivré à l’occasion de la fête nationale.

Le peuple congolais célébrait ce 15 août la traditionnelle fête nationale dont le défilé est présidé par Denis Sassou Nguesso en sa qualité de chef d’Etat. Le président congolais a délivré comme à l’accoutumée un message sur l’état de la nation a tous ses concitoyens. Il est notamment revenu sur les pères fondateurs de l’Etat congolais qui ont lutté pour l’indépendance.

Denis Sassou Nguesso a loué le courage de ces vaillants patriotes qui ont légué aux jeunes générations une nation affranchie avec un socle fort. Mais, le premier citoyen congolais s’est surtout réjouis des efforts qui ont conduit à la paix dans le Pool. Une situation qui ne peut que contribuer à la mise sur pied des facteurs pouvant relancer le développement économique du pays. Déjà que le Congo est suspendu à l’attente d’un accord avec le Fonds monétaire International.

Commentant ce discours, le chef de l’opposition congolaise, Pascal Tsaty Mabiala, affirme ne pas être surpris par ce message du président Sassou Nguesso. « Le discours de Sassou Nguesso s’est du déjà vu ! Nous attendons à présent l’accord avec le FMI pour sauver notre économie. C’est là que nous verrons les mesures qui seront prises par le gouvernement pour changer la vie des congolais » a-t-il indiqué dans une interview accordée à la télévision nationale.

Politique : affaire des 14 prisonniers décédés, l’UPADS frappe du point sur la table au parlement

La polémique est loin de se dissiper concernant l’affaire des 14 jeunes prisonniers décédés, l’UPADS exige la démission du ministre de la communication et du procureur de la république.

Le ton monte au sein des formations politiques et les acteurs de la société civile depuis le tragique décès de 14 prisonniers au commissariat de Chacona. Le flou dans les explications fournies par les autorités embarrassant surtout la première force d’opposition, l’UPADC  qui a décidé d’hausser le ton au parlement.

Pour le parti que dirige Pascal Tsaty Mabiala, la séance de la question d’actualité à l’Assemblée nationale du 26 juillet n’a pas permis aux Congolais d’en savoir plus sur les circonstances de ce drame. L’UPADC constate notamment les contradictions dans les déclarations du gouvernement et du procureur de la République au prés près du tribunal de grande instance de Brazzaville.

Le parti exige le départ du gouvernement du ministre Thierry Lézin Moungalla et la démission du procureur de la République, André Gakala Oko. Outre, L’UPADS a demandé la prise des mesures sévères à l’encontre des auteurs de cette tragédie ainsi que la mise en place d’une commission d’enquête indépendante composée des parlementaires, des représentants de la société civile et des hauts fonctionnaires de l’Etat.

Pour rappel,  le 23 juillet dernier, le procureur de la République présentait présentait les faits tels que, dans la nuit du 22 au 23 juillet 2018, « deux groupes de bandits appelés « bébés noirs », appartenant aux écuries Américaines et Arabes, se sont affrontés avec toutes sortes d’armes. Cet affrontement a entraîné mort d’hommes ».

Pour Thierry Moungala, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, «il ne s’est pas passé quelque chose au commissariat. Mais d’abord en amont il y a eu, dans la nuit du 22 au 23 juillet, un incident grave dans un quartier situé dans l’arrondissement 9, Djiri: une rixe absolument épouvantable entre deux bandes rivales. Deux bandes communément appelées, pour ce qui concerne ces voyous, des ‘bébés noirs’, qui se sont affrontées de manière très violente sur la voie publique avec toutes sortes d’armes ; blanches, comme au moins une arme à feu qui a été retrouvée. Et cet affrontement a entraîné la mort de plusieurs hommes, hélas. Voilà les faits.

 

 

Congo : l’UDR-Mwinda rejoint l’opposition constitutionnelle

La formation politique a procédé, par le biais de son secrétaire général, Paul Dihoulou, le 21 juillet à Brazzaville, à la signature du mémorandum de la plate-forme.

Justifiant l’acte qu’il a posé en signant le mémorandum de l’opposition incarnée par Pascal Tsaty Mabiala, le secrétaire général l’Union pour la démocratie et la République ( UDR-Mwinda) a expliqué: « Nous nous sommes battus à l’opposition pour réclamer cette institution et faire de sorte que les partis politiques aient une représentation légale. Maintenant que le fruit de ce combat est arrivé, nous devons le savourer tous ». Paul Dihoulou a ajouté : « Ce qui compte à l’UDR-Mwinda, c’est l’intérêt général du pays. Nous devons privilégier, quelles que soient nos divergences, le dialogue. Ce qui est important, c’est le développement du pays, c’est la paix et l’unité. Si nous convergeons tous vers cet idéal, nous sauverons le pays ».

Prenant à son tour la parole, le chef de l’opposition congolaise, Pascal Tsaty Mabiala a, au nom de tous les partis de cette famille politique représentés à cette rencontre, pris acte de cet engagement solennel librement consenti par l’UDR-Mwinda, avant de lancer un appel aux autres partis qui n’ont pas encore compris l’intérêt de rejoindre l’opposition.

« Cette grande rencontre des partis qui demain, peut- être aujourd’hui, est encore minuscule va s’étendre et nous n’allons pas nous lasser à expliquer aux uns et aux autres le but de la création de ce rassemblement. Notre pays a trop souffert de nos divisions, des incompréhensions des uns et des autres. La responsabilité du destin du Congo est entre nos mains. C’est quelque chose de nouveau dans notre pays et vous qui êtes là, vous êtes les premiers à nous avoir compris », a-t-il déclaré.

Pascal Tsaty Mabiala a invité les partis politiques à faire preuve de flexibilité, d’intelligence. « Tout ne s’obtient pas par la force, la hargne. Ce qui compte, c’est la force des partis et l’opposition ne gagnera ses batailles que si elle regroupe des partis forts », a-t-il souligné.

Rappelons que le 23 juin dernier, onze responsables des partis politiques de l’opposition ont signé un mémorandum d’entente au terme d’une période de trois mois de discussions aux fins de transcender leur divergence et offrir au Congo une force de proposition crédible.

Pascal Tsaty Mabiala chez Denis Sassou Nguesso pour parler du Congo

Dans le cadre des consultations périodiques sur les questions d’intérêt national, le président congolais, Denis Sassou Nguesso a ouvert ce mercredi à Brazzaville, les portes de son cabinet de travail au chef de file de l’opposition congolaise, Pascal Tsaty Mabiala.

Cette rencontre constitue pour le Président de la République une occasion de recevoir du Chef de file de l’opposition ses opinions et points de vue sur les questions de l’heure, notamment comment soutenir et amplifier les efforts en cours pour la relance de l’économie congolaise frappée par la crise financière.

Evoquant la situation économique difficile pour les populations congolaises, le secrétaire général de l’UPADS a suggéré au numéro 1 congolais, que les réformes annoncées par le gouvernement soient réellement engagées et que des mesures appropriées pour la réussite de ces mesures soient prises. En ce qui concerne la crise du Pool, Pascal Tsaty Mabiala a souhaité que le processus de mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu, signé le 23 décembre 2017 à Kinkala, soit accéléré afin que les populations déplacées puissent retrouver la quiétude, que les enfants retrouvent le chemin de l’école et que les femmes vaquent à leurs occupations champêtres.

Pour le patron de l’opposition congolaise, l’opposition doit être associée aussi à toutes les étapes qui conduisent vers une paix réelle dans le Pool.

Selon lui, la commission paritaire qui a été mise en place doit s’ouvrir également à l’opposition.

Enfin, abordant le sujet de son rejet par certains leaders de l’opposition, qui pensent que sa désignation est illégale, Pascal Tsaty Mabiala a rappelé que les règles du jeu étaient connues avant d’aller aux élections législatives.

«J’ai entendu que Tsaty Mabiala a été nommé par le Président de la République. Jamais, je n’ai été nommé. Je n’aurais jamais accepté d’être nommé à une fonction politique comme celle-ci. Ça découle simplement de la logique des institutions actuelles. C’est la constitution qui a prévu un statut de l’opposition. Il y a eu une loi en application de la constitution qui a prévu des mécanismes, des critères pour y arriver. Nous avons voté cette loi, qu’on applique cette loi », a précisé le secrétaire général de l’UPADS.

Crises dans le Pool : Pascal Tsaty Mabiala propose la tenue d’une table ronde

Le premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale ( Upads) estime que seul un colloque peut aider à cerner l’origine des conflits récurrents que connaît le département depuis 1963.

Le premier secrétaire de l’Upads a donné son point de vue sur la résolution définitive de la situation du Pool devant les militants et sympathisants de son parti, le 27 janvier, lors de l’assemblée générale de la coordination départementale de Brazzaville. « Il faut une table ronde sur le Pool pour voir pourquoi des crises à répétition dans ce département. Tous les régimes qui se sont succédé dans ce pays depuis Youlou ont eu des problèmes avec le Pool. Il faut qu’on s’asseye pour voir cela. », a-t-il martelé.

En ce qui concerne Frédéric Bintsamou, Pascal Tsaty Mabiala a signifié que « ce dernier doit venir à Brazzaville en homme libre, le faire asseoir, parler avec lui pour reconstruire le Pool ».

Outre le problème du Pool, le premier secrétaire de l’Upads a évoqué d’autres questions, notamment celle de l’alternance démocratique en rappelant aux militants que leur parti doit réfléchir sur les moyens de reconquerir le pouvoir.

 « Voilà  vingt ans que nous sommes à l’opposition et il nous faut maintenant réfléchir sur les moyens de repartir au pouvoir. Depuis 1997, la réalité politique a fait que nous restons à l’opposition pour préparer l’alternance et c’est cela le fonctionnement démocratique. On est à l’opposition pas pour y demeurer et même au pouvoir pas pour y rester indéfiniment non plus, il faut l’alternance. Nous sommes des démocrates convaincus, des républicains et il faut qu’on s’en donne les moyens mais pas par la violence. », a-t-il souligné.

La tâche ne sera pas facile, a reconnu Pascal Tsaty Mabiala qui compte surtout sur les jeunes et les femmes du parti. « C’est notre responsabilité, c’est votre responsabilité », a-t-il lancé.

Abordant le volet économique du pays, le premier secrétaire de l’Upads s’est, entre autres, appesanti sur le programme de municipalisation accélérée qui a été, selon lui, une mauvaise politique pour développer l’arrière-pays. Certes, a-t-il souligné, beaucoup de réalisations ont été faites mais de façon trop rapide. « En six ou douze mois, il fallait un stade, un aéroport, un palais dans une même localité. Il fallait au contraire procéder par la décentralisation. C’est par le biais de la décentralisation qu’on allait voir nos départements se reconstruire avec tous les secteurs multiplicateurs d’emplois. », a argumenté le premier secrétaire de l’Upads, désormais chef de file de l’opposition congolaise. Il a enfin appelé les militants de son parti à l’unité et la cohésion pour d’autres victoires à l’avenir.