Congo/RDC : les deux pays optent pour une cartographie professionnelle des frontières

Décision prise au cours de la 5ème session de la commission Technique Mixte des frontières entre la RD. Congo et le Congo-Brazzaville en matière de frontières terrestres et fluviales.

Les experts en matière de frontières terrestres et fluviales de la République du Congo et de la République Démocratique du Congo se concertés. C’était à l’occasion de la 5ème session de la commission Technique Mixte des frontières entre la RD. Congo et le Congo-Brazzaville. Il s’est agi pour les experts des deux pays, d’examiner les recommandations issues de la 3éme et 4ème session tenue respectivement, à Kinshasa en mars 2015 et à Brazzaville en juin 2017.

Pendant trois jours d’analyses et d’échanges, les experts de deux pays se sont accordés sur l’accord-cadre de coopération entre les deux Congo et l’Institut géographique National France International (IGN FI), partenaire choisi pour la réalisation de la cartographie.

Pour le Directeur de Cabinet du Vice-Premier ministre de l’intérieur de la RDC, Henri Mova « les recommandations adoptées vont déterminer l’avenir de ces deux peuples pour le temps à venir ». Pour sa part, son homologue du Congo-Brazzaville, Séraphin Onde le, a affirmé que « la réalisation d’une plus grande unité et d’une solidarité entre Kinshasa et Brazzaville exige l’atténuation du poids des frontières qui les séparent ».

Les recommandations adoptées au cours de la session vont déterminer l’avenir de ces deux peuples pour le temps à venir ». Pour sa part, Séraphin Onde le, a affirmé que « la réalisation d’une plus grande unité et d’une solidarité entre Kinshasa et Brazzaville exige l’atténuation du poids des frontières qui les séparent ».

Les cuiseurs « Congo mboté » à la portée des ménages

Fabriqué par des artisans nationaux, le cuiseur moderne à charbon et à bois permet d’économiser plus de 40% de charbon et 50% de bois.

La cérémonie du lancement officiel de l’extension du projet, filière cuiseurs économes dans la ville de Pointe-Noire, a eu lieu le 17 juillet au centre de formation Don Bosco, dans le troisième arrondissement Tié-Tié, en présence de Todd P. Haskell, ambassadeur des États Unis au Congo. La science a démontré que l’exposition quotidienne aux fumées est responsable de plusieurs maladies. Le cuiseur Congo Mboté, dont le but est de lutter contre la déforestation, réduit, grâce à sa technologie, les fumées toxiques dégagées lors de la cuisson et les risques de santé des maladies liées aux fumées (maladies pulmonaires et des yeux).

Ces cuiseurs permettent également d’éviter les pertes de chaleur. Ils optimisent le rendement calorifique pour la cuisson et réduisent des émissions de gaz à effet de serre. L’extension de ce projet dans la ville de Pointe-Noire et la mise en vente de ces cuiseurs étaient attendues par les Ponténégrins. Dans son mot de circonstance, Julien Petit Jean, responsable du programme filière cuiseurs économes, a donné l’importance de ce projet, initié il y a quelques années dans la ville Brazzaville par l’ONG française Initiative développement.

En effet, après plus de cinq mille ventes dans la capitale politique, grâce à l’appui financier de l’ambassade des États-Unis et de bien d’autres partenaires, cette ONG a décidé de lancer l’extension de son projet dans la ville de Pointe-Noire. « Nous avons développé toute une gamme de cuiseurs économes communément appelés « Lituka Congo Mbonté », un produit moderne fabriqué par les Congolais qui permet aujourd’hui aux femmes d’économiser plus de 50% de bois et 40% de charbon par rapport aux foyers traditionnels. Et grâce à la collaboration avec Actions de solidarité internationale et le centre de formation Don Bosco, nous formons, nous accompagnons et nous responsabilisons toute une génération en lui donnant le goût d’entreprendre et de renforcer son autonomie. Cette approche consiste à appuyer la mise en place d’une filière économique locale », a-t-il dit.

L’ambassadeur des États-Unis a salué le caractère innovant de ce projet, tant sur le plan technique que sur la méthodologie de sa mise en œuvre sur le terrain. Pour lui, il s’agit là d’un projet intéressant qui crée des opportunités économiques dans le pays et réduit également l’impact de pollution tout en contribuant à l’amélioration de la qualité de vie de la population. Pour sa part, l’administrateur-maire de Tié-Tié, Ambroise Bayakissa, s’est dit heureux de prendre part à cette rencontre de responsabilité et de solidarité. Responsabilité vis-à-vis de la nature et de l’environnement car depuis quelques années, a-t-il déclaré, le monde entier se mobilise pour décrier une industrialisation qui ne tient pas compte d’une obéissance à la nature.

Aujourd’hui, grâce à ce projet, les Congolaises vont réaliser une véritable économie de combustible et de moyens financiers. Ce projet va également abroger la pénibilité de leur travail au quotidien et laissera ainsi respirer les forêts victimes de l’abattage sauvage de bois sans le remplacer. « Cette économie de bois a des répercutions écologiques et économiques et un gain de temps et d’effort.  Ce projet va donc contribuer à garantir l’avenir de notre écosystème forestier dont la valeur en nombre d’espèces, de plantes, d’oiseaux, de mammifères est exceptionnel », a déclaré l’administrateur-maire de Tié-Tié.

Cofina présente ses services aux PME et PMI congolaises

Le directeur général de l’institution bancaire, filiale du Congo, El Hadj Falilou Ndaw, a présenté, le 18 juillet à Brazzaville, les différents services qu’offre cette dernière.

Au cours d’un cadre d’échange et de discussion dénommé « Meet-up », souhaité désormais par la Compagnie financière africaine (Cofina) tous les mois, son directeur général, encadré des collaborateurs, a ouvert le panel des services que l’institution bancaire a prévu pour les Petites et moyennes entreprises (PME) et Petites et moyennes industries (PMI) trop souvent écartées des circuits de financement par les banques classiques.

Le Groupe Cofina, a-t-il expliqué, est la première institution financière africaine dédiée à la mésofinance, le « chaînon manquant » entre la microfinance et la banque traditionnelle qui offre la possibilité pour les PME africaines d’accéder plus facilement au crédit.

« Nous sommes au Congo depuis neuf mois et nous nous sommes rendu compte qu’il n’y a aucun dynamisme de financement des PME et PMI. Et lorsqu’on se rend compte que le pays traverse une crise très importante, nous craignons de voir que les acteurs financiers ne puissent pas jouer leur rôle. Parce qu’ils sont dans une position de phobie de risque, ils ne veulent pas faire le pas d’aller vers ces PME/PMI qui représentent 90% de nos économies », a déclaré El Hadj Falilou Ndaw.

La situation mène souvent ces entreprises à se tourner vers des financements parallèles, ou « financement de quartier » avec des taux impossibles allant jusqu’à 30%. Le risque, a-t-il souligné, est de voir ces PME être étouffées et avec elles le tissu économique.

Pour la Cofina, c’est bien au regard de ces préalables qu’elle a monté un business model orienté vers des produits sur mesure, destinés à assurer une meilleure croissance aux entreprises dont l’accès au financement avec les banques classiques est difficile.

« 80% de nos solutions sont orientés vers PME et PMI »

« Nous voulons que ces entreprises sachent, si elles ont un bon de commande, qu’elles ont un interlocuteur qui peut leur donner une réponse en soixante-douzeheures. Si elles ont une facture, au lieu d’attendre un paiement, on peut leur mobiliser 90% du montant immédiatement. Si elles ont un marché, nous pouvons les accompagner. Si elles ont des besoins pour gérer la masse salariale, nous sommes là. Il faut que les gens sachent que Cofina a apporté une révolution sur le marché congolais », rassure El Hadj Falilou Ndaw.

Depuis le démarrage de ses activités au Congo, il y a neuf mois, la Cofina a prêté environ huit milliards de FCFA aux PME et PMI. Plusieurs chefs d’entreprise présents au « Meet up » ont salué l’innovation apportée par l’institution bancaire.

« Nous sommes souvent devant des situations qui exigent une solution rapide. À la Cofina, ils ont compris et m’ont accompagné lorsque ce fut le cas. En plus, il ne s’agit pas d’avoir un crédit mais avoir également des souplesses de remboursement comme ce que Cofina a fait avec moi », a témoigné Emmanuel Sitou, responsable d’une PME.

Des témoignages concrets de financement ont été évoqués par des entrepreneurs bénéficiaires qui ont, tout de même, résolu à connaître un peu plus de la Cofina dans des segments précis comme le financement des stocks, l’accompagnement sur les marchés publics.

Si les PME et PMI trouvent déjà des solutions au Congo, il reste un segment difficile, celui des startups, ces entreprises incubées. El Hadj Falilou Ndaw a annoncé la création prochaine au Congo de la « Cofina Startup House » pour accompagner ces entreprises naissantes grâce à des collaborations ingénieuses avec des structures habilitées.

Fondé en 2013, le Groupe Cofina est la première institution financière africaine dédiée à la mésofinance.  Il est présent dans six pays d’Afrique francophone (Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée Conakry, Mali, Sénégal).

Enrôlement des jeunes à Pointe-Noire : le gouvernement et la BM satisfaits de l’évolution

Nicephore Antoine Thomas Fylla Saint-Eudes et Korotoumou Ouattara l’ont exprimé leur satisfaction lors de leur visite dans les différents centres de collecte des candidatures.

Le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, de la Formation qualifiante et de l’Emploi, Nicephore Antoine Thomas Fylla Saint-Eudes et la Banque mondiale par sa représentante résidente pour la République du Congo, Korotoumou Ouattara, ont effectué une visite dans les différents centres de collecte des candidatures pour les formations.

Ces formations gratuites sont une initiative du Projet de développement des compétences pour l’employabilité (PDCE).

« A ce jour, nous avons reçu au niveau de Pointe-Noire, 4 915 jeunes et de Brazzaville 9 400, ce qui nous donne un total avoisinant les 13 000 jeunes. Pour nous, c’est un indicateur important de la demande de la formation au niveau de la jeunesse. Nous sommes d’autant plus heureux que les deux responsables soient là afin d’ouvrir les autres possibilités ou solutions de formation qu’attendent les jeunes », a déclaré l’un des initiateurs du projet, Auxence Léonard Okombi.

Après deux semaines d’enrôlement, Korotoumou Ouattara a indiqué : « Nous savons que la formation est une priorité du gouvernement du Congo. La Banque mondiale a appuyé le gouvernement dans son plan de développement dans lequel il est question de mettre l’accent sur le développement du capital humain et donc l’éducation et l’apprentissage des jeunes, surtout pour réduire le chômage au niveau des jeunes, des femmes et des couches défavorisées ».

« En dehors de ce projet, nous allons développer aussi le projet de compétitivité qui aide les jeunes à développer des entreprises, le projet agricole qui va prendre aussi en compte la formation des jeunes, surtout que le gouvernement veut mettre l’accent sur la diversification de l’économie en priorisant le domaine agricole. Toutes les activités iront de pair pour qu’on puisse avoir l’impact au niveau de nos appuis et du gouvernement », a ajouté le fonctionnaire de la Banque mondiale.

Les inscriptions à Pointe-Noire pour les formations qu’offre le PDCE prend fin le 22 juillet.

La FAO appuie le Congo dans l’élimination des pesticides dangereux

L’engagement pour l’agriculture « propre » est contenu dans un programme de coopération technique multisectorielle qui lie le partenariat de l’agence onusienne avec les ministères de l’Agriculture et de la Recherche scientifique.

Lancé depuis le 12 juillet à Brazzaville, le programme de développement agricole pour la période 2018-2019 comprend trois projets majeurs, à savoir la politique semencière, l’identification des pesticides sévèrement dangereux et la promotion des alternatives nécessaires, ainsi que l’agroécologie proprement dite.

En effet, les deux derniers projets seront suivis et mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche. Le premier, quant à lui, sera exécuté en collaboration entre l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le département de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique, toujours en synergie avec le ministère de l’Agriculture.

Cette initiative intervient alors que la production et le commerce des intrants agricoles d’origine chimique ont sensiblement augmenté ces dernières années sur le marché national. Ce sont des produits agrochimiques nuisibles à la santé humaine et à l’environnement. La menace est prise au sérieux du côté des pouvoirs publics et aussi par les organismes onusiens, à travers la FAO qui a alerté sur les risques potentiels liés à l’utilisation de ces produits chimiques.

« Ces projets s’inscrivent tous dans le cadre de l’appui de la FAO auprès du gouvernement congolais pour contribuer au renforcement du développement de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et de la gestion durable de l’environnement », a précisé la représentante résidente de la FAO au Congo, Suze Percy Philippini. Elle a surtout plaidé pour une bonne politique semencière capable de faire face aux défis de la disponibilité de la semence ; l’accessibilité ; la pertinence variétale et la qualité de celle-ci.

Le plaidoyer de la FAO a trouvé un écho favorable car le gouvernement a réaffirmé sa détermination à mettre fin à l’usage des pesticides dangereux. La mesure que la tutelle compte administrer implique la formation des différents acteurs du paysage agricole et la réforme de la législation nationale en la matière.

« Notre ambition de faire du secteur agricole le pilier de la croissance et de la diversification de l’économie doit s’arrimer aux exigences de performances, de qualité et de durabilité. C’est dans cette optique que ces trois projets seront mis en œuvre », a assuré le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, Henri Djombo.

À noter que ce partenariat avec la FAO constitue une bonne nouvelle pour les environnementalistes dans un contexte où la République du Congo entend développer sa production agricole. Il pourrait favoriser les pratiques d’une agriculture durable, respectueuse de l’environnement.

Brazzaville : les agents de la mairie réfléchissent à la dynamisation des actions culturelles

Une séance de formation sur les questions culturelles regroupe, du 16 au 22 juillet à l’Hôtel de ville, les travailleurs municipaux afin de leur permettre d’améliorer leurs prestations en la matière.

La formation se déroule sur le thème « Comment agir dans la ville et les quartiers pour le développement culturel ? ». Organisée par la mairie de Brazzaville en partenariat avec l’Organisation internationale de la francophonie, elle devra donner aux agents municipaux des outils nécessaires à leur épanouissement professionnel afin de renforcer une coopération entre les directions municipales. À terme, la mairie de Brazzaville devra disposer des ressources humaines plus imaginatives, dynamiques et proactives.

Ainsi, présentant les axes de la politique culturelle, le conseiller de la mairie de Brazzaville dans le domaine, Hugues Gervais Ondaye, a indiqué : « La croissance démographique de notre ville met les autorités face à un double défi : celui de la maîtrise de l’espace puis de répondre de manière cohérente et anticipée aux aspirations d’une jeunesse porteuse de dynamisme, de créativité, à la recherche d’opportunités économiques et d’activités culturelles nécessaires à son épanouissement ».  Il s’agit, a-t-il poursuivi, de redonner à la ville de Brazzaville un élan créateur pour son rayonnement dans le monde, en mettant en valeur le patrimoine culturel actuel et en réunissant les conditions d’une créativité capable de le renouveler.

Le conseiller culturel a également signifié que l’autre axe consiste à remobiliser le potentiel dont dispose la ville en matière de coopération internationale et de tourisme pour accroître la visibilité de ses richesses culturelles dans le monde.

En présentant cette politique culturelle communale, Hugues Gervais Ondaye a plaidé que soit renforcée la cohésion sociale en donnant aux Brazzavillois la possibilité de connaître leur histoire et faire émerger la culture de développement, améliorer la condition de vie des citadins par l’accès à la culture ainsi qu’à l’éducation.

« L’épanouissement de la population suppose un accès aux ressources culturelles nécessaires à la construction de leurs identités. Leur éducation dans toutes les dimensions : écoles, enseignement technique, artistique, éducation à l’image, pratique sportive et culturelle permet l’acquisition des outils et du savoir-faire indispensables à la compréhension et à l’utilisation des ressources culturelles », a expliqué le conseiller culturel de la mairie de Brazzaville. Il s’est plaint également du manque de financement de l’industrie culturelle, du retard constaté pour l’essor du tourisme et de la prédominance des filières culturelles informelles dans le périmètre de la ville.

Pourtant, a-t-il dit, à travers la créativité ainsi que les dominances actuelles de la rumba apparue au début du XIXe siècle, Brazzaville a été déclarée la toute première ville créative de l’Unesco en Afrique subsaharienne. Pour amorcer une coopération culturelle décentralisée et faire rayonner cette ville, plusieurs partenariats ont été signés par les autorités avec les institutions internationales dont l’Unesco ainsi qu’avec les villes comme Havane, Washington et Rotterdam.

Ouvrant la formation, le maire de Brazzaville, Christian Roger Okemba, a pour sa part déclaré: « Depuis 2012, le conseil départemental et municipal a doté la ville d’une stratégie de développement culturel. La mise en œuvre de cette politique permet à Brazzaville de tirer parti de la richesse, accroître son rayonnement, son activité attractive et développer une économie locale. Un environnement favorable et des ressources humaines qualifiées sont les axes prioritaires de la mairie de Brazzaville durant cette mandature ».

Rappelons que l’emplacement de Brazzaville à proximité du fleuve Congo, son histoire liée à Pierre Savorgnan de Brazza, son cosmopolitisme, la créativité de ses arts, etc., sont autant des secteurs qui, une fois organisés en pôles d’activités et d’attractivité, peuvent générer et mobiliser d’énormes fonds au bénéfice de la ville capitale.

Congo : échange entre Ona Ondo et Sassou Nguesso

Le chef de l’Etat Congolais a reçu le 13 juillet à Brazzaville le président de la commission de la Cemac. Au menu de leurs échanges, les sujets liés à l’intégration sous-régionale.

En fin de semaine dernière, le président de la commission de la Cemac, le Pr Daniel Ona Ondo s’est rendu à Brazzaville. Le patron de la communauté économique et monétaire d’Afrique centrale a rencontré le président Dénis Sassou Nguesso. Leur tête à tête qui a duré un peu plus d’une heure a permis aux deux hommes de passer en revue les relations entre l’organisation communautaire et le Congo.

Mais il était surtout question de discuter de la mise en œuvre des réformes économiques et financières de la Cemac. Il s’agissait aussi d’évaluer les avancées réalisées dans le cadre de l’intégration sous-régionale.Mais aussi discuter des avancées liées au programme conclu avec le FMI dans le cadre de la facilité élargie de crédit.

Le Pr Daniel Ona Ondo a apprécié les efforts d’ajustement du gouvernement congolais ayant contribué au renforcement des bases du tissu économique au sein de la Cemac. Il a également insisté sur une forte diversification des économies d’Afrique centrale.

De son côté, le président Dénis Sassou Nguesso s’est dit favorable à la prospérité de l’intégration en Afrique centrale. A cet effet, il préconise que les projets intégrateurs de la BDEAC occupent une place prépondérante au sein de la commission de la Cemac.

Rappelons que dans le cadre du programme économique régional, la BDEAC avait débloqué 60 milliards de Fcfa pour ces projets. C’était lors de la dernière Assemblée générale de cette institution à Brazzaville.

Zone économique spéciale: la signature de la convention prévue en septembre

Annonce faite mardi 17 juillet à Brazzaville, par le ministre des zones économiques spéciales, Gilbert Mokoki.

Le ministre des zones économiques spéciale, Gilbert Mokoki a eu un échange avec l’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin. C’était le 17 juillet à Brazzaville, où les deux hommes ont évoqué la signature de la convention des zones économiques spéciales.  Un document qui sera paraphé en marge du Forum sur la coopération sino-africaine qui aura lieu dans deux mois à Beijing.

« Le chronogramme sera respecté et nous espérons démarrer les travaux en janvier 2019. La convention de développement de la zone économique spéciale de Pointe-Noire sera signée en septembre », a-t-il déclaré.

« La commission nous rendra compte de la fin des travaux et du résultat de l’enquête pour que nous établissions, au niveau du gouvernement, un calendrier des expropriations afin que soit disponible en septembre ou au plus tard en octobre le premier périmètre de 812 hectares », a ajouté le ministre Mokoki.

Après les expropriations, la société qui sera chargée de développer le projet entamera les travaux d’aménagement et de construction des infrastructures de base, afin de permettre l’implantation de la zone économique spéciale de Pointe-Noire.

La zone économique spéciale de Pointe-Noire est la première à mettre en place sur les quatre que le gouvernement entend implanter dans le pays, notamment à Brazzaville, Oyo-Ollombo et Ouesso.

Diplomatie : le consul général de France annonce son départ

Après quatre années passées à Pointe-Noire au Congo, Jean Luc Delvert est arrivé au terme de sa mission.

Le 14 juillet dernier, à l’occasion de la célébration de la fête nationale française, ce diplomate a indiqué qu’il quitte le Congo. Dans son discours de circonstance à sa résidence à Pointe-Noire, Jean Luc Delvert, a assuré que son pays la France, va continuer d’accompagner le Congo en ces temps de crise et renouvelé sa reconnaissance aux autorités de la place.

« Nous devons plus que jamais affirmer notre unité, scruter notre histoire et porter toujours plus haut la voix de l’humanisme, une voix nécessaire, qui promeut, partout et toujours, la Liberté, l’Egalité, la Fraternisé, notre devise qui promeut partout et toujours la paix, le dialogue, la tolérance, la reconnaissance des diversités sociales et culturelles. Telle est l’action menée par la France en Europe et dans le monde. Tel est l’objectif que poursuit le président de la République, Emmanuel Macron, à la fois dans sa dimension mémorielle et dans l’action », a souligné Jean Luc Delvert, pour parler de son pays.

Notons que son départ intervient quelques jours après qu’il ait été élevé au grade d’Officier de l’Ordre national du mérite congolais par le président de la République. En évoquant la situation socio-économique difficile du Congo, le consul général de France a indiqué : « Dans ces moments difficiles, la France demeure résolument aux côtés du Congo. Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, l’a réaffirmé au président de la République, Denis Sassou N’Guesso, lors de sa visite à Brazzaville le 7 juin dernier. Bruno Lemaire, ministre de l’Economie et des finances, en avait également témoigné lors de sa visite le 13 avril dernier ».

Pour ce qui est du volet culturel, pour Jean Luc Delvert, le Congo, terre de culture qui a nourri des artistes majeurs, dont l’œuvre inspire et éclaire le monde, devrait professionnaliser les filières et confier des responsabilités à des personnalités qui ont démontré leurs compétences et leurs valeurs.

Coupe du Congo de football : les demi-finales programmées pour le 26 juillet

Les Diables noirs affronteront, au stade Alphonse-Massamba-Débat, l’Athlétic club Léopards de Dolisie en match aller pendant que l’autre rencontre mettra aux prises, le même jour, à Pointe-Noire, La Mancha à l’As Otoho.

Les Diables noirs ont dominé, le 15 juillet, au stade Alphonse-Massamba-Débat, l’AS Cheminots sur un score de 2-1 lors de la manche retour. Au match aller, les deux formations avaient fait jeu égal 0-0. Ils rejoignent les Léopards de Dolisie qui avaient éliminé, le 12 juillet à Madingou, le Club athlétique renaissance aiglons 2-0 après un nul blanc à Brazzaville. Les deux équipes vont se croiser en demi-finale dans un match qui pourrait prendre les allures d’une revanche pour les Léopards.

Après s’être inclinés lourdement 0-6 à Brazzaville lors de la 18e journée, les Fauves du Niari auront à cœur l’envie de confirmer que cette débâcle n’était qu’un incident de parcours.  Sur le papier, les jaune et noir partent avec les faveurs des pronostics. Les résultats des deux dernières confrontations au championnat plaident en faveur des Diablotins qui collectionnent deux victoires sur deux.  Ce n’est pas pourtant la première fois que les deux équipes se retrouvent à cette étape de la compétition.

En 2014, les Diables noirs avaient éliminé l’AC Léopards en demi-finale (1-0 à Brazzaville puis 1-1 à Dolisie). Outre les demi-finales, les deux formations ont été les plus régulières dans les finales de la Coupe du Congo. Elles se sont affrontées à quatre reprises avec pour bilan deux victoires partout (2012 et 2015 pour les Diables noirs puis 2011 et 2013 pour les Fauves du Niari).

L’autre demi-finale opposera, au Complexe sportif de Pointe-Noire, La Mancha à l’AS Otoho.  C’est la première fois que les deux équipes se croisent à cette étape de la compétition.  La Mancha a éliminé l’Etoile du Congo après avoir arraché un nul de 2-2, le dimanche au stade Alphonse-Massamba-Débat. Au match aller disputé à Pointe-Noire, les Stelliens avaient courbé l’échine 1-2. L’As Otoho a validé sa qualification devant l’Interclub en le dominant à Brazzaville 3-0. À l’aller, le score était de 3-1 en faveur de l’AS Otoho.

Les matches retour des demi-finales de la Coupe du Congo se joueront le 5 août.