La DGSP remporte le titre de champion de Brazzaville

Avec leurs six médailles d’or, les boxeurs du club de la sécurité présidentielle ont dominé les championnats départementaux qui se sont disputés du 9 au 13 juillet, au gymnase Henri-Elendé, devant l’Interclub et Dynamique.

La Ligue de Boxe de Brazzaville avait fait de la relance des compétitions l’une de ses priorités. Maintenant, elle peut s’estimer heureuse d’avoir amené le bateau à bon port.  Au terme de cinq jours de compétition, elle a consacré quinze boxeurs champions de Brazzaville dans leur catégorie respective.

Les boxeurs de la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) ont été les meilleurs puisqu’ils ont été les seuls à gagner six médailles d’or, une d’argent et une de bronze. Ils sont suivis par ceux d’Interclub qui ont remporté deux médailles d’or, deux d’argent et deux de bronze. Le club Dynamique complète le podium avec deux médailles d’or et un d’argent. Le club Mangouélé a échoué au pied du podium avec deux médailles d’or devant les Lionceaux une médaille d’or, deux d’argent et cinq de bronze.  EPB, Kassombo et Maxi ont complété la liste des clubs ayant gagné au moins une médaille d’or sans pouvoir occuper le meilleur rang.

À l’issue de la compétition, Elias Mfoudi, le président de la Ligue de Brazzaville, a défini les priorités. « Nous avons une projection. Nous devons aller à Pointe-Noire pour participer à une compétition inter-ligues. C’était prévu au mois de juillet. Le championnat de Pointe-Noire se tiendra d’ici à deux semaines. Nous attendons qu’il qualifie aussi les boxeurs comme nous l’avons fait. A partir de là, nous irons à Pointe-Noire pour affronter ceux de là-bas », a souligné le président de la Ligue, avant de révéler que sa structure a l’ambition d’organiser la coupe de Brazzaville, le 3 octobre, jour de l’anniversaire de cette ville.

Congo : une société espagnole veut implémenter la 5G

C’est ce qui ressort de l’entretient entre le ministre des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo et le directeur business et de développement Afrique de la société Applus, Matt Stead.

La société Applus va travailler en partenariat avec Congo télécom en vue de la rendre plus compétitive, a assuré son directeur business et de développement Afrique, Matt Stead, le 16 juillet à Brazzaville, à l’issue d’un entretien avec le ministre des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo.

Invités par l’Agence pour la promotion des investissements, les responsables de la société Applus ont tenu à échanger avec le ministre en charge des Télécommunications et du numérique pour avoir plus d’informations sur ce secteur, en vue de projeter, dans les meilleurs délais, une collaboration dans le cadre du partenariat public-privé. Applus va notamment investir dans le sous-secteur du numérique où elle entend œuvrer aux côtés de Congo télécom pour assurer l’implémentation de la 5 G dans son réseau, une technologie jusque-là encore non expérimentée au Congo.

« Les investissements dans le secteur des télécommunications au Congo sont astronomiques et l’Etat a besoin des entreprises crédibles pour l’accompagner à implémenter l’écosystème de l’économie numérique. Cette société va aider notre opérateur historique, Congo télécom, à implémenter la 5 G », a précisé le ministre Léon Juste Ibombo.

Hormis le déploiement de la 5 G, a renchéri le ministre, Applus accompagnera aussi la société publique congolaise dans la desserte de ses services, notamment le déploiement internet haut débit dans les ménages et les entreprises, en vue de la rapprocher des usagers.

« Nous sommes spécialisés dans les services mais avons remarqué que le secteur des télécommunications au Congo est encore vierge, c’est pour cela que nous privilégions le secteur du numérique. Nous allons donc travailler avec les experts du ministère des Postes et télécommunications afin de cibler les secteurs d’interventions prioritaires », a précisé le chef de la délégation, Matt Stead.

Pour Léon Juste Ibombo, cette intention d’investissement d’Applus intègre bien la stratégie nationale de développement de l’économie numérique planifiée par le gouvernement, dans le cadre du partenariat public-privé.

Applus est implantée dans plus de soixante-dix pays dans le monde et est basée en Afrique du Sud.

Un congolais à la tête du nouveau bureau de la société africaine d’hématologie

Le Pr Alexis Eliras Dokékias a été désigné le 14 juillet dernier, à l’issue de la clôture du neuvième congrès africain sur la pathologie, à Brazzaville.

C’est décidé, le Pr Alexis Eliras Dokékias est le nouveau président de la société africaine d’hématologie. Il pilotera pendant deux ans la communauté scientifique africaine avec la collaboration des autres membres du bureau. « Nos collègues africains nous ont fait confiance, parce que nous sommes humbles serviteurs. Nous sommes prêts à nous engager pour le développement d’hématologie africaine », a assuré le nouveau président de la Société africaine d’hématologie.

Les assises de Brazzaville avaient pour objectif entre autres de contribuer à l’amélioration de la prise en charge des affections hématologiques en Afrique noire ; de créer un cadre de concertation regroupant les Francophones et les Anglophones dans le diagnostic et la prise en charge des maladies du sang.

Ils sont venus de plusieurs pays notamment de France, de l’Inde, des Etats-Unis et de plusieurs pays africains prendre part aux travaux de la société africaine d’hématologie. Au cours des travaux, la communauté des médecins a fait le point sur les avancées et les perspectives dans la lutte contre la drépanocytose. Des groupes de travail ont été créés au sein de la Société africaine d’hématologie (la drépanocytose, le traitement du cancer du sang et les maladies hémorragiques).

« Ces groupes ont été constitués pour que, désormais, nous fassions des travaux d’intérêt commun. Dans les années prochaines, on pourra évaluer ce qui a été fait et ce qu’il faut faire pour améliorer notre stratégie de prise en charge des maladies du sang », a expliqué Eliras Dokékias.

Pendant leur mandat, le nouveau bureau travaillera en collaboration avec leurs homologues de la Société d’hématologie et d’oncologie anglophone. Objectif de cette collaboration, aboutir à une société unifiée qui sera créée l’an prochain, au Ghana.

« À partir d’août 2019, une société africaine d’hématologie commune verra le jour. Il n’y aura plus d’Anglophones ni de Francophones. Nous préparons cette transition pour la mise en place d’une société africaine commune afin d’attirer les bailleurs de fonds des sociétés extérieures », a précisé le nouveau président.

En marge des travaux, l’épouse du chef de l’Etat, Antoinette Sassou N’Guesso, marraine de la lutte contre la drépanocytose, a échangé avec le professeur d’hématologie, Nosa  Bazuaye, du Nigeria. Les deux personnalités ont évoqué la possibilité de s’inscrire dans un projet de greffe de moelle osseuse pour la drépanocytose au Congo.

Signalons qu’au Nigeria, le Pr Nosa  Bazuaye a réalisé les premiers greffes de la drépanocytose. Sept patients qui au départ présentaient des traits drépanocytaires totaux sont devenus des patients normaux, avec la disparition du gène S.

Antoinette Sassou N’Guesso s’est entretenue également avec le Dr Shishir Seth de l’Inde sur la possibilité de former, à partir d’octobre prochain, les spécialistes africains dont les Congolais dans la chirurgie plastique, orthopédique, cardiaque, etc. Ces formations dureront quatre à six semaines.

Pour la ministre de la Santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo, les défis du neuvième congrès africain d’hématologie ont été à la hauteur des thèmes abordés portant sur la drépanocytose, les cancers du sang, l’hémophilie et la sécurité transfusionnelle. Elle pense qu’il est important que les chercheurs, les professionnels de la santé travaillent à renforcer l’union et la cohésion.

« La barrière linguistique ne peut constituer un frein à l’unité de la recherche et de l’innovation scientifique. Nous, autorités sanitaires, espérons qu’à l’orée de l’année 2020, l’Afrique aura une seule société savante d’hématologie, unifiée et que les chercheurs dans ce domaine pourront ensemble élaborer, tester et exécuter des stratégies communes dans le diagnostic et les soins en hématologie et oncologie », a souhaité la ministre de la Santé, dans son mot de clôture des travaux.

Formation : l’enrôlement des jeunes vulnérables se poursuit

Les jeunes vulnérables de 16 à 30 ans vivant à Pointe-Noire et dans sa périphérie continuent d’être accueillis dans les centres de collecte de candidatures ouverts à cet effet depuis le 13 juillet.

Depuis le 13 juillet dernier, des jeunes venant des villes de Brazzaville, Pointe-Noire et leurs périphéries se font enrôler. Munis d’une copie d’acte de naissance ou de la pièce nationale d’identité et de l’attestation de niveau, les candidats sont reçus dans les centres installés pour la circonstance où se déroulent les opérations d’enrôlement des candidats aux formations gratuites du Projet de développement des compétences pour l’employabilité (PDCE). Sort

Une fois sélectionnés, les jeunes vont suivre des formations gratuites et le projet leur versera une prime de transport. Une assurance scolaire est souscrite pour eux et un équipement individuel leur est doté. Les formations offertes concernent, entre autres, la soudure, la menuiserie, la mécanique auto, la cuisine.

Le projet vise à promouvoir l’acquisition par les jeunes des compétences à l’emploi et à l’entrepreneuriat en vue de leur insertion sur le marché du travail, augmenter des revenus et contribuer à l’éradication de l’extrême pauvreté des familles démunies. Pour ses initiateurs, c’est une manière de réduire significativement le déficit en formation qualifiante dans le pays, en mettant à la disposition des jeunes toutes les informations sur les opportunités offertes par le gouvernement à travers le PDCE devant contribuer à améliorer leur chance d’accéder à un emploi. Ce qui fait du projet « une école de seconde chance pour les jeunes désœuvrés et déscolarisés ».

Ainsi, le PDCE entend améliorer les résultats par l’intégration des nouvelles filières de formation, l’implication des établissements publics, Cefa, lycées professionnels, lycées techniques, Agri Congo dans la formation des jeunes et l’augmentation du nombre des prestataires privés. Le PDCE, cofinancé par le gouvernement congolais et la Banque mondiale, a pour objectif de promouvoir l’acquisition et le renforcement des compétences à l’emploi et à l’entrepreneuriat pour les jeunes vulnérables de Brazzaville et Pointe-Noire. Notons que les opérations d’enrôlement prendront fin le 22 juillet.

Coopération : un nouveau plan de partenariat entre le Congo et la Banque Mondiale

La nouvelle représentante résidente de l’institution financière mondiale en République du Congo, Korotoumou Ouattara, promet d’investir dans la lutte contre l’extrême pauvreté et la promotion de la croissance partagée.

Le nouveau cadre de partenariat avec le Congo que veut insuffler Korotoumou Ouattara s’inspirera des deux axes stratégiques prioritaires du Plan national de développement (PND) 2018-2022. Ce document de base comprend le développement du capital humain à travers des investissements dans la santé et l’éducation ainsi que le processus de diversification de l’économie nationale dont l’appui au secteur privé.

L’adoption du nouveau PND 2018-2022, selon la nouvelle représentante de la Banque mondiale (BM), est une excellente nouvelle non seulement pour son institution mais également pour toute la population congolaise. « Le PND définit le cadre des actions à mener par le gouvernement pour le développement du Congo. Ce sont aussi ces activités que la BM va appuyer dans son propre cadre de partenariat que nous allons mettre en place », a-t- elle indiqué.

Pour sa première rencontre avec les autorités congolaises, la nouvelle représentante du groupe de la BM s’est entretenue, le 16 juillet à Brazzaville, avec la ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Ingrid Ebouka-Babackas. Au cours de ce bref entretien, les deux personnalités ont surtout souligné le grand potentiel de la coopération Congo/BM. « Nous sommes là pour appuyer le peuple congolais dans son processus de développement », a assuré Korotoumou Ouattara.

La BM est l’un des principaux partenaires techniques et financiers du Congo. En ce moment de crise économique, elle est de plus en plus sollicitée pour les projets de filets sociaux, y compris pour le soutien à la diversification économique, l’appui budgétaire, la réforme macroéconomique et du secteur public. Ce sont, entre autres, les défis qui attendent la remplaçante de Djibrilla Adamou Issa.

L’économiste ivoirienne, Korotoumou Ouattara, mettra à profit sa longue expérience accumulée lors de ses précédents postes en Afrique puis en Asie du sud, en matière de développement du secteur privé, du climat des investissements, de l’inclusion financière y compris la microfinance, le financement du monde rural, des petites et moyennes entreprises ainsi que des assurances, des retraites et pensions et du financement de l’habitat.

En tant que point focal pour le Niger, le Bhutan, le Sri Lanka et le Bangladesh, Korotoumou Ouattara avait contribué à faire avancer le dialogue avec les autorités et à élargir le portefeuille des activités de la BM dans ces pays. Avant de rejoindre le groupe de la BM en 1998 en tant qu’économiste du secteur financier dans la région Afrique, elle était auparavant chercheuse à l’Université d’Etat d’Ohio, à Columbus, aux Etats-Unis, où elle a obtenu son doctorat en économie de développement.

Nouvelle loi sur le foncier : Pierre Mabiala fixe donne des instructions

Le ministre des Affaires foncières et du domaine public a demandé à ses collaborateurs d’appliquer à la lettre les orientations de la nouvelle réglementation sur l’occupation des terres.

Lors d’une réunion qu’il a présidée le 14 juillet, à Brazzaville, le ministre des Affaires foncières et du domaine public a été strict à l’endroit des directeurs départementaux du cadastre et du domaine de l’Etat, les instruisant d’appliquer à la lettre les orientations contenues dans la nouvelle réglementation sur l’occupation des terres, sous peine de sanctions disciplinaires sévères.

Dans son mot introductif, Pierre Mabiala a rappelé à ses collaborateurs que la nouvelle loi portant acquisition et occupation des terres et terrains en République du Congo a été promulguée le 13 juin par le chef de l’Etat. Ce texte a été initié, a-t-il renchéri, dans le but de promouvoir la bonne gouvernance du secteur foncier dans le pays afin d’en faire une véritable niche d’opportunités capables de renflouer les caisses de l’Etat.

Aussi, le ministre des Affaires foncières s’est fait le devoir de leur expliquer, volet par volet, le contenu de ce document afin que les directeurs départementaux, principaux acteurs sur le terrain, en assimilent le contenu et soient à même de l’interpréter et l’appliquer avec professionnalisme.

Abordant le fond de cette loi, Pierre Mabiala leur a fait savoir que celle-ci classifie désormais les terres en quatre catégories.

Il s’agit des terres du domaine rural de l’Etat ; des terres coutumières ; des terres et terrains ainsi que des terres et terrains périurbains. Il leur a indiqué que dans la notification, les terres rurales sont immatriculées au nom de l’Etat qui en assure la gestion.

Les terres coutumières, quant à elles, sont contraintes à l’authenticité par un arrêté ministériel. Le ministre a souligné que leur reconnaissance se fait par la commission nationale de reconnaissance des terres coutumières, assortie d’un procès-verbal.

En ce qui concerne le droit de propriété foncière, a-t-il poursuivi, cette loi dispose que ce droit confère au titulaire des terres la possibilité de disposer des espaces des terres ou des terrains de la manière absolue, à condition qu’il n’en fasse pas mauvais usage.

Ce droit est reconnu aux personnes physiques et morales de droit privé mais ne concerne que sur le sol. Les ressources naturelles du sol et du sous-sol étant la propriété exclusive de l’Etat.

Deux catégories d’occupants des terres

Parlant des occupants des terrains, le ministre Mabiala a rappelé qu’il existe désormais deux catégories d’occupants, à savoir l’occupant foncier illégal et l’occupant foncier précaire.

L’occupant illégal est celui qui dispose d’un patrimoine sans titre foncier ni précaire de propriété définitif.

L’occupant foncier précaire, par contre, dispose, quant à lui, d’un titre de propriété précaire, tels que permis d’occuper, contrat de cession ou arrêté de reconnaissance des terres coutumières. Il n’a pas de titre foncier.

Par contre, la nouvelle loi proscrit formellement toute acquisition des terres du domaine rural et coutumier par une personne étrangère établie au Congo. Seuls les ressortissants des pays qui ont autorisé aux résidents congolais d’acquérir des terres ou terrains sur leurs sols peuvent bénéficier des terres aux Congo.

Après avoir expliqué le contenu de cette loi, Pierre Mabiala a instruit ses collaborateurs à en faire large écho dans leurs zones d’intervention, surtout à l’appliquer de manière ferme. Il a promis de sanctionner, sans complaisance, tous les contrevenants.

« Nous devons assainir le domaine foncier pour attirer les investisseurs. Celui qui osera ramer à contre-courant de ces orientations sera immédiatement sanctionné, jusqu’à être emprisonné », a-t-il martelé, précisant que les occupants illégaux des terres et terrains courent aussi le même risque.

CIRGL : Jean-Claude Gakosso appelle le personnel au travail

Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger s’est exprimé au cours de son séjour du 11 au 13 juillet, à Bujumbura, au Burundi.

Du 11 au 13 juillet, le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger a séjourné, à Bujumbura, au Burundi. Jean-Claude Gakosso a exhorté le personnel de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), a plus de travail.

« Je suis venu vous apporter le réconfort des chefs d’Etat de notre organisation à commencer par le président Denis Sassou N’Guesso, président en exercice de notre organisation », a déclaré Jean-Claude Gakosso.

Le chef de la diplomatie congolaise entend, avec le secrétaire exécutif de la CIRGL, initier une tournée auprès des chefs de l’organisation sous- régionale pour les encourager à lui apporter leur soutien financier. « Je pense que la CIRGL a touché le fond, elle ne peut que remonter. Il n’y a pas de raison de sombrer dans le pessimisme », a dit Jean Claude Gakosso.

Envoyé spécial du chef de l’Etat congolais, le ministre des Affaires étrangères et des Congolais de l’étranger a eu des entretiens avec le président Pierre Nkurunziza ainsi qu’avec son homologue burundais, Ezéchiel Nibigira. Il a souligné les potentialités de la région, avant d’inviter le personnel de la CIRGL à l’optimisme.

« Nous sommes l’une des régions les plus riches du continent, je dirai même du monde. Et ce sont les richesses du sous-sol qui permettent le développement », a-t-il signifié.

Mais, a poursuivi Jean Claude Gakosso, « il y a une richesse qui manque à la sous-région.  Cette richesse c’est la paix. La paix n’a pas de prix, elle n’a pas d’alternance. La paix est la condition sine qua non pour aller au développement ».

Profitant de son séjour dans la capitale burundaise, le ministre congolais en charge des Affaires étrangères a visité le siège de la CIRGL.

Le 21 juillet prochain, Brazzaville, abritera le 21 juillet une réunion ministérielle de la CIRGL.

 

Pool : lancement du projet d’assistance aux déplacés

Ce projet dont la mise en œuvre a débuté en avril 2018 et va se poursuivre en mars 2019, a bénéficié d’un financement d’environ 724.022.000 FCFA.

Le projet d’assistance immédiate et multi sectorielle aux 45.000 personnes déplacées ou rapatriées du département du pool a été lancé à Mindouli (200 km de Brazzaville), au cours d’une cérémonie organisée mardi par l’ONG, française « Acted », en partenariat avec le gouvernement congolais.

Ce projet dont la mise en œuvre a débuté en avril 2018 et va se poursuivre en mars 2019, a bénéficié d’un financement de 1.300.000 dollars (environ 724.022.000 FCFA), fourni par le gouvernement américain à travers l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID).

« Aujourd’hui c’est le lancement officiel de ce projet qui est financé par notre bailleur américain USAID qui va nous permettre de couvrir les besoins de 9.000 ménages ce qui équivaut à 45.000 personnes. C’est un projet de distribution, mais il ya également certains éléments de relèvement avec des ouvrages d’eau potable, l’hygiène et l’assainissement », a déclaré le représentant de l’ONG Acted au Congo, Manuel Galéa.

Pour sa part, l’ambassadeur des Etats-Unis au Congo, Todd P. Haskell, a réitéré l’engament de son pays à « aider le gouvernement congolais pour le développement de ce département, le retour de la sécurité et la paix définitive ».

Tout en appelant les partenaires à se joindre « aux efforts entrepris » par le gouvernement et les USA, le ministre congolais des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga Dzongo, a affirmé que « Les besoins les plus urgents dans le département du pool qui retrouve petit à petit la paix après la signature des accords de cessez-le-feu sont liés à la sécurité alimentaire, la nutrition, l’amélioration des conditions de vie et l’accès aux services de santé de base ».

Kouilou : deux sociétés vont exploiter les gisements

Les Conventions d’exploitation ont été signées le 10 juillet à Brazzaville, entre le gouvernement et les sociétés Luyan des mines Congo et Cominco, respectivement pour la concession du minerai de potasse de Mboukoumassa et le gisement de phosphate de Hinda.

La signature des conventions d’exploitation, d’une durée de vingt-cinq ans, ne constitue qu’une étape dans la réalisation de ces projets. Après cette première étape, les documents d’accord seront transmis au niveau de la Cour suprême pour examen de conformité et du Conseil des ministres pour adoption avant leur vote sous forme de loi par le parlement.

En effet, les minerais visés sont souvent utilisés dans les engrais, produits lessiviels, additifs alimentaires, des savons mous. Ils sont indispensables pour l’exploitation agricole et la commercialisation. « L’exploitation de ces gisements pourra placer le Congo dans une bonne situation en Afrique et au plan mondial », a estimé le directeur général des mines, Louis-Marie Djama.

Les documents de quelques centaines de pages couvrent des domaines divers outre le secteur des mines. Ils traitent des conditions d’exonération, de transport des produits et surtout du volet environnemental, en témoigne la présence à la cérémonie de signature des ministres des Mines, Pierre Oba, des Finances, Calixte Nganongo, et de celui des Transports, Fidèle Dimou.

La mise en œuvre des deux projets sera progressive et dépendra également de la disponibilité des financements. C’est aussi le cas de la société Cominco. « Le projet principal est estimé à six millions de dollars, soit environ quatre cents milliards de FCFA. C’est un peu compliqué de financer un tel projet. Nous avons la chance de développer la première phase qui est évaluée à près de quarante millions de dollars », a confié le président directeur général de Cominco, Patrick Stevenaert.

Quant à l’épineuse question de l’impact environnemental qu’engendrent les exploitations minières, les responsables des deux sociétés assurent avoir reçu, à ce sujet, le certificat de conformité. « Nous avons réalisé l’étude d’impact environnemental et social détaillée que nous avons soumise au gouvernement congolais », a signifié Patrick Stevenaert.

Corniche de Brazzaville : vol des pierres lacées pour la protection du deuxième module

Le maire de la ville de Brazzaville, a fait ce constat lors de sa descente sur les lieux, le 10 juillet.

Roger Christian Okemba, le maire de Brazzaville a effectué, le 10 juillet dernier, une descente à Bacongo, deuxième arrondissement de la ville capitale.  C’est au cours de cette descente sur le terrain qu’il a pour constater les cas de vol de pierres aux abords du deuxième module de la voix.

Les citoyens mal intentionnés ont enlevé les grosses pierres lacées qui protège du deuxième module de la corniche de Brazzaville. Ce tronçon va du giratoire de l’avenue Simon-Kimbangou à la rue Kitengue.

Le maire qualifie ces actes d’« intolérables » et recommande l’implication de la force publique pour sécuriser cette avenue. Roger Christian Okemba convie également l’entreprise chargée du contrôle et de l’exécution des travaux, Egis, à vite agir pour prévenir l’érosion qui s’annoncent dans les environs. C’est le 15 juin dernier, que le deuxième module de la Corniche de Brazzaville a été inauguré.