Congo : l’OIT propose des stratégies pour un emploi décent des jeunes

La directrice pays de l’Organisation internationale du travail (OIT), basée à Kinshasa, les a présentés le 27 octobre au ministère de la Jeunesse, de la Formation qualifiante et de l’Emploi.

 

Ces propositions données par la directrice de l’OIT visent à garantir un emploi décent aux jeunes. Le but étant d’accompagner l’Objectif de développement durable (ODD8) dans sa cible 8.6.

Soumano Nteba affirme avoir mis à la disposition du Congo une méthodologie qui permet aux collectivités locales, sur la base des compétences du terroir, de mettre en place un plan d’action pour permettre l’insertion des jeunes. « Si dans le terroir on a des compétences ancestrales pour faire du coton, des éleveurs, ils vont évaluer et mettre en place un plan d’action pour pouvoir avoir accès à des marchés. Il y a des acteurs qui devraient contribuer fortement à cela », a-t-elle expliqué.

Notons qu’elle s’est appuyée sur des éléments déjà identifiés sur la base des actions mises en place et des informations recueillies pour se doter d’une stratégie afin d’accompagner l’ODD 8 dans sa cible 8.6 sur l’emploi des jeunes, tout en insistant que cela relève de la responsabilité du ministère.

Congo-formation qualifiante : vers une amélioration les conditions de travail

C’est une promesse faite par le ministre de la Jeunesse et des Sports, de l’Education civique, de la formation qualifiante et de l’Emploi.

 

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, de l’Education civique, de la formation qualifiante et de l’Emploi a effectué le 15 juin une visite dans les différentes directions sous tutelle en vue de donner une nouvelle impulsion aux secteurs de la jeunesse et l’éducation civique mais aussi de la formation qualifiante

Hugues Ngouélondélé a effectué des descentes dans les locaux abritant l’inspection générale de la Jeunesse et l’Education civique, la Direction générale de la Jeunesse, et la Direction générale de la formation qualifiante et de l’Emploi. Dans les différents états des lieux présentés par chacune de ces directions,  le constat est resté le même et les besoins exprimés se résument en l’amélioration des conditions de travail.

Le ministre s’est lui-même  rendu compte de l’intérêt de mettre en place les conditions favorables à la motivation de ses collaborateurs en vue de permettre à ces derniers de répondre favorablement aux attentes. «  Je viens de prendre un ministère, un département, il est important pour moi de venir voir dans quelles conditions travaillent les collaborateurs. Si c’est bien ou pas de voir comment améliorer les conditions de travail, parce qu’au bout de ces bonnes conditions, le travail s’améliore. Je suis venu prendre contact.  Vous prenez une maison en charge et  vous ne voyez pas les collaborateurs, vous ne connaissez personne, renfermés dans votre bureau,   je pense ce n’est pas la meilleure des solutions. C’est d’abord contacter les autres, parler avec eux, écouter et puis après nous avançons ensemble pour continuer la marche », a-t-il  déclaré au terme des descentes.

Déterminé à booster le secteur de l’emploi et de la formation qualifiante, Hugues Ngouélondélé s’est également rendu à l’Unité de gestion du Projet de développement des compétences pour l’employabilité (PDCE).  Auxence Léonard Okombi, le coordonnateur du projet, estime à travers cette première visite que,  le ministre qui vient de prendre le portefeuille de la formation qualifiante va  aider le projet PDCE  à franchir  un palier.

« Ce que nous voulons pour l’avenir de ce projet, c’est de le transformer progressivement en programme pour qu’il ne reste pas simplement sur Brazzaville et Pointe-Noire, mais qu’il puisse s’étendre sur l’ensemble du territoire national. Les questions de formations des jeunes ne sont pas seulement au niveau de ces deux grandes villes, elles doivent préoccuper tous les jeunes qui’ils soient éligibles à ce projet au niveau de tout le pays », a-t-il expliqué.

L’objectif de ce projet du gouvernement financé par la Banque mondiale, faut- il le rappeler,  est de promouvoir l’acquisition et le renforcement des compétences à l’emploi et à l’entreprenariat pour les jeunes vulnérables vivant dans les  zones urbaine et périurbaine  de Brazzaville et Pointe-Noire, avec  une répartition  égale des bénéficiaires entre hommes et femmes,  afin d’améliorer leur insertion sur le marché du travail  ainsi que leurs revenus.

Mise en œuvre depuis 2014 avant de connaitre des restructurations, ce projet  a rassuré son coordonnateur, est à ce jour dans sa phase de financement additionnel. Un montant de 15 millions de dollars équivalent au financement du projet initial, vise en effet,  à poursuivre les activités  de la première phase du PDCE et à mettre en place un fonds compétitif visant à promouvoir l’entreprenariat à travers le financement d’au moins 100 plans  d’affaires des jeunes formés par le PDCE.

« Aujourd’hui, le projet  est en phase de financement des plans d’affaires des jeunes.  Nous avons encore une 3e cohorte de jeunes qui va être enrôlée où on va recruter plus de 5000 jeunes encore pour des formations à Brazzaville et Pointe-Noire »,  a assuré Auxence Léonard Okombi.

Formation : l’enrôlement des jeunes vulnérables se poursuit

Les jeunes vulnérables de 16 à 30 ans vivant à Pointe-Noire et dans sa périphérie continuent d’être accueillis dans les centres de collecte de candidatures ouverts à cet effet depuis le 13 juillet.

Depuis le 13 juillet dernier, des jeunes venant des villes de Brazzaville, Pointe-Noire et leurs périphéries se font enrôler. Munis d’une copie d’acte de naissance ou de la pièce nationale d’identité et de l’attestation de niveau, les candidats sont reçus dans les centres installés pour la circonstance où se déroulent les opérations d’enrôlement des candidats aux formations gratuites du Projet de développement des compétences pour l’employabilité (PDCE). Sort

Une fois sélectionnés, les jeunes vont suivre des formations gratuites et le projet leur versera une prime de transport. Une assurance scolaire est souscrite pour eux et un équipement individuel leur est doté. Les formations offertes concernent, entre autres, la soudure, la menuiserie, la mécanique auto, la cuisine.

Le projet vise à promouvoir l’acquisition par les jeunes des compétences à l’emploi et à l’entrepreneuriat en vue de leur insertion sur le marché du travail, augmenter des revenus et contribuer à l’éradication de l’extrême pauvreté des familles démunies. Pour ses initiateurs, c’est une manière de réduire significativement le déficit en formation qualifiante dans le pays, en mettant à la disposition des jeunes toutes les informations sur les opportunités offertes par le gouvernement à travers le PDCE devant contribuer à améliorer leur chance d’accéder à un emploi. Ce qui fait du projet « une école de seconde chance pour les jeunes désœuvrés et déscolarisés ».

Ainsi, le PDCE entend améliorer les résultats par l’intégration des nouvelles filières de formation, l’implication des établissements publics, Cefa, lycées professionnels, lycées techniques, Agri Congo dans la formation des jeunes et l’augmentation du nombre des prestataires privés. Le PDCE, cofinancé par le gouvernement congolais et la Banque mondiale, a pour objectif de promouvoir l’acquisition et le renforcement des compétences à l’emploi et à l’entrepreneuriat pour les jeunes vulnérables de Brazzaville et Pointe-Noire. Notons que les opérations d’enrôlement prendront fin le 22 juillet.

Formation : un partenariat entre le gouvernement et Airtel Congo pour former 1000 jeunes

L’entreprise de Telecom a annoncé au cous d’une cérémonie à Brazzaville son projet de former 1000 jeunes congolais pendant ces grandes vacances.

Bonne nouvelle pour les jeunes congolais, le gouvernement a signé un partenariat avec Airtel Congo pour former 1000 jeunes pendant les grandes vacances. L’annonce a été faite lors d’une conférence en présence du ministre des postes et télécommunication et du ministre de l’enseignement technique et professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi.

 » Il est question pour nous de donner un coup de main à la jeunesse pendant les vacances, nous avons pour intention de former environ 1000 jeunes dans les différents secteurs de l’entreprise. Cela va permettre non seulement de renforcer leur capacité, mais de les imprégner des réalités de l’entreprise  » a indiqué le directeur général de Airtel Congo.

Pour Nicephone Antoine Thomas, ministre de la l’enseignement technique et professionnel les jeunes congolais doivent saisir cette opportunité pour se former dans les différents ateliers que proposera Airtel Congo afin d’être prêt à l’employabilité. Les jeunes seront notamment formés en technique de vente, logistique, prospection, gestion et bien d’autres domaines.