Brazzaville et Pointe-Noire accueillent un salon éducatif

L’activité dénommée  » Expo Edu Africa 2018″ sera organisée en début de semaine prochaine dans les deux capitales par l’ONG Fumaf, en partenariat avec une université américaine.

Le salon ‘’Expo Edu Africa’’ vise à promouvoir une éducation de qualité, en octroyant aux étudiants congolais des bourses d’études supérieures dans quelques universités européennes et américaines. Il est prévu dans la ville océane, le 6 août, et dans la ville capitale, le 8 du même mois. Au cours de celui-ci, les animateurs échangeront de manière interactive avec les jeunes. Ils profiteront de l’occasion pour leur présenter les opportunités d’études supérieures qui s’offrent à eux, avec la possibilité d’obtenir des bourses d’études aux frais académiques réduits.

Dans son communiqué de presse du 2 août, Femaf précise que les bourses d’études mises en jeu sont de trois catégories. Le premier type est celui dont l’étudiant ne paie que 50¨% de frais académiques, le reste étant supporté par l’ONG et ses partenaires.

Il est prévu aussi des bourses réduites à 75%, pour lesquelles les étudiants bénéficiaires ne paieront que 25% de la totalité des frais académiques, ainsi que celles dont l’étudiant ne paie rien.

À l’occasion de ce salon, Femaf va organiser un test de compétence en langue anglaise à Pointe-Noire et à Brazzaville. Une partie d’étudiants admis à cette évaluation bénéficiera d’une bourse d’études à l’université américaine Girne, basée en Turquie et dotée de cent cinquante spécialités. Hormis les étudiants, l’ONG Femaf tend aussi la perche aux touristes et hommes d’affaires désireux de visiter ces pays.

Femaf est une organisation non-gouvernementale qui œuvre dans la promotion d’une éducation de qualité, animée par les ressortissants des deux Congo.  En République démocratique du Congo, la même activité a déjà eu lieu dans les villes de Mbuji-Mayi, Lubumbashi, Katanga.

Au Congo Brazzaville, la structure est dirigée par Roch Nganga. Le Salon Expo Edu Africa 2018 devrait aussi se tenir très prochainement à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Le salon éducatif vise à promouvoir une éducation de qualité, en octroyant aux étudiants congolais des bourses d’études supérieures dans quelques universités européennes et américaines.

Jean-Marc Thystère Tchicaya dans le collimateur de la Commission de lutte contre la corruption

Selon le rapport du premier trimestre 2018 de cette commission, le ministre des Hydrocarbures a été cité dans deux affaires de détournement de fonds publics.

La commission de la lutte contre la corruption, viens de rendre public son rapport du premier trimestre 2018. C’est un rapport d’enquêtes menées au cours des quatre premiers mois de 2018, la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude a cité le ministre des Hydrocarbures, Jean-Marc Thystère Tchicaya. Il est impliqué dans deux affaires de détournement de fonds publics destinés à la formation des cadres de son département et à la construction du siège de l’Organisation des pays africains producteurs de pétrole (APO).

Selon le rapport, entre 2015 et 2017 une somme de plus de 1,32 milliard de FCFA a été décaissée par le Trésor public au bénéfice du ministère des Hydrocarbures en vue de la construction à Brazzaville du siège de l’APO, l’Organisation des pays africains producteurs de pétrole. Mais, à peine moins de 300 millions de ce financement ont été utilisés et le reste aurait pris une direction inconnue.

Au sujet de la formation du personnel du ministère des Hydrocarbures sur plus de 1,7 milliard de FCFA alloués en 2017 par les sociétés pétrolières, seulement 18,39% ont été justifiés et le reste utilisé à d’autres fins.

Pour Lamyr Nguelé, président de la Commission nationale de lutte contre la corruption, il ne s’agit d’un détournement des fonds publics orchestré par Jean-Marc Thystère Tchicaya: « Le ministre des hydrocarbures ne pouvait pas ne pas être informé des sorties d’argent du Trésor public opérées par ses collaborateurs. La Commission a conclu que le ministre a été bel et bien le donneur d’ordres », affirme-t-il au micro de nos confrère de RFI.

Le rapport de la Commission a été adressé au procureur de la République pour d’éventuelles poursuites judiciaires.

Congo : le futur système d’informations statistiques validé

Des techniciens et experts du Congo viennent de valider cette fin de semaine à le rapport définitif de l’étude de diagnostic pour la mise en place d’un nouveau système d’informations statistiques. Elaboré avec le soutien de la Banque mondiale, celui-ci devrait permettre de mieux orienter les politiques d’intervention du gouvernement.

Tout est prêt au Congo pour la mise en place d’un nouveau système d’informations statistiques. Vendredi dernier, à Brazzaville, les techniciens et experts du pays étaient en atelier de validation du rapport définitif de l’étude de diagnostic pour la mise en place de cet important outil.

Selon les experts, le futur système d’informations statistiques devrait permettre aux autorités congolaises d’améliorer la conduite des politiques de manière plus précise, de sorte à répondre efficacement aux besoins qui se posent pour un développement économique et social durable.

Dominique Kimpouni, coordonnateur du Projet de renforcement des capacités en statistiques (PSTAT) a expliqué aux participants de l’atelier de validation que ce dispositif est d’une importance cruciale pour le pays dans la mesure où «la statistique est l’œil du décideur». «Aucun pays ne saurait s’inscrire dans une dynamique de développement durable sans informations statistiques de qualité. Notre pays a besoin des données statistiques de qualité pour faciliter l’élaboration et le suivi-évaluation des programmes sectoriels découlant du projet de société du président de la République», a souligné Dominique Kimpouni. Selon le responsable congolais, l’atelier a permis aux acteurs impliqués, d’apporter leurs contributions aux fins d’amender le rapport diagnostic. Ceci ouvre «la porte du fonctionnement d’un véritable système statistique national en République du Congo», a-t-il ensuite précisé.

33 millions de dollars de la Banque mondiale et de l’Etat congolais

Ce projet de l’Etat congolais n’aurait pas pu voir le jour sans l’appui financier de la Banque mondiale. Le PSTAT a été lancé en 2015 grâce à un cofinancement de l’institution de Bretton Woods et du gouvernement congolais pour un montant de 33 millions de dollars. Le projet vise à produire des données statistiques de qualité dans les délais réels et de les diffuser, assure-t-on.

Notons l’étude de diagnostic a été commanditée en décembre 2016. Beau-Clair Isidore Vieira, consultant international en la matière, alla prendre en charge sa réalisation. Deux ans de travail après, les analyses de l’expert allaient révéler des dysfonctionnements dans le système actuel de production de statistiques.

Football : les dirigeants des ligues départementales veulent redynamiser la discipline

Ces responsables se sont regroupés en atelier pour réfléchir sur les méthodes à employer pour rehausser le football des jeunes.

C’est ce mardi 31 juillet à Brazzaville, que les dirigeants des ligues départementales vont boucler leur atelier. La Fédération congolaise de football (Fécofoot), veut mettre un point d’honneur sur le football des jeunes en élargissant les bases de détection souvent faites dans à Brazzaville et à Pointe-Noire.

Pendant deux jours, la question était au centre de cette rencontre. Les participants ont cherché un remède efficace pour y parvenir. Ce 31 juillet, le directeur technique national va exposer sur la planification sportive au Congo. L’instructeur Mankou fera à son tour une communication sur les méthodologies d’apprentissage au football. Les thèmes détection des jeunes talents (qualités prioritaires), administration sportive et les innovations dans l’arbitrage seront développés respectivement par Daniel Amboulou et l’instructeur Mouzinga avant la clôture de l’atelier sur le renforcement des capacités des dirigeants des ligues départementales.

« Cet atelier est organisé pour le renforcement des capacités de nos dirigeants au niveau des départements, surtout pour l’harmonisation des calendriers et pour trouver une solution sur le football des jeunes parce que la CAF et la Fifa, aujourd’hui, veulent mettre un accent particulier sur ce football. Je sais que vous serez assidus pendant ces deux jours avec le concours de la direction technique nationale, surtout vos interventions et le quotidien que vous vivez dans vos ligues feront qu’à la fin, nous trouverons de bonnes resolutions », a expliqué Jean Guy Blaise Mayolas, premier vice-président de la Fécofoot chargé de l’organisation des compétitions.

Brazzaville : l’assemblée locale examine les comptes administratifs et de gestion 2017

La première session extraordinaire du conseil départemental et municipal de la ville s’est ouverte, le 26 juillet, pour traiter cinq affaires inscrites à son ordre du jour.

Trois projets de délibération seront également débattus par les élus locaux. Le premier porte sur la création du service municipal d’exploitation du sable fluviatile, le deuxième est consacré à la détermination des modalités de gestion en régie indirecte, des toilettes publiques situées dans le marché domanial ou autre place publique de Brazzaville, enfin le troisième porte sur l’approbation par les conseillers du contrat de concession à la société Deter-Services pour la construction des toilettes publiques municipales dans le marché domanial dénommé Lipouta-na-Tolo, situé dans le sixième arrondissement, Talangaï.

« Les trois dernières affaires concernent la dotation de supports juridiques aux initiatives destinées à l’encadrement de l’exercice de ces activités. Elles constituent des sources de recettes que notre commune aspire fortement à les reconstituer et à les améliorer », a indiqué Christian Roger Okemba.

Bilan à mi-parcours du conseil

Le président du conseil départemental et municipal de Brazzaville, Christian Roger Okemba, a profité de l’occasion pour esquisser le bilan à mi-parcours du plan d’urgence et celui du plan d’action après cent jours de travail de l’institution qu’il dirige.

En effet, pour l’amélioration de la fluidité de la circulation routière, le président du conseil a cité l’aménagement des voies, le bouchage des nids-de-poule sur une longueur d’un kilomètre et la lutte antiérosive à Djiri sur les sites des quartiers Congo-Chine et Massengo.

Avec la participation des citadins, Christian Roger Okemba a assaini plusieurs points stratégiques de la ville. Le conseil départemental et municipal de Brazzaville a contribué au traitement de l’amont du bassin lié au ravin de la mission et soutenu l’étude relative à l’aménagement de l’aval de ce ravin en vue d’éradiquer les inondations récurrentes des bâtiments avoisinants.

Pour mieux assainir la ville capitale, l’assemblée locale a encadré les travaux de nettoyage des marchés publics non pris en compte par la société Averda. Elle a construit des toilettes publiques municipales dans divers arrondissements.

Intervenant sur la gestion de l’éclairage public de la municipalité qui constitue un facteur majeur d’attractivité des villes, Christian Roger Okemba a indiqué que le conseil a lancé une étude d’identification des points noirs relatifs aux lampadaires et aux feux de signalisation.

Dans le domaine du transport, le conseil départemental et municipal de Brazzaville a joué sa partition à l’encadrement juridique de l’exploitation des parkings privés, « l’une des sources de recettes municipales », a signifié Christian Roger Okemba.

S’agissant de la coopération bilatérale décentralisée, le président du conseil départemental et municipal de Brazzaville a évoqué la co-organisation du 1er forum des villes africaines francophones sur le pacte de Milan, la tenue de la première édition de la foire agricole de Brazzaville, la réception de son homologue de Reims et la signature avec le maire de Paris de la convention de financement du projet d’aménagement du jardin d’essai.

Il a parlé aussi du recyclage des agents municipaux pour leur permettre de s’arrimer aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (Ntic). Pour plus de traçabilité, un logiciel de gestion des recettes a été acquis et installé à la direction des pompes funèbres, les services des recettes municipales ont été connectés à la fibre optique et il a été installé un système de surveillance vidéo pour lutter contre les détournements de deniers municipaux, la fraude et le vol de matériel d’exploitation. L’assemblée locale envisage de lancer une plate-forme numérique destinée à la maîtrise des contribuables pour améliorer ses recettes.

De même, le contrôle physique et systématique des agents municipaux ainsi que l’installation d’un nouveau serveur intégrant le nouveau logiciel Simba pour la paie et la gestion du personnel sont les acquis de cette gestion. « Le logiciel Simba est un manuel qui aide à utiliser au mieux les divers instruments de gestion et d’analyse pour prendre les décisions de gestion les plus favorables au devenir de l’entreprise », a expliqué un informaticien.

Parmi les résultats, on peut citer pêle-mêle : la co-signature à Brazzaville, par tous les maires du Congo, de l’avenant n°001/18 modifiant les annexes 2 et 3 de la convention collective régissant les agents municipaux du Congo, la tropicalisation de la nouvelle morgue par l’aération des moteurs, l’acquisition d’un terrain de cinquante hectares dans le district d’Ignié en vue de l’ouverture d’un nouveau cimetière municipal, l’aménagement d’une salle de recueillement à la morgue municipale et l’installation prochaine des cuves de stockage des produits pétroliers.

Sur cette longue liste, on y citera la signature des premiers contrats de prestation en faveur des médecins exerçant à la clinique municipale, la remise en fonction de l’unité de stomatologie, l’installation d’un fauteuil dentaire, la réhabilitation des unités pédiatriques et du conseil vaccinal, l’acquisition ultérieure d’une radio numérique et d’un bloc d’accouchement, l’élaboration de la politique municipale de santé dont l’érection des maisons de santé de Brazzaville, la refonte des textes organiques de la clinique municipale et une rétrocession mensuelle de deux millions de francs CFA pour sécuriser la capacité d’intervention de la clinique municipale en situation d’urgence.

« Ces résultats encourageants sont l’expression du volontarisme politique du bureau soutenu par tous les conseillers malgré les faiblesses managériales imputables aux errements de démarrage de toute organisation confrontée à des difficultés à la fois conjoncturelles et structurelles », a fait savoir Christian Roger Okemba.

Okombi Salissa: un groupe de l’ONU juge la détention de cet homme politique arbitraire

L’ex-candidat à la présidentielle de 2016 et opposant est inculpé pour « atteinte à la sûreté intérieure » et « détention illégale d’armes de guerre ».

Selon un avis du Groupe de travail sur la détention arbitraire du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, la détention d’André Okombi Salissa est arbitraire. Le groupe de travail demande sa libération immédiate et son indemnisation pour les 18 mois passés en prison. Cela fait en effet près d’un an et demi qu’il est placé en détention préventive (depuis le 23 janvier 2017). L’ex-candidat à la présidentielle de 2016 et opposant se trouve détenu à la Direction générale de la surveillance du territoire. Inculpé pour « atteinte à la sûreté intérieure » et « détention illégale d’armes de guerre ».

L’avis rendu par le groupe de travail sur la détention arbitraire du conseil des droits de l’homme de l’ONU se fonde sur plusieurs points, comme l’explique maître Stéphanie Le Meignen, avocate d’André Okombi Salissa : « Son immunité parlementaire a bel et bien été violée. Sa garde à vue, qui a duré 13 jours, est d’une durée largement supérieure aux prescriptions légales et arbitraire. Son assignation à résidence qui a été préalable à son interpellation amène aussi à conclure que la procédure de flagrance est irrégulière. Il [l’avis] souligne aussi que ses conditions de détention sont particulièrement difficiles et qu’il n’a jamais été entendu par le magistrat ou quelconque autorité. »

Le groupe de travail sur la détention arbitraire « exhorte donc le gouvernement à mener une enquête sur les circonstances de l’incarcération » d’André Okombi Salissa et estime que le rapporteur spécial pour la torture et les traitements cruels inhumains et dégradants doit être saisi, alors que le frère d’André Okombi Salissa est mort suite à son interrogatoire dans cette affaire. Mais maître Stéphanie Le Meignen se montre désormais optimiste pour la suite : « Je pense qu’une pression internationale – par l’ONU, nous sommes aussi en train la commission africaine des droits de l’homme – peut amener, oui, à un aboutissement juste parce M. Okombi n’aurait jamais dû être incarcéré. »

Elle affirme aussi avoir déjà demandé au doyen des juges d’instruction de Brazzaville la libération de son client.

Coopération sanitaire : Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus est à Brazzaville

Le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé est arrivé dans la capitale congolaise le 25 juillet pour une visite de travail de soixante-douze heures.

Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, est en visite de trois jours à Brazzaville, capitale de la République du Congo. Pendant son séjour à Brazzaville, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) visitera quelques infrastructures sanitaires de Brazzaville, entre autres, le Centre national de référence de la drépanocytose, le Centre de santé intégré de Moukondo.

Il rencontrera aussi les membres du gouvernement, notamment le 27 juillet, où il est prévu une rencontre avec le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, et son épouse, Antoinette Sassou N’Guesso, en qualité de présidente de la Fondation Congo Assistance. Cette structure qui mène la lutte contre plusieurs pathologies dont la drépanocytose qui est son cheval de bataille.

Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus fera des visites à la primature, le ministère des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger et le bureau régional de l’OMS Afrique.

Pour rappel, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus n’est pas à sa première visite au Congo. Le 12 janvier 2017, il a, en effet, été reçu par le président Denis Sassou N’Guesso pour solliciter le soutien du Congo à sa candidature au poste qu’il occupe aujourd’hui.

« Travailler sans relâche pour concrétiser la couverture sanitaire universelle, veiller à ce qu’il y ait des ripostes solides dans les situations d’urgences, renforcer la santé et l’autonomie des pays et instaurer la transparence au cœur de l’OMS », a intimé le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

FestiVert : Henri Djombo lauréat de la treizième édition

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, a reçu le 25 juillet à Brazzaville, le prix international FestiVert de l’environnement de Dakar.

Organisé du 13 au 15 juillet, le FestiVert se tenait sous le thème « La culture au service de l’environnement pour la promotion de l’éco-citoyenneté ». Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Henri Djombo, en sa qualité de romancier et dramaturge, a reçu ce prix des mains de l’ambassadeur du Sénégal au Congo.

FestiVert était l’occasion pour de nombreux Africains de partager leur expertise au profit de la protection de l’environnement. Cette 13ème édition était aussi l’occasion de rappeler aux jeunes l’importance de la nature. Pour les organisateurs, le but visé par cette manifestation culturelle et environnementale était de conscientiser les élèves sur leur responsabilité et leur devoir d’entretenir, de surveiller et de revaloriser l’environnement.

Le Congo a répondu présent à ce rendez-vous par le biais du représentant du président de l’Union nationale des écrivains, artistes et artisans congolais, le poète Huppert Malanda.

Le jury du festival international après l’analyse des productions d’Henri Djombo en matière de protection de l’espace vert, le jury du festival international lui a décerné le Prix FestiVert 2018. Pour Huppert Malanda, l’auteur doit cette distinction de sa pièce de théâtre intitulée « Le Cri de la forêt « et de son importante production romanesque et théâtrale en faveur de la protection environnementale ».

« Cela me rassure que nos œuvres soient également lues à l’étranger et cela m’encourage à faire plus », a fait remarquer Henri Djombo.

Rappelons que le combat du récipiendaire pour la protection de l’environnement l’a conduit à la publication de plusieurs romans et pièces de théâtre.

Disparition : adieu à Agathe Manckongou-Komango

Les membres du parlement et du gouvernement et autres personnalités ont rendu, le 24 juillet à Brazzaville, un dernier hommage à leur collègue décédée le 6 juillet, au Maroc.

Conduits par le président du Sénat, Pierre Ngolo, assisté du premier vice-président de l’Assemblée nationale, Léon Alfred Opimbat, sénateurs et députés ainsi que des membres du gouvernement et autres personnalités ont rendu, le 24 juillet à Brazzaville, un dernier adieu à leur collègue décédée le 6 juillet, au Maroc, à l’âge de 60 ans.

L’oraison funèbre lue pour la circonstance par le président de la Commission affaires juridiques et administratives du Sénat, Jean-Pierre Manoukou-Kouba, a laissé entendre qu’Agathe Manckongou-Komango naquit le 25 décembre 1958 à Liranga, département de la Likouala.

Après ses études primaires et secondaires sanctionnées par l’obtention du Certificat d’études primaires et élémentaires et du Brevet d’études moyennes générales, Agathe Manckongou-Komango s’admet au concours d’entrée à l’Ecole paramédicale et médico-sociale Jean-Joseph-Loukabou de Brazzaville, où elle en sort après plusieurs cycles de formation avec les diplômes de technicien auxiliaire de laboratoire, puis d’infirmier d’Etat et ensuite d’assistant sanitaire.

Elle fourbit ses premiers pas dans l’administration publique au ministère de la Santé où elle assume les fonctions de chef de centre de santé intégré des districts d’Enyellé puis de Liranga jusqu’ au 12 octobre 2014, date de son élection comme sénatrice.

Au plan politique, la sénatrice Agathe Manckongou-Komango a été membre du Parti congolais du travail et membre du Comité du parti du district de Liranga au sein duquel elle a occupé le poste de secrétaire chargée de la Promotion de la Femme et des groupes vulnérables.

Dans ce cadre, la sénatrice Agathe Manckongou-Komango a été une grande animatrice des organisations de femmes et l’apogée de son dynamisme a été l’accueil, lors de la fête du 8 mars 2016, de la première dame du Congo, Antoinette Sassou N’Guesso, par toutes les femmes de Liranga en liesse. Au plan parlementaire, elle est élue sénatrice de la Likouala sous le label du Parti congolais du travail en octobre 2014.

Elle a été membre de la Commission santé, affaires sociales, famille, genre et environnement, puis élevée au bureau de la Commission affaires juridiques et administratives en qualité de secrétaire, à l’occasion du réaménagement des bureaux des commissions permanentes. En 2017, elle est réélue sénatrice et demeure membre de la même commission.

Aux plans administratifs, politique et social, elle a été une personnalité très humble, sociable, intègre, douée d’un sens aigu des relations humaines. Agathe Manckongou-Komango laisse quatre enfants. Elle reposera pour l’éternité au cimetière Bouka, à Brazzaville.

Présidentielle au Mali : IBK en quête des voix à l’étranger

Ibrahim Boubacar Keïta s’est rendu au Congo et Gabon, où il a rencontré ses compatriotes résidant dans ces deux pays.

Après le Gabon, le président malien est arrivé ce 23 juillet au Congo. Outre les officiels, Ibrahim Boubacar Keïta s’est entretenu avec ses compatriotes résidant dans ces deux pays pétroliers. Sans doute pour glaner des voix dans la perspective de la présidentielle du 29 juillet.

Au Mali, la campagne pour la présidentielle du 29 juillet bat son plein. Le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta (71 ans) dont des observateurs disent être presque au coude-à-coude avec son principal challenger de (28 % contre 16 % selon “Guindo’S Intitut”), l’opposant Soumaïla Cissé, a choisi d’effectuer un voyage en Afrique centrale, notamment au Congo et au Gabon, à quelque 4000 kilomètres de son Koutiala natal au sud-est du Mali.

Au tarmac de l’aéroport international Maya Maya de Brazzaville, IBK a été reçu hier 23 juillet par Denis Sassou-Nguesso. Et après une brève discussion au salon d’honneur, les deux chefs d‘État ont pris un bain de foule parmi des milliers de Congolais et Maliens « massivement » mobilisés pour accueillir pour la cérémonie.

D’après les protocoles des deux dirigeants, IBK qui devrait retourner dans son pays ce 24 juillet, s’est entretenu hier avec la communauté malienne vivant au Congo. Si jusqu’ici rien n’a encore filtré de ces échanges, au Gabon, IBK ne s’est pas empêché de battre campagne afin de séjourner encore pendant cinq ans au Palais de Koulouba.

Des voix utiles

« L’essentiel, c’est qu’une élection apaisée, transparente, crédible consensuelle et même communielle ait lieu au Mali,… Que chacun conçoive comme un moment de fête, de fête de la démocratie. Pas d’affrontement, pas de haine ! », a déclaré le chef de L‘État malien en bambara. Discours favorablement accueilli par une partie de la diaspora malienne au Gabon. « On est trop fiers de lui, c’est lui la solution », a lancé un homme présent au meeting de Libreville.

Et si les chiffres ne sont pas encore disponibles pour le Congo, le Gabon accueille quelque 27000 Maliens. Mais, quel que soit leur nombre, ces Maliens comme ceux vivant au pays ou ailleurs, représentent un petit réservoir de voix dont IBK devrait profiter. Une opportunité que les 23 autres candidats n’auront peut-être pas. La fin de la campagne électorale est prévue le 27 juillet.