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Jean-Marc Thystère Tchicaya dans le collimateur de la Commission de lutte contre la corruption

Selon le rapport du premier trimestre 2018 de cette commission, le ministre des Hydrocarbures a été cité dans deux affaires de détournement de fonds publics.

La commission de la lutte contre la corruption, viens de rendre public son rapport du premier trimestre 2018. C’est un rapport d’enquêtes menées au cours des quatre premiers mois de 2018, la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude a cité le ministre des Hydrocarbures, Jean-Marc Thystère Tchicaya. Il est impliqué dans deux affaires de détournement de fonds publics destinés à la formation des cadres de son département et à la construction du siège de l’Organisation des pays africains producteurs de pétrole (APO).

Selon le rapport, entre 2015 et 2017 une somme de plus de 1,32 milliard de FCFA a été décaissée par le Trésor public au bénéfice du ministère des Hydrocarbures en vue de la construction à Brazzaville du siège de l’APO, l’Organisation des pays africains producteurs de pétrole. Mais, à peine moins de 300 millions de ce financement ont été utilisés et le reste aurait pris une direction inconnue.

Au sujet de la formation du personnel du ministère des Hydrocarbures sur plus de 1,7 milliard de FCFA alloués en 2017 par les sociétés pétrolières, seulement 18,39% ont été justifiés et le reste utilisé à d’autres fins.


Pour Lamyr Nguelé, président de la Commission nationale de lutte contre la corruption, il ne s’agit d’un détournement des fonds publics orchestré par Jean-Marc Thystère Tchicaya: « Le ministre des hydrocarbures ne pouvait pas ne pas être informé des sorties d’argent du Trésor public opérées par ses collaborateurs. La Commission a conclu que le ministre a été bel et bien le donneur d’ordres », affirme-t-il au micro de nos confrère de RFI.

Le rapport de la Commission a été adressé au procureur de la République pour d’éventuelles poursuites judiciaires.


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