Brazzaville : cent congolais seront opérés des yeux par des médecins israéliens

Ceci entre dans le cadre d’une campagne chirurgicale gratuite en ophtalmologie, organisée par la mission médicale israélienne, au Centre Hospitalier et Universitaire (CHU) de Brazzaville.

Ce sont environ cent malades souffrant de maladies des yeux qui seront opérés par les médecins israéliens.  Cette action s’inscrit dans le cadre d’une campagne chirurgicale gratuite en ophtalmologie. C’est une initiative de la mission médicale israélienne, au Centre Hospitalier et Universitaire (CHU) de Brazzaville.

La mission médicale israélienne est composée de trois médecins et un infirmier, que conduit le Dr Asaf Toker, directeur du système médical avancé (AMS). Cette équipe travaille en étroite collaboration avec des médecins congolais.

Ces patients congolais souffrent de pathologies comme la cataracte, le glaucome chronique, la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge), les rétinopathies chroniques, la maladie de Stargate, ont été sélectionnés par le service ophtalmologique du CHU de Brazzaville.

Le financement de cette campagne qui a commencé jeudi dernier et s’achève le 16 août prochain, vient du groupes israéliens AMS et Solmed.

Ibaka Game : des blessés lors du rendez-vous

Sur vingt-sept spectateurs conduits au Centre hospitalier universitaire, dix-neuf ont eu de petites lésions.

Dans la soirée du 11 août 2018, au gymnase Maxime-Matsima à Makélékélé, l’ambiance est au rendez-vous mais de courte durée. Le public sportif congolais a répondu présent à ce rendez-vous donné par Serge Ibaka., la star congolaise de la NBA. Dans le cadre de l’édition 2018 du concept ‘’Ibaka Games’’, des rencontres de basketball y étaient prévues entre nationaux, internationaux et jeunes amateurs. Etaient aussi de mises, des spectacles de danse et de comédie. Tout avait pourtant bien commencé jusqu’au moment où le basketteur de la NBA, Serge Ibaka, fait son entrée au gymnase pour saluer le public venu nombreux. La pression de la foule a fait céder la barrière de protection des gradins, entraînant la chute d’une partie du public.

Selon le bilan dressé par le Comité exécutif de la ligue départementale de basketball de Brazzaville, le 12 août, sur vingt-sept spectateurs conduits au Centre hospitalier universitaire, dix-neuf ont eu de petites lésions (sans être hospitalisés) et les huit autres ont été plâtrés. Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrés.

Pour des sources concordantes, l’ouvrage au niveau des barrières de protection présente des défaillances : les bouts de barres métallique n’ont pas été suffisamment enfoncés, il n’existe pas, à en croire les mêmes sources, des pattes pour mieux fixer le métal dans le mur de soutènement.  Elles ont, par ailleurs, souhaité que les autorités compétentes demandent des comptes à l’entrepreneur pour dissiper les inquiétudes émises par les sportifs.

Récupération des armes : les Ninjas jugent l’opération unilatérale

Il demande aux autorités gouvernementales de mener de façon consensuelle cette opération devant permettre de collecter et de détruire environ 3 000 armes.

L’opération de ramassage d’arme auprès des Ninjas, a été lancée le 07 août 2018 à Kinlala. L’ancien chef rebelle Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntumi, n’avait pas été représenté. Ntumi, dont le mandat d’arrêt a été levé fin juillet dernier, et ses proches considèrent cette opération comme une action unilatérale et leur demandent de mener cette opération avec confiance et sérénité.

Ces ex-combattants pensent que l’opération de ramassage d’armes n’a pas obéi à l’esprit du calendrier et de la démarche arrêtés en amont. C’est ce qu’a expliqué Philippe Ané, un représentant de l’ancien chef rebelle : « Nous avons exprimé le vœu que le révérend pasteur Ntumi, en sa qualité d’ambassadeur auprès des ex-combattants, sorte avant de délivrer un message aux ex-combattants afin de les rassurer de l’opération qu’il faille mener. A la grande surprise. A notre grande surprise, le gouvernement a eu le privilège d’aller lancer l’opération sans nous », a-t-il déploré.

Ce ex-ninja demande aux autorités gouvernementales de mener de façon consensuelle cette opération devant permettre de collecter et de détruire environ 3 000 armes de tout calibre. « Nous sommes une commission mixte paritaire ; nous sommes deux parties. Jusqu’aujourd’hui nous avions travaillé sur des bases consensuelles. Il est tout à fait normal que nous continuions à travailler sur ces bases-là. Nous avons fait de grandes choses ensemble, mais pourquoi pas aller au bout de cette logique, afin que le Département du Pool soit considéré comme les autres départements ? », a dit Ané

L’opération de ramassage d’armes est supervisée par la Commission mixte installée après les accords de fin 2017 qui ont permis de mettre un terme à la crise du Pool.

Commune de Brazzaville : le compte de gestion chiffré à plus de treize milliards FCFA

Les élus locaux ont approuvé, le 6 août, cinq délibérations dont les comptes de gestion et administratif exercice 2017, à l’issue des travaux de la première session extraordinaire de leur conseil départemental et municipal.

Le compte de gestion de la commune de Brazzaville se chiffre à 13 018 429 468 FCFA, au titre des recouvrements des recettes, alors qu’au titre des paiements des dépenses, il est de 12 976 O82 940 F CFA.

Les statistiques des prévisions du compte administratif 2017 se fixent à 1 536 849 137 FCFA et les émissions sont de l’ordre de 74 557 702 FCFA.

Les conseillers ont également adopté la délibération relative à l’exploitation du sable fluviatile dans le département de Brazzaville. Ils ont aussi déterminé les modalités de gestion, en régie indirecte, des toilettes publiques dans un marché domanial ou autre place publique de la ville capitale.

Au terme des débats, ils ont approuvé le contrat de concession à la société Deter-services relatif à la construction et la gestion des toilettes publiques municipales dans le marché domanial dénommé « Lipouta na tolo », situé dans le sixième arrondissement, Talangaï.

Le conseil départemental et municipal a noté, dans le cadre de son plan d’urgence de cent jours et de son plan d’action annuel, l’aménagement de plusieurs voiries urbaines dont les avenues Jacques-Opangault et Unité africaine.

L’Assemblée locale a, en outre, affirmé avoir bouché des trous sur les grandes artères de la ville de Brazzaville, sur une distance d’un kilomètre. Le conseil a aussi œuvré pour la lutte antiérosive dans la commune de Djiri et aménagé « le ravin de la mission » afin d’éradiquer les inondations des habitations avoisinantes.

La construction des toilettes publiques municipales, dans les points stratégiques de tous les arrondissements de la ville, intègre, selon le conseil municipal, la relance de sa stratégie d’hygiène et de lutte contre l’insalubrité. Et, dans le cadre de l’amélioration de l’éclairage public et des feux de signalisation, une étude est lancée par le conseil municipal.

Pour améliorer la traçabilité et la gestion des fonds entre l’ordonnateur et le comptable, le service de recettes municipales a été connecté à la fibre optique, a indiqué le conseil, qui a dit avoir lancé un autre grand projet de plate-forme numérique destiné à l’amélioration des recettes municipales.

Le conseil a formulé neuf recommandations parmi lesquelles l’accélération de l’informatisation et de la mise en réseau des services pourvoyeurs des recettes pour leur interconnexion avec la recette municipale. Une autre recommandation porte sur la poursuite du processus du recensement physique en cours pour la maîtrise effective du personnel et la mise en place d’une commission d’études afin de reprogrammer l’affaire relative aux tours jumelles.

Lancement de la 1ère édition du Camp Ibaka games

L’activité a commencé le 7 août, à l’espace du Centre culturel Taty-Loutard, à Mpita, dans le premier arrondissement Lumumba, sous la liesse des enfants et des basketteurs venus des quatre coins de la ville pour voir et toucher l’international de NBA.

Plusieurs jeux concours ont été organisés pour égayer les enfants en situation de rue et des orphelins de Pointe-Noire. Les vainqueurs et tous les participants ont reçu des cadeaux de diverses natures, à savoir les ballons de basketball, les sacs scolaires, les parasoleils, les boîtes de lait. Malgré la longue attente, les jeunes visiblement joyeux n’étaient pourtant pas harassés de voir l’international de NBA, le toucher et échanger avec lui pour la première fois à Pointe-Noire. Le 7 août a été une journée mémorable pour ces enfants défavorisés qui ont eu le privilège d’immortaliser par les images cette rencontre avec le basketteur qui s’est engagé depuis quelques années dans les actions caritatives à l’égard des enfants congolais en détresse. Après quelques minutes passées avec les enfants, Serge Ibaka a promis de les revoir l’année prochaine, à la même période, pour une grande activité.

Par ailleurs, un concours de dunk a été organisé avec les basketteurs. L’épreuve a été remportée par Gloire Goma devant un jury composé, entre autres, d’un technicien de la Fédération congolaise de basketball, du président de la Ligue de Pointe-Noire et de Serge Ibaka lui-même, avant les matches de gala des cadets et des seniors, très attendus par le grand public.  Pour faire plaisir au public, Serge Ibaka a exhibé son talent dans la sélection de Pointe-Noire qui a battu NTC les balaises, l’équipe championne de la ville, 16-7. Toutes ses touches de balle ont été acclamées par des jeunes qui ont souhaité le voir pendant longtemps mais son calendrier trop chargé ne lui a pas permis d’y rester

Notons que la première édition du Camp Ibaka games a été lancée grâce au partenariat entre la société de laiterie Cowbell et la Fondation Serge-Ibaka. Ce partenariat, ont souligné les organisateurs, a pour objectifs de pérenniser des activités caritatives en faveur des enfants en détresse à Pointe-Noire et promouvoir le basketball en milieu des jeunes. « Le plus important pour moi, c’est passer du temps avec ces enfants et à l’avenir voir avec Cowbell la possibilité de pérenniser ces activités à l’image de ce que nous faisons à Brazzaville », a indiqué Serge Ibaka.

Parlant du basketball congolais, l’athlète de NBA a reconnu que le niveau s’est amélioré. « Depuis que j’ai commencé mes activités à Brazzaville ; le niveau du basket a beaucoup évolué. Il y a vingt jeunes détectés qui évoluent à l’Académie Serge-Ibaka, nous allons faire pareillement à Pointe-Noire pour préparer l’élite congolaise », a dit l’athlète.  Et de renchérir que le basketball évolue chaque année. « Je suis compatriote comme tout le monde. De notre côté, nous allons faire ce qu’on peut mais le grand travail revient aux ligues et à la Fédération », a-t-il dit. Il a enfin remercié le Samu social, point focal du Réseau des intervenants dans le phénomène des enfants de la rue.  Soulignons que des dons de vivres ont été remis aux responsables des centres d’hébergement des enfants en situation de rue par la Fondation Serge-Ibaka et Cowbell.

Congo : examen de la cyber législation

Des délégués et experts de plusieurs institutions du pays ont examiné et amendé, le 8 août à Brazzaville, les avant-projets de loi réglementant le secteur, dans la perspective de leur prochaine adoption par le gouvernement.

L’atelier organisé et piloté par le ministère des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique a été l’occasion de présenter les nouvelles moutures des projets de textes sur l’économie numérique et placer tous les acteurs impliqués au même niveau d’information, dans le respect de la transversalité et le dynamisme de ce secteur.

Rehaussé de la présence du ministre de tutelle, Léon Juste Ibombo, et de son homologue de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique, Parfait Aimé Coussoud Mavoungou, le rendez-vous a permis d’examiner tant sur le fond que sur la forme ces textes qui ont déjà reçu l’approbation de la Cour suprême.

Ces textes concernent les lois relatives à la cybersécurité, la lutte contre la cybercriminalité, la protection des données à caractère personnel et celles liées aux transactions électroniques. Les délégués à l’atelier ont émis le souhait de la nécessité urgente d’adopter ces avant-projets de lois afin de doter le cyberespace congolais d’un cadre juridique efficace.

« Le Congo ne saurait rester en marge du processus d’harmonisation de son cadre réglementaire et législatif en matière de la cybersécurité, sachant que les pays frères et amis, à l’instar du Gabon, du Cameroun, de la République centrafricaine, du Tchad et du Burundi ont déjà incorporé dans leur corpus de législations nationales ces mêmes textes de la CEEAC et d’autres sont sur le point de terminer le processus », a déclaré Léon Juste Ibombo à l’ouverture des travaux.

Ces projets de texte, a-t-il rappelé, ont été élaborés par un consultant international, sur la base des standards internationaux et en prenant en compte les conventions de Budapest et de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données, y compris les lois types de la CEEAC relatives à la protection des données à caractère personnel, aux transactions électroniques et à la lutte contre la cybercriminalité adoptée au niveau communautaire.

L’économie numérique s’accompagne, en effet, d’une révolution culturelle dans le sens où les nouvelles technologies donnent lieu à de nouveaux usages, de nouveaux systèmes, de nouvelles manières de commercer, de communiquer. Tout cela ne peut se faire sans un cadre légal et institutionnel qui garantit la sécurité tant des infrastructures essentielles que celle des usagers.

Les avant-projets de loi ont été présentés et les avis de la Cour suprême ont été présentés par Roland Ondeli, Steven Ondongo et Guichard Tsangou, respectivement conseiller à l’économie numérique, conseiller juridique au ministère en charge de ce département, expert de la CEEAC. Ce dernier a soutenu que ces textes attendus sont conformes aux instruments juridiques internationaux et régionaux en la matière.

Les délégués et experts à l’atelier ont un délai d’une semaine pour faire parvenir leurs amendements par voie officielle, avant que ces textes soient soumis officiellement à l’adoption par le gouvernement.

L’énergie incandescente des Tambours de Brazza

Pour régénérer la spectaculaire formation des Tambours de Brazza qu’il a fondée au début des années 90, le Congolais Émile Biayenda a opté pour une double démarche dont le résultat se fait entendre sur le sixième album, Kongo: une pulsation rock et des effectifs rajeunis.

« Les Tambours de Brazza sont les enfants du fleuve, ils sonnent le flux de son courant perpétuel. Ils sont aussi les enfants du soleil, de sa caresse feu, de sa braise qui embrase Brazza », écrit Francis Lassus, le plus poète des batteurs français, en introduction du livret qui accompagne Kongo. Il ne faut pas longtemps pour que les images évoquées par ces quelques lignes prennent forme en musique : le souffle dément de Ba Kwaku Wo emporte tout sur son passage, entre ouragan et déflagration nucléaire. L’impression de puissance qui se dégage provient des tambours, bien sûr, mais aussi –et c’est nouveau – des guitares saturées et de ces distorsions hurlantes, arrangées par le Togolais Amen Viana, fils spirituel de Jimmy Hendrix (son dernier album s’appelle Electric Togoland !).

Cet afro-rock vers lequel Émile Biayenda a voulu se diriger pour ce sixième album fait écho à la fois à son goût du « renouveau » et à son appartenance à cette génération qui écoute depuis longtemps des formations comme Okwess et son emblématique patron Jupiter. « C’est l’héritage des groupes comme Mbamina, Bobongo Stars, Xalam ou Touré Kunda, avec un nouveau regard », explique-t-il. Derrière les fûts, il a renouvelé les effectifs, changé de génération. « Ces jeunes de Brazza qui rêvaient de jouer dans les Tambours sont venus avec une autre énergie, d’autres pulsations », poursuit le Congolais installé en France depuis la fin des années 90.

Kongo, orthographié comme cet ancien royaume du continent « où les gens cohabitaient sans tenir compte des origines des uns et des autres », cherche aussi à optimiser le dialogue permanent entre les deux composantes du groupe, qui lui donnent cette identité si unique : d’un côté les six percussions, de l’autre une formation « classique », avec basse, batterie et guitare.

Lors de l’enregistrement, Émile a changé de schéma, faisant intervenir les tambours en fin de processus, car cette fois le chant est nettement plus présent : voix fortes, en chorale, ou simples animations, comme sur Nsaka Soukous Tambours qui tend un pont au-dessus du canal du Mozambique, vers Madagascar. Les Tambours ont ce pouvoir naturel de résonner par-delà les frontières.

Silence au Congo : on tue les enfants, on les enterre sans autre forme de procès

Les exécutions sommaires des adolescents de Brazzaville entrent dans le cadre d’un rite de fortification magique bien connu dans le curriculum vitae de Sassou. Chaque fois que le dictateur d’Oyo est en forme physique défaillante, il a besoin de sang frais.

En l’occurrence, l’Homme du goût du sang avait besoin d’énergie pour avoir les forces de prendre part à Lomé au sommet Cedeao – Ceeac.

Achat du silence des familles endeuillées

Les familles éprouvées ont été obligées d’enterrer leurs enfants moyennant la somme de vingt millions par famille endeuillée. Belle occasion d’éviter l’autopsie des corps comme le veut la tradition légiste en cas de mort suspecte. De toute manière l’autopsie des quatorze dépouilles a été exigée par la société civile remontée contre le gouvernement. Etant donné les nécroses visibles sur les visages des cadavres, l’hypothèse d’une électrocution des victimes ayant entrainé la mort n’est pas à écarter. On ne saurait mesurer les douleurs atroces qu’ont subies les prisonniers avant de trépasser.

Pour acheter le silence des parents, le Pouvoir a remis ce samedi 4 août 2018 la modique somme de de 20 millions de f. cfa à chaque famille ( selon la vieille règle de la corruption) pour organiser les funérailles. Non content d’acheter les consciences, le très sinistre Ministre de l’Intérieur, Zéphirin Mboulou, a imposé à chaque famille d’organiser les obsèques selon sa convenance gouvernementale et selon son calendrier.

Vingt millions par cadavre ? Curieuse « générosité  » quand on se rappelle que d’après les inénarrables Oko-Ngakala, Thierry Moungalla et Mboulou, il s’agissait de Bébés Noirs , des fauteurs de trouble des quartiers nord réputés fief de Sassou. Comble de schizophrénie, ce gouvernement qui n’est pas à un paradoxe près a, par la voix de l’hystérique André Oko-Ngakala, demandé à la police de déférer les parents de tous les « Bébés Noirs » à « son parquet  ». Un coup on tue, un coup on fait Mea Culpa : au regard de toutes ces contradictions, y a-t-il encore un capitaine dans le paquebot du chemin d’avenir ?

Droits de l’homme

Reste qu’au poste de police de Chacona, il y a eu viol du droit à la vie, l’un des droits les plus importants sans lequel il n’est pas possible de jouir des autres droits de l’homme. De ce fait , l’ensemble du gouvernement de Sassou ne pourra pas échapper aux poursuites.

Nous dénonçons tous ceux qui ont choisi l’arbitraire en voulant participer à un dialogue avec ce pouvoir sanguinaire.

Sassou doit être écarté du pouvoir et jugé pour tous les crimes commis. Nous mettons en garde tous ses complices comme tous ceux qui encouragent l’impunité.

Depuis le procès de Nuremberg, les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles dans le temps et sur le plan international.

Nous signalons que la Constitution du 24 octobre 2015 qui consacre l’impunité des criminels en son article 92 est nulle et de nul effet car violant de nombreux textes internationaux ratifiés par le Congo.

Les incompétents à l’origine de la Constitution du 24 octobre 2015 ignorent la suprématie des Traités internationaux sur la loi nationale.

Le Congo a pris des engagements internationaux qui priment sur la Constitution rédigée hâtivement par les ivrognes en septembre et octobre 2015.

Pas de dialogue avec un criminel notoire. Pas de cohabitation entre la liberté et la dictature.

C’est sans hésitation que les Congolais doivent choisir le droit à la vie au lieu d’accepter le devoir de mourir subitement.

Tuberculose

Ce pouvoir sanguinaire ne se préoccupe pas de la santé et de la vie des Congolais. Nous vous signalons qu’après avoir délivré des produits toxiques dans le Pool, les grandes endémies n’ont plus de produits pour les tuberculeux depuis plusieurs semaines. De nombreux patients sont aujourd’hui en détresse, condamnés à mourir.

Sassou doit être chassé. Encore une fois nous disons à la Force Publique Républicaine de prendre ses responsabilités pour faire dégager Sassou. Nous demandons à Ntumi de ne pas faire le jeu du Tyran au risque de sombrer avec le Titanic où sont embarqués les Mochi pensant préserver leur « avenir ». A bon entendeur, salut.

La résistance contre l’oppression continue et nous vaincrons si nous sommes unis et vigilants.

Jeunes morts dans un commissariat : des ONG demandent un deuil national

Le ministre de l’Intérieur a reçu les familles des victimes vendredi 03 août, leur a promis que le gouvernement prendra en charge les obsèques de leurs enfants.

Une plateforme d’organisations de la société civile congolaise a demandé au gouvernement d’organiser des funérailles nationales et un deuil national en mémoire de treize jeunes garçons retrouvés morts le 23 juillet dernier dans un commissariat de Brazzaville. Les autorités n’ont pas aussitôt répondu aux ONG, mais le ministre de l’Intérieur qui a reçu les familles des victimes vendredi leur a promis que le gouvernement prendra en charge les obsèques de leurs enfants.

Au siège de l’Association pour les droits de l’homme et l’univers carcéral (ADHUC) où elle a regroupé les familles des treize enfants morts dans le commissariat de Chacona dans des circonstances qui restent à élucider, la société civile, par la voix d’Armel Malela, son porte-parole, a demandé que ces victimes soient dignement inhumées.

« La plateforme des organisations de la société civile demande qu’une cérémonie officielle de funérailles soit organisée dignement par le gouvernement, d’observer un deuil national en mémoire de ces jeunes Congolais sacrifiés », indique la déclaration des ONG.

Vendredi 3 août, le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou a reçu les familles éplorées et leur a annoncé que le gouvernement prendra en charge les frais inhérents aux obsèques. Parent d’une victime Alexandre Okemba a participé à la rencontre. « Il (le ministre Mboulou) nous a demandé d’avoir vraiment beaucoup de maîtrise. Qu’on organise nos obsèques, ils (les hauts responsables) vont nous accompagner pour enterrer nos morts », a déclaré M. Okemba.

Le ministre Mboulou a promis que justice sera faite. L’enquête administrative ouverte après la tragédie suit son cours. La société civile tient à être associée à cette enquête dont les résultats sont attendus avec impatience.

Foire de Brazzaville : le « made in Congo » est exposé

Ouverte le 3 août, la deuxième édition de la foire dite « multisectorielle» accueille déjà du monde et dévoile une quarantaine de stands variés prônant la diversification économique.

Le directeur de cabinet du ministre d’Etat, du Commerce, des approvisionnements et de la consommation, a officiellement lancé les activités de la manifestation qui s’achève le 15 septembre. Cette édition se tient sur le site de la société Agrotec situé au quartier Nkombo Matari, au nord de la capitale, sur l’avenue de l’Union africaine (arrêt de bus de la ferme).

Elle va, une fois de plus, permettre aux opérateurs économiques de faire valoir leurs produits, dans le cadre de la promotion du potentiel productif du pays, a souligné Basile Obongui, directeur général du Centre congolais du commerce extérieur (CCCE), organisateur de la manifestation.

Le CCCE a choisi le thème « La diversification de l’économie congolaise en vue de la promotion des biens et services made in Congo ». L’occasion, a souligné Basile Obongui, d’élever, outre les expositions, un haut lieu de rencontres, d’échange d’expériences entre les opérateurs économiques congolais et étrangers.

Une quarantaine de stands couverts et une dizaine d’autres dédiés à la gastronomie sont actifs sur ce site qui reçoit déjà du monde. L’ambiance a gagné ce coin « brandé » d’enseignes de plusieurs sociétés publiques et privées qui va être, pendant environ deux mois, l’un des endroits les plus fréquentés des Brazzavillois.

Pour donner à ce site sa dimension foraine, l’événement a prévu un grand podium où se produiront plusieurs artistes musiciens, humoristes et bien d’autres. Alors qu’elle compte accueillir plus de soixante-dix mille adultes et trente mille enfants, la foire a décidé d’y installer des jeux pour permettre aux plus jeunes de meilleurs divertissements pendant cette période de grandes vacances.

En organisant cette 2e édition, après celle de 2016 tenue dans les jardins du Palais des congrès de Brazzaville, le CCCE veut renouveler ses vœux de se voir doté des sites d’expositions à Brazzaville et Pointe-Noire. Pour Basile Obongui, « ce sont là des outils techniques indispensables de travail et des lieux de rencontres et d’échanges entre les opérateurs économiques de tous les secteurs d’activités de l’économie ».

Un vœu qui a été bien entendu par le représentant du ministre du Commerce pour qui un plaidoyer sera fait à l’endroit du gouvernement afin de doter le CCCE d’un meilleur cadre d’expression.