Congo : une ONG pointe les liens troubles entre Eni, Total et Kontinent Congo

Global Witness reproche aux deux compagnies de ne pas avoir rompu suffisamment tôt avec la société locale Kontinent Congo détenue l’homme d’affaires portugais, José Veiga et le Camerounais Yaya Moussa.

Au mieux un manque de vigilance, un pire une complicité passive, voilà ce que l’on peut déduire des activités des pétroliers français et italien, Total et Eni au Congo-Brazzaville entre 2013 et 2015 selon l’enquête menée par Global Witness. L’ONG britannique reproche aux deux compagnies de ne pas avoir rompu suffisamment tôt avec la société locale Kontinent Congo détenue par le sulfureux homme d’affaires portugais, José Veiga et le Camerounais Yaya Moussa.

En 2015, la compagnie pétrolière italienne Eni et la française Total cèdent, à la demande des autorités congolaises, une partie de leurs permis d’exploitation pétrolière à la société Kontinent Congo. Société alors détenue par Yaya Moussa et José Veiga, tous deux proches du président Denis Sassou-Nguesso. A cette époque, la presse portugaise a commencé à enquêter sur José Veiga, soupçonné de corruption et de blanchiment d’argent.

Selon l’ONG Global Witness, Total et Eni auraient dû être plus vigilants. « Pour nous, ça montre que la qualité de leur processus de vérification, de leur stratégie de réduction des risques ne marche pas très bien, pointe Mariana Abreu, chargée de campagne chez Global Witness. Ce n’est acceptable de faire des affaires avec des personnes qui, clairement, sont fortement soupçonnées d’être liées à la famille présidentielle congolaise. »

Il faudra attendre dix mois après l’ouverture d’une enquête par la justice portugaise contre pour que Total renonce aux licences d’exploitation pétrolière détenues conjointement avec Kontinent Congo.

Mais si Total a reconnu qu’elle était consciente des risques potentiels liés à ses partenaires, Eni persiste à affirmer qu’il n’existe aucun problème. L’Italien détient toujours un champ pétrolifère congolais conjointement avec Kontinent Congo, selon Global Witness.

 

Congo : le gouvernement veut mettre fin à la prostitution des filles mineures

Comment « sortir » de la prostitution et se « (ré)insérer » ? Les notions d’intégration et d’insertion (et donc d’exclusion) sont au cœur de nombreux débats au Congo.

La ministre de la Promotion de la femme et de l’Intégration de la femme au développement, Inès Nefer Bertille Ingani, a échangé à Brazzaville, avec les filles prostituées arrêtées par la police pour prostitution juvénile. La ministre a décidé prendre en charge des filles mineures dans des centres de rééducation et des filles majeures dans les centres de formation qualifiante.

Il s’agit des filles dont l’âge varie entre 12 et 20 ans qui se livrent à la prostitution dans les grandes villes du pays, notamment Brazzaville et Pointe-Noire.

Au Congo-Brazzaville, la pauvreté a un visage féminin. Les filles économiquement faibles sont obligées de jouer les maîtresses des hommes mariés pour s’en sortir.

La prostitution, considérée comme le plus vieux métier du monde, est une profession libérale exercée par bon nombre des filles et des femmes à Brazzaville ou à Pointe-Noire et dont l’âge varie très souvent entre 13 ans et 42 ans et qui trouvent par là l’occasion de gagner d’une manière ou d’une autre leur vie, comme tout individu qui peut être libre de choisir tel ou tel travail ou métier en fonction des avantages ou bénéfices qu’il pense tirer dans celui-ci.

A Brazzaville ou à Pointe-Noire, les travailleuses ou professionnelles du sexe sont répandues dans plusieurs quartiers en des lieux et zones précis. Ce qui explique la catégorisation des travailleuses du sexe en fonction des lieux et conditions où on les retrouve.

Le phénomène a atteint des proportions très élevées depuis les conflits socio-politiques (guerre civile) entre 1993 et 2002 sans oublier la crise économique ou financière qui frappe le pays depuis 2014.

Pour arrondir les fins de mois ou accéder à un mode de vie supérieure, les jeunes filles échangent leurs charmes contre de petites sommes d’argent pour acheter des pacotilles, perruques et vêtements coûteux.

Les jeunes filles qui se livrent à ce commerce devant des hôtels et night-clubs les plus fréquentés, sont souvent très naïves. Leur seul plaisir est de se faire de l’argent sans vraiment souffrir. Elles déambulent dans les rues, presque nues, dos et cuisses exposés, vêtements très «soft» et qui ne peuvent qu’être facteur d’excitation.

D’autres ont en outre des habits qui font ressortir les seins, éléments et «objets» par excellence de vive convoitise. Tout cet accoutrement léger et libéral, ne peut qu’attirer l’abeille qu’est la gent masculine.

Une fois excités, les hommes se jettent sur elles et bonjour les dégâts. Les assoiffés munis d’une puissance verbale remarquable, vont sans vergogne assouvir leurs désirs. Le plus triste dans cette situation est le sort réservé aux jeunes filles mineures. Elles vont d’homme en homme en quête du pain quotidien.

Beaucoup d’entre elles s’impliquent dans des activités sexuelles prématurées, qui éventuellement posent des menaces non seulement à leur bien-être, mais aussi au développement de leurs communautés par extension. C’est un défi majeur car ce phénomène affaiblit les efforts du gouvernement dans son combat d’assurer un service de santé publique de qualité aux populations.

La question au Congo est un véritable coup de poing pour la société. Elle passe par plusieurs formes : on observe la prostitution professionnelle pratiquée par des femmes qui y ont dédié leur vie entière et la prostitution occasionnelle souvent pratiquée par des jeunes âgées de 13 à 18 ans.

Todd Haskell exhorte le gouvernement à mettre fin à l’esclavage des mineurs et des adultes

L’ambassadeur des Etats Unis d’Amérique au Congo s’est exprimé à l’occasion d’un atelier de formation sur des personnes à Brazzaville le 11 décembre 2018.

Trouver des stratégies pour lutter contre l’esclavage des mineurs et des adultes. Le sujet était au centre d’un atelier de formation à Brazzaville. L’initiative était du gouvernement Américain. Todd Haskell a profité de l’occasion pour demander au gouvernement congolais d’intensifier les enquêtes, les poursuites judiciaires et les condamnations des trafiquants et de mettre en place des équipes spécialisées aux frontières pour empêcher les mineurs d’entrer au Congo sans leurs parents afin de lutter contre ce phénomène.

« On estime aujourd’hui à 25 millions le nombre de victimes du travail forcé dans le monde, dont un quart sont des enfants. La lutte efficace contre la traite des personnes nécessite une coopération avec la société civile. Nous partageons tous la responsabilité de mettre fin à cette misère humaine et les Etats unis restent déterminés à faire leur part », a indiqué Todd Haskell.

Pour le directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère de la Justice, Privat Etsan, « La place des magistrats dans ce phénomène est capitale et grâce à leur travail on aura la possibilité de mettre la main sur les trafiquants qui exploitent les autres dans les travaux forcés ».

Fêtes de fin d’année : la police lance l’opération « Uppercut 2018 »

Cette mesure vise à contrer la résurgence des malfrats et autres bandits pendant cette période festive où il y a affluence.

Les fêtes de fin d’année riment très souvent avec la résurgence du banditisme dans les grandes métropoles. Pour empêcher les bandits de mener leurs actions, la police a mis sur pieds l’opération « Uppercut 2018 ». Uppercut 2018 qui vient de lancer officiellement vise à sécuriser la population et ses biens.

L’opération a démarré lundi 10 décembre 2018 à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo, à l’occasion du rassemblement régimentaire dirigé par le colonel de police, Serge Pépin Itoua Poto, directeur départemental de la police au Kouilou et à Pointe-Noire, contrôleur opérationnel de cette opération.

Ainsi, les forces de l’ordre et de sécurité ont été invitées à multiplier entre autres, les patrouilles et les contrôles de police dans les quartiers tant les jours que les nuits et la population a été invitée quant à elle de leur faciliter ce travail.

Le numéro vert 117 va permettre à la population d’appeler directement les services de police en cas de besoin.

Cependant, le colonel de police, Serge Pépin Itoua Poto a mis en garde les agents impliqués dans cette opération sur les actes d’antivaleurs et les comportements qui peuvent nuire ou ternir l’image de la force publique.

Aviation civile : les acteurs appelés à protéger le secteur

A l’occasion de la célébration de la journée internationale de l’aviation civile, le ministre des transports, Fidèle Dimou, a appelé les acteurs du secteur à plus de responsabilité.

Les acteurs du sous-secteur-aérien de la République du Congo sont appelés à participer au développement et à la protection de l’aviation civile dans le strict respect de la réglementation en vue du rayonnement du pays.

L’appel du ministre des transports, Fidèle Dimou, est arrivé quelques heures avant la célébration de la journée internationale de l’aviation. Célébrée tous les 7 décembre de chaque année, l’édition de 2018 a pour thème « Travailler ensemble pour qu’aucun pays ne soit à la traîne ».  Il est question de sensibiliser l’opinion nationale et internationale aux défis de l’aviation civile, afin de contribuer au développement socio-économique des États.

« Le département des transports s’est engagé à atteindre les objectifs stratégiques fixés par le Plan national des transports, conformément au Plan national de développement 2018-2022, pour l’amélioration de la sécurité et l’efficience de tous les secteurs des transports dans notre pays », a indiqué le ministre des Transports.

Selon Fidèle Dimou, le sous-secteur aviation civile a enregistré des transformations notables dans le cadre de la construction et la modernisation conséquentes des infrastructures aéroportuaires.

C’est depuis 1994 que la journée de l’aviation civile a été instituée, par l’OACI, organe des Nations unies qui a pour rôle essentiel d’aider les États membres.

Enseignement supérieur : le Cames agrée l’ESGAE

C’est la première école privée d’enseignement supérieur du Congo à obtenir la reconnaissance de ses diplômes par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames).

Au cours d’une conférence de presse organisée le 5 décembre à Brazzaville, le promoteur de l’établissement, Roger Armand Makany, a présenté à la presse nationale et internationale les critères dans le référentiel de qualité qu’il fallait remplir pour qu’un diplôme soit reconnu ou accrédité par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames).

Roger Armand Makany a indiqué qu’il s’est agi du trente-troisième colloque du Programme de reconnaissance et équivalence des diplômes (PRED) du Cames qui s’est déroulé, à Brazzaville, du 26 au 28 novembre dernier.

L’objectif de cet exercice était double : faire connaitre à l’auditoire les possibilités que cela représente pour l’ESGAE et comment les exploiter. « Le Cames est une institution dont la reconnaissance des diplômes ou l’accréditation des diplômes est supranationale. Ce que le Cames a reconnu ou accrédité, aucun Etat membre ne peut le défaire ni le remettre en cause », a précisé Roger Armand Makany.

Ainsi, parlant des bénéfices que va engendrer la création de nouvelles opportunités dans ce réseau puissant qui est le Cames, il a déclaré : « Tout étudiant inscrit ou diplômé de l’ESGAE peut poursuivre sans difficulté des études dans un établissement d’enseignement supérieur de l’espace Cames, tout étudiant de l’espace Cames peut s’inscrire à l’ESGAE sans difficulté ; tout étudiant de l’Université Marien-Ngouabi pourra poursuivre ses études à l’ESGAE et tout étudiant de l’ESGAE pourra poursuivre ses études à l’Université Marien-Ngouabi ; l’ESGAE pourra accueillir des professeurs en provenance de l’espace Cames pour des enseignements, des séminaires, des soutenances de mémoires, des échanges d’expérience ».

A cela s’ajoute que l’ESGAE pourra intégrer désormais des réseaux des institutions d’enseignement et de recherche du Cames ainsi qu’ouvrir une formation doctorale qui est la troisième composante du système LMD.

L’Ecole supérieure de gestion et d’administration des entreprises (ESGAE) est un établissement privé d’enseignement supérieur qui avait obtenu l’agrément définitif du ministère de l’Enseignement supérieur, le 5 juillet 2017. A partir du moment où cet établissement a l’agrément définitif, il peut soumettre ses diplômes à la reconnaissance ou à l’accréditation supra nationale du Cames. Il s’agit des diplômes du système Licence-Master-Doctorat (LMD) suivants : licence professionnelle parcours Administration des entreprises ; master professionnel parcours Management des finances : master professionnel parcours Management des PME et prospective stratégique ; master professionnel parcours Management des ressources humaines et, enfin, Master professionnel parcours Management commercial.

La téléphonie mobile peut accélérer la bancarisation de la population

À l’occasion de la quatrième édition des rencontres entrepreneuriales, le Réseau international des Congolais de l’extérieur (Rice) a mis l’accent sur les aspects du financement de projets en appui de l’outil mobile dans la bancarisation.

« Pour sortir l’Afrique de la pauvreté, il faut augmenter le taux de bancarisation ; les technologies mobiles peuvent permettre à la population défavorisée d’accéder aux financements de leurs activités », a constaté Ambroise Fouti Loemba, président du Rice lors de la quatrième édition des rencontres entrepreneuriales qui s’est tenue à Paris, en fin novembre.

Parmi les problématiques abordées, l’argent mobile connu sous le terme de « mobile banking » ouvre de vastes perspectives. L’usage du téléphone portable gagne du terrain chez les Congolais et peut constituer un espoir sans précédent à faire valoir auprès des exclus bancaires. « Il nous faudrait profiter de cette opportunité pour que, via le téléphone portable, le taux de bancarisation augmente », a estimé le responsable du réseau.

Au cours de ce colloque ont été abordées également les difficultés face aux coûts de l’énergie et l’utilisation à bon escient de transferts d’argent de la diaspora. Entre autres solutions évoquées, les participants ont retenu l’énergie solaire comme une solution propice pour disposer de l’énergie à moindre coût. Quant aux transferts, les conférenciers ont cherché comment transposer cette masse d’argent destinée à la subsistance en un levier de développement.

À la fin de la rencontre, le Rice a récompensé trois lauréats pour rendre attractive la destination entrepreneuriale « Congo » : Madvy Kiemba, designer et créateur de la marque Etienne Eusty, Prix Rice de l’encouragement ; Lez Obambi, président de Wortis, Prix Rice de l’innovation, et à Anna Events pour Son of Sneakers, le Prix de la croissance.

Les trois Congolais mis en lumière ont exprimé leur bonheur d’être reconnus par la représentation de la diaspora. Pour Madvy Kiemba, « si toutes les conditions sont réunies, nous pourrons nous installer au Congo, créer des emplois et valoriser le savoir-faire congolais ».

Lez Obambi a, pour sa part, exprimé sa fierté devant ce premier prix venant des « siens ».« Wortis, qui a déjà des bureaux au Congo, au Gabon, en RDC, au Togo, au Bénin, veut s’implanter fortement sur le marché africain », a-t-il assuré.

Enfin, Anna Events a insisté qu’« Il est toujours flatteur et agréable de sentir la reconnaissance de ses pairs ».

 

Congo/FMI : l’accord de restructuration de la dette avec la Chine désormais actée

Le Congo a réussi à conclure un accord avec la Chine sur la restructuration de sa dette envers ce pays. Cette dette représente 35% de la dette extérieure congolaise, suivie par celle contractée auprès des traders (30%).

Avec la conclusion de cet accord, il apparaît que le pays vient de faire un grand pas vers la conclusion d’un programme avec le FMI. Reste maintenant à négocier avec les traders.

Lors de la dernière revue du FMI, au terme d’une semaine de travail avec la partie congolaise, le Chef de délégation du Fonds monétaire international, Alex Segura-Ubiergo, avait déclaré que la situation de la dette congolaise s’améliore. L’économie, de façon globale, commence à reprendre, grâce au secteur pétrolier. D’où, une évolution plus positive que prévue de la dette. Cependant restait la « soutenabilité » de cette dette. « Il faut donc poursuivre les discussions avec les créanciers extérieurs pour trouver des solutions », avait recommandé le Chef de Mission du FMI.

CAN Handball féminine : Bantama remet le drapeau à l’équipe nationale

Ce mardi 27 novembre, au département des sports, de la culture et du patrimoine historique, le ministre Sanoussy Bantama Sow, a procédé à la remise officielle du tricolore guinéen aux 18 joueuses de l’équipe nationale de handball Dame-sénior.

Ces amazones du hand guinéen, devront participer à la coupe d’Afrique de leur catégorie en République du Congo.

Logée dans la même poule que le Maroc, l’Angola et le pays hôte, la République du Congo, l’équipe guinéenne, aura la lourde tâche de défendre les couleurs nationales pendant cette compétition.

Le ministre des Sports, Sanoussy Bantama Sow, n’a pas manqué de le leur rappeler, affirmant que ces joueuses, sont comme les ‘’soldats guinéens’’ à Kidal.

« On ne donne pas le drapeau à un club, que ce soit du football ou quoi. On donne le drapeau à une équipe nationale tout comme l’hymne national. Vous allez au Congo, vous êtes comme des soldats qu’on envoie à Kidal. Vous allez pour défendre la patrie. Donc, c’est la victoire. Aujourd’hui, le handball guinéen a atteint, vraiment, un niveau encourageant. Tout le peuple sera avec vous. Nous prendrons toutes les dispositions pour vous mettre dans les conditions, de vous comparer aux autres, comme on le fait pour les autres disciplines », a-t-il promis, comme pour couper court au débat selon lequel, le ministère des Sports est un ministère du football.

A cause du fait que le football, sport roi tout de même, soit la priorité du département en charge, pourtant, de toutes les disciplines sportives du pays.

Cette équipe entraînée par Clément Petit, s’envolera dans les prochains jours pour le Congo-Brazzaville, dans le cadre de la coupe d’Afrique des Nations de handball.

Ce regroupement à Conakry est la suite logique du stage déjà suivi en France par Djenaba Tandjan (capitaine) et de ses coéquipières. C’est pourquoi, vu toutes les conditions mises à leur disposition, la capitaine Djenaba promet de mettre la barre très haut cette fois encore.

« On va tout faire pour être dans les trois premiers afin de participer au mondial 2019 au Japon. Aujourd’hui, on est au top, parce qu’on a eu de bonnes installations. On a déjà eu pas mal de stage en France et en Espagne et il nous reste une semaine de stage encore avant d’entrer dans la compétition », dit-elle.

L’équipe guinéenne qui entre dans la compétition le 02 décembre, aura à en découdre avec le pays hôte, la RD Congo.

Elle est composée de 14 joueuses évoluant dans les championnats européens et 4 autres, au niveau local.

Voici ci-dessous, le calendrier des premières sorties de la formation guinéenne :

Dimanche 02 Décembre 2018 à 13h00 Angola – Guinée

Lundi 03 Décembre 2018 à 19h00 Guinée – Congo

Congo: l’instruction bloquée dans l’affaire des jeunes tués dans un commissariat

Une audience s’est tenue jeudi 22 novembre dans l’affaire des policiers inculpés dans l’affaire des treize jeunes morts mystérieusement en juillet dernier dans le commissariat de Chacona, dans le sixième arrondissement de Brazzaville. Mais en l’absence d’avocats de l’Etat, l’instruction n’a toujours pas commencé.

Les six policiers sont poursuivis pour homicide involontaire et non-assistance à personne en danger. Dans la nuit du 22 au 23 juillet dernier, treize jeunes ont trouvé la mort au commissariat de Chacona, à Brazzaville, dans des circonstances qui restent encore aujourd’hui à élucider. Mais l’instruction est freinée ou retardée par l’Etat qui, reconnu civilement responsable dans l’affaire, n’a toujours pas présenté d’avocats.

Une attitude qui embarrasse les avocats des parents victimes. Jeudi, à l’audience, l’assistance a applaudi avec frénésie quand Me Eric Yvon Ibouanga, de la partie civile, a dit au tribunal que les policiers à la barre sont les maillons faibles en matière de sécurité. Pour lui, le jugement ne sera pas rendu pour alléger la peine des parents, mais plutôt pour que des pratiques mystérieuses cessent dans les commissariats de police.

« Il faut avancer point par point pour établir les vraies responsabilités », a-t-il insisté, avant d’exiger la comparution de l’Etat en sa qualité de civilement responsable. « Ce que nous souhaitons pour que toutes les responsabilités soient établies, c’est que l’Etat congolais comparaisse en sa qualité de civilement responsable et pour respecter le principe du contradictoire. Si l’Etat congolais, civilement responsable et régulièrement cité ne comparaît pas, nous allons passer outre, nous allons demander l’instruction de cette affaire et la comparution de certains officiers supérieurs qui ont exécuté cette mission », a déclaré Me Ibouanga.

L’affaire a été renvoyée au 6 décembre. Au moins trois officiers supérieurs de police, dont le premier responsable du commissariat central dont relève celui de Chacona, sont appelés à comparaître en qualité de témoins.

Genève : ouverture de l’Examen Périodique Universel du Congo

La délégation congolaise y était conduite par le ministre des Affaires étrangères, de la coopération, chargé des congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso.

La session de l’Examen Périodique Universel du Congo s’est ouverte mercredi 14 novembre à Genève en Suisse. Le ministre Jean-Claude Gakosso a fait entendre la voix du Congo, à la tribune du Conseil des Droits de l’Homme, à l’occasion de l’Examen Périodique Universel.

Aussi, Jean-Claude Gakosso a dans son discours de présentation, cerné tous les contours des questions des droits de l’homme au Congo, n’éludant aucun aspect, et rapportant les faits de quelques natures que ce soit, avec les textes et règlements de la république, dont le texte constitutionnel déclare « la personne humaine sacrée ».

Au nombre des « accusations » portées à l’encontre du Congo, il y a la situation au Pool, sous-tendue par un présumé génocide dont les allégations sont contenues dans le livre de Dominique Nkounkou, la détention des personnalités politiques, mais aussi entre autres faits, le drame de Chacona.

Autant de faits qui trouveront au cours de l’examen, des réponses appropriées de la part des membres de la délégation congolaise, parmi lesquels le ministre de la Justice et des droits humains, Ange Aimé Bininga.

Loin d’être un tribunal, l’EPU est un mécanisme unique qui permet d’examiner périodiquement la situation des droits de l’homme dans les 193 États membres des Nations-Unies.

Les discussions se font sur la base du rapport national, des informations soumises par l’État sous examen et d’une compilation d’informations provenant de rapports d’experts des droits de l’homme, plus connu sous le nom de procédures spéciales, d’organes créés au nom des traités internationaux des droits de l’homme et d’autres organismes des Nations-Unies.

L’affirmation ou l’infirmation des faits énoncés s’appuie aussi sur des informations provenant d’autres parties prenantes, y compris les institutions nationales des droits de l’homme, les organisations régionales et la société civile.

La présente session qui lui est consacrée, est pour ainsi dire, l’heure vérité pour le Congo qui entend rétablir son honneur jeté en pâture par des élucubrations fantaisistes en matière des droits de l’homme.

Congo : la dette publique reste insoutenable

C’est ce qu’a rappelle le Fond monétaire international, mercredi 14 novembre, après qu’une délégation de cet établissement se soit rendu au Congo pour une séance de travail.

Le Congo a fait des progrès mais la dette publique reste tout de même lourde. C’est ce qu’on retient après le passage d’une délégation du FMI à Brazzaville, le mercredi 14 novembre 2018. Même si le pays de Sassou N’Guesso a fait des progrès, aucun n’accord n’a été annoncée pour l’appui financier de ce pays.

Le chef de la mission du FMI, Alex Segura-Ubiergo, a promis un rapport positif de retour à Washington.

Au cours de la visite de travail de la délégation du FMI, il s’est agi pour les membres qui la constituaient de se faire expliquer en détail ce que l’on appelle le cadrage macroéconomique, à savoir les projections en termes de budget, d’inflation et de croissance. Le Congo ayant entamé l’assainissement de ses finances publiques et pris un certain nombre de mesures allant dans le sens de la bonne gouvernance.

Le FMI rappelle tout de même que la dette publique reste insoutenable et qu’en l’absence d’accord avec ses créanciers extérieurs, Brazzaville ne peut espérer d’aide financière.

 

Dix-huit mois de détention dans une prison au Congo : le journaliste Ghys Fortuné Dombe Bemba raconte

Alors que le président congolais Denis Sassou Nguesso est venu à Paris le 11 novembre pour les cérémonies du centenaire de la fin la Grande Guerre, le journaliste Ghys Fortuné Dombe Bemba, fondateur du groupe de médias Talassa, raconte sa détention à l’isolement dans la maison d’arrêt de Brazzaville.

« Mes 18 mois d’emprisonnement à la Maison d’arrêt de Brazzaville  ? Un enfer », lance, doucement, les traits tirés, Ghys Fortuné Dombe Bemba. Ce journaliste congolais est arrivé en France le 18 octobre. Depuis, ces journées sont occupées par les soins quotidiens qu’il reçoit dans un hôpital de la banlieue parisienne. « Mon corps a souffert. Il se remet peu à peu », dit-il.

Le fondateur du groupe de médias Talassa, qui publie le bihebdomadaire Talassa, un mensuel, un site Internet, et qui comprend aussi une agence de communication et une imprimerie, a été arrêté le 11 janvier 2017. La raison ? « Officiellement, j’ai été accusé de complicité d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État en relation avec le pasteur Ntumi » – un opposant et chef de guerre dans la région du Pool. « Mais c’était un prétexte », répond Ghys Fortuné Dombe Bemba.

Son arrestation est survenue deux jours après la publication d’un numéro fracassant de Talassa sur les dérives du régime de Denis Sassou-Nguesso Sassou, président du Congo-Brazzaville depuis 1997. « Après interrogatoires, intimidations, placement dans plusieurs cellules, j’ai été enfermé à l’isolement… pendant 18 mois. »

Le numéro du 9 janvier a déplu au plus haut niveau de l’État

Qu’est-ce qui a déplu ? « Dans notre numéro du 9 janvier, nous avions publié cinq articles qui firent beaucoup de bruit dans le pays et qui ont franchement agacé au plus haut niveau. » L’un expliquait que le directeur général de la police nationale, le général Ndengué, et cinq autres officiers supérieurs étaient en activité alors qu’ils ont dépassé la limite d’âge autorisé pour la loi. Le général Ndengué et le porte-parole de la police, Monkala Tchoumou, n’auraient pas apprécié.

Autre point de friction, la dénonciation en règle des pratiques occultes et mystiques de plusieurs personnalités. Un sujet tabou, au Congo. « Il y a un courant qui mêle franc-maçonnerie, spiritisme, fétichisme au plus haut niveau de l’État et dont la pratique pousse à faire beaucoup de mal aux gens. » L’article nommait, là aussi, des autorités haut placé.

Talassa s’est fendu, également, d’une enquête sur les dessous de la rencontre factice de Denis Sassou Nguesso avec Donald Trump en décembre 2016 : parti aux États-Unis pour rencontrer le nouvel hôte de la Maison-Blanche, le président congolais n’avait pas été reçu par ce dernier alors qu’un communiqué officiel affirmait le contraire. « Une honte pour tout le Congo et un déplacement qui a coûté plusieurs milliards de francs CFA. J’ai demandé la démission de sept personnalités, toutes liées à ce voyage raté. »

Autre prise de risque : le choix de publier, non pas le discours à la nation du président Sassou Nguesso mais le message « de paix » de son ennemi de l’époque, le pasteur Ntumi.

Un succès immense pour cette édition

Le succès de cette édition fut foudroyant : « Elle a été tirée à 3 000 exemplaires. À 10 h 30, tout avait été vendu. On a sorti une deuxième édition, toujours de 3 000 exemplaires. À 17 heures, il n’y en avait plus un à vendre. Alors, j’en ai réimprimé 6 000 dans la nuit. Puis encore 6 000 : les 26 000 exemplaires ont été vendus. Et puis, j’ai été arrêté. »

Ghys Fortuné Dombe Bemba est donc jeté à l’isolement pendant 18 mois, sans procès, sans recours, sans jugements. « J’étais enfermé 23 h 50 sur 24 heures dans une cellule sans toilette, sans eau, sans électricité. Je faisais mes besoins dans un seau que je vidais lors des 10 minutes où j’étais autorisé à sortir. Interdit de discuter avec les gardiens. Et puis, les fourmis, les cafards, les rats, les souris, les lézards, les moustiques… Je couchais sur le sol. Aucune visite, sauf ma fille qui m’apportait de quoi manger deux fois par semaine et, rarement, quelques minutes, mes avocats. Ma cellule fuyait, dès qu’il pleuvait, j’étais mouillé de partout. »

À bout physiquement, le journaliste obtient un visa pour la France

Dans ces conditions, il tombe malade, attrape plusieurs pathologies. Sous la pression des ONG de défense des droits de l’Homme et de quelques officiels américains et français, Ghys Fortuné Dombe Bemba est hospitalisé pendant 26 jours, en février 2018. À peine remis, il est renvoyé dans sa cellule. Une nouvelle campagne de presse est organisée pour obtenir sa libération. Le 4 juillet, le juge ordonne sa liberté provisoire.

Le journaliste est épuisé. Il passe 40 jours à l’hôpital. Mais c’est insuffisant. Il obtient un visa pour la France pour s’y faire soigner. Arrivé le 18 octobre à Paris, il est soigné pour des problèmes cardiaques, de circulation sanguine et d’acuité visuelle. « Je récupère, peu à peu, explique-t-il. Et je me tiens tranquille. J’ai eu de la chance, je ne veux pas que ma famille restée au pays paie pour moi. »

Le pays, il y pense, toujours. Il tient à lui dire qu’il a pardonné à ceux qui lui ont fait du mal. Le journaliste a, pour l’heure, déposé les armes.

Congo : les retraités poursuivent leur manifestation

Depuis près de deux mois, les anciens travailleurs de l’Office national des postes et télécommunications réclament leurs pensions.

Quinze milliards de francs CFA, c’est la somme que devrait verser l’Office nationale des postes et télécommunications à la caisse nationale de sécurité sociale. Du moins c’est la demande à travers un concert de casseroles de ces ex-employés. A cela, il faudrait ajouter la somme de 580 millions de francs CFA, due à la mutuelle et reconnue dans le plan de liquidation.

C’est en plein centre-ville de Brazzaville, à un coin de leur ancienne entreprise, que ces hommes et femmes, essaye de se faire entendre.

Pour ces eux seul le paiement de leurs droits pourrait mettre un terme à cette manifestation. Au moins 1200 personnes sont concernées par cette situation.

« Ce serait peut-être le plus long concert de casseroles jamais organisé au Congo. Nous avons dit que tant que ces deux problèmes ne trouveront pas de solution définitive, nous ne pouvons pas quitter les lieux de la manifestation », a expliqué Gilbert Idouli, président du comité de suivi des anciens travailleurs de l’ex-ONPT.

« Le gouvernement ne dit mot mais il constate parce que tous les jours le Premier ministre passe par là, précise-t-il. C’est comme si le gouvernement était en train de nous tuer à petit feu », affirme Gilbert Idouli.

Congo/RDC : les fonctionnaires parlementaires en formation

Cette semaine de formation est organisée par l’assemblée parlementaire de la francophonie.

Le premier secrétaire du bureau du Sénat, Julien Epola a indiqué le 12 novembre à Brazzaville que la semaine de formation des fonctionnaires parlementaires des deux Congo devrait contribuer à améliorer l’efficacité de ceux qui assistent les parlementaires dans l’exécution de leurs tâches quotidiennes.

« La question de la formation est au centre des préoccupations des parlements. Aucune institution au monde ne peut prétendre assurer son développement et son épanouissement s’il ne place pas la question du renforcement des capacités de ses cadres dans ses priorités. La présente session s’inscrit dans cette logique pour le parlement congolais », a souligné Julien Epola, à l’ouverture de la formation diplômante de l’université Senghor à l’endroit des fonctionnaires parlementaires congolais.

De son côté le secrétaire général de l’Assemblée parlementaire de la francophonie, Jacques Krabal a signifié que cette formation avait pour objectif de permettre aux fonctionnaires et administrateurs parlementaires de renforcer les compétences indispensables à une meilleure maîtrise de leurs fonctions. Il s’agit aussi d’améliorer le soutien qu’ils apportent aux parlementaires tout en perfectionnant leurs connaissances en ce qui concerne le cadre général de leur mission. « Vous serrez, par cette formation, outillés afin d’identifier et de coordonner les moyens d’améliorer l’administration et le fonctionnement des institutions parlementaires des deux côtés du fleuve », a-t-il dit.

Pendant une semaine, les fonctionnaires seront édifiés sur les régimes politiques francophones comparés, les fonctions parlementaires de législateurs et de contrôleur, les grandes tendances du contrôle de constitutionnalité des lois, la déontologie parlementaires, les statuts et carrières des fonctionnaires parlementaires et la rédaction des documents.

Ils examineront aussi le travail des commissions, la préparation et le déroulement de la séance plénière et les relations extérieures du parlement. La formation sera assurée par des spécialistes venus de la France et du Bénin

Droits de l’homme : la situation du Congo examinée à Genève

Le Congo-Brazzaville figure dans la liste des 14 pays soumis à l’examen périodique universel (EPU) du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Cette session s’est ouvert le 5 et s’achèvera le 16 novembre. Ce sont quatre ministres, accompagnés de leurs sherpas défendent le dossier du Congo.

La délégation congolaise à Genève, comprenant entre autres personnalités, le Ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla, le Ministre de la justice et des droits humains et de la promotion des peuples autochtones Ange Aimé Bininga, la Ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo et la Ministre de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, Inès Nefer Bertille Ingani, a eu une séance de travail avec la représentation de la Francophonie en Suisse, en vue du passage à l’Examen périodique universel (EPU) du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, initialement prévu pour le mercredi 14 novembre.

À propos de la situation dans le Pool et des allégations contenues dans le livre de maître Dominique Kounkou, les ministres Thierry Moungalla et Ange Aimé Bininga ont avec force-détails, réfuté une « mascarade ». Aussi, ont-ils réaffirmé que le gouvernement congolais poursuit son action de consolidation du processus de paix dans le Pool, avec l’aide de ses partenaires bilatéraux et multilatéraux.

Une dynamique confortée par le fait que de nombreux « ambassadeurs accrédités au Congo se rendent dans le département du Pool et n’ont constaté, à aucun moment, l’existence de traces matérielles ou de suspicions d’un prétendu génocide ».

Quant aux déplacements des populations, du fait des hostilités armées qui avaient secoué certaines zones du département du Pool, la Ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo a relevé dans les détails, l’assistance humanitaire mise en place d’abord, sur fonds propres du gouvernement congolais, avant l’apport des agences des Nations-Unies et des partenaires bilatéraux, ce, dans le respect des prescrits des Nations-Unies sur la sauvegarde de la dignité humaine.

Les questions de préservations des droits de la femme ont échu à la Ministre de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement Inès Nefer Bertille Ingani.

Rappelons que les discussions se font sur la base du rapport national, des informations soumises par l’État sous examen et d’une compilation d’informations provenant de rapports d’experts des droits de l’homme, plus connu sous le nom de procédures spéciales, d’organes créés au nom des traités internationaux des droits de l’homme et d’autres organismes des Nations-Unies.

L’affirmation ou l’infirmation des faits énoncés s’appuie aussi sur des informations provenant d’autres parties prenantes, y compris les institutions nationales des droits de l’homme, les organisations régionales et la société civile.

L’EPU est un mécanisme unique qui permet d’examiner périodiquement la situation des droits de l’homme dans les 193 États membres des Nations-Unies.

Le militaire de Doussala toujours introuvable

La disparition mystérieuse du militaire de Doussala est désormais définitive selon un maître spirituel.

Depuis le 27 octobre dernier, un soldat dont l’identité n’a pas été révélé, a disparu. C’était au cours d’une mission Koubia à Doussala, bourgade frontalière du Congo-Brazzaville, localisée à 48 km de la commune de Ndendé, chef-lieu du département de la Dola dans la province de la Ngounié. Des gendarmes et militaires de Libreville, ont initiés des recherches qui n’ont pas abouties.

Une situation incompréhensive qui a poussé les Officiers de police judiciaires (OPJ) à faire recours à des maîtres spirituels appelés trivialement « Nganga », spécialisés dit-on des questions mystiques.

L’un d’eux, du nom de Cezard de son petit nom « Mahoura », réputé dans ce domaine, a été sollicité pour apporter son expertise. Le diagnostic de ce dernier révéle que le militaire disparu serait retenu dans une sorte de cachette mystique baptisée : « Ibungu », en langue locale Ipunu. Selon des témoignages recueillis par Gabonactu.com, « l’esprit d’une jeune dame, morte étrangement il y a 5 mois à Doussala, s’est amouraché du jeune soldat disparu ».

« Le Nganga a dit qu’il ne peut plus revenir, le militaire s’est déjà marié là-bas avec la femme fantôme en question », a confié à Gabonactu.com un natif de Doussala. On se souvient qu’il y a quelques mois, un septuagénaire avait disparu dans les mêmes conditions et retrouvé après une semaine d’intenses recherches.

De sources autorisées, les sourciers présumés coupables de cette disparition mystérieuse, ont été transférés à la prison de Mouila, chef-lieu de la province de la Ngounié. Un d’entre eux est actuellement hospitalisé au Centre hospitalier régional de Mouila (CHRM) suite à des sévices qu’il aurait subi lors des interrogatoires musclés.

La Chine offre du matériel bureautique et informatique aux deux chambres du parlement congolais

Le président du Sénat congolais, Pierre Ngolo a réceptionné, le 8 novembre à Brazzaville, un lot de matériel bureautique et informatique des mains de l’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin.

Le don octroyé par le Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois vise à renforcer les capacités opérationnelles de l’administration des deux chambres du parlement congolais.

C’est une nouvelle fois une marque importante de la coopération entre la Chine et le Congo.

Le protocole d’accord relatif à la réception de ce don a été paraphé par Pierre Obambi pour l’Assemblée nationale et Julien Epola pour le Sénat.

FMI/Brazzaville : vers la signature d’un nouvel accord économique sur de nouvelles bases

Alex Segura, chef de mission du Fonds monétaire international (FMI), l’a déclaré mercredi 07 novembre 2018, aux sorties d’une rencontre avec ministre des Finances et du budget, Calixte Ganongo.

Le Congo et le FMI envisage de signer un nouvel accord financier. C’est du moins une information qui a été donné par le chef de mission du Fonds monétaire international (FMI), Alex Segura. Il l’a déclaré à la suite d’une rencontre entre les experts de cette institution et le ministre des finances et du budget, Calixte Ganongo.

Un accord qui va tenir compte de la hausse des prix du baril du pétrole qui devrait augmenter les recettes publiques.

« Aujourd’hui la dette publique du Congo est devenue insoutenable, donc il faut finaliser un accord avec les créanciers en réduisant le poids de cette dette. D’abord en traitant la dette extérieure mais aussi la celle intérieure qui a un poids sur le dynamisme de l’économie », a-t-il expliqué Alex Segura.

Le Congo et le FMI, doivent revoir certains termes de l’accord notamment les contours des politiques économiques et financières qui tardent encore à aboutir sur une signature définitive.

« Le plus important est d’actualiser le cadrage macroéconomique en tenant compte d’une situation qui a changé dans le marché pétrolier, avec une hausse des prix du baril du pétrole. Avec plus de ressources financières, le besoin de financement du Congo pourra être révisé et l’effort qui sera demandé aux créanciers extérieurs dans le cadre de la restructuration de la dette pourra être modifié par rapport à ce nouveau paramètre », poursuit Alex Segura.

« Pendant cette mission, nous souhaiterions voir l’état d’avancement des réformes structurelles actuelles enclenchées par le gouvernement congolais ; ce qui sera un gage pour le Congo à s’inscrire dans une restructuration de ses finances et la garantie d’une transparence de ses recettes. Il sera aussi question d’examiner les assurances de financement », a conclu le chef de mission du FMI.

Pour rappel, le gouvernement congolais et les services du FMI ont conclu un accord sur les contours des politiques économiques et financières soutenus par un arrangement financier, le 18 avril 2018 dernier. Le 31 juillet de la même année, le Premier ministre, Clément Mouamba a signé et transmis à la direction du FMI le mémorandum des politiques économiques et financières du Congo, dans la perspective d’une présentation au conseil d’administration du FMI.

Sam Talanis fait son come-back

Il n’est pas coutume pour Sam Talanis de dévoiler à compte-goutte, les petits secrets sonores de ses albums. Cette fois-ci, c’est bien une autre méthode et une stratégie totalement différente que le chanteur de «Black Blanc Beurre » met en pratique. La nouvelle devrait ravir ses très nombreux fans. L’artiste revient en force avec un album éclectique qui va être un gros tournant dans sa carrière musicale.

Né au Congo-Brazzaville, Sam Talanis vit en France depuis une vingtaine d’années. Il est passionné de musique depuis son jeune âge. Initié aux musiques et aux fêtes des villages, aux sons de la forêt, ce médecin de formation a réussi à combiner les genres. La poésie de ses textes, ses métaphores subtiles, ses mélodies légères d’apparence faciles, alliant rumba et reggae au service de sa passion qui est la musique, font de lui un artiste hors pair.

Il est auteur de deux albums autoproduits, «Pèlerinage For Africa», «Cri d’amour» pour le Congo, opus ayant reçu en 2008, le prix Tam Tam d’Or du meilleur album de la diaspora congolaise. Sam Talanis a réédité la même prouesse en 2012 avec son deuxième album, «Vice Versa», couronné également par le prix Tam Tam d’Or.

Pour la sortie imminente du nouvel opus du chanteur franco-congolais intitulé «Symbiose », nous l’avons rejoint dans Paris pour une interview !

Pourquoi « Symbiose » ?

Symbiose parce que c’est un album qui se veut éclectique. Cet éclectisme est apparu naturellement en allant rechercher dans les profondeurs de la musique congolaise tel que la faisait nos anciens et en fait en regardant de plus près, je me suis aperçu que tous ces styles avaient une même matrice : la rumba congolaise et surtout ils étaient complémentaires et s’enrichissaient les uns les autres un peu comme des plantes vivant en symbiose. C’est ainsi qu’en accélérant une rumba on crée une salsa, en la ralentissant on fait un zouk, si on en ralentit encore le tempo ça devient un boléro. L’accélération maximale du tempo donne le ndombolo et ce sont là des styles que l’on retrouve sur ce nouvel album.

De nos jours, la guerre des textes a cessé d’exister au grand dam de la vie. Verckys composa « Nakomi Tunaka », Mpassi Gongo Mermans lui répondit par « A mon avis ». Verckys dégaina de nouveau par « Sakumuna ». Pour répondre à « Pont sur le Congo » de Franklin Boukaka, African Jazz sortit « Ebalé ya Congo ». « Symbiose », est-ce un album qui confirme une fois de plus tes efforts à s’inscrire toujours dans la pure tradition de la chanson à textes ?

À vrai dire, je ne m’inscris que très peu dans la chanson à texte cela viendra en son temps on oublie trop souvent qu’il y’a des paroliers des compositeurs des arrangeurs et des interprètes pour le moment j’explore et apprécie notre rumba dans sa diversité, sa gaité, son côté dansant et festif. C’est pourquoi l’album SYMBIOSE aspire également à être une invitation à la danse voire à la danse de salon.

Dans cette époque où prolifère justement la chanson saisonnière, « Symbiose » mérite qu’on y prête attention une fois dans les bacs ?

À n’en point douter car son côté éclectique avec ce mélange des genres savamment concocté (rumba /boléros / salsa/ zouk / ndombolo ) fera que chacun s’y retrouvera sur au moins un titre de l’ album « SYMBIOSE ».

Dans « Serment d’amour », tu as fait une reprise d’une merveille du passé qui a marqué la musique congolaise des années 80, c’est vraiment devenu votre marque de fabrique ?

Dans quasiment chaque titre, je fais place à une référence des merveilles du passé. En effet, je crois dur comme fer que « c’est sur la corde tressée par les ancêtres que l’on tresse la nouvelle corde ». C’est également un clin d’œil à une certaine génération de mélomanes qui ne se retrouve pas dans la musique qui leur est actuellement proposée.

Est-ce que tu peux nous citer les titres solides de « Symbiose » qui vont ouvrir la voie à un succès comparable à celui de tes précédents albums ?

On a que l’embarras du choix en écoutant « SYMBIOSE ».  Je me souviens d’une personne qui après l’avoir écouté s’écria : « il n’y a rien à jeter dans cet album … ». Bref ! Pour ma part, les titres « serment d’amour « la conjonction rumba/salsa dans un style rumba odemba va faire mouche. Le meddley de boléros « Congo boléros » avec sa douceur fera chavirer plus d’un cœur tendre. Le zouk particulièrement entraînant « marina fille des îles », « la salsa de BRAZZA » vont aussi en inspirer plus d’un sur les pistes. Et que dire du titre « Remontada », dédicace particulière à la génération Zaïko pour se replonger dans les années bonheur 70-80 avec les danses « choquer » « volant » etc… Nostalgie quand tu nous tiens ! Et il y’en a tellement encore.

Le monde a changé, la musique se consomme autrement à coup de “like” sur les réseaux sociaux, est-ce qu’elle nourrit normalement ses créateurs ? Est-ce que Sam Talanis est toujours guidé par le côté « Banquable » de la musique ?

(Rires). Dieu merci j’ai très tôt compris que la musique ne nourrit pas toujours son homme. C’était vrai hier et ça l’est encore aujourd’hui. Dans ce milieu, il y’a beaucoup d’appelés et peu d’élus. Je fais la musique par passion et Dieu merci j’ai un autre métier qui me nourrit. J’avoue cependant garder espoir qu’un jour, je pourrai récupérer tout ou une partie des sommes investies pour toutes ces productions effectuées depuis bientôt 15 ans.

Qui accompagne Sam Talanis dans « Symbiose » ?

La direction artistique a comme d’habitude été assurée par le maestro BALLOU CANTA Pour les chœurs j’ai fait appel à Valérie Tribord et Émeline Sousseing Olivier Tchimanga à la guitare solo et accompagnement , Armel Malonga à la basse, Allan Chimpen pour les percussions , une section cuivre avec au saxo un certain Jimmy Mvondo déjà présent sur les 2 précédents albums, un contre bassiste en la personne de Damian Nueva Pour le titre « Remontada » génération Zaïko, le choix était clair : Mr Popolipo « zéro faute » himself est venu avec son doigté magique nous faire danser au Studios 7ème Ciel et enfin, le salsero congolais Willy Moreno Manolo en featuting sur le titre « la salsa de BRAZZA ».

La rumba congolaise, on en parle toujours en bien et en mal ! Aujourd’hui, on n’a pas le temps de savourer une gamme de musique que déjà s’entend, un cheveu dans la soupe, le nom d’un homme riche, d’un héritier, Bref ! La rumba congolaise a dérapé vers une source au succès. Comme en Economie la mauvaise monnaie chasse la bonne, la musique faite par l’actuelle génération a enseveli sous les décombres de la médiocrité celle léguée par les Jean Serge Essous, Youlou Mabiala et Pamelo Mounka. Est-ce que tu partages cette analyse ?

La nouvelle rumba congolaise a effectivement dérapé. Sa pauvreté artistique est patente, les accords sont les mêmes d’un groupe à l’autre et pire le phénomène des « Mabanga » est juste désespérant, c’est un cache misère. Je pense qu’il s’agit d’un mécanisme réactionnel lié au fait que les droits d’auteurs sont quasi inexistants ou alors très mal gérés. Les musiciens sont donc obligés de se « prostituer » pour s’en sortir. Ceci dit, l’ancienne et véritable rumba n’a pas été ensevelie comme tu l’affirmes. Au contraire, elle renaît de ces cendres grâce à pas mal d’artistes qui la remettent au goût du jour (avec un succès certain) comme Faya Tess, et un certain SAM TALANIS. Comme quoi, le public n’est jamais dupe.

On voit déferler dans les capitales africaines des mercenaires estampillés « Sony Music et Universal » qui se servent de ces noms prestigieux pour appâter les pauvres jeunes artistes africains en les faisant signer des contrats « bas de gamme » avait pour but principal de récupérer la flamme artistique de ces musiciens et de s’approprier leurs droits. Aucun de ces artistes n’ira les réclamer à la Sacem, pour ça il faut résider en France. Comment ou qu’est- ce qu’il faut faire pour y remédier ?

C’est juste la preuve que notre continent regorge de talents. Il revient aux autorités de mettre en place une véritable politique culturelle protectrice des artistes locaux tout comme un père de famille protège sa progéniture. Nos Etats doivent protéger leurs artistes en leur donnant les moyens d’éclore (subventions, gestion et répartition honnête des droits d’auteur, construction de salle de spectacle, centres culturels etc…).

Quel est l’environnement qui a forgé ta personnalité et a été ta source d’inspiration ?

J’ai baigné toute mon enfance dans les sonorités de la musique de chez nous. J’ai toujours eu une bonne mémoire auditive, j’ai aussi hérité de ma mère et ma grand-mère du don du chant et des harmonies, aussi très tôt, dans mon enfance, je mémorisais les mélodies de l’époque voilà pourquoi régulièrement, je les distille dans mes titres. Ma personnalité artistique a donc forcément été forgée dans ce creuset de rumbas, salsas et autres styles musicaux qui font la richesse de notre patrimoine musical dont j’essaye modestement d’être un des vecteurs.

Sam Talanis, succès populaire ou succès d’estime ?

(Rires). Succès populaire à coup sûr car il est plus que temps d’arrêter cette pollution sonore à laquelle se livrent bon nombre d’artistes détournant ainsi l’ouïe du mélomane congolais de la bonne musique, bien mixée et masterisée. Il faut comme le dit Jean Goubald (une de mes idoles) « panser » l’ouïe des mélomanes congolais. Nous permettrons ainsi à notre musique de retrouver ses lettres de noblesse comme à l’époque.

A qui tu dédies l’album « Symbiose » ?

Sam Talanis : Je dédie cet album aux amateurs de la bonne musique, aux nostalgiques de la rumba congolaise d’antan, aux passionnés de danse et aux amoureux de mélodies tantôt chaloupées, tantôt rêveuses. Bref ! A tous ceux qui veulent prendre le temps de savourer la musique de tout leur corps et de toute leur âme.

Nous sommes à la fin de notre entretien, ton message de fin à tes fans et aux férus de la musique africaine ?

J’aimerais qu’avec cet opus SYMBIOSE, que nous avons mis presque 4 années à concocter le public en général et mes fans en particulier me rejoignent et me soutiennent pour faire encore un bout de chemin ensemble afin de porter la musique congolaise toujours plus haut et toujours plus loin et surtout retrouvons nous très bientôt lors de la sortie officielle de votre album « SYMBIOSE ». La date leur sera communiquée sous peu.

Merci Sam Talanis et surtout plein succès dans ta carrière musicale.

Merci Jarele, merci infiniment aux Echos du Congo Brazzaville et à vos lecteurs à travers le monde.

Congo : 129 réfugiés centrafricains regagnent leur pays

Ces centrafricains qui vivaient à Brazzaville et à Pointe-Noire, ont été rapatriés par un avion affrété par le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Ce sont 129 réfugiés centrafricains vivant à Brazzaville et à Pointe-Noire, qui ont été rapatriés mardi 30 octobre, vers leur pays d’origine. Ils sont rentrés par un avion affrété par le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Cette opération s’inscrit dans le cadre de la poursuite de rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains vivant au Congo-Brazzaville, avec l’accord des gouvernements des deux pays. C’est du moins ce qu’a affirmé la ministre centrafricaine de l’Action humanitaire et de la Réconciliation nationale, Virginie Mbaïkoua.

Des statistiques officielles révèlent que depuis le début de l’année 2018, environ 2 700 réfugiés centrafricain vivant au Congo-Brazzaville ont retrouvé leur terre natale.

Buti Kalé, le représentant résident du HCR en Centrafrique, a fixé l’effectif global des réfugiés centrafricains au Congo à plus de 32 000 personnes, et dans le reste du monde à plus de 575 000 personnes.

Education : nouvelle coopération entre le Congo et la Chine

Un accord qui a été matérialisé mardi 30 octobre, à Brazzaville, par la remise d’un don de l’Ecole secondaire expérimentale de Henan au complexe scolaire Révolution-Gampo Olilou.

Le mardi 30 octobre à Brazzaville, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation (MEPSA), Anatole Collinet Makosso, a réceptionné un don, de l’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin. Il s’agissait d’un don fait par l’Ecole secondaire expérimentale de Henan au complexe scolaire Révolution-Gampo Olilou. Ceci entrait dans le cadre de la signature de l’accord de jumelage entre deux établissements.

Ce don était composé, entre autres, de livres, sacs à dos, plumiers, cahiers, calculatrices, stylos, cartouches de stylo, kits de géométrie… Une action qui marque le début d’une coopération amicale entre le Complexe scolaire Révolution-Gampo Olilou et l’Ecole secondaire expérimentale de Henan. L’accord de remise de ce don a été signé par le directeur général adjoint du Bureau provincial de Henan, Diao Yuhua, et l’Inspecteur général du MEPSA, David Boké.

Le proviseur du lycée de la Révolution, Firmin Moungalla, a profité de l’occasion pour inviter les élèves tout comme les travailleurs à se mettre résolument au travail. Selon les termes du document signé, vingt élèves et enseignants du lycée de la Révolution et du CEG Gampo Olilou bénéficieront, une fois pendant le camp d’été, de dix jours de vacances en Chine.

Le proviseur de l’Ecole secondaire expérimentale de Henan, Ma Yuxia, pense, de son côté que « La convention amicale signée entre nos deux écoles est la mise en œuvre de la visite du président du CCPPC et correspond aux huit actions proposées par le président chinois lors du sommet Chine-Afrique de cette année. (…). Nous avons compris, après des échanges avec les amis, que votre école est très populaire au Congo, une école bien équipée avec beaucoup d’enseignants excellents ».

Congo: une nouvelle galerie ouvre ses portes

Destinée aux artistes peintres, la Galerie Arts Brazza est érigée en plein centre-ville de Brazzaville.

Depuis ce week-end, la ville de Brazzaville a une nouvelle galerie. Terminé les expositions dans les centres culturels ou encore sur les principales artères des grandes cités. Cette initiative privée est une occasion pour ces artistes d’exposer leurs œuvres des spacieux espace réserver également aux photographes et autres dessinateurs.

La Galerie Arts Brazza est érigée en plein centre-ville de Brazzaville. Les masques, statues et tableaux multicolores qui y sont exposés sont les œuvres de l’artiste Sylvestre Mangouandza, de l’école de peinture de Poto-Poto. « Je me suis amusé à montrer la culture congolaise : c’est notre vécu d’aujourd’hui, voire de demain parce que nous peignons aussi des rêves », déclare l’artiste.

Photographe de renom, Baudouin Mouanda est également présent à travers les photos qui font revivre les stigmates de la douloureuse guerre civile que le Congo a connue en 1997. « Pour moi cette exposition est une grande opportunité pour les artistes congolais. Déjà, ça fait des années que les Congolais, notamment les artistes, attendaient un tel espace », se félicite Baudouin.

Emerveillé, le public apprécie la galerie et veut voir les artistes exposer davantage. « C’est pour moi un plaisir d’être là parce que le Congo va enfin entrer dans l’histoire de l’art. Il est temps qu’on accorde plus d’importance et de temps au travail de nos artistes locaux parce que nombreux d’entre eux font du très bon travail, mais restent dans l’anonymat total », témoigne une visiteuse de la galerie. L’exposition en cours est prévue pour une durée d’un mois.

Développement du Congo: la diaspora entend apporter sa contribution

Regroupés au sein de la plate-forme Actions pour le développement du Congo (ADC), des Congolais vivant à l’étranger ont résolu d’unir leurs efforts pour contribuer à la construction de leur nation.

Apporter sa touche au développement du Congo, c’est la mission que s’est donné la diaspora congolaise. « Nous voulons dynamiser la diaspora congolaise afin qu’elle soit active et participe davantage au processus de développement du Congo, qu’elle soit informée des réalités du pays et s’engage à agir », a expliqué le président de cette association, le père Bouka Ossangué.

Les membres de l’ADC sont en séjour à Brazzaville, où ils prennent part à un séminaire de renforcement des capacités des membres des bureaux départementaux et municipaux et des préfets. C’était l’occasion pour eux d’avoir des échanges les responsables administratives de la cité capitale.

Selon ses dirigeants, l’ADC est structurée autour des délégués par département ou par région et d’un bureau qui en assure le bon fonctionnement. L’ONG dispose de délégués au Congo, tant à Brazzaville que dans les départements, permettant un partage constant d’informations et de suivi des projets.

« A l’ère de la mondialisation généralisée, le lien avec le pays d’origine, le département et le village d’origine même est plébiscité. L’utilisation massive et généralisée des nouvelles technologies a gommé la distance, l’éloignement. Loin d’être la rupture inexorable avec le pays d’origine, c’est de plus de pays dont les Congolais ont envie. Des réponses instantanées possibles », peut-on lire sur leur prospectus.

Le vice-président de l’ADC, Rufin Assama, a renchéri en évoquant différentes stratégies de cette ONG axées notamment sur la mise en place des projets agricoles pilotes au Congo, la création d’une bibliothèque numérique, des écoles, des dispensaires, etc.

« Nous sommes ici à Brazzaville pour se faire connaître, rencontrer nos compatriotes et expliquer au public ce qu’ADC attend des Congolais et ce que les Congolais peuvent faire pour l’ADC. Nous souhaitons mettre en place un certain nombre de projets afin de participer au développement de notre pays. Une fois repartis en France, nous tiendrons une grande assemblée pour sensibiliser officiellement les Congolais de la diaspora », a-t-il précisé.

Santé : la France entend soutenir le Congo

L’ambassadeur de France en République du Congo, Bertrand Cochery, l’a annoncé au sortir de sa réunion avec la ministre de la Santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo.

Jacqueline Lydia Mikolo, ministre de la Santé et de la population, a reçu en audience l’ambassadeur de de France au Congo. La rencontre a eu lieu lundi 22 octobre 2018 à Brazzaville. Bertrand Cochery a précisé que Paris entend également faire un plaidoyer pour attirer de partenaires pouvant aider améliorer davantage le système de santé congolais, a indiqué l’ambassadeur Bertrand Cochery.

« La santé est l’un des secteurs prioritaires de la France dans sa relation bilatérale avec le Congo. (…) Nous avons passé en revue certains dossiers tout en identifiant les priorités dans le but d’aider le Congo à couvrir ses besoins en matière de santé publique », a déclaré Bertrand Cochery.

La rencontre a également permis à Bertrand Cochery de présenter à la ministre et aux techniciens de son département le nouveau conseiller régional en santé mondiale à l’ambassade de France, le Dr Pierre Crozier. L’échange avec les cadres du ministère de la Santé et de la population lui a permis de prendre connaissance des documents cadres de la politique nationale de développement sanitaire, notamment le plan qui couvre la période allant de 2018 à 2022. « Le ministère a réalisé un bon travail dans l’élaboration de ces documents qui sont d’ailleurs en cours de validation », a constaté Pierre Crozier.

Pierre Crozier a, par ailleurs, indiqué que la contribution de son pays au Fonds mondial de lutte contre la tuberculose, le paludisme et le VIH est estimée à plus d’un milliard d’euros. « Nous allons veiller à ce que les actions de la France sur ces subventions rentrent dans le cadre programmatique du ministère de la Santé et de la population en vue de renforcer la lutte contre le paludisme et la prise en charge de la tuberculose, du VIH », a-t-il dit.

 

CAN 2019 : le Congo s’incline face au Liberia

La rencontre entre les deux pays qui a eu lieu mardi 16 octobre, au complexe sportif de Monrovia, comptait pour la 4ème journée des éliminatoires de Coupe d’Afrique des nations 2019.

Deux-un en faveur du Libéria, c’est le score qui a sanctionné le match entre le Congo et le Liberia.  La rencontre a eu lieu mardi 16 octobre au complexe sportif de Monrovia et comptait pour la 4e journée des éliminatoires de la CAN 2019.

Les Diables Rouges sont rejoints par le Liberia à la 3e place avec 4 points au compteur. Le premier quart d’heure a été déterminant lors de cette rencontre.

Le classement du groupe G : Zimbabwe 8 pts, RDC 5 pts, Congo 4 pts, Liberia 4 pts.

Economie et politique, sujets dominants dans la presse congolaise

Les journaux congolais de ce mardi traitent essentiellement du manque à gagner du gouvernement dans le secteur du bois et de l’interdiction de sortie du territoire congolais pour l’opposant Paulin Makaya. « Fraude fiscale dans le secteur du bois : près de 12, 6 milliards FCFA ont été détournés », titre Manager Horizon. Dans les colonnes de ce journal, Florent Tsiba, le ministre d’Etat, directeur de cabinet du Président de la République, déclare qu’ « une mission de lutte contre la fraude fiscale réalisée par l’Inspection générale d’Etat a constaté, courant 2016-2017, une évasion fiscale de plus de 12 milliards FCFA mais le gouvernement n’a pu recouvrir que 2 milliards FCFA ».

Pour M. Tsiba dont les propos sont relayés par Epanza Makita, en « ces temps de crise économique, le moindre centime à sa valeur et il faut le débusquer là où il se trouve ». De son côté, le journal Sel-Piment s’est réjoui de l’identification des sociétés ayant commis des fraudes fiscales et informe qu’ « elles ont accepté de réparer le préjudice subi par l’Eta congolais ».

En politique, Epanza makita indique que « l’étau se resserre autour de Paulin Makaya empêché de sortir du territoire national pour la deuxième fois ». Cela pousse ce quotidien à se demander si « Paulin Makaya est-il Congolais ou Britannique ? »

L’opposant vient de recouvrer la liberté après avoir purgé une peine de 3 ans à la maison d’arrêt de Brazzaville. Epanza Makita informe que « le vendredi 12 octobre 2018, les services d’immigration du Congo ont interdit le président du parti politique Uni pour le Congo(UPC), Paulin Makaya de quitter le Congo avec un passeport britannique, exigeant de lui un passeport congolais ».

Pour Sel-Piment, « Paulin Makaya (a été) de nouveau recalé à l’aéroport de Maya-maya de Brazzaville », ajoutant que le leader politique « voulait se rendre à Londres pour voir sa famille ».

Congo : le gouvernement interdit la promotion de la bière

Le ministère congolais du Commerce, a prise cette décision dans une circulaire afin de mettre un terme à la consommation immodérée d’alcool.

Désormais au Congo, trois bouteilles de bière coûtent à 1 000 francs CFA, au lieu de 1 500 francs CFA. C’est le prix promotionnel que proposent les bars et autres lieux de jouissance. Le ministre du commerce, Claude Alphonse Nsilou, a travers une circulaire, a interdit cette promotion au Congo.

« Quand on donne à un jeune la possibilité de prendre trois bières à 1 000 FCFA, vous constatez qu’un cahier de 200 pages coûte plus cher qu’une bière. Cela est aberrant devant cette jeunesse qui doit apprendre et qui doit aller à l’école », justifie Philippe Nsondé-Mondzié, le directeur général chargé de la répression de la fraude commerciale.

Pour l’Observatoire congolais des droits des consommateurs, cette décision intervient en retard. Cette promotion aurait gagné du terrain, selon son secrétaire exécutif Mermans Babounga. « C’est une bonne chose qui vient un peu trop tardivement et cela ne devrait pas s’arrêter à la prise d’une simple circulaire », a-t-il observer.

Du côté des consommateurs, la promotion est appréciée d’une personne à une autre. « L’alcool est devenu moins cher et je pense que ça n’est pas une bonne chose », raconte un consommateur. « Avec la promotion, tu peux avoir quatre bouteilles à 1 000 FCFA, ça te relaxe et ça fait du bien », affirme un autre.

Festival des films congolais : Akim Le Negro rafle deux trophées avec « Perdu (e) »

De son vrai nom Mydarling Lacordaire Kimbembe, le jeune artiste cinéaste a été primé pour son court métrage fiction intitulé « Perdu (e) ».

Le film « Perdu (e) est un court métrage fiction de dix minutes, qui relate l’histoire d’une jeune fille déçue en amour et qui se donne la mort quelques temps plus tard. Le film était en compétition des films fiction de première expérience, lors du festival des films congolais. Ce court métrage a été récompensé, dans les catégories Meilleur film fiction de première expérience et comme Meilleure interprétation féminine.

Portrait d’Akim Le Negro

Akim Le Négro est né le 27 avril 1990 à Brazzaville, d’un père enseignant. Mydarling Lacordaire Kimbembe alias Akim Le Negro est détenteur d’un master en langue et littérature françaises, obtenu à l’Ecole normale supérieure (ENS) de l’Université Marien-Ngouabi, qu’il a intégrée après son admission au baccalauréat en 2009 série A3.

Au cours de sa formation à l’ENS, il se lance dans le monde des arts et de la culture. Il intègre un club cinématographique et organise quelques événements culturels. Au fil du temps, il s’intéresse à la réalisation des films, la production et la présentation des émissions. Il est aussi photographe et présent dans plusieurs événements culturels.

Akim Le Negro a participé à plusieurs projets de cinéma en tant que cadreur et assistant-réalisateur tels que les séries télévisées « Casting », « Les Djiendettes » de Patson Salym diffusées sur la chaîne de télé DRTV ; les courts métrages « Malveillance », « Ndo Ji », « Le trône du roi Kouta 1er » ; le long métrage »Destination ». Actuellement, il prépare le tournage d’un autre long métrage intitulé « L’objectif ».

Photographe, réalisateur, opérateur culturel, etc., Akim Le Negro a, à son actif, un documentaire court métrage « Bungunza », un film expérimental « Le rite » et un court métrage fiction intitulé « Perdu (e) », le tout dernier qui lui a valu deux trophées lors de la clôture du festival des films congolais.

Congo : le ministère de la santé et l’OMS organisent les journées roses

Le lancement d’une campagne intitulée « Octobre rose », consacrée à la sensibilisation au dépistage du cancer du sein féminin, s’est déroulé le 9 octobre à Brazzaville.

La campagne de sensibilisation au dépistage du cancer du sein a été organisée, pour la première fois, aux Etats-Unis d’Amérique, en 1985. Près de dix ans plus tard, en 1994, la France a emboîté le pas. Progressivement, cette campagne est en train de gagner le monde entier.

Voici donc vingt-cinq ans que chaque année, le mois d’octobre est consacré à la sensibilisation au cancer du sein, afin d’attirer une plus grande attention sur cette maladie, de favoriser la prise de conscience et d’accroître le soutien apporté au dépistage précoce et au traitement ainsi qu’aux soins palliatifs.

Dans son discours de circonstance, la ministre de la Santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo, a souligné qu’aucune famille ne peut se prétendre d’être épargnée de cette pathologie chronique qui entraîne des dépenses énormes de santé qui conduisent à l’appauvrissement de la société. « Devant ce drame, les professionnels de santé, les ONG et les associations doivent plus que jamais intérioriser la déclaration du président de la République qui, avec ses qualités de visionnaire, situait déjà la santé comme une urgence dans le système de santé résilient que nous souhaitons dans tous les fronts pour une réponse efficace et efficiente contre toutes ces maladies », a-t-elle rappelé.

Intervenant à son tour, le représentant par intérim de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Congo, Ray Mankélé, a déclaré : « Il y a chaque année près de 1,38 million de nouveaux cas et 458 000 décès dus au cancer du sein. C’est de loin, le premier cancer chez la femme à la fois dans les pays développés et dans les pays en développement. L’incidence du cancer du sein progresse régulièrement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire du fait d’une plus longue espérance de vie, de l’augmentation de l’urbanisation et de l’adoption des modes de vie occidentaux ».

Au Congo, rappelons-le, les données du registre du cancer de Brazzaville renseignent que de 2014 à 2015, 1447 Congolais étaient atteint de cette maladie. Ce même registre apprend aussi qu’en 2016, six cent douze cas ont été répertoriés parmi lesquels dix-huit ont été découverts au cours d’un acte d’autopsie, c’est-à-dire trop tard. Parmi tous ces cas, les spécialistes affirment que les femmes présentent des cancers gynécologiques des mamelles, notamment ceux du sein à hauteur de 48%, et du col utérin avec 33%. Si jadis ces cancers ne touchaient que les sujets de plus de 40 ans, aujourd’hui les statistiques indiquent que même les femmes de moins de 30 ans sont concernées par les cancers du sein et du col de l’utérus.