Congo-coronavirus : les États-Unis font un don de plus de 300.000 doses de vaccins

Selon le bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Afrique, ce don s’inscrit dans le cadre du mécanisme Covax.

 

La République du Congo a reçu plus de 300.000 doses de vaccins contre le coronavirus. C’est un don des États-Unis qui s’inscrit dans le cadre du mécanisme Covax, dont la première livraison a été réceptionnée ce week-end. C’est du moins ce qu’a indiqué ce lundi 30 août le bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Afrique.

«La première livraison de vaccins contre la COVID19 par le COVAX au Congo a eu lieu ce week-end à Brazzaville», écrit l’OMS Afrique sur twitter. Le dispositif Covax vise à fournir cette année des vaccins anti-Covid à 20% de la population de près de 200 pays à travers le monde. «Le pays (Congo-Brazzaville) a reçu 302.400 doses de vaccin J&J [Johnson&Johnson] données par les États-Unis», précise le bureau régional de l’OMS.

Rappelons qu’au Congo, la campagne de vaccination contre le Covid-19 avait démarré en avril dernier. Les vaccins chinois Sinopharm et russe Sputnik étaient proposés aux candidats au vaccin. Cette campagne n’a jusqu’à présent pas suscité l’engouement des habitants. Mi-août, seuls 1,8 à 2% de la population éligible à la vaccination avaient reçu leurs doses, à cause des résistances et de la méfiance que suscitent les vaccins.

Congo : pas de grève des transporteurs en commun ce lundi

La décision a été prise vendredi 28 août à la primature au terme de deux jours de négociations entre le gouvernement et l’intersyndicale.

 

Les transporteurs en commun ne feront pas de grève ce lundi 30 août 2021 comme ils l’avaient annoncé. Cette annulation de grève a été prise vendredi 28 août 2021 à la primature après deux jours de négociations entre le ministre d’Etat, ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, Alphonse Claude N’Silou et l’Intersyndicale représentée par son président, Patrick Milandou.

Sur les six revendications contenues dans leur cahier des charges, trois ont été prises en compte par les autorités. Il s’agit, entre autres, de la suspension immédiate des contrôles routiers en cours et la restitution des permis de conduire « rose » aux chauffeurs des transporteurs en commun.

Les discussions engagées lors de cette rencontre ont également abouti à un accord de principe sur la suspension des postes de pesage et de péage sur le tronçon dégradé de la route nationale N°2. Et aussi à un accorder entre les deux partes sur le respect des textes en vigueur relatifs aux prix des autorisations des transports en commun sur toute l’étendue du territoire national.

Les autres revendications de l’intersyndicale telles que la limitation des nombres de places dans les bus-coaster, les bus Hiace et les taxis, feront l’objet d’un examen particulier et par le gouvernement.

Congo-coronavirus : un peu plus de 280.000 doses de vaccins administrées

Ce chiffre a été donné à Brazzaville samedi 28 août 2021, par le ministre en charge de la santé et de la population, Ignace Tendelet.

 

La République du Congo a déjà administré un total de 286.959 doses de vaccins contre le coronavirus. Cette déclaré a été samedi par le ministre congolais de la Santé et de la Population Ignace Tendelet.

Selon le ministre, ce chiffre montre « combien le chemin à parcourir est encore long pour espérer atteindre l’immunité collective ».

Lors du lancement d’une campagne de sensibilisation à la lutte contre la COVID-19 à Brazzaville, Ignace Tendelet a souligné que parmi les freins à l’atteinte de l’immunité collective figure la réticence de la population à se faire vacciner.

Notons que, cette campagne de sensibilisation concerne les capitales des six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), à savoir le Cameroun, le Gabon, le Tchad, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine (RCA) et la République du Congo.

Pour rappel, à ce jour, le Congo totalise 13.533 cas confirmés de COVID-19, dont 183 décès depuis l’enregistrement du premier cas positif le 14 mars 2020.

Congo : une délégation de l’OPEP en visite de travail

Il est question de souligner le potentiel du secteur pétrolier dans le pays d’Afrique centrale et d’établir des partenariats durables.

 

Une délégation de l’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) séjourne à Brazzaville. La mission s’étend pendant trois jours c’est-à-dire du 23 au 25 août 2021. Cette visite de travail a pour objectif du cartel est de souligner davantage le potentiel du secteur pétrolier dans le pays d’Afrique centrale et d’établir des partenariats durables afin d’aider le pays à atteindre ses nouveaux objectifs pétroliers.

L’agenda de ladite délégation prévoit des séances de travail avec le Président Dennis Sassou-Nguesso, le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, et le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean-Richard Itoua (photo). Les parties prenantes visiteront également le site de la société publique en charge des hydrocarbures (SNPC), celui de l’organisation des producteurs africains de pétrole (APPO), une plateforme de production à Pointe-Noire et de nombreux acteurs de l’amont.

Notons que le Congo a adopté un nouveau code pétrolier, opéré des réformes et s’est fixé un certain nombre d’objectifs stratégiques dans le pétrole l’OPEP entend l’accompagner. Avec son nouveau cadre réglementaire, le pays cherche à attirer de nouveaux investissements pour stimuler la production en faisant du brut un plus important contributeur aux recettes publiques.

Le Congo produit plus de 330 000 barils de pétrole par jour et ses réserves prouvées sont estimées à 2,9 milliards de barils.

Zone CEMAC-coronavirus : le Congo placé à la 5éme place des pays les plus touchés

C’est ce qui ressort des statistiques relatives à la pandémie à Coronavirus publiées par l’Organisation Mondiale de la Santé Afrique.

 

La République du Congo arrive à la 5ème place avec 1,33%. Un classement alors que la campagne de vaccination lancée le 24 avril de l’année en cours à Brazzaville par le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, est loin du succès espéré. Plusieurs raisons expliquent cela notamment l’hésitation vis-à-vis des vaccins qui est aussi la conséquence de la désinformation, et du sentiment relativement répandu qu’il n’y a aucune urgence à se faire vacciner, d’une part en raison de la faible circulation du virus au Congo donc du risque sanitaire limité et de l’autre, faute de mesures incitatives. Beaucoup ne voient aucun intérêt à se faire vacciner.

Au 19 août 2021, l’OMS dénombre plus de 7,3 millions de cas de Covid-19 confirmés, dont 186 000 décès au total dans toute l’Afrique. Le continent compte toutefois plus de 6,5 millions de guérisons.

Dans les statistiques publiées par l’OMS Afrique, Gabon arrive en dernière position des pays de la CEMAC les moins touchés avec 0, 64%. Le pays le plus touché est le Tchad (3,49%, suivi du Cameroun (1, 62%) et de la Guinée Equatoriale (1,36%). Le Congo-Brazzaville et la RCA occupent respectivement la 5ème (1,33%) et la 6ème (0,87)%.

Congo : rouverture de la circulation sur la route de la Corniche de Brazzaville

Il s’agit de la corniche qui borde le fleuve Congo, et dont une partie s’était effondrée suite aux pluies diluviennes qui s’étaient abattues dans la ville.

 

En République du Congo, l’une des belles avenues de la capitale a rouvert, un an et demi après sa fermeture. Il s’agit de la corniche qui borde le fleuve Congo, et dont une partie s’était effondrée suite aux pluies diluviennes. Elle avait été fermée à la circulation et vient de rouvrir, au plus grand bonheur des usagers.

Tout de noir vêtu, son sac à dos négligemment porté, le jeune étudiant Rophiel Essemou marche en direction du pont à hauban, un symbole de la route de la Corniche. Il est plus qu’heureux de se retrouver à cet endroit qu’il n’a plus visité depuis plus d’une année.

« Revoir cette route en bon état, c’est une bonne chose. Cela fait du bien. Quand la route s’est détruite, certains Congolais ont même accusé des Chinois d’avoir bâclé le travail. Bon, on est aujourd’hui à nouveau satisfaits », affirme-t-il.

En effet, seulement quatre ans après son inauguration une partie de la corniche s’est effondrée après des pluies diluviennes provoquant la colère de certains Brazzavillois.

Une avenue très appréciée des Brazzavillois

Mais après dix-huit mois de travaux, dont le budget n’a pas été rendu public, la route de la Corniche a été rouverte le 19 août à la grande satisfaction d’Arsène Bitombo, qui en compagnie de sa petite amie regarde passer les jacinthes entraînées par les eaux du fleuve Congo: « Je dirai que c’est la plus belle avenue de Brazzaville. Elle est beaucoup visitée par les Congolais en général et les Brazzavillois en particulier ».

En plus d’être un lieu idyllique, transformé en allée piétonne tous les dimanches, la route de la Corniche est surtout pour les usagers de la route une voie de désengorgement pour aller du centre-ville aux quartiers sud de la capitale.

Congo-Championnats nationaux d’escrime : Brazzaville rafle les trophées

Les escrimeurs de la capitale étaient dans tous les tableaux lors des finales des championnats nationaux  qui se sont tenus le 21 août, au gymnase Henri-Elendé.  Ils ont tous été couronnés de succès.

 

La compétition a mis aux prises trente-deux tireurs pour trois départements, notamment six clubs de Brazzaville, quatre de la Bouenza puis un de Pointe-Noire. Dans la finale de l’épée dames, la détermination de  Julia Massouama a fait la différence. Elle a  dominé Norphine Moundiongui (quinze touches à cinq) en finale de l’épée dames, sauvant ainsi sa contre-performance lors des championnats  départementaux.

« La personne qui travaille doit mériter une récompense. J’étais vraiment décidée. Aux championnats départementaux, j’avais échoué mais j’étais motivée à montrer de quoi je suis capable. Je souhaite voir les compétitions se multiplier. Nous voulons sortir et revenir au pays avec des médailles », a commenté la championne du Congo.

Chez les messieurs, les finales de l’épée et du sabre ont été âprement disputées comme en témoignent les résultats finaux.  Bonachi Kounkou a pris le dessus sur Goma Loukoumbo (quinze touches à douze) en finale de l’épée. « C’était difficile. Nous avons fini la saison et nous devons nous concentrer pour la saison prochaine », a déclaré Bonachi Kounkou.

En ce qui concerne le sabre,  Francis Moukengué l’a emporté devant Dieumerci Bikoumou Olassa (quinze touches à treize). La Fédération congolaise d’escrime (Fécoes) a voulu tenter une expérience en organisant la finale par équipe. Un coup d’essai qui s’est révélé un coup de maître puisque les escrimeurs de Brazzaville ont pris le meilleur sur  ceux de Nkayi (quarante-cinq touches à dix-sept).

Alban Kaky, le président de la Fécoes a salué l’esprit de sacrifices des athlètes en cette période liée par la pandémie de covid-19. « Je vous félicite pour tout le travail abattu. C’est une année courte liée à la pandémie de covid-19  mais  grâce à des sacrifices de tous, nous sommes arrivés.  On s’est donné de grands objectifs au début de l’année et aujourd’hui, je suis fier de dire que nous avons ensemble réussi.  Je vous demande de redoubler d’ardeur, beaucoup d’entraînement et beaucoup de volonté,  nous avons été émus de voir les jeunes titiller les adultes », a indiqué Francis Moukengué.

Congo : les leaders communautaires édifiés sur les violences faites aux femmes

C’était en faveur d’un atelier de sensibilisation des leaders communautaires organisé par l’association Azur développement le 20 août 2021.

 

Les représentants des communautés venus de tous les arrondissements de Brazzaville ont été édifiés, le 20 août, sur les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, à l’occasion de l’atelier de sensibilisation des leaders communautaires organisé par l’association Azur développement, au Centre des Nations unies.

Ledit atelier s’inscrivait dans le cadre du projet d’autonomisation économique des femmes et filles vulnérables en zone rurale et urbaine à l’ère du numérique. Celui-ci était subventionné par l’Organisation internationale de la francophonie. L’objectif était d’informer la communauté sur les violences sexuelles, présenter le cadre juridique de lutte contre ces violences et les services des guichets uniques d’assistance aux femmes et filles victimes de viols.

Plusieurs thèmes ont été developpés notamment : « Les violences fondées sur le genre et leurs conséquences sur l’autonomisation des femmes pendant la période de confinement suite au covid-19 » ; « Le cadre juridique de la lutte contre les violences sexuelles ».

Les assises ont regroupé des chefs de quartier, représentants des comités de marchés, agents des circonscriptions d’action sociale et bien d’autres. Ces leaders ont bénéficié des connaissances sur les formes de violences, le cadre juridique et le guichet unique. Le projet sera mis en œuvre à Brazzaville, la Bouenza, notamment Nkayi et Loutété, et Pointe-Noire pour une durée de huit mois.

Congo : la MUFAC classe 94 relance ses activités

Ils ont tenu une assemblée générale de relance des activités, sous l’impulsion du capitaine de corvette, Gilbert Moupegnou.

 

Les membres de la Mutuelle des Frères d’Armes de la classe 94 (MUFAC), ont tenu une assemblée générale de relance des activités. Ceux-ci au cours de catte assemblée générale ont été éclairés sur les différentes activités menées, entre autres, sur les prestations accordées, la distribution des survêtements, l’activité agricole (un champ de maïs) à 7km de Nkayi dans la Bouenza (sud) pour renflouer les caisses de la mutuelle qui risque de tomber d’ici peu dans une situation de cessation de paiement des prestations des membres et les prestations de fin de carrière et les difficultés rencontrées suite au retard dû au versement des cotisations statutaires par le trésor public.

Le président Gilbert Moupegnou a ensuite eu des entretiens avec les antennes de Pointe-Noire le 18 août et de Dolisie le 20 août 2021. Un compte rendu leur a été fait sur les sujets débattus en assemblée générale.

Créée en 2005, la MUFAC classe 94 a pour objectifs entre autres, l’entraide mutuelle, garder la cohésion entre les membres…

Congo : bientôt les passeports et les CNI seront disponibles

C’est du moins ce qu’avait annoncé le Premier ministre chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, mardi devant le parlement.

 

Les demandeurs des passeports et cartes nationales d’identité (CNI) rencontrent depuis quelque temps d’énormes difficultés dans l’obtention des passeports et des cartes nationales d’identités. Bientôt ces documents précieux seront disponibles. Une déclaration faite par le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso. C’était au cours d’une séance de travail avec le président du Sénat, Pierre Ngolo.

Le chef du gouvernement, qui conduisait une délégation devant les bureaux des deux chambres du Parlement, relevé le problème lié au respect des engagements pris vis-à-vis du fournisseur. Il s’agit notamment d’une société de droit privé allemand à qui le pays devait beaucoup d’argent.

Pour tenir à ses engagements, le gouvernement congolais a versé une somme de deux milliards de FCFA à son partenaire. Ladite société s’est remise au travail.

Quand arrive septembre-plaidoyer pour une nouvelle conception de l’éducation au Congo et en Afrique

  1. LA PRATIQUE PÉDAGOGIQUE TRADITIONNELLE

La pratique pédagogique traditionnelle encore en cours dans plusieurs pays africains est basée sur un certain nombre de dogmes aujourd’hui désuets: l’enseignant est le maître du savoir; il sait tout et l’élève ne sait rien. Le cerveau de ce dernier est un réceptacle vierge sur lequel viennent se greffer, à force de mémorisation, les « connaissances » de l’enseignant. Le cours du maître ou du professeur, empreint d’une forte dose d’autorité qui laisse peu de place à l’expression des pensées de l’élève, ne peut donc être que magistral. Dès lors, le travail de l’élève consiste à s’adonner à des exercices de mémorisation et, dans la plupart des cas, les notions mémorisées ne s’accompagnent pas de leur compréhension.

La raison en est que ce type de pédagogie est basé sur la déduction. Le procédé déductif consiste, pour les adeptes de la pédagogie traditionnelle, à présenter, d’abord, la règle ou la formule, et à faire vérifier ensuite à l’élève son applicabilité. Cette stratégie est, à ce jour, inefficace pour la raison suivante: l’élève ne sait pas d’où lui vient la règle. Il n’a jamais participé à son élaboration. Ainsi, au lieu d’être un acteur dans la construction de son propre savoir, il en devient spectateur, suiveur, et n’en colmate que les brèches. En fin de compte, ce qu’il considère comme apprentissage ou comme savoir n’en est pas un.

On peut bien observer qu’en organisant le cours autour de l’énonciation des formules mathématiques, des règles de grammaire et des lois de la physique et de la chimie que l’élève est obligé de suivre et de mettre en application, l’école traditionnelle a fermé la porte à la réflexion. En réalité, la réflexion ne suit pas la règle, elle la précède. Autrement dit, la mise en application d’une règle ou d’une formule n’est pas un moment de réflexion pour l’apprenant. C’est plutôt du mimétisme pur. Pour qu’un acte d’apprentissage se transforme en un moment de réflexion génératrice d’un véritable savoir, la règle ou la formule ne doit pas être antérieure au processus d’acquisition du savoir, mais plutôt postérieure à lui. Ainsi, le véritable apprentissage consiste en ce que l’élève participe à l’élaboration des règles, à la formulation des définitions et des théorèmes mathématiques, à la détermination des lois de la physique et de la chimie, bref à la construction de la théorie. Et pour y arriver, il ne faut pas procéder de façon déductive, mais plutôt inductive.

2. POUR UNE PRATIQUE PÉDAGOGIQUE MODERNE

À l’opposé de la pratique traditionnelle de l‘enseignement, la pédagogie moderne est basée sur le postulat selon lequel l’enseignant n’est pas le maître du savoir, mais plutôt un simple guide qui met à la disposition des élèves des outils ou des instruments devant leur servir à activer leurs multiples intelligences. Le savoir ne vient donc pas de l’enseignant, mais de l’élève lui-même à travers sa propre manipulation de ces outils. La connaissance n’est pas offerte, elle est construite par l’élève lui-même. Du coup, le cours n’est plus magistral, il est participatif, interactif, discursif. L’élève n’est plus un suiveur, il est un acteur. Son esprit n’est plus une table rase, mais un véritable réservoir d’intelligences.

Vu de cette manière, la stratégie qui permet de donner corps à cette conception est l’induction. Le raisonnement inductif part de l’observation du fonctionnement d’un objet ou d’une notion, passe par sa manipulation et sa dissection pour aboutir à l’élaboration de la règle de fonctionnement de l’objet ou à la formulation de la définition de la notion.

À titre d’exemple, une phrase grammaticale que l’on veut analyser ne doit pas nécessairement être verbalisée ou écrite au tableau. L’enseignant doit sélectionner, parmi les outils de manipulation en sa possession, le matériel plastifié ou le carton, y écrire ladite phrase, découper le carton plastifié en autant de mots et remettre l’ensemble des morceaux à chacun des élèves. Les élèves manipulent alors individuellement les mots en changeant leurs différentes positions pour déceler les sens et les contre-sens. Ce faisant, ils découvrent les multiples possibilités que ces mots offrent en termes de production d’idées, et discutent entre eux en équipes de deux, de trois ou de quatre pour s’assurer de mieux comprendre le principe de fonctionnement de la phrase. Se fondant sur leurs propres observations individuelles, il ne reste plus à chacun d’eux qu’à produire la définition de chaque mot et à générer sa règle de fonctionnement, de même que celle de la phrase. Ce procédé inductif présente l’avantage suivant: l’élève participe activement à la construction de la règle ou de la formule qui représente, en réalité, le vrai savoir. La règle ou la formule ne lui est plus étrangère. Elle ne ressemble plus à quelque chose de floue et d’étonnant imposée de l’extérieur par l’enseignant. Elle prend plutôt la forme d’un concept dont il est le géniteur, le maître et le possesseur.

 À l’origine de cette stratégie gagnante en pédagogie moderne, il faut citer Howard Gardner, dont les recherches en psychologie avaient permis dans les années 70 de démontrer que l’intelligence n’est pas unique mais plurielle, et qui dressa la liste des huit classes d’intelligences correspondant chacune à un talent spécifique. Ce sont : les intelligences kinesthésique, musicale, verbo-linguistique, logico-mathématique, visuo-spatiale, interpersonnelle, intra-personnelle et naturaliste. La pédagogie moderne a, depuis lors, fait sienne cette conception des intelligences multiples, et la profession enseignante s’apparente désormais à la pratique médicinale en ce sens que, tout comme le médecin, l’enseignant a pour mission, dès la première semaine de classe, de faire l’évaluation diagnostique des élèves pour déterminer, à travers des questions spécifiques, les différents types d’intelligences de chacun d’eux, et ce, afin d’inclure dans sa planification les outils et les instruments de manipulation appropriés qui permettront de les activer.

Chaque classe doit donc posséder un espace réservé à ces outils et à ces instruments de manipulation classés par catégories d’intelligences. En fonction de l’activité d’apprentissage et du type d’intelligence à activer, l’enseignant fait une sélection de ces outils et les remet aux apprenants afin que ceux-ci les manipulent pour construire leur savoir suivant le processus inductif décrit plus haut.  Au nombre de ces instruments, on note, de la maternelle à l’enseignement secondaire, la pâte à modeler pour la fabrication des formes géométriques ou des parties d’organismes vivants, de même que les ciseaux, la colle (développement de l’intelligence kinesthésique), les CDs, radios et divers instruments de musique (développement de l’intelligence musicale), les livres, les textes, les papiers et cartons divers pour la créativité, les tablettes électroniques  (développement de l’intelligence linguistique), les objets représentant les copies des billet de banque et la monnaie, les bâtonnets, les objets de jeux et de manipulation en plastique ou en bois à l’image de ceux que l’on retrouve dans la pratique médicale comme les appareils pour  pression artérielle, les seringues, la trousse de soins (développement de l’intelligence logico-mathématique), les objets en bois ou en plastique représentant les formes géométriques diverses pour les activités de géométrie ou de constructions architecturales, les cartes géographiques (développement de l’intelligence visuo-spatiale), les jeux de société, les jouets tirés de l’environnement représentant la nature ou les systèmes mécaniques, le matériel de peinture (développement de l’intelligence naturaliste).

Si, à travers ces outils, la pratique pédagogique moderne cherche à s’adapter à chaque élève (et non l’inverse) en l’encourageant à travailler en classe avec son ou ses intelligences dominantes, la modification de l’organisation spatiale de la classe participe de la même dynamique. Ainsi, à la linéarité des bancs qui avait pour but d’orienter le regard de l’élève vers le professeur (alors considéré comme le maître du savoir dans l’école traditionnelle) se substitue une variation de positions : le professeur dispose les bancs en blocs de 3 ou 4, les élèves ne regardent pas tous dans la même direction, puisque chaque élève a son banc et la position de chaque table est fonction de l’activité à faire. Les salles de classe deviennent alors dynamiques pour favoriser l’interaction entre les élèves. Deux ou trois murs de la classe sont aussi utilisés, l’un pour le tableau, l’autre (celui de derrière par exemple) pour les projections vidéo ou la présentation des activités pédagogiques sur Powerpoint, etc.

3. DE LA PROFESSIONNALISATION DE L’ENSEIGNEMENT

 On peut observer que les stratégies de la pédagogie moderne présentées ci-haut conduisent tout droit à l’enracinement de l’enseignement dans divers domaines professionnels.  En effet, l’intérêt affiché par un élève à l’endroit d’une profession spécifique est en grande partie tributaire de sa relation aux outils de manipulation mis à sa disposition depuis la maternelle et l’école primaire ou secondaire pour activer son ou ses intelligences dominantes. Les outils de manipulation ne permettent donc pas seulement d’activer la réflexion et les intelligences. Ils sont surtout des vecteurs de la professionnalisation de l’enseignement, d’autant plus que chaque type d’intelligence activée correspond à une catégorie professionnelle spécifique, comme on peut le voir dans le tableau suivant :

  • Intelligence kinesthésique : menuisiers, chirurgiens, comédiens, sportifs;
  • Intelligence musicale : musiciens, chanteurs, traducteurs, professeurs de langue;
  • Intelligence linguistique : poètes, écrivains, journalistes, politiciens, conférenciers;
  • Intelligence logico-mathématique : informaticiens, scientifiques, médecins, financiers, statisticiens;
  • Intelligence visuo-spatiale : graphistes, géographes, dessinateurs, architectes, développeurs web;
  • Intelligence interpersonnelle : psychologues, travailleurs sociaux, commerçants;
  • Intelligence intra-personnelle : écrivains, chercheurs, inventeurs, philosophes;
  • Intelligence naturaliste : biologistes, botanistes, océanographes, archivistes, astrologues, agriculteurs;

CONCLUSION

L’éducation traditionnelle est centrée sur l’enseignant et est révélatrice de l’exercice d’un pouvoir qui met à mal l’éclosion du génie des jeunes élèves. Le professeur étant le maître de tout, l’enfant n’est pas préparé à la discussion participative. La pratique pédagogique moderne, quant à elle, met l’élève, dès la maternelle, au centre de ses activités d’apprentissage et favorise l’expression libre de ses idées. Elle est donc une initiation subtile à la participation citoyenne, à la vie en contexte démocratique.  Il est urgent que le Congo et l’Afrique se l’approprient pour favoriser à terme l’éclosion d‘une société libérée de toutes ses chaines.

Congo-PND 2018-2022 : un atelier pour faire le point des réalisations

La ministre du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, a lancé le 19 août, à Brazzaville, l’atelier d’évaluation du Plan national de développement (PND) 2018-2022.

 

Les résultats de l’évaluation, disponibles dans deux jours, entreront en ligne de compte dans l’élaboration du prochain PND 2022-2026, visant l’amélioration qualitative et quantitative de cet outil de performance de l’action gouvernementale.

En effet, adopté et promulgué en 2018, le PND 2018-2022 est mis en œuvre sur trois axes, à savoir le renforcement de la gouvernance aux plans administratif, économique, juridique, sécuritaire et politique ; la réforme du système éducatif, la formation qualifiante et professionnelle, en vue de valoriser le capital humain, enfin la diversification de l’économie, fondée sur les secteurs porteurs de croissance, notamment l’agriculture, le tourisme et l’industrie.

« Sa mise en œuvre durant quatre ans, sur tous les plans, a été mise à mal par une conjoncture adverse. Le cadrage macro-économique projetait la croissance pour 2019 à 2,2% pour 2020 à 4,6% et 2021 à 1,8% », a rappelé la ministre du Plan.

« Ces estimations ont été contrariées notamment par des cours mondiaux du pétrole en baisse depuis 2014, couplés à une production nationale non soutenue et la survenance de la pandémie de la covid-19 », a-t-elle souligné.

Congo : vers la création d’une une plateforme électronique de gestion des bourses

La relance du projet E-Bourses a été au cœur d’un échange entre la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Edith Delphine Emmanuel, et l’équipe interministérielle en charge de la gestion dudit projet depuis 2012.

 

Dans la gestion des bourses d’études nationales et étrangères, le projet E-Bourses fournira aux étudiants des informations relatives aux campagnes, à la composition du dossier et aux critères d’éligibilité. Tout le système sera donc numérisé afin de faciliter le travail des demandeurs de bourses. « Il est souhaitable que les ministères en charge de l’Economie numérique, de la Réforme de l’Etat s’impliquent dans ce projet car la manipulation des données et l’utilisation de la monnaie électronique peut donner libre cours aux hackers », a déclaré la ministre Edith Delphine Emmanuel.

Un élargissement du spectre aux banques et autres acteurs permettrait de sécuriser cette plateforme, une fois opérationnelle, a-t-elle poursuivi. Les équipes techniques de la coordination de ce projet E-Bourses ont été invitées à préparer une feuille de route qui intégrera les aspects d’organisation et les stratégies pour l’opérationnalisation de ce projet dans un délai raisonnable.

En rappel, E-Bourses est un projet conjoint du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique ainsi que celui des Finances, du Budget et du Portefeuille public. L’échange sur la relance du projet E-Bourses intervient quelques jours après la tenue des travaux de la sous-commission des bourses ayant permis d’analyser 6 598 dossiers pour les étudiants congolais sur le territoire et 3 556 pour ceux qui sont à l’étranger. A l’occasion, la ministre en charge de l’Enseignement supérieur exhortait  les participants à réfléchir sur la manière dont l’Etat pourra résoudre le problème du cumul des arriérés de bourses pour éponger sa dette sociale envers les étudiants.

Congo : la BDEAC apporte un appui de 32,8 milliards FCFA pour la construction des infrastructures

Le gouvernement congolais et la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) ont procédé le 16 août 2021, à la signature d’un accord de financement.

 

Le gouvernement congolais vient de recevoir un appui de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale d’une valeur de 32,8 milliards FCFA. Un accord de financement a été signé entre les deux parties lundi 16 août 2021. Cette enveloppe est destinée à la construction des infrastructures. Il s’agit de l’aménagement de la route Dolisie-Kibangou dont les 93 km constituent la première phase du corridor Libreville-Brazzaville devant relier le Congo au Gabon, et qui permettra de désenclaver ce bassin de production dans l’optique d’améliorer les échanges économiques et commerciaux dans la sous-région.

Le corridor Libreville-Brazzaville et celui de Brazzaville-Ouesso-Bangui-Ndjamena font partie des six projets intégrateurs dont la BDEAC s’était engagée au cours de la table ronde des bailleurs de fonds de Paris en novembre 2020 à soutenir la réalisation à hauteur de 308 milliards de FCFA (551 millions de dollars) en vue d’accélérer l’intégration en Afrique centrale. Le président de BDEAC, Fortunato-Ofa Mbo Nchama, a présenté l’apport de cette infrastructure notamment « au plan socio-économique, ce projet contribuera à la réduction du coût et de la durée du transport, ce qui entraînera le désenclavement du département du Niari et favorisera les activités économiques ».

La zone CEMAC est la moins intégrée du continent à cause, entre autres, de l’insuffisance des infrastructures de transports et de communication. Une carence qui limite la circulation des personnes et des biens alors que les échanges économiques et commerciaux communautaires se situent à peine autour de 3%.

Congo : Anatole Collinet Makosso attendu en France

Le Premier ministre effectuera du 24 au 27 août sa toute première mission à l’étranger depuis sa nomination le 12 mai dernier.

 

Selon le programme de cette visite officielle diffusé par l’ambassade du Congo en France, Collinet Makosso sera à la tête d’une délégation de six ministres, parmi lesquels ceux de la Communication et des Médias, Thierry Moungalla, de la Coopération internationale et du Partenariat public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso, et du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé, Nicéphore Antoine Thomas Fylla de Saint-Eudes.

Au cours de son séjour, le Premier ministre prendra part aux universités d’été du Mouvement des entreprises de France (Medef), l’occasion d’après certaines sources de relancer la coopération entre les hommes d’affaires français et la République du Congo, en quête d’investisseurs étrangers pour diversifier son économie fortement dépendante du pétrole.

Il devrait également s’entretenir tour à tour avec son homologue français Jean Castex ainsi qu’avec d’autres membres du gouvernement français.

Au plan économique, la France appuie la demande du Congo adressée en mai 2020 auprès du Fonds monétaire international (FMI) pour une aide d’urgence face à la COVID-19.

Congo-boxe : le championnat départemental est lancé

La compétition a démarré, le 16 août, à l’école 8-février de Mbota, dans l’arrondissement 3, Tié-Tié, devant un grand public enthousiasmé.

 

Un combat d’exhibition de la catégorie des mouches a remué la sensibilité du grand public sportif mobilisé pour la cause. Les deux jeunes boxeurs de moins de 15 ans ont fait une bonne prestation devant le public et les anciens pratiquants de boxe qui ont apprécié le talent de ces derniers. Ce combat n’a connu ni vaincu ni vainqueur. Ensuite, cinq combats de haut niveau ont caractérisé la première journée du championnat de la Ligue de boxe qui se poursuivra jusqu’au 20 août.

Cette compétition, rapellons-le, répond aux exigences et au programme d’activités de la Fédération congolaise de boxe. Elle  va regrouper, durant cinq jours, près de cent boxeurs des clubs de la ville océane qui l’ont accueillie avec entrain après plusieurs mois de trêve.

Organisé dans le contexte international influencé par le coronavirus, ce rendez-vous des boxeurs ponténégrins est soumis au respect du protocole sanitaire, de la discipline cartésienne et du règlement intérieur de la compétition. C’est, d’ailleurs, la raison de l’invite du président par intérim de la Ligue, Romuald Nfoudi, au fair-play. « Nous exhortons tous les sportifs à accepter les résultats  de cette compétition en toute sportivité. Ce championnat doit être pour les athlètes et leurs dirigeants une occasion de s’auto-évaluer face aux prestations de leurs sparrings pour s’améliorer et faire des retours d’expériences entre clubs », a-t-il indiqué.  Et de remercier le président de la fondation Alexis-Mayet pour son soutien multiforme et le président de la fédération pour son engagement au soutien des ligues départementales.

Le directeur départemental des Sports a, quant à lui, félicité la Ligue pour l’organisation du championnat ainsi que les clubs qui ont rendu réaliste ce grand rendez-vous des boxeurs. Il les a invités au respect de leurs adversaires. « Le sport dans toute sa globalité est un vecteur de l’unité entre les communauté. je vous demande donc d’aborder cette compétition en concurrents loyaux respectueux des règles et lois qui régissent votre sport sans oublier le respect de votre protocole sanitaire », a martelé Joseph Biangou-Ndinga.

Congo : signature d’un accord pour renforcer la protection de la faune

Cet accord a été signé entre le gouvernement congolais, l’ONG internationale WCS et la Congolaise industrielle des bois (CIB).

 

L’accord tripartite « innovant » permettra d’intensifier les activités liées à la conservation de la faune, à travers un soutien technique au Projet de gestion des écosystèmes périphériques du parc national de Nouabalé-Ndoki (Progepp), l’amélioration des communications et le renforcement de la sécurité des rangers.

L’accord, signé le 7 août dernier à Pokola, dans la Sangha, en présence de la ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo, et de son collègue en charge de l’Éducation, Jean-Luc Mouthou, prévoit également un système de gouvernance plus efficace.

Les éco-gardes vont bénéficier des formations intensives de remise à niveau, notamment des cours sur les droits de l’homme et sur la législation relative aux crimes fauniques. De quoi contribuer à la promotion du parc national Nouabalé-Ndoki, un bastion d’éléphants de forêt de 4 000 km2 créé en 1993, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco pour l’importance de sa biodiversité animale et végétale.

Le département de l’Économie forestière et la société CIB ont aussi signé un autre accord pour établir une unité anti-braconnage sur la concession forestière de Mimbeli-Ibenga, où opère cette société.

Rappelons qu’un premier accord tripartite du même genre a été signé en 1999 et a marqué la création du Progepp. Il a permis la création d’une zone tampon empêchant les braconniers de se rapprocher du parc national.

Congo : les sénateurs approuvent le projet de loi sur le statut des réfugiés

Le texte approuvé, le 12 août, s’inscrit dans le cadre de l’amélioration, de l’harmonisation et surtout du renforcement du dispositif juridique au plan interne.

 

L’Etat congolais se reconnaît le droit d’accorder protection et asile à toute personne se trouvant sur son territoire y compris dans ses domaines extraterritorialité.  La loi qui a été adoptée par le Sénat, prévoit également la création d’un Comité national d’assistance aux réfugiés, organe chargé de déterminer le statut de réfugié, de gérer et protéger ceux des réfugiés reconnus ainsi que les demandeurs d’asile.

S’agissant justement des réfugiés, quelques sénateurs se sont intéressés au cas des Rwandais vivant au Congo. Intervenant sur cette question, le ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso, a laissé entendre que l’Organisation des Nations unies a mis fin, il y a quelques années, au statut de réfugiés des Rwandais vivant au Congo.

« Le Rwanda est devenu un pays fréquentable, un pays admiré de toute part, il a abrité plusieurs sommets de l’Union africaine. Les Nations unies ont considéré qu’il n’y avait plus de raisons que des Rwandais vivent à l’étranger et sous la protection du Haut-commissariat des Nations unies comme réfugiés. Elles ont mis fin au statut de réfugiés des Rwandais dans notre pays », a-t-il déclaré.

Le ministre a réaffirmé qu’il n’y a plus de réfugiés rwandais en République du Congo puisqu’entre-temps, beaucoup se sont installés, pratiquent l’agriculture pour les uns, l’élevage pour les autres et se sont même mariés à des Congolais et des Congolaises.

« Beaucoup se sont intégrés dans notre société mais n’ont toujours pas la nationalité congolaise alors que nous avons le privilège de la double nationalité », a-t-il renchéri.

Jean-Claude Gakosso a rappelé qu’ils sont aujourd’hui au nombre de 811 Rwandais qui sont dans un statut hybride, c’est-à-dire ni réfugiés ni Congolais mais en même temps ne veulent pas rentrer au Rwanda. Il a conclu en précisant que le Congo compte près de 26 000 réfugiés toutes nationalités confondues, dont les plus nombreux sont des Centrafricains et des Congolais de Kinshasa.

Congo-indépendance : le chef de l’Etat entend gagner le pari de l’autosuffisance alimentaire

C’est ce qui en ressort du discours du président Denis Sassou N’Guesso à l’occasion de la commémoration de la fête de l’indépendance.

 

Le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso a invité, dans son discours à l’occasion du 61e anniversaire de l’indépendance du pays, son peuple à s’engager dans la voie d’une véritable révolution agricole pour gagner le pari de l’autosuffisance alimentaire.

Sassou N’Guesso qui s’adressait samedi soir à ses compatriotes, a estimé que les efforts déployés pour parvenir à un secteur agricole au diapason des objectifs visés ont été souvent entravé par le peu d’intérêt des populations vis-vis de l’agriculture.

« Au Congo, sous l’ère coloniale ou même après l’indépendance, l’agriculture était toujours reléguée en arrière-plan. Les travaux agricoles n’attiraient guère les jeunes qui se passionnaient plutôt pour les emplois de bureau, de préférence dans les rangs de la fonction publique, au point de contribuer, de manière continue, à l’amplification de la dépendance alimentaire de notre pays », a-t-il rappelé.

Il a appelé à un changement de mentalités en vue de la mobilisation de la population, particulièrement la jeunesse, au service du développement économique et social du pays.

« Au regard des atouts de notre pays, tels que la grande disponibilité en terres arables, la pluviométrie abondante, la densité et la régularité du réseau hydrographique, la main-d’œuvre jeune et suffisante, l’agriculture au sens large devrait emporter la conviction de notre peuple, comme vecteur structurant de la diversification de l’économie nationale », a déclaré le chef de l’Etat.

Le Congo dispose d’une superficie de 342.000 kilomètres carrés pour un nombre d’habitants estimé à 5 millions d’âmes. Cette situation a conduit les autorités du pays à lancer, par le passé, plusieurs initiatives qui se sont révélées infructueuses, en dépit des engagements pris au plus haut niveau de l’Etat, rappellent des observateurs locaux.

À travers le pays, les petits exploitants pratiquent essentiellement une agriculture d’autoconsommation. Les autorités veulent désormais imprimer un rythme d’intensification de l’agriculture en vue de diversifier l’économie du pays et de réduire sa dépendance aux revenus du pétrole.

« Le Plan national de développement 2022-2026 concentrera les ressources d’investissement au financement des projets qui concourent à la diversification économique. Il s’agit prioritairement, entre autres, de l’agriculture », a précisé M. Sassou N’Guesso.

Congo-CHU : Thierry Ngombé prend fonction

Nommé en Conseil des ministres le 28 juillet, le nouveau directeur général du Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville, a pris ses fonctions le 13 août.

 

Le Professeur Thierry Ngombé a pris fonction à la direction générale du CHU. Aussitôt installé dans ses fonctions le directeur semble avoir pris la mesure de sa tâche. Sa mission est grande et ses défis immenses. Il s’agit notamment de l’amélioration de la gouvernance hospitalière, du rassemblement et de la mobilisation de toutes les intelligences existantes, de la révision du cadre juridique et de la convention hospitalo-universitaire, de la consolidation des bonnes pratiques administratives, logistiques et comptables, de la mise en œuvre du projet médical « priorité et importation des outils » de gouvernance clinique.

A cela s’ajoutent l’organisation des formations en management hospitalier pour faciliter l’éradication et la responsabilisation des cadres, notamment les chefs de service, la lutte contre les comportements déviants en appliquant à la lettre le code de déontologie et en respectant le serment d’Hippocrate.

Dans le cadre de l’amélioration du cadre de travail, il sera question d’assainir l’environnement du travail ; de réhabiliter le réseau d’eau, d’acquérir des équipements médicaux. Il est prévu, en outre, de finaliser le processus de mobilisation des ressources financières dans le cadre du projet de l’Agence française de développement et de la Banque des Etats de l’Afrique centrale

Le professeur Thierry Ngombé  remplace le Canadien Bernard Raiche. Ce dernier a été relevé après la résiliation par le gouvernement congolais du contrat signé en 2019  avec l’Unité de santé internationale (USI)  de Montréal. Un contrat résilié officiellement pour manque de résultats dans la gestion du CHU.

Congo : 2500 œuvres d’art seront logées dans le nouveau musée national

Cette annonce a été faite par le ministre de la culture et des Arts, Dieudonn2 Moyongo, lors de la séance des questions orales avec débat au gouvernement à l’Assemblée nationale.

 

Le ministre de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo, a annoncé le 4 août dernier à Brazzaville, lors de la séance des questions orales avec débat au gouvernement, que le nouveau musée national moderne en construction dans le sixième arrondissement de Brazzaville, Talangaï, abritera 2500 œuvres d’art.

Le ministre répondait à la préoccupation du sénateur Ludovic Robert Miyouna qui déclarait que dans tous les pays du monde, les musées nationaux constituent des lieux de prestige, de mémoire et d’histoire. Ils font partie des patrimoines nationaux qui font la fierté des pays et c’est pourquoi ces dernières années, les revendications des pays africains exigent à cor et à cri le retour de leurs objets muséologiques expropriés lors de la colonisation.

Le sénateur a signifié que le bâtiment qui abrite le musée national se trouvant dans un état de délabrement très avancé, dans un environnement particulièrement vétuste, le gouvernement doit trouver un local de conservation plus digne et mieux sécurisé ne serait-ce qu’au nom de la fierté du pays.

Dans sa réponse, Dieudonné Moyongo a laissé entendre qu’il y a un nouveau musée en construction. « Les travaux de ce musée sont terminés et dès que les détails seront réglés, le musée national s’y installera avec ses 2500 œuvres d’art en voie de constitution », a-t-il signifié.

Quant au retour des biens culturels expropriés pendant la colonisation, le ministre de la Culture et des Arts a réagi en signifiant que cette question est d’actualité mais il y a des critères pour que ces objets reviennent au pays. Au nombre de ces critères, a-t-il renchéri, il faut avoir des infrastructures et au niveau du Congo, la question est aujourd’hui réglée avec l’acquisition bientôt du nouveau musée moderne.

Ainsi, dès que l’ouvrage sera opérationnel, le gouvernement enclenchera les négociations avec les différents partenaires concernés par la problématique du retour de ces œuvres d’art, a-t-il conclu.

Congo : Raymond Malonga libéré après six mois de détention

Le journaliste avait été reconnu coupable d’avoir diffamé Georgette Okemba, épouse de l’amiral Jean-Dominique Okemba.

 

Raymond Malonga, le directeur de l’hebdomadaire satirique indépendant Sel-Piment a été accueilli à sa sortie de prison par des membres de sa famille, ainsi que par quelques responsables d’ONG de défense des droits humains.

« Je suis soulagé de quitter la prison. Mais je suis malade parce que je souffre d’hypertension. Les conditions de détention sont vraiment déplorables (…). Je vais prendre un peu de repos avant de reprendre le travail », a déclaré Raymond Malonga,le journaliste de 60 ans.

L avait été arrêté sur son lit d’hôpital en février dernier, jugé et condamné à six mois d’emprisonnement ferme et à une amende 30 millions de FCFA (45 000 euros) pour avoir diffamé l’épouse d’un dignitaire du pouvoir, le journaliste Raymond Malonga a été libéré mercredi 11 août après avoir purgé sa peine.

Congo : le Pnud s’implique dans la gestion des risques de catastrophes

Un atelier de validation de la stratégie nationale pour la prévention et la gestion des risques de catastrophes a été ouvert à Brazzaville.

 

Le programme des Nations unies pour le développement (Pnud) entend accompagner la République du Congo, dans la prévention et la gestion des risques de catastrophes. A cet effet, un atelier de validation de la stratégie nationale s’est ouvert le 10 août à Brazzaville. Ledit atelier s’est tenu du 10 au 12 août à Brazzaville et présidé par la ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault.

Il s’est agi de faire une revue et d’aligner la stratégie nationale de réduction de risques de catastrophes du Congo au cadre Sendai conformément au programme d’action africain, à la stratégie et au plan d’action de l’Afrique centrale.

Spécifiquement, il s’agit de développer et aligner la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes du Congo au cadre de Sendai conformément au programme d’action africain, à la stratégie et au plan d’action Afrique centrale ; développer et rendre opérationnels les politiques, la stratégie et les cadres institutionnels et juridiques de gestion des risques de catastrophes ; créer une synergie multisectorielle impliquant dans une même vision et mission toutes les parties prenantes de la chaîne de gestion des risques de catastrophes ; renforcer les capacités des institutions du Congo dans le domaine de le réduction des risques de catastrophes.

Le document initial faisant foi de stratégie nationale et plan d’action de gestion des risques de catastrophes du Congo n’avait pas pris en compte les sept objectifs clairs et les quatre priorités d’action pour prévenir les nouveaux risques et réduire les risques de catastrophes existants conformément au cadre de Sendai que le ministère de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo a sollicité l’appui du programme des Nations unies pour le développement (Pnud) pour accompagner le pays dans ses efforts d’harmonisation de cette stratégie au cadre de Sendai 2015-2030.

Congo : une réflexion sur le mécanisme national de prévention de la torture

Le sujet a réuni Fédération internationale des actions des chrétiens pour l’abolition de la torture au Congo (Fiacat) et les représentants des Organisations non gouvernementales.

 

La Fédération internationale des actions des chrétiens pour l’abolition de la torture au Congo (Fiacat), les représentants des Organisations non gouvernementales ainsi que ceux des différents services ont débattu, le 10 août, sur le choix du mécanisme national qui sera mis en place par le pays.

La réunion a porté sur le « contrôle des lieux privatifs de liberté, un réel défi pour une bonne administration de la justice en République du Congo après le lancement du processus de ratification du Protocole facultatif à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants » au Centre d’information des Nations unies.

L’objectif est de promouvoir ce protocole et de développer les éléments clés du mécanisme national de prévention de la torture. Le président de l’Acat Congo, Christian Loubassou, rappelle dans son mot de circonstance la date de signature de ce protocole en 2008, avant son adoption en avril 2016.

Selon lui, les instruments de ratification du protocole facultatif n’ont jamais été déposés au secrétariat des Nations unies. « La réunion de travail proposée envisage de réfléchir sur la modalité de mise en œuvre de cet instrument novateur qui est le Protocole facultatif à la Convention contre la torture et autres peines ou traitement cruels, inhumains ou dégradants et de poser les bases d’une réflexion que le gouvernement pourra  se servir pour décider sur le modèle de mécanisme national de prévention à mettre en place », a-t-il déclaré.

Le conseiller aux Affaires pénitentiaires du ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones, Dominique Boukaka, a présenté à cette occasion une communication sur le thème « Le protocole facultatif à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, cinq ans après la promulgation du décret de ratification : état de lieu et perspectives pour le Congo ».

L’orateur a assuré que le protocole facultatif connaît des avancées significatives. Toutefois, a-t-il ajouté, quelques faiblesses sont observées du côté du politique pour sa déposition auprès du secrétariat des Nations unies. Il a, par ailleurs, ajouté qu’une fois ce protocole déposé, le Congo mettra en place le Mécanisme national de prévention pour lutter contre la torture. « Les détenus doivent être protégés à base des instruments juridiques car ils deviennent vulnérables en milieu carcéral. Les barrières juridiques permettront d’éviter de tomber dans une société de jungle », a-t-il indiqué.

Congo : vers l’éradication de la rage

Un plan d’actions national intégré pour éradiquer la rage à l’horizon 2030 a été élaboré à Brazzaville du 09 au 13 août 2021.

 

Les biologistes, épidémiologistes et les experts en santé réfléchissent, du 9 au 13 août à Brazzaville, à l’élaboration d’un plan d’actions national intégré de lutte contre la rage selon l’approche « Une seule santé », au cours d’un atelier ouvert par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Paul Valentin Ngobo, en collaboration avec la représentation de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Congo.

Le plan d’actions national intégré vise à éradiquer la rage à l’horizon 2030 avec l’appui technique et financier de la FAO. La rage est une maladie contagieuse et mortelle. Elle est causée par un virus qui s’attaque au système nerveux des mammifères, y compris à celui des humains. Le virus rabique se transmet généralement par la salive d’un animal domestique ou sauvage infecté lors d’une morsure ou par une griffure.

« La rage demeure endémique dans plus de cent cinquante pays. Elle est une menace pour trois milliards trois cents à travers le monde malgré la découverte du vaccin antirabique par Louis Pasteur. L’impact économique de cette maladie est estimé à huit milliards six cents millions de dollars par année. En Afrique subsaharienne, la FAO assiste huit pays dont le Congo et l’objectif est d’atteindre zéro décès dû à la rage », a indiqué Yannick Ariane Rasoarimanana, représentante de la FAO en République du Congo.

Au Congo, la rage sévit à l’état endémique. En 2011, le pays a enregistré de façon récurrente des cas de rage dans les départements de la Bouenza, du Kouilou, de la Lékoumou, du Niari et de Pointe-Noire. Entre 2013 et 2014, il a été notifié neuf cent trente-trois cas de morsures, douze cas suspects cliniques décédés et un taux de létalité de cent pour cent.

Outre ces départements, des cas suspects sont notifiés dans la Sangha et dans la localité de Mindouli, où quatre décès humains ont été rapportés en 2019. La circulation du virus rabique au sein de la population canine dans les villes de Dolisie, Nkayi et Pointe-Noire a été formellement confirmée par des diagnostics biologiques faits par le Laboratoire diagnostic vétérinaire de Brazzaville (LDVB) par immunofluorescence. Les aliquotes des échantillons analysés dans les laboratoires de Onderstespoort Veterinary Institute à Pretoria, en Afrique du Sud, et de Istituto Zooprofilatrico Sperimentale delle Venezie de Padoue, en Italie; par la technique de biologie moléculaire, ont corroboré les résultats du LDVB.

Ainsi donc, les participants et les parties prenantes à la lutte contre la rage vont élaborer un plan de travail pluriannuel (2021-2030), définir les responsabilités, présenter les modalités d’utilisation de la banque de vaccins contre la rage et budgétiser les campagnes de vaccination de masse des chiens. Pour élaguer les difficultés rencontrées, les participants et les parties prenantes vont aussi revoir le cadre règlementaire de lutte contre la rage et le dossier lié à la rupture fréquente des stocks de vaccins humain et animal.

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a expliqué les raisons d’augmentation des foyers de la rage au Congo et a suggéré la surveillance multisectorielle ainsi que la vaccination massive pour l’atteinte de l’objectif zéro décès dans le pays. « Au Congo, la rage demeure endémique. Cette situation est d’ailleurs en étroite collaboration avec l’augmentation de la population des chiens errant dans les principales agglomérations du pays, l’imprudence des enfants qui organisent des compétitions des chiens abandonnés, l’accumulation des dépotoirs dans les villes », a déclaré le ministre Paul Valentin Ngobo.

Congo-coronavirus : un nouveau plan de vaccination adopté

Celui-ci vise à rapprocher la vaccination de la population cible estimée à 60% du nombre d’habitants de la République du Congo.

 

Le Congo a un nouveau plan national de déploiement et de vaccination contre le coronavirus. Celui-ci a été validé lundi 09 août 2021 et a pour objectif de rapprocher la vaccination de la population cible qu’on estime à 60% du nombre d’habitants du pays.

Il faut noter que ce plan national de déploiement et de vaccination révisé sera en mesure d’ « améliorer la couverture vaccinale en vue de freiner la circulation du virus grâce à une immunité collective mais aussi d’améliorer la situation épidémiologique, afin de favoriser la relance dans tous les secteurs de la vie nationale », a estimé le ministre de la Santé et de la Population, Gilbert Mokoki.

Pour la mise en œuvre de ce plan, le Congo sollicite un accompagnement des partenaires multilatéraux et bilatéraux sur les plans technique et financier.

En République du Congo, la vaccination contre le coronavirus a officiellement été lancée mars dernier, et celle-ci a déjà touché à ce jour quelque 111.000 personnes alors que la cible visée est de plus de trois millions de personnes, soit 60% de la population du pays.

Le plan qui vient d’être validé prévoit en effet d’atteindre 30% de la population d’ici décembre 2021 et 60% d’ici août 2022. Il projette aussi de renforcer la communication et la sensibilisation à la maladie afin de lever les réticences à la vaccination dues aux informations diffusées sur les réseaux sociaux par les anti-vaccins.

Notons que la vaccination est assurée dans le pays grâce aux doses de vaccins Sinopharm et Spoutnik V mobilisées au moyen de la coopération avec la Chine et la Russie.

Congo : un plaidoyer pour relancer du cinéma

Une plateforme de plaidoyer dénommée « Mbongui » vient d’être lancée par des réalisateurs et autres mécènes qui refusent de voir le septième art être enterré dans ce pays.

 

Salles de projection  transformées en lieux de cultes ; films made in Congo inexistants sur les grandes chaînes internationales de télévisions depuis 30 ans : le cinéma congolais est en perte de vitesse. Pour le relancer, une plateforme de plaidoyer dénommée « Mbongui » vient d’être lancée par des réalisateurs et autres mécènes qui refusent de voir le septième art être enterré dans ce pays.

Au Congo, le Mbongui signifie lieu d’échanges, de partage d’idées, bref de règlement des palabres. La plateforme lancée par les acteurs du cinéma congolais a des objectifs définis ici par la réalisatrice Liesbeth Mabiala. « Nous voulons une plaque tournante du cinéma congolais pour l’aider à se relever, nous devons nous battre à la restructuration de ce secteur et à son développement, puis le promouvoir tant à l’intérieur qu’à l’extérieur », a-t-elle déclaré.

Vers un festival du cinéma congolais

Mécène et amoureux du cinéma, Pierre-Michel Nguimbi a décidé d’accompagner cette plateforme « Nous devons tout faire pour promouvoir notre cinéma. Pour y arriver il faut qu’il y ait des gens qui s’asseyent et s’organisent pour pouvoir en parler. C’est le cas du Mbongui. C’est pour cette raison que j’ai accepté de les accompagner et d’être avec eux », a argumenté M. Nguimbi.

Le Mbongui se propose également de lancer le festival du cinéma congolais dans quelques années. Cinéaste en herbe de 28 ans, Razia Leula Mahomi fait partie de cette aventure. « Je me suis engagée parce qu’on veut que le cinéma congolais aille de l’avant. Toutes seules on ne pourra pas faire quelque chose. Nous voulons en défendre nos droits », a-t-elle fait savoir.

La relance du cinéma est un combat de longue haleine au Congo. Un pays où le tout premier film réalisé par un cinéaste local a été diffusé en 1965, selon les connaisseurs.

Congo : le gouvernement promet de payer au moins un mois de pension des retraités par trimestre

C’est une promesse faite par le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso mercredi 04 août 2021, dans la capitale congolaise, Brazzaville.

 

Le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso, répondant, le 4 août 2021 à Brazzaville, aux questions des sénateurs à l’occasion de la séance des questions orales avec débats, s’est engagé à garantir le paiement d’au moins un mois de pension des retraités par trimestre.

Plusieurs questions sur les thématiques telles que : la sécurité des citoyens, les actes criminels perpétrés dans le département de la Lékoumou par des hors-la-loi dans le but de récupérer les ossements humains, la décentralisation, les recrutements à la fonction publique qui ne se font pas selon une planification bien établie, la question des pensions des retraités, la redevance audiovisuelle, la situation du bâtiment du Musée national se trouvant dans un état de délabrement très avancé, les pénalités imposées aux usagers des sociétés d’électricité et d’eau, les frais élevés des funérailles, le problème des 1125 jeunes gendarmes en attente de recrutement depuis 2017, le rançonnage des usagers des routes nationales 1 et 2 par les agents de la force publique, le manque criard des soignants dans les hôpitaux, ont trouvé des réponses de la part du gouvernement.

Il ressort au terme de ces échanges que le gouvernement s’attelle à la résolution avec réalisme des problèmes posés et ce, en fonction de la conjoncture actuelle.

Congo-filière cacao : vers la réhabilitation des anciens sites de plantation

Une nouvelle politique a été présentée aux responsables départementaux de l’agriculture, le 4 août à Brazzaville, par le ministre de tutelle Paul Valentin Ngobo.

 

Le gouvernement congolais veut réhabiliter les anciens sites de plantation, à travers une politique agricole axée sur l’organisation des groupements paysans. Cette nouvelle politique a été présentée aux responsables départementaux de l’agriculture, le 4 août à Brazzaville, par le ministre de tutelle Paul Valentin Ngobo.

Les plantations de l’État et plusieurs hectares de cacao détenus autrefois par des producteurs locaux sont quasiment à l’abandon. Les régions forestières de la Sangha et de la Likouala abritent des étendues de plantations de cacao dont les récoltes sont exportées via le marché camerounais. Certaines localités de la Cuvette (Makoua, Owando) et du Kouilou (district de Mvouti) produisent également du cacao.

Les planteurs et la main-d’œuvre sont disposés à travailler pour booster la filière, rassure le directeur départemental agricole de la Likouala, Gamard Diahouakou. Pour la dernière récolte, par exemple, les petits paysans ont produit plus de 450 tonnes qui ont été commercialisées vers la République démocratique du Congo. Tout comme dans la Cuvette, les planteurs attendent un appui du gouvernement en vue d’améliorer leur productivité.

L’aide des pouvoirs publics doit cibler les besoins spécifiques des paysans. « Dans la Cuvette, nous avons prévu d’organiser des campagnes dans le cadre du Projet cacao. Il y a  beaucoup d’hectares qui ont été abandonnés par les producteurs, simplement parce que le volet commercialisation n’est pas entrepris », a plaidé le directeur départemental de l’agriculture de la Cuvette, insistant sur la formation des planteurs et la création de voie d’accès au marché.

Il faut rappeler qu’il y a deux ans, le gouvernement congolais, à travers le Projet d’appui au développement de l’agriculture commerciale (PDAC), a commandé une étude censée relancer la filière cacao dans le pays. Le coordonnateur du PDAC, Isidore Ondoki, a pour cela prêché la prise en compte des recommandations de cette étude sur le Plan national de développement du cacao. « L’étude a offert à l’État une grande capacité d’organisation de la filière », a-t- il martelé.

Au cours de la rencontre, enfin, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Paul Valentin Ngobo, a rappelé sa volonté de réhabiliter les deux villages agricoles, de créer des zones agricoles protégées et des incubateurs agricoles, y compris la formation des groupements agropastoraux, la facilitation de l’accès aux tracteurs et crédits agricoles…

Congo : la CIB aspire à une nouvelle technologie

La Congolaise industrielle des bois (CIB), entend développer ses activités à travers un partenariat public-privé avec le gouvernement.

 

La CIB, principale société spécialisée dans l’exploitation forestière au Congo, entend apporter une nouvelle technologie pour le développement de ses activités à travers un partenariat public-privé avec le gouvernement congolais.

Dans le cadre de cette ouverture, le vice-président de la CIB, Ashish Malik, en compagnie de la ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo, a rencontré le 2 août le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, à qui il a présenté la vision future de son entreprise. Malgré la crise engendrée par la Covid-19, la CIB œuvre pour le développement économique dans le secteur du bois.

La rencontre avec le chef du gouvernement a été l’occasion, pour le vice-président de la CIB, de faire un état des lieux de sa structure et de présenter également les différents projets qu’elle compte réaliser dans le domaine de la transformation et le développement industriel. Ceci dans le cadre de la nouvelle loi forestière.

Considérée comme la plaque tournante de l’activité forestière au Congo, la CIB basée à Pokola, dans le département de la Sangha, compte plus de 1 000 travailleurs permanents à ce jour. Cette société est attributaire de 4 unités forestières d’aménagement situées à Pokola, Kabo, Loundoungou-Toukoulaka et Mimbeli Ibeng. Les trois premières UFA sont certifiées FSC à 100%.

La CIB possède également 4 unités industrielles de production (scieries), 41 séchoirs, une unité de moulurage, un atelier de menuiserie et un atelier de fabrication de maisons ossature bois.

En République du Congo, la CIB exploite des concessions d’aménagement forestier et de transformation couvrant environ 2,1 millions d’hectares. La société a obtenu la certification FSC pour environ 1,3 million d’hectares, le reste étant en cours de certification, l’une des plus grandes concessions contiguës de bois feuillus tropicaux certifiés FSC au monde. Environ 92 500 hectares sont préservés en tant que forêts sur pied dans le cadre de REDD+.