Congo : vers la réhabilitation du chemin de fer Congo-Océan

Le projet semble intéresser la Chine, c’est certainement ce qui justifie la rencontre entre le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, et une délégation de la société CRCC 16.

Les échanges entre Jean-Claude Gakosso et la délégation de la société CRCC 16, portaient sur le projet de réhabilitation du chemin de fer Congo-Océan. Il faut dire qu’avec la crise économique que traverse le pays de Sassou N’Guesso, la reconstruction de cette voie ferrée pourra permettre la relance de l’économie nationale.

Le chantier de réhabilitation du chemin de fer Congo-Océan est une initiative du gouvernement Congolais. L’objectif est de rénover la voie dégradée entre Brazzaville et Pointe-Noire (510 km).

Au mois de juillet 2018, le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso avait mentionné, comme priorité, la construction d’une ligne ferroviaire qui reliera les différents bassins de production minière, depuis le port minéralier de Pointe-Noire jusqu’au département de la Sangha (nord), via les localités de Mayoko et Zanaga (sud).

Le président de la République du Congo, avait affirmé que l’enjeu d’une mise en production diversifiée et significative dans ce secteur économique doit s’accompagner d’une action résolue du gouvernement. Pour ce fait, des infrastructures devront être mise à la disposition du secteur minier pour un rendement économique rentable.

Seid Mbodou exhorte les tchadien du Congo à respecter des lois du pays d’accueil

Quelques mois après sa prise de fonction à Brazzaville, le nouvel ambassadeur tchadien a organisé, le 23 juin, une rencontre citoyenne pour faciliter la cohésion sociale entre les membres de sa communauté vivant au Congo.

Devant ses compatriotes venus nombreux l’écouter, l’ambassadeur du Tchad les a appelés à « l’amour du prochain, la fraternité et la cohésion pacifique », exprimant, par la même occasion, sa gratitude aux autorités congolaises et au peuple congolais, pour l’accueil « fraternel » réservé aux Tchadiens.

« Nous nous réjouissons d’être au Congo, car le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a fait de son pays une grande nation respectée de part le monde. Il continue de travailler pour le renforcement de la coopération entre les Etats membres de la Cémac et de la CEEAC, deux instruments d’intégration pour l’Afrique centrale », a déclaré Seid Mbodou. En outre, il a demandé à ses compatriotes de cesser avec les comportements déviants qui mettent en mal les fondements de leur « patrie, et à se considérer comme dignes fils du Tchad, exemplaires et porteurs des valeurs constructives et utiles » pour leur pays.

Pour la petite histoire de l’ancienneté des liens d’amitié entre les deux pays, l’ambassadeur a rappelé que la communauté tchadienne est présente au Congo depuis 1940, lors de la construction du chemin de fer Congo-Océan.

Le diplomate a, par ailleurs, appelé à la « consolidation de l’unité nationale » autour du président Idriss Déby Itno pour « garantir l’indivisibilité de la nation tchadienne », et pour que la bonne santé de ce pays, a-t-il ajouté, se manifeste par la paix, la sécurité et la stabilité.

« Le président Idriss Déby Itno mérite le soutien de tous les Tchadiens dans le combat qu’il mène pour la paix, la sécurité, le développement et la prospérité de la nation tchadienne, car il demeure l’espoir de tout le peuple tchadien  », a précisé le diplomate. Le chef de l’Etat tchadien est, selon lui, animé d’une seule chose, à savoir « permettre une vie décente à tous ses compatriotes, et faire que cette amélioration de la vie passe nécessairement par le développement du pays ».

Seid Mbodou qui a pris ses fonctions en mars dernier en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Tchad auprès du Congo, n’a pas manqué de revenir sur les missions qui lui ont été assignées durant son mandat.

Denis Sassou N’Guesso attendu à Paris

Le président de la république congolaise prendra part au sommet France-Afrique, dont les assisses s’ouvrent le 2 juillet 2017, à Paris.

Denis Sassou N’Guesso se rendra à Paris la semaine prochaine où il assistera au sommet France-Afrique, qui se tiendra dans la capitale française. L’annonce du déplacement du chef de l’Etat a été faite par l’ambassadeur de France au Congo, Bertrand Cochery, à l’issue d’un entretien avec le président Denis Sassou N’Guesso.

Le président congolais y sera en sa qualité de président du comité de haut niveau de l’UA sur la crise libyenne.

L’entretien entre Denis Sassou N’Guesso et Bertrand Cochery a été l’occasion d’égrener quelques sujets à l’ordre du jour de ce sommet. « Faire un tour d’horizon de tous les sujets d’intérêt commun, qu’il s’agisse des sujets d’actualité, de politique internationale, de la sécurité sur le continent africain et dans la sous-région, mais aussi de parler d’un certain nombre de dossiers importants de coopération bilatérale autour des trois feuilles de route de coopération renforcée », a dit le diplomate français.

L’enseignement supérieur, la recherche et l’éducation, l’environnement et la santé, sont certaines feuilles de route de la coopération bilatérale entre l’Afrique et la France.

« Ce sont trois sujets d’importance. Dans le secteur de l’environnement, j’ai bien insisté auprès du président sur l’importance du dossier des tourbières qui constitue aujourd’hui une carte maîtresse, un atout essentiel pour le Congo dans le cadre du Fonds bleu et plus largement par rapport à tous les défis environnementaux », a indiqué Bertrand Cochery.

Il ne faudra pas oublier le plan économique, qui ne manquera certainement pas d’être abordée à Paris lors du Sommet France-Afrique.

Pont route-rail Brazzaville-Kinshasa : le projet ne fait pas l’unanimité

Plusieurs mouvements citoyens tels que Lucha, Tshieto et Filimbi ont manifesté le 21 juin dans la ville de Matadi, pour exprimer leur désaccord à ce projet.

Ils sont venus nombres, les membres de certains groupes citoyens prendre part à une marche pacifique le vendredi 21 juin. Ils s’insurgent contre la construction du pont roue rail Brazzaville-Kinshasa.

Ce projet devra relier les deux capitales les plus proches au monde Brazzaville et Kinshasa. Mais sauf qu’il ne fait pas l’unanimité tant au Congo qu’en République démocratique du Congo (Rdc). Au contraire, il suscite des tensions, certains ressortissants des deux pays n’en veulent pas.

C’est d’ailleurs ce qui a été à l’origine de la marche pacifique de vendredi initiée par les mouvements citoyens tels que la Lucha, Tshieto et Filimbi basés au Kongo-Central.

Les manifestants ont fait le tour de Belvedere, Kiamvu et Kikanda. La marche a eu pour point de chute le bâtiment administratif du gouvernorat de province où les manifestants ont remis leur mémorandum au gouverneur.

Droits de l’homme, un point de la coopération Congo-Belgique

Le sujet a été au centre des échanges entre le chargé d’affaires de l’ambassade de Belgique au Congo, Frédéric Meunier et le président de la Commission nationale des droits de l’homme, Gabriel Valère Eteka-Yemet.

Frédéric Meunier et Gabriel Valère Eteka-Yemet ont eu un entretien qui avait pour sujet principale les droits de l’homme. Au sortir de cet échange, le chargé d’affaires de l’ambassade de Belgique au Congo a indiqué que « Les droits de l’homme au Congo comme dans d’autres pays, notamment le mien : la Belgique, constituent un chantier permanent pour lequel nous devons travailler main dans la main dans le but d’améliorer ce qui doit l’être ».

Pour le diplomate belge, les deux pays travailleront sur les aspects pour lesquels des efforts méritent d’être multipliés. Il a souligné que la Commission nationale des droits de l’homme, est un organe important pour aider le Congo à progresser dans ce domaine.

Frédéric Meunier a aussi évoqué d’autres aspects de coopération sur lesquels les deux pays vont s’attabler pour un réchauffement diplomatique puisqu’il n’y a pas longtemps que la Belgique a rouvert les portes de son ambassade à Brazzaville.

« Au niveau de la sous-région et au-delà, la diplomatie congolaise porte des fruits. Il y a des domaines qu’il faut exploiter et pour lesquels il faut s’associer au Congo pour qu’en devenant de meilleurs partenaires, nous puissions apprendre les uns des autres », a fait savoir le chargé d’affaires de l’ambassade de Belgique

Congo : aucun cas d’Ebola enregistré

Les rumeurs sur internet, faisant état des cas de maladie au Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville, ne sont pas avérées,  à en croire le directeur de l’épidémiologie et de la lutte contre la maladie, Jean Médard Kankou.

Depuis quelques jours, sur les réseaux sociaux, l’information relative à la présence des cas d’Ebola sur le territoire national, notamment au CHU de Brazzaville, s’est répandue comme une traînée de poudre. Le directeur de l’épidémiologie et de la lutte contre la maladie a rassuré la population.

« C’est une fausse information. S’il y avait un seul cas d’Ebola, sur toute l’étendue du territoire national, on aurait sensibilisé la population en rappelant les dispositions à prendre pour éviter la contamination et la propagation », a indiqué Jean Médard Kankou.

Au niveau du ministère de la Santé et de la population, a-t-il rappelé, il existe un plan de préparation et de riposte contre toutes sortes d’épidémies dont celle de la maladie à virus Ebola. Le personnel de santé, à tous les niveaux, a été formé; les exercices de simulation sur les interventions en cas de cette épidémie se font dans le but de consolider les réflexes de riposte pour mettre la population à l’abri, selon le directeur de l’épidémiologie et de la lutte contre la maladie. Il y a quelques mois, le coordonnateur national de la riposte à Ebola, le Dr Jean-Vivien Mombouli, a expliqué que les équipes de surveillance mises en place doivent intervenir rapidement en cas de suspicion de cette maladie.

Une attitude conforme aux orientations du président de la République qui, dans le cadre de la surveillance épidémiologique, avait appelé, dans son discours sur l’état de la nation de l’an dernier devant le parlement réuni en congrès, à l’intensification de la riposte. Le gouvernement a donc fait du renforcement de la surveillance épidémiologique une de ses priorités, notamment face à la menace de certaines épidémies dans les pays limitrophes. Ainsi, une campagne de vaccination combinée rougeole-rubéole a été organisée et la riposte contre le chikungunya est effective. Une distribution des moustiquaires imprégnées est prévue le mois prochain…

Le directeur de l’épidémiologie et de la lutte contre la maladie a demandé à la population de ne pas tendre l’oreille aux rumeurs folles. Les services compétents travaillent pour la surveillance épidémiologique et ce sont eux qui doivent sonner l’alarme, a fait savoir Jean Médard Kankou.

Fraude au baccalauréat 2019 : des présumés coupables seraient au tribunal

Au Congo-Brazzaville, des enseignants et des cadres de l’administration scolaire ont été mis aux arrêts puis présentés au tribunal, annoncent des médias locaux.

Ils seraient accusés d‘être auteurs ou complices de fraudes lors des épreuves du baccalauréat général qui se sont déroulés du 18 au 21 juin dernier.  « Cette tendance à la transhumance, au mercenariat organisé par des responsables est à déplorer », déclarait le 21 juin dernier, Anatale Collinet Makosso, ministre congolais de l’enseignement primaire et secondaire, chargé de l’alphabétisation. C‘était au terme d’une ronde effectuée dans des centres examens.

« Certains candidats ont donné des fortes sommes pour obtenir des sujets traités. Arrivés en salle d’examen, avons constaté qu’aucun sujet n’était connu d’avance », raconte un candidat. Il va s’en dire que les montants de la transaction varient entre 25 000 et 150 000 francs CFA.

C’est la déception pour ces candidats qui auraient donnés de l’argent pour avoir des épreuves. « Il m’a dit de ne pas me tracasser, qu’il travaille à la direction des examens et concours et qu’il pouvait faire entrer mon dossier sans problème. Je lui ai remis 50 000 F CFA (76 euros). Quand j’ai demandé la liste, il m’a dit que je l’aurai le jour de l’examen. Finalement, je n’ai pas pu passer les épreuves du baccalauréat », regrette une candidate.

Ce n’est pas la première fois que ces cas de fraudes sont signalés au Congo, le phénomène est  fréquent. En 2015, on se souvient que les épreuves du bac général ont été annulées pour fraudes.

Congo : la mairie de Brazzaville lance une campagne de lutte contre les érosions

André Ambali Obenga, le directeur de cabinet du maire de Brazzaville a procédé au lancement de cette campagne le 22 juin au quartier Bongo-Nouara.

La campagne vise à sensibiliser et à éduquer des habitants à s’engager dans la lutte contre l’érosion hydrique en milieu urbain. Cette initiative intervient après une étude tripartite sur les causes réelles des érosions. Celle-ci a été menée par les experts de la mairie de Djiri, l’ambassade des Etats-Unis et la mairie de Brazzaville.

« Nous pouvons vaincre l’érosion à Brazzaville et ses environs. Les Etats-Unis seront aux côtés de la République du Congo pour trouver ensemble des solutions pour le bien-être collectif. Chère population, les règles qui vous seront enseignées sont simples, mais importantes pour sauvegarder la terre », a indiqué Matthew Cassette, chargé d’affaires à l’ambassade américaine.

Cette campagne de sensibilisation consistera à informer la population sur la maîtrise des eaux de ruissellement générées par les toitures des habitations. De même, elle l’encouragera à recouvrir les ravins et autres espaces dangereux en plantant le vétiver, les arbres fruitiers et le bambou.

Les chefs d’entreprises congolais en prospection à Paris

C’était dans le cadre  de la mission du club Congo-France-numérique, qu’une délégation de congolais a séjourné en France du 18 au 21 juin 2019.

Pour la première mission économique du club Congo-France-numérique, a favorisé des rencontres à caractères économique dans la capitale française. Les Congolais sont venus prospecter auprès de leurs homologues français les affaires et les opportunités à saisir.

L’objectif était de faire connaître les différentes opportunités dans l’écosystème digital, de mettre en lumière les atouts des entreprises congolaises et favoriser les échanges entre les professionnels du numérique par la création de clusters d’entreprises. C’est du moins ce qu’a expliqué Luc Missidimbazi, conseiller aux postes, télécommunications et numérique du Premier ministre.

Parmi les rendez-vous rendus publics, ceux de Bercy, au ministère de l’Economie, et du lab innovation, de la banque de France à Paris. Les entretiens ont permis de déterminer des axes d’actions et de partenariats pour 2020. Une priorité s’est dégagée pour l’innovation, la formation et les services.

Au terme de la mission, « nous avons facilité les projets d’investissements des entreprises et acteurs congolais en France, ainsi que des entreprises françaises », a indiqué Luc Missimbazi, chef de la délégation congolaise. Il a estimé avoir rempli le premier acte par le biais du club Congo-France numérique à la quête de la promotion et la création d’un écosystème dynamique et structuré.

Matadi : marche contre le projet de construction du pont Kinshasa-Brazzaville

Plusieurs officiels ont pris part à cette manifestation organisée par les mouvements citoyens notamment Lucha, Tshieto et Filimbi basés au Kongo-Central.

Environ deux mille personnes sont descendues dans la rue ce vendredi 21 juin dans la ville de Matadi (Kongo-Central) pour manifester contre la construction du pont route rail Brazzaville/Kinshasa. Plusieurs officiels ont pris part à cette manifestation organisée par les mouvements citoyens notamment Lucha, Tshieto et Filimbi basés au Kongo-Central.

Le président de l’assemblée provinciale, les membres du bureau de cet organe délibérant ainsi que des députes nationaux et provinciaux notamment ont pris part à cette marche.
Cette marche est partie de trois ronds-points : Belvedere, Kiamvu et Kikanda ; avec comme point de chute le bâtiment administratif du gouvernorat de province. Les manifestations ont déposé leur mémorandum au gouverneur intérieur intérimaire, Justin Luamba Makoso.

« On espérait un minimum de trois mille participants. Mais, nous avons remarqué que c’était plus que ça. Donc, c’était une réussite. Et nous envisageons une série d’autres actions à venir », a déclaré le président de la LUCHA/Matadi, Kisinda Mene.

De son côté, le vice-président de l’assemblée provinciale, Edmond Luzolo :
« Le Congo-Brazzaville a son port en eaux profondes, l’Angola a son port en eaux profondes, le Gabon en a. pourquoi ces gens-là ne veulent pas que la RDC également ait son propre port en eaux profondes ? Le président Tshisekedi, c’est notre président. Nous l’aimons tous (…) La population demande, tel qu’il avait retiré sa signature à Genève ».