La presse congolaise sombre

Plusieurs médias ont fermé à cause du manque « délibéré » de subvention de la part du gouvernement.

Les médias au Congo, (privée et publique) traversent des moments difficiles. Cette crise, est marquée par la fermeture des journaux et chaînes de télévision. A en croire à l’association des éditeurs de presse du Congo (AEPC), la situation s’explique par le manque « délibéré » de subvention de la part des autorités.  Pour cette association, le gouvernement congolais veut étouffer cette presse porteuse de la liberté d’expression. L’AEPC veut montrer que l’environnement dans lequel évolue cette presse est « totalement malsain ».

Alors que libéralisée an 1991, au sortir de la conférence nationale qui a ouvert le pays au multipartisme. Sans oublié la loi instituant sa subvention, la presse au Congo peine à vivre.

« Le paysage audiovisuel et de la presse écrite au Congo est en train de réduire son champ. Beaucoup d’organes sont en train de disparaître. Beaucoup de chaînes de radio et de télévision ferment parce que tout simplement on a un environnement économique qui ne permet pas aux journaux et aux stations tant de radio que de télévision de mieux travailler. Cet environnement est totalement malsain », décrit Jean-Clotaire Himbou, secrétaire général de l’Association des éditeurs de presse du Congo (AEPC).

Les éditeurs de presse demandent au gouvernement de sauver cette presse en danger de mort.

Pèlerinage à la Mecque : 440 congolais sont attendus

Le Comité national du pèlerinage du Congo a invité, le 23 juin, les fidèles à se faire enregistrer pour le pèlerinage du mois d’août, en Arabie saoudite.

L’appel a été lancé lors de la réunion d’évaluation des activités trimestrielles organisée à Brazzaville, sous la conduite du coordonnateur général du comité, Bernard Soumana Yoka, intronisé le 31 mars dernier par le président du Conseil supérieur islamique, El Hadj Djibril Abdoulaye Bopaka.

Le calendrier de ce comité prévoit que la date limite pour les enrôlements est fixée à la fin de ce mois (juin). Les pèlerins quitteront le Congo le 30 juillet et reviendront le 27 août 2019.

Pour ce qui concerne le volet des activités réalisées, le comité national a souligné que les résultats sont significatifs, notamment l’obtention pour la première fois dans l’histoire de l’organisation du pèlerinage, d’un quota de quatre cent quarante pèlerins pour le Congo.

Parmi ceux-ci, figurent également l’harmonisation des relations avec l’administration publique congolaise, le plaidoyer du Congo pour les mesures exceptionnelles auprès du ministre de l’Oumra et du pèlerinage du royaume d’Arabie saoudite ainsi que l’acquisition de l’équipement technique et opérationnel pour l’octroi des visas d’accomplissement de ce déplacement à la Mecque.

Alain Akouala Atipault : « Le Congo sert de hub à l’économie de la sous-région d’Afrique centrale »

L’ancien ministre des Zones économiques spéciales du Congo, Alain Akouala Atipault a indiqué le 21 juin à Kintélé que la mise en lumière des potentialités économiques de son pays ferait qu’il serve de pivot pour une intégration régionale et continentale.

« Le Congo est dans un rôle assez stratégique parce qu’il fait partie du corridor trans-équatorial en Afrique centrale dont la porte d’entrée est le port de Pointe-Noire, le fleuve Congo, l’Oubangui et Brazzaville. En plus de ses quatre zones économiques intégrées et le projet continental pont-route-rail entre Brazzaville-Kinshasa, le Congo demeure une destination intéressante pour les investisseurs marocains. Il sert de hub à l’économie de la sous-région d’Afrique centrale », a affirmé Alain Akouala Atipault à l’ouverture de la première édition du Forum itinérant sur l’intégration régionale au service de l’Afrique émergente.

Alain Akouala Atipault a déclaré qu’avec ses voies qui servent de vecteurs de multiplication de la richesse, le Congo pourrait aider à relever la pente des 5% du PIB africain dans l’économie mondiale.
«En matière de main d’œuvre, aller d’un pays à un autre ne devra plus poser problèmes aux jeunes manufacturés », a notifié Sam Kalambay expert de la chambre de commerce Australo Congolaise en République démocratique du Congo.

Le chargé des missions auprès du directeur général du Port autonome de Pointe-Noire (PAPN), Fortuné Mboumba Peya, qui a démontré la viabilité du Port axée sur la compétitivité de la chaîne de passage portuaire et le développement des neuf corridors, a affirmé qu’avec l’arrivée de la zone du libre-échange, le congolais sera libre de vendre sa marchandise où il le veut.

« Il est temps de créer un emploi et non d’en demander », a souligné pour sa part, le président de la chambre de commerce, d’industrie, d’agriculture et des métiers du Congo, Paul Obambi qui a poursuivi que les Congolais devraient écarter l’idée d’intégrer la Fonction publique pour se mettre à leur compte avec des métiers indépendants.

Après plusieurs échanges entre panélistes et participants sur les infrastructures, la présidente d’Ifrane forum, Khadija Idrissi Janati a loué la vision de plusieurs pays africains de créer des zones économiques spéciales. « Aucun développement ne peut se faire sans le développement des infrastructures, sans en épargner les infrastructures numériques et digitales», a-t-elle mentionné. Elle a suggéré d’aller vers une logique de coopération Sud-Sud afin que les pays expérimentés travaillent avec d’autres pour accélérer le développement du continent.

Congo : l’école de génie travaux a de nouveaux lauréats

Ces officiers subalternes sont venus du Bénin, de la Centrafrique, de Madagascar,  du Niger, du Mali, du Burkina-Faso, de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Sénégal et du Congo pour être formés.

Fin de stage pour des cadres supérieurs de l’armée le 25 juin 2019 à Brazzaville. Le ministre de la Défense nationale du Congo, Charles Richard Mondjo, et son homologue des Zones économiques spéciales, Gilbert Mokoki, ont assisté à la séance de clôture de l’année académique et de la première session du stage de perfectionnement des officiers subalternes (CPOS) génie travaux.

Le cours de perfectionnement suivis par des officiers subalternes, a été organisé par l’École de génie travaux (EGT) à vocation régionale. Ce stage a permis de former vingt-six personnes ainsi que seize autres pour le stage d’application de génie travaux.

Ces stagiaires venus de ces différents pays d’Afrique et les vingt-cinq autres civils venus du ministère des Zones économiques spéciales, ont été formés dans les métiers de la maçonnerie, la menuiserie, la plomberie, la métallerie, l’électricité, la filière eau,  le laboratoire du sol, l’énergie et la conduite des engins.

Même si expérimentée depuis dix ans, les dirigeants de l’EGT reconnaissent qu’il y a encore d’importantes charges pour renforcer la qualité des formations annuelles. Notamment des équipements, des pensions, du soutien des formateurs, de l’entretien, du renouvellement et de l’acquisition de manuels pédagogiques indispensables aux enseignants et à la pratique pour les apprenants.

« Tout récemment, les gouvernements français et congolais ont renouvelé la convention de partenariat qui permet le fonctionnement du projet pour les prochaines années. Il y a deux semaines, l’école de génie travaux et l’école du génie d’Angers ont signé une autre convention de partenariat. L’engagement de la France assure la caution internationale de l’école et se traduit par la prise en compte des charges importantes de fonctionnement de l’école », a déclaré le colonel Patrick Immath Mouyoki, il est le directeur général de cette école.

Congo : plus de 10.000 PME enregistrées 2017

L’information a été donnée par la ministre des petites et moyennes entreprises, Yvonne Adelaïde Mougany, à l’occasion de la célébration de la journée y relative.

Le Congo se joint à l’humanité pour célébrer la journée moniale des micros, petites et moyennes entreprises. Un évènement qui se tient tous les 27 juin de chaque année. Pour l’occasion, le gouvernement congolais a délivré un message, porté par la ministre des petites et moyennes entreprises, Yvonne Adelaïde Mougany.

La ministre a précisé que le pays a enregistré plus de dix mille petites et moyennes entreprises il y a deux ans, pour un chiffre d’affaires de plus de quatre milliards de francs CFA. Au Congo, l’évènement sera célébré en différé, le 2 juillet à Brazzaville, à l’auditorium du ministère des Affaires étrangères.

Dans son message, Yvonne Adelaïde Mougany a fait le tour de la question. Elle tout d’abord fait un état des lieux du secteur des Petites et moyennes entreprises (PME) et de l’artisanat. Il est à retenir de ce bilan que le gouvernement a recensé, courant 2017, plus de dix mille PME. Ce nombre a généré au total 218 257 emplois permanents et temporaires.

Pour ce qui est du secteur informel, la ministre des PMEA a précisé que la cartographie du secteur informel, réalisée à la fin 2018 sur six départements, a renseigné qu’il existe à ce jour environ 40 206 unités économiques, employant 73 322 personnes. Ce nombre a généré en 2017, a-t-elle poursuivi, un chiffre d’affaires de plus de 3073 milliards FCFA.

Ces chiffres promettent des lendemains meilleurs dans la diversification de l’économie du Congo. C’est du moins ce que pense Yvonne Adelaïde Mougany.

« Afin de favoriser l’accroissement de l’impact de toutes les entités dans la modernisation, la diversification et la croissance soutenue de notre économie, le gouvernement s’attelle à mener les réformes appropriées, conformément aux instructions du chef de l’Etat », a-t-elle indiqué.

Les entreprises congolaises appelées à un nouveau management numérique

C’est une exhortation des cabinets Vizeum management consulting et Eminence Conseil.

Les deux cabinets ont exposé, le 26 juin à Brazzaville, lors d’un « déjeuner management », sur les outils essentiels permettant aux dirigeants et aux entreprises nationales de réussir la transformation numérique de leur société grâce à un nouveau management dit 2.0.

Plusieurs responsables et chefs d’entreprises, hauts cadres et managers administratifs des institutions privées et publiques ont échangé sur les fondamentaux de la notion du management 2.0, de plus en plus employée alors que les entreprises vivent une mutation édictée par la transformation numérique.

C’est sur le thème « Réussir sa transformation numérique : un projet d’entreprise entre technologie et management 2.0 » que se sont déroulés les échanges. Pour comprendre le sujet, Jean Louis Portella, directeur général associé chez Vizeum management consulting, a éclairé sur les mutations managériales actuelles qui font désormais appel aux investissements dans l’acquisition des nouvelles technologies.

« S’il faut transformer son business model, son expérience client et ses processus pour réussir sa transformation numérique, la stratégie, la culture, l’organisation et les aptitudes au sein de l’entreprise doivent également subir des mutations », a expliqué Jean Louis Portella.

Les entreprises tentent, en effet, des projets digitaux mais les plus intelligentes sont celles appelées « championnes » qui ont cerné et adopté les meilleurs outils et enregistrent des performances financières remarquables.

Le management 2.0, a-t-il poursuivi, ouvre l’entreprise à ses partenaires, ses fournisseurs, ses clients et ses salariés, ce qui vient percuter de plein fouet les anciens modèles de management hérités du XIXe siècle.

Aujourd’hui, l’interactivité de la société, le partage de l’information ou même les réseaux sociaux poussent les dirigeants et managers à changer leurs méthodes de management pour favoriser un travail collaboratif, un capital humain essentiel à la survie de l’entreprise et des outils plus conviviaux.

Tout ceci ne peut être efficace sans une politique digitale bien cernée. Pour Jean Louis Portella, des étapes sont à suivre allant de la stratégie, en passant par la culture et l’organisation ensuite par une aptitude IT. « Le management classique ne saurait rentre possible cette transformation du fait qu’elle ne permet pas un fonctionnement agile des entreprises », a-t-il souligné.

Une entreprise agile, a indiqué l’orateur, adapte l’organisation des projets et les fait évoluer en fonction des besoins. L’utilisation d’itérations courtes, associée à un processus d’amélioration continu, permet d’anticiper et de réagir rapidement, et éviter ainsi tout dépassement.

Les petits déjeuners management du cabinet Vizeum sont des rencontres destinées à vulgariser le conseil en management et à aider les décideurs à mieux comprendre les enjeux ainsi que les mécanismes de la performance des entreprises et de l’administration publique. Ils sont aussi un moment offert à des personnalités d’influence pour partager leurs points de vue sur les thématiques abordées.

Pour cette session, le panel a été composé de Benjamin Belle, directeur général de Canal + Congo, et de Bob Carden Bouba, directeur de la banque digitale à United Bank for Africa (UBA –Congo).

Maroc : « Prête-moi ton rêve » à Casablanca

La ville portuaire du Maroc a accueilli l’exposition panafricaine itinérante, qui s’est tenue les 18, 19 et 20 juin 2019.

Prête-moi ton rêve, est une initiative de la fondation pour le développement de la culture contemporaine africaine (FDCCA). La FDCCA, entend à travers cet évènement, mobiliser les différentes composantes de l’écosystème culturel du continent africain. Ceci, dans le but de soutenir la dynamique artistique et encourager la collaboration culturelle panafricaine.

Ce sont 30 artistes de 15 nationalités de renommée internationale, qui exposent leurs œuvres pour le plaisir des amoureux de l’art. Il faut le dire, le choix de ces artistes ne s’est pas fait au hasard. Ils ont été sollicités en fonction du thème de la méthodologie choisis. Le Congo était de la partie, le pays de Sassou N’Guesso a été représenté par Bill Kouélany.

Quatre temps forts ont rythmé prête-moi ton rêve. Il y avait des tables rondes sur des thèmes spécifiques en rapport à la création artistique contemporaine. Une exposition qui s’étendra pendant 12 mois, durant lesquels elle fera étape dans 6 métropoles du continent : Dakar, Abidjan, Lagos, Addis-Abeda, Cape Town et Marrakech.

La prochaine étape de l’exposition sera à Dakar, au musée des civilisations Noires, avant la fin de l’année 2019.

Festival de Confolens : Biemb’Art représentera le Congo

Le groupe Biemb’Art sera du 12 au 18 Août 2019, au Festival de Confolens, ancienne commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente en région Nouvelle-Aquitaine.

Traumatisé par les évènements politiques qui ont frappé la République du Congo en 1995, Martial Roland Youlou quitte Brazzaville où il suit une formation de danse et d’Art dramatique pendant quatre années, dans la Compagnie Monana du célèbre chorégraphe Chrysogone Diangouaya. Il se rend ensuite à Pointe-Noire.

De par sa condition d’homme de culture et chorégraphe, Martial Roland Youlou est à la quête d’originalité. Il lui vient alors l’idée de réaliser son monde. Il crée ainsi un centre de formation artistique afin de promouvoir la culture africaine.

Le 27 août 1996 se profile l’idée de la fondation du Ballet Théâtre Biemb’Art. La Compagnie est un groupe artistique ayant pour centre d’intérêt l’expression corporelle et l’art dramatique agrémentés de percussions et de chants africains. Elle se donne pour mission de valoriser la culture africaine et de la promouvoir tout en saisissant ce qu’il y a de plus profond, de puissant, de merveilleux en l’homme, lui permettant de vivre en harmonie avec son environnement. Cette lutte du respect des valeurs se définit par une inspiration traditionnelle allant jusqu’à l’expression contemporaine.

La Compagnie Biemb’Art est une complémentarité des compétences qui permet à l’homme de transcender les différences et de créer un univers de paix et de liberté.

62 ans déjà que Confolens accueille danseurs, chanteurs, musiciens et festivaliers du monde entier. Cette année encore l’équipe a concocté une mise en scène originale pour vous offrir des spectacles riches en émotions. Des nationalités différentes seront au rendez-vous sur scène ou dans les rues de cette petite cité de caractère, pour vous éblouir et vous émouvoir.

Les 9 et 10 Août 1958, a lieu la première manifestation folklorique à Confolens. Le succès de la fête (6000 entrées payantes) incite les organisateurs à renouveler l’opération.

Théâtre : un hommage à Pierre Savorgnan de Brazza

A travers la pièce « Au cœur des hommes », présentée sur les planches la semaine dernière, à IFC de Brazzaville, il s’est agi de retracer l’histoire de l’explorateur franco-italien.

Inspirée en partie du livre « Le Rapport Brazza » de l’historienne française, Catherine Coquery-Vidrovitch, la représentation de la pièce « Au cœur des hommes » par la troupe Les Masquards a été un moment de commémoration. Avec des scènes comiques, tragiques, les enseignants du lycée français Saint Exupéry ont retracé le combat de l’explorateur Pierre Savorgnan de Brazza pour la liberté des Africains soumis à l’esclavage.

Les dramaturges congolais à l’instar de Clovis, et français, tous vêtus en blanc, ont vanté les bienfaits de l’explorateur franco-congolais. Selon John Ottavi, auteur et metteur en scène de cette pièce de théâtre, Pierre-Savorgnan-de-Brazza était un homme attaché à l’Afrique.

Face à une impressionnante représentation de la troupe Les Masquards, le public n’a pas manqué de scander le nom de Pierre Savorgnan de Brazza. C’était en présence de la directrice déléguée de l’IFC, Marie Audigier, et de la directrice générale du Mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza, Bélinda Ayessa.

 « Tout cela fait partie de notre histoire et c’est notre patrimoine. Il faut parler de cela, il faut que les gens prennent de la hauteur et aillent à l’essentiel ; l’essentiel c’était la rencontre des hommes, la rencontre des cultures que Savorgnan de Brazza a toujours prêchée. Je suis aujourd’hui heureuse que l’on puisse continuer à parler de lui », a déclaré Belinda Ayessa.

Brazzaville : J.M Weston inhumé dans un cercueil en forme de sa chaussure préférée

La famille du jeune sapeur congolais a respecté la volonté du défunt, qui avait souhaité avoir un cercueil en forme de sa chaussure préférée.

On pouvait voir estampillé sur ce cercueil « Dodjo Armani J.M. Weston ». Une grosse chaussure maintenue au-dessus d’un trou par des rondins de bois. Une image, qui fait parler plusieurs personnes.

Les dernières volontés des défunts sont souvent respectées par des familles en fonction des croyances des uns et des autres. Si certains souhaitent être inhumés en toute simplicité, d’autres par contre accordent de l’importance à la manière à laquelle ils quitteront la terre. Ceux-là demandent alors d’être enterré avec bijoux et argent.

Pour les sapeurs il est important de laisser sa trace sur la terre jusqu’à son enterrement. Au Congo, ils sont nombreux qui pensent que la sape est un puissant vecteur d’unité nationale et du vivre ensemble. Un domaine particulier dans lequel les Congolais s’illustrent depuis la nuit des temps.