Le Congo veut développer son secteur agricole

Un forum sur le sujet s’est tenu, le 2 juillet à Brazzaville, sur le thème « Bâtir une nouvelle économie sur l’agriculture ».

D’après le directeur général du groupe Vox, Arsen Sévérin, organisateur de la rencontre, ce rendez-vous avait pour but de mettre en lumière des idées novatrices susceptibles de contribuer au développement du secteur agricole au Congo, qui peine à prendre l’envol depuis des décennies.

L’agriculture congolaise est, en effet, très peu développée. Sa contribution au produit intérieur brut stagne à seulement 4 % environ. Ce chiffre est bien entendu à mettre en rapport avec la très faible densité de la population en zone rurale et l’absence d’une véritable tradition agricole. Malgré les dix millions d’hectares de terres fertiles, seulement 4 % sont cultivés, a-t-on appris des participants au forum.

Les activités agricoles et forestières s’appuient à la fois sur les cultures de rente (canne à sucre surtout) et vivrières (banane plantain, maïs, manioc…). Le manioc représente presque la totalité de la production alimentaire, suivi par la banane plantain. La production vivrière nationale augmente sans couvrir les besoins de la population, ont-ils déploré.

Pour relancer l’agriculture puis relever le défi de la diversification de l’économie, le gouvernement affiche depuis quelques années sa volonté d’accompagner ce secteur en dépit des échecs enregistrés, notamment dans l’utilisation du fonds de soutien à l’agriculture.

C’est ainsi qu’avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, plusieurs projets de relance agricole sont mis en œuvre. Il s’agit, par exemple, du Projet d’appui au développement de l’agriculture commerciale. Lancé il y a une année, ce projet cofinancé par le Congo et de la Banque mondiale à hauteur d’environ cinquante-cinq milliards francs CFA, a pour objectif d’améliorer la productivité des agriculteurs et l’accès aux marchés des groupes de producteurs ainsi que des micro, petites et moyennes entreprises agro industrielles.

L’Union européenne, quant à elle, accompagne le Congo dans la relance de la filière haricot et soutient le développement de la pisciculture, du maraîchage, de la transformation agro-alimentaire, de l’élevage, etc.

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture apporte, pour sa part, son soutien technique via son cadre de programmation pays s’inspirant du Plan national de développement.

Rappelons que c’est grâce à l’expertise de cette institution onusienne que le Congo dispose actuellement de quelques données statistiques du secteur agricole.

Outre ces institutions, la Fondation perspectives d’avenir s’est engagée, elle aussi, à apporter sa pierre à l’édifice, à travers le Programme pour la relance agricole, démarré le week-end dernier à Kinkala, dans le Pool, en présence de son initiateur, Denis Christel Sassou Nguesso.

Participant au Forum « Vox éco », ce dernier a sollicité l’accompagnement des partenaires en vue du déploiement de ce programme dans d’autres départements du pays, à l’instar des Plateaux, de la Bouenza et du Niari.

Étudiants rapatriés de Cuba : Sassou N’Guesso reçoit les parents

Le président Denis Sassou N’Guesso a reçu le collectif des parents desdits étudiants, mardi 2 juillet à Brazzaville, afin que tous s’impliquent dans la recherche de solutions.

Face aux parents, le président Denis Sassou N’Guesso s’est montré autant ferme que magnanime, en somme paternel. Ses mots ont rassuré et réconforté des parents qui se disaient en perte de repères pour leurs enfants. «En dépit des fautes qu’il peut commettre, un enfant reste un enfant. Le flageller à l’extrême, c’est s’auto-flageller. C’est certes pour eux, une chance de réussite dans laquelle nous nous sommes investis qui a été gâchée. Le mal est fait. Pour ces enfants, le retour au pays est déjà une grosse sanction. Il faut à présent tourner la page et œuvrer à leur redonner une chance de réussite si possible, dans l’orientation qui est la leur.»

Touché par ce geste d’une magnanimité inespérée, le collectif des parents concernés a demandé pardon au chef de l’État et exprimé sa volonté de collaborer avec le gouvernement en vue de la réinsertion des étudiants rapatriés dans les structures académiques locales. « Les responsabilités sont partagées. Nous allons échanger avec les enfants pour chercher comment réformer leur avenir », a indiqué le responsable du collectif, Jean François Galomi, à l’issue de l’audience avec le président de la République.

« Et si les enfants sont encore motivés pour apprendre la médecine, nous allons négocier leur réinsertion avec le gouvernement », a-t-il ajouté.

Au total, cent trente-huit étudiants congolais inscrits en médecine à La Havane ont été rapatriés, en juin dernier, pour mauvais résultats scolaires et avoir réclamé violemment leur bourse.

Jean François Galomi a fait savoir qu’« aucun étudiant n’a disparu », tous ont regagné leurs familles.

« Nous avons informé le président de la République que nous avons bien reçu les enfants. Chaque enfant vit auprès de ses parents », a-t-il conclu.

Le gouvernement congolais avait envoyé plus de mille étudiants entre 2014 et 2015 dans la capitale cubaine pour y suivre des études en médecine. Certaines étudiantes ont été rapatriées avec des bébés.

Baccalauréat technique : 2282 candidats admis au premier tour

La direction des examens et concours techniques (Dec-T) a délibéré les résultats du premier tour, le 1er juillet à Brazzaville.

Dix sur vingt, c’est la moyenne retenue pour l’admission et huit sur vingt pour l’admissibilité. Au départ 15 251 candidats se sont inscrits à cet examen et 14 931 ont pris part aux épreuves. On note 320 absences.

Deux mille deux cent quatre-vingt-deux candidats sont admis au premier tour de l’examen soit un pourcentage de 15,85%, et cinq mille huit cent treize sont admissibles (38,95 %). Ceux-là, devront passer au second tour (38,95 %).

Le président général du jury des baccalauréats technique et professionnel, session du 4 juin 2019, le Pr Gabriel Kissita, s’est dit satisfait au regard du travail abattu.

« Nous sommes très contents des résultats obtenus. C’est une grande première, le baccalauréat a commencé le 4 juin et on publie les résultats le 1er juillet. Le score est appréciable, c’est-à-dire que les candidats ont beaucoup travaillé. Les résultats consolidés par département seront affichés lors de la proclamation des résultats du second tour », a indiqué Pr Gabriel Kissita, président général du jury des baccalauréats technique et professionnel.

Pointe-Noire : un accident de la circulation fait 13 morts et plusieurs blessés

Selon les informations des agents du chemin de fer Congo-Océan (CFCO), deux trains sont entrés en collision dans la nuit de dimanche 30 juin à lundi 01er juillet, à Ngondji (ex-Patra).

Treize personnes perdent la vie dans un accident de la circulation à Ngondji (ex-Patra), à une dizaine de kilomètres de Pointe-Noire. Le drame s’est produit à Pointe-Noire, où deux trains sont entrés en collision. La majorité des personnes décédées étaient de passagers clandestins, selon les informations qui ont été données par les agents du CFCO.

Un agent du CFCO a révélé sous anonymat à l’AFP qu’ « Un train minéralier a connu une défaillance technique et a percuté un train de marchandises. Nous avons enregistré 13 morts et plusieurs blessés ».

Le bilan de cet accident a été confirmé par une source policière, qui a précisé que les victimes étaient principalement des passagers clandestins.

« On n’a pas bien dormi pendant une bonne partie de la nuit à cause du balai incessant des ambulances transportaient les morts et les blessés du lieu de l’accident vers Pointe-Noire », a témoigné Sylvain Kitoko, un habitant de Pointe-Noire.

Le chemin de fer Congo-Océan avait été construit à l’époque de la colonisation française. Mais,  Le trafic a été interrompu pendant deux ans entre 2016 et 2018, à cause des affrontements entre l’armée et les ex-combattants ninjas dans la région du Pool au sud de Brazzaville.

Rappelons que, la dernière catastrophe enregistrée sur le CFCO remonte en juin 2010 et avait fait officiellement 53 morts.

Ferréol Gassackys présente  » Les hasards du destin »

Publié aux Editions L’Harmattan, ce roman de cent vingt-huit pages, est disponible depuis le 18 juin dernier et sera présenté officiellement ce mois de juillet.

« Les hasards du destin » décrit les aventures de Sinclair. C’est un personnage insolite, qui du fond de son village natal jusqu’à ses nombreux périples les plus inattendus, a subi les pires facéties inimaginables. L’ouvrage met en scène une galerie de personnages excentriques. Cependant, une certaine résilience semble caractériser cet homme que la providence se plait à propulser toujours plus loin. Malgré des accidents de son parcours tumultueux, qui sont autant de leçons de vie qui l’invitent à toujours persévérer en dépit les obstacles et en se fiant à l’amour.

Il faut le dire, l’annonce de la sortie de son livre, a coïncidé avec son anniversaire. Ferréol Gassakys tient a précisé qu’il ne s’agit pas d’une autobiographie mais plutôt d’une simple fiction. « C’est une narration, on s’inspire souvent de son environnement immédiat. Certes, il est vrai qu’on pourra retrouver certaines situations, certains contrastes qui pourront rappeler ou encore évoquer pour certains leur vécu, mais je répète que toute ressemblance ne serait que fortuite. Je ne me suis n’en plus inspiré de la vie de quelqu’un ; c’est entièrement une fiction. Je dirai encore que c’est une évolution de la vie de tous les jours, d’où, forcément tout le monde va se reconnaître. Il y a dans ce livre, la réalité de certaines cultures occidentales, africaines…», a-t-il précisé.

Selon l’auteur, « Les hasards du destin », est une analyse introspective de la société en général. Il s’agit du destin, du hasard, deux notions difficilement dissociables. Mais à travers des personnages, il essaie, a-t-il expliqué, de comprendre un peu mieux la société dans laquelle l’on vit. « Nous comprenons un peu mieux l’humanité, notamment les origines de ces différents personnages jusqu’à une certaine construction. Bref, le hasard et le destin sont souvent liés, car ça veut dire la même chose. Il faut lire ce roman pour comprendre ce que je veux dire », a-t-il conseillé.

A la question de savoir si ce n’était pas aussi un hasard du destin pour lui-même, ancien manager musical, ancien commissaire général du Festival panafricain de musique (Fespam), dans les années 2000, aujourd’hui député et dorénavant écrivain, Ferréol Gassakys a répondu tout simplement que le hasard c’est quelque chose à laquelle l’on ne s’y attend pas. Et le destin, à l’image de la mythologie grecque, c’est quelque chose qui est programmé dans le temps.  Donc ce sont des choses qui s’entremêlent, a-t-il ajouté.

Diplômé d’études supérieures spécialisées en relations internationales, Ferréol Gassakys, est conseiller des Affaires étrangères.

Congo : le parc national de Nouabalé-Ndoki a 25 ans

Cet espace est depuis 2014 géré par l’ONG américaine Wordlife Conservation Society (WCS) qui le considère comme « une zone très peu touchée » par le braconnage.

Nouabalé-Ndoki, un parc de 4 000 kilomètres carrés, situé à cheval sur les régions de la Sangha et de la Likouala au nord du Congo, a été créé en 1994. Il est géré depuis 2014 par l’ONG américaine Wordlife Conservation Society (WCS) qui le considère comme « une zone très peu touchée » par le braconnage et où les autorités envisagent désormais de développer l’écotourisme. Une grande exposition sur les richesses et la biodiversité du parc a marqué son 25e anniversaire.

Dans une salle de quelques mètres carrés sur des affiches géantes en couleur, les visiteurs ont pu voir et apprécier les espèces animales et végétales dont regorge Nouabalé-Ndoki. « Nous avons là-bas des éléphants, des chimpanzés et des gorilles. À travers, le monde il y a des gens qui voient l’éléphant sur des bandes dessinées. Mais, au Congo nous avons la possibilité de voir l’éléphant en face », ont-ils témoigné tour à tour.

Le partenariat entre le Congo et WCS a permis de conserver presque vierges les 4 000 kilomètres carrés de forêts tropicales que couvre le parc, sans oublier les populations de pachydermes. « Avec tous les efforts qu’on a investis dans la protection du parc, on a réussi quand même à faire face au braconnage qui frappe ailleurs dans la sous-région. C’est donc le résultat d’un très bon partenariat », a dit Mark Gately directeur de WCS Congo.

Les 25 premières années du parc étaient axées sur la conservation. Les futurs projets seront orientés vers l’écotourisme. « Maintenant, nous devons aller plus loin avec des revenus qui peuvent rentrer grâce à cette activité », a fait savoir Rosalie Matondo, ministre de l’Économie forestière. Le Congo compte officiellement trois grands parcs nationaux.

Lutte contre l’apatridie : le Congo appelé à adhérer aux conventions en la matière

L’appel a été fait au cours d’un atelier organisé le 28 juin, à Brazzaville par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

A la faveur d’un atelier organisé le 28 juin, à Brazzaville, au profit des parlementaires, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a demandé au pays d’approuver la convention de 1954 sur le statut de l’apatridie et celle de 1961 sur la réduction des risques.

Le HCR a invité les parlementaires à agir maintenant en soutenant l’adhésion du Congo aux conventions sur l’apatridie; à contribuer significativement à la réforme législative afin de prévenir l’émergence des nouveaux cas; à identifier et mieux protéger la population apatride ou à risque d’apatridie se trouvant dans le pays.

Soulignant le but de la rencontre, le représentant du HCR au Congo, Cyr Modeste Kouamé, a déclaré qu’il s’agissait d’outiller les parlementaires à l’effort de saisir l’importance des textes sur l’apatridie  et la défendre à l’instar d’autres pays de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs.

« La lutte contre l’apatridie n’est pas une exclusivité du HCR, il s’agit d’un gigantesque chantier qui requiert l’adhésion de tous à travers les actions concrètes allant dans le sens de l’harmonisation du cadre légal, la ratification des conventions, l’enregistrement systématique des naissances, la protection des apatrides », a notifié Cyr Modeste Kouamé.

Sur les douze pays, a-t-il signifié, trois se sont annoncés en la matière, notamment l’Ouganda, la Zambie et le Rwanda. Au Congo, a-t-il dit, aucun cas formel d’apatridie n’a été identifié mais il reste tout de même que les facteurs de risques pourraient rendre complexe la situation dans les jours à venir.

« L’apatridie demeure une réalité qui affecte aussi bien nos Etats que certaines personnes, membres de la grande famille de l’humanité », a-t-il renchéri.

Cyr Modeste Kouamé a saisi cette occasion pour louer les efforts déjà entrepris par le Congo depuis un moment, au regard d’importants résultats accomplis avec la signature de la Déclaration de Brazzaville pour l’éradication de l’apatridie. La nomination des points focaux apatridie au niveau du gouvernement, la mise en place d’un comité technique interinstitutionnel et l’adoption du plan d’action national servant de stratégie de lutte contre l’apatridie en font partie.

C’est fort de ce travail accompli par le Congo que présidant les travaux de cet atelier, le premier secrétaire du Sénat, Julien Epola, représentant le président de cette chambre, a exhorté les parlementaires à participer aux efforts d’adhésion aux conventions sur la problématique.

En rappel, plus de dix millions de personnes à travers le monde sont à risque d’apatridie, c’est-à-dire vivent sans identité et sans nationalité.

Congo : la conférence des grandes chancelleries francophones change de dénomination

Rebaptisée Conférence internationale des grandes chancelleries francophones, ce changement de dénomination a pour but d’attirer plus de membres.

Le changement de dénomination de la conférence des grandes chancelleries francophones est l’une des décisions prises par cette instance le 29 juin à Brazzaville. Réunies dans le cadre de leur neuvième conférence, celle-ci s’est tenue sous le thème « diplomatie et décoration ». Autres décision prise par les grandes chancelleries francophones d’Afrique subsaharienne et de France, la résolution de décorer les victimes du terrorisme, phénomène qui gangrène leur espace.

C’est une quinzaine de pays qui a pris part à cette conférence. La rencontre a été marquée par l’adoption d’une charte qui va désormais régir l’organisation et une recommandation portant sur la décoration des victimes du terrorisme dans l’espace francophone

Pour le général Benoit Puga, grand chancelier de la Légion d’honneur française, « Il était nécessaire que l’ensemble des pays puisse avoir une possibilité, au moment où les familles (des victimes du terrorisme) font leur deuil de pouvoir leur exprimer le soutien de la nation. C’est à la fois une décoration, mais c’est aussi un accompagnement sur le plan juridique ».

Bon à savoir, les assisses de Brazzaville, ont été présidées par Jean-Baptiste Ondaye, secrétaire général de la présidence de la République du Congo. Au sujet du changement de dénomination, il s’est exprimé. « Il s’agit d’un changement de dénomination qui porte en soi un programme généreux à savoir : ouvrir plus largement les portes de notre maison commune à d’autres États qui le désirent », a fait comprendre Jean-Baptiste Ondaye.

La dixième conférence se tiendra à Dakar la capitale sénégalaise en 2021.

Les Bantous de la capitale enregistrent leur best of

Constitué de quarante titres, cet orchestre veut faire revivre les meilleurs de ses chansons dans un album.

Ils sont en studio, les bantous de la capitale. Ils enregistrent leur best of à l’occasion des préparatifs des festivités marquant leur 60 ème anniversaire. Crée le 15 août 1959,  les bantous reviennent avec leurs titres qui ont marqué leur carrière.

Pour Simon Mangouani, le chef d’orchestre, le best of des Bantous de la capitale comprendra des titres comme « Masuwa », « Merci maman »,  et bien d’autres. Cet anniversaire est prévu le 15 août prochain et s’annonce riche en couleurs, surtout pleins de surprises.

C’est précisément le 15 août 1959 que se créent les Bantous de la Capitale par d’anciens musiciens de l’OK Jazz au dancing-bar Chez Faignond à Brazzaville au Congo. L’orchestre est alors soutenu financièrement et matériellement par le gérant Emile Faignond.

Les Bantous de la Capitale (appelés aussi Bantous Jazz) sont alors composé de grands auteurs, compositeurs, instrumentistes et interprètes comme Edouard « Edo » Nganga et Célestin « Célio » Kouka (voix), Dicky Baroza (guitare solo), Dignos Dingari (guitare rythmique), Daniel Lubelo « De La Lune » (basse, voix), Jean-Serge Essous (clarinette, sax, flûte, voix), Dieudonné Nino Malapet (saxophone) et Saturnin Pandi (tumba)… Ils ne tarderont pas à devenir l’emblème de cette époque cruciale de l’histoire du pays et les pionniers de la rumba congolaise.

Après maintes séparations et ré-formations, le groupe a été renforcé par des jeunes artistes.

Plus qu’un groupe musical, les Bantous de la Capitale représentent également une véritable institution et une authentique tranche du patrimoine historique de la musique africaine en général et congolaise en particulier.

Simulateur de vol de Sim Aerospace : le 2ème sera opérationnel en juillet

L’appareil, dont la construction a été lancée en 2018, sera au point avant le 20 juillet à Brazzaville.

L’essentiel du projet a été dévoilé lors dans l’atelier de conception de Sim Aerospace, installé dans les locaux du lycée technique 1er-mai. Le deuxième simulateur de vol de Sim Aerospace est construit par l’un des fondateurs de cette société, Ilithe Ongania, ainsi qu’une dizaine d’élèves du lycée 1er mai, évoluant dans les séries industrielles E et F2.

Plus vaste que le premier, cet appareil mesure cinq mètres de long, trois de hauteur et deux mètres cinquante en largeur. Comme un vrai avion, il présente à la fois une structure électrique, électronique et mécanique, inspirée du modèle d’un Beechcraft 1900. Pour reproduire à l’identique les effets et détails d’un tel avion, l’équipe de Sim Aerospace a travaillé avec le logiciel X-plane.

Le nouveau simulateur de vol de Sim Aerospace se caractérise par un partage de ressources de l’appareil sur plusieurs machines, un double moteur, une cabine spacieuse, dix-neuf sièges passagers, un champ visuel large, etc. Il est aussi doté d’un système à même de restituer l’environnement réel tel que le jour ou la nuit, l’aube, le crépuscule, la brume, le brouillard, les trous d’air et bien d’autres.

« A travers ce nouveau simulateur, nous souhaitons faire profiter au public une plus grande et belle expérience comme s’ils étaient dans un avion commercial. Son autre atout serait d’aider les gens qui ont le mal de l’air ou l’aérophobie à pouvoir se débarrasser de leur fantasme grâce à la ruse technologique », pense Ilithe Ongania, pilote et cofondateur de Sim Aerospace.

Depuis sa création, Sim Aerospace a suscité un virage d’ouverture de l’aéronautique au Congo, particulièrement à Brazzaville. En effet, la plate-forme a offert au pays son premier simulateur de vol made in Congo, qui n’a absolument rien à envier à d’autres. Sim Aerospace est logé au sein du centre de formation et de perfectionnement de l’aviation civile congolaise, à l’aéroport international Maya-Maya de Brazzaville. Fondée par les pilotes congolais Dany Pepa et Ilithe Ongania, cette agence dispense en parallèle des enseignements préparatoires d’hôtesse de l’air et d’initiation au pilotage en vue de sensibiliser, affectionner, inciter et familiariser la jeunesse congolaise à ce secteur complexe. Ces derniers qui, faute de moyens, ne pouvaient s’offrir ou opter pour une formation au pilotage peuvent désormais concrétiser leur rêve.

« Sim Aerospace essaie de prouver qu’avec très peu de moyens, on peut arriver à faire quelque chose de très grand. Ces élèves avec lesquels nous travaillons sont à peine âgés de 18 à 23 ans. Notre vision, c’est de les encourager et les emmener à croire en leur potentiel de réaliser des exploits dans un futur proche », a déclaré Ilithe Ongania.