Sénatoriales partielles : le PCT conservé ses quatre sièges remis en jeu

C’est ce qui ressort des résultats provisoires rendus publics le 21 juillet par le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphyrin Mboulou.

Les résultats provisoires de la sénatoriale partielle ont révélé que le Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir), est en tête. Le parti au pouvoir avait remis en jeu ses quatre sièges lors du scrutin du 21 juillet 2019. Résultats provisoires qui ont été rendus publics le 21 juillet par le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphyrin Mboulou.

Dans la Likouala, Georges Moungbendé-Ballay a battu la candidate indépendante Edith Diamisse Mbala soixante-dix-huit voix contre deux sur les quatre-vingt-deux votants. Dans les départements de la Cuvette ouest et de la Cuvette, le PCT l’a emporté haut la main avec ses candidats Jem Ayoulov et Justin Aya qui ont été élus à 100%. Dans le département du Pool, André Massamba a battu Chris Antoine Walembaud de la Convention des partis républicains (Copar) soixante et une voix contre quarante-neuf.

Le PCT est majoritaire à l’Assemblée nationale, au Sénat, dans tous les conseils.

Le Nigéria annonce l’ouverture d’un consulat à Pointe-Noire

L’annonce de l’ouverture d’une représentation diplomatique a été faite lors d’une visite de Deborah Iliya, l’ambassadrice du Nigeria au Congo.

Bientôt le Nigéria aura un consulat à Pointe-Noire, la capitale économique de la République du Congo. En visite auprès de ses compatriotes, la diplomate a fait cette annonce sans toutefois préciser de date effective du projet.

« C’est en cours et tout dépend du moment où l’administration centrale décidera. Mais nous travaillons là-dessus, et nous le leur rappelons. La bonne nouvelle est qu’ils nous demandent si la population ici est suffisante pour une telle administration. Nous avons une population de Nigérians plus que suffisante qui vit ici », a indiqué Deborah Iliya.

L’établissement devrait notamment faciliter les démarches administratives pour les citoyens nigérians au Congo. Il sera situé au quartier Mahouata, dans l’arrondissement 1 Lumumba.

« Je crois que cela va montrer aux Nigérians vivant à Pointe-Noire que nous avons un bureau de liaison qui peut nous aider à avoir de meilleurs rapports avec les autorités de la communauté d’accueil », s’est félicité Tagbo Chike, président par intérim de la communauté nigériane à Pointe-Noire.

Il faut le dire, la ville portuaire accueille une importante communauté nigériane. Selon les chiffres officiels, cette communauté nigériane au Congo est constituée de 5 000 personnes dont 3 000 à Pointe-Noire.

Accord Congo/FMI : l’opposition pense que l’accord ne crédibilise pas le Congo crédible

Le Collectif des partis de l’opposition congolaise a organisé une conférence de presse le 20 juillet à Brazzaville, afin de donner sa position sur l’accord conclu entre le Congo et le Fonds monétaire international (FMI).

Christophe Moukouéké, qui a rappelé les sommes allouées au Congo aux termes de cet accord, a estimé qu’il s’agit des montants dérisoires par rapport aux budgets de l’Etat congolais des années 2003 à 2014 oscillant entre 3 et 4 mille milliards FCFA.

D’après le Collectif des partis de l’opposition congolaise, les conditions d’utilisation de ces fonds ne permettent pas au Congo de restructurer sa dette publique devenue insoutenable ainsi que de rétablir la viabilité des finances publiques en rééquilibrant le budget.

De même, le pays ne pourrait pas faire face à certaines charges sociales telles que le paiement régulier des salaires des fonctionnaires, des pensions des retraites et des bourses des étudiants.

«L’accord intervenu le 11 juillet 2019 ressemble à un compromis à minima. Outre la modicité des sommes allouées, il ressort de cet accord aucune conditionnalité précise et contraignante obligeant les autorités congolaises à changer radicalement le logiciel politique. Or, le problème fondamental qui se pose au Congo aujourd’hui est celui de la gouvernance », a déclaré Christophe Moukouéké.

Le président de cette frange de l’opposition, Mathias Dzon, a expliqué que les 224 milliards 300 millions FCFA, comptant pour ce programme triennal, représentent 200% de la quote-part du Congo dans le capital du FMI.

«Cet accord s’apparente à une aide budgétaire. Il pousse le Congo à fournir d’efforts. Ce n’est pas l’accord qui rend le Congo crédible, mais plutôt la gouvernance. C’est un piège, c’est par défi que le FMI a accordé cette facilité élargie de crédit », a-t-il déclaré.

On rappelle que le FMI a annoncé, jeudi 11 juillet dernier, qu’il allait accorder 448,6 millions de dollars sur trois ans au Congo-Brazzaville pour relancer l’économie de ce pays d’Afrique centrale plombée par la chute des prix du pétrole, en souhaitant une meilleure « transparence » de ses comptes publics.

«La décision du conseil d’administration autorise le déblocage immédiat de 44,9 millions de dollars au profit de la République du Congo », indique un communiqué du FMI publié au terme de plus de deux ans de discussions difficiles.

Très classiquement, le programme « d’extension des facilités de crédit » veut aider Brazzaville à « restaurer sa stabilité macro-économique », en préservant « le caractère soutenable de la dette », selon le communiqué du FMI. Il s’agit également, selon l’institution financière de Washington, de « jeter les fondations d’une croissance plus forte et plus inclusive ».

Le programme « cherche également à améliorer la gouvernance, pour parvenir à plus d’efficacité et de transparence dans la gestion des ressources publiques, spécialement dans le secteur pétrolier ».

C’est un ouf de soulagement pour le Congo-Brazzaville, mais ce n’est pas une victoire et l’heure n’est pas également à la fête. Le FMI va devenir plus regardant. Le programme du FMI fera l’objet d’une évaluation tous les six mois, précise l’institution de Bretton Woods.

Selon le premier ministre congolais, Clément Mouamba, qui a animé récemment une conférence de presse à Brazzaville, plusieurs partenaires se sont mobilisés en faveur du Congo dont la Banque Africaine de Développement (BAD) qui va octroyer une aide de 262 milliards CFA, la Banque mondiale environ 171 milliards CFA ainsi que la France plus de 89 milliards, en plus du crédit de 259 milliards que devait verser le FMI. Ces enveloppes de plus de 780 milliards de FCFA sont destinées à soutenir les efforts conduits par son gouvernement pour rétablir les équilibres macroéconomiques, assainir les finances de l’État et surtout de reconstituer le niveau des réserves de change du pays au niveau de la Banque centrale, a précisé le premier ministre dans un langage franc et direct.

Le plus dur reste l’application des réformes de sortie de crise retenues dans l’accord, a admis le conférencier.

Pour cela, une bonne partie du premier décaissement (80%) devrait être allouée au financement des hôpitaux, des écoles, de l’accès à l’eau et l’électricité, y compris des programmes des filets sociaux ‘‘Lisungui’’.

«L’accord ne peut certes pas régler tous les problèmes mais, c’est notre accord, soutenons-le », a lancé le Premier ministre.

Mindouli : deux ex-ninjas tués près du pont de Loukouni

Ces ex-rebelles auraient été abattus par des policiers en patrouille dans la nuit de samedi à dimanche, près du pont de Loukouni à Mindouli, dans le département du Pool (sud).

Les populations de cette partie du pays subissaient depuis quelques temps une recrudescence de braquages orchestrés par ces Ninjas-nsiloulous. Le drame s’est produit alors qu’ils essayaient de commettre un autre forfait.

Ces ex-combattants auraient pris des policiers (en civil) pour civils. Ils les auraient menacés avec des armes de guerre. Ce qui aurait amené les policiers à faire usage de leurs armes. Deux ninjas-nsiloulous ont été tués et un autre a réussi à s’enfuir.

Cet incident qui vient soulever le problème l’insécurité dans le Pool. Ce département encore  qui est encore fragilisé après les combats qui ont opposés les Ninjas et les forces de l’ordre en 2016. Mais aussi, la question sur la réinsertion des ex-Ninjas qui apparaît comme une nécessité.

Miss ronde Sénégal-Congo : les inscriptions se poursuivent jusqu’au 31 juillet

La 1ère édition de l’évènement sera organisée du 1er au 6 septembre dans la salle du grand théâtre à Dakar par SOS Banlieue du Sénégal et Consortium FMK-MAMA-CMRC du Congo.

Le thème retenu pour cette première édition de Miss ronde jumelage Sénégal-Congo/Brazza  (Miss ronde Jumek) qui sera patronné par le ministère de la Culture, du Tourisme du Sénégal est «Notre bataille commune pour le respect de sa forme et d’autrui, pour la dignité,  aspirant à l’égalité». Chaque pays devra présenter  dix candidates, soit 20 candidates au total qui s’affronteront à la finale le 6 septembre.

Lancées le 8 juillet, les inscriptions à ce concours de beauté se font, pour ce qui concerne le Congo, par mail à : congoconsortium@gmail.com ou au Consortium house (ex-Les Paillotes) à Koufoli dans l’arrondissement 5 Mongo Mpoukou. Les candidates doivent avoir une taille minimum de 1 m 60, un poids à partir de 80 kg et un âge compris entre 17 et 35 ans. Ainsi, outre les gagnantes de l’élection Miss ronde Congo 2019 (la miss et les deux dauphines de chaque pays), sept candidates seront sélectionnées pour représenter avec elles le pays à la compétition.

Mais bien avant l’élection, des activités seront menées à partir du 1er septembre à Dakar (Porte ouverte sur le Congo Brazzaville, campagne de sensibilisation et d’information sur le thème, défilé de mode, déjeuner de presse, spectacles de musique, visites touristiques). Notons que la première édition Miss Ronde jumelage Congo-Sénégal va marquer le lancement officiel du partenariat culturel et artistique entre SOS Banlieue et Consortium FMK-MAMA-CMRC qui ont décidé de travailler ensemble pour «l’expression de la diversité et la prospérité du continent africain».

Congo : coupure d’électricité au Stade Massamba Debat

Le stade Alphonse Massamba Debat est dans l’obscurité depuis plusieurs semaines à cause du non-paiement des factures d’électricité.

Le mythique stade Alphonse Massamba Debat est dans le noir depuis quelques semaines. C’est une désolation pour les populations lorsqu’ils longent ce stade. Celui-là même qui a abrité les premiers jeux africains, est dans l’obscurité depuis plusieurs semaines. De fait, le courant y a simplement été coupé. Les nombreuses relances initiées par la société Énergie Électrique du Congo n’ont pas eu de suites, au point que celle-ci a interrompu la fourniture d’électricité.

Barthélémy Ngatsono a rendu publique sa liste des joueurs retenus pour les éliminatoires du CHAN et il envisage une préparation à outrance avec notamment des séances d’entrainement en nocturne au stade Massamba Debat. L’ancien capitaine des Diables rouges devra revoir ses plans et se rendre à l’évidence que les temps ont bien changé et que l’on est loin, bien loin de son époque.

Alors que l’entraineur de l’équipe nationale est astreint à une obligation de résultats, face à cette situation de manque d’électricité au stade, on ne note aucune réaction du côté du ministère des Sports où on fait comme si de rien n’était.

Pour de nombreux brazzavillois, cette situation est symptomatique de la période sombre que traverse le sport congolais.

Parlant de période sportive sombre pour le Congo, après s’être retiré de l’organisation de la CAN dames de football qu’il devait abriter l’année prochaine, le pays se retire également de l’organisation du premier  »Tour cycliste du Congo’’ qui devait naître en août 2019. Dire que de Ouesso d’où devait partir la course, à Pointe-Noire son point de chute, la route existe avec des bretelles départementales, même si beaucoup de choses restent à faire.

Nécrologie : l’honorable Jean Apollinaire Tsiba est mort

Il avait été évacué en France pour des soins médicaux, l’honorable Jean Apollinaire Tsiba député de la circonscription unique de Komono est décédé à Paris le jeudi 18 juillet.

Député de Komono dans le département de la Lékoumou, Jean Apollinaire Tsiba était vice-président du groupe parlementaire de l’UPADS et alliés. Il était également secrétaire de la Commission des lois et des affaires politiques de l’Assemblée nationale.

Ancien maire de l’arrondissement 1 Lumumba à Pointe Noire, Jean Apollinaire Tsiba était membre éminent de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), un parti où il a beaucoup milité pour le respect des libertés individuelles et surtout l’instauration d’un État de droit au Congo.

À Komono son fief, ainsi qu’il le présentait, le député s’est pleinement investi dans des actions sociales, avec notamment la ’’Dynamique Komono’’.

Le siège qu’il laisse à l’Assemblée nationale sera occupé par son suppléant Guy Fernand Oyanza, de la même formation politique que lui.

La veillée mortuaire se tient au domicile du disparu, dans la rue Madzia à Batignolles -Plateau des 15 ans à Brazzaville (derrière l’aéroport Maya-Maya).

Congo : les mesures pour rendre performant l’accord avec le FMI

Le Premier ministre congolais Clément Mouamba a indiqué jeudi au cours d’une conférence de presse que la réussite du programme dépend de la mise en œuvre de quarante mesures d’ici fin mars 2020.

Une semaine après la signature de l’accord sur la Facilité élargie de crédit conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), Clément Mouamba a indiqué que la réussite du programme dépend de la mise en œuvre de quarante mesures d’ici fin mars 2020.

Ces mesures visent à mettre un accent particulier sur les préoccupations prioritaires des populations les plus vulnérables, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’accès à l’eau comme à l’électricité, et de la promotion de la femme.

Outre ces volets prioritaires, ce programme appelle à un effort d’assainissement des finances publiques reposant sur une meilleure mobilisation de la ressource fiscale et une maîtrise des dépenses.

« L’approbation du programme par le Conseil d’administration du FMI permettra à notre pays de retrouver une économie forte et des finances publiques solides. Il préserve la capacité de l’Etat à financer les programmes sociaux au bénéfice des populations et améliore la gouvernance dans toutes les composantes », a précisé Mouamba.

Conscient du fait que l’accord avec le FMI ne vient pas régler tous les problèmes du pays au regard de son délai de décaissement, soit trois ans, Mouamba a rappelé que son pays doit améliorer sa croissance par le biais de la diversification de son économie afin de ne pas toujours dépendre du pétrole.

« Nous sommes sur la bonne voie parce que ce programme est économiquement et politiquement raisonnable », a confié à la presse le Premier ministre. Et d’ajouter que « le rétablissement de nos finances publiques suppose un réaménagement de notre dette publique ».

A travers l’accord conclu avec le FMI, le Congo entend mobiliser, avec l’aide attendue de ses partenaires bilatéraux, 780 milliards de Francs CFA (plus d’1,3 milliard de dollars américains). Ce montant, soit 262 milliards de la Banque d’aide au développement (450 millions $); 259 milliards du FMI (444 millions $); 89 milliards par la France (152 millions $) et 171 milliards par la Banque mondiale (293 millions $), devrait être versé dans les trois prochaines années.

Cette aide soutiendra de manière décisive les efforts du pays pour rétablir les équilibres macroéconomiques, assainir les finances et reconstituer le niveau de ses réserves de change.

Par ailleurs, l’approbation par le FMI de l’accord triennal à l’appui du programme de réformes économiques et financières suscite, chez certains responsables politiques, des réactions controversées.

Dans un communiqué publié ce jeudi, Les Souverainistes, un parti du centre, jugent inadmissible ledit accord, déclarant regretter « profondément que cet accord conduise à la limitation de nos droits en tant qu’Etat et à l’ingérence dans nos politiques macro-économiques ».

Faisant le point de la dette globale du pays atteignant à ce jour 5.580 milliards FCFA (9,5 milliards $), soit 3.865 milliards (6,6 milliards $) pour ce qui concerne la dette extérieure et 1.719 milliards FCFA (près de 3 milliards $) de dette intérieure, le Premier ministre a souligné que le rétablissement de la viabilité de la dette congolaise passerait par une restructuration des créances détenues par les traders.

A l’occasion de la même conférence de presse, M. Mouamba a fait le récapitulatif de ses créances vis-à-vis des partenaires. Ainsi, a-t-il déclaré, la dette du Congo auprès des partenaires bilatéraux (Banque mondiale et Banque africaine de développement) est fixée à 209 milliards FCFA contre 197 milliards auprès du Club de Paris (358 et 338 millions $, respectivement).

Concernant celle non détenues par le Club de Paris, elle se situe à 239 milliards (410 millions $) à laquelle s’ajoute celle auprès de la Chine, soit 1.360 milliards FCFA (2,3 millions $), mais aussi la dette intérieure qui quant à elle est estimée à 976 milliards FCFA (1,6 milliard $).

« Les efforts d’ajustement budgétaires du gouvernement et ceux consentis par nos créanciers et l’aide apportée par nos partenaires au développement vont améliorer nos finances publiques pour permettre une bonne exécution de notre Programme national de développement (PND) 2018-2022 », a-t-il envisagé.

« Cette amélioration permettra à l’Etat de rembourser progressivement, après audit, les arriérés intérieurs accumulés au cours des dernières années », a-t-il ajouté.

Congo : signature d’une convention sur la santé sexuelle

Nepad-Congo et Acbef ont signé, le 17 juillet à Brazzaville, une convention de partenariat pour plaider en faveur de la santé sexuelle de reproduction et l’avortement sans risque au Congo.

L’Avenir Nepad-Congo et l’Association congolaise pour le bien-être familial (Acbef) ont résolu de contribuer à l’amélioration de la législation dans le domaine de la santé sexuelle de reproduction des adolescents notamment, a expliqué le coordonnateur de Nepad-Congo, le Dr Stanislas Ngodi.

« Aussi sera-t-il question de plaider en faveur de la levée des obstacles juridiques liés à certains droits sur la problématique », a-t-il poursuivi.

Dans la mise en œuvre de ce partenariat, l’Acbef favorisera l’accès des jeunes à l’information et à l’éducation sexuelle intégrée, en organisant des sessions de formation, des forums. Elle prendra en charge les complications post-abortum, selon le président national de la structure, Julien Mbambi.

« La mise en place d’un comité de pilotage opérationnel impliquant les représentants des deux partenaires permettra d’assurer la planification stratégique et opérationnelle du projet, la validation des  documents techniques et financiers, la communication externe et le suivi-évaluation », a souligné ce dernier.

A travers ce partenariat, les deux associations entendent ainsi contribuer à la préservation du potentiel humain que représente la couche juvénile, qui a un rôle non négligeable dans le processus de développement du Congo, selon le président national de l’Acbef.

Congo : les employés de la Sopeco lancent une grève illimitée

Les travailleurs de la Société des postes et de l’épargne du Congo (Sopeco), réclament le versement de trois mois de salaire sur seize impayés et le départ d’un de leurs responsables.

C’est parti pour une grève illimitée à la Sopeco. Le mouvement a été lancé mercredi 17 juillet par sit-in sonorisé. Il faut dire cette grève intervient trois mois après la signature d’un protocole d’accord entre l’intersyndicale et les dirigeants sociaux, grâce à un arbitrage du ministre des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo.

Les syndicalistes accusent les autorités d’être responsables de la situation qui s’aggrave et celle-ci pourrait s’enfoncer davantage au point de créer une crise sociale et financière à la Sopeco. Pour l’un des responsables syndicaux, Franck Siassia Mikouiza, les autorités de tutelle portent l’entière responsabilité de cette impasse et leur refus de dialoguer.

« Nous demandons l’annulation du prochain comité de direction prévue en août ; le paiement des salaires du mois d’avril, mai et juin 2019 pour éviter l’accumulation des arriérés ainsi que l’annulation pure et simple des récentes affectations arbitraires », a déclaré Franck Siassia Mikouiza.

Il faut le dire, l’inspection départementale du travail avait tenté de mener des précédemment des négociations avec les dirigeants sociaux de l’entreprise publique. Lors de ces rencontres, les syndicalistes avaient sollicité l’arbitrage du Premier ministre pour essayer de répondre à cette crise. Mais presque toutes les tentations de médiation ont échoué.

Le protocole d’accord signé entre les deux parties, le 19 avril dernier, prévoyait un paiement par tranche des salaires par la direction générale de la Sopéco.