Parlement : André Massamba et Jem Ayoulove installés au sénat

André Massamba et Jem Ayoulove, deux des quatre sénateurs ont été élus respectivement dans les départements du Pool et la Cuvette-Ouest aux élections sénatoriales du 21 juillet dernier.

Abordé par la presse, Jem Ayoulove a d’abord remercié le président du comité central du Parti congolais du travail Denis Sassou N’Guesso, sans lequel, a-t-il dit, sa candidature ne serait pas validée, ainsi que le secrétaire général de cette formation politique, Pierre Ngolo.

« Cette victoire n’est pas la mienne, c’est la victoire du Parti congolais du travail dont je ne suis qu’un simple serviteur »,  a déclaré le nouvel élu de la Cuvette-Ouest, avant de remercier tous ceux qui lui ont fait confiance, notamment les cadres, députés, sénateurs, suppléants, l’amicale des parlementaires de la Cuvette-Ouest qui se sont mobilisés pour que son élection se fasse sans ambiguïté.

« Je leur suis très reconnaissant », a-t-il ajouté. Interrogé sur ce qu’il compte apporter à la chambre haute du parlement, le nouveau sénateur a renchéri : « je suis un vieux parlementaire, j’ai une petite expérience. Je n’apporterai rien de particulier sinon m’associer à ceux qui sont là. Je pourrai apporter quelque chose en tenant compte de ma petite expérience dans la vie administrative et politique ».

Quant au second, André Massamba, il a d’abord exprimé son sentiment de satisfaction du fait d’avoir été élu. « C’est un sentiment d’abord de satisfaction que j’éprouve parce que je tenais à ce que j’arrive à la chambre haute du Parlement, et j’y suis arrivé au prix de beaucoup d’efforts comme vous l’avez constaté. Ce n’était pas donné dans mon département et je suis satisfait de retrouver mes prédécesseurs qui sont là et avec qui, nous allons devoir travailler et faire de telle sorte que les lois qui seront soumises à notre niveau soient bien examinées pour le bonheur du peuple congolais », a-t-il laissé entendre.

L’élu du département du Pool a, par ailleurs, promis faire de sorte que tout aille pour le mieux, que les lois soumises au niveau de sa commission trouvent la satisfaction des Congolais.

L’Onac fait ses adieux au colonel Christian Piot

Après trois ans passés au Congo, l’attaché de défense de l’ambassade de France a reçu, le 24 juillet, l’hommage de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (Onac).

La cérémonie d’adieux qui s’est déroulée au Foyer des anciens combattants à Bacongo, dans le deuxième arrondissement de Brazzaville, a connu la participation du nouvel attaché de défense près l’ambassade de France, Rémy Cazenave-Lavie ainsi que des veuves de certains anciens combattants. En effet, l’Onac a tenu à faire des adieux dignes d’éloges au colonel Christian Piot en souvenir de l’assistance soutenue que le Français a manifesté à l’égard de ses membres. Il s’agit, entre autres, des décorations et diverses aides matérielles.

« Nous nous souviendrons encore, et pour longtemps, de tes nombreuses actions en faveur de cette communauté des anciens combattants comme le témoignent du reste des déplacements à Pointe-Noire et à l’intérieur du pays… Par deux fois consécutives, tu as eu à les honorer en les décorant à Pointe-Noire, en souvenir des services rendus à la France », a rappelé le président de l’Office, le colonel Pierre Obou.

Selon lui, le colonel Christian Piot s’était également rendu à Owando dans la Cuvette, et à Ouesso dans la Sangha, pour accomplir le même geste chargé de symboles. Ceci après avoir honoré les anciens combattants de Brazzaville. Lors de son passage à Makoua, l’attaché de défense avait déposé une gerbe de fleurs sur la stèle dédiée aux anciens combattants à Mbirou. « Nous avons souhaité davantage bénéficier de ta collaboration, mais hélas ! Le devoir t’a appelé et nous nous réjouissons, cependant, d’avoir bénéficié de la compagnie d’un ami et d’un conseiller », a poursuivi le colonel Pierre Obou après le vin d’honneur servi pour la circonstance.

Rappelant au nouvel attaché de défense qu’il a la lourde tâche de continuer cette œuvre, le président de l’Office l’a assuré de la disponibilité de l’Onac quant à l’accompagner dans la réalisation de sa mission.

A cette occasion, le colonel Christian Piot a remercié l’Onac et ses membres pour l’accueil chaleureux qu’ils lui ont réservé durant son séjour en terre congolaise. Notons que le colonel Piot a mis à profit cette occasion pour décorer le lieutenant-colonel Bruno Kouka de la médaille de la Croix de combattant.

Denis Sassou N’Guesso a rendu un dernier hommage à François Lumwamou

L’ancien ministre et ancien recteur de l’Université Marien Ngouabi, François Lumwamou, est décédé le 9 juillet dernier, à l’âge de 80 ans, à Brazzaville.

Le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso a rendu hommage, mardi dernier, au palais des congrès, à l’ancien ministre et ancien recteur de l’Université Marien Ngouabi, François Lumwamou, décédé le 9 juillet dernier, à l’âge de 80 ans, à Brazzaville.

C’est au cours d’une cérémonie solennelle que les corps constitués nationaux lui ont rendu hommage. En effet, après les présidents des deux chambres du Parlement, le gouvernement, la Force publique, les autorités départementales ainsi que les anciens ministres, c’est le président de la République qui a bouclé la série de recueillement après avoir déposé une gerbe de fleurs en souvenir de son ancien collaborateur.

Né le 16 septembre 1939 à Bimbouloulou, dans le district de Boko, dans le département du Pool, François Lumwamu a fait ses études primaires à Mbandza-Nganga et à Voka de 1947 à 1953. Fils d’un catéchiste missionnaire de profession, l’illustre disparu est passé par le petit séminaire Saint Paul de Mbamou et le grand séminaire Libermann de Brazzaville entre 1953 à 1962. Ceci avant d’aller poursuivre ses études au Centre d’enseignement supérieur de Brazzaville (CESB), actuelle Université Marien-Ngouabi de 1962 à 1963.

François Lumwamu a étudié dans les universités de Poitiers (1963-1966) ; Paris-Sorbonne de 1966-1969 et Paris-IV Sorbonne en 1986. Ainsi, il obtiendra tour à tour les diplômes de licence Ès lettres ; Diplôme d’études approfondies en sciences sociales, doctorat de troisième cycle en linguistique; doctorat d’Etat Ès lettres et sciences humaines avec mention très honorable. Rentré au pays en 1969, il est admis comme assistant, puis maître assistant de lettres au CESB en 1970. Une belle carrière qui l’a hissé au grade académique de professeur des universités.

Sur le plan politique, il a participé à la Conférence nationale souveraine en 1991 et à la création, la même année, de l’Union nationale des patriotes croyants. Au sortir de la guerre civile de 1997, il est nommé ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, poste qu’il occupa jusqu’en 1999. L’illustre disparu fut également conseiller départemental du Pool de 2008 à 2014.

Il a été inhumé le 24 juillet au village Bimbouloulou, dans la sous-préfecture de Louingui, dans le département du Pool.

Congo : deux présidents de Conseils départementaux ont été relevés de leurs fonctions

François Joseph Olandzobo et Blanche Akouala n’exerceront plus comme présidents des conseils départementaux pour avoir mis en péril les intérêts de leurs collectivités locales.

La décision est tombée ! Le président du Conseil départemental de la Cuvette, François Joseph Olandzobo, et son homologue des Plateaux, Blanche Akouala, ont été sanctionnés et n’exerceront plus leurs fonctions au motif d’avoir mis en péril les intérêts de leurs collectivités locales, a décidé le Conseil des ministres de ce mercredi 24 juillet 2019 au Palais du Peuple, sous la très haute autorité du président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

Le gouvernement relève une série d’inconduites développées par les deux responsables sur une période assez longue.

Pour le président du Conseil départemental des Plateaux, on signale entre autres, les absences répétées et prolongées à son poste basé à Djambala, et ce malgré le rappel par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation de l’obligation de résidence, par lettre n°0310/MID/CAB du 12 avril 2019, la non tenue des réunions hebdomadaires du bureau, malgré le rappel sur leur périodicité fait par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation par lettre n°02/MID/CAB du 24 avril 2019 et l’existence de dissensions internes au sein du bureau, situation qui empêche le fonctionnement normal et régulier de l’assemblée locale.

Il est reproché au président du Conseil départemental de la Cuvette, les « faiblesses dans le style de management » du bureau du conseil, l’existence de dissensions internes au sein du bureau exécutif, empêchant le fonctionnement normal et régulier de l’assemblée locale, l’insubordination du vice-président et du secrétaire du bureau, se traduisant par des absences répétées et sans permission, le mauvais fonctionnement dudit bureau, se traduisant par l’absence de réunions hebdomadaires et la prise de décisions solitaires par le président, malgré la circulaire n°02/MID/CAB du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation du 24 avril 2019 et la paralysie de l’administration du Conseil du fait de la désertion du vice-président et du secrétaire, avec pour conséquence un état de grève larvée du personnel.

Le Conseil des ministres a donné quitus au Ministère de l’Intérieur et de la décentralisation de convoquer de nouvelles élections dans les deux entités administratives conformément à la loi.

Réinsertion des ex-Ninjas : les États-Unis d’Amérique promet plus de deux milliards de Francs CFA

Annonce faite par l’ambassadeur des Etats-Unis au Congo, Todd Haskell, au sortir d’un entretien avec le ministre Haut-commissaire à la réinsertion : Euloge Landry Kolelas.

L’ambassadeur des États-Unis d’Amérique, Todd Haskell a indiqué mercredi à Brazzaville, que le Congo va bénéficier de la part de son pays, d’une assistance de 5 millions de dollars, soit un peu plus de 2 milliards 500 millions de francs CFA. C’était au sortir d’un entretien avec le ministre Haut-commissaire à la réinsertion : Euloge Landry Kolelas.

Depuis qu’il a reçu du chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso la mission d’œuvrer à la réinsertion des ex-combattants ainsi que celle du relèvement communautaire à travers la mise en place des projets spécifiques à l’endroit des populations civiles ayant souffert des troubles sociopolitiques dans le Pool, le ministre Haut-commissaire Euloge Landry Kolelas s’est mué en VRP pour des actions menées tant sur le terrain qu’auprès des partenaires à même de financer certains volet de ce programme et accompagner le Congo a relever ce vaste défi.

Un entretien fructueux, c’est le cas de le dire, Euloge Landry Kolelas et Todd Haskell ont parlé du relèvement communautaire, notamment la réhabilitation des maisons, ainsi que la relance des activités économiques et agropastorales dans le département du Pool.

Ainsi, il s’agira d’œuvrer à la reconstruction des abris, des infrastructures d’eau et d’assainissement, de la sensibilisation à l’agriculture et à la sécurité alimentaire. Le premier module a pour zones cibles, les localités de Mindouli, Kindamba, Kimba, Vindza, et Mayama avec bien naturellement un montant de 2,5 millions de dollars.

Le deuxième module qui porte sur la reconstruction d’abris, la fourniture de culture de base et de semences de légumes, l’assistance aux groupes spécifiques pour la culture du manioc, des subventions aux groupes d’agriculteurs établis. D’un montant de 2,5 millions de dollars également, ce module a pour zones cibles : Kinkala, Goma Tsé-Tsé, et Mbanza Ndounga.

Congo : la station piscicole de Mayama vient d’être réhabilitée

Les humanitaires et les populations voient à travers cette réhabilitation l’amélioration de la sécurité alimentaire dans un proche avenir et surtout la baisse de la dépendance vis-à-vis des produits congelés.

Totalement abandonnée lors des derniers évènements qui ont détruit le tissu socio-économique du Pool (sud), la grande station piscicole de Mayama vient d’être réhabilitée grâce à une contribution financière de la Chine gérée par le Programme alimentaire mondial (PAM).

À la sortie nord de Mayama dans un bas-fond environ 200 personnes : des hommes et des femmes bottes aux pieds, gangs aux mains viennent de couper la forêt, les bambous de Chine et les hautes herbes qui avaient envahi et bloqué la production de plusieurs étangs de 25 mètres carrés chacun ainsi que d’autres, réservés à la reproduction. La pisciculture renaît à Mayama à la grande satisfaction de Christine Missamou et d’autres habitants de ce district.

« Avant, nous aménagions seulement des étangs de petite taille. Mais cette fois-ci, les donateurs nous ont apporté des poissons ; voilà pourquoi nous avons prévu des étangs de grande capacité pour que les poissons y soient vite élevés pour plus de revenus pour nos enfants qui vont à l’école et pour les familles », raconte sourire aux lèvres une habitante de Maya travaillant dans un étang.

Des demandes en variété de poissons

Dans les étangs piscicoles, les bénéficiaires souhaitent désormais avoir une grande variété de poissons. Leurs doléances seront prises en compte, assure Daouda Bamba qui coordonne une ONG chargée de la relance de la pisciculture dans le Pool. « L’espèce tilapia demeure l’espèce principale. Nous allons ajouter une espèce appelée Congo ya sika en langue locale ; nous allons ajouter les silures. Puis un autre poisson qui joue un peu le rôle de prédateur et empêche les tilapias de se multiplier de façon anarchique et limite leur croissance », a indiqué M. Bamba

Les habitants de Maya-Maya manifestent le désir de mener, en dehors de la pisciculture, d’autres activités génératrices de revenus dans cette zone où la terre est riche et surtout disponible. « Après avoir fait la pisciculture, nous devons développer le maraîchage par exemple. Parce que la pisciculture est un travail à long terme. Il nous faut aussi un travail à court terme afin que nous mangions », nous a confié un chef de famille.

Des populations encore touchées par la malnutrition

Les humanitaires quant à eux appellent les donateurs à multiplier les interventions en faveur des populations du Pool qui connaissent encore la malnutrition. « La population continue malheureusement d’affecter la population du Pool où l’on estime qu’un enfant sur dix est toujours malnutri. Ce qui s’est passé entre 2017 et 2018 a beaucoup affecté les moyens d’existence des gens. Ce n’est pas en quelques mois que tout va revenir à la normale », a expliqué Jean-Martin Bauer, représentant du Programme alimentaire mondial (PAM) au Congo.

À cause de l’insécurité, l’activité économique du Pool avait nettement ralenti à partir de 2016. Elle a bien repris, car depuis quelque temps sur le chemin de fer et la nationale 1 des marchandises et des personnes traversent de nuit comme de jour cette province jadis considérée à juste titre comme le grenier de Brazzaville.

Congo : les cadres du secteur électrique formés à la tarification et la facturation des consommateurs

Au Congo-Brazzaville, les cadres et agents du secteur électrique sont formés à la tarification, la modélisation et la facturation de la consommation de l’électricité moyenne et basse tension.

Cette formation, donnée par le cabinet International Brain Consulting, a été organisée par l’Agence de régulation du secteur électrique (Arsel), en collaboration avec Energie Electrique du Congo (E2C), la compagnie électrique nationale.

« Le secteur de l’électricité traverse une zone de turbulences, traduites essentiellement par un déséquilibre financier et une insatisfaction de la clientèle. La résolution de ces problèmes passe par la formation, car elle apportera les réponses adaptées », a confirmé aux Dépêches de Brazzaville, Emile Opangault (photo), le directeur général de l’Arsel.

Sur les six jours de formation, les cadres recevront des outils qui leur permettront de maîtriser les principes de fixation d’une structure de prix stable ainsi que d’autres aspects relatifs à la tarification et à la facturation.

Festi’Brazza : Pointe-Noire accueille la quatrième édition

C’est du 26 au 28 juillet, dans la capitale économique du Congo que se tiendra la quatrième édition du Festi’Brazza.

Plus que deux jours, et le Festi’Brazza ouvrira ces portes. Organisé  par les équipes de l’association Kirikou Evénements (A.K.E) France et AKE Congo en collaboration avec l’association toulousaine, Festi’Brazza est un festival de la mixité exporté de Toulouse. Événement unique en son genre, ce festival offre au public un éventail de la richesse des peuples et des cultures dans un esprit d’amitié, de convivialité et de partage.

Le concept de Festi’Brazza est né du Festi’Couleurs, festival de la mixité qui se déroule depuis 13 ans déjà en Occitanie/Pyrénées-Méditerranée. Festi’Brazza est une manifestation culturelle qui permet de collecter des dons (fournitures scolaires, matériel informatique, vêtements, médicaments, …) pour leurs différentes actions de solidarité internationale.

L’association toulousaine et l’association Kirikou Evénements, co-responsable de l’organisation et du bon déroulement du Festi’Brazza soutiennent des actions de solidarité internationale. Ainsi, de jeunes Toulousains se rendent à Brazzaville dans le cadre du programme JSI. Ils travailleront sur l’organisation du festival et collaboreront avec des jeunes Congolais. Cette cocréation vise à valoriser les échanges culturels.

Au programme de ce festival : danse, théâtre, concert, défilés, animations, prévention, sensibilisation, jeux, tombola solidaire.

Le festival va s’ouvrir le 26 juillet de 10h à 16h par un débat. Les opinions vont se croiser sur deux thématiques : « La dot est-elle un frein au mariage ? » de 10h- 12h, et « L’Occident est-il (toujours) un eldorado pour la jeunesse africaine, L’Afrique, eldorado du 21ème siècle ?

Le 27 juillet, l’activité aura lieu de 17h à 23h. Enfin, le 28 juillet de 10h à15h, concours, sport en fête : le nzango.

Accord Congo/FMI : appelle à la rigueur dans la gestion

Le gouvernement se réjouit du dit accord, mais le trouve « exigeant » : il est assorti de 48 mesures à appliquer.

Après quasiment deux années de rudes négociations, le Congo et le Fonds monétaire international (FMI) sont parvenus le 11 juillet dernier à Washington à un accord d’un prêt d’environ 250 milliards de francs CFA à décaisser sur trois ans. Le gouvernement se réjouit du dit accord, mais le trouve « exigeant » : il est assorti de 48 mesures à appliquer. Des universitaires disent qu’il s’agit d’un « ouf » de soulagement et appellent à la rigueur, tandis que les opposants politiques critiquent cet accord. Pour eux, c’est un retour à la case départ.

C’est à Sibiti, son fief du sud du Congo, que le Premier ministre congolais Clément Mouamba a appris la signature de l’accord entre son pays et le FMI. Quelques jours après, à Brazzaville, il a animé une conférence de presse en présence de plusieurs membres de son gouvernement pour expliquer le bien-fondé de cet accord qui, d’après lui, est juste un début de solution aux problèmes socio-économiques que connaît le pays et non une panacée.

« L’accord ne règle pas toutes les questions. Mais, je considère qu’on est sur la bonne voie. Donc, c’est notre accord. Nous l’assumons en disant que c’est un  déclencheur psychologique d’abord. Le Congo, quand il y avait l’embellie, on avait des budgets d’investissement qui dépassaient les 1 000 milliards de francs CFA (1 524 millions d’euros). Donc, c’est normal que les Congolais disent que cette somme qu’on va avoir en trois ans ne représente pas grand-chose en effet. Mais, c’est beaucoup de choses pour nous dans le contexte actuel », a déclaré Mouamba.

« Prudence et rigueur dans la gestion »

À la question de savoir si c’est au gouvernement actuel que reviendra la tâche de gérer les financements générés par le prêt du FMI, Clément Mouamba a répondu : « Pensez-vous que même s’il y avait remaniement je dois vous le dire. Donc, c’est une question qui n’a pas son objet ici », a-t-il indiqué.

Enseignant d’économie à l’université publique de Brazzaville, Léon Mayeko considère cet accord comme un «  ouf  » de soulagement. Pour lui, le Congo sort la tête de l’eau. Mais, il recommande la prudence et la rigueur dans la gestion. « Il nous faut de la rigueur dans le sens de la bonne gouvernance. Il faudrait qu’on mette un accent particulier dans la gestion des deniers publics », a-t-il exhorté.

5 580 milliards de francs CFA de dette

Économiste, statisticien et ancien ministre passé à l’opposition, Clément Miérassa se dit plutôt triste. Il ne comprend pas comment un pays qui a bénéficié de l’effacement de 80 % de sa dette en 2010 traîne actuellement une dette de 5 580 milliards de francs CFA, soit 117 % de son PIB.

« Je suis triste d’avoir appris que le Congo était un mauvais élève : il avait caché sa dette », a lâché M. Miérassa, avant de souligner : « les acteurs politiques congolais doivent prendre conscience de ce que, par notre mauvaise gouvernance, les Congolais souffrent. Il faut que cette souffrance s’arrête et qu’on mette le Congo sur de bons rails. »

Avec ses quatre millions d’habitants, le Congo a une économie essentiellement dépendante du pétrole. Sa diversification est inscrite comme une priorité par le gouvernement.

Affaire des décès des 13 jeunes : le procès en appel toujours attendu

Pour l’avocat de partie civile, la cour d’appel de Brazzaville traîne à examiner le dossier.

La Cour d’appel de Brazzaville traîne à examiner le recours contre le jugement de la chambre correctionnelle condamnant six policiers sans proposer des indemnisations dans l’affaire de treize jeunes trouvés morts dans un commissariat il y a un an, selon l’avocat des victimes mardi.

« La loi dit que trois mois après l’appel il faut que la cour statue à nouveau. Déjà quatre mois que nous avons interjeté appel, mais rien n’est encore fait », a déploré Me Steve Bagne de la partie civile.

« Depuis mars le dossier est toujours au niveau de la cour d’appel où nous avons fait toutes les diligences possibles. Le dossier (d’appel) n’a jamais avancé. On ne sait pas où il se trouve actuellement », a jouté Me Bagne.

« Il n’y a pas une quelconque volonté de l’État congolais d’accompagner les parents des victimes sur ce point. Il y a comme un déni de justice », a-t-il dénoncé.

Dans  la nuit du 22 au 23 juillet 2018, 13 jeunes avaient trouvé la mort dans le commissariat de Chacona (quartier de Mpila) à Brazzaville.

Six policiers condamnés pour homicide involontaire

Ils y avaient été placés en garde à vue après leur interpellation lors d’une opération de la police dans ce quartier de Brazzaville pour “traquer des délinquants”, avait à l‘époque reconnu le gouvernement, tandis qu’une ONG avait évoqué des “corps baignant dans le sang”.

En mars dernier la justice congolaise a jugé coupables et condamné à des peines de prison six policiers poursuivis pour homicide involontaire et non-assistance à personne en danger.

Concernant les indemnités des ayants-droits, la Cour avait estimé ne pouvoir se prononcer jugeant que “la faute est non détachable de l’administration”, tandis que les parents et leurs avocats s’attendaient à une indemnisation conséquente.

« Ce verdict complaisant illustre une fois de plus la banalisation de la torture et du mépris de la vie humaine et confirme les difficultés des victimes de torture à obtenir justice », analysait l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH).

Après le drame, le gouvernement congolais avait accordé deux millions de francs CFA (3.049 euros) par famille pour l’enterrement des victimes.