Lutte contre Ebola : l’OMS appelle à la solidarité régionale

OMS a appelé lundi à Brazzaville les neuf pays frontaliers de la RDC à faire « preuve de solidarité » dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola qui a déjà tué plus de 1.930 personnes dans ce pays.

L’appel concerne les neuf pays voisins de la République démocratique du Congo et a été lancé lundi à Brazzaville par le Dr Tedros Adhanom Ghebreyessus, directeur général de l’OMS, lors de la 69e Session du comité régional de l’organisation onusienne pour l’Afrique.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé lundi à Brazzaville les partenaires des Nations unies, principalement les neuf pays frontaliers de la République démocratique du Congo (RDC) à faire « preuve de solidarité » dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola qui a déjà tué plus de 1.930 personnes dans ce pays.

« Le moment est venu pour que tous les partenaires, notamment les neuf pays voisins de la RDC, fassent preuve de solidarité pour barrer la route à la propagation d’Ebola », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyessus, directeur général de l’OMS.

« La stratégie régionale de surveillance et de riposte de la maladie est si importante. Elle (…) peut combler toutes les lacunes constatées », a-t-il estimé.

« Ebola est une urgence de santé qui est complexe », en RDC où les agents de santé font parfois face à l’insécurité dans les zones touchées puis au manque de confiance de certaines communautés, a-t-il souligné.

Le Dr Ghebreyessus prenait part lundi à Brazzaville à la 69e Session du comité régional de l’OMS pour l’Afrique, qui sera marquée par l’élection du nouveau directeur de l’OMS/Afrique, qui a son siège dans la capitale congolaise.

Au moins 400 participants, dont 47 ministres de la Santé du continent, prennent part à cette session, dont les assises ont été inaugurées par le président congolais Denis Sassou Nguesso.

« Ebola est une maladie évitable et traitable. Nous avons un vaccin qui est à plus de 97% efficace et des médicaments qui le sont à plus de 90% », a affirmé le directeur général de l’OMS.

Par ailleurs, une équipe japonaise spécialisée dans la réponse aux urgences concernant les maladies infectieuses sera déployée à partir de vendredi.

Elle doit permettre le renforcement de la quarantaine et la participation à d’autres activités pertinentes en vue de prévenir la propagation de l’épidémie, a annoncé l’ambassade du Japon en RDC.

En juillet, le comité d’urgence de l’OMS avait élevé la dixième épidémie d’Ebola en RDC au rang d’une urgence de santé publique de portée internationale.

Cette épidémie a déjà tué plus de 1.934 personnes en RDC où elle sévit dans la partie orientale, frontalière de l’Ouganda, du Rwanda ou encore du Burundi.

Les jeunes formés aux les techniques de communication de masse

Du 09 au 13 août dernier, une vingtaine de jeunes, ont assisté à cet atelier de formation qui a duré deux jours à Brazzaville.

C’est une initiative du Réseau panafricain des jeunes pour la culture de la paix (Payncop), antenne du Congo et de l’Unesco. La formation portait sur la présentation générale du Réseau et le bilan de sa communication actuelle et aussi sur les techniques et stratégies de la communication de masse.

A la fin de la formation, les participants ont notamment pu s’enquérir de quelques techniques de communication sur l’importance du community management, la présentation des réseaux sociaux Facebook et les techniques d’optimisation de leurs contenus, la présentation des étapes de création d’un projet de communication en amont et en aval.

« Une fois formés, ces jeunes devront sensibiliser à la culture de la paix dans des zones sensibles et non-sensibles telles que dans des écoles et des villes post-conflits armés », a précisé Florentine Tasumbu Washema Okoni, formatrice et membre du secteur culture Unesco.

Au cours de cet atelier, les participants ont été soumis à des travaux de groupe pour tenter d’apporter des résolutions au défi de communication du Payncop.

Festival Kimoko : la 12e édition s’est terminée sous un air satisfaisant

Après trois jours de représentations théâtrales et d’activités culturelles diverses, la 12e édition du festival international Kimoko a pris fin le 18 août au Centre culturel Jean-Baptiste-Tati-Loutard de Pointe-Noire.

C’est un évènement qui a tenu toutes ses promesses selon les organisateurs et les acteurs qui ont participé. C’est la ville de Pointe-Noire qui a accueilli la 12e édition du festival Kimoko. Pendant trois jours, la population de Pointe-Noire a eu droit à un ensemble d’activités notamment des spectacles théâtraux, la danse contemporaine…

Un bilan satisfaisant pour le comité d’organisation du festival Kimoko dirigée par Alphonse Chardin Kala et pour les acteurs. Ce sont des comédiens et des troupes de théâtre venus de Pointe-Noire, Brazzaville, Côte d’Ivoire et du Gabon qui ont presté pour le plaisir des amoureux de théâtre.

Il faut signaler qu’en marge du festival, des ateliers et des rencontres professionnelles ont été également organisées afin de favoriser les échanges entre comédiens et amoureux théâtral.

Congo : la loi portant création de l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information a été adoptée

Le texte a été défendu devant les deux chambres au cours de leurs sessions ordinaires et en présence de Léon Juste Ibombo, ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique.

Le texte a été défendu devant les deux chambres au cours de leurs sessions ordinaires et en présence de Léon Juste Ibombo, ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique.

L’Assemblée Nationale et le Sénat ont adopté à l’unanimité, au cours de leurs sessions ordinaires closes le 13 août 2019 à Brazzaville, le projet de loi portant création de l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) en République du Congo.

En mars dernier, au cours d’un conseil de ministres, le gouvernement congolais avait adopté cinq projets de loi et deux projets de décrets devant participer à l’essor du secteur de l’économie numérique.

Pendant ce conseil, le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso, qui présidait ce conseil avait invité Léon Juste Ibombo, à présenter ce projet loi portant création de l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI).

Nouveau gisement de pétrole : PCQVP émet des doutes sur la fiabilité des données

L’ONG Publiez Ce Que Vous Payez s’est interrogée dimanche sur la fiabilité des données concernant un gisement onshore découvert dans le nord du Congo.

La branche congolaise de la coalition d’ONG Publiez Ce Que Vous Payez (PCQVP) s’est interrogée dimanche sur la fiabilité des données concernant un gisement onshore découvert dans le nord du Congo, qui pourrait quadrupler la production de pétrole du pays.

Dans une note, Publiez Ce Que Vous Payez a indiqué avoir « appris avec surprise la découverte d’un gisement pétrolier onshore dans la Cuvette », une région du nord du Congo. Celle n’a pas manqué de dire qu’elle émettait des doutes sur les volumes de production que prévoit les études.

Pour la petite histoire, le 10 août dernier à Oyo (nord), la Société africaine de recherche pétrolière et distribution (SARPD-Oil) et Petroleum exploration and production Africa (PEPA), deux firmes appartenant à l’homme d’affaire congolais Claude Wilfrid Etoka, ont annoncé la découverte d’un gisement de 9.392 mètres carrés dans la région de la Cuvette.

Selon les études de prospection menée par ces deux firmes, le gisement, dont le permis d’exploration a été délivré en 2006 par l’Etat dont la part sera de 35%, devrait produire plus d’un milliard de mètres cubes d’hydrocarbures dont 359 millions de barils de pétrole ou 983.000 barils par jour.

Publiez Ce Que Vous Payez pense que l’information selon laquelle la production du pétrole au Congo pourrait quadrupler « parait pour le moins intrigante ». Cette ONG qui milite pour la transparence dans les industries extractives se demande « sur quelle base cette estimation a été faite au niveau actuel de la recherche, alors qu’un seul puits sur les quatre est en phase de perforation ».

Congo : des ONG demandent la levée de l’immunité de deux enfants de Sassou N’Guesso

Denis Christel Sassou-Nguesso et Claudia Sassou-Nguesso, deux enfants du chef de l’Etat congolais et députés sont accusés détournement de fonds publics.

Ils sont une dizaine, ces organisations de la société civile qui exigent que l’immunité parlementaire de Denis Christel Sassou-Nguesso et Claudia Sassou-Nguesso, soit levée. Ils se sont exprimés au cours d’un point de presse samedi 17 août 2019. Pilotées par l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH), ces ONG demandent aussi l’ouverture d’une enquête parlementaire et judiciaire contre ces deux députés.

Le 6 août dernier, l’ONG OCDH avait publié un rapport dans lequel, elle accuse le fils cadet du président congolais, Denis Christel Sassou-Nguesso, 44 ans, d’avoir détourné en 2014, à son profit, plus de 50 millions de dollars de fonds publics.

Dans une enquête de Global Witness publiée en avril, Claudia Sassou-Nguesso, est pointée du doigt. La grande sœur de Denis Christel Sassou-Nguesso, 47 ans, est accusée d’avoir reçu près de 20 millions de dollars de fonds publics. Argent qu’elle aurait détourné pour s’offrir un appartement de luxe dans le Trump Hotel & Tower à New York.

Congo : Message du président de la République à la nation

Le chef de l’Etat congolais a prononcé son discours mercredi 14 août à l’occasion de la célébration du 59ème anniversaire de l’indépendance.

L’intégralité du discours

Mes chers compatriotes ;

Le 15 août 2019 honore nos 59 ans d’indépendance forgés dans le sillage de l’histoire et la dynamique de notre marche vers le développement.

Tout en se félicitant des festivités en cours, le Congo se situe à la veille des 60 ans de son accession à la souveraineté internationale qui seront célébrés dans un an, en 2020.

A l’évidence, 60 ans ne sont qu’un trait à peine visible à la dimension du temps qui s’écoule.

A l’échelle humaine, c’est l’âge de la grande affirmation, du plein épanouissement, de la maturité.

DIGNITÉ, MATURITÉ, MÉRITE et RESPECT sont l’expression d’une force tranquille, en articulation avec l’UNITÉ, le TRAVAIL et le PROGRÈS.

Notre peuple concentre, dans son âme, ces valeurs qui fondent le Congo. Ce rendez-vous de la mémoire avec notre glorieux passé nous donnera l’occasion de tirer les leçons nécessaires et de conforter nos convictions en un avenir radieux.

Dès ce jour, il nous faut donc amorcer une réflexion avisée pour que ce référentiel des 60 ans d’indépendance soit célébré dans la dignité, au rythme de la relance de notre économie et au profit du mieux-être collectif.

Mes chers compatriotes ;

Notre pays se construit au prix d’un effort persévérant.

Grâce à sa détermination éprouvée et l’appui inestimable de ses partenaires, le Congo vient de conclure un accord avec le Fonds monétaire international.

Ce programme triennal de réformes vise à améliorer la situation de nos finances publiques et de l’économie nationale. Nous saluons ce résultat acquis après des négociations longues et complexes.

Cependant, cet objectif atteint ne saurait être une finalité. Il constitue un nouvel appel à la mobilisation et à un engagement sans faille.

Cette issue magnifie le comportement louable de nos concitoyens qui ont facilité, par leur sens élevé de patriotisme et de responsabilité, la consolidation du climat social apaisé, l’adhésion au processus engagé et l’espérance des lendemains meilleurs.

Dès lors, j’adresse mes sincères remerciements au peuple, pour cet élan de cœur et de raison, sans lequel les avancées actuelles n’auraient guère été réalisées.

Mes chers compatriotes ;

Nous disposons d’importantes potentialités qui offrent de belles perspectives de relance à notre pays.

Ces richesses ne deviendront de véritables atouts que par le travail acharné de toutes les Congolaises et tous les Congolais, ce qui implique, par conséquent, la mobilisation effective des énergies ainsi que l’engagement total et déterminé des forces vives de la Nation.

Une fois de plus, J’invite l’ensemble du Peuple à privilégier, sans cesse, le travail créateur de richesse pour permettre au Congo de valoriser ses ressources et apporter des réponses pertinentes aux défis du développement.

A cet effet, je prends acte de l’annonce faite le samedi 10 août 2019 à Oyo, par la société PEPA, de l’heureux aboutissement des opérations d’exploration pétrolière menées au titre du permis « NGOKI », mettant en évidence la présence des réserves de pétrole de qualité dans la partie Nord de notre pays.

Le permis « NGOKI » pourrait, à terme et si les données sont confirmées, rendre possible la mise en valeur d’un gisement situé à la périphérie des zones humides séquestrant les tourbières. Le Congo est partie prenante des conventions et accords sur les zones humides d’importance internationale.

Notre pays applique, avec force et rigueur, les dispositions des traités et mécanismes mondiaux mis en place, ces dernières années, dans le cadre de l’utilisation rationnelle de ces espaces spécifiques.

Dans la revendication assumée de son droit au développement, le Peuple congolais s’est placé dans le sens du devoir, au service de l’humanité, en matière de sauvegarde des écosystèmes.

Le Congo reste parfaitement attentif et conscient de la nécessité de préserver les tourbières, au regard de leur incidence sur l’équilibre climatique mondial et la protection de la biodiversité.

Notre pays n’a jamais enfreint l’obligation de protéger les tourbières dans ses zones lacustres.

Il n’a nullement l’intention de le faire à l’avenir, nonobstant les contreparties financières annoncées et qui continuent à se faire attendre.

Grâce à l’affinement des technologies, la recherche et l’exploitation des hydrocarbures liquides ou gazeux tirent désormais avantage des innovations adaptées et des techniques appropriées. Celles-ci permettent, par une bonne chirurgie, d’en limiter l’impact sur l’environnement et certains milieux naturels.

Il reste entendu que l’issue fructueuse de ce processus d’exploration pétrolière ne doit pas nous détourner de notre principal axe d’effort, à savoir la diversification de notre économie.

Nous ne devons plus être, à chaque fois comme aujourd’hui et par le passé, victimes des fluctuations des prix d’une ressource, fût-elle stratégique.

Au moyen de ce levier incontournable, porté par des réformes institutionnelles judicieuses ainsi que des programmes d’investissement et des partenariats public-privé efficacement articulés, notre économie s’inscrira durablement dans l’axe d’une croissance soutenue et du développement.

Aussi, la mise en place effective des Zones économiques spéciales tirera-t-elle tout son intérêt de la revitalisation espérée des secteurs productifs, tels les mines, la forêt, l’agriculture, l’industrie, le tourisme et le numérique.

Mes chers compatriotes ;

En raison de son ouverture remarquable au monde et de la crédibilité conférée par la communauté internationale, notre pays abritera, dans quelques jours, la 5ème édition du Forum « Investir en Afrique », ce grand moment d’intense réflexion sur la coopération sino-africaine.

D’autres événements importants, d’envergure internationale, comme la tenue imminente de la 69ème session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la santé pour l’Afrique, se dérouleront également cette année dans notre pays.

Toutes ces échéances devront être menées dans la sérénité et la paix sociale, en référence à la légendaire tradition congolaise d’accueil et d’hospitalité.

La multiplication des signaux cumulatifs et rassurants légitime, à juste titre, notre appel renouvelé à l’espérance et à l’optimisme, au bénéfice du CONGO ETERNEL.

C’est pourquoi, les orientations et les mots d’ordre réitérés à différentes occasions restent, plus que jamais, d’actualité en ce qui concerne :

– la consolidation de la paix ;

– la stabilité des institutions ;

– le renforcement de la gouvernance ;

– la diversification de l’économie ;

– le bon voisinage et la coopération au service du développement.

Bonne Fête de l’indépendance à tous !

Vive le Congo !

Je vous remercie.

 

Discours de Sassou N’Guesso le 14 août : un message insatisfaisant pour l’opposition

Le chef de l’Etat comme à la coutumier a prononcé son discours à la veille de la commémoration de la fête de l’indépendance de la République du Congo.

Mercredi 14 août 2019, Denis Sassou N’Guesso s’est adressé au congolais. Le discours du président de la république prononcé à quelques heures de la fête de l’indépendance. Un message  pas vraiment riche pour les opposants.

Ce discours présidentiel a porté pour l’essentiel sur l’économie et l’environnement, alors que les opposants espéraient entendre parler de gouvernance électorale, de lutte contre la corruption ou encore de la libération des détenus politiques.

« Je m’attendais à rien », concède Anguios Nganguia Engambé. Pour le président du Parti pour l’action de la République (PAR), la raison est simple : « C’est parce que nous sommes à deux ans de l’élection présidentielle de 2021. »

Aux yeux du candidat malheureux aux élections présidentielles de 2009 et 2016, Denis Sassou-Nguesso « devrait logiquement nous parler du dialogue politique, de la gouvernance électorale et des détenus politiques qui sont toujours [en prison]. Il a parlé de l’accord [conclu avec le FMI le 11 juillet, NDLR]. Mais, lorsqu’on rentre dans un programme avec une telle institution, c’est qu’on a mal géré le pays. Un pays bien géré ne peut pas rentrer dans un programme. Le pays est mal géré. »

Déception partagée par Clément Miérassa. « Nous sommes restés sur notre soif, lâche le président du Parti social-démocrate congolais (PSDC). On aurait souhaité, au vu de la gravité de la situation que traverse le pays, qu’il y ait l’annonce d’un certain nombre de mesures fortes, notamment la lutte contre la corruption. »

Le leader du parti de l’opposition congolaise veut insister sur le contexte : « Avant qu’on arrive à la célébration de la fête de l’indépendance, nous avons encore connu des scandales économico-financiers », une allusion aux récentes dénonciations de Global Witness qui a accusé le fils cadet du président Sassou, Denis Christel Sassou-Nguesso, d’avoir détourné plus de 50 millions de dollars du Trésor congolais en 2014.

« Nous pensons que sur cet aspect le président n’a pas du tout insisté, déplore Clément Miérassa. Déjà au plan interne, beaucoup de cas ont été dénoncés. Des cas qui touchent même des membres du gouvernement, des dignitaires du pouvoir et même la famille présidentielle. Et, nous sommes toujours surpris du silence qui est observé. »

Miss indépendance 2019 : Christy Ahoue couronnée

Le concours de beauté a mis en compétition, le 13 août, au Palais des congrès, dix-neuf filles du département de Brazzaville dont l’âge varie entre 18 et 25 ans.

Organisée à l’occasion du 59e anniversaire de l’Indépendance du Congo par l’association Lumières d’Afrique que préside Ferrol Gassakys, la douzième édition de l’élection Miss indépendance a été placée sous le haut parrainage de l’épouse du chef de l’État, Antoinette Sassou N’Guesso.

Au total, six passages ont marqué cette cérémonie, notamment la sortie en tenue traditionnelle, en tenue de ville aux couleurs nationales, en maillot de bain, en tenue de soirée et l’interview des six finalistes.

Après cinq sorties, le jury présidé par Lydie Pongault a procédé à l’élimination de treize candidates sur les dix-neuf. Ce sont donc les six candidates retenues qui ont participé à la partie interview. Chacune d’elles s’est exprimée sur la Journée internationale de la femme. Toutes ces filles ont voulu à tout prix être miss. Hélas ! Une seule a été choisie, Christy Ahoue, alias Carus.

Elle a épaté les membres du jury de par son expérience. Christy Ahoue a été élue en 2016 miss Brazza, première dauphine la même année lors de l’élection miss Congo. Elle succède à Nathanaëlle Christie Elinga. Elle est étudiante à l’Université Marien-NGouabi, mesurant 1,72 m et pèse 55 kg.  Elle est aussi blogueuse mode.  Matondo Belvie est sa première dauphine et Théovie Ngolo Mièré la deuxième. Cette dernière, mannequin de profession, a été sacrée miss émergence en avril 2019.

Des offres et promesses ont été faites aux finalistes. Pour encourager les efforts de toutes les participantes, l’épouse du chef de l’État leur a fait un don des ordinateurs portables. La miss bénéficiera, entre autres, d’un voyage aller–retour au Sénégal et d’un abonnement Canal+ d’une année. Les deux dauphines profiteront, de la part de Congo Assistance, d’une prise en charge scolaire courant leur mandat.

Lors de cette soirée, Ferrol Gassackys a remercié la première dame pour son soutien depuis le début de cette aventure en 2007.  «Que de bons moments passés ensemble ! La passion demeure celle de divertir, d’exhorter à la joie et de magnifier cette beauté d’origine qui nous honore et contribue résolument à démontrer qu’il existe bien une exception culturelle congolaise qui s’exprime aussi à travers nos filles du terroir », a-t-il souligné. Signalons que cette cérémonie riche en couleurs et en sons a été agrémentée par des artistes musiciens, notamment Maya, street art, Nestella Forest, Djoson qui a présenté à Lumières d’Afrique.

Congo : deux nouveaux ambassadeurs présentent leurs lettres de créance à Sassou N’Guesso

Il s’agit de l’ambassadeur du Ghana, Joseph Kwaku Antwi  et de celui de la France, François Vincent Pierre Barateau.

Le président de la République congolaise, Denis Sassou N’Guesso, a reçu le 13 août, deux nouveaux ambassadeurs qui sont venus lui présenter leurs lettres de créance.

«J’ai eu l’honneur aujourd’hui de présenter mes lettres de créance à son Excellence monsieur le président de la République du Congo », a écrit dans le livre d’or, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Ghana.

Joseph Kwaku Antwi 

Né le 13 août 1958 à Kumasi, le diplomate ghanéen est diplômé de l’académie de Kumasi et de l’université de Londres au Royaume-Uni. Il est détenteur d’une maîtrise en relations internationales. Il a été ambassadeur en République démocratique du Congo ; ministre de 2017 à 2018, consultant puis à la tête de la section consulaire et sociale au sein de la représentation diplomatique de son pays à Brazzaville.

Le Ghana souhaite raffermir ses relations de coopération et d’amitié avec le Congo en matérialisant notamment les projets retenus dans le cadre des accords de coopération bilatérale établis en 1964 dans le domaine du commerce, de l’éducation et de l’agriculture.

François Vincent Pierre Barateau, ambassadeur de France en République du Congo

Le diplomate français s’est dit optimiste quant à sa mission au Congo. « J’ai le grand honneur d’entamer ma mission à Brazzaville. J’œuvrerai avec détermination à la consolidation des relations bilatérales entre nos deux pays », a-t-il écrit dans le livre d’or.

Né le 1er juillet 1959 à Nancy, il est diplômé de l’IEP d’Aix-en-Provence. Titulaire d’une maîtrise d’administration, il construit sa carrière aux Affaires étrangères où il a exercé pendant dix ans.

Il a été tour à tour conseillé au Tchad (2004) ; deuxième secrétaire d’ambassade au Rwanda (1986) et ambassadeur en Guinée équatoriale (2011). Nommé en mai 2019 et confirmé en juillet dernier, François Barateau a été le numéro 2 à la direction Afrique et Océan indien du ministère des Affaires étrangères.