Festival international Kimoko : la 13e édition se tiendra vers la fin du mois d’août

L’annonce a été faite par le comité d’organisation dudit festival qui s’est réuni, le 8 août, au quartier Tchimbamba.

La 13e édition du festival international de théâtre Kimoko prévue pour juin et juillet dernier va finalement se dérouler sous une forme inédite avec des activités en « happening » dès la fin du mois d’août tout en respectant les gestes barrières. L’annonce a été faite par le comité d’organisation dudit festival qui s’est réuni, le 8 août, au quartier Tchimbamba dans le 1er arrondissement Emery-Patrice-Lumumba sous la présidence de Chardin Alphonse Kala.

Des créations de spectacle, des saynètes et diverses autres activités seront menées dans les quartiers et autres lieux publics fréquentés tels les marchés. Ces petits spectacles ou « happening » seront filmés et diffusés en direct via les réseaux en ligne tels Facebook, Instagram, You Tube, une façon de dire au public ce qui se fait et que le festival vit en dépit de la pandémie qui a considérablement affecté leur activité, a dit Je’hf Biyeri, directeur artistique du festival. En guise de lancement des activités, des lectures de textes, de poèmes de Huguette Ganga Massanga, Chardin Kala, du regretté Maxime Kibongui ont été faites. Des textes qui seront présentés sous forme de saynètes dans les différents lieux choisis.

Pour Je’hf Biyeri, en programmant ces activités culturelles, les organisateurs de Kimoko veulent faire passer le message selon lequel nous devons apprendre à vivre avec la covid-19 mais en respectant les mesures barrières édictées par les autorités pour ne pas contracter la maladie et ne pas contaminer les autres. Par ces happenings, on essaie de redonner la joie aux gens et leur permettre à nouveau de rigoler un peu même s’il y a la maladie. Pendant deux semaines et demie, les férus des arts de la scène vont suivre des spectacles dans des lieux inédits.

Signalons que le festival international Kimoko (rassemblement) est un rendez-vous annuel des arts de la scène exécutés par des artistes venant du monde entier qui mettent l’Afrique à l’honneur. Kimoko présente au public une diversité de spectacles ouverts à tous et gratuits dans différents sites de la ville de Pointe-Noire. Des ateliers de création sont aussi proposés au public tout comme les expositions et les conférences débats sur l’art et la culture.

Le Congo entend passer d’un budget de moyens au budget de programme

La stratégie globale de pilotage des reformes des finances publiques 2020-2029 a été approuvée, le 5 juillet à Brazzaville.

La validation de la nouvelle feuille de route du secteur des finances publiques intervient deux ans après la transposition dans le dispositif national des directives du cadre harmonisé de gestion des finances publiques de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Le Congo entend poursuivre les efforts de modernisation de son système de gestion publique, afin de le rendre plus adapté aux normes internationales, et de consolider ainsi ses relations avec les partenaires au développement.

C’est dans ce contexte que s’est organisé l’atelier national de validation du rapport diagnostic ayant réuni des cadres du département des Finances, grâce au Projet de réformes intégrées du secteur public(PRISP) que finance la Banque mondiale. Un partenariat censé permettre au gouvernement d’assainir les finances publiques, de sécuriser les deniers publics, de mieux maîtriser la gestion de la dette publique, de promouvoir l’efficience et la transparence, en lien avec le Plan national de développement 2018-2022 et les exigences des partenaires extérieurs.

Selon le ministre délégué en charge du Budget, Ludovic Ngatsé, la stratégie globale de pilotage des reformes des finances publiques 2020-2029 traduit la volonté du gouvernement. « Cette dynamique des reformes, comme vous le savez, traduit bien la volonté du président de la République, chef de l’Etat, son excellence Denis Sassou N’Guesso, qui ne cesse de nous exiger de travailler sans relâche, pour placer la gestion publique au service du mieux-être de la population congolaise. C’est cette logique qui explique notre volonté de doter le pays d’un cadre stratégique de pilotage plus englobant, dépassant le cadre sectoriel limite au seul ministre des Finances, tel que défini en 2017 », a -t- il signifié.

Congo : Djoson philosophe signe son come-back avec « Multicolor »

Multicolor est le nouvel album de l’artiste musicien, auteur et compositeur congolais Jonathan Mobassi alias Djoson philosophe.

Présenté au public samedi 08 août 2020, cet opus a été réalisé pendant la période de confinement. C’est un mélange de rumba et plusieurs autres genres musicaux.

Pour la présentation de cet album de douze titres réalisés avec son orchestre Super Kolo Mboka, Djoson Philosophe a réuni des journalistes et quelques fans sur la terrasse de la Galerie Bassin du Congo.

« Le choix de ce titre n’est pas un hasard. On a voulu, à travers la musique congolaise, qu’il y ait un brassage : un mélange de la samba brésilienne, la salsa cubaine, du reggae… bref, beaucoup de styles musicaux pour que la musique congolaise ne soit pas monotone. Il faut tuer la monotonie qui tue l’art », explique le musicien.

La sortie de ce disque coïncide avec les préparatifs du soixantième anniversaire de l’indépendance du Congo qui sera célébré le 15 août prochain. Pour l’artiste, depuis les indépendances, la rumba des deux rives du fleuve Congo n’a rien perdu de sa saveur.

« La rumba congolaise est aujourd’hui reconnue comme patrimoine immatériel de l’Unesco. Donc, c’est une richesse pour les deux Congo. Cette rumba se porte à merveille », se réjouit Djoson.

Multicolor, le quatrième album de Djoson Philosophe qui a démarré sa carrière il y a plus de vingt ans dans le folklore.

Congo : Extra Musica nouvel horizon rend un hommage à la femme

A travers son nouveau clip « Dear Mama », le groupe congolais légendaire parle des femmes avec des mots élogieux.

« La Rumba est la musique la plus sexiste qui existe », nous répètent sans cesse les médias grand public et le discours dominant. Ce qu’ils oublient de dire, c’est qu’il existe aussi des musiciens qui parlent des femmes en termes élogieux, leur rendent hommage ou produisent des textes carrément pro-féministes, loin des clichés de gros machos versus femmes-objets. Pour rappeler que la Rumba est plurielle et parfois beaucoup moins sexiste que la variété, le rock ou la pop, voici « Dear Mama », la chanson du groupe légendaire Extra Musica nouvel horizon qui rend un vibrant hommage à la femme congolaise.

Les femmes congolaises sont fortes, plusieurs d’entre elles Beaucoup se battent au quotidien pour un Congo meilleur. Extra Musica nouvel horizon s’engage avec cette vidéo, sortie le 7 août 2020, pour rendre hommage aux femmes congolaises qui les inspirent.

Congo : l’opposition contre la proposition de vote par anticipation

Un avant-projet de loi instituant une liste spéciale et le vote par anticipation des agents de la force publique à la présidentielle de 2021, a été déposé sur les table des parlementaires.

Ledit avant-projet a été déposé par le gouvernement congolais ce week-end, pour examen et adoption. Une démarche rejetée par l’opposition qui craint une tricherie à grande échelle. Le gouvernement quant à lui, assure que tout se passera dans la transparence.

Candidat malheureux à la dernière présidentielle de 2016, l’opposant Guy-Brice Parfait Kolélas, leader de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki) a dénoncé avec énergie cet avant-projet de loi.

« Si nous acceptons, aujourd’hui, l’établissement d’une liste d’enrôlement spéciale des agents de la force publique et admettons en même temps le vote par anticipation des militaires, gendarmes et policiers sous prétexte de leur laisser une marge pour mieux sécuriser les élections le jour du scrutin, nous validerons alors la fraude par le double vote et le bourrage d’urnes, au profit du candidat du PCT », a déclaré Guy-Brice Parfait Kolélas.

L’opposant se dit inquiet parce que, pour lui, les effectifs de la force publique sont loin d’être maîtrisés. Il demande aux parlementaires de rejeter la proposition du gouvernement.

En réponse à Guy-Brice Parfait Kolélas, une source gouvernementale a déclaré que : « le vote par anticipation des agents de la force publique est un vote comme tout autre. Sous d’autres cieux ce vote existe déjà. Le jour J le vote se déroulera en présence des représentants ou délégués des différents candidats sous la supervision des responsables de l’administration électorale ».

« Les bureaux ne seront pas tenus par des chefs militaires. Il n’y aura ni tricherie ni bourrage d’urnes ; car un vote -anticipé ou pas- c’est toujours un électeur, une voix », insiste cette source.

Congo : les réfugiés à l’école de l’entreprenariat

Les jeunes réfugiés ont pris part le 6 août, à une rencontre sur la culture entrepreneuriale organisée par le ministère en charge de l’Education civique et le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR).

Placée sous le thème « Entreprenariat et responsabilité », la rencontre visait également à moraliser les jeunes, à combattre la discrimination et les stéréotypes à l’égard des réfugiés. Aussi la promotion de la cohésion pacifique entre les réfugiés et la jeunesse congolaise dans le but de faciliter l’intégration socio-économique de la jeunesse réfugiée.

Le directeur général de l’Education civique, Jean-Pierre Mahinga, a indiqué que les jeunes demeurent l’avenir de tout pays. Aucun développement ne peut se faire sans eux, a-t-il dit. Au Congo, la jeunesse représente 70% de la population.

L’administratrice associée de la logistique du HCR, Annette Mokem, a reconnu l’accueil que le Congo réserve aux réfugiés. « La République du Congo dont l’hospitalité légendaire n’est plus à démontrer compte plus de 51000 réfugiés et demandeurs d’asile sur son territoire dont 19% de jeunes », a-t-elle déclaré soulignant les problèmes qui frappent la jeunesse notamment le chômage.

« Toutefois, ces maux pourront facilement être jugulés si la formation professionnelle, l’employabilité des jeunes, la responsabilité, au cœur des problématiques sociales, sont définies comme des priorités », a souligné Annette Mokem.

Au cours de cette rencontre, les jeunes ont eu droit à des échanges dont celui de Bienvenu Crépin Mpoué, ingénieur agronome, chef du projet Agriculture biologique, de l’ONG Engagement pour le développement durable et l’environnement.

Ce dernier a exposé sur le thème « l’esprit d’entreprenariat et de créativité que doit avoir les jeunes ». Il a édifié les jeunes sur la façon de se prendre en charge en s’appuyant sur les opportunités du secteur agricole.

Taekwondo : les arbitres invités à se recycler

Cette demande est celle de la fédération congolaise de taekwondo (Fecotae).

La Fédération mondiale de taekwondo entend organiser des séances de formations au profit des arbitres de la discipline. C’est cette optique que la Fécotae a demandé à ces médiateurs du jeu de profiter de l’occasion. Lesdites formations se feront par visioconférence.

Il faut dire que depuis l’apparition de la pandémie à coronavirus (Covid-19), plusieurs structures sportives ont instauré via les nouvelles technologies de l’information et de la communication. La Fédération mondiale de taekwondo n’est pas restée en marge puisque plusieurs séminaires à l’endroit des entraîneurs et arbitres sont régulièrement animés.

Pour permettre ainsi aux arbitres congolais d’approfondir en acquérant de nouvelles techniques de travail, la Fecotae demande dans note circulaire que les responsables de la direction technique devraient s’occuper du dépôt des noms des différents arbitres au secrétariat de la Fecotae.

« Tout candidat doit être titulaire d’une globale licence en cours et d’un diplôme d’arbitre national. Cette formation servira de prérequis pour être éligible au séminaire international des arbitres refree Kyorigi », explique la note.

Congo-Chine : vers une convention pour l’élimination de la double imposition sur les impôts et la fraude fiscale

Réuni en plénière le 7 août à Brazzaville, le Sénat a adopté le projet de loi autorisant la ratification de la convention entre le Congo et la Chine pour l’élimination de la double imposition concernant les impôts sur le revenu et la prévention de l’évasion de la fraude fiscale.

Signée le 5 septembre 2018 à Beijing, celle-ci a pour objet d’éviter de taxer le revenu d’une même personne au Congo et en chine de façon concomitante. L’impôt visé ici ne concerne que deux catégories notamment, l’impôt sur le revenu des personnes physiques et sur les sociétés.

Le premier englobe le dû perçu pour le compte de l’un des deux Etats ou de leurs collectivités locales quel que soit le mode de perception. Quant à l’impôt sur la société, il englobe aussi bien les gains qui découlent de l’aliénation des biens mobiliers que les impôts sur les plus-values.

Les catégories de revenus ciblés sont les revenus immobiliers, les bénéfices des entreprises, ceux résultant de l’exploitation du trafic international, les dividendes, intérêts, redevances et gains en capital.

Le principe est que ces revenus ne soient imposables que dans l’un des deux Etats où résident leurs propriétaires ou en ce qui concerne les entreprises, là où se trouvent leurs sièges.

Outre ce projet, la chambre haute a également adopté deux autres, notamment celui autorisant la ratification du protocole à l’acte constitutif de l’Union africaine relatif au parlement panafricain adopté lors de la 36e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement réunis du 10 au 12 juillet 2000, à Lomé au Togo, ainsi que celui sur l’accord-cadre de coopération entre le gouvernement de la République du Congo et celui du Kenya.

Brazzaville : la commune interdit la tenue des réunions populaires sans autorisation

Le sujet était au centre d’une rencontre entre le maire et les administrateurs-maires et les responsables de quartier, les élus locaux ainsi que de la force publique dans les arrondissements de la capitale politique.

Interdiction de tenir des réunions populaires dans la ville de Brazzaville. C’est une directive que devront respecter le ce qui en ressort de la rencontre entre les administrateurs-maires d’arrondissement, les chefs de quartier et les agents de la force publique de cette commune. Ils ont d’ailleurs eu une réunion avec le président du conseil départemental et municipal, Dieudonné Bantsimba. Cette directive viendrait du ministère de l’intérieur et de la décentralisation.

En république du Congo, 2021 est une année électorale et à quelques mois de la tenue de l’élection présidentielle, des rencontres sont interdites dans la commune de Brazzaville.

« Vous devez redoubler de vigilance en cette période pré-électorale pour lutter contre le banditisme. Les administrateurs-maires doivent être très regardants et faire respecter les directives de la tutelle sur les réunions politiques. Pas de réunions politiques sans autorisations délivrées par les autorités habilitées », a martelé Dieudonné Bantsimba, précisant qu’il existe plusieurs associations politiques non réglementées qui exercent dans la ville.

D’autres points ont été évoqués au cours de cette rencontre notamment la dénonciation des mauvaises pratiques observées dans les administrations municipales à travers la corruption et la délivrance de faux actes d’état-civil.

Les différents acteurs devraient également lutter contre l’occupation anarchique du domaine public, l’extension illégale des marchés domaniaux, les nuisances sonores dues à la prolifération des églises et la mauvaise gestion des eaux usées. L’autre phénomène décrié par Dieudonné Bantsimba concerne l’occupation abusive des rues par les citoyens lors des veillées mortuaires et la pose des banderoles annonçant les veillées sans autorisation de la mairie.

Les administrateurs-maires et les responsables de quartier, les élus locaux ainsi que de la force publique dans les arrondissements 2 Bacongo, 8 Madibou, 3 Poto-Poto, 5 Ouenzé, 6 Talangaï et 9 Djiri sont appelé à la vigilance.

Congo : inauguration du laboratoire central d’analyses et autres bâtiments de LCDE

Le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Blaise Serge Zoniaba, a coupé, le 7 août Brazzaville, le ruban symbolique marquant l’inauguration de la nouvelle infrastructure située dans le site du château d’eau OCH à côté du CHU, en présence du staff dirigeant de cette structure.

Placée sous la houlette du ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, cette cérémonie s’est inscrite dans l’optique de la mise en œuvre des réformes du secteur de l’eau amorcée par La Congolaise des Eaux (LCDE) pendant ces vingt-trois dernier mois. Il s’agit, a rappelé le directeur général, Parfait Chrysostome Makita, des premières pages qui détermineront l’avenir d’une société, d’un service public de très haute sensibilité puisqu’il s’agit de la qualité de l’eau que nous distribuons à notre population.

A cet effet, il a remercié le chef de l’Etat, et le gouvernement de la République dans son combat pour le maintien d’un tissu d’entreprise à même de porter haut notre économie et constituer ainsi un levier de développement en faisant la promotion du « local Investment ».

Ce laboratoire central d’analyses qui fait bloc avec le bâtiment R+1 des directions commerciales et d’exploitation a été réhabilité et mis en conformité pour respecter les exigences de certification à la norme ISO 17025, dans le cadre du Projet infrastructures qualité d’Afrique centrale (PIQAC). Construit, financé à raison de 462,8 millions de FCFA, suivant accord et approbation du conseil d’administration de décembre 2018, sur une surface bâtie de 273,42 m2, il comprend un hall avec un poste de réception des échantillons ; un laboratoire d’analyses microbiologiques avec des dispositions « marche avant » comprenant des salles distinctes d’activités (prélèvement, ensemencement, lecture…) ; deux salles d’analyses physico chimiques ; soixante analyses hebdomadaires ; une partie administrative comprenant : trois bureaux, un vestiaire, un magasin de stockage des réactifs et matériel de laboratoire.

Ce nouveau laboratoire d’analyses moderne et fonctionnel améliorera l’expertise et la qualité du service de l’eau. Il dispose de matériels performants, sélectionnés pour leur robustesse, leur technologie et leur polyvalence. Il va permettre d’augmenter la diversité des analyses disponibles dans tout le périmètre national, et diminuer ainsi la sous-traitance qui engendre des coûts supplémentaires.

Cet investissement structurant a été rendu nécessaire grâce à l’appui de l’AFD dans le cadre du Fonds d’investissement à l’appui à l’exploitation, va permettre d’offrir également un service diversifié et de qualité supérieure. Il permettra, à l’instar d’autres laboratoires de la sous-région Afrique centrale certifiée ISO 9001, de concrétiser une démarche d’accréditation spécifique ISO 17025.

L’Union européenne, quant à elle, rappelons-le, à travers le PIQAC, a non seulement équipé la partie microbiologie, mais aussi a formé le personnel du laboratoire par le biais d’une assistance technique assurée par le cabinet Champion de la Tunisie.