Congo-covid19 : l’Allemagne contribue à hauteur de plus de 98 millions FCFA pour la lutte contre la pandémie

Cette contribution va permettre au Programme alimentaire mondial (PAM) et au ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire d’apporter une assistance alimentaire aux ménages vulnérables.

L’ambassade d’Allemagne au Congo a annoncé le 5 août à Brazzaville, au ministre en charge de l’Action humanitaire un don de 150.000 euros soit environ 98 millions de francs CFA pour soutenir les populations pendant cette période de crise sanitaire. Cette contribution va permettre au Programme alimentaire mondial (PAM) et au ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire d’apporter une assistance alimentaire aux ménages vulnérables de Brazzaville et de la Likouala.

Grâce à cette contribution, l’Allemagne (dont la ville de Dresde, jumelée à la ville de Brazzaville) accompagnera des ménages vulnérables, dans les quartiers périphériques de Brazzaville, identifiés comme étant les zones où vivent les personnes les plus vulnérables face à la crise sanitaire de Covid-19, et dans la Likouala, où une assistance est toujours nécessaire.

Le nord du Congo fait face à une triple vulnérabilité liée aux inondations d’octobre 2019 à janvier 2020 qui ont détruit 70% des récoltes. Il y a également à la résurgence du virus Ebola en RDC d’où de nombreuses denrées proviennent. On note enfin la crise sanitaire de la Covid-19. Ces facteurs ont un impact majeur sur le prix et la disponibilité des produits alimentaires dans la zone, et donc un impact sur la sécurité alimentaire et nutritionnel des populations de la zone.

Les transferts monétaires seront privilégiés pour cette assistance alimentaire : les bénéficiaires pourront ainsi effectuer des achats alimentaires auprès de boutiques partenaires du PAM.

« Depuis longtemps, l’Allemagne est aux côtés du Programme Alimentaire Mondial, comme deuxième plus grand contributeur du PAM dans le monde. En République du Congo, la coopération avec le PAM nous permet de renforcer l’amitié entre le Congo et l’Allemagne avec les actions concrètes et d’assister les populations en situations difficiles de manière rapide et efficace », a souligné Jonas Wiesenecker, Chargé d’Affaires a.i. d’Allemagne au Congo.

« Ce don du gouvernement d’Allemagne nous permettra d’élargir notre action pour renforcer la sécurité alimentaire des plus vulnérables au Congo. Cette contribution de la ville de Dresde, inédite, est un grand signe de solidarité des habitants de Dresde vers ceux et celles de Brazzaville », a ajouté le représentant du PAM au Congo, Jean-Martin Bauer,

Depuis mai dernier, les équipes de PAM, en collaboration avec les équipes du ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire sur la base du Registre social universel (RSU), ont déjà apporté une assistance alimentaire à 75.000 personnes dans cinq quartiers de Brazzaville. Une enquête récente, menée par le gouvernement et le PAM dans la capitale, montre l’impact important de la crise sanitaire sur les emplois et les revenus des ménages, ce qui se traduit par une forte augmentation de l’insécurité alimentaire.

Fonds routier : les administrateurs adoptent un budget de plus de 3 milliards pour l’exercice 2020

Le comité de direction du Fonds routier a validé, le 4 août à Brazzaville, en session budgétaire et bilanciel du conseil d’administration, son budget de fonctionnement exercice 2020.

Le comité de direction du Fonds routier a validé, le 4 août à Brazzaville, en session budgétaire et bilanciel du conseil d’administration, son budget de fonctionnement exercice 2020.

En dépenses, le budget est estimé à la somme de huit milliards six cent quarante-huit millions trois cent vingt mille francs CFA, soit un décalage de quatre milliards huit cent vingt-six millions huit cent vingt mille francs CFA.

Les priorités du budget adopté sont, entre autres, l’entretien routier et le cartonnage villageois.

La réunion présidée par Yves Ickonga a permis aux administrateurs d’approuver aussi le procès-verbal de la session du comité de direction du 21 juillet 2020 et d’adopter le rapport d’activité exercice 2019.

Plusieurs autres documents importants ont également été ratifiés, après examens et débats, notamment : le programme d’activité 2020, le ressourcement du Fonds routier ainsi que la fiche d’exécution du budget du Fonds routier de janvier au 15 juillet 2020.

Le président du conseil d’administration du Fonds routier a rappelé lors de cette réunion que : « Cette session se tient dans le contexte caractérisé par la baisse des activités dans tous les secteurs de l’économie nationale à cause de la Covid-19 ».

Signalons que le Fonds routier assure le financement, d’une part, des programmes de protection du patrimoine routier national, des programmes de prévention et de sécurité routières, d’entretien du réseau routier, et d’autre part, des opérations de réhabilitation et d’aménagement des routes.

Semaine du documentaire : l’IFC lance l’appel à participation au workshop créatif

Ouvertes le 1er août, les inscriptions pour participer à ce workshop créatif de réalisation de court métrage, qui sera animé par le réalisateur sénégalais Gaï Ramaka, seront clôturées le 31 août.

L’activité entre dans le cadre de la semaine du documentaire que l’Institut français du Congo (IFC) à Pointe-Noire organisera du 9 au 14 novembre prochain en collaboration avec l’association sénégalaise Gorée Cinéma Lab. L’évènement se déroulera sur le thème «Filmer la ville et les gens». Le workshop créatif a pour objectif d’inciter dix jeunes créateurs à poser une réflexion filmique sur le milieu urbain et les différents enjeux sociétaux qui y surgissent. Elle consistera en la production de courts métrages documentaires de 5 à 10 minutes centrés sur des sujets pris dans l’environnement particulier de Pointe-Noire.

L’atelier créatif qui sera assuré par le producteur et réalisateur sénégalais, Joseph Gaï Ramaka, débutera en octobre avec l’étape de la préparation pour s’achever en novembre par l’étape de l’écriture et la réalisation des projets. Les films qui seront produits au cours du Workshop seront projetés lors d’une soirée spéciale à l’IFC dans le cadre de la semaine du documentaire.

Les personnes intéressées peuvent déjà remplir le formulaire de candidature disponible en pièce jointe, en ligne sur la page Facebook de l’IFC à Pointe-Noire et sur le site www.goreecinema.com . Ce formulaire est à compléter et à envoyer par mail à secretariat@ifc-pointenoire.com et info@goreecinema.com accompagné d’un curriculum vitae. «Les dossiers de candidature incomplets ne seront pas traités», précise le communiqué de presse de l’IFC sur l’activité. Les futurs candidats trouveront aussi sur la page Facebook de l’IFC à Pointe-Noire et sur le site www.goreecinema.com le livret de présentation du workshop en pièce jointe.

Congo : les agents impôts et les contribuables en recyclage

Cette séance de formation organisée mardi 04 août 2020, par le ministère des Finances et du Budget, leurs permettra de maîtriser la nouvelle application E-Tax.

Les agents des impôts et les contribuables se sont formés sur E-Tax (système de gestion des impôts et taxes). Des formations qui s’inscrivent dans le cadre du vaste programme de réformes mis en œuvre par le ministère des Finances et du Budget visant la sécurisation des recettes et la rationalisation des dépenses.

Les agents travaillant à la division gestion et contrôle à l’Unité des grandes entreprises (UGE) et à l’Unité des moyennes entreprises (UME) ont donc pris part à l’atelier ouvert par Lambert Ifoko, directeur de la fiscalité des grandes entreprises et chef de projet métiers E-Tax qui avait à ses côtés Guy Noël Londongo, directeur des systèmes d’information au ministère des Finances et du Budget.

E-Tax va permettre de gérer les métiers de l’impôt depuis la déclaration, la liquidation jusqu’au paiement. La nouveauté par rapport à l’ancien système est que le nouveau portail contribuable permet de faire un maximum d’obligations en ligne sans se déplacer, notamment les déclarations et le paiement. « Avec cette application, le gestionnaire va recevoir les déclarations, les saisir, enregistrer les données jusqu’à l’état de liquidation », a précisé Lambert Ifoko. À travers les modules qui feront l’objet de la formation, à savoir prendre en charge les déclarations, saisir les données et toutes les informations concernant le paiement et tout ce qui est module pour les statistiques, les agents des impôts chargé de la gestion et du contrôle auront tous les outils nécessaires pour pouvoir traiter les dossiers qu’ils reçoivent.

Pour le contribuable, l’atelier de sensibilisation du système de gestion des impôts et taxes à l’intention de différentes structures rattachées à l’UGE qui a également été lancé a pour avantage de connaître l’historique des opérations, la traçabilité et la transparence des actions effectuées par les utilisateurs. Ainsi, les contribuables ne seront plus obligés de venir dans les services d’assiette pour accomplir leurs formalités. Signalons que dans cette phase de cohabitation, les contribuables vont gérer les deux systèmes en même temps, à savoir saisir la TVA avec le nouveau système E-Tax et les anciens impôts avec l’ancien système Systaf (Système de traitement automatisé de la fiscalité).

Coronavirus : des kits de protection remis aux ligues de Bouenza et Niari

Une délégation de l’association sportive Tosa-obika s’est rendue, du 31 juillet au 2 août, dans les départements de la Bouenza et du Niari, pour remettre le matériel de protection contre le coronavirus.

Après plusieurs mois de suspense liés à l’évolution de la pandémie à coronavirus sur le plan national, les ligues départementales de judo et disciplines associées de la Bouenza et du Niari retrouve peu à peu le sourire. C’est suite à la visite d’une délégation de l’association sportive Tosa-obika conduite par le président Francis Ata que ces structures ont renforcé la liste de leurs outils de travail.

Tosa-obika qui vise l’épanouissement du judo au Congo et sur le plan international a, en effet, enclenché une opération de distribution du matériel de lutte contre la pandémie à coronavirus, ainsi que des outils de travail aux différentes ligues du Congo. Ce sont finalement celles du Pool en juin, de la Bouenza et du Niari qui ont été les premiers bénéficiaires de cette opération salvatrice.

Dans la Bouenza, les judokas ont été dotés, le 31 juillet, en présence du maire du premier arrondissement de Nkayi, Jean Claude Mamemina, et de l’inspecteur des sports et de l’éducation physique, Mouaya Patrice, de plus de cent bavettes, cent quatre-vingt ceintures et près de cent kimonos. Une manière de permettre à cette ligue de non seulement lutter contre la Covid-19, mais aussi de préparer la reprise des  compétitions sportives qui, à en croire le président de la Ligue de la Bouenza,  Arhin Stanislas, seront toujours relancées.

A Dolisie, les membres de cette association ont débuté leur séjour en présentant les civilités, le 1er août, au préfet du département du Niari, Baron Frédéric Bozock. Par la suite, ils se sont rendus au CEG de l’Unité où, dans le strict respect des mesures barrières contre la Covid-19, comme à Nkayi, les délégués des différents clubs de judo du Niari ont pris d’assaut l’enceinte de cette école pour assister à la cérémonie de remise des kimonos et des bavettes au président de la ligue, Brel Matsouma.

Congo : un atelier pour analyser les bénéfices du Fonds Carbone

Ledit atelier s’est ouvert le mardi 3 août à Brazzaville, sous la supervision du directeur de cabinet du ministre de l’Economie forestière, Pierre Taty.

L’atelier intersectoriel relatif à l’analyse et de prise des commentaires de la Banque mondiale sur la version trois du plan de partage des bénéfices du programme de réduction des émissions (ER-P) Sangha Likouala en République du Congo s’est ouvert le mardi 4 août à Brazzaville.

Celui qui s’inscrivait en droite ligne de diversification de l’économie nationale s’achève ce mercredi 05 août. Il et vise à améliorer la version trois de partage des bénéfices du Fonds Carbone. Cette activité inaugure le Programme de Réduction des émissions (ER-P) Sangha Likouala, qui procède de la mise en œuvre du processus RDD+ au Congo. Ce programme, accepté à titre conditionnel lors de la 16e réunion du Fonds Carbone du Fonds de partenariat pour le Carbone forestier au mois de juin 2017, a définitivement été approuvé par cette institution au mois de décembre 2018.

Toutefois, a précisé Pierre Taty, dans son mot de circonstance, pour garantir l’aboutissement heureux des négociations et parvenir à un accord de paiement pour les Réductions d’Emissions, en sigle ER-P, entre la République du Congo et la Banque mondiale, un plan de partage des bénéfices est requis. « Je suis persuadé que les conclusions du présent atelier permettront de produire une quatrième version du Plan de partage des bénéfices, attendue pour nourrir les discussions avec la BM et conclure ainsi le processus de la signature du contrat d’achat des premiers crédits carbone de la République du Congo », a-t-il rappelé à l’endroit des participants.

En effet, les consultations conduites avant le mois de mars 2020 avaient donné aux parties prenantes l’occasion de proposer trois scénarii. A l’issue des dernières négociations, achevées le 17 mars 2020, le consensus des parties prenantes semble prendre sur le scénario 2, basé sur la répartition de quatre parts fixées à 55% pour le privé, 28% pour les communautés locales et populations autochtones ; 15% pour le gouvernement, et enfin 2% pour les organes de gestion du ER-Programme Sangha Likouala.

Les montants crédités pour les paiements nets seront transférés par la BM du Fonds Carbone à une Banque commerciale désignée par le ministre en charge des Finances. Le système de gestion financière sera celui applicable dans le cas des projets cofinancés par la BM. Ce qui permettra de garantir la transparence, la responsabilité, l’efficacité et la confiance.

La République du Congo, rappelons-le, qui a adhéré au programme REDD+ depuis 2008, a développé le programme de réductions des émissions Sangha Likouala. Cette troisième version a été soumise à la BM qui a fait quelques commentaires. Au cours de cet atelier, les experts réunis dans cette salle vont examiner les commentaires de la BM en vue de les finaliser pour les intégrer dans la version 4 dudit document qui sera examiné en définitive, lors de l’atelier national prévu du 27 au 28 août 2020.

Congo-Digital comedy show : Weilfar Kaya et Juste Parfait invités de la 1ere édition

La première édition de Digital comedy show s’est tenue le week-end dernier. Cet évènement culturel a mis à l’honneur Weilfar Kaya et Juste Parfait.

Initié par Canal+ Congo sur la toile, Digital comedy show est un plateau d’humour qui accueille à chaque occasion deux humoristes pour permettre aux professionnels de cet art de s’exprimer à distance. Pour sa première édition tenue le week-end dernier, le rendez-vous a mis à l’honneur Weilfar Kaya et Juste Parfait.

Reconnus sur la scène nationale et internationale, Weilfar Kaya et Juste Parfait sont deux talentueux humoristes congolais qui ont eu le privilège d’ouvrir le bal du Digital comedy show que vient de lancer Canal+ Congo sur sa page Facebook. Décoller dans une sphère de très haute de la comédie congolaise et soutenir ces humoristes qui, depuis un certain temps, ne peuvent se produire sur scène, tels sont les enjeux du rendez-vous.

« Depuis un moment, les salles sont fermées, nous n’avons plus droit aux spectacles. Alors, nous nous sommes dit pourquoi ne pas initier un rendez-vous de rire ? D’où le Canal+ Digital comedy show. Ainsi, outre le fait de permettre aux artistes de continuer à partager leur expertise sur l’humour, cette initiative est aussi une manière de les préparer au retour sur la scène physique », a souligné Léger Ossombi Dira, modérateur de la rencontre et responsable de la communication à Canal+ Congo.

Impossible d’assister à leur spectacle sans rire aux éclats. A chaque scène, ils ont toujours des blagues et du rire à partager à foison. Durant 1h 30 de show en live, Weilfar Kaya et Juste Parfait ont régalé les internautes, bien assis au chaud à domicile, qui pouvaient savourer ce cocktail de bonne humeur. Parmi les sujets abordés, les deux artistes ont notamment ironisé et donné conseils sur : le complexe de vie, l’aliénation culturelle, les difficultés à s’intégrer dans un pays étranger, la vie face à la pandémie de Covid-19, etc.

Par ailleurs, les deux artistes ont embarqué le public dans une dispute en anglais que seul eux pouvaient comprendre. « C’était très drôle et cela fait plaisir de les revoir nous égayer encore grâce à leur passion pour l’humour dont ils en ont fait aujourd’hui, un métier comme tout autre », a partagé Stanel Banz. Pour Alves Bruno Mboumba, ces deux artistes sont une source d’inspiration et des modèles pour la jeune génération, car grâce à eux, celle-ci a compris que c’était possible de faire ce qui les passionne et surtout de vivre de cela au Congo.

Au cours de cette rencontre, les artistes ont également fait part de l’impact de la crise sanitaire due à la Covid-19 sur leur profession et de quelques ambitions qu’ils nourrissent pour l’avenir. « La différence avec le virtuel c’est que nous ne pouvons pas voir le voir public, lire ses émotions et la satisfaction sur son visage ou encore entendre leurs cris d’encouragement et leurs rires aux éclats. Ça nous manque beaucoup, mais on est tout de même heureux de continuer à s’exprimer à travers la toile et on espère reprendre avec la vie ordinaire très prochainement », a évoqué Juste Parfait. Reconnaissant que sans le public, les artistes ne peuvent exister, Weilfar Kaya a invité le public à continuer de leur apporter son soutien multiforme.

 

Congo : aucune nouvelle du général Mokoko depuis son arrivée en Turquie

Cet opposant au pouvoir de Sassou Nguesso s’est rendu en Turquie jeudi 30 juillet 2020 dernier, pour y recevoir des soins médicaux.

Détenu depuis 2016, Jean-Marie Michel Moukoko présentait des signes d’une santé fragile. Sa famille et des ONG ont plusieurs fois demandé au Chef de l’Etat, son évacuation en étranger. C’est finalement jeudi 30 juillet, que le général s’est envolé pour la Turquie afin de recevoir des soins. La France, le Maroc ou l’Afrique du Sud avaient leur préférence mais Brazzaville a trouvé un accord avec Ankara. Ce qui ne rassure pas les proches du général, d’autant que personne n’a eu de nouvelles depuis son atterrissage sur le sol turc.

Les avocats congolais et français de Jean-Marie Michel Mokoko ne savent même pas dans quel établissement il se trouve. Hôpital ? Prison ? Selon Me Tricaud, l’un de ses conseils, l’hypothèse principale est que l’ancien chef d’état-major de l’armée est dans un grand hôpital de la capitale administrative turque.

Les autorités turques, elles, restent muettes pour l’instant. Sa compagne s’était rendue à Ankara pour préparer l’arrivée de celui qu’on surnomme J3M. C’était mardi 28 juillet. Elle a confirmé être bien arrivée mais ne donne plus de nouvelles. Cela fait beaucoup de mystères pour les proches du général Mokoko. Ils réfléchissent à la suite à donner. Des contacts vont être pris avec un avocat turc. L’idée sera de demande un droit de visite d’un médecin du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Son médecin personnel n’a en effet pas pu le suivre.

Des activistes du collectif Sassoufit pourraient aussi se rendre en Turquie afin de tenter d’obtenir plus d’informations. « Il y a un accord entre Brazzaville et Ankara mais c’est opaque », se désole un membre de l’entourage de Jean-Marie Michel Mokoko.

Révision de la loi électorale : l’opposition rejette l’avant-projet de texte

Le chef de file de l’opposition congolaise, Pascal Tasty-Mabiala, a jugé sans fondement juridique et politique l’avant-projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi électorale du 10 décembre 2001.

Le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a transmis, le 22 juillet dernier, à la classe politique nationale, pour consultation et avis, un projet de texte instituant, entre autres, le vote par anticipation des agents de la force publique deux jours avant le scrutin. Apportant ses observations, l’opposition politique congolaise a réitéré sa volonté d’aller à un dialogue avant l’élection présidentielle de 2021 pour régler la question de la gouvernance électorale.

Selon Pascal Tsaty-Mabiala, le vote par anticipation des agents de la force publique ne se justifie pas, dans la mesure où ces derniers ont toujours exercé leur droit de vote même en mission. « Notre pays qui peine à mettre en œuvre la biométrie afin de garantir le principe d’un homme une voix ne peut pas légalement instituer le vote multiple qui fausse inéluctablement le jeu démocratique. (…) Les partis de l’opposition politique congolaise rejettent l’avant-projet de loi initié par vos soins parce que non fondé juridiquement et politiquement », peut-on lire dans un document signé par le chef de file de l’opposition.

En effet, la nouvelle loi électorale en discussion institue également l’implantation des bureaux de vote dans les casernes alors que l’actuel texte stipule en son article 81 alinéa 2 que « Les bureaux de vote sont installés de préférence dans les bâtiments d’utilité publique, à l’exclusion de la présidence de la République, des ministères, des casernes, des Palais de justice et des établissements sanitaires hospitaliers ».

« Les militaires, gendarmes et policiers obéissent à la discipline militaire. De ce point de vue, implanter les bureaux de vote dans les casernes influencera leur choix politique. Ce qui est contraire à l’article 24 alinéa 3 de la Constitution qui dispose que toute manipulation, tout embrigadement de conscience, toutes sujétions de toutes natures imposées par fanatisme religieux, philosophique, politique ou sectaire sont interdits et punis par la loi », a rappelé l’opposition.

Concernant l’établissement de la liste électorale spéciale, Pascal Tsaty-Mabiala pense que l’ambigüité des rapports entre les agents de l’ordre et les autorités politiques, surtout en Afrique, ne joue pas en faveur d’une telle proposition au Congo.  En matière électorale, il faut, a-t-il rappelé, avoir une seule liste qui définit les électeurs, chacun dans sa situation. « Comment recenser objectivement cette catégorie de personnes dans un pays où tous les contrôles des militaires, gendarmes et policiers n’ont jamais donné des résultats quantifiables et vérifiables sur le long terme. Il serait incompréhensible qu’une liste électorale spéciale des militaires, gendarmes et policiers soit constituée en dehors de la liste générale de l’ensemble des électeurs », a rejeté le Premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads).

D’après l’exposé des motifs du gouvernement, la loi électorale actuelle a montré ses mérites mais aussi certaines faiblesses pouvant être corrigées après environ 20 ans d’application. Il s’agira des articles 109, 110 et de la suppression de certaines dispositions prises en compte dans la loi organique sur la Cour constitutionnelle. Ainsi, la modification de l’article 7 consistera, à en croire le gouvernement, à lui adjoindre quatre alinéas édictant l’inscription sur des listes électorales séparées des militaires, gendarmes et policiers. Pour prendre en compte le vote par anticipation, l’article 25 sur la campagne électorale pourrait être aussi modifié.

Journée de la femme africaine : l’émancipation de la femme au centre d’un échange

Une conférence-débat sur le thème «La problématique de l’émancipation de la femme au Congo » a été organisée à Pointe-Noire par le Réseau Jifa 242, le  31 juillet, à l’occasion de cette journée.

Animée par Herman Davy Malanda du  Centre de prévention, de promotion, d’éducation et de veille sanitaire et Bernadette Bephangayahou, présidente de l’ONG Solidarité, disponibilité des œuvres sociales,  l’activité a permis d’échanger sur les facteurs d’émancipation, les écueils rencontrés par les femmes dans leurs actions,  les avancées perceptibles sans oublier les concepts en vogue en milieu féminin tels que femmes fortes, femmes influentes, femmes battantes. En ouvrant le débat, Herman Davy Malanda a axé son propos sur un questionnement à élucider afin de dissiper tout imbroglio, à savoir « Les femmes ont-elles besoin de s’émanciper ? »  « L’émancipation est-elle perçue de la même manière selon que l’on soit une femme rurale ou une femme intellectuelle? »

Selon l’orateur, la liberté et les droits dont jouit la femme congolaise ne sont pas les manifestations de l’émancipation tant recherchée. La femme rurale qui a la charge d’organiser son foyer, de s’occuper de sa progéniture et de son mari n’est –elle pas aussi  émancipée que la femme citadine ou intellectuelle ? Pour lui, même si le mot émancipation n’a toujours pas la même compréhension dans toutes les consciences, l’important est d’orienter plutôt la réflexion pour que l’homme et la femme soient considérés comme des partenaires complémentaires et convergents vers un même idéal.

En exposant sur « Les freins au développement du leadership et à l’émancipation de la femme en Afrique », Bernadette Bephangayahou a, tout  en reconnaissant certains écueils qui retardent parfois l’évolution des femmes comme les discriminations de toutes sortes, les inégalités salariales, plaidé pour une organisation plus efficiente dans leurs affaires (commerces ou toute autre activité génératrice de revenus). Le manque de confiance en soi, de formation, d’instruction et l’individualisme également peuvent être comptés aussi parmi les facteurs bloquants.

En louant l’initiative, les participantes ont souhaité que pareils échanges soient plus réguliers car ils permettent aux femmes d’échanger entre elles.  Ces causeries-débats servent de prise de conscience sur la condition de la femme. Ainsi, en dépit des avancées perceptibles ici et là sur la situation de la femme, elles ont reconnu que beaucoup restent à faire car de nombreuses femmes n’ont pas encore intériorisé que de leur responsabilité et engagement dépendent leur développement personnel et professionnel. À la fin de l’activité, Ornela Kouanga, présidente de Jifa 242 a demandé aux femmes ou toute personne sensible aux problèmes de la femme de les rejoindre pour mettre à exécution les nombreux projets à venir.

Cette journée, qui marque l’éveil de la femme africaine, a été promulguée par l’ONU et l’OUA, le 31 juillet 1962, lors de la conférence de Dar-es-Salam. Et l’Organisation panafricaine des femmes avait vu le jour dont Aoua Keita, sage-femme de formation, militante et femme politique malienne, figure du féminisme dans son pays et en Afrique a été une des artisanes. « Aoua Keita, la première femme députée du Mali a longtemps défendu la cause des femmes qu’elle appelait à s’engager dans un combat de considération, de responsabilité, de prise de décision et de prise en charge des femmes africaines par elles-mêmes », a rappelé Ornela Kouanga, présidente du Jifa 242.