Congo-Réforme de l’état civil : des experts en conclave à Brazzaville

Depuis le 30 mars, des cadres et experts de l’administration publique, appuyés par les représentants des partenaires techniques et financiers, sont réunis à Brazzaville pour un atelier de relecture de l’avant-projet de loi portant régime de l’état civil en République du Congo.

 

Pendant cinq jours, une dizaine de spécialistes procède à une relecture intégrale du document en vue d’en examiner la cohérence interne, la clarté rédactionnelle ainsi que la pertinence juridique. L’exercice vise à identifier les éventuelles anomalies et ambiguïtés, afin de proposer les amendements nécessaires à l’élaboration d’un texte plus précis, plus accessible et juridiquement harmonisé.

L’objectif affiché est de doter le pays d’un régime de l’état civil adapté aux réalités actuelles et conforme aux autres textes législatifs et réglementaires en vigueur. Cette démarche participative entend aboutir à un cadre légal modernisé et consensuellement approuvé.

Ouvrant les travaux au nom du préfet directeur général empêché, le préfet directeur général du Développement local, Jean Éric Djendja Itoua, a rappelé l’importance stratégique de cet atelier. Selon lui, il ne s’agit pas d’un simple exercice technique, mais d’une étape déterminante dans le processus de réforme.

« La relecture que nous entamons aujourd’hui n’est pas un simple exercice de style législatif. Elle vise trois objectifs cardinaux qui s’articulent autour du triptyque harmonisation, modernisation et exclusivité. L’état civil constitue le point de départ de la jouissance des droits fondamentaux : le droit à un nom, à une nationalité, à l’éducation et à la protection sociale », a-t-il souligné.

Il a également relevé que l’arsenal juridique actuel, en vigueur depuis plusieurs décennies, ne répond plus pleinement aux exigences contemporaines en matière de gouvernance administrative et de sécurisation des données d’état civil. D’où l’urgence de mettre en place un dispositif rénové, capable de garantir une meilleure protection des droits des citoyens et une gestion plus efficiente des registres.

Les travaux, qui s’achèvent le 3 avril, se tiennent sous l’égide du directeur de l’état civil, Rachment Pourou Kassambe.

Congo : un avant-projet de loi pour améliorer le cadre juridique des droits d’auteur

Le document a été élaboré au cours d’un atelier qui a réuni les membres du comité des experts pour la rédaction de l’avant-projet de loi sur le droit d’auteur et droit voisin.

 

L’avant-projet de loi sur les droits d’auteur et le droit voisin prend en compte de l’environnement numérique. Les membres du comité des experts pour la rédaction de l’avant-projet de loi sur le droit d’auteur et droit voisin étaient atelier pour trouver le moyen « d’améliorer le cadre juridique des droits d’auteur et droits voisin, en intégrant les aspects en lien avec le numérique pour que les artistes se retrouvent dans les bonnes conditions de vies ».

Pour le Coordonnateur du comité des experts pour la rédaction de l’avant-projet de loi sur le droit d’auteur et droit voisin Guy Wilfried Ewolo, « L’objectif que nous poursuivons, est d’avoir une loi aux normes internationales, mais aussi une loi qui prend en compte de l’environnement numérique, pour que les œuvres des artistes soient protégés dans le marché numérique qui pose des problèmes en termes de production illicite ».

Les travaux de révision de ladite loi pourront favoriser le respect des droits d’auteurs et droits voisins. Le document sera transmis au parlement pour adoption par les deux chambres.

Congo : l’opposition contre la proposition de vote par anticipation

Un avant-projet de loi instituant une liste spéciale et le vote par anticipation des agents de la force publique à la présidentielle de 2021, a été déposé sur les table des parlementaires.

Ledit avant-projet a été déposé par le gouvernement congolais ce week-end, pour examen et adoption. Une démarche rejetée par l’opposition qui craint une tricherie à grande échelle. Le gouvernement quant à lui, assure que tout se passera dans la transparence.

Candidat malheureux à la dernière présidentielle de 2016, l’opposant Guy-Brice Parfait Kolélas, leader de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki) a dénoncé avec énergie cet avant-projet de loi.

« Si nous acceptons, aujourd’hui, l’établissement d’une liste d’enrôlement spéciale des agents de la force publique et admettons en même temps le vote par anticipation des militaires, gendarmes et policiers sous prétexte de leur laisser une marge pour mieux sécuriser les élections le jour du scrutin, nous validerons alors la fraude par le double vote et le bourrage d’urnes, au profit du candidat du PCT », a déclaré Guy-Brice Parfait Kolélas.

L’opposant se dit inquiet parce que, pour lui, les effectifs de la force publique sont loin d’être maîtrisés. Il demande aux parlementaires de rejeter la proposition du gouvernement.

En réponse à Guy-Brice Parfait Kolélas, une source gouvernementale a déclaré que : « le vote par anticipation des agents de la force publique est un vote comme tout autre. Sous d’autres cieux ce vote existe déjà. Le jour J le vote se déroulera en présence des représentants ou délégués des différents candidats sous la supervision des responsables de l’administration électorale ».

« Les bureaux ne seront pas tenus par des chefs militaires. Il n’y aura ni tricherie ni bourrage d’urnes ; car un vote -anticipé ou pas- c’est toujours un électeur, une voix », insiste cette source.